Speaker #0Bonjour à toi et bienvenue sur ce nouvel épisode de Relations Saines. Moi c'est Madame Sandra, je suis thérapeute, j'accompagne des hommes et des femmes pour leur permettre de sortir de la dépendance affective et des relations toxiques. Je suis également l'autrice du livre Aimer sans s'oublier, disponible sur www.madamesandra.fr et également de l'ouvrage Les 28 archétypes d'hommes à ne surtout pas épouser qui est disponible sur Amazon. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on parle d'un sujet qui, je pense, est très sous-coté. Et pourtant, ça concerne pas mal de monde. Et avec le programme 90 jours pour sortir de la dépendance affective, où j'accompagne des hommes et des femmes, comme vous le savez, ou si tu viens d'atterrir, eh bien, je te le dis avec plaisir, c'est un programme à 360 degrés qui est là pour déconstruire ta dépendance affective et ne plus jamais subir ta manière d'aimer. Et s'il y a bien quelque chose qui revient très souvent, c'est la projection. La projection en amour, quand tu en veux à l'autre de ce que tu te refuses, toi. Alors, si tu t'es déjà retrouvé dans cette situation, déjà rien que dans une phrase, dans cette phrase-là, fais donc vouloir à l'autre de faire ou de s'autoriser à faire ce que tu ne t'autorises pas. Alors reste avec moi, prends un petit verre de jus, un verre de bissap, un jus de pomme, un café, un thé, bref, je veux que tu te sentes bien, que tu sois à l'aise, et prends des notes si besoin, parce que je pense qu'il y a... pas mal de petites choses qui vont être utiles, en tout cas j'espère. Et j'en profite aussi pour remercier tous ceux qui prennent le temps de mettre un 5 étoiles sur la plateforme d'écoute, que ce soit sur Spotify, sur Deezer, ou qui mettent des likes sur Youtube, ou des likes sur mes vidéos capsules sur Instagram et TikTok. Franchement, ça encourage énormément mon travail, et ça permet surtout à un maximum de personnes d'accéder à mon contenu gratuitement, parce que beaucoup de personnes sont concernées par ça, mais ne le savent pas. Ne le savent pas. Donc quand j'entends, ah bah grâce à une amie qui m'a recommandé le podcast ou qui m'a partagé ton dernier réel et tout ça, donc sur Madame Sandra tout attaché tiré du bas, bah moi ça me touche énormément. Je me dis, ok, ok, let's go, c'est top, ça encourage et ça booste. Bref, donc est-ce que tu t'es déjà retrouvée hors de toi parce que ton partenaire ne s'est pas levé à l'heure ? Je dis ton, comme ça peut être ta, comme je dis tout le temps, la dépendance affective n'est pas genre récite, s'il vous plaît, pour que ce soit plus agréable à écouter. Je reste le plus souvent sur un langage masculin, mais bien entendu, il y a aussi des femmes qui peuvent être toxiques, etc. Ok ? Bon, bref. Donc comme je disais, est-ce qu'il t'est déjà arrivé d'être hors de toi parce que ton partenaire ne s'est pas levé à l'heure ? Parce qu'il n'a pas mis la table avant que tu rentres ? Parce que ta partenaire s'est couché tard alors que vous aviez une journée chargée le lendemain ? Parce qu'il était encore sur son téléphone pendant que toi, tu étais en train de faire ce qu'il fallait dans la maison ? Ou parce que, je sais pas, il a passé trois heures avec ses amis pendant que toi tu l'attends patiemment, en te demandant mais qu'est-ce qu'il fait, qu'il a toujours pas pris le temps d'envoyer un petit SMS pour le dire. Et toi, tu en as voulu à l'autre. Mais pas juste un peu, mais vraiment. Pas la petite irritation, non, une grosse colère. T'as cette boule dans le ventre qui te... Tu vois ? Tu vois de quoi je parle. Quelque chose que tu vois ça, tu le vois comme quelque chose d'injuste, qui remonte en toi. Et t'as ces phrases acides qui viennent dans ta bouche, ou un reproche, tu vois, hop, que tu places comme ça, tac ! Ou au contraire, un gros gros silence parce que t'as pas envie de mettre des mots là-dessus, parce que c'est trop dur. Et finalement, peut-être que de l'extérieur, quelqu'un aurait pu te dire que tu surréagis, que c'est pas si grave, qu'il a le droit de se lever à l'heure qu'il veut, qu'il a le droit de voir ses amis, etc., etc. Mais ça, tu le sais ! Quelque part, tu le sais ! Mais ta colère, elle ne le sait pas. Ça, elle ne le sait pas. Et c'est pour ça qu'elle prend la place, beaucoup de place dans la situation. Et donc, à ce moment-là, je ne sais pas forcément ce qui se passe vraiment. Mais moi, j'ai vraiment envie qu'on parle de la projection parce que c'est un mécanisme psychologique qu'on connaît tous, entre guillemets, mais qu'on n'applique presque jamais à soi-même dans un contexte amoureux. On se dit, je me projette. Mais dans le contexte amoureux, on n'y pense pas. Et quand on est dépendant affectif, ce mécanisme-là, de se projeter sur l'autre finalement des choses, ça peut faire des dégâts considérables dans la relation. Et sans qu'on comprenne vraiment d'où vient cette rage. C'est ça qui est un petit peu malsain