Speaker #1le podcast qui explore les coulisses du développement et de l'innovation tech, jamais plus de 5 minutes. Aujourd'hui, on plonge dans une histoire qui a secoué la Silicon Valley en janvier 2025. L'ascension météorique de DeepSeek, une start-up chinoise, DIA, qui défie les géants. Et au cœur de cette révolution, un homme discret mais audacieux, Liang Wenfang, « Attachez vos ceintures, ça va coder fort » . Imaginez la scène, on est le 20 janvier 2025 à Pékin, dans une salle feutrée. Le premier ministre chinois, Lin Qiang, réunit neuf experts pour discuter du futur. Parmi eux, un homme de 40 ans, Liang Wenfang, presque inconnu du grand public. Ce n'est pas un mania de la tech comme Jack Ma, ni une star des réseaux sociaux. Non, Liang est un ingénieur, un passionné par les maths qui a grandi dans un petit village de Guangdong, fils d'instituteur. Mais ce jour-là, il n'est pas là par hasard. Sa startup DeepSync vient de lâcher une bombe dans le monde de l'IA. DeepSync R1. C'est un modèle open source de plus de 600 milliards de paramètres, entraînée avec environ 2048 GPU Nvidia H800 pour un coût environ estimé à 5,6 millions de dollars. Ce modèle rivalise avec le modèle d'OpenAI, mais OpenAI, lui, a coûté plus de 100 millions de dollars pour GPT-4. Alors, comment Liang a-t-il réussi ce tour de force ? Tout commence avec une contrainte. Les sanctions américaines limitent l'accès de la Chine aux puces Nvidia H100, les Rolls-Royce de l'IA. Mais Liang, malin, lui, utilise des puces H800, moins puissantes et une architecture astucieuse. appelée Mixture of Experts. Avec son équipe de jeunes diplômés, des meilleures universités chinoises, il transforme alors ce handicap en opportunité. Résultat, DeepSeek R1 explose les benchmarks, surpasse Jatsch et PT sur l'App Store américain et fait trembler les marchés. Le 27 janvier, Nvidia perd 600 milliards de dollars en une journée. C'est ça l'innovation accessible, faire mieux avec moins et rendre le code open source pour que le monde entier en profite. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, l'impact de DeepSeek est mondial et il divise. D'un côté, les chercheurs du monde entier célèbrent cet accès démocratique à une IA puissante, de l'autre, des géants comme Microsoft et OpenAI crient au scandale accusant DeepSeek d'avoir distillé leur modèle via leur API, une sorte de piratage éthique. D'ailleurs, Sam Altman a reconnu la performance de DeepSeek tout en estimant que les coûts réels pouvaient s'élever à plusieurs centaines de millions, voire plus d'un milliard. à cause de l'investissement massif en GPU estimé à 50 000 unités et une similarité stylistique élevée, 74% avec Jatsch et PT. Et puis il y a la question sensible. DeepSig basé à Guangzhou censure certaines réponses sur des sujets politiques alignés sur les directives chinoises. Cela soulève un débat brûlant. Peut-on faire confiance à une IA si performante mais liée à un gouvernement ? Liang Guangfeng, lui, reste dans l'ombre. Décrit comme introverti, il préfère coder que briller sous les projecteurs. Pourtant, son pari est clair, il veut que la Chine devienne un leader en IA, pas un suiveur. En février 2025, il rencontre même Xi Jinping, un signe que DeepSick est devenu un champion national. Mais pour Liang, c'est plus qu'une question de prestige. Comme il l'a dit dans une rare interview, l'innovation ce n'est pas juste l'argent, c'est la curiosité, le désir de créer. Alors que retenir de DeepSick ? Startup qui prouve qu'on peut défier les géants avec des idées neuves, mais qui nous pousse aussi à réfléchir. Jusqu'où l'open source peut-il aller sans compromettre la sécurité ou l'éthique ? Si le coût est bien supérieur aux 6 millions annoncés, que raconte cette communication ? Quelle confiance pouvons-nous accorder à un modèle aussi performant, mais soumis à une censure gouvernementale ? Et enfin, l'AGI est-elle vraiment à la portée de main, ou DeepSeek n'est qu'un pion dans une stratégie géopolitique plus vaste ? Voilà des questions qui restent toujours en suspens et qui feront vibrer peut-être les prochains épisodes de Lignes de Code. Sachez que l'Allemagne, la République tchèque, l'Italie, l'Australie, la Corée du Sud et les États-Unis interdisent ou restreignent Deep Seek pour raison de sécurité et de confidentialité. En tout cas, même si la censure et la concurrence locale limitent son expansion, En Chine, DeepSeek est utilisé dans des domaines variés comme le développement logiciel, l'éducation, l'analyse de données et potentiellement des applications militaires. En tout cas, c'est ce que certains rapports expliquent, bien que ces derniers restent spéculatifs. DeepSeek, en tout cas, secoue la tech mondiale avec son IA open source révolutionnaire. Défiante face aux géants, cette startup chinoise interroge. Innovation accessible ou risque éthique ? Entre censure et prouesse, Deep Seek redéfinit l'IA, mais soulève des débats brûlants. Merci d'avoir écouté Ligne de Code. Si vous avez aimé, abonnez-vous et retrouvez-nous pour une nouvelle histoire tech dès la semaine prochaine.