- Speaker #0
Ce balado est rendu possible grâce à la campagne « Sans raciner dans l'avenir » , issue de l'entente sectorielle sur la forêt de la Montérégie, en partenariat avec l'Agence forestière de la Montérégie. Bienvenue dans « Ma forêt, ma terre » , le nouveau balado de l'Association forestière du Sud du Québec. Il est dédié aux nouveaux propriétaires de Boisé privés. Mais pensez pour tous. À chaque épisode, Liliane Largier de la FSQ va à la rencontre d'experts pour vous outiller un pas à la fois. Bonne écoute
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans Ma forêt, ma terre, le nouveau balado de l'Association forestière du sud du Québec. Vous avez un Boisé ? Vous venez d'en acquérir un, ce balado est pour vous. En six épisodes, je vais rencontrer des spécialistes qui vous guident pas à pas. Et pour finir, deux propriétaires d'expérience avec beaucoup d'humour nous raconteront leur parcours. Le premier épisode, j'ai une forêt, par où commencer ? Et pour nous, on commence à l'Hanoray, tout près de la Valtrie, chez Sylva croissance. Alors mettons-nous un instant dans la peau d'un nouveau propriétaire de Boisé en Montérégie. Je viens d'accueillir mon premier Boisé ou d'en hériter. Je suis enthousiaste, un brin fébrile et j'ai envie d'agir vite. Mais par où commencer ? Pour répondre à la grande question des débuts, j'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Julien Moreau, ingénieur forestier et président de Sylva croissance. Bonjour Julien !
- Speaker #2
Bonjour, bonjour Lilian.
- Speaker #1
Alors, dans un premier temps, est-ce que tu pourrais te présenter et présenter ton organisation ?
- Speaker #2
Ben oui, avec plaisir. Donc, Julien, je suis propriétaire d'entreprise Sylva croissance. On est conseiller forestier accrédité en Montérégie, dans l'Anne-aux-Dières et en Mauricie également. Sylva croissance, c'est une entreprise qui existe depuis 1987. C'est mon père, Patrice, qui est ingénieur forestier aussi, qui a fondé l'entreprise. Donc, on offre des services d'accompagnement pour les propriétaires forestiers et des propriétaires de Boisé dans ces régions-là. On se déplace aussi parfois à l'extérieur. Petite particularité aussi de mon entreprise, c'est qu'on offre des services, je n'en parle rapidement, ce n'est pas le but de l'épisode, mais on offre aussi des services de forestier urbain. Donc, on aide, on accompagne les municipalités, les promoteurs aussi en milieu urbain. Donc, voilà pour ce qui est de l'entreprise. On est quatre ingénieurs forestiers, des technologues forestiers qui sont avec nous, des ouvriers également. et une équipe de sous-traitants pour nous aider à faire les travaux forestiers.
- Speaker #1
Merci Julien pour cette présentation. Maintenant, mettons-nous dans les bottes de notre nouveau propriétaire. Alors, pour les débuts, quand on devient propriétaire d'un Boisé avec plein de projets en tête, est-ce qu'il y a des premières étapes à franchir ? Je vois des urgences surtout. Quelles sont les premières étapes, en fait, les premières choses auxquelles il faut penser ?
- Speaker #2
Oui, d'abord, je pense qu'il est important quand on est propriétaire forestier, et puis... Moi, je le suis également. Je suis propriétaire forestier. Je pense que ce qui est important, c'est de réfléchir à ses objectifs. Qu'est-ce qu'on veut faire avec cette terre-là, avec cette propriété-là ? Parce qu'après, on va pouvoir définir une série de travaux pour atteindre ces objectifs-là. Les propriétaires ont différents objectifs. Parfois, c'est des objectifs acéricoles. Le rêve de l'érablière est assez présent au Québec, donc souvent, c'est un objectif. On a des propriétaires qui sont des chasseurs, donc ils veulent augmenter le potentiel faunique de leur propriété. de l'économie propriétaires qui veulent léguer, avoir une forêt en santé, qui veulent léguer à la prochaine génération. Donc, je pense que la première étape, c'est vraiment d'avoir une réflexion sur les objectifs d'aménagement. Qu'est-ce qu'on veut faire avec cette propriété-là ?
- Speaker #1
D'accord. Donc, c'est un peu clarifier ses intentions, c'est-à-dire soit dans la conservation, soit le bois de chauffage, la récréation, la chasse ou autre, ou pour léguer ça, ou pour léguer à des enfants. Est-ce qu'il y a vraiment des risques ? Si on ne définit pas ça, J'essaie de penser à haute voix, je suis un nouveau propriétaire forestier, je pense à des choses, mais en fait, le risque, ça pourrait être que, oui, j'ai envie, j'ai un objectif clair, mais mon Boisé n'est peut-être pas adapté.