dans cette situation. Parce que quand je l'évoque en séance, c'est très rare qu'on me dise « Ah oui, oui, tout à fait, je vois très bien que c'est ça qui se jouait, etc. » Non. quasiment jamais d'ailleurs c'est plutôt mais oui, mais c'est vrai ça aussi qui est beau avec mon métier on peut révéler des choses, ça fait toujours plaisir pas toujours agréable sur le coup mais conscientiser permet de déconstruire encore une fois, donc moi j'ai vraiment envie de construire cet épisode, je l'ai construit en trois étapes D'abord, de penser à ce que tu vis, avec des scènes un peu plus concrètes, dans lesquelles tu vas sûrement te reconnaître. Si c'est le cas, n'hésite pas à me le dire en commentaire sur la plateforme d'écoute que tu utiliseras. Ensuite, on va voir ce qui se passe vraiment derrière tout ça, et le vrai fond du problème. Et l'idée, c'est de terminer sur qu'est-ce qu'on fait de ça, comment on sort de ce schéma-là. Donc si jusque-là, ça te parle, j'espère que tu es encore avec moi. Donc je vais te décrire des situations. Je veux vraiment que tu écoutes vraiment, pas pour te juger. Pas pour te dire, ah oui, c'est trop moi, oh là là, j'ai trop de travail, etc. Non, C'est pour voir déjà si tu te reconnais. La première scène, donc ferme tes yeux, projette-toi. Si tu es en voiture, ferme-toi. Ne ferme surtout pas tes yeux si tu es en voiture, bien entendu. Donc tu rentres du travail, tu as passé ta journée à gérer des choses, à être présente, à t'organiser. Mais tu arrives à la maison et là... La table n'est pas mise. Il est posé sur le canapé, détendu, sans une once de culpabilité. Il y a quelque chose en toi qui se cristallise, une irritation qui monte, qui ne reste pas une irritation, bien sûr. Tu ne te dis pas directement, tu ne vas pas dire directement ce que tu ressens. Ce n'est pas « Oh, j'ai eu une journée difficile et j'aurais aimé trouver la table mise » . Non, c'est « Ah, bien sûr » . Ah, bravo ! Ok, super ! C'est un soupir que t'appuies. C'est la façon dont toi, tu poses ton sac. C'est une remarque où, on va dire, c'est une remarque sur autre chose, mais qui porte tout le reste. Parce qu'à ce moment-là, tu vas râler, mais jamais directement sur le vrai problème. Tu râles, tu bougonnes dans ton corps, t'es en train de bouder, tu connais ça, je pense. Mais tu vas pas mettre des mots. directement sur ce qui se passe. Je prends le cas d'Aurélie. Aurélie, elle m'a raconté une scène qui a fait prendre conscience de quelque chose. Son partenaire, il avait passé le week-end, je dis bien le week-end, à jouer aux jeux vidéo avec son frère. Toute la journée. Elle, elle a géré les courses, le ménage, les enfants, les repas du soir. Et elle, elle lui en voulait. Elle lui en voulait tellement fort qu'à un moment donné, ça a pété. Donc il y avait une dispute. Et au milieu de la dispute, il y a son partenaire qui lui avait demandé « Mais pourquoi tu ne m'as pas demandé que je t'aide ? Pourquoi tu n'as rien dit ? » Mais elle n'a pas su quoi répondre. Parce qu'elle n'avait pas demandé. Elle avait attendu qu'il voit qu'elle avait besoin d'aide. Et croyez-moi, vous n'imaginez pas le nombre de mariages détruits à cause de la phrase suivante. « Mais vous ne voyez pas que j'avais besoin d'aide ? » Elle ne voyait pas que j'avais besoin de soutien. Il ne voyait pas que j'avais besoin de ci. Elle ne voyait pas que j'avais besoin de ça. Et je le dis vraiment avec une once d'humour, parce qu'on ne se rend pas compte. Mais c'est tellement du gâchis. Personne n'est dans votre tête. J'ai dit tout à l'heure en conscience, il y a moins d'une heure à une femme, retirez le terme évidence de votre bouche, si vous voulez réussir votre mariage. Il n'y a pas d'évidence. Il y a des choses... ça semble évident en fonction de ton éducation, en fonction de ta culture, en fonction de ton genre, de ton expérience, de ta maturité, etc. Et pour certaines personnes, non, ça ne sera pas évident. Mais ce n'est pas pour autant que cette personne ne t'aime pas. Alors, ne vous appuyez pas là-dessus pour accepter tous les comportements qui vont dans tous les sens, ce n'est pas ce que je dis. Par contre, dites-vous bien que dans une discussion, on peut te dire que c'était logique que, ou que tu n'avais pas vu que, d'admettre que vous n'avez pas mis de mots sur ce dont vous aviez besoin. Si vous l'avez déjà dit. J'ai besoin que tu m'aides lorsque je m'occupe des enfants, que tu m'avances sur la maison, ou que tu fasses ceci ou que tu fasses cela, et que l'autre a décidé volontairement de ne pas le faire. Là, on peut dire que c'était évident, parce que vous l'avez déjà dit. Donc c'est pas vraiment une évidence, c'est un besoin qui avait été évoqué, mais qui n'a pas été entendu, nuance. Mais si vous n'avez jamais dit ce dont vous aviez besoin, la manière dont vous avez besoin d'être traité, aidé, épaulé, soutenu dans la maison ou en dehors, vous ne pouvez pas reprocher à l'autre de ne pas avoir