Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans Mama Story, le podcast court qui parle maternité, grossesse, postpartum, sans filtre et sans pression. C'est le compagnon idéal de tes pauses, à écouter avec ton café, entre deux tétés, avant de dormir, sous la douche ou avant ton rendez-vous médical. L'idée ? Partager, informer, déculpabiliser, sans te voler ton temps. Parce qu'on le sait, avant ou après la naissance de bébé, s'accorder une parenthèse, c'est déjà un exploit. Moi c'est Laura. jeune maman et je te partage mon expérience de la grossesse et de la maternité. Aujourd'hui, pour ce premier épisode, j'avais envie de repartir du tout début, le moment où j'ai appris que j'étais enceinte. Alors pour vous expliquer, à cette période, avec mon compagnon Arthur, on avait envie d'avoir un bébé, on s'en était parlé depuis déjà longtemps. On a toujours été sur la même longueur d'onde sur ce sujet-là depuis qu'on est ensemble. Donc voilà, les mêmes projets, les mêmes envies au même moment, ce qui aide beaucoup dans un couple. Mais voilà, en tout cas, nous, on était deux personnes quand même assez stressées. Toujours un peu aujourd'hui, mais quand même beaucoup moins. Et donc, on a laissé passer quelques mois où on sentait que c'était peut-être pas forcément le bon moment, que ce soit personnellement ou professionnellement. Et un jour, on s'est dit, allez, pourquoi pas ? On s'est rendus tous les deux chez la gynéco. On a beaucoup discuté. D'ailleurs, non, ce n'était pas la gynéco, c'était ma sage-femme. J'étais suivie déjà par une sage-femme sur cette partie. Et on a beaucoup échangé, beaucoup discuté. Donc, ça nous a permis d'en apprendre un peu plus sur, j'allais dire, procédures, mais ça fait un peu dur, les process, finalement, de comment faire un bébé. Si ce n'est ce que tout le monde sait, mais quoi faire ou les bons gestes en tout cas à avoir tant côté de la femme que de l'homme. Et donc on a attendu peut-être trois mois, et un jour je me suis dit, allez, je suis prête, je me sens prête. Et donc je suis retournée chez ma sage-femme, j'ai fait retirer le stérilet que j'avais. C'était peut-être au mois de mai. Et début juin, on a eu notre premier rapport non protégé. Et en fait, c'est marrant parce qu'en un mois, ça s'est fait. Et on n'a pas calculé. On ne s'est pas dit, l'ovulation, c'est à peu près tel jour ou à cette période, il vaut mieux avoir des rapports à ce moment-là. Non, non, nous, on a juste vécu notre vie comme on l'entendait, sans réfléchir, sans programmer, sans stresser. C'était une période, le mois de juin peut-être, avant l'été, où on était en tout cas bien dans notre peau et bien entre nous. Il y avait beaucoup, beaucoup d'amour. J'ai un souvenir de moments d'amour vraiment superbes. Et donc voilà, en juillet, je commence à avoir des douleurs dans les seins. Mais vraiment, je n'ai jamais eu ces douleurs-là. Je me suis dit que c'était assez bizarre. Mais je n'ai pas tilté tout de suite au début. Pour moi, c'était un peu fou de pouvoir tomber enceinte aussi vite et aussi facilement, si je peux le dire. Aujourd'hui, il y a beaucoup, beaucoup de personnes; et vous en ferez peut-être partie, ceux qui m'écouteront; il y a beaucoup de personnes qui ont du mal à faire un bébé. Ça peut être très compliqué pour plein, plein de raisons. Donc voilà, je n'y pensais pas de suite, et arrive vraiment la fin juillet où ça ne passe pas. Ça a duré au moins deux ou trois semaines. Et début août, le 1er, je crois, ou le 31 juillet, je sens que, je ne sais pas, psychologiquement, je me dis, il y a peut-être quelque chose. Peut-être qu'en fait, finalement, je suis enceinte. Et c'est marrant parce qu'en plus, tout le mois de juillet... J'ai fait attention un peu à tout, inconsciemment. J'ai très peu bu, par exemple, lors d'apéros. Je me limitais assez ou je prenais du sans-alcool, chose que je ne faisais pas forcément auparavant! Comme si, en fait, l'instinct maternel était déjà là. C'est vraiment étonnant, mais c'est incroyable. Et donc voilà, ce 1er août, j'ai été acheter un test en pharmacie et j'ai attendu en rentrant du travail, j'ai attendu le lendemain matin puisque j'avais lu, en effet, depuis longtemps que le test était plus fiable avec les urines du matin. Donc, voilà. Donc, j'attends. Et donc, forcément, réveil sonne, trop envie de savoir. Donc, j'y vais. Mon conjoint était déjà parti au boulot. Et là, je vois que le test est positif. Et ce sentiment : mais incroyable! Parce que j'ai toujours, toujours voulu fonder ma famille. Depuis petite, je me vois avoir des enfants. Et ça, c'était une certitude que j'avais en moi. Faut pas me demander pourquoi, mais c'est quelque chose de très fort que j'ai toujours eu en moi. Donc là, ça y est, c'était mon moment, mon tour. Ça va être mon bébé avec l'homme que j'aime. C'est voulu, enfin, là, il y avait vraiment toutes les cases qui étaient cochées, donc c'est incroyable. J'ai pleuré de joie, bien évidemment. Je suis déjà de base quelqu'un qui est très sensible et qui pleure très facilement, que ce soit d'ailleurs bien ou pas bien, enfin, bien ou pas bien, sur des sujets plutôt tristes ou joyeux. Donc voilà, toute la journée, il a fallu que j'aille travailler. Et d'un coup, je me suis vraiment sentie... d'une fatigue, mais d'une fatigue comme si d'un côté tous les premiers symptômes arrivaient. Et donc j'ai été travailler, mais crevée! Je me rappelle avoir un déjeuner avec des collègues prévus depuis quelques semaines. J'ai essayé de faire bonne figure, mais c'était hyper dur. Et en plus, forcément, toute la journée, on y pense. On a envie limite de le crier sous les toits, mais on ne peut pas. On pourrait en soi, parce que c'est vrai que la vie fait que généralement, on attend toujours les trois mois ou presque pour annoncer. On n'annonce qu'aux plus proches au début, puisque c'est tellement un moment important dans une vie qu'on en fait quelque chose de très important à chaque étape. C'est d'un côté assez magique aussi. Mais voilà, donc compliqué de garder ça pour moi. Je ne voulais pas l'annoncer par message ou par appel à mon conjoint. Ce n'était pas possible pour moi. Je voulais voir sa réaction en vrai. Enfin, face à face. Donc voilà, dans l'attente de la journée, arrivée à aller à peine 16h, je regarde ma collègue. À l'époque, je me dis, Carla, là j'en peux plus, il faut que je rentre, je suis trop fatiguée. Là, je ne tiens plus, il faut que je rentre. Elle a dû se dire, bizarre, mais bon, écoute, j'en pouvais plus, donc je suis rentrée, je rentre chez moi. Je m'endors, sieste énorme. Et voilà, je me réveille d'un coup en mode, mais c'est un truc de dingue. Mon conjoint n'est toujours pas rentré. Comment je lui annonce ? Je n'ai rien. Là, je m'étais toujours dit, ça aurait pu être trop bien d'acheter un truc. Il existe plein de choses pour annoncer la naissance. Et là, je me dis, mais c'est impossible le temps de commander ou d'aller chercher un truc. Le temps de le recevoir, je ne peux pas attendre une soirée plus avant de le dire à mon conjoint. Ce n'est pas possible. Donc, du coup, j'ai été chercher au moins une petite carte. Je crois que c'était au monop. ou un magasin à côté, j'ai trouvé une petite carte mignonne au moins pour écrire un petit bout, parce que j'adore écrire et on est très petit mot, petite carte, etc. Même en 2025, avec mon conjoint, d'ailleurs on était en 2024 à l'époque. Et voilà, et en fait, j'ai mis une petite boîte à la maison très mignonne, mais voilà, je n'en faisais pas grand-chose, donc j'ai mis le test dedans. Et accompagné de la petite carte. Et quand il est rentré, j'avais mis ça sur la table. Et au début, il ne l'a pas capté. On parle, on parle. Et puis, je ne pouvais plus me retenir. Et je lui ai dit, il y a un cadeau sur la table. Regarde. Et bon, voilà, il a regardé. Incroyable. Je ne sais plus du tout ce qu'il a dit. Juste, il était hyper heureux. Pas de larmes. Vous verrez, les larmes sont arrivées... Les bonnes larmes... Longtemps après, mais sur un très bon moment. Mais voilà, très très heureux, et moi très heureuse de pouvoir partager ça avec lui. Et là, c'est un truc de dingue, parce que finalement, c'est un secret que tu as à deux, avec l'homme que tu aimes, pour la chose, le petit être qui va changer ta vie à jamais. Et c'est un sentiment de plénitude et de bonheur incroyable. C'est un moment suspendu, je pense, entre nous, juste nous. Simplement sincère. C'était simple, ce n'était pas spectaculaire, mais c'était magnifique et on était vraiment dans notre bulle. Donc, ce n'était pas réellement décidé ni planifié, mais on sentait que c'était le bon moment et ça l'était en fait. Même si on en reviendra, je pense qu'il n'y a pas vraiment de bon ou de mauvais moment. Souvent, on se met des barrières dans la vie pour telle ou telle chose, dont avoir un enfant. Alors c'est sûr que c'est plus simple quand on est stable financièrement et pas que, mais à partir du moment où on le veut et on l'aime, et qu'on lui fait ressentir, c'est, je pense, la plus belle des choses. Alors voilà, ce premier épisode touche à sa fin. C'est un petit peu d'émotion quand même pour moi d'avoir enfin enregistré cet épisode, pour vous, pour moi. J'espère que ça vous a plu et je vous dis à très vite. Merci d'avoir écouté cet épisode de Mama Story. Si ce moment t'a parlé, si tu t'es reconnue ou que ça t'a simplement fait du bien, n'hésite pas à t'abonner, à partager autour de toi ou à commenter. On se retrouve très vite pour continuer à raconter la maternité avec douceur, vérité et sans pression. À bientôt !