- Speaker #2
Effectivement. Donc, par exemple, quelqu'un qui veut avoir un potentiel acéricole, mais qui est... peu d'érable sur sa propriété ou qui a peu de potentiel pour transformer sa forêt en érablière, déjà, ça pourrait devenir un plus grand défi. C'est vraiment important de spécifier et de réfléchir aux objectifs. Les objectifs, je pense que c'est le départ aussi d'une bonne planification. C'est vraiment la première étape parce que les objectifs sont très variés. On a des propriétaires qui veulent aménager des sentiers de ski de fond, par exemple. C'est pour ça qu'ils ont acheté une terre à bois. On en a d'autres qui veulent installer des micro-chalets ou des yurts sur leur propriété. Donc, les objectifs sont à peu près aussi variés qu'il y a de propriétaires. Mais nous, après ça, comme professionnels, quand on comprend bien ce que notre client veut, c'est plus facile de le conseiller, puis d'orienter l'aménagement de la forêt pour atteindre ces objectifs-là.
- Speaker #1
Si les objectifs ne sont pas clairs dès le départ, ça veut dire que la planification, le début de la planification ne va pas fonctionner.
- Speaker #2
Bien, oui, un peu comme dans tout projet. Donc, puis c'est pas obligé de compliquer, c'est pas une réflexion, on n'est pas obligé de faire un... de faire une retraite fermée chez les moines pour réfléchir à ça, mais c'est juste savoir un peu ce qu'on veut, vers où est-ce qu'on s'enligne, puis pour pouvoir donner l'information aux professionnels quand on décide d'être accompagné. Puis ce qui est intéressant aussi, c'est qu'en Montérégie, par exemple, puis dans plusieurs régions, il y a aussi une visite conseil gratuite qui est subventionnée, qui est proposée. par les agences de mise en oeuvre des forêts. Là, je parle rapidement d'organisation, mais en fait, ce qui peut être intéressant, c'est qu'on peut avoir une visite qui ne coûte rien pour le propriétaire, puis un professionnel qui va venir passer quelques heures avec vous, marcher un petit peu la forêt, puis vous expliquer un peu les grandes lignes des étapes, des processus d'aménagement forestier. Puis là, des fois, quand on fait ce genre de visite-là, c'est l'occasion de discuter, puis bien comprendre, bien cibler les objectifs de nos clients.
- Speaker #1
Je suis un nouveau propriétaire forestier, je viens vous voir. J'ai envie de vous poser 100 000 questions sur mon Boisé, sur les possibilités. J'ai écouté des questions. J'ai beaucoup, beaucoup de questions et je suis pressé. Est-ce que j'ai besoin d'agir vite pour ma forêt, pour mon Boisé ? Généralement, dans ces Sylva, comment vous vous accueillez ?
- Speaker #2
L'urgence ou le... L'urgence, oui. Je dirais que l'urgence, c'est... C'est un élément qui est relatif en forêt, l'urgence. Donc, il y a certaines situations qui sont urgentes pour une forêt. Je dirais, si jamais il y a des ravageurs qui sont en train de... Donc, qui pourraient avoir un enjeu de sécurité. Par exemple, si vous avez une forêt qui a beaucoup d'êtres, ou qui a beaucoup de freines qui sont morts ou qui sont moribonds, puis que ça cause un enjeu de sécurité pour vos sentiers, ou pour les voisins, ou pour vos installations, oui, il pourrait y avoir une urgence d'intervenir. pas qu'il arrive d'accident, mais sinon, les urgences sont, je dirais, plus rares en forêt. Donc, les arbres, c'est des organismes qui poussent plus lentement. Donc, s'il n'y a pas un ravageur exotique ou il n'y a pas une espèce exotique envahissante de présente, l'urgence est relative.
- Speaker #1
Donc, je n'ai pas besoin de tout faire tout de suite ?
- Speaker #2
Pas besoin de tout faire tout de suite. Mais c'est quand même important d'agir, par contre, parce que si on veut des résultats, justement... Moi, ce que je conseille souvent à mes clients, c'est quand on a une nouvelle propriété, on trouve des objectifs, puis on agit. Parce qu'après, les années passent, puis on peut voir les bienfaits de notre aménagement. Chaque année qu'on reporte le projet, on reporte également l'atteinte de nos objectifs dans le temps. Donc, ça prend du temps pour améliorer une forêt, donc il faut commencer à un moment donné.
- Speaker #1
Et ensuite, il faut s'y tenir pour avoir des vrais résultats sur notre Boisé.
- Speaker #2
Si, tenez, encore là, il n'y a pas d'obligation de réaliser ce plan-là, mais si on veut atteindre nos objectifs, c'est important de faire les travaux, parce que sinon la forêt, elle va continuer à pousser par elle-même, mais ça va être au gré du hasard, au gré de la nature. La nature, présentement, est en changement important avec les changements climatiques, les ravageurs exotiques, donc laisser sa forêt au gré du hasard. Ça peut donner des bons résultats comme ça peut donner des surprises aussi parce qu'on ne contrôle plus nécessairement la destinée avec les meilleures actions, les meilleures réflexions possibles. Donc, c'est un peu un risque. Nous, c'est sûr qu'on prône par l'aménagement parce qu'on y croit. Il y a des interventions à faire pour améliorer cette forêt-là. Donc, c'est important de les faire. Mais de là à avoir une urgence, on ne va pas en prison si on ne réalise pas sa coupe sélective. Donc, au pire, on attend une année et ce n'est pas la fin du mois.