fait le nécessaire. Parce qu'encore une fois, je me répète, personne n'est dans votre tête. C'est l'idéal d'avoir quelqu'un qui a le même fonctionnement de soi, c'est pour ça que je parle très souvent en séance, parce qu'il y a des gens qui travaillent avec moi de manière individuelle, ils me prennent des séances ponctuelles, et pas que autour de la dépendance affective, mais tout ce qui tourne autour des relations hommes-femmes, de la construction d'un couple sain, repérer quand un couple ne l'est pas, si un couple est toxique, etc., la fidélité, bon, plein de sujets. Et travailler sur cette notion de compatibilité, c'est gagner du temps. Parce que quand tu ne sais pas repérer quand un homme ou une femme est compatible avec toi, c'est sur le terrain que tu te rends compte que toutes tes évidences n'en sont pas pour l'autre. Et tu peux être très déçu et tomber de mille étages. Bon, je me recentre, même si c'était dans le thème. La deuxième scène que je te propose, c'est ton partenaire qui se lève le week-end, quand il veut. 9h, 10h, parfois 11h. Il prend son temps, il boit son petit café, il scrolle sur internet, il lit, il chille. Il existe à son rythme, sans se préoccuper de l'heure. Et toi, tu le regardes, il y a quelque chose qui ne va pas. Ça t'agace, ce calme, cette absence de culpabilité, cette façon qu'il a de prendre du temps. temps pour lui, sans sourciller, sans se mettre de pression. Waouh ! Alors toi, tu commences à mentionner les choses dans ta tête, les choses à faire, la liste, le programme du week-end, les courses, les enfants potentiellement, parce que tu peux ne pas en avoir, mais il y a quand même des choses dans ta tête. Tu sais comment tu veux organiser cette journée, etc. Et indirectement, bah, tu lui rappelles qu'il ne devrait pas être aussi détendu, qu'il y a des choses à faire, que la vie ne s'arrête pas. Mais lui, il était juste en train de se reposer. Il n'avait pas tort de se reposer en soi. Mais ça te dérange. Ça te parle ? Il faut aussi interagir par rapport aux épisodes sur Insta et sur TikTok en précisant le numéro d'épisode ou le thème. Et moi, ça fait toujours plaisir. J'ai souvent avec des personnes qui écoutent le podcast, en disant « Ah, quand t'as dit ça, ça m'a interpellée. » Ou « Quand t'as parlé de telle anecdote, telle scène, c'était tout moi. » Ça fait vraiment plaisir. Parenthèse fermée. La troisième scène que je te propose, ta partenaire elle voit ses amis, très souvent. Elle est rentrée, elle est heureuse, elle est détendue, elle est pleine d'énergie. Et toi tu l'accueilles avec un visage qui dit tout autre chose. Ou tu vas juste poser des questions avec un ton qui n'est pas vraiment curieux. C'est plus, ça s'est bien passé ? C'était long pour une simple soirée. Tu vois cette intonation un peu, t'as envie de tomber sur l'autre mais tu sais que tu peux pas. Mais ça te démange. Et si on te demandait pourquoi ça t'agace, tu ne saurais peut-être pas vraiment répondre. Parce que ce n'est pas vraiment la soirée avec les amis le problème, c'est autre chose. Quelque chose que tu n'arrives pas encore à nommer. La quatrième scène que je te propose, c'est la suivante. Il te dit qu'il va faire quelque chose. Ranger le garage. Appeler son frère. Passer à la pharmacie, et toi tu surveilles, pas consciemment, mais tu surveilles. Et quand c'est pas fait, tu le relèves, avec une précision qui dépasse la simple observation, parce qu'il y a quelque chose derrière tout ce contrôle-là. Prends l'exemple de... De Marcus, il me racontait en fait que sa partenaire, elle avait une mémoire de tout, d'accord ? Tout ce qu'il avait dit, qu'il ferait, qu'il n'avait pas fait, la date exacte, le contexte, elle oublie rien. Et au début, il avait pris ça pour de l'organisation, pour de l'attention aux détails, avec le temps, etc. En fait, il avait réalisé que c'était quelque chose d'autre, un décompte, comme s'il y avait chaque chose, chaque chose qu'il ne faisait pas, c'était une preuve. de quelque chose, mais il ne savait pas de quoi. Et les quatre scènes ont un point commun, si tu regardes bien. Ce n'est pas vraiment la table qui n'a pas été mise, ce n'est pas l'heure à laquelle l'autre s'est levé, ce n'est pas la soirée que la personne passe avec ses amis. Ce n'est pas vraiment les choses pas faites. Ce qui énerve vraiment, c'est que ton partenaire se permet des choses que toi, tu ne te permets pas. Qu'il existe librement pendant que toi, tu te tords en 4, voire en 12, pour que la relation se passe bien. Et ça, ça s'appelle de la projection. Et maintenant que tu peux mettre un mot sur ce qui se passe vraiment, on va regarder le vrai fond du problème. Je veux qu'on aille chercher plus loin. Parce que la colère contre la table qui n'a pas été mise, tout ça, c'est de la surface. C'est la surface du gâteau. Mais dessous, il y a des couches. On va les démonter, une par une. La première couche, c'est que tu t'oublies. Donc tu lui en