- Speaker
Voilà ! Je m'appelle Marion et j'ai créé cet espace pour te faire connaître cette vision à la fois avant-gardiste tout autant qu'ancestrale de la maternité. Ici, tu voyageras à travers les témoignages de mamans venues des quatre coins du monde qui te transmettront leur histoire de femme et de mère, mais aussi leurs us et coutumes afférentes à la maternité. MaM'elles, ce veut être un podcast qui renoue avec notre instinct primaire, primitif, animal, la femme sauvage qui sommeille en toi et qui reprend ses droits et sa place dans la nature et en connexion totale avec elle. Se nourrir, se ressourcer, accueillir ce qui y est pour révéler toute cette puissance intérieure que tu as en toi. MaM'Elles, c'est aussi un programme en ligne, Naissance Holistique, créé par deux doulas franco-australiennes pour que les couples puissent se préparer en confiance et en conscience à la naissance et au postpartum. Aussi, c'est 41 thématiques qui sont abordées dans ce programme en format audio et visio, avec des professionnels tels que pédiatres, sages-femmes, naturopathes, conseillères en lactation et BCLC. Une vision holistique de la naissance pour que vous et votre partenaire, si vous en avez un, puissiez vous sentir informé, confiant et puissant le jour J. Mais ma mission première est de te proposer des épisodes authentiques, dont le but est de nourrir, fortifier ta maternité par la curiosité. Ouvrir son regard sur la maternité, sa maternité, c'est se donner la liberté de penser sa maternité autrement, différemment, et d'être alors en capacité pleine et entière de créer sa propre maternité. Aujourd'hui, c'est Anne que j'accueille dans cet espace pour vous parler de sa maternité, particulièrement de ses accouchements en France, puis de son dernier accouchement aux Etats-Unis, où elle vit depuis lors. Anne était sage-femme en France, et elle vient de vous décrire comment elle exerce son métier aux Etats-Unis dans un birth center. Elle vous parlera enfin de la création de Jardin de Naissance, une co-création avec sa sœur Alison, un guide de maternité 100% digital accessible aux femmes du monde entier. Allez, je vous laisse embarquer dans ce merveilleux voyage avec Anne. Bonjour Anne.
- ANNE
Bonjour Marion.
- MARION
Je suis vraiment très contente de t'avoir aujourd'hui au micro de Mam'ELLES. C'est toi qui m'as contacté via Instagram, encore une fois toujours ce fameux réseau, où tu m'as en tout cas parlé de ce que tu avais co-créé avec ta sœur, un guide de la maternité 100% en ligne. Et aussi, tu avais évoqué... tes différentes grossesses à la fois en France et à la fois aux Etats-Unis où tu vis actuellement et c'est vrai que ça a suscité énormément de curiosité en moi et on s'est appelé et donc tu m'as décrit en tout cas tout ce que tu as vécu que ce soit dans ta maternité et tout ce que tu as créé par la suite et donc je suis vraiment ravie de t'avoir aujourd'hui au micro pour que tu puisses en tout cas nous transmettre ton vécu, ton histoire de maman, mais aussi ce que tu transmets au quotidien auprès des mamans et ce que tu as créé avec ta sœur. Alors sans plus tarder, je vais te laisser te présenter, nous dire un petit peu en tout cas où est-ce que tu vis précisément et présenter aussi brièvement ta petite famille.
- ANNE
Bonjour Marion, encore une fois. Donc moi, je suis Anne Leclerc, sage-femme. Donc je suis sage-femme depuis bientôt 20 ans maintenant. Donc j'étais sage-femme en France et je l'ai déménagée il y a 12 ans ici à Austin, Texas. Et j'ai repassé ma certification pour devenir sage-femme ici aussi aux États-Unis. Donc j'ai cette double expérience entre sage-femme en France et sage-femme aux États-Unis. Moi, je suis particulièrement plus passionnée d'accouchement naturel. Donc là, ça fait 10 ans que je travaille dans une maison de naissance, un birthing center ici aux États-Unis. J'ai trois enfants, j'ai deux grands qui ont 15 et 17 ans et j'ai mon petit dernier qui a 10 ans maintenant et qui est né ici aux Etats-Unis.
