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Quand Nizar Baraka Explique et s'explique - Par Naim KAMAL cover
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Le 8ème jour

Quand Nizar Baraka Explique et s'explique - Par Naim KAMAL

Quand Nizar Baraka Explique et s'explique - Par Naim KAMAL

06min |29/09/2022
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Description

Vendredi dernier à l’inauguration de l’exposition consacrée au leader socialiste Abderrahim Bouabid à la Fondation éponyme, à l’occasion du centenaire de la naissance de cet immense personnage, le poète et président de l’association Damir, Salah El Ouadie, inquiet de la situation, m’interroge sur ce que j’en pensais.


Chaque fois qu’un ami, ou pas, me soumet à pareille question, moi-même pas très rassuré, je réponds presque machinalement : Le royaume tourne. En dépit de toute sorte de crises : l’Algérie voisine qui ne ménage aucun effort pour que le Maroc ne se porte pas bien, la pandémie qui se refuse à la reddition générale, la sécheresse qui promet de perdurer, et la guerre d’Ukraine qui complique tout. Mais une fois cela dit, quoi encore ? Tout l’été, chacun a pu le remarquer, toutes les destinations vacancières étaient combles, parfois à l’étouffement, et pas seulement de nos compatriotes résidant à l’étranger. Enfin des vacances sans restrictions après deux années de contraintes sanitaires pour réel qu’il soit est un fait qui ne peut expliquer cet engouement. 


Un contentement qui peut surprendre


J’ai l’habitude, pour briser la monotonie de ma marche quotidienne, de me promener dans les quartiers, d’aller dans des coins et recoins reculés, de fréquenter souks et marchés, voir les gens vivre, et à l’occasion échanger avec eux. 


Le premier constat est que la déprime et la sinistrose fréquente sur les réseaux sociaux, je ne la retrouve pas toujours dans les venelles. Le deuxième constat est la disponibilité des produits alimentaires et manufacturiers. Bien sûr, selon les quartiers on change de gamme, de qualité et de prix. Ce qui fait son succès. Troisième constat enfin est qu’il y a chez les Marocains, malgré tout ce que l’on peut dire de leurs tares et vices visibles ou cachés, une forme de contentement et une propension naturelle à la débrouillardise. L’économie informelle si c’est un manque à gagner pour l’Etat, c’est en même temps une économie qui le maintient debout. Et bon courage, et du temps aussi, au gouvernement qui s’essayera d’y changer quelque chose. 

Lire la suite 

Description

Vendredi dernier à l’inauguration de l’exposition consacrée au leader socialiste Abderrahim Bouabid à la Fondation éponyme, à l’occasion du centenaire de la naissance de cet immense personnage, le poète et président de l’association Damir, Salah El Ouadie, inquiet de la situation, m’interroge sur ce que j’en pensais.


Chaque fois qu’un ami, ou pas, me soumet à pareille question, moi-même pas très rassuré, je réponds presque machinalement : Le royaume tourne. En dépit de toute sorte de crises : l’Algérie voisine qui ne ménage aucun effort pour que le Maroc ne se porte pas bien, la pandémie qui se refuse à la reddition générale, la sécheresse qui promet de perdurer, et la guerre d’Ukraine qui complique tout. Mais une fois cela dit, quoi encore ? Tout l’été, chacun a pu le remarquer, toutes les destinations vacancières étaient combles, parfois à l’étouffement, et pas seulement de nos compatriotes résidant à l’étranger. Enfin des vacances sans restrictions après deux années de contraintes sanitaires pour réel qu’il soit est un fait qui ne peut expliquer cet engouement. 


Un contentement qui peut surprendre


J’ai l’habitude, pour briser la monotonie de ma marche quotidienne, de me promener dans les quartiers, d’aller dans des coins et recoins reculés, de fréquenter souks et marchés, voir les gens vivre, et à l’occasion échanger avec eux. 


Le premier constat est que la déprime et la sinistrose fréquente sur les réseaux sociaux, je ne la retrouve pas toujours dans les venelles. Le deuxième constat est la disponibilité des produits alimentaires et manufacturiers. Bien sûr, selon les quartiers on change de gamme, de qualité et de prix. Ce qui fait son succès. Troisième constat enfin est qu’il y a chez les Marocains, malgré tout ce que l’on peut dire de leurs tares et vices visibles ou cachés, une forme de contentement et une propension naturelle à la débrouillardise. L’économie informelle si c’est un manque à gagner pour l’Etat, c’est en même temps une économie qui le maintient debout. Et bon courage, et du temps aussi, au gouvernement qui s’essayera d’y changer quelque chose. 