- Speaker #1
D'accord. prendre son temps pour bien agir. Mais il faut agir.
- Speaker #2
Mais il faut agir. C'est un peu un conseil qui est à deux volets, mais ça serait mon conseil.
- Speaker #1
Souvent, les nouveaux propriétaires, ou même les propriétaires, etc., qui n'ont pas toutes les connaissances forestières et la terminologie, ils ont un peu peur de rencontrer des professionnels comme Sylva croissance. Est-ce qu'il doit préparer et comment peut-il préparer une première rencontre ? Se renseigner avant ? Est-ce que vous conseillez de... de regarder les éléments ?
- Speaker #2
Non, moi, ce que je pense qui est important, c'est la première rencontre, nous, on l'a fait en forêt. lors de la visite conseil. Donc, c'est peut-être important d'avoir une première connaissance, peut-être de son Boisé, de l'avoir marché, de le connaître. Parce que c'est pas rare qu'on fait découvrir le Boisé à nos clients qui ont des terres depuis un moment, mais qui ne sont jamais allés plus loin qu'un certain fossé ou qui ne sont jamais allés plus loin qu'une certaine montagne. Donc, c'est assez fréquent qu'on découvre la terre d'un propriétaire avec lui. Donc, plus que le propriétaire... connaissent sa propriété, je pense mieux que c'est. Après, nous, pour ce qui est du jargon, on s'adapte. On a tout un type de clientèle variée. Donc, on est habitué de discuter avec plein de types de propriétaires. Ça fait qu'on s'arrange pour se faire comprendre facilement. Mais je pense que le départ, ce serait peut-être de connaître sa propriété, connaître les limites aussi de sa propriété peut-être. Ça aussi, ça arrive souvent qu'on aide les propriétaires à trouver. Ça reste un peu, ça peut paraître bizarre, mais on les aide à localiser leur Boisé. Avec nos outils, nous, c'est plus facile de savoir que les GPS, bon, la forêt commence ici, elle se termine là. Des fois, les propriétaires sont moins cette information-là. Puis s'ils ne l'ont pas, mais ce n'est pas grave, on va les aider encore une fois à la découvrir. Mais de réfléchir à ses objectifs, puis d'après ça, d'aller faire une visite en forêt avec un professionnel. Puis là, déjà, en sachant, en connaissant déjà un peu son Boisé, en sachant vers où est-ce qu'on veut s'en aller, le professionnel, lui, va avoir les bons mots, je pense, pour guider la suite des choses.
- Speaker #1
Donc ça devient très très clair pour le propriétaire. Et il découvre toujours son Boisé, en fait. Il peut toujours redécouvrir et découvrir son Boisé. Si on enlève la partie purement technique et la partie de terminologie forestière, comment un professionnel peut nous guider dès le départ ? Est-ce qu'il y a des étapes ? Imaginons, j'arrive chez vous, jour 1. J'arrive chez vous, on a une petite rencontre, etc. Quelles sont vraiment les toutes premières étapes et où s'insère en fait cette visite sur le terrain ?
- Speaker #2
C'est ça. Donc, comme je disais, ce qui est intéressant ces temps-ci, c'est qu'il y a une visite conseil qui est gratuite, qui est subventionnée. Souvent, c'est la première étape. Donc, on vient chez un propriétaire, ça ne coûte rien au propriétaire, c'est intéressant. Puis, donc, ce qui se passe, c'est vraiment une courte visite du Boisé. Donc, on comprend rapidement un peu, nous, comme professionnels, l'état de la situation, l'état de la forêt. On comprend un peu la réalité du propriétaire. Puis, on vient à bout de... de cibler les objets. Puis on voit aussi s'il y a un fit, puis si le propriétaire a besoin de nous, a besoin de nos services. Puis après ça, si le propriétaire, ça se passe bien la visite, l'étape suivante, mais là, c'est la réalisation, la confection d'un plan d'aménagement forestier. Donc ça, c'est un document qui a un statut au Québec qui permet au propriétaire de devenir producteur forestier. Donc c'est un document qui est bon pendant 10 ans. Donc la façon de... de procéder, c'est que là, dans un deuxième temps, on va revenir marcher la propriété. Donc, le professionnel va revenir, l'ingénieur forestier, marcher la forêt, va la découper en différents peuplement forestier dans une carte, dans de la cartographie, puis dans ces différents peuplement-là, Sylva faire des recommandations de travaux selon les objectifs du propriétaire. Donc, ça devient intéressant, ça devient une espèce de document. On vient mettre sur papier un peu ce qu'il y a à faire avec la forêt, puis c'est quoi les étapes pour arriver aux objectifs. Je vous donne un exemple. On peut avoir un peuplement qui est une sapinière à érables rouges ou une érablière rouge à sapins. Ce sont des peuplement qui sont assez fréquents à Montérégie. Dans ce genre de peuplement-là, on pourrait recommander de prélever les sapins qui arrivent à maturité pour dégager les érables. Mais il n'y a pas d'obligation. Donc, on fait nos recommandations dans ce document-là, dans le plan d'aménagement forestier. C'est souvent le point de départ après ça pour les propriétaires. Donc, la confection d'un plan d'aménagement forestier avec l'accompagnement d'un régime forestier. qui donne accès, puis ce point de départ-là donne accès par la suite à des programmes, à différents avantages, vu que c'est un statut. Donc, à des programmes de subvention, à des programmes d'aide aussi pour des crédits de taxes foncières, notamment. D'autres avantages aussi, l'accès à des petits arbres, à des plants qui sont produits par les pépinières provinciales. Donc, c'est les différents avantages auxquels les propriétaires enregistrés qui ont un plan d'aménagement forestier ont droit. Donc, vous êtes conseil, s'il y a un match, s'il y a un fit, si on voit qu'il y a un potentiel d'aménagement, si le propriétaire est intéressé, deuxième étape, plan d'aménagement forestier, puis là, par la suite, si on décide d'aller de l'avant, mais il y a possibilité de poursuivre avec la réalisation des travaux, qui serait la troisième étape.