- MARION
Alors justement c'est là aussi où tout est intéressant, c'est que sur ces grossesses que tu as menées à la fois en France et à la fois aux Etats-Unis, c'est là aussi où moi en tout cas j'aime assavourer. ce que tu as pu vivre et quel accompagnement tu as eu en tout cas à la fois en France et aux Etats-Unis et quelles sont les différences que tu as pu remarquer alors qu'elles soient bonnes ou moins bonnes mais est-ce que tu pourrais justement nous livrer un petit peu comment sont apparues, comment sont arrivées en tout cas tes premières enfin tes deux grossesses en France et puis après on parlera effectivement de celles aux Etats-Unis alors les grossesses en France c'était,
- ANNE
enfin toutes mes grossesses ont été chouettes mais c'est vrai que C'était facile dans le sens où j'étais sage-femme, j'avais mon cabinet de sage-femme, je travaillais dans une clinique, donc j'avais tout mon réseau déjà. Donc j'ai eu ma grossesse avec, je faisais un suivi en autonomie avec ma copine, je faisais le suivi de grossesse avec ma copine gynéco et ma copine sage-femme. Mais bon, j'ai quand même eu plein de petits soucis. Pour ma première grossesse, j'ai quand même enchaîné les... saignement j'ai eu toutes les complications moi qui voulais l'accouchement et la grossesse j'ai eu toutes les complications possibles durant ma grossesse j'ai eu saignement à 15 semaines le test génétique j'avais l'alpha phéto-protein élevé donc il a fallu faire des examens supplémentaires parce qu'il y avait un risque de spina bifida j'ai fait une menace d'accouchement prématuré. Je les ai quand même enchaînés, tu vois. Mais j'ai toujours eu ce côté très optimiste. À 32 semaines, je me suis retrouvée hospitalisée parce que j'avais quand même... Je suis allée pour mon échographie du troisième trimestre et je dis à ma copine, je contracte quand même pas mal. et elle me fait l'écho, elle me dit mais Anne, tu as le col ouvert à 3 cm, donc tu… Oui, effectivement, donc maintenant tu restes hospitalisée, tu vois, moi la maternité où je travaillais c'était une petite maternité niveau 1, donc ils voulaient me transférer dans une grande… Je lui dis non, non, mais ne vous inquiétez pas, je vais rester au calme, je me fais confiance, j'étais très à l'écoute de mon corps, j'aurais dit je n'accoucherai pas, vous pouvez me faire confiance Mais voilà, c'était quand même… tu vois même avec tout mon réseau j'ai quand même enchaîné les petites choses les unes après les autres mais je suis quand même arrivée jusqu'à 38 semaines de grossesse avec voilà j'ai eu un accouchement en fait j'ai contracté tout le temps ce qu'on s'est aperçu en début de grossesse c'est que j'avais un myotérus Bicorne, donc mon utérus était divisé en deux, donc c'est ce qui m'a donné un peu tous ces... Je savais qu'il y avait un risque d'accouchement prématuré, mais c'est ce qui faisait que j'avais des contractions tout le temps. Donc... donc même quand tu vois à partir de 35 semaines ils m'ont dit c'est bon tu peux rentrer chez toi, ils m'ont dit on t'attend à tout moment pour accoucher et effectivement je contractais tout le temps et chaque semaine j'allais voir ma copine, elle me dit 5 centimètres, 6 toutes les semaines j'avais un centimètre de plus et donc finalement à 38 semaines je me suis mis en travail j'ai eu l'accouchement que je voulais j'ai accouché dans l'eau voilà c'était c'était c'était la maternité j'ai toujours choisi des maternités à l'image de ce qui me plaisait donc voilà la maternité où je travaillais je pense pas qu'il y ait beaucoup de maternités comme ça en France c'est une maternité de la clinique de Vitrolles dans le sud de la France et
- MARION
on pouvait faire des accouchements dans l'eau oui parce qu'il y en a beaucoup qui proposent mais c'est la préparation en général mais pas l'accouchement en ligne c'est ça,
- ANNE
on peut faire le travail mais pas l'accouchement Mais là, on pouvait faire l'accouchement dans l'eau. Donc, c'était vraiment quelque chose qui était important pour moi. J'avais même fait une spécialisation de préparation dans l'eau, tout ça. Donc, c'était vraiment... Et donc, du coup, c'était super chouette, tu vois.
- MARION
Ben oui, je me doute. Voilà.
