Speaker #0Alors franchement, est-ce que toi aussi t'as l'impression qu'en 2025 c'était beaucoup ? Enfin genre beaucoup trop, parce que ce qui s'est passé dans ma vie, ce qui s'est passé dans le monde, j'ai l'impression d'avoir vécu vraiment trois années en une. Par exemple là c'est comme si on était en 2029 et j'avais un gosse, un mari, un chien. Et je sais absolument pas ce qui s'est passé, peut-être que c'est simplement que j'ai vieilli, mais cette année elle a été un peu chaotique pour tout le monde. Mais en fait d'un autre côté il y a des choses qui sont archi-positives, donc il faut absolument qu'on fasse le bilan tous alors en 2025 on commence l'année très très fort puisque un mec en couple me drague On finit par Spécho. Je n'ai plus d'alternance au mois de janvier. Voilà, ça s'est dit, ça s'est fait. Je retrouve une alternance dans un domaine qui ne me plaît pas forcément. Puisque moi, comme vous pouvez le savoir, je suis un peu une pro de l'industrie. Et là, je trouve chez un tour opérateur qui fait des voyages sur mesure. Aka, absolument pas mon domaine. Surtout que je tombe malade pareil au mois de janvier. Franchement, c'était vraiment mon année. Je tombe malade du coup en janvier et ça se termine je pense en avril. Donc c'est vraiment une maladie, maladie comme on peut dire. Franchement je garde le sourire et tout. J'ai perdu 15 kilos pratiquement. Je suis tombée à 44 kilos. Vous voyez mes côtes. C'était un enfer, je n'assumais absolument pas mon corps. En fait j'ai eu des sortes de plaques, taches sur tout le corps qui me faisaient ne pas dormir, qui me démangeaient jusqu'à mourir. Il y a une nuit où j'ai appelé ma mère en pleurs. Et où j'étais là en mode, il faut m'emmener à l'hôpital, il faut que je sois shootée. Évidemment, je suis dans une sorte de situationship depuis plus ou moins deux ans avec un mec. Franchement, on s'entend bien. Juste, bah, comme moi je suis prête, lui il n'est pas prêt, ainsi de suite. Et en plus, c'est un métier un peu particulier, enfin bref. Et du coup, là je suis en situationship jusqu'au mois de mai, mai-juin. Alors que ça va être ses vacances, il a des vacances une fois par an au mois de juin. Je pense que vous avez découvert ce qu'il faisait comme métier, mais je préfère pas le dire. Et je pars en Italie. Je pense que ça a été le début de mon apologie, on va dire ça comme ça. Ça veut dire que c'est là où j'ai pu me ressourcer, enfin réassumer mon corps. Parce que du coup, j'avais un corps qui était plein de tâches à cause de mes plaques qui me démangeaient de ouf. C'est aussi une période où j'ai appris que j'étais en rattrapage de mes parcelles ou que j'ai fait quand j'étais malade. J'ai eu seulement un ou deux rattrapages, je sais plus. Et j'en ai validé un sur les deux. Et là, on arrive au mois de juin, donc beau temps et tout. Franchement, ça se passe assez bien. Je commence enfin à reprendre les réseaux sociaux, réavoir un peu confiance en moi par rapport à mon physique et tout ça. Donc je profite, il y a la fête de la musique, il y a plein de trucs. Et là, quand je me dis, c'est fini les mecs, je ne veux plus rien, je rencontre mon copain. Mais vraiment, c'était... Pas du tout prévu. Et au final, là, on est au mois de décembre. Je suis là, je vous explique, je vous parle. Et en fait, ça fait déjà autant de temps qu'on se fréquente, qu'on se parle. Et surtout, c'est une phase où j'ai quand même de l'anxiété. Et là, j'assume enfin auprès de tout le monde que j'ai de l'anxiété. Et qu'il faudrait peut-être que je me fasse accompagner là-dedans. Donc par une psy. Peut-être en faisant de l'EMDR, on ne sait pas. Parce que j'ai pas mal de traumas. Justement par rapport à plein de petits trucs qui sont passés. Que ça soit du coup avec mon ex. dans ma vie perso vous savez quand on est une meuf il y a plein de trucs qui sont pas ok le fait de se faire harceler au travail par exemple, c'est juste un exemple comme ça et puis j'ai passé mon été