Speaker #0Bienvenue dans cet espace du cœur, un espace où les mains deviennent messagères, où la création ouvre des passages et où doucement quelque chose en toi peut revenir à la maison. Je suis Louise et je marche avec les femmes qui ressentent l'appel de se retrouver par l'expérience vivante de la création intuitive dans la douceur et la vérité de ce qu'elles sont. et où doucement Tu peux revenir vers toi, à ton rythme. Aujourd'hui, je t'amène dans une histoire vraie de deuil et de présence à soi, un basculement intérieur et une invitation douce à te choisir, même au cœur de la tempête. Je vais aborder quelque chose de délicat aujourd'hui. Par contre... Comme c'est une situation qui touche mon cœur, j'ai décidé d'en parler, avec, comme à mon habitude, beaucoup de douceur et de sensibilité. Voici ce dont il est question. Actuellement, dans mes espaces de création, soit mes programmes et mes accompagnements, deux femmes traversent un deuil récent. L'une a perdu son frère et l'autre sa sœur. Et ce, à seulement une dizaine de jours d'intervalle. C'est une bien triste situation, mais ce qui me frappe dans ce qu'elles vivent, c'est que, malgré le départ d'un membre de leur fratrie dont elles étaient proches, une épreuve qui les traverse de chagrin, de tristesse et de pleurs, elles choisissent de venir... quand même à nos séances de plongée créative. Elles choisissent de s'installer à leur table de création, ensemble avec nous, et de se faire du bien par la création intuitive dans cet espace où la vie se vit telle qu'elle est. Et même parfois s'il y a des larmes qui montent et qui manifestent le concret de leur réalité émotionnelle du moment. Elles sont là pour elles-mêmes. Je suis profondément touchée d'avoir le privilège d'être en leur présence au cours de cette période, de les accueillir dans ce moment troublé. À travers ce contact humain, quelque chose en moi a doucement commencé à se révéler. Lorsqu'on est dans une situation de fragilité émotionnelle, Notre réflexe de protection est souvent celui de se mettre à l'abri en se retirant, en s'isolant, se cacher dans notre bonne vieille grotte. C'est tout à fait normal et instinctif. L'animal fait de même. Pourtant, bien des gens perçoivent encore ce besoin de retrait comme une faiblesse. Alors qu'il s'agit souvent d'une façon profondément humaine de se protéger lorsqu'on se sent fragile. Bien sûr, on a besoin d'une certaine forme de retrait pour accueillir la tempête émotive que l'on vit durant ces moments inévitables tout au long de notre vie. Et c'est OK. Pourtant, malgré ce réflexe, Ces femmes, traversées par un immense chagrin, ont décidé de vivre ces moments autrement. Elles ont raconté à leur façon qu'avant de connaître les bienfaits de la création intuitive, elles se seraient retirées, fermées. Mais là, elles reconnaissent qu'elles ont besoin de ces moments pour vivre différemment ces périodes de deuil. Me remémorant ça, je me suis arrêtée un instant sur ce qui, aujourd'hui, rend ça possible pour elle. Tout d'abord, je tiens à préciser que je ne suis pas en train de dire que la création intuitive nous fait oublier notre vie et qu'on se retrouve au pays des licornes et des bisounours, ce que la création intuitive permet. C'est de rester en lien avec soi-même au cœur de sa vie, peu importe son tumulte émotionnel. Ce que ça change pour ces femmes. C'est qu'elles consentent, en ce moment, à être là pour elles-mêmes en plongeant leurs mains et tout leur être dans la matière, dans une expérience de flot créatif. Cette expérience contribue à ce qu'elles restent en lien avec qui elles sont et ce qu'elles vivent, même au cœur de la tempête, surtout dans ces moments-là. Ce sont des moments où... Les émotions peuvent cohabiter avec la création et les larmes avec une présence plus profonde à soi-même. Ça devient une autre posture intérieure et non une absence de douleur qui consiste à accueillir ce qui est là, en soi, sans se fuir. Cette connexion que l'on garde vivante au cœur de ces tranches de vie construit et ancre quelque chose de solide en soi. Embrasser cette voix, c'est choisir de s'aimer soi-même et cet amour transforme tout