Description
Je vous invite à écouter l’épisode et à partager vos impressions. Ensemble, nous pouvons créer un espace d’échange et de compréhension.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Salut à tous, bienvenue dans Make Racism Wrong Again, le podcast qui prend des phrases qu'on entend trop souvent et qui les regarde vraiment en face. On est deux aujourd'hui, comme toujours, et le principe c'est simple, on ne juge personne, on ne donne pas de leçons, on pose des questions et on réfléchit ensemble. Et pour ce premier épisode, on a choisi un extrait qui nous a vraiment frappés tous les deux. Parce que c'est le genre de phrase qu'on entend, qu'on laisse passer, et pourtant, elle en dit beaucoup. Et beaucoup trop même. Alors installe-toi et c'est parti. Donc voilà, d'où vient cet extrait ? Alors pour le contexte, on est en décembre 2016, il y a une émission qui s'appelle Niveau Zéro. Elle est animée par Dieudonné. Ce jour-là, il invite deux personnes connues dans le milieu de l'extrême droite à débattre. Alain Soral et Daniel Conversano. Et très rapidement, ça part en vrille. Soral finit par frapper Conversano physiquement en direct. Et deux fois. Mais nous, c'est pas la bagarre qui nous intéresse aujourd'hui. C'est une phrase que Conversano dit juste avant que ça dégénère. La voilà.
Si, il n'y avait pas... Mais le Front National est à 30% aussi ! C'est pas Taline qui l'a amené à 30%, c'est parce que les gens en ont plein le cul des Arabes !
Posé comme ça, pas débattu, ça sonne presque normal. Et c'est exactement ça qui nous a interpellés. Parce que quand quelque chose de grave est dit calmement, on le laisse souvent passer. Alors, première chose qu'on s'est demandé. Pourquoi est-ce que quelqu'un dit une phrase comme ça ? Qu'est-ce qui se passe dans sa tête ? Ouais, et la première hypothèse qui me vient, c'est que pour lui, le racisme c'est uniquement quand tu insultes quelqu'un directement. Tu craches, tu frappes, tu l'insultes. Là t'es raciste. Mais lui, il se place comme un observateur. Donc, dans sa logique, il fait juste une observation. Exactement ! Il se voit comme quelqu'un qui décrit la réalité. Je dis ce que les gens pensent de moi. Moi, je fais juste le constat. Sauf que le problème n'est pas là. Parce qu'observer que les gens en ont marre des arabes, c'est pas neutre. C'est prendre ce rejet pour une réalité normale, presque logique. Deuxième hypothèse, peut-être qu'il fait vraiment une séparation entre parler de politique et parler de personne. Dans sa tête, il parle de vote, de chiffres, du FN à 30%. C'est une analyse électorale pour lui. Ouais mais attends, dans cette analyse électorale... Les données dont ils parlent, c'est des êtres humains, des gens qui habitent en France, qui ont une vie, une famille. Et ils deviennent la raison pour laquelle d'autres les rejettent. C'est quand même énorme quand tu le poses comme ça. Et troisième hypothèse, et celle-là, elle est peut-être la plus importante. Et si le fait de parler avec un ton alarmiste, avec des chiffres, avec un langage politique, c'était justement une façon de rendre l'idée plus acceptable ? C'est ça. Parce que si tu remplaces les gens en nomard des arabes par une insulte directe, tout le monde réagit. Mais là, ça passe presque comme une analyse sérieuse. Le fond est le même, mais l'emballage change tout. Et c'est ça qui est dangereux. Pas forcément parce que la personne est plus ou moins raciste, mais parce que ce type de phrase, on l'entend partout. Dans des repas de famille, dans des conversations entre amis. Et on sait plus quoi répondre. Et là, on s'arrête deux secondes. Parce qu'on veut pas juste parler de converse à nous, on veut que toi... Tu y réfléchisses aussi. Première question. Est-ce que t'as déjà entendu quelque chose de similaire autour de toi ? Ça peut être au dîner de famille, dans un café, dans les commentaires d'une vidéo. Et t'as pas su quoi dire ? Pas parce que t'étais pas d'accord, mais parce que ça semblait presque raisonnable dans la façon dont c'était dit. Deuxième question. Est-ce qu'on peut vraiment séparer une idée de ce qu'elle provoque sur les personnes qu'elle désigne ? Genre, si tu dis, les gens en ont marre de tel groupe. Les gens de ce groupe, ils la ressentent comment cette phrase ? On te demande pas de répondre à voix haute, juste d'y penser vraiment. Voilà ce que cette vidéo nous montre, au fond. On peut parler d'un groupe de personnes comme si elles étaient un problème, sans jamais les insulter, avec un ton calme, des chiffres, un vocabulaire politique. Et pourtant, l'effet sur les personnes concernées, il est exactement le même. Désigner un groupe humain comme la cause d'un problème collectif, que ce soit dit avec rage, Ou avec calme, ça a des conséquences réelles sur la façon dont ces personnes sont perçues, traitées, acceptées ou rejetées. Et ça, c'est important de le voir. Le racisme ne prend pas toujours la forme d'une insulte. Parfois, il prend la forme d'un argument. Make racism wrong again ! Merci d'avoir écouté, on se retrouve au prochain épisode ! Et si cet épisode t'a fait réfléchir, partage-le ! Parce que ces conversations-là, on a besoin de les avoir !