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Vendredi dernier à l’inauguration de l’exposition consacrée au leader socialiste Abderrahim Bouabid à la Fondation éponyme, à l’occasion du centenaire de la naissance de cet immense personnage, le poète et président de l’association Damir, Salah El Ouadie, inquiet de la situation, m’interroge sur ce que j’en pensais.


Chaque fois qu’un ami, ou pas, me soumet à pareille question, moi-même pas très rassuré, je réponds presque machinalement : Le royaume tourne. En dépit de toute sorte de crises : l’Algérie voisine qui ne ménage aucun effort pour que le Maroc ne se porte pas bien, la pandémie qui se refuse à la reddition générale, la sécheresse qui promet de perdurer, et la guerre d’Ukraine qui complique tout. Mais une fois cela dit, quoi encore ? Tout l’été, chacun a pu le remarquer, toutes les destinations vacancières étaient combles, parfois à l’étouffement, et pas seulement de nos compatriotes résidant à l’étranger. Enfin des vacances sans restrictions après deux années de contraintes sanitaires pour réel qu’il soit est un fait qui ne peut expliquer cet engouement. 


Un contentement qui peut surprendre


J’ai l’habitude, pour briser la monotonie de ma marche quotidienne, de me promener dans les quartiers, d’aller dans des coins et recoins reculés, de fréquenter souks et marchés, voir les gens vivre, et à l’occasion échanger avec eux. 


Le premier constat est que la déprime et la sinistrose fréquente sur les réseaux sociaux, je ne la retrouve pas toujours dans les venelles. Le deuxième constat est la disponibilité des produits alimentaires et manufacturiers. Bien sûr, selon les quartiers on change de gamme, de qualité et de prix. Ce qui fait son succès. Troisième constat enfin est qu’il y a chez les Marocains, malgré tout ce que l’on peut dire de leurs tares et vices visibles ou cachés, une forme de contentement et une propension naturelle à la débrouillardise. L’économie informelle si c’est un manque à gagner pour l’Etat, c’est en même temps une économie qui le maintient debout. Et bon courage, et du temps aussi, au gouvernement qui s’essayera d’y changer quelque chose. 

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Vendredi dernier à l’inauguration de l’exposition consacrée au leader socialiste Abderrahim Bouabid à la Fondation éponyme, à l’occasion du centenaire de la naissance de cet immense personnage, le poète et président de l’association Damir, Salah El Ouadie, inquiet de la situation, m’interroge sur ce que j’en pensais.


Chaque fois qu’un ami, ou pas, me soumet à pareille question, moi-même pas très rassuré, je réponds presque machinalement : Le royaume tourne. En dépit de toute sorte de crises : l’Algérie voisine qui ne ménage aucun effort pour que le Maroc ne se porte pas bien, la pandémie qui se refuse à la reddition générale, la sécheresse qui promet de perdurer, et la guerre d’Ukraine qui complique tout. Mais une fois cela dit, quoi encore ? Tout l’été, chacun a pu le remarquer, toutes les destinations vacancières étaient combles, parfois à l’étouffement, et pas seulement de nos compatriotes résidant à l’étranger. Enfin des vacances sans restrictions après deux années de contraintes sanitaires pour réel qu’il soit est un fait qui ne peut expliquer cet engouement. 


Un contentement qui peut surprendre


J’ai l’habitude, pour briser la monotonie de ma marche quotidienne, de me promener dans les quartiers, d’aller dans des coins et recoins reculés, de fréquenter souks et marchés, voir les gens vivre, et à l’occasion échanger avec eux. 


Le premier constat est que la déprime et la sinistrose fréquente sur les réseaux sociaux, je ne la retrouve pas toujours dans les venelles. Le deuxième constat est la disponibilité des produits alimentaires et manufacturiers. Bien sûr, selon les quartiers on change de gamme, de qualité et de prix. Ce qui fait son succès. Troisième constat enfin est qu’il y a chez les Marocains, malgré tout ce que l’on peut dire de leurs tares et vices visibles ou cachés, une forme de contentement et une propension naturelle à la débrouillardise. L’économie informelle si c’est un manque à gagner pour l’Etat, c’est en même temps une économie qui le maintient debout. Et bon courage, et du temps aussi, au gouvernement qui s’essayera d’y changer quelque chose. 

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