- Speaker #1
D'accord, donc vous prenez vraiment, le nouveau propriétaire peut être pris par la main de A à Z, étape par étape, Sylva chaque fois poursuivre sur l'étape suivante, pour que vous, en tant que professionnel, comme le propriétaire, comprennent mieux son Boisé, en fait.
- Speaker #2
Oui, en fait, c'est important de bien connaître le Boisé. Quand on connaît bien le Boisé, on connaît les objectifs. Nous, on peut faire les bonnes recommandations pour aider le propriétaire à atteindre son but. Avoir plus de chevreuils, avoir plus d'érables, avoir des sentiers plus sécuritaires. Donc, c'est vraiment... C'est avoir une forêt plus résiliente aux changements climatiques. On a qui ont ça aussi comme objectif. Donc, oui, ça serait ça, les étapes. des Premières Etats.
- Speaker #1
Sur le terrain, quand vous accompagnez des propriétaires, quelles erreurs vous voyez quand vous discutez avec des propriétaires ? Peut-être qu'ils ne se rendent pas compte des possibilités de leur Boisé, de la réalité. Ils veulent éclaircir un peu tout sans avoir vraiment d'objectif parce que j'ai vu une vidéo, j'ai vu quelque chose. Donc j'essaie de penser à plein de choses. Vous, généralement, quand est-ce que vous êtes obligé un peu de dire au propriétaire, ça, ça n'est pas possible, là, ça peut être, dans ce Sylva, ça peut être une erreur ?
- Speaker #2
Oui, oui, je peux vous donner des exemples. Souvent, les propriétaires ont des objectifs qui sont esthétiques. Donc là, je me promène, je vois beaucoup d'arbres morts, ou bien là, mon Boisé, il y a beaucoup de petits arbustes, j'aimerais ça tout dégager ça, tout couper ça, pour mieux voir, pour que ma forêt soit plus propre. Ça, c'est des fois des commentaires qu'on a. commentaire esthétique. Des fois, ça peut être vrai qu'il y a des arbres dangereux sur le bord des sentiers et ça peut être intéressant de les enlever. Mais souvent, on leur fait comprendre, par exemple, que le bois mort, les arbres morts, ils ont leur importance. Si ils ne sont pas dangereux, on les laisse là. On les laisse là pour la faune, on les laisse là pour les pics bois, on les laisse là pour les salamandres. Puis de toute façon, c'est énergivore et peu rentable de gérer du bois mort, des arbres déjà tombés. Donc, souvent, c'est vraiment pas ça la priorité. Même chose avec les... Le débroussaillage du Boisé, les gens... Dans un contexte assez agricole, c'est différent pour une érablière, mais dans un contexte où l'objectif, c'est d'avoir une forêt, le Boisé est important parce que c'est l'étage inférieur, c'est là qu'est la régénération, c'est là qu'est les jeunes arbres, c'est là qu'est la prochaine forêt. Donc, ce n'est pas toujours une bonne idée de tout couper la régénération pour avoir un meilleur coup d'œil, pour mieux voir. Souvent, c'est le genre de ré-enlignement qu'on fait. C'est qu'on explique aux réservoirs, regardez ces jeunes arbres-là, mais c'est des arbres d'avenir. On va les laisser là, ils ne dérangent pas tant que ça. Ils attendent leur retour, ils attendent qu'on prélève les arbres de l'étage supérieur ou ils attendent que les arbres plus vieux meurent pour les remplacer. Donc, c'est le genre de choses. Des fois aussi, les propriétaires, ce qu'ils font, c'est qu'ils sous-estiment l'ampleur de la tâche. Donc, ils ont tendance à... à croire qu'aller couper des arbres en forêt, bon, c'est assez facile. Ils ont souvent une chaine de ça, un quatre-roues. Puis, ils ont coupé deux, trois arbres pour un beau-frère un dimanche de l'Action de grâce. Puis, ils pensent que ça va bien aller, faire l'aménagement de leur nouvelle forêt. Mais les travaux en forêt, souvent, on a affaire à un peu d'éducation en ce Sylva. C'est que les travaux en forêt, c'est des travaux qui sont dangereux, qui sont énergivores. Le bois, c'est lourd. et... Ça prend des techniques pour faire de l'abattage de façon sécuritaire. Puis, ça n'a pas une super grosse valeur. Donc, aller abattre des arbres en forêt, quand on n'est pas habitué, c'est peu efficace. C'est très énergivore. Puis, les travaux n'avancent pas beaucoup quand on est peu équipé. Puis, on a souvent un peu à faire cette explication-là. Souvent, les propriétaires, ils décident d'en faire un peu par eux-mêmes. Puis, ils se rendent compte un peu de l'ampleur de la tâche. Puis, que la forêt est grande. puis dans le fond, la partie qu'ils sont capables d'aménager avec leur énergie du... du dimanche, mais pas si grande que ça. Donc, on a à faire un peu ces explications-là à nos propriétaires. C'est assez fréquent, ça. De là, après ça, on peut arriver avec des solutions, avec des sous-traitants qui sont équipés, qui peuvent venir faire ces travaux-là, ou avec des employés pour venir faire ces travaux-là, des gens qui font ça à l'année, donc sont beaucoup plus efficaces.
