Speaker #0Bonjour à toi et bienvenue sur ce nouvel épisode de Relations Saines. Moi c'est Madame Sandra, je suis thérapeute, j'accompagne des hommes et des femmes pour leur permettre de sortir de la dépendance affective et des relations toxiques. Je suis également l'autrice du livre Aimer sans s'oublier, disponible sur www.madame-sandra.fr et ma mission de vie c'est vraiment de permettre à un maximum de personnes de ne plus subir sa manière d'aimer. Parce que pour certaines personnes, c'est une évidence de bien choisir ses partenaires, de partir quand l'autre ne les mérite plus, ou encore de s'aimer assez avant d'entrer en relation. Et puis il y a les autres, et j'en ai fait partie pendant des années, à qui on n'a tout simplement pas donné les clés, ou à qui on n'a pas appris à se choisir avant de choisir un partenaire. Donc tu es au bon endroit, si ce que je viens de dire déjà résonne en toi. Et bien entendu, si cet épisode te parle, n'hésite pas. à laisser un petit commentaire, j'adore vous lire, c'est toujours un plaisir. Donc moi je t'invite à prendre une petite boisson, de l'eau fraîche, du thé, un bijou de bissap, comme tu veux, mais mets-toi à l'aise. C'est parti pour cet épisode. Cet épisode se veut un petit peu spécial. J'ai envie tout simplement d'entrer dans la tête du dépendant affectif et de te dire ce qui s'y passe. Parce que peut-être que tu écoutes cet épisode parce que... Tu es confronté à un dépendant affectif, c'est peut-être ton partenaire ou ta partenaire, ou soit tu penses l'être mais tu n'es pas sûr. Donc ce sera l'occasion de dire c'est tout à fait moi, ou ça me parle, ou peut-être de mieux comprendre l'autre. On va reprendre une scène classique qui peut arriver assez souvent, celle de l'éloignement de l'autre. C'est-à-dire que de base, au début de la relation, l'autre était assez constant, des mots doux, beaucoup de messages. Beaucoup d'amour, beaucoup de réassurance, beaucoup de compliments. T'avais vraiment l'impression d'être spéciale, t'avais l'impression d'être unique, d'être ce bijou précieux pour qui il ou elle serait prêt à tout pour y voir ne serait-ce que de la lumière dans les yeux. Et puis tout doucement, tu en as eu moins que d'habitude. Au début tu t'es dit qu'il était fatigué, je dis il mais ça peut être elle bien sûr. C'est peut-être le travail. Bon, peut-être qu'il y a quelque chose qui le contrarie. Alors tu essaies d'anticiper ses besoins, tu essaies de faciliter sa tâche, faciliter la tâche. Tu vas peut-être avoir envie de faire son petit déjeuner, faire son plat du midi, son plat d'histoire, tout faire pour que le ménage soit fait, pour qu'il n'y ait rien à faire, pour être et devenir, coûte que coûte, la partenaire idéale, celle dont il a toujours rêvé. Et tu y mets beaucoup d'amour, beaucoup de persévérance. Tu te dis, si je donne plus, je vais pouvoir recommencer à avoir cette version de lui qui me faisait tant de bien. Cette version qui me nourrissait. Cette version qui m'enchante. Mais finalement, ça ne vient pas. Alors tu envoies des messages, juste pour lui montrer que tu existes. Coucou, ça va ? Le travail, ça va ? Tu envoies comme des appels de phare. Mais tu as juste une réponse, mais il ne se renchérit pas. Comme s'il n'avait plus autant besoin qu'avant d'échanger avec toi dans la journée. Alors peut-être par colère, ou même par immaturité, mais tu le fais quand même. Tu commences à faire des stories sur les réseaux sociaux un peu visés. Tu mets un story que tu sais ce que tu vaux, ou des photos de toi dans de beaux endroits, etc. Pour pouvoir lui rappeler que la vie continue sans lui, alors qu'au fond, ta vie est complètement arrêtée. Elle est en stand-by, parce que tu attends cette réassurance, cette petite goutte d'eau qui te permettrait d'étancher ta soif d'affection et d'amour. Mais ça ne vient pas. Alors tu te suis renchérée. Tu te dis, qu'est-ce que tu pourrais faire qui fait la différence ? Est-ce qu'il y a quelque chose sur lequel il travaille ? Est-ce qu'il a un problème en ce moment ? Si c'est un problème d'argent, tu