veux de ne pas s'oublier. C'est ça le mécanisme au cœur de la projection dans la dépendance affective. C'est que tu fais tout. pour que ça aille dans la relation, pour anticiper les besoins, voir ce dont il a besoin, ce dont elle a besoin, etc. Tu te mets en dernier, tu gères, t'organises, tu fais passer la relation, le couple, avant toi, avant tout, systématiquement. Mais inconsciemment, tu espères, tu aspires dans ton cœur à ce que l'autre fasse pareil, que lui aussi il s'oublie un peu pour la relation, que lui aussi il se plie, que lui aussi il passe les besoins du couple avant les siens. Et quand l'autre ne le fait pas, Quand il se couche alors qu'il veut, qu'il se lève alors qu'il veut, qu'il voit ses amis, etc. Il fait sa vie sans culpabilité, qu'il se repose sans scrupule, qu'il va peut-être repousser quelque chose, etc. Il y a quelque chose en toi qui dit mais c'est injuste. Donc lui il se permet tout ça pendant que moi je fais tout. Mais la vraie question c'est plutôt qui t'a demandé de tout faire ? Qui t'a demandé de tout oublier ? Qui t'a imposé cette charge qu'on appelle aussi charge mentale ? personne. Et je t'entends déjà, oui mais si je ne le fais pas, personne ne va le faire. Essaie de ne pas le faire et tu verras. Est-ce que la maison va vraiment exploser ? Est-ce qu'il va vraiment y avoir une météorite qui tombe ? Tu ne peux pas le savoir parce que tu portes tout avec cette excuse-là de te dire, si je ne le fais pas, ça ne va pas être fait. Mais peut-être que ça va être fait. Et si justement ça n'est pas fait, il faut peut-être plutôt se poser des questions, dans le choix même du partenaire. Et comme tu as appris. Que c'était comme ça, qu'on était aimé et c'est comme ça qu'on aime, comme c'est devenu indispensable, c'est qu'en étant parfaite, en étant parfait, en prenant tout en main que tu obtiens l'amour, tu te dis si l'autre en face ne fait forme pas pour mon amour, c'est que l'autre ne m'aime pas. La vraie question c'est est-ce que ta manière d'aimer est vraiment saine ou est-ce que c'est vraiment l'attitude de l'autre qui ne l'est pas ? La projection ? C'est un mécanisme de défense. C'est ce mécanisme-là que tu as mis en place pour justement attribuer à l'autre des états, des désirs, des frustrations qui t'appartiennent. Et dans le contexte de la dépendance affective, ça prend une forme un peu spéciale. Tu projettes sur l'autre tes propres interdits. Ce qu'on se refuse à soi-même, on ne supporte pas, je répète, ce qu'on se refuse à soi-même, on ne supporte pas de le voir chez les autres. Non pas parce qu'il a tort de le faire, Mais parce que son, sa liberté, révèle malheureusement le fait que toi, tu en manques. La deuxième couche, c'est que tu ne te sens pas vu, tu ne te sens pas entendu, tu ne te sens pas considéré. Donc sous la couleur. Contre les petits détails, le dessous de verre qui n'est pas mis, le coussin qui est mal rangé, etc. Et bien, qu'est-ce qui se passe ? Il y a un sentiment qui est plus fort. Tu te dis que tu ne comptes pas assez, que si tu comptais vraiment, il aurait pensé à mettre la table. Et que si vraiment tu étais vu et considéré, il n'agirait pas ainsi. Et oui, et ce sentiment-là, il n'est pas inventé, il est réel. Et le problème, c'est que la table non mise, ce n'est peut-être pas la preuve que tu n'es pas considéré. Il a peut-être oublié de mettre la table, ou peut-être que ce n'est juste pas vraiment important pour lui. Peut-être qu'il a oublié parce qu'il était absorbé par autre chose, parce qu'on ne sait pas qu'elle s'en est déçue nos partenaires. Très souvent, en séance, je réalise qu'il y a des femmes qui ne savent pas ce que leur partenaire, leur mari, leur homme, leur mec, ce que vous voulez, leur conjoint, peut faire ou vivre. Ou avoir comme défi, souvent des défis financiers, ou un manque de respect au travail, ou... eux aussi ils ont une charge mentale. Eh oui, si c'est pas glamour de le dire, c'est pas très instagramable, mais pourtant c'est vrai, eux aussi ils ont des défis. Donc, peut-être que dans son monde à lui, la table c'est pas un code d'amour. Peut-être que les codes ne sont tout simplement pas les mêmes. Mais toi tu lis la table non mise avec tes lunettes, ton prisme, à toi. Et tes lunettes te disent, si tu tenais à moi, t'aurais pensé à mettre la table. On va l'appeler Sophie, toujours pour anonymiser. Elle avait un peu une liste mentale de tout ce que son partenaire ne faisait pas. Elle me disait, il ne fait pas ça, il ne fait pas la table, il ne fait pas les courses, si je ne lui demande pas, la fête d'anniversaire de sa mère, il a failli l'oublier, les petites attentions, elles n'arrivent pas toujours. Et pour elle, tout ce qu'elle évoquait, il y a ça, chaque chose de cette liste, c'était une preuve, une preuve que cet homme-là ne l'aimait pas vraiment, qu'il ne s'impliquait pas, qu'elle n'était pas sa priorité. Et quand on en a parlé, j'ai posé une question. « Hum, est-ce