à bosser sur Madame Chibi qui est enfin sortie, du coup là vous êtes en train de m'écouter et du coup c'est vraiment une année où j'ai jonglé entre mon master 2, le boulot en alternance du coup le business, le podcast, les réseaux sociaux et j'ai eu l'impression en fait de survivre c'est comme si tu vas te noyer ... ou comme si t'as pratiquement plus d'air, mais tu peux encore respirer. Je continue toujours à sortir avec mes potes. Il y a plein de moments où, par exemple, j'ai pas du tout envie de sortir, mais je sors quand même. J'essaie de me forcer parce que si je commence à ne plus sortir, je vais rentrer dans un cercle vicieux où je vais juste me renfermer sur moi-même, sachant que je suis assez anxieuse. Et je trouve que c'est vraiment une année où j'ai assumé me remettre en question, ne pas forcément tout le temps avoir confiance en moi. Ça veut dire que j'ai confiance en moi sur plein d'aspects, mais par exemple je pense pas que mon physique ça pouvait autant m'atteindre, j'ai toujours été une personne qui était fine, je rentre entre guillemets dans les normes de la société parce que il y a juste des critères qui sont bêtes et idiots. et du coup c'est la première année où j'ai pas eu forcément confiance en moi physiquement sachant que l'année dernière du coup j'avais eu un grave accident d'équitation là où je suis fière c'est que j'ai réussi du coup à travailler malgré la fatigue j'ai réussi à aussi apprendre à prendre le temps pour moi à prendre le temps de dire non aux gens sans forcément devoir me... Me justifier, me rassurer et juste me remettre en question. Et aussi accepter que des fois les gens ne peuvent pas te voir parce qu'ils sont occupés. Et ce n'est pas parce qu'ils ne t'aiment pas. Parce que par exemple il y a eu plein de moments où j'ai eu des temps où j'étais seule. Où je me suis sentie seule parce que je n'étais pas seule. En fait c'est ça mon problème. Là où je fais des crises d'angoisse c'est quand je me dis mais en fait je ne suis qu'une pauvre merde. Il n'y a personne qui m'aime, je ne suis importante pour personne et ça je le dis tellement souvent alors que, enfin ça je le dis vraiment quand je suis en période d'angoisse, je ne le dis jamais quand ça va parce que quand ça va en fait j'essaie tout le temps de prendre le positif, j'essaie tout le temps de la situation, de prendre le positif, en fait c'est vraiment mon mindset, j'essaie de manifester vraiment beaucoup et ça j'y crois de ouf. je vous raconterai une story time sur le fait que j'ai regardé Mélanie et je lui ai dit cette crème là je la veux Et je l'aurais, je veux bosser avec cette marque. Et deux semaines après, il m'a appelé pour bosser avec eux. J'y crois vraiment. Mais juste, je ne comprends pas pourquoi des fois, je suis là en mode... Je suis une pauvre merde. J'ai 23 ans, je n'ai pas de CDI. Je ne suis pas mariée, je n'ai pas d'enfant, je n'ai pas de chien. Je n'ai pas 70 000 euros sur mon compte en cash. Mais en fait, j'ai 23 ans. On va se calmer, j'ai 23 ans. Je vais être diplômée d'un bac plus 5. Ma vie, elle est déjà très bien. Peut-être qu'en fait j'ai la vie de rêve de certaines personnes. Sachez que j'ai croisé une fille avec qui j'étais en primaire. Et au collège, elle est un peu plus jeune que moi. Et à ce qui paraît, elle ne m'idolâterait. Je sais pas comment dire, mais elle m'a dit t'étais vraiment en mode la queen que tu pensais être, trop gentille. Tu pouvais parler à tout le monde, t'habillais trop bien, t'étais trop jolie et tout. Alors que la vérité, moi je pensais pas du tout tout ça. Donc il y a plein de moments où en fait toi, tu te penses d'une manière... un peu en mode merdique, alors que les gens ils t'idoladent, pareil enfin, je sais pas, juste je suis quelqu'un j'essaye d'inclure tout le monde, je supporte pas les gens qui sont exclus juste par rapport à leurs caractéristiques je pense que c'est sûrement parce que je suis métisse, que j'ai eu du mal par exemple