- Speaker #1
D'accord. Donc, on ne coupe pas à vue comme ça. Pour vous, vous donnez des conseils de ne pas le faire dans certains cas ?
- Speaker #2
Bien oui, c'est ça. C'est le genre de conseil ou de recommandation qu'on peut venir colliger par la suite dans un plan d'aménagement. Puis même, parfois, si les propriétaires décident de, bon, oui, je veux en faire un peu, j'ai du temps, je suis à la retraite, je vais en faire un peu par moi-même, parfait. Nous, ce qu'on peut faire après, c'est venir faire un marquage des arbres à batte pour s'assurer que ce soit les bonnes tiges qui sont prélevées dans le but d'améliorer la forêt toujours. Donc, c'est des services qu'on offre pour l'accompagnement. Comme ça, le propriétaire ne se pose pas de questions. récolte les arbres qui sont marqués puis peut procéder à l'aménagement graduel de sa propriété. On a des clientèles qui font ça puis il y en a d'autres qui décident de dire, là, écoutez, j'ai pas le temps, je suis occupé, je comprends que c'est important de venir prélever mes sapins qui sont moribonds donc pouvez-vous vous occuper de ça ? Nous, on peut offrir une solution pour venir s'occuper de ça aussi en forfait clé en main. Ça peut être une option aussi.
- Speaker #1
Moi, je me suis rendu compte aussi dernièrement dans une visite de Boisé privé avec différents propriétaires qui se misent ensemble, que parfois, en tant que propriétaire, on peut avoir des objectifs. Soit c'est notre forêt qui n'est pas, comment dire, qui n'est pas faite pour ça. Mais parfois, moi, je m'aperçois qu'aussi, c'est aussi l'accessibilité d'une partie de son Boisé qui est difficile. Il n'y a pas de chemin. Donc, c'est de la machinerie. Donc, c'est à réfléchir. Et souvent, j'ai entendu ça dernièrement et j'ai trouvé que c'était une... C'était une réflexion que j'entendais un peu moins souvent.
- Speaker #2
Oui, mais c'est un bon point, ça. C'est un bon point. Souvent, les propriétés forestières dans nos régions et d'autres régions, les propriétés sont mieux desservies en chemin. Mais ici, les propriétés, souvent, n'ont pas de chemin. En Montérégie, par exemple, souvent, la portion Boisé même est au bout d'un champ agricole ou est dans une portion où les terrains sont plus mous, où ça n'a pas été cultivé, où ça n'a pas été intéressant pour les agriculteurs de l'époque de le transformer en champ. donc Donc, oui, le problème d'accessibilité au Boisé, c'est une réalité. Puis ça peut être, souvent, c'est une recommandation qu'on fait dès le départ, donc d'améliorer l'accès pour prélever du bois ou pour aller faire des travaux. C'est beaucoup plus attrayant, beaucoup plus intéressant quand on a un chemin forestier sur lequel on peut circuler au moins en pick-up ou en véhicule ou à la limite en VTT. Mais ça prend un accès. Puis oui, c'est une chose à réfléchir. Après, l'accès peut être plus ou moins compliqué à réaliser, seulement selon les contraintes du terrain qu'on a. Donc oui, c'est une bonne question à se poser en début de projet.
- Speaker #1
Merci. Sinon, Julien, tout à l'heure, tu nous parlais de ton Boisé. Moi, j'aimerais bien savoir quel est ce Boisé, quels sont les mauvais coups, est-ce qu'il y a aussi des mauvaises surprises ? Est-ce que ça te dérange de nous en dire un peu plus ?