- ANNE
J'étais très à l'unisson avec mon corps. Et à la fois, en fait, très sage-femme aussi. Je me souviens, durant mon accouchement, je disais à ma copine, là, je sais. je suis en transition c'est ça tu vois j'étais en permanence en train de faire le lien entre moi, sa femme et ce que je vivais dans mon corps le lâcher prise le lâcher prise est encore un peu difficile ce que j'apprends à mes mamans au quotidien de lâcher prise accoucher c'est vraiment déconnecter son cerveau et être en connexion avec son corps c'était ça une chose à la fois encore... pas toujours évidente et je pense que c'est pas évident à n'importe quel moment mais là voilà j'étais très dans le lien comme ça mais mon accouchement était super c'était vraiment très chouette et puis j'avais mes copines autour donc voilà je suis arrivée à la maternité tu vois à 8 cm, le grand sourire mes copines elles m'attendaient c'était sympa, c'était chouette tu vois c'était un peu comme à la maison moi j'aurais eu limite mieux on est boudin voilà, limite j'aurais voulu un accouchement à la maison, mon mari m'a toujours dit non non moi je me sens pas, chose que j'entends quoi tu vois, mais du coup là ça revenait un peu comme à la maison puisque au final c'était mon quotidien donc
- MARION
donc c'était un magnifique accouchement quand même même pour un premier c'est quand même juste en tout cas même si la grossesse a été effectivement plus ou moins difficile si l'accouchement est resté quand même un merveilleux souvenir pour toi et en connexion avec ton projet de naissance aussi c'est
- ANNE
exactement ça oui c'était tout à fait voilà c'était l'accouchement que je voulais j'avais travaillé sur moi pour vraiment arriver à ça et et j'étais très contente voilà, malgré toutes ces péripéties ben oui, quand même j'ai réussi à travailler sur moi et après je suis une personne comme ça je pense que je suis très optimiste en permanence et j'essaye vraiment toujours de me reconnecter en me disant c'est bon, on peut y arriver on passe la prochaine étape tu vois je pense que c'est quelque chose de profond à moi qui est comme ça j'ai fait une formation en autonomie et c'est vraiment je pense que Tout est lié autour de ça, tout est lié autour de l'hypersensibilité, de la présence avec l'autre. Donc quand j'ai fait ma formation, j'ai été accompagnée par mes deux premiers enfants. et pour mon troisième je faisais ma formation quand j'étais enceinte du troisième et c'est vraiment quelque chose qui est là qui est vraiment en moi d'être présent pour l'autre d'être présent pour soi-même et d'être dans la communication autre donc tout se lit
- MARION
c'est ça exactement exactement et est-ce que ça l'haptonomie cette prise de hauteur aussi que tu as eu notamment pour cette première grossesse tu l'as eu aussi pour la deuxième
- ANNE
pour la deuxième déjà en fait on s'attendait que quelque chose se passe on était quand même un peu on se disait bon allez qu'est-ce qui va se passer j'ai eu à nouveau les saignements en début de grossesse en plus c'est même pas vraiment en début de grossesse c'est autour de 15 semaines à chaque fois donc tu vois c'était vraiment cette période où tu dis bon ben voilà j'ai plus vraiment de risque de faire un une fausse couche et dire une misclaré j'ai mes mots anglais qui viennent de toute façon c'est sûr je pense qu'effectivement ça va être l'épisode pour toi c'est sûr que ça va être un peu de challenge entre le français et l'américain c'est sûr là c'est en permanence maintenant je switch en permanence entre l'un et l'autre mais du coup j'avais passé ça on s'attendait un peu j'imaginais quoi quand elle avait fait ma copine elle m'avait fait l'écho elle m'avait dit mais C'est surprenant parce que je ne vois plus l'utérus bicorne, tu vois, elle ne voyait plus la membrane qui séparait, donc elle me dit, c'est possible qu'avec une grossesse ça disparaît ou ça se résout un petit peu, ça reste un mystère. Effectivement, pour la troisième grossesse, ils ne l'ont jamais vue, et je n'ai pas eu de risque d'accouchement prématuré, j'ai pas eu vraiment de... quoi que ce soit pour être honnête la deuxième c'était un peu entre deux mais j'avais un petit garçon de deux ans à la maison aussi donc une deuxième grossesse quand t'as un toddler comme on appelle ici un bébé c'est encore un bébé en moins de deux ans tu prends plus ton corps tu t'actives plus il y a plus de choses tu prends moins le temps pour toi donc Donc, j'avais essayé quand même de faire plus attention parce que je ne voulais pas me retrouver hospitalisée pendant 15 jours, 3 semaines en ayant mon fils à la maison. Donc, c'était quelque chose où j'avais fait quand même plus attention. Mais effectivement, on était sur la tente et il n'y a pas eu grand-chose. Il y a eu juste cette période de saignement et sinon, la grossesse a été assez tranquille. du coup j'ai même quand tu vois j'attendais à un moment donné tu te dis bon bah je vais accoucher maintenant tu vois