à assumer mes cheveux et sur plein plein d'aspects et du coup je pense que je me force, en fait quand je vois quelqu'un qui est tout seul je vous jure que ça me brise le coeur, pourtant je suis je suis pas vraiment En fait, je ne suis pas vraiment triste et tout, mais je ne sais pas comment ça... Puis vraiment, c'est la période où je me pose plein de questions. Qu'est-ce que je fais après le master ? Est-ce qu'il faut absolument que je signe un CDI ? Et qu'est-ce que je veux réellement faire, en fait ? Ah, mais en fait, d'ailleurs, en janvier, j'ai complètement oublié de vous dire, parmi toutes les choses qui se sont passées, OK, il y a eu mon anniversaire, grave cool, grave chouette. Cette année, je compte faire un anniversaire pas forcément plus important, mais plus drôle et plus... Ou je m'en souviendrai. Parce que là en fait je me souviens absolument... En fait je me souviens même pas de mon anniversaire. C'est horrible. Je me souviens pas du tout de mon anniversaire. Enfin bref. Il y a eu l'investiture de Trump. En janvier l'année dernière. Ça fait déjà un an que ce mec est dans notre vie. Alors sachez que je suis pas pro Trump. Je ne suis pas absolument contre Trump. Juste c'est un mec que je méprise. Alors peut-être que ça veut dire que je suis contre lui. Mais en fait juste le fait de pas aimer des gens. Et de les exp... expulsés parce qu'ils sont mexicains en fait c'est du racisme et c'est de la discrimination et en fait on n'est pas du temps de Hitler de la seconde guerre mondiale ça c'est non et franchement je déteste ce genre de choses et du coup bah en vrai je peux pas je peux pas je peux hop pareil c'est le début de l'IA où on en parle plus en plus où tout le monde est là en mode non mais attention c'est des robots non mais attention si ça non mais de toute façon plus tard vous allez pas avoir d'emploi mais les gens je pense qu'ils se rendent pas compte à quel point ça peut être angoissant pour les jeunes générations. Déjà, nous, on a vécu le Covid. Mais alors, par exemple, si on prend l'exemple de mon petit frère, qui, lui, est au lycée, mais comment ça se passe pour lui ? Déjà, nous, on a du mal à se projeter et à se dire, bon, on va acheter une maison, on va essayer de construire quelque chose, alors qu'on sait fondamentalement que tout peut s'arrêter puisque tout s'est déjà arrêté pendant 3 ans. Enfin, je trouve que c'est des choses qui sont tellement anxiogènes. Pareil, le fait d'avoir tout le temps de l'information. Sachez que je ne regarde plus la télé, que des fois, quand il y a Trop de choses par rapport à plein d'aspects géopolitiques. Je coupe mes réseaux sociaux parce que ça me fait monter une anxiété où je me dis mais à tout moment en fait le monde peut partir en vrille. On peut se retrouver dans une guerre. Pareil le fait que, ben on se dise, enfin où je me dis, il y a par exemple là quand je voulais acheter un iPhone 17 et que j'ai regardé le film Muganga qui est sur les viols au Congo qui sont faits pour les femmes, enfin sur les femmes avec... tout type d'objet, je ne décrirai pas plus, avec tout type d'objet juste pour semer la terreur parce qu'en fait c'est par la terreur que les gens peuvent récolter du copal dans les mines juste pour nous fabriquer nos ordinateurs nos téléphones et tout ça et en fait en gros t'achètes un téléphone il a prix du cobalt au Niger, au Congo, il est parti après se faire tout monter en Chine par des enfants, et toi tu l'achètes, et en fait juste parce qu'il est vendu par des gens français, il coûte ce prix-là, mais je trouve ça luminaire en fait. Donc je sais pas si c'est ma vie actuelle où je me sens juste à la surface de l'eau, à essayer de nager en sachant que j'ai peur des fonds marins, ou si c'est le monde actuel qui est vraiment comme ça. En tout cas, vraiment, j'essaie de garder que le positif de cette année. C'est-à-dire, j'ai lancé mon podcast, j'ai réussi à me réengager avec quelqu'un. Je vous raconte ça, si ça