que tu as dit que ces choses-là, elles comptaient pour toi ? » Elle a eu un silence et elle m'a dit non. « Mais ça se voit, non ? » Et moi, j'ai dit, « Bah, est-ce que toi, tu sais ce qui est important pour ton mari ? » Et elle n'a pas su répondre non plus. Et le « ça se voit, non » , non, ça ne se voit pas, parce qu'on ne lit pas dans les pensées des autres, même ceux qu'on aime. Et le pire, qu'on le veuille ou non, c'est un fait, la psychologie masculine, la psychologie féminine, les approches ne sont pas les mêmes. La manière qu'un homme va pouvoir dire je t'aime à une femme, ne sera pas forcément la même manière qu'une femme. Et si on ne prend pas le temps de connaître et d'apprivoiser le langage de l'autre, on peut passer à côté de nombreuses attentions et de marques d'amour, juste parce qu'on ne parle pas le même langage. Donc avant de dire je ne reçois pas d'amour, demande-toi est-ce que je parle sa langue. Et oui, la troisième couche, que je m'étais notée aussi, c'est qu'il s'interprète le manque d'application comme un manque d'amour. C'est peut-être la couche la plus douloureuse, la plus difficile à monter dans la dépendance affective ou dans les relations. Parce qu'on a souvent établi une équation inconsciente, effort égale amour, sacrifice égale amour, s'oublier égale amour. Mais un homme qui s'oublie, qui oublie ses passions, ses hobbies, son besoin de prendre soin de son corps, d'aller à la salle, de faire du piano, etc. pour la relation, c'est pas ça. Il ne faut pas se dire, il a tout oublié, il a tout arrêté pour moi. Non, il faut plutôt se demander, moi je rentre dans sa vie et je lui retire tout ce qui était important pour lui. Il n'a plus d'espace, il ne peut plus respirer. Mais par contre, si toi on t'enlève ta soirée ou ton cours de pilates, ton cours de danse, tu vas dire, oh patriarcat ! Attention, il veut me soumettre, c'est un narcissique. Vous voyez l'idée ? C'est hyper important de... Quand je dis ça, c'est vraiment avec amour que je le dis. Parce que je sais qu'il y a des couples qui explosent, des gens qui se séparent, alors que finalement, c'était une affaire de langage, de compréhension. Et c'est tellement dommage, surtout quand l'amour est là. Et ça, c'est parce que je veux que les gens puissent s'aimer, être en paix, et comprendre ce qui ne va pas pour réajuster. Si, bien sûr, ça mérite de réajuster, bien sûr. Encore une fois. Mais pour revenir à cette notion d'équation, cette équation, elle est fausse. L'amour ne se mesure pas au niveau de sacrifice. Quelqu'un peut t'aimer profondément et continuer à exister. Et c'est là-dessus qu'on travaille énormément lors du programme. Je répète, quelqu'un peut t'aimer profondément et continuer à exister, continuer à avoir des passions, continuer à avoir des aspirations, des projets, une famille, des amis, dans lesquels tu ne vas peut-être pas toujours être dans l'équation. C'est pas parce qu'il a vu ses amis sans toi qu'il t'aime pas. C'est pas parce qu'il a fait du sport sans toi qu'il t'aime pas. A dormir quand il en a besoin, même avoir une vie en fait, tout simplement, une vie en dehors de toi. C'est pas un signe de désengagement, c'est un signe de santé relationnelle. Le problème c'est que toi, tu n'as peut-être jamais vu ça de près. Un amour qui n'oblige pas à disparaître. Un amour dans lequel tu as aussi le droit d'exister pleinement à côté de l'autre. Et c'est pour ça que c'est aussi difficile pour toi d'accueillir un homme ou une femme qui a compris ça, alors que toi non. La quatrième couche que je te propose, c'est le contrôle. Le contrôle comme une forme de tentative de gestion d'anxiété. Cette surveillance dans les détails que tu as, tu vois, ce décompte de ce qui n'est pas fait, de ce qui n'est pas dit, ce besoin de relever, de pointer, de rien laisser passer, comme si on était dans un jugement permanent, c'est épuisant pour toi, mais c'est aussi épuisant. Pour l'autre, parce que normalement, on n'est pas sur un terrain où on compte des points. Ça, tu devais le faire et tu ne l'as pas fait. En 2012, tu as dit que tu ferais, mais tu ne l'as pas fait. En fait, on n'est pas là pour mettre des points sur la table et voir qui gagne ou qui perd. Parce que normalement, c'est l'un plus l'autre contre le problème. Sauf que quand tu penses comme ça, tu agis comme si c'était ton ennemi. Et ce n'est pas de la rigueur, ce n'est pas de l'exigence. Parce que parfois, on me dit, oui, mais moi, je suis exigeante, j'ai un niveau d'exigence. Non, C'est une tentative de contrôle. Tu veux contrôler. l'environnement, pour apaiser ta propre anxiété. Et si tout se passe comme toi tu veux, si l'autre agit comme toi tu veux, là tu te sens en sécurité. Et quand ce n'est pas le cas, tu te sens en insécurité. Sauf que ce n'est pas ça la base d'une relation saine. C'est surtout la base du contrôle. Et ce contrôle-là, il ne fonctionnera jamais. Parce qu'en fait, ta sécurité, normalement, elle