vas vouloir le dépanner ? S'il est en train d'essayer de travailler sur sa carrière, tu vas essayer de lui donner des pistes ? S'il a besoin de travailler sur un projet, tu vas vouloir peut-être financer son projet, construire son projet, l'épauler. Il n'y a rien de mal à tout ce que je viens d'évoquer. Sauf que tu le fais pour qu'il puisse redevenir cet homme ou cette femme qui nourrit ton vide affectif. Mais ça n'y a toujours pas. Alors tu t'épuises. Par moments, tu fais des petites réflexions un petit peu négatives, un peu méchantes, parce que tu as besoin de le piquer. Tu as besoin de créer une émotion chez lui. Tu as besoin de lui rappeler que tu es là. T'as besoin de tirer cette sonnette pour t'assurer que tu as été vu, que t'as enfin vu comme au début. Et tu as tellement, tellement envie qu'ils redeviennent comme avant, qu'ils nourrissent encore. Et tu t'essouffles. Tu commences un petit peu à râler parfois. Et ça se transforme un petit peu en dispute. Tu fais plus ci, tu fais plus ça, on fait plus rien, tu me complimentes pas. Et plus tu vas exprimer ce qui te manque, plus t'as l'impression d'être comme une femme qui tend une casquette à l'envers pour obtenir des pièces. Sur le coup, tu sais que tu devrais pas le faire. Parce qu'il y a des choses qui se font normalement, naturellement, mais tu le fais. Il se braque, il te redonne quelques miettes, assez pour que tu restes, mais pas assez pour que tu puisses être vraiment nourri. Et il y a cette part en toi qui a honte, qui dit mais regarde, mais où est-ce que... Où j'en suis là ? Je suis là à demander, est-ce que tu m'as vu, est-ce que tu m'as vu ? À attendre des compliments, à attendre des applaudissements par rapport à tout ce que tu as pu donner. Mais moins il reconnaît ce que tu fais pour lui, puis ça te fait mal. Et plus ça te fait mal, plus tu ne te sens pas choisi. Et donc tu surenchéris encore pour revivre encore ce qu'il t'a donné au début. Tu dors de moins en moins, tu es fatigué parce que toute ton énergie va vers cet homme. T'as tellement envie qu'il redevienne comme avant, ça devient maladif. Je sais qu'il peut me l'offrir parce qu'il l'a déjà fait. Donc tu restes parce que cet espoir d'avoir le potentiel de voir le potentiel dans l'autre. Il peut redevenir ça, ou il peut devenir cet homme que je veux. À côté, il y a peut-être d'autres hommes qui te montrent un certain intérêt, qui semblent clairement vouloir te choisir, mais ils semblent fades. Il n'y a rien à conquérir, il n'y a rien à gagner, il n'y a pas de challenge, il n'y a pas de difficulté. Le terrain est lisse, il t'est tendu, comme sur un plateau. Mais comme ton système nerveux préfère un enfer qui lui est familier à un paradis qui lui est inconnu, Il voit ça comme quelque chose de fade, de plat, de pas du tout passionné. Alors qu'avec l'autre, avec ton partenaire actuel, les fois il te redonne des miettes, tu te sens revivre. Ce petit SMS, ce petit emoji, ce petit compliment que tu attendais depuis si longtemps et tu es comme un petit peu d'eau. Ça n'a pas étanché complètement ta soif, mais assez pour avoir l'énergie nécessaire pour continuer. Continuer de surenchérir. Qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que je dois être ? Qui je dois être ? Pour mériter son attention, pour mériter sa vue, pour mériter sa considération, son commentaire, son like, sa présence, sa loyauté, sa fidélité, son respect. Qu'est-ce que je dois faire de plus ? Comment être plus pour mériter cet amour-là ? Et ça, c'est ce que tu fais à chaque fois. Tu vas vers des hommes qui, au début, t'offrent ce qu'on appelle le love-bombing. Beaucoup d'amour, t'es incroyable, t'es exceptionnelle, t'es la femme de ma vie, je vais te marier, la future mère de mes enfants, les plus beaux mots de la terre, ça fait tellement longtemps que t'as besoin qu'on te choisisse que... Il avait l'air tellement, tellement sûr de lui quand il disait ça. Il t'a peut-être même présenté à sa famille, à ses proches, à ses amis. Tu te dis mais tout est là, pourquoi aurait-il fait semblant ? Tout est là, mais au final, tu creuses, t'observes. Et tu vois qu'il y a beaucoup de paroles, mais les actes ne sont plus là, ou peut-être ne l'ont jamais été. Tu t'es accroché à l'idée de l'homme qu'il pouvait devenir, de l'homme qu'il décrivait de sa bouche, et non pas de l'homme que tu voyais de tes yeux. Mais l'idée d'admettre cette réalité est tellement douloureuse que tu préfères t'accrocher en te disant « Non, non, je pense vraiment qu'il peut être ça. » Ou « Je pense même qu'il est ça. » Même si ton cerveau n'a pas de preuves. Mais cet endroit incertain, avec des montagnes russes, Ce sentiment un petit peu d'être choisi à moitié, tu le connais tellement que t'as presque l'impression que t'es confortable. Tu rejoues peut-être la relation que t'as avec ton père. Tu sais, ce papa qui est parti très tôt, ou que t'as peut-être pas vraiment connu jeune, mais qui te contactait uniquement par intérêt, ou qui revenait quand ça lui chantait. Et dans ces moments-là, tu cherchais à être la petite fille la plus intéressante de la Terre, ou être discrète, ne pas faire de vagues, avoir de bonnes notes. Être celle qu'il voulait qu'il soit, que tu sois plutôt, pour être enfin aimé par ce papa. Il te faisait des promesses, je serai là à ton anniversaire, je te le promets. Mais il ne le faisait jamais, jamais. Mais tu étais dans l'attente, tu as vu ta mère dans l'attente. L'attente du changement, l'attente de la métamorphose, de cette transformation qui pourrait tout changer et faire qu'enfin la famille se passe bien. Et cette petite fille, cet enfant blessé qui a attendu un père... un père, des repères qui ne sont jamais arrivés, cette petite fille, c'est elle qui fait que tu restes dans cette relation-là. C'est elle qui te dit cette fois-ci il va rester, cette fois-ci cet homme on peut le réparer. On n'a pas réparé papa mais lui on peut. Si on est plus patiente, si on est plus ceci, plus bienveillante, plus traditionnelle, plus aimante, plus à l'écoute, plus discrète, plus sobre, plus sexy, ou au contraire beaucoup plus hot dans l'intimité, si on accepte cette activité, Dans l'intimité qu'on n'aime pas, mais que les autres femmes font rarement, certainement qu'il restera. Et bon, c'est pas grave si ça va pas vraiment dans le sens de nos convictions. Après tout, il faut ce qu'il faut, c'est quand même l'homme que j'aime. Et tu te convains, jour après jour, que toute cette quête que t'es en train de mettre en place, que tout ce que t'as fait pour qu'il puisse rester, mérite ce combat. Ton cerveau en est persuadé parce qu'il a été programmé comme ça. Ça fait pas partie de ton identité, attention. C'est la façon dont la vie t'a amené à devoir. te conduire et te comporter pour garder quelqu'un dans ta vie. C'est tout. C'est pas toi, c'est pas ta personnalité, je t'assure. Parce que quand t'auras travaillé sur ça, tu verras que derrière ces peurs, cette peur de l'abandon, cette peur de ne pas être vraiment choisie, cette peur de ne pas être assez, il y a ce que tu es vraiment. Un homme et une femme libres. Libres d'être ce qu'elle est, et d'être aimée pour ça. D'être aimée sans avoir à surenchérir, sans avoir à être parfaite. Sans avoir à répondre à tous les besoins, à les anticiper, à les porter. Sans avoir à combler les manquements de l'autre. Ah, il n'est pas assez romantique, alors c'est moi qui vais penser au restaurant de vendredi, où on va aller, combien de temps, combien ça coûte, et puis je vais organiser les vacances, et puis j'ai organisé la logistique de la maison, et puis je vais m'occuper aussi des enfants, et je vais tout porter. Parce qu'il ne sait pas le faire, mais en le portant, la relation se passe bien. C'est tellement beau ce qu'on vit. C'est tellement beau ce que tu lui permets de vivre, effectivement. Mais qu'est-ce qu'il met sur la table ? Qu'est-ce qu'il met sur la table ? Si t'arrêtais de porter, si t'arrêtais de chercher à anticiper ses besoins, si tu arrêtais de vouloir tout porter et être la solution à tous ses problèmes, qu'est-ce qu'il resterait de la relation ? Qu'est-ce qu'il resterait si tu levais le pied ? Si tu lui permettais de reprendre le relais ? Et lui de porter, ou elle de porter un peu plus la relation, qu'est-ce qu'il se passerait ? Est-ce qu'il resterait encore beaucoup d'étoiles ? Ou est-ce que le ciel serait noir ? Parce que tant que tu portes, tu ne peux pas voir que tu portes tout finalement. Parce que c'est un peu comme un château de sable que tu essaies de maintenir avec tes deux mains. Il y a quelques grains de sable qui passent entre tes doigts de temps en temps. Tu sens bien que ce château n'est pas solide, mais tes mains essaient de maintenir et dire « Non, regarde, ça tient encore. » Mais au fond de toi, si tu regardes avec... Beaucoup plus de bienveillance envers toi-même, avec un dialogue intérieur rempli d'amour. Tu verras que, en fait oui, c'est vrai que ce château-là, c'est un château de sable, c'est pas un château embêtant. S'il y a du vent là, tout va s'envoler. Mais j'avais tellement envie que ce château tienne, j'avais tellement envie que ça marche. Et personne ne t'en veut pour ça, personne. Mais c'est juste que chaque minute, chaque seconde que tu donnes à une vie, à une relation, à une personne. qui ne te mérite pas vraiment, c'est un temps que tu ne peux pas offrir à la personne, je dis bien la personne, qui te mérite vraiment. Quand on continue d'avoir une vie que l'on ne veut pas, on ne s'offre pas la chance d'avoir la vie qu'on veut. Ça paraît tellement bateau comme l'eau s'amouille, le feu s'abrulle, et pourtant c'est vrai. Toutes ces fois où on t'a servi de l'eau, Alors que tu avais envie de boire un bon Virgin Morito sans alcool, toutes les fois où tu as choisi l'eau, tu as refusé le Virgin Morito. Et tu pourras dans dix ans dire, on m'a toujours offert que de l'eau. Et on pourra te répondre, personne ne t'a forcé à le boire, ce verre. Tu aurais pu dire, non, ce n'est pas ce que je veux boire. J'ai envie de ce Virgin Morito, avec la base d'eau gazeuse, avec de la menthe, avec du sucre de canne, c'est ça que je veux boire. Parce qu'en refusant ces verres d'eau, à un moment donné, même si la personne qui te propose te dit « Ah bah vous savez, vous savez pas, si vous allez pouvoir trouver un resto qui vous propose des Virgin Morito à la menthe, j'ai pas comment vous allez faire. » Ouais, ouais, j'entends bien, mais je vais essayer. Et puis tu vas peut-être marcher un petit peu plus loin, t'auras peut-être pris plus de temps que prévu. Qu'est-ce que t'imaginais en tout cas ? Mais tu vas arriver devant ce restaurant et tu vas dire « Bonjour, je veux un Virgin Morito s'il vous plaît, à la mangue. » Bien sûr. Asseyez-vous, installez-vous sous la porte. Mettez-vous à l'aise. Et puis là, dans ton cœur, il y aura cette voix qui va te dire « Ah, waouh ! Heureusement que je ne me suis pas contentée de ce verre d'eau. C'est ça que je voulais boire. » Et on va te le servir, et tu vas le savourer, et tout va bien se passer. Tout va bien se passer. Mais si tu restes dans le précédent resto, tu bois ton eau, là, déprimée parce que ça n'a pas de goût, c'est juste de l'eau, quoi, rien de fou. Tu passes à côté de ce Gérgine Moreto que tu aurais pu boire. Je pense que tu as compris l'idée. Mais en même temps, dans ta tête, tu te dis aussi « J'ai déjà donné du temps dans cette relation. Ça fait déjà un moment qu'on vit des choses et puis tout ne se passe pas mal. » Mais tu sais, moi, quand on me dit ça en séance, ma réponse est toujours la même. Dans toutes les relations, il y a quelque chose de bien qui se passe. Même dans une relation où malheureusement le partenaire a violenté sa partenaire, il y avait forcément au moins un soir ou un matin où ça se passait bien. Où ils ont rigolé, où ils ont partagé un bon repas, où ils ont eu une belle intimité. Mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas pour effacer toutes les fois où cette personne s'est pris des coups. Ça ne suffit pas pour effacer toutes les fois où la personne s'est sentie humiliée, où l'autre n'a pas répondu à un message au bout de trois jours pour