- Speaker #2
Non. Pas de problème. Oui, c'est sûr que quand on est passionné de la forêt, on est dans le bois même la fin de semaine ou dans nos temps libres. Puis, c'est un peu mon problème. Donc, oui, c'est ça. Donc, j'ai des propriétés forestières. Puis, les bons coups, je dirais, c'est d'avoir agi. C'est sûr que moi, je crois beaucoup à l'aménagement. Puis, c'est ce qu'on fait. C'est ce que j'ai fait sur mes propriétés. Donc, ils sont aménagés. J'ai des bons chemins forestiers carrossables en camion, souvent dans le centre de ma forêt. Puis, j'essaie d'aménager au maximum les peuplements dans un objectif d'améliorer la forêt, d'améliorer le potentiel forestier en conservant les arbres d'avenir lors de coupes sélectives. Donc, c'est ce que j'ai fait sur mes propriétés. Puis, je ne le regrette pas. parce que les années passent, puis on voit les bienfaits, puis je le vois sur mes clients aussi. Donc, je pense que quand on intervient, puis c'est assez rapide. Une forêt, on pense que c'est long, mais en l'espace de 7, 8, 10, 15 ans, selon les peuplements, on peut déjà commencer à apercevoir les bienfaits. Puis quand on fait une coupe où on enlève les arbres moribonds, les arbres malades, les arbres pionniers qui ont fait leur temps puis qui font de l'ombre aux arbres d'avenir, quand on fait ces coupes-là... les années passent, puis là, la forêt qui émerge de ces travaux-là, 10-15 ans après, souvent, c'est une forêt qui est belle, qui est vigoureuse, les arbres sont de qualité, les arbres sont d'avenir, c'est des bons arbres au bon endroit, sur la bonne station. Donc, on voit ces effets-là, on voit ces bons Sylva, donc c'est valorisant sur mes propriétés, puis chez nos clients aussi. Les bons coups, je dirais, c'est d'avoir agi, c'est d'avoir aménagé, c'est de ne pas avoir trop attendu. Les fois où j'ai des regrets, c'est les fois où on a reporté des travaux sur ma terre. Puis donc, dans ce Sylva, la forêt, elle se tangue. Elle évolue moins vite. On laisse aller le hasard, on laisse aller la nature. Ce qui n'est pas mauvais non plus. On ne peut rien faire avec une forêt, puis ça va rester une forêt. Mais si on veut l'améliorer, puis améliorer son potentiel, c'est en agissant qu'on l'améliore. Donc voilà, c'est peut-être... ça. Donc, les bienfaits, les beaucoup, c'est ça, des chemins, de l'aménagement, puis l'occupation aussi de la propriété, donc avoir des lignes de l'eau qui sont assez claires, qui sont assez bien définies pour s'assurer d'être présent, puis de faire un suivi aussi adéquat de l'évolution de la forêt.
- Speaker #1
Merci pour ce partage sur ton Boisé. Maintenant, pour conclure, dans les premiers pas d'un nouveau propriétaire forestier, Est-ce que tu aurais des petits conseils sur sa réflexion ? Vraiment les premiers pas, par quoi doit-il commencer ? Qu'est-ce que tu pourrais lui dire ?
- Speaker #2
Donc, j'irais d'aller prendre une bonne marche à tête reposée dans sa forêt, se poser les questions « qu'est-ce que je veux faire avec ça ? » Ensuite, contacter un professionnel. Il y en a plusieurs, elles sont faciles à trouver. Donc, on le contacte, on fait la même petite marche, mais avec un professionnel qui va venir nous donner un peu son avis sur ce qu'il y aurait à faire, puis sur le potentiel de la forêt, voir si les visions se rapprochent, les visions concordent. Puis après ça, j'attaquerais avec un plan d'aménagement. Ensuite, la mise en œuvre de ce plan-là pour avoir des résultats, pour obtenir la forêt qu'on veut avoir. Puis ça peut paraître long en disant, mais ça passe vite quand on a nos vies rocambolesques. Donc après ça, les années passent, puis la forêt s'améliore, puis on prend ce même genre de marche-là 10-15 ans après, puis on fait « wow » . Voici un peu à quoi je m'attendais, où je veux aller.
- Speaker #1
Est-ce qu'il faut être là pour sa forêt, c'est-à-dire aller la voir de temps en temps ? Parce que j'imagine que je n'habite pas sur les lieux tout le temps de mon Boisé. Est-ce qu'il faut que je vérifie ? Est-ce qu'il faut que je sois là aussi pour voir son évolution et pour mieux comprendre mon Boisé ? Oui. Est-ce que ça peut être important ? Il y a un bon point.
- Speaker #2
Oui, moi je recommande d'aller assez souvent dans la forêt voir l'évolution, voir ce qui se passe. Depuis une couple d'années, on a des épisodes aussi climatiques un peu extrêmes. On a eu un déraie de chaud il y a quelques années, donc un gros, gros coup de vent qui a fait des dégâts. On a de plus en plus de tempêtes l'été qui causent des micro-rafales. Donc, il peut y avoir aussi des ravageurs, des plantes envahissantes. Donc, c'est important, oui, d'être présent, d'aller faire un tour. Mais souvent, nos propriétaires sont assez présents dans leur forêt. Ils vont déjà, mais nous, ce qu'on leur... souvent leur fait découvrir des secteurs où ils connaissaient moins. Donc, ça leur permet d'aller un petit peu plus loin et d'aller explorer un peu plus en profondeur leur propriété.