ne vient pas du comportement de l'autre. Elle vient de l'intérieur de toi. Ça, c'est un point sur lequel on appuie, sur lequel on travaille dans le programme 90 jours pour sortir la dépendance affective. D'ailleurs, n'hésite pas à prendre ton appel découverte gratuit si tu veux qu'on en discute et si tu te sens prêt ou prête à travailler en profondeur là-dessus. J'insiste sur le prêt, les créneaux se font rares. La prochaine session, ce sera pour octobre. Donc là, les appels découvertes, ça peut être pour fin septembre, pour démarrer en octobre. et... Et l'idée, c'est d'aller chercher cette sécurité par toi-même, et non plus qu'elle provienne de l'extérieur. Et comme je disais, tout ce qu'on cherche dehors, tout ce qu'on cherche dehors, qui ne peut pas venir de ton intérieur, on le contrôle, on surveille, on le relève. Et finalement, on épuise tout le monde. Tu t'épuises, tu l'épuises, et personne n'est content, tout le monde perd dans cette histoire. Et pour te donner encore une autre anecdote, on avait... On va la paix Marcus. Lui, c'était quelqu'un d'assez ordonné, quand même, par nature. Mais sa partenaire, elle avait un niveau d'exigence qui allait au-delà de l'ordre. C'était pas juste... L'ordre, non non non non, en fait elle relevait chaque détail, le verre qui était posé au mauvais endroit, c'est pas le bon torchon, c'est pas la bonne couleur de serviette, le tiroir il n'est pas bien fermé, la serviette de bain elle est mal pliée, enfin bref c'était terrible. Et il m'a dit, tu sais, au début je me disais que c'était juste elle, elle était perfectionniste, etc. Et puis j'ai commencé à voir que c'était uniquement quand elle était stressée, quand il y avait une tension entre nous. que les détails, ils étaient un peu insupportables pour elle. Alors que quand tout allait bien, finalement, quand je mettais un verre au mauvais endroit, elle s'en fichait. Sauf que ce qu'il faut comprendre de cette anecdote-là, c'est que le contrôle, c'était un baromètre de son état intérieur. Quand elle contrôlait, c'est que ça n'allait pas. Quand elle allait bien, elle ne contrôlait plus. Donc ce n'était pas une préférence pour l'ordre qu'elle aimait que ce soit rangé. C'est que c'était sa manière à elle de dire « je vais mal » . Mais elle ne savait pas comment poser clairement son émotion. Donc on a travaillé autant. Cette partie-là, elle de son côté, et lui plus dans le fait de poser ses limites et ne pas tolérer non plus des comportements toxiques de sa partenaire. Donc on a travaillé un peu en synergie. Parce qu'en soi, le problème, ce n'est pas la table. Le problème, c'est ce que la table non mise te dit de toi-même, sur ta valeur, sur l'amour qu'on te porte. Et ce message-là, tu te le racontes. Alors que l'autre, il ne te l'a pas dit. Il n'a pas dit, tu sais, quand je ne mets pas la table, c'est que je ne t'aime pas. Il n'a jamais dit ça. C'est ce que tu te racontes toi. Donc ça là-dessus, encore une fois, c'est un travail de fond, de déconstruire toutes ces surinterprétations, toutes ces projections. Ce n'est pas simple à faire seul, mais c'est aussi pour ça que je suis là, j'ai envie de te dire. Donc voilà, n'hésite pas. Tu peux aussi prendre des séances ponctuelles et pas forcément passer par le programme. Il y a des gens qui me sollicitent pour des problèmes précis, des problématiques précises comme celle-ci. Donc maintenant, ce qu'on fait concrètement... Parce que comprendre le mécanisme, c'est bien, mais changer le schéma, c'est ce qui compte vraiment. Donc pour moi, la première chose à faire, tu peux prendre des notes, c'est le test de la projection. C'est-à-dire que quand tu te retrouves à en vouloir à l'autre pour quelque chose qu'il fait ou qu'il ne fait pas, pose-toi une seule question avant de parler ou d'agir. Est-ce que moi, je me permets ça ? On prend l'exemple du réveil, ça c'est un sujet qui revient énormément en thérapie de couple. Il se réveille à pas d'heure ! Est-ce que toi, tu te permets de te réveiller quand tu en as envie ? Si tu considères que finalement, c'est toujours toi qui te lèves tôt pour les enfants et tu as envie de faire des grasse-mates, dis-le. Je veux deux grasse-mates sur quatre semaines. Tu as deux grasse-mates, j'en ai deux. Et c'est bon, emballer, c'est peser. Ok ? Donc, ça c'est vraiment la version bateau. Maintenant, imaginons, il voit ses amis pendant trois heures. Pareil. Encore une situation classique, banale, mais qui finalement a un grand impact sur toi. Est-ce que moi, j'ai des amis ? Est-ce que moi, je me permets des soirées où je ne pense pas à la relation ? Si la réponse, elle est non, elle est négative. Si tu as mis de côté ta vie sociale pour la relation, pour être disponible, alors la frustration face à sa liberté te parle de toi, pas de lui. Comme pour le réveil, le « je me lève tard le week-end » , si tu te sens coupable de flémarder parce que du coup tu te lèves tôt, parce qu'il y a des choses à