revenir en disant qu'une météorite était tombée là où il se trouvait. Ça n'empêche pas ça. Donc l'argument du « il y a quand même des bons moments » ne suffit pas. Ça ne veut pas dire qu'il faut partir dès qu'il y a un mauvais moment, mais ça veut dire qu'il faut arrêter d'être dans le déni. Même si t'as l'impression que ça te fait du bien au fond, tu le sais, c'est faux. Voir la vérité en face, ça met une claque, mais ça fait moins mal que de se prendre des claques psychologiques, émotionnelles, pendant 40 ans de vie. Alors oui, peut-être que t'as fonctionné comme ça jusque-là, et que tu dis je suis comme ça, etc. Mais je peux t'assurer et te promettre que c'est faux. Tu as été comme ça parce que tu n'avais pas le choix, tu n'avais pas d'autre carte. Ton cerveau a juste pris, sort juste la carte qu'il connaît. En amour, voici la carte que je connais. Quand tu travailles sur toi, c'est ce que je dis tout le temps en séance, quand tu travailles sur toi, tu apprends, en tout cas dans le programme c'est ce que je fais, tu apprends à sortir d'autres cartes. Là c'est pas la carte du... « Je pardonne parce qu'il a un passé difficile. » La carte du « Il pouvait pas, il avait à quoi paumer. » La carte du « Mais c'est qu'une amie, même si tu vois bien qu'elle a énormément d'ambiguïté. » La carte du « J'accepte ci, je prends cela, je me contente de ceci. » Cette carte-là, comme elle était seule, t'avais pas le choix de la sortir. Parce que tu te dis « Faut bien que je paye. » Tu sors ta carte, quoi. Sauf que là, l'idée c'est d'apprendre d'autres cartes, d'autres réponses. De déconstruire ce qui a été ancré. de déprogrammer ce qui t'amène à faire des choses qui te sabotent et dont tu es consciente que ça te sabote, mais tu continues. Et ça, je sais qu'on peut essayer de le faire seul. On peut essayer, ça peut durer longtemps. Il y en a qui arrivent, et c'est très bien, et généralement vous avez tout mon soutien. Mais si toi tu n'y arrives pas, t'as essayé. T'as peut-être vu des psys qui travaillaient ça, qui travaillaient sur l'humain d'ordre général, c'est-à-dire un psychologue. J'ai un peu un généraliste. Il est peut-être temps que tu ailles voir quelqu'un qui est spécialisé là-dedans. Moi, c'est ma spécialité. La dépendance affective, les troubles de l'attachement. Tout ce qui est lié à l'amour, c'est quelque chose qui me prend aux tripes parce que je sais à quel point il y a des hommes et des femmes incroyables qui passent à côté d'une vie incroyable juste parce qu'ils n'ont pas vu qu'ils étaient incroyables. Tu comprends ? Et je pense que tu fais partie de ces personnes-là. Tu es là à te brader, en fait. Tu es, comment dire ? C'est comme si t'étais un palace et tu mettais des tarifs d'un Formule 1, un hôtel à l'heure d'étoile. C'est comme si tu étais une Lamborghini et tu te vendais au tarif d'une trottinette électrique. Ou que tu es Beyoncé et que tu acceptes de chanter à une kermesse. Ou tu es... On peut pas aller loin comme ça, on peut sortir plein de choses. Pour l'homme, il se parle... Si tu es un homme, tu te reconnaîtras peut-être plus dans la Lamborghini, tu vois. quand on voit l'amour, ce que t'as à offrir, l'homme que tu es, les valeurs que tu as, tu es une Lamborghini, mais tu vas vers les femmes, coucou, je suis une trottinette, allez-y, faites-vous plaisir, c'est moi qui régale. Faut que ça s'arrête. Géraldine, Jean-Marc, ça suffit. On arrête les conneries. On arrête les conneries. Mais encore une fois, c'est sans jugement, c'est avec beaucoup d'amour, comme chacun de mes épisodes. Mais vraiment, faut que ça s'arrête. Faut que ça s'arrête. Si tout au long de l'épisode, tu t'es dit, non mais c'est trop moi ça. Ah ça m'énerve ! Oui, ça t'énerve, ça m'énerve, on s'énerve, mais la meilleure façon de nous énerver c'est de travailler. Ok ? Non sérieux, ça peut plus durer. Et ce qui m'énerve mine de rien c'est que... de belles âmes rencontrent de mauvaises âmes. Finalement, il y a des gens qui ont vu en toi. Ils ont vu que, ah bah tiens, t'as soif d'amour, ah ah ah, je vais