comme j'ai accouché plus tôt la première fois j'ai même accouché un peu plus tard cette fois là et l'accouchement était alors normalement tu vois on dit un accouchement un deuxième accouchement ça va beaucoup plus vite moi en fait au final pour mon premier comme ça a été vraiment progressif c'est vrai voilà je suis arrivée j'ai eu des contractions pendant toute une journée et après voilà mais c'était assez espacé et quand je suis commencée à être en travail actif ça a été que 2h tu vois 2h de vraiment de travail vraiment très actif sinon avant ça c'était bon j'arrive avec des contractions une fois toutes les 10-20 minutes t'arrives vraiment à te reposer t'es plus dans l'attente la deuxième ça a été différent où j'avais tendance à avoir des contractions plus rapprochées et on attendait de passer à l'étape supérieure et ça n'arrivait pas on avait rompu la poche des os pour activer le travail avec le premier on a dû faire pareil pour la deuxième et quand on a rompu à un moment donné, à ma copine j'ai dit bon écoute, romps la poche des os parce qu'une fois qu'on va rompre, ça va s'activer je vais l'avoir ce bébé effectivement, j'ai rompu la poche des os j'ai fait mon travail mais là tu vois, j'étais déjà à la maternité bien avant j'étais à 5 cm, j'étais déjà là puisqu'on était, en fait j'avais tellement peur d'accoucher à la maison puisque je me suis dit, ça a été tellement vite la première fois on va peut-être refaire la même chose et du coup on était un peu dans l'attente on m'a rempli la poche des os j'ai fait le travail dans l'eau et tu vois à un moment donné pour le coup là j'avais trop chaud j'étais pas bien donc il a fallu que je sorte de la baignoire j'ai dit non non mais là je peux plus je suis allée aux toilettes j'étais allée faire pipi et je reviens je dis au fil ah non mais là sur les toilettes j'étais très très bien est-ce que vous avez pas le... je vais essayer le tabouret d'accouchement parce qu'on avait le tabouret d'accouchement et du coup je me suis assise sur ce tabouret d'accouchement et en je crois deux contractions j'ai senti ma fille descendre, j'ai eu cette sensation et en fait je le vois bien au quotidien quand j'accompagne mes mamans pour un deuxième bébé cette descente en fait, autant le premier c'est un va et vient quand le bébé arrive, la deuxième ça a été pouf quoi moi je décris ça toujours comme une explosion j'ai eu la sensation que j'ai eu une bombe atomique qui est tombée sur mon périnée elle était haute jusqu'au moment où elle était là donc donc voilà et tu vois c'est en ça où je me dis il faut vraiment être à l'écoute de son corps et c'est ce que je dis toujours aux femmes laisse toi aller dans ce que tu sens je m'étais toujours dit en tant que sage-femme je ne veux pas accoucher à quatre pattes je faisais des accouchements à quatre pattes de femmes à quatre pattes mais je trouvais ça pas forcément je trouvais ça bien pour les femmes mais moi en tant que sage-femme j'avais dit moi je veux pas que mon mari me voit dans cette position là c'est pas question c'est non quoi et en fait du tabouret d'accouchement je me suis retrouvée à 4 pattes par terre et j'ai accouché comme ça et là tu te dis je m'étais dit que je le ferais jamais ben voilà comme quoi c'est vraiment tu te laisses aller en anglais je dis toujours c'est du let it go mais c'est vraiment ça tu te laisses aller à ton corps oui et advienne qu'elle pourra quoi et très surprenant pour moi d'avoir une fille aussi parce que tu sais qu'au final pour le premier j'avais eu un garçon et je m'étais dit moi on est trois filles et donc je m'étais dit ah bah voilà j'ai cassé parce qu'il n'y avait que des filles on était trois filles, j'ai des cousines et là j'ai dit ah bah voilà j'ai cassé la la paterne chez moi j'aurais que des garçons et du coup j'ai jamais demandé le sexe des enfants durant la grossesse et quand elle est née c'est une fille tu vois et là tu te dis j'ai tout faux le premier j'étais sûre d'avoir un garçon et quand j'ai eu le garçon j'ai eu un garçon et j'aurais que des garçons et la deuxième j'arrivais pas pendant la grossesse j'arrivais pas à me dire est-ce que j'ai une fille je sens que c'est une fille, un garçon j'en sais rien et puis à la fois en fait c'était pas important et en fait je pense que j'arrivais pas à me décider parce que dans ma tête je m'étais tellement dit que j'aurais que des garçons donc n'oubliez pas ressentir ça donc voilà, mais j'ai eu ma fille en deuxième mais du coup c'était très chouette
- MARION
Vraiment de beaux souvenirs en tout cas pour tes deux accouchements, de beaux accompagnements aussi. Est-ce que tu penses que tu l'as aussi bien vécu, comme tu le disais tout à l'heure, tu te sentais un peu comme à la maison, du fait aussi de cette casquette pro que tu allais en fait dans un milieu que tu connaissais et peut-être aussi entouré de personnes que tu connaissais. Est-ce que tu penses que c'est ce qui t'a aidé aussi à être en présence ?