doucement notre manière d'habiter notre vie. Dans cette présence à elle-même, j'ai eu le bonheur de voir avec mes yeux du cœur. Et j'ai remarqué qu'un autre espace s'est doucement ouvert. Elles auraient pu être là pour elles-mêmes, à leur table de création avec nous, sans souffler mot de ce qu'elles vivaient. Et ça aurait été accueilli, respecté et avec tout autant de douceur et de légitimité. Chacune vit à sa façon. Ces moments personnels dans le cadre de la création intuitive, parce que chacune a la responsabilité de son propre bien-être. Mais là, enveloppée dans la présence du groupe et ce qui est installé dans mes programmes et mes accompagnements, ces femmes ont senti qu'elles n'étaient pas seules, qu'elles étaient en sécurité, qu'elles étaient soutenues par cette énergie de la communauté. Et elles ont pris la parole. Parce que venir plonger dans la matière par la création intuitive, c'est aussi venir se connecter à l'énergie du groupe, du collectif. Un espace vivant d'énergie créée et nourrie par chacune grâce à sa présence et à ses intentions personnelles d'amour de soi. Alors portées par la puissance des autres femmes leur donnant la permission invisible mais tangible de s'ouvrir et de partager, ces créatives endeuillées nous ont fait le cadeau précieux de leur histoire vivante, et probablement sans s'en rendre compte. En nous offrant leur partage en cadeau, elles se sont peut-être offertes à elles-mêmes l'un des plus précieux présents. L'amour d'elle-même. Parce que l'expérience partagée devient toujours un miroir d'humanité pour les autres, tout comme aussi pour soi. Devant tout ça, quelque chose de profondément essentiel m'est apparu. Ce que l'histoire de ces femmes, comme celle de toutes celles qui empruntent ce chemin d'amour de soi, me révèle que cette démarche transforme réellement. Ce chemin intérieur vers le cœur rééquilibre la vie en soi. Et ce, même dans les moments les plus difficiles. Peut-être même grâce à ces moments difficiles. Ce chemin métamorphose assurément les cœurs. Et moi, ouvrant mes yeux intérieurs à ce qu'elles ont partagé. Je suis émue et bouleversée d'être témoin de ce vivant qui s'offre généreusement au cœur humain. À vous deux qui m'ouvrez ce merveilleux de la vie, vous saurez vous reconnaître. À travers ces moments de deuil, je vous offre tout mon respect, toute ma tendresse, ainsi que toute ma gratitude. Vous me faites voir que c'est possible. et que la transformation est bien réelle, visible et incarnée. Merci pour tout ça. Cet enseignement reçu n'est pas juste bon pour moi, il est bon pour nous toutes, et il sous-entend un élément fondamentalement important. Apprendre à créer intuitivement avant que la tempête n'arrive. En créer en soi des gestes, des postures, des regards doux et aimants. Préparer doucement la suite. Et c'est ce qu'elles ont fait. Se bâtir un espace intérieur habitable, nourri, au fil de nos pas sur le chemin d'amour de soi. Une manière de revenir vers son intérieur qui ouvre. Un espace pour soi, mais aussi pour les autres qui sont en route. Parce que se choisir, même dans les moments les plus bouleversants, peut devenir l'un des plus grands actes d'amour que l'on puisse s'offrir et offrir au monde. Peu importe ce que tu traverses en ce moment, belle créative, j'aimerais que tu te rappelles ceci. pas à attendre d'aller bien pour être là pour toi. Tu peux commencer exactement là où tu es, avec ce qui est vivant en toi, tes élans et tes fragilités, tes larmes, ton silence, ton besoin de te retirer ou ton besoin de revenir vers toi. Et si ton cœur traverse une tempête, peut-être qu'au lieu de t'abandonner. Tu peux choisir, tout doucement, de te rapprocher davantage de toi-même. Un geste à la fois, une création à la fois, une présence à la fois. Parce qu'il existe, au-dedans de toi, un espace habitable. Un lieu où tu peux revenir, un lieu qui t'attend. Un lieu que tu bâtis chaque fois que tu te choisis. Et ce, même quand le cœur est en deuil, même quand la vie fait mal, même quand tout semble vacillé, et peut-être qu'au fond, c'est là que commence la plus grande détendresse envers soi-même. Avec tout mon amour, Louise.