se trouve, ça sera terminé un jour. J'espère pas. Mais à me réengager sans avoir peur, à essayer de me projeter dans mon avenir professionnel, sentimental, carrière. Et surtout, j'ai appris aussi à apprendre à gérer mes émotions. Enfin, apprendre à essayer de reconnaître mes émotions, les assumer. Et le fait que je ne puisse pas tout contrôler. que ça puisse être ok en fait de pas réussir son tâche-mâche, enfin la prépa tâche-mâche, parce qu'en fait à côté bah t'as un cheval, t'as un chien, t'as tes études, t'as un mec, t'as une vie sociale, t'as plein de trucs. En 2025 je trouve que j'ai passé trop de temps à me comparer aux autres. Alors moi qui pensais que je ne le faisais pas, en fait finalement si je le fais, j'ai l'impression tout le temps de devoir montrer les meilleures choses sur Instagram, d'avoir les meilleurs chiffres par exemple pour les lancements. Là le podcast bah imagine... je fais des statistiques nulles, comment je fais, tout ça. Et bien en fait, j'ai juste dit stop, mon cerveau, il ne peut pas accumuler autant de choses négatives, du coup je ne prends que le positif. Balki, tu te rends compte, ton podcast, tu l'as lancé à 23 ans, alors que tu fais encore ton master, que tu es en alternance, que tu essaies de gérer au mieux tes réseaux sociaux, ta vie sociale, ta famille. Donc en 2026, j'enlève tout ça et j'essaie de garder mon authenticité. Waouh, c'était compliqué. Le fait que Madame Chipie, en fait, ça soit quelque chose que j'aime bien, je ne souhaite pas forcément faire mon métier, mais c'est vraiment un endroit où je trouve ça cool d'ouvrir son micro, de se poser, de parler avec vous, juste d'échanger. J'aime beaucoup quand je reçois des messages de votre part. C'est pareil, apprendre à avoir des vraies relations, pas juste des relations éphémères sur les réseaux sociaux. Moi, je suis quelqu'un, vu que je bouge tout le temps énormément, je pense que vous pouvez le voir du coup sur TikTok, c'est que je suis tout le temps dans plusieurs villes séparées. en fait c'est juste apprendre à me poser, apprendre à dire comme quoi j'ai besoin de passer du temps avec ces personnes parce qu'elles sont importantes à mes yeux, parce qu'elles comptent pour moi, éventuellement apprendre à dire je t'aime, mais alors j'arrive déjà pas à le dire à ma mère, alors bon, voilà quoi. Et par pitié, le truc que j'aimerais trop qu'on garde, c'est la trend girl girls, c'est le fait qu'on soit en mode sororité. Moi, le fait de dire à quelqu'un qu'il est joli, que j'aime trop sa coupe de cheveux, qu'elle slay, qu'il faut qu'elle fonce parce que ce mec il est trop beau ou ce genre de choses. En fait, il faut apprendre à dire les vraies choses et puis il faut qu'on garde, qu'on arrête juste de faire semblant que tout va bien quand tout va mal. Et en fait, je trouve que Madame Chipie, c'est vraiment le fait d'être moi en entier. Je ne sais pas si vous vous reconnaissez à travers moi. En tout cas, moi je suis moi-même quand je vous parle. Il n'y a pas de masque, il n'y a pas de full face, il n'y a pas de tout ça, tout ce qu'on peut mettre au quotidien juste pour aller au travail. Madame Chipie, c'est un podcast qu'on peut retrouver toutes les deux semaines sur l'ensemble des plateformes. C'est surtout un podcast qui peut aussi te faire comprendre que tu n'es pas forcément toute seule à vivre ce genre de moment ou tout seul. Je sais qu'il y a des hommes qui nous écoutent, des petites Chipies. Et je sais surtout qu'il faut que t'apprennes à être toi en entier. C'est pas forcément simple, c'est pas forcément accepter de pouvoir dire ses limites, de pouvoir juste kiffer le fait d'être une meuf et kiffer les voitures, kiffer le foot. Moi j'aime trop le PSG par exemple. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. Kisunu ! Eh oui, tu connais Kisunu parce que tu me suis sur TikTok et tu sais très bien que la plupart de mes vidéos, je les finis en faisant un grand sourire et en disant ce mot.