Virage ou mirage automobile ? cover
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Lost in Transportation

Virage ou mirage automobile ?

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14min |12/10/2020
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Thème 4 l'autopartage

Trop de pollution, trop de congestion, trop d’émissions, la voiture n’a pas bonne presse. Mais le problème est-il la voiture en elle-même ou la manière dont on s’en sert ? Est-il possible d’en faire un usage plus rationnel ? C’est le parti pris de l’autopartage : partager les voitures pour en réduire les coûts et les nuisances. Cette nouvelle série enquête donc sur les différentes facettes de l’autopartage. Pour commencer, une exploration des différents usages possibles de l’autopartage : qui le pratique, dans quel territoire et pour quels types de trajets ? Nous analyserons ensuite l’impact de l’autopartage sur la démotorisation avant d’approfondir l’épineuse question des business model. Pour finir, un numéro de prospective : comment l’autopartage doit-il se transformer pour se développer ? 

Episode 1 : Virage ou mirage automobile ?

Évoquer l’autopartage, c’est d’abord, en creux, parler de l’automobilité telle qu’elle est pratiquée par la plupart des individus. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’usage de la voiture est loin d’être optimisé. Dans le système que nous connaissons aujourd’hui, ce sont les ménages qui assument l’intégralité des coûts de l’automobile, à la fois les coûts fixes, c’est-à-dire l’achat, et les coûts variables : le carburant, l’entretien etc… Or, on estime qu’une voiture n’est utilisée que 5% du temps (Héran, Ravalet, 2008). Du point de vue des ménages, l’automobile personnelle représente des dépenses contraintes importantes. Du point de vue public, le faible taux d’utilisation de chaque voiture implique un nombre plus élevé de voitures : c’est autant de pollution supplémentaire émise durant la phase de production des voitures et surtout autant d’espace dédié à la circulation et au stationnement. 

Face à ces nuisances, l’autopartage est un des différents moyens que l’on peut utiliser pour mieux partager les automobiles. L’autopartage a en effet la même fonction que la location traditionnelle. Il s’agit de passer de la voiture comme bien privé sous-utilisé à une voiture conçue comme un bien-service partageable entre plusieurs individus, au-delà de la sphère du ménage, avec une idée fondamentale : faire davantage rouler chaque voiture, c’est avoir besoin au final de moins de voitures. 

En théorie donc, que l’autopartage c’est tous les avantages de la voiture sans les inconvénients. Pourtant, l’autopartage demeure une pratique très marginale.

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Trop de pollution, trop de congestion, trop d’émissions, la voiture n’a pas bonne presse. Mais le problème est-il la voiture en elle-même ou la manière dont on s’en sert ? Est-il possible d’en faire un usage plus rationnel ? C’est le parti pris de l’autopartage : partager les voitures pour en réduire les coûts et les nuisances. Cette nouvelle série enquête donc sur les différentes facettes de l’autopartage. Pour commencer, une exploration des différents usages possibles de l’autopartage : qui le pratique, dans quel territoire et pour quels types de trajets ? Nous analyserons ensuite l’impact de l’autopartage sur la démotorisation avant d’approfondir l’épineuse question des business model. Pour finir, un numéro de prospective : comment l’autopartage doit-il se transformer pour se développer ? 

Episode 1 : Virage ou mirage automobile ?

Évoquer l’autopartage, c’est d’abord, en creux, parler de l’automobilité telle qu’elle est pratiquée par la plupart des individus. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’usage de la voiture est loin d’être optimisé. Dans le système que nous connaissons aujourd’hui, ce sont les ménages qui assument l’intégralité des coûts de l’automobile, à la fois les coûts fixes, c’est-à-dire l’achat, et les coûts variables : le carburant, l’entretien etc… Or, on estime qu’une voiture n’est utilisée que 5% du temps (Héran, Ravalet, 2008). Du point de vue des ménages, l’automobile personnelle représente des dépenses contraintes importantes. Du point de vue public, le faible taux d’utilisation de chaque voiture implique un nombre plus élevé de voitures : c’est autant de pollution supplémentaire émise durant la phase de production des voitures et surtout autant d’espace dédié à la circulation et au stationnement. 

Face à ces nuisances, l’autopartage est un des différents moyens que l’on peut utiliser pour mieux partager les automobiles. L’autopartage a en effet la même fonction que la location traditionnelle. Il s’agit de passer de la voiture comme bien privé sous-utilisé à une voiture conçue comme un bien-service partageable entre plusieurs individus, au-delà de la sphère du ménage, avec une idée fondamentale : faire davantage rouler chaque voiture, c’est avoir besoin au final de moins de voitures. 