profiter, mince ! Si seulement on était dans un monde où les gens étaient capables de dire je vois qu'il y a quelque chose qui fait que tu souffres, je sens que t'as besoin de validation, je sens que t'as besoin d'exister, je sens qu'il y a envie dans toi. Et je veux pas arriver à être ni ta béquille, ni être ta jauge d'amour, je veux que tu bosses sur toi. Et quand t'auras bossé sur toi, reviens vers moi, vois est-ce que vraiment t'es aligné avec moi. Est-ce que je te corresponds vraiment et que je ne suis pas là pour combler un manque, mais que tu me choisis vraiment par amour ? Ça, c'est dans le monde des bisounours. Mais dans la vraie vie, malheureusement, tu attires des gens qui profitent. Des gens qui vont avoir du mal à dire merci. Des gens qui seront incapables de voir à quel point tu es unique, à quel point tu es exceptionnel, ou au contraire, l'auront tellement vu qu'ils profiteront aussi longtemps que toi tu ne l'auras pas vu pour être à tes côtés. Parce qu'ils savent que le jour où tu vas te réveiller, ils vont... littéralement dégagés de ta vie. Parce qu'ils ne sont pas au niveau. Parce qu'ils ne sont pas organisés, ils ne sont pas structurés, ils n'ont pas de vision, ils n'ont pas de... Ils n'ont rien à offrir. Ils n'ont rien. Mais tout à prendre. Et j'aime travailler avec de belles âmes. J'aime travailler avec des pépites. J'aime qu'à la fin, la personne se dit, plus jamais. J'aime voir des gens bloquer leur ex et ne vraiment pas y retourner. J'aime voir des gens oser dire à un date, excuse-moi, on s'arrête là parce que je crois que... Oula, tu... Wouh ! En matière de limites et respect, c'est compliqué. J'aime voir ça. J'aime voir ça. Donc voilà, c'est... C'est un épisode un peu spécial. J'espère qu'il a résonné en toi. Et si tu veux avancer sur ce sujet, si tu sens que c'est le moment de débunker complètement ce qui aujourd'hui te dessert, te sabote et fait que t'en as strictement, t'en as littéralement ras le bol de vivre toujours les mêmes histoires, d'avoir le même... type de comportement, les mêmes partenaires, les mêmes fins, les mêmes c'est pas moi c'est toi, les mêmes on verra ce que ça donne, les mêmes ah bon tu voulais des fleurs, les mêmes t'es tellement exigeante, t'es sûre que tu trouveras quelqu'un, et bien ouais, tu peux prendre ton appel de découverte quand on en discute. Là le programme est au complet jusqu'à fin septembre, du coup normalement tu auras des dispos uniquement fin septembre pour démarrer en octobre, tout dépendra bien sûr à quel moment tu écoutes cette... cet épisode. Il y a des personnes qui ont pris des rendez-vous là sur août. Il y aura peut-être une place qui se libère si la personne ne prend pas le programme. Mais dans tous les cas, ça nous ramène à octobre parce qu'il y a de plus en plus de demandes et je suis ravie pour ça d'aider un maximum de personnes. Et vraiment, il n'est jamais trop tard. Vraiment jamais, jamais trop tard pour avancer sur ces sujets. Et quand tu as connu la pluie, crois-moi que tu savoures le soleil. Oh ! qui tape sur ton dos. Les gens qui ont l'habitude de ça, pour eux, c'est comment ça, juste d'avoir encore du temps pour toi, de ne pas paniquer quand tu reçois pas un message, de ne pas faire tout reposer sur l'autre. C'est simple. Non, ça ne l'est pas. Ça ne l'est pas. Je suis désolée, ça ne l'est pas. Ça s'apprend. C'est tout. Point barre. Donc, il n'y a pas de jugement. Nous, on est ensemble. Et voilà. N'hésite pas aussi à passer me faire un petit coucou sur Instagram, TikTok, Madame Sandra, tout attaché, tiré du bas. Je lis tous vos commentaires. Merci pour ceux qui prennent le temps de liker. les vidéos parce que je fais des vidéos capsules autour des relations hommes-femmes. Donc merci pour votre soutien, vos messages privés, vos commentaires, tout ça, ça me donne énormément de boost. Et je ne vous remercierai jamais assez, Madame Sandra est là grâce à vous et pour vous. Voilà, donc en attendant, prenez soin de vous, prends soin de toi et on se dit à la semaine prochaine pour l'épisode de la semaine. Ciao !