- ANNE
Je pense que ça m'a aidée, effectivement. Je pense que ça m'a aidée énormément dans le sens où ça t'aide à lâcher prise, tu vois. Si tu fais confiance à l'équipe qui est autour de toi, c'est vraiment... Tu te laisses aller, en fait. Tu te laisses porter, quoi, tu vois, parce que tu es... et vraiment moi ce que je vois dans mon quotidien en tant que sage-femme au Birthing Center en maison de naissance, c'est vraiment ça qui est important en fait, plus les femmes te font confiance et font confiance et se laissent porter plus ça facilite en fait ça facilite parce qu'elles sont pas dans la retenue ou dans la peur de qu'est-ce qu'on va me proposer en fait donc c'est vraiment et moi mes objectifs c'est vraiment ça tu vois en anglais on parle de empower, c'est vraiment de donner le pouvoir mais c'est vraiment ça plus tu donnes le pouvoir aux femmes en prenant conscience de leur corps et en prenant connaissance de ce qui va se passer dans leur corps en fait plus ça leur permet de se laisser aller en fait, c'est vraiment ça en fait donc quand j'étais en France, je faisais beaucoup de préparation à la naissance, tu vois et c'était vraiment, donc on faisait j'étais dans un groupe de sages-femmes, on était trois sages-femmes on faisait à la fois des groupes où on parlait et à la fois on faisait de la préparation à naissance dans l'eau tu vois, dans de l'eau salée et c'était super parce que ça mettait vraiment en phase des femmes avec leur propre corps quoi, donc oui c'était chouette et là maintenant aux Etats-Unis si on arrive avec ma troisième expérience aux Etats-Unis justement c'était assez surprenant dans le sens où je suis arrivée moi je cherchais la même chose tu vois je vais chercher bon bah je suis sage femme donc première chose c'est que je cherche des sages femmes tu vois je cherche des sages femmes de pour pour pour voilà c'est plus ce sera plus facile pour moi et mais du coup en fait déjà ici c'est pas les sages femmes il n'y a pas beaucoup bien alors je vais te dire il n'y a pas beaucoup de choix je trouve que ça fait 12 ans maintenant que je suis ici donc mon fils il a 10 ans donc ça fait 11 ans je pense qu'en 11 ans la situation a beaucoup changé quand même par rapport à ce que moi j'ai vécu quand je suis arrivée mais en fait les sages-femmes t'envoient pas autant, si tu les vois les sages-femmes, tu vas les voir, elles font beaucoup plus c'est des accouchements out of hospital donc en dehors de l'hôpital tu vois, donc ça va être vraiment pour des accouchements à la maison ou pour des accouchements en maison de naissance et la maison de naissance c'est vraiment une maison, c'est une unité à part quoi, c'est pas une maison de naissance attachée au birthing center, tu vois c'est voilà, on a notre moi qui travaille maintenant on a notre propre clinique en gros c'est ça et c'est moi et mon assistante quand tu viens pour accoucher je n'ai personne d'autre c'est moi et mon assistante c'est vraiment moi qui avais l'habitude de travailler même en maternité de niveau 1 donc on était très indépendante on gérait tout mais t'avais des gynécos sur place qui dormaient sur place t'avais des pédiatres qui étaient sur place donc en fait si on avait besoin on était là maintenant je suis dans une dynamique où c'est moi toute seule donc en fait je suis plus dans la mais ce qui est super moi j'adore dans le sens où ça m'a permis vraiment de développer mon observation de la femme de ce qui se passe, de l'observation globale, en fait, de ce qui se passe.
- MARION
Ça a dû être quand même assez challengeant et déroutant pour toi, quand même, quand tu es arrivée là-bas et qu'il n'y avait pas tout ce personnel autour, quoi.
- ANNE
Alors, sur le coup, j'ai cherché, tu vois, donc j'ai trouvé la maison de naissance. Donc, il y avait les sages-femmes pour accouchement à domicile, autant te dire que mon mari, c'était toujours pas d'accord. Et j'entends, tu vois, il n'y a aucun souci. Après, il faut aussi qu'on soit bien tous les deux, quoi. C'est pas... je dois pas aller dans c'est pas mon histoire, c'est notre histoire donc j'ai trouvé cette maison de naissance donc super j'y vais mais ce qui est surprenant c'est que tout le système est surprenant c'est très différent en fait c'est qu'avant de t'accepter en tant que client tu fais un tour une visite en fait pour qu'ils t'expliquent le fonctionnement pour qu'ils t'expliquent et puis en fait tu fais une visite aussi pour que eux euh check si tu es suffisamment bas risque pour accoucher là parce qu'en fait si j'ai déjà eu deux césariennes, je ne peux pas accoucher là si j'ai eu en fonction des antécédents médicaux on sait qu'il y a des besoins de monitorer bébé en permanence avec le moniteur je ne peux pas accoucher au birthing center tu vois donc donc déjà en fait je fais ce tour je comprenais pas trop à quoi ça correspondait pour moi en tant que sage-femme donc c'était déjà j'ai dit ok, bon bah ils me font ça et après c'était tout le système l'histoire est Pour mon démarrage, à la base, l'histoire est très drôle, dans le sens où, en fait, une fois que tu as fait ça, ils envoient à ton assurance et ils t'envoient un devis de combien tu vas devoir payer.
- MARION
Oui, c'est vrai.
- ANNE
Je me souviens de ce que tu m'avais raconté.