En théorie donc, que l’autopartage c’est tous les avantages de la voiture sans les inconvénients. Pourtant, l’autopartage demeure une pratique très marginale.

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Trop de pollution, trop de congestion, trop d’émissions, la voiture n’a pas bonne presse. Mais le problème est-il la voiture en elle-même ou la manière dont on s’en sert ? Est-il possible d’en faire un usage plus rationnel ? C’est le parti pris de l’autopartage : partager les voitures pour en réduire les coûts et les nuisances. Cette nouvelle série enquête donc sur les différentes facettes de l’autopartage. Pour commencer, une exploration des différents usages possibles de l’autopartage : qui le pratique, dans quel territoire et pour quels types de trajets ? Nous analyserons ensuite l’impact de l’autopartage sur la démotorisation avant d’approfondir l’épineuse question des business model. Pour finir, un numéro de prospective : comment l’autopartage doit-il se transformer pour se développer ? 

Episode 1 : Virage ou mirage automobile ?

Évoquer l’autopartage, c’est d’abord, en creux, parler de l’automobilité telle qu’elle est pratiquée par la plupart des individus. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’usage de la voiture est loin d’être optimisé. Dans le système que nous connaissons aujourd’hui, ce sont les ménages qui assument l’intégralité des coûts de l’automobile, à la fois les coûts fixes, c’est-à-dire l’achat, et les coûts variables : le carburant, l’entretien etc… Or, on estime qu’une voiture n’est utilisée que 5% du temps (Héran, Ravalet, 2008). Du point de vue des ménages, l’automobile personnelle représente des dépenses contraintes importantes. Du point de vue public, le faible taux d’utilisation de chaque voiture implique un nombre plus élevé de voitures : c’est autant de pollution supplémentaire émise durant la phase de production des voitures et surtout autant d’espace dédié à la circulation et au stationnement. 

Face à ces nuisances, l’autopartage est un des différents moyens que l’on peut utiliser pour mieux partager les automobiles. L’autopartage a en effet la même fonction que la location traditionnelle. Il s’agit de passer de la voiture comme bien privé sous-utilisé à une voiture conçue comme un bien-service partageable entre plusieurs individus, au-delà de la sphère du ménage, avec une idée fondamentale : faire davantage rouler chaque voiture, c’est avoir besoin au final de moins de voitures. 

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Trop de pollution, trop de congestion, trop d’émissions, la voiture n’a pas bonne presse. Mais le problème est-il la voiture en elle-même ou la manière dont on s’en sert ? Est-il possible d’en faire un usage plus rationnel ? C’est le parti pris de l’autopartage : partager les voitures pour en réduire les coûts et les nuisances. Cette nouvelle série enquête donc sur les différentes facettes de l’autopartage. Pour commencer, une exploration des différents usages possibles de l’autopartage : qui le pratique, dans quel territoire et pour quels types de trajets ? Nous analyserons ensuite l’impact de l’autopartage sur la démotorisation avant d’approfondir l’épineuse question des business model. Pour finir, un numéro de prospective : comment l’autopartage doit-il se transformer pour se développer ? 

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Évoquer l’autopartage, c’est d’abord, en creux, parler de l’automobilité telle qu’elle est pratiquée par la plupart des individus. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’usage de la voiture est loin d’être optimisé. Dans le système que nous connaissons aujourd’hui, ce sont les ménages qui assument l’intégralité des coûts de l’automobile, à la fois les coûts fixes, c’est-à-dire l’achat, et les coûts variables : le carburant, l’entretien etc… Or, on estime qu’une voiture n’est utilisée que 5% du temps (Héran, Ravalet, 2008). Du point de vue des ménages, l’automobile personnelle représente des dépenses contraintes importantes. Du point de vue public, le faible taux d’utilisation de chaque voiture implique un nombre plus élevé de voitures : c’est autant de pollution supplémentaire émise durant la phase de production des voitures et surtout autant d’espace dédié à la circulation et au stationnement. 

Face à ces nuisances, l’autopartage est un des différents moyens que l’on peut utiliser pour mieux partager les automobiles. L’autopartage a en effet la même fonction que la location traditionnelle. Il s’agit de passer de la voiture comme bien privé sous-utilisé à une voiture conçue comme un bien-service partageable entre plusieurs individus, au-delà de la sphère du ménage, avec une idée fondamentale : faire davantage rouler chaque voiture, c’est avoir besoin au final de moins de voitures. 

En théorie donc, que l’autopartage c’est tous les avantages de la voiture sans les inconvénients. Pourtant, l’autopartage demeure une pratique très marginale.

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