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Si, il n'y avait pas... Mais le Front National est à 30% aussi ! C'est pas Taline qui l'a amené à 30%, c'est parce que les gens en ont plein le cul des Arabes !
Posé comme ça, pas débattu, ça sonne presque normal. Et c'est exactement ça qui nous a interpellés. Parce que quand quelque chose de grave est dit calmement, on le laisse souvent passer. Alors, première chose qu'on s'est demandé. Pourquoi est-ce que quelqu'un dit une phrase comme ça ? Qu'est-ce qui se passe dans sa tête ? Ouais, et la première hypothèse qui me vient, c'est que pour lui, le racisme c'est uniquement quand tu insultes quelqu'un directement. Tu craches, tu frappes, tu l'insultes. Là t'es raciste. Mais lui, il se place comme un observateur. Donc, dans sa logique, il fait juste une observation. Exactement ! Il se voit comme quelqu'un qui décrit la réalité. Je dis ce que les gens pensent de moi. Moi, je fais juste le constat. Sauf que le problème n'est pas là. Parce qu'observer que les gens en ont marre des arabes, c'est pas neutre. C'est prendre ce rejet pour une réalité normale, presque logique. Deuxième hypothèse, peut-être qu'il fait vraiment une séparation entre parler de politique et parler de personne. Dans sa tête, il parle de vote, de chiffres, du FN à 30%. C'est une analyse électorale pour lui. Ouais mais attends, dans cette analyse électorale... Les données dont ils parlent, c'est des êtres humains, des gens qui habitent en France, qui ont une vie, une famille. Et ils deviennent la raison pour laquelle d'autres les rejettent. C'est quand même énorme quand tu le poses comme ça. Et troisième hypothèse, et celle-là, elle est peut-être la plus importante. Et si le fait de parler avec un ton alarmiste, avec des chiffres, avec un langage politique, c'était justement une façon de rendre l'idée plus acceptable ? C'est ça. Parce que si tu remplaces les gens en nomard des arabes par une insulte directe, tout le monde réagit. Mais là, ça passe presque comme une analyse sérieuse. Le fond est le même, mais l'emballage change tout. Et c'est ça qui est dangereux. Pas forcément parce que la personne est plus ou moins raciste, mais parce que ce type de phrase, on l'entend partout. Dans des repas de famille, dans des conversations entre amis. Et on sait plus quoi répondre. Et là, on s'arrête deux secondes. Parce qu'on veut pas juste parler de converse à nous, on veut que toi... Tu y réfléchisses aussi. Première question. Est-ce que t'as déjà entendu quelque chose de similaire autour de toi ? Ça peut être au dîner de famille, dans un café, dans les commentaires d'une vidéo. Et t'as pas su quoi dire ? Pas parce que t'étais pas d'accord, mais parce que ça semblait presque raisonnable dans la façon dont c'était dit. Deuxième question. Est-ce qu'on peut vraiment séparer une idée de ce qu'elle provoque sur les personnes qu'elle désigne ? Genre, si tu dis, les gens en ont marre de tel groupe. Les gens de ce groupe, ils la ressentent comment cette phrase ? On te demande pas de répondre à voix haute, juste d'y penser vraiment. Voilà ce que cette vidéo nous montre, au fond. On peut parler d'un groupe de personnes comme si elles étaient un problème, sans jamais les insulter, avec un ton calme, des chiffres, un vocabulaire politique. Et pourtant, l'effet sur les personnes concernées, il est exactement le même. Désigner un groupe humain comme la cause d'un problème collectif, que ce soit dit avec rage, Ou avec calme, ça a des conséquences réelles sur la façon dont ces personnes sont perçues, traitées, acceptées ou rejetées. Et ça, c'est important de le voir. Le racisme ne prend pas toujours la forme d'une insulte. Parfois, il prend la forme d'un argument. Make racism wrong again ! Merci d'avoir écouté, on se retrouve au prochain épisode ! Et si cet épisode t'a fait réfléchir, partage-le ! Parce que ces conversations-là, on a besoin de les avoir !