gérer, Arrête de le faire. Organise-toi avec ton partenaire pour que ce soit équilibré. Chacun a son petit moment de chill, pépère, à rien faire. Et c'est tout. Et pour revenir sur les amis, tu sais ce qu'il te reste à faire. Si tu as besoin de développer un cercle social, inscris-toi à des nouveaux sports, va dans des ateliers de rencontres entre femmes, des choses comme ça. Il y a des choses. D'ailleurs, des événements qui arrivent aussi sur madame sandra.fr. Voilà, suis le mouvement. Comme ça, tu rencontres des gens et c'est top. S'il se détend sur le canapé, ou elle se détend, mais bon, souvent les hommes, mais bon bref, on va pas genrer le truc, mais il se détend sur le canapé, sans liste de choses à faire, il est juste là. Est-ce que moi, je peux me détendre sans culpabilité ? Si la réponse est non, encore une fois, tu ne lui reproches pas de se reposer. Tu lui reproches de se permettre ce que tu ne te permets pas. J'ai fait cet exercice en séance, j'ai fait un exercice en séance avec une personne que j'accompagne, j'ai demandé de lister tout ce qui l'agacait chez son mari, tout. Et pour chaque point, on se posait la question ensemble. Est-ce que toi, tu le fais ? Il dort à 10h quand il est fatigué, est-ce que toi, tu le fais ? Non, jamais, je me sens coupable. Ok, on arrête ça. Il commande de la nourriture sans stresser sur son budget, et toi ? Non, moi je calcule tout. Fais-toi plaisir. Il s'achète des vêtements sans demander mon avis. Et toi, fais ton shopping. Parce qu'elle, elle se disait, moi je demande toujours ce que les autres pensent. Qu'est-ce que t'en penses, cette tenue ? Est-ce que tu penses que je devrais acheter ci ? Alors que lui, il fait son kiff. Il s'est acheté un nouveau ballon, à 100 euros. Allez, hop ! En même temps, il travaille en 35 heures, le coco. Il a le droit de se faire plaisir. Et toi aussi. Et à la fin de l'exercice, finalement, elle m'a regardé. Elle m'a dit, mais en fait... Mais en fait... Ce n'est pas lui qui me dérange, c'est moi qui me prive. Et c'est là que je voulais l'amener, finalement. Je voulais l'amener là. Alors ça ne veut pas dire que toutes ces choses ne l'agacent plus, mais le fait de se recentrer sur elle, elle a arrêté de s'agacer sur des choses qui ne la concernent pas. Et la deuxième chose que je vous propose de faire, distinguer ce qui est de la projection et ce qui est une vraie demande. Et cet exercice, je sais que... Il ne sert pas à tout excuser chez l'autre, il sert à faire le tri. Parce qu'il y a des choses peut-être qui méritent vraiment d'être dites. Des besoins réels, des attentes légitimes, des comportements qui posent vraiment le problème. Mais la question à se poser c'est est-ce que ce qui me dérange chez lui, ça me dérangerait chez quelqu'un d'autre ? Indépendamment de ce que moi je me permets ou pas. Si oui, alors c'est peut-être une vraie limite à exprimer. Si non, le problème c'est uniquement, ok, j'insiste, si le problème c'est uniquement que lui le fait et pas toi, c'est toi le problème. Entre guillemets, attention, c'est de la projection, du moins c'est la projection du problème, pas toi, je rectifie. On prend un exemple concret. Il rentre tard, il prévient pas. Est-ce que ça le dérangerait si une amie faisait ça ? Oui, probablement, parce qu'on a convenu d'un horaire. C'est une vraie demande. Donc on est ok. Il se couche à minuit, alors que tu avais prévu quelque chose le lendemain matin, et tu as besoin qu'il soit en forme, c'est un sujet adressé. Mais s'il se couche à minuit, un jeudi soir, parce qu'il n'a pas envie de dormir, sans impact réel sur vous deux, et toi, tu te forces à dormir à 22h, par discipline, parce que tu as dit que tu voulais dormir à 8h02 par soir, là le problème, c'est ta propre relation au repos, pas son heure de coucher. Tu veux un troisième conseil ? Allez, allez on y va. Troisième chose à faire, s'autoriser ce qu'on lui reproche. Je crois que c'est la partie la plus difficile, mais en même temps la plus transformatrice. Si tu lui reproches de se reposer sans culpabilité, essaie de te reposer sans culpabilité. Si tu lui reproches de voir ses amis librement, reconnecte-toi à tes amis. Si tu lui reproches de ne pas porter toute la charge de la relation, pose une partie de cette charge. C'est pas une punition envers l'autre. C'est une libération envers toi, pour toi. Parce que quand tu commences à te permettre ce que tu lui reprochais, il y a quelque chose qui va se détendre en toi. Oh là là, la colère est diminue, le contrôle diminue, parce que la source de la frustration, ce n'était pas lui, c'était toi. Et toi, tu peux agir dessus, mais tu ne peux pas agir sur l'autre, parce que l'autre fait ce qu'il veut de ses dix doigts. Et oui. Donc là, je pense que tu as vraiment de la matière, vraiment de la matière. J'ai hâte de te donner une quatrième piste quand même. Je suis hyper généreuse aujourd'hui. Je crois que je suis tout temps, mais je suis