- MARION
Oui,
- ANNE
c'est important ça. Mais c'est pour dire que moi, j'arrivais en tant que Française et donc recevoir un devis sur ma santé. ça me paraissait complètement hallucinant, mais OK, d'accord. Et alors, ils me disent, bon, ben voilà, vous devrez payer 1 000 je dis mais c'est pas possible en fait, 1000 dollars j'ai une assurance santé donc je comprends pas ce que vous me dites et surtout qu'en plus j'avais été hospitalisée pour mon premier, donc pendant 15 jours donc j'avais vu ce que j'avais dépensé enfin ce que ça m'avait coûté ça m'avait coûté très peu comparé donc je dis mais je comprends pas comment ça se fait que je vais devoir payer autant C'était des échanges par email, je leur avais dit écoutez vous êtes très gentils, je vous remercie mais en fait si c'est pour payer autant, je vais aller voir un gynéco sur lequel je serai couvert. et entre temps j'avais une copine qui m'avait dit non non mais 1 000$ c'est pas cher du tout c'est tout à fait correct parce qu'en fait le gynéco il va te dire un prix, mais une fois que t'arrives à l'hôpital quand tu vas être hospitalisé tu vas devoir payer un copé pour ta chambre un copé pour la chambre du bébé un copé pour la visite du pédiatre donc en fait les 1 000$ tu vas les atteindre tiens ouais et du coup j'étais complètement voilà tu vois complètement naïve sur ce point là et alors là maintenant je suis 12 ans plus tard je peux te dire que ils viennent avec 1000 dollars je leur dis ah ouais mais c'est pas cher parce que je sais que la santé coûte aux Etats-Unis la santé aux Etats-Unis ça n'a rien à voir quoi c'est
- MARION
Ce qui fait aussi qu'on entend le fait qu'il y ait plus d'accouchements à domicile, ou en tout cas en dehors des systèmes médicaux, entre guillemets. Est-ce que tu penses que le lien, bien évidemment, de l'argent a un impact là-dedans ?
- ANNE
le lien de l'argent et aussi le lien avec pour le coup je trouve que il y a vraiment donc les sages-femmes nous notre approche enfin ce que je vois avec l'approche que l'on donne avec les femmes ce qu'elles nous disent mais elles nous disent mais moi j'apprends beaucoup plus avec vous que si elles étaient avec un gynéco avant avec mon gynéco en fait quand tu fais la visite tu passes du temps en fait avec une infirmière d'abord qui prend toutes tes mesures tout ça après tu vois le gynéco et de vous... tu vois le gynéco pour quelques minutes donc en fait il répond juste à ses questions et c'est vraiment une approche différente dans le sens où nous en tant que sage-femme on est là en tant que pour éduquer et faire de la promotion à la santé et de la prévention alors ici en France j'avais pas senti ça à ce point là mais parce qu'on travaillait vraiment je travaillais en permanence avec eux donc là j'ai pas autant cette relation là mais en fait ils sont là vraiment pour quand il y a quelque chose pathologique quoi donc en fait quand ils font la visite ils cherchent les trucs s'il n'y a pas quelque chose de pathologique c'est une autre approche c'est à dire que nous on arrive en tant que gardienne de la physiologie et quand nos patientes arrivent chez nous on fait tout pour qu'elles restent dans la physiologie parce que sinon elles ne peuvent pas accoucher avec nous donc on est obligé de les transférer donc en fait on travaille sur la base, sur la prévention et la promotion à la santé tandis que les gynécos eux pour le coup ça leur est égal dans tous les cas en fait ils cherchent juste à soigner, à être sûr que ça n'arrive pas ils checkent les box et voilà quoi tu vois mais à aucun moment donné ils essayent de les éduquer pour que ça évite d'arriver et... si ça arrive il est là pour traiter donc du coup l'approche est différente c'est en ça où c'est très différent donc du coup je pense que les femmes sont de plus en plus à la recherche de ça à la recherche de comprendre ce qui se passe pour elles donc c'est en ça où si les femmes cherchent plus des accouchements avec des sages-femmes, en fait c'est là où elles vont se tourner plus vers les vers l'accouchement en maison de naissance ou à domicile. Après, tu vois, comme là, ici à Austin, ça a beaucoup changé dans les dix dernières années. Ils viennent d'ouvrir un... j'allais dire une maison de naissance dans la maternité tu vois dans l'hôpital donc en fait là il commence à avoir plus la présence des sages-femmes et avoir dans les hôpitaux aussi quoi tu vois donc ça s'est beaucoup beaucoup plus développé au cours des dix dernières années que ça ne l'était avant quoi donc toi tu sais tu sais toi Anne pardon excuse-moi si combien
- MARION
coûte en moyenne un accouchement aux Etats-Unis ou pas ?