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Si, il n'y avait pas... Mais le Front National est à 30% aussi ! C'est pas Taline qui l'a amené à 30%, c'est parce que les gens en ont plein le cul des Arabes !
Posé comme ça, pas débattu, ça sonne presque normal. Et c'est exactement ça qui nous a interpellés. Parce que quand quelque chose de grave est dit calmement, on le laisse souvent passer. Alors, première chose qu'on s'est demandé. Pourquoi est-ce que quelqu'un dit une phrase comme ça ? Qu'est-ce qui se passe dans sa tête ? Ouais, et la première hypothèse qui me vient, c'est que pour lui, le racisme c'est uniquement quand tu insultes quelqu'un directement. Tu craches, tu frappes, tu l'insultes. Là t'es raciste. Mais lui, il se place comme un observateur. Donc, dans sa logique, il fait juste une observation. Exactement ! Il se voit comme quelqu'un qui décrit la réalité. Je dis ce que les gens pensent de moi. Moi, je fais juste le constat. Sauf que le problème n'est pas là. Parce qu'observer que les gens en ont marre des arabes, c'est pas neutre. C'est prendre ce rejet pour une réalité normale, presque logique. Deuxième hypothèse, peut-être qu'il fait vraiment une séparation entre parler de politique et parler de personne. Dans sa tête, il parle de vote, de chiffres, du FN à 30%. C'est une analyse électorale pour lui. Ouais mais attends, dans cette analyse électorale... Les données dont ils parlent, c'est des êtres humains, des gens qui habitent en France, qui ont une vie, une famille. Et ils deviennent la raison pour laquelle d'autres les rejettent. C'est quand même énorme quand tu le poses comme ça. Et troisième hypothèse, et celle-là, elle est peut-être la plus importante. Et si le fait de parler avec un ton alarmiste, avec des chiffres, avec un langage politique, c'était justement une façon de rendre l'idée plus acceptable ? C'est ça. Parce que si tu remplaces les gens en nomard des arabes par une insulte directe, tout le monde réagit. Mais là, ça passe presque comme une analyse sérieuse. Le fond est le même, mais l'emballage change tout. Et c'est ça qui est dangereux. Pas forcément parce que la personne est plus ou moins raciste, mais parce que ce type de phrase, on l'entend partout. Dans des repas de famille, dans des conversations entre amis. Et on sait plus quoi répondre. Et là, on s'arrête deux secondes. Parce qu'on veut pas juste parler de converse à nous, on veut que toi... Tu y réfléchisses aussi. Première question. Est-ce que t'as déjà entendu quelque chose de similaire autour de toi ? Ça peut être au dîner de famille, dans un café, dans les commentaires d'une vidéo. Et t'as pas su quoi dire ? Pas parce que t'étais pas d'accord, mais parce que ça semblait presque raisonnable dans la façon dont c'était dit. Deuxième question. Est-ce qu'on peut vraiment séparer une idée de ce qu'elle provoque sur les personnes qu'elle désigne ? Genre, si tu dis, les gens en ont marre de tel groupe. Les gens de ce groupe, ils la ressentent comment cette phrase ? On te demande pas de répondre à voix haute, juste d'y penser vraiment. Voilà ce que cette vidéo nous montre, au fond. On peut parler d'un groupe de personnes comme si elles étaient un problème, sans jamais les insulter, avec un ton calme, des chiffres, un vocabulaire politique. Et pourtant, l'effet sur les personnes concernées, il est exactement le même. Désigner un groupe humain comme la cause d'un problème collectif, que ce soit dit avec rage, Ou avec calme, ça a des conséquences réelles sur la façon dont ces personnes sont perçues, traitées, acceptées ou rejetées. Et ça, c'est important de le voir. Le racisme ne prend pas toujours la forme d'une insulte. Parfois, il prend la forme d'un argument. Make racism wrong again ! Merci d'avoir écouté, on se retrouve au prochain épisode ! Et si cet épisode t'a fait réfléchir, partage-le ! Parce que ces conversations-là, on a besoin de les avoir !