encore plus. Non, je suis tout temps, j'avoue. Donc, la quatrième chose, ce sera d'exprimer ce qui est réel. Quand tu as fait le tri, quand tu sais ce qui vient de toi, de ce qui est une vraie demande, là tu peux parler. Pas à travers la table non mise, t'as pas mis la table, non. Directement. J'ai besoin que tu penses à mettre la table le soir, parce que moi, c'est un geste. qui compte. Ça me fait gagner du temps. Je fais le repas, tu mets la table. Ça te va ? Je fais le repas, tu fais la vaisselle. Ça te va ? Pas un. De toute façon, tu ne penses à jamais rien. De toute façon, c'est toujours moi qui fais tout dans cette maison. Tu as des phrases qui sont en l'air et tu vois bien que ça fait dix ans que tu les dis, tout le monde s'en fiche. Donc on change de recette. Parce que le gâteau, il ne te plaît pas. On change de recette. Et la première phrase, j'ai besoin que, elle dit quelque chose. La deuxième, elle accuse. Tu ne fais jamais rien. C'est une accusation. Ton partenaire, il verra juste l'accusation, il n'ira pas plus loin. Il dira juste « je suis accusée, je suis accablée, papapapa » et c'est tout, il ne va rien changer. Donc, l'autre peut entendre correctement la première, mais il ne peut pas grand-chose avec la deuxième version, à part se défendre. Et je sais qu'après quelques semaines de travail, on a Laura, on va l'appeler Laura, elle a fait l'expérience suivante. Au lieu de soupirer quand son partenaire ne faisait pas quelque chose, elle lui a dit directement « Ça m'aiderait vraiment que… » « J'aimerais bien que… » « Ça m'aiderait vraiment que… » « Tu prépares le café le matin, pendant que moi je prépare les pancakes. » Il l'a fait. Il l'a fait. Et elle m'a dit « Mais tu sais quoi ? » « Non mais Sandra, c'est fou. » Les trois mois qu'on pense ensemble. Mais je réalise que j'avais jamais demandé clairement. Jamais. Je m'attendais à ce qu'ils devinent, à ce qu'ils comprennent, à ce que ce soit logique, etc. Et quand ils ne devinaient pas, j'en voulais. Et c'était épuisant pour nous deux. Et c'est là, encore une fois, où je me dis, mais qu'est-ce qu'on a dit en milieu de séance, en milieu de podcast ? Vous voyez, c'est comme une séance pour moi. On a dit quoi ? Le mot « évidence » , on le retire de notre bouche. Ça pourrait arriver de temps en temps, mais quand ça vient, pensez à ma voix qui vous dit. On retire les évidences de la bouche parce que ce n'est pas toujours évident. Donc la projection, tu l'auras compris, c'est l'un des mécanismes les plus silencieux de la dépendance affective, parce que ça ressemble à de l'exigence, à de la rigueur, à de la justice, alors qu'au fond, c'est juste une souffrance. Il ne trouve pas son bon chemin pour s'exprimer. Et ce qu'il faut retenir, c'est ceci. Ce que tu reproches à l'autre de se permettre, tu te le dois à toi-même. Pas pour lui, pour toi, pour ta propre légèreté, pour ta propre liberté. Et je sais, c'est un travail, un vrai travail, pas juste de se dire ok, je vais faire le test de la projection, etc. Parce que les couches en dessous, le fait de s'oublier, le fait de chercher la sécurité dans le contrôle, le fait d'interpréter chaque détail comme un signe d'amour de l'autre et tout ça, ça fait un moment que c'est installé en toi. Et ça se démonte sur du long terme aussi. Donc si tu sens que c'est un sujet en particulier qui te touche, Qu'il y a quelque chose dans cet épisode qui décrit exactement ta relation en ce moment ou les relations que tu as pu vivre, sache que tu peux travailler dessus avec moi en séance individuelle ou via le programme 90 jours pour sortir la dépendance effective. Et dans ce cas, tu peux prendre ton appel découverte gratuit en amont. Et pour les séances individuelles, c'est une heure avec moi sur ce sujet en particulier. Pour démonter le mécanisme, on positionne plusieurs séances pour comprendre d'où ça vient dans ton histoire, repartir avec des outils concrets. Et toutes ces informations-là, de toute manière, tu les trouves dans le lien de la description. Et si tu sens que c'est plus large que ça, que ce n'est pas juste la projection, mais plutôt l'ensemble du fonctionnement, la peur de l'abandon, le besoin de contrôle, l'estime de soi, les schémas qui se répètent, etc. Là, pour moi, ce sera plus le programme 90 jours qui sera fait pour toi. Parce qu'on va remonter à la source, on va tout déconstruire. Et on va reconstruire quelque chose de beaucoup plus fort, de beaucoup plus solide. Mais dans tous les cas... Le lien pour réserver ton appel découverte est dans la description. On fait le point ensemble et on voit ce que ça donne. En attendant, n'hésite pas à partager cet épisode s'il a résonné en toi, s'il te parle et si ça peut aider un ami ou une amie. Et on se retrouve de l'autre côté sur madame Sandra, tout attaché tiré du bas sur TikTok, Insta. Et par ici, bien sûr, la semaine prochaine, même jour, presque même heure. Et en attendant, prends soin de toi. Ciao.