- ANNE
alors c'est tellement compliqué parce que ça va dépendre si tu as une assurance ou pas parce que tu as différentes assurances chaque année tu choisis ton assurance c'est très très compliqué soit il y a des gens qui n'ont pas d'assurance du tout donc quand tu n'as pas d'assurance du tout tu payes tout cash donc en règle générale ils font un prix par rapport à ça pour te donner un ordre d'idée au birthing center pour tout l'accompagnement prénatal tout l'accompagnement post-natal pour maman et bébé et tout l'accouchement c'est il faut compter à peu près 5000 5000 dollars d'accord si tu n'as pas d'assurance si tu n'as pas de voilà et en prix fort ok Voilà, en prix fort. Si tu vas à l'hôpital, si tu n'as pas d'assurance, ça peut facilement monter, je pense. je pense que ça peut facilement monter de plus de 10 000 dollars, 15 000 dollars ouais je vois et on se rend compte de l'argent qu'on a ici en France notamment par rapport à ça ah oui ça c'est sûr et c'est et si t'es couvert par l'assurance je pense qu'en moyenne tu vois tu vas avoir les frais du gynéco donc en moyenne les frais du gynéco tu vas peut-être être couverte presque à la totalité mais ça va te revenir autour de 500 peut-être quelque chose comme 500 à 1000 peut-être mais ça c'est juste le gynéco après en règle générale quand t'es hospitalisé moi avec mon assurance par exemple si par exemple je dois être hospitalisé je sais que d'office avant que mon assurance ne couvre je dois payer 250 c'est ce qu'on appelle un copé tu vois d'office c'est ça et donc tu dois payer ça pour toi et pour ton enfant et puis après en fonction tu dois payer pour le pédiatre et en fonction tout matériel utilisé tout ça va être facturé mais après c'est couvert par l'assurance et après c'est pour ça je te dis les assurances sont tellement différentes de l'une à l'autre bien sûr chaque année tu dois choisir ton assurance chaque année nous on s'assoit on a trois choix à faire au niveau de l'assurance oui un et tu dois réfléchir si tu veux payer en gros c'est soit tu décides tu payes un maximum tous les mois ton assurance je sais pas j'ai pas d'ordre d'idée là parce que c'est plus mon mari qui s'occupe de tout ça mais soit tu payes un maximum tous les mois et du coup tu payes très peu quand tu te fais soigner soit tu payes beaucoup moins mais par contre tu sais que quand tu vas te faire soigner tu vas devoir payer beaucoup plus c'est à dire que si tu payes beaucoup par exemple je sais que mon copé quand je vais chez le pédiatre il sera de 15 euros si je prends le plus faible forfait mon copé il va être de je crois 150 euros tu vois et après t'as un entre deux tu vois donc après c'est toujours de regarder combien qu'est-ce qui est le plus rentable si tu vas avoir une grossesse autant prendre le tarif le plus élevé parce que tu sais que tu vas avoir un maximum de frais médicaux si tu penses que si t'es quelqu'un de tout seul et qui n'a pas de problème de santé tu vas prendre un tarif minimum parce qu'en fait tu te dis que le tarif élevé va te coûter plus cher que si t'as pas un tarif facile Donc c'est quelque chose que tu réévalues chaque année ? Ah oui, mais c'est très très différent. et en plus c'est négociable c'est en ça donc le birthing center m'a envoyé les milles ils sont revenus vers moi en me disant bon écoutez vous êtes une sage femme on va vous faire une fleur et on va vous faire une offre on vous réduit de 40% donc vous payez moins donc tu te rends compte que en plus la santé en fonction si tu leur dis que c'est pas possible s'ils veulent vraiment t'avoir en tant que client ouais ils vont négocier le prix tu peux négocier alors pas sur tout bien sûr mais ça peut être négociable c'est ce qui parle totalement mais enfin voilà de la façon dont tu le décris je pense qu'on prend vraiment toute l'ampleur de
- MARION
cet impact qu'a l'argent en tout cas aussi dans la grossesse et dans votre quotidien aussi dans votre parcours de soins de santé quotidien en dehors de ça quotidien oui
- ANNE
Ah oui, complètement. Et même, tu vois, les mamans que j'accompagne, tu vois, pour le postpartum, on essaye de faire beaucoup de prévention pour qu'elles fassent de la rééducation du périnée, mais ce n'est pas quelque chose de systématique. Il y a dix ans, quand j'ai commencé, ils n'en parlaient même pas. Donc maintenant, ils en parlent et maintenant, il y a beaucoup plus de kinés qui le font. Mais les femmes, en fonction, elles te disent, mais ça va me coûter combien, en fait ? parce qu'en fait si elles n'ont pas d'assurance si ça leur coûte trop cher elles ne mettront pas leur argent là-dedans alors comment est perçu l'accouchement à domicile parallèlement à ça ? moi je côtoie que des femmes, quasi que des femmes qui accouchent à domicile ou en birthing center. Donc, j'ai quand même accès à une majorité de femmes qui perçoivent