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Salut à tous, bienvenue dans Make Racism Wrong Again, le podcast qui prend des phrases qu'on entend trop souvent et qui les regarde vraiment en face. On est deux aujourd'hui, comme toujours, et le principe c'est simple, on ne juge personne, on ne donne pas de leçons, on pose des questions et on réfléchit ensemble. Et pour ce premier épisode, on a choisi un extrait qui nous a vraiment frappés tous les deux. Parce que c'est le genre de phrase qu'on entend, qu'on laisse passer, et pourtant, elle en dit beaucoup. Et beaucoup trop même. Alors installe-toi et c'est parti. Donc voilà, d'où vient cet extrait ? Alors pour le contexte, on est en décembre 2016, il y a une émission qui s'appelle Niveau Zéro. Elle est animée par Dieudonné. Ce jour-là, il invite deux personnes connues dans le milieu de l'extrême droite à débattre. Alain Soral et Daniel Conversano. Et très rapidement, ça part en vrille. Soral finit par frapper Conversano physiquement en direct. Et deux fois. Mais nous, c'est pas la bagarre qui nous intéresse aujourd'hui. C'est une phrase que Conversano dit juste avant que ça dégénère. La voilà.
Si, il n'y avait pas... Mais le Front National est à 30% aussi ! C'est pas Taline qui l'a amené à 30%, c'est parce que les gens en ont plein le cul des Arabes !
Posé comme ça, pas débattu, ça sonne presque normal. Et c'est exactement ça qui nous a interpellés. Parce que quand quelque chose de grave est dit calmement, on le laisse souvent passer. Alors, première chose qu'on s'est demandé. Pourquoi est-ce que quelqu'un dit une phrase comme ça ? Qu'est-ce qui se passe dans sa tête ? Ouais, et la première hypothèse qui me vient, c'est que pour lui, le racisme c'est uniquement quand tu insultes quelqu'un directement. Tu craches, tu frappes, tu l'insultes. Là t'es raciste. Mais lui, il se place comme un observateur. Donc, dans sa logique, il fait juste une observation. Exactement ! Il se voit comme quelqu'un qui décrit la réalité. Je dis ce que les gens pensent de moi. Moi, je fais juste le constat. Sauf que le problème n'est pas là. Parce qu'observer que les gens en ont marre des arabes, c'est pas neutre. C'est prendre ce rejet pour une réalité normale, presque logique. Deuxième hypothèse, peut-être qu'il fait vraiment une séparation entre parler de politique et parler de personne. Dans sa tête, il parle de vote, de chiffres, du FN à 30%. C'est une analyse électorale pour lui. Ouais mais attends, dans cette analyse électorale... Les données dont ils parlent, c'est des êtres humains, des gens qui habitent en France, qui ont une vie, une famille. Et ils deviennent la raison pour laquelle d'autres les rejettent. C'est quand même énorme quand tu le poses comme ça. Et troisième hypothèse, et celle-là, elle est peut-être la plus importante. Et si le fait de parler avec un ton alarmiste, avec des chiffres, avec un langage politique, c'était justement une façon de rendre l'idée plus acceptable ? C'est ça. Parce que si tu remplaces les gens en nomard des arabes par une insulte directe, tout le monde réagit. Mais là, ça passe presque comme une analyse sérieuse. Le fond est le même, mais l'emballage change tout. Et c'est ça qui est dangereux. Pas forcément parce que la personne est plus ou moins raciste, mais parce que ce type de phrase, on l'entend partout. Dans des repas de famille, dans des conversations entre amis. Et on sait plus quoi répondre. Et là, on s'arrête deux secondes. Parce qu'on veut pas juste parler de converse à nous, on veut que toi... Tu y réfléchisses aussi. Première question. Est-ce que t'as déjà entendu quelque chose de similaire autour de toi ? Ça peut être au dîner de famille, dans un café, dans les commentaires d'une vidéo. Et t'as pas su quoi dire ? Pas parce que t'étais pas d'accord, mais parce que ça semblait presque raisonnable dans la façon dont c'était dit. Deuxième question. Est-ce qu'on peut vraiment séparer une idée de ce qu'elle provoque sur les personnes qu'elle désigne ? Genre, si tu dis, les gens en ont marre de tel groupe. Les gens de ce groupe, ils la ressentent comment cette phrase ? On te demande pas de répondre à voix haute, juste d'y penser vraiment. Voilà ce que cette vidéo nous montre, au fond. On peut parler d'un groupe de personnes comme si elles étaient un problème, sans jamais les insulter, avec un ton calme, des chiffres, un vocabulaire politique. Et pourtant, l'effet sur les personnes concernées, il est exactement le même. Désigner un groupe humain comme la cause d'un problème collectif, que ce soit dit avec rage, Ou avec calme, ça a des conséquences réelles sur la façon dont ces personnes sont perçues, traitées, acceptées ou rejetées. Et ça, c'est important de le voir. Le racisme ne prend pas toujours la forme d'une insulte. Parfois, il prend la forme d'un argument. Make racism wrong again ! Merci d'avoir écouté, on se retrouve au prochain épisode ! Et si cet épisode t'a fait réfléchir, partage-le ! Parce que ces conversations-là, on a besoin de les avoir !
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