- Speaker #1
Oui, en off, tu me parlais notamment de certains propriétaires qui ne suivent pas obligatoirement les consignes ou qui ne sont mal informés, qui n'ont pas les bonnes informations, qui effectuent des choses sur leur Boisé qui ne sont pas nécessaires. Est-ce que tu avais des idées en tête et des exemples ?
- Speaker #2
Oui. Ce qu'on a vu par le passé, ce qui est arrivé et ce qui arrive à l'occasion, c'est que les gens, par exemple, décident, ils veulent améliorer le potentiel à la série Côte. Donc, avoir un jour une érablière sur la propriété, c'est un projet qui est quand même fréquent. Donc, on a des propriétaires qui ont décidé de tout couper les arbres sauf les érables. À première vue, ça peut sembler être une bonne idée. On veut avoir une érablière, on enlève les autres essences. Par contre, ce qui s'est produit dans certains cas, c'est que là, il y a eu des prélèvements qui étaient trop forts. Donc, la forêt avait été... trop coupé par secteur. Ce que ça fait, c'est un peu l'effet inverse. C'est qu'on vient nuire aux érables. En faisant ça, on modifie le drainage. En enlevant trop d'arbres, on peut changer le drainage de la propriété. Les sols peuvent devenir plus humides parce qu'il y a moins d'arbres qui sont en place. En coupant trop d'arbres aussi, ce qu'on fait, c'est qu'on amène plus de lumière au sol. S'il y a plus de lumière au sol, ce n'est pas l'érable qui va s'installer parce que l'érable, ça aime l'ombre. Donc, on peut se ramasser avec des espèces moins désirées dans une érablière qui s'installent dans les trouées. Même des fois, dans certains cas, on a vu que ça avait été coupé tellement fort que c'était des framboisiers qui revenaient dans les trouées. Donc là, on s'éloigne de l'érablière beaucoup. Donc voilà, ça, des fois, ça peut être... Puis je pense que ces propriétaires-là n'étaient pas mal intentionnés. Il y avait peut-être eu d'informations un peu erronées où il s'était fait dire par le voisin, « Écoute, tout le reste, sauf les érables, tu vas avoir une érablière. » Mais des fois, c'est plus complexe que ça. Des fois, il faut y aller par étapes. Quand on a une forêt où il n'y a pas beaucoup d'érable à la base, mettons une forêt où il y a 30-40 % des arbres qui sont des érables, tout couper les arbres, sauf les érables, ce n'est pas une bonne idée. Il faut y aller par étapes pour favoriser l'érable à long terme. Voilà, c'est le genre de situation parfois où les gens, où les propriétaires pensaient bien faire puis finalement, ils ont reculé peut-être même avec leur forêt parce que là, on part... Dans ce Sylva, où on part avec des érables dispersées, où le drainage n'est plus super bon, puis il y a des Boisé tout le tour, on risque d'avoir le contrat d'une érablière.
- Speaker #1
Ce qui nous amène à dire, en fait, que vraiment l'atout d'un professionnel, c'est important, parce que le Boisé n'est pas toujours si simple qu'on voudrait le croire. Ce n'est pas toujours lisible à première vue.
- Speaker #2
En effet, il y a plusieurs réalités à laquelle il faut tenir compte. Donc, les essences qui sont en place, la qualité de ces arbres-là aussi, leur âge, les structures des sols, les structures de la forêt aussi. Donc, est-ce qu'il y a de la régénération ? Est-ce qu'il y a du gouli ? Est-ce que les arbres sont très matures ? Est-ce que c'est biétagé ? Après ça, il y a la localisation. S'il y a des pentes, on est à quelle partie dans la pente ? Là, j'en oublie probablement aussi. Est-ce qu'il y a des espèces, justement, là ? Est-ce qu'il y a eu des... des dommages causés par des ravageurs. Donc, c'est tout ce que nous, ce qu'on prend en considération puis ce qu'on peut voir peut-être plus facilement avec notre œil averti.
- Speaker #1
Et l'on passe avec la faune, avec les milieux humides, avec plein d'autres éléments qui peuvent se rajouter,
- Speaker #2
qui ne sont pas des arbres. Mais oui, en effet, si on se retrouve sur des sols mal drainés, ça change un peu les recommandations. Ou si l'objectif, c'est d'avoir plus Moreau, ça change les recommandations aussi.
- Speaker #0
On a vu les conseils en fait pour les nouveaux propriétaires. Maintenant, si je suis un nouveau propriétaire, mais avec d'autres propriétaires, c'est-à-dire d'autres copropriétaires, comment ça marche ? Est-ce que tu as des conseils à prôner ?
- Speaker #1
Oui, oui, ça c'est important parce que c'est assez fréquent, que ce soit une entreprise qui possède la propriété, puis plus qu'un actionnaire, ou que ce soit un héritage de frères et sœurs. ou qu'il y ait des enfants parents impliqués comme propriétaires dans la paraboie, c'est important d'avoir des objectifs communs d'aménagement et d'en discuter préalablement aux démarches avec un professionnel parce que ce n'est pas rare que les objectifs soient différents d'une personne à l'autre, ce qui est tout à fait normal. Ça m'est arrivé dans des projets de faire par exemple les visites avec un propriétaire pour le convaincre de faire des travaux. Plus loin dans le processus, on apprend que... Le copropriétaire n'est pas d'accord. Lui, il ne veut pas avoir de la machinerie, par exemple, sur la terre. C'est important, peut-être, ce que je conseillerais, moi, c'est au copropriétaire d'être présent le plus possible dans les étapes clés, dont lors de la première visite, lors de la présentation du plan d'aménagement, que les deux copropriétaires ou que les trois propriétaires soient présents pour bien comprendre et bien s'entendre ensemble sur ce qu'on veut faire avec la terre, parce que des fois, les gens ont des réalités, des conceptions différentes. Puis, c'est important qu'il y ait un consensus. Parce que c'est quand même, l'aménagement forestier, ça peut sembler, c'est souvent quand même des projets qui sont d'ampleur, surtout lorsqu'on réalise de faire des travaux d'envergure de la coupe, par exemple, ou des projets de plantation. Sylva y avoir de la machinerie d'impliquer, de l'accès, des camions. Donc, des fois, il y a des gens qui sont plus ou moins prêts ou plus ou moins habitués à ce genre de travaux-là. Donc, c'est important qu'il y ait un... un consensus puis des explications qui sont communes. Parce que c'est arrivé qu'on explique le projet, oui, oui, tout est beau, tout est beau, puis là, celui qu'on pensait qui lidait un peu le projet, avec qui on a fait des démarches, mais parle à son copropriétaire, à son beau-frère, par exemple, le beau-frère, lui, non, c'est pas vrai que vous allez faire des piles de bois à côté de ma cache, le chasse-aux-chevreuils, ça marche pas, ça se passera pas comme ça, puis là, on peut reculer un peu dans les étapes. Pire que ça, des fois, il y a des projets qui sont cancellés complètement. Donc, c'est vraiment important, le consensus de copropriétaires sur les objectifs.
- Speaker #0
D'accord. Donc, les copropriétaires doivent s'entendre sur les objectifs et à chaque fois valider chaque grande étape ensemble.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est vraiment ça l'idée.
- Speaker #1
Oui. Oui. Simplement.
- Speaker #0
S'impliquer.
- Speaker #1
S'impliquer à force égale ou du moins si jamais on s'implique moins dans... de ne pas freiner les étapes subséquentes. L'idéal, je pense, c'est quand tout le monde est impliqué, quand les propriétaires sont impliqués. Nous, ça arrive souvent qu'on fait des visites avec plus qu'un propriétaire. Puis c'est ce qu'on recommande, justement, pour ne pas travailler un peu dans le bar, en travaillant, en convainquant juste un des deux. Finalement, quand lui, il retourne avec son associé, des fois, c'est Sylva façon de le vulgariser qui peut être différente. Donc, c'est intéressant que tout le monde soit là, à la table d'éducation.
- Speaker #0
Et comme tu parlais de vulgariser, c'est-à-dire que chaque copropriétaire... comprennent bien ce qui va se passer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comprènent bien tout.
- Speaker #1
Oui, parce que ça peut être des... Les travaux forestiers peuvent être des travaux qui peuvent être un peu stressants aussi où je ne sais pas tout le monde justement qui a la même notion de gestion de projet, de gestion de ce stress-là de travaux. Quand on l'explique à tout le monde en même temps, mais nous aussi comme accompagnateurs dans le projet, on comprend mieux à qui on a affaire, quel genre d'humain qui est derrière le projet. Ça fait que ça nous permet de s'adapter aussi.
- Speaker #0
On va conclure là-dessus. Est-ce que tu pourrais nous rappeler les régions où intervient Sylva croissance ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. On intervient à Montérégie, dans la Naudia, puis à Mauricie. On offre nos services dans ces trois régions-là, puis aussi dans Largier de Montréal pour les services de foresterie qui sont plus urbains.
- Speaker #0
Parfait. On laissera tous les liens pour nos auditrices et nos auditeurs. Merci beaucoup pour l'accueil.
- Speaker #1
Merci, Lydia.
- Speaker #0
A bientôt.
- Speaker #1
A bientôt. Bonne fin de journée.
- Speaker #0
C'est déjà la fin de ce... tout premier épisode du balado de l'AFSQ Ma forêt, ma terre. Dans le prochain épisode, nous irons plus loin pour apprendre à lire sa forêt et mieux la comprendre. Nous en serons plus sur le plan d'aménagement forestier, le PAF et le PAF bonifié, afin de prendre de meilleures décisions. A bientôt !