ou qui cherchent quelque chose de différent. Oui. Je vais dire que c'est beaucoup plus accepté. en fonction de par rapport à l'hôpital comme nous on est une structure qui est très établie, on est quand même un birthing center qui est ici depuis bientôt 30 ans tu vois sur Austin donc en fait il y a une certaine réputation, une certaine relation avec les hôpitaux qui fait que ils reconnaissent en fait notre value ou nos compétences en fait et notre manière de travailler Maintenant, dans les accouchements à domicile, après, on a quand même des protocoles, on suit une accréditation pour rentrer dans certaines sécurités. On ne va pas accepter tout le monde, c'est vraiment quelque chose de cadré. Donc, en fait, du coup, la relation avec l'hôpital avec lequel on travaille la majorité du temps, on a une très bonne relation. Ça se passe très, très bien. Je sais par contre que ça n'a pas toujours été le cas, même avec le Birthing Center. Et je sais aussi que certaines sages-femmes à domicile ne sont pas reçues aussi bien. Mais après, en fait, elles vont se mettre parfois dans des situations qui sont parfois un peu plus… j'allais dire dangereuses, c'est pas dangereuse mais elles vont tenter quelque chose que personnellement moi je ne tenterais pas en dehors de l'hôpital tu vois quand certaines sages-femmes font des accouchements de jumeaux à la maison. Nous, au Birthing Center, on ne le fait pas. Ça, c'est quelque chose, ça fait partie de notre risque. Tu vois, où en fait, non, parce qu'en fait, on sait très bien que quand le deuxième arrive, il y a un risque de césarienne plus important et qu'à un moment donné, en fait, c'est… c'est mieux d'être... Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas avoir un accouchement naturel et un accouchement comme tu veux. Mais peut-être... Il y a plus de risques. Donc, en fait, il faut faire dans un endroit un peu plus... un peu plus encadré, quoi. Oui, bien sûr. Donc, après, voilà, il y a des situations comme ça où certaines sages-femmes... Ouais, je trouve que... elle joue beaucoup, c'est bien c'est bien mais je j'adore j'adore l'accouchement naturel et je suis passionnée par ça et je fais tout pour moi, quelle que soit ma patiente quand elle est avec moi, je vais faire tout mon possible pour l'amener à ce qu'elle veut mais je ne vais pas non plus jouer avec sa sécurité, la sécurité de son enfant. Je ne suis pas là pour ça.
- MARION
Vous avez quand même une approche qui est vachement physiologique, si on fait la comparaison rapide avec celle de la France. Effectivement, en tout cas, c'est une façon dont vous vous amenez, vous accompagnez les femmes vers la naissance qui est autre que celle que l'on trouve couramment, en tout cas ici en France.
- ANNE
Oui, complètement. avec le Birthing Center, c'est complètement une autre approche. Parce qu'au final, moi, ce que je fais là-bas, c'est que je lis vraiment la préparation à la naissance et les consultations prénatales sont l'un avec l'autre, quoi, tu vois. Parce qu'en fait, je ne fais pas de préparation à la naissance vraiment pour dire... Enfin, tu vois, ça ne s'appelle pas comme ça, mais en fait... j'ai une demi-heure par patiente où on les voit tous les mois au début, après toutes les deux semaines après toutes les semaines donc ça c'est pareil, quand moi je suis arrivée que j'ai commencé ma troisième grossesse avec eux, il y a des choses où j'étais assez surprise dans l'organisation parce que c'est pas exactement la même chose on te laisse beaucoup le choix en fait aux Etats-Unis comparé à la France il y a beaucoup de choses et peut-être qu'en France c'est ça aussi mais en fait on ne le présente pas comme ça et moi-même je ne le présentais pas comme ça c'est des systématiques c'est-à-dire que tu fais tes trois échographies premier trimestre, deuxième trimestre, troisième trimestre c'est dans le calendrier aux Etats-Unis c'est alors avec un gynéco je ne sais pas puisqu'au final je n'ai pas cette expérience là mais moi je te parle avec le birthing center on a une approche où on leur laisse toujours le choix l'échographie du deuxième trimestre donc l'échographie anatomique est obligatoire donc elles ne peuvent pas décliner je ne sais pas comment décliner refuser refuser voilà elles ne peuvent pas refuser parce que ça ça nous donne trop d'éléments importants pour pour pour l'accouchement, de savoir où est positionné le placenta, pour savoir si le bébé n'a pas de problèmes cardiaques, n'a pas des besoins spécifiques pour la naissance. mais après l'échographie du premier trimestre c'est si tu en as envie on ne fait pas forcément d'échographie du troisième trimestre on envoie pour une échographie du troisième trimestre si nos mesures cliniques sont en décalage c'est à dire que si les mesures ne correspondent pas aux attentes cliniques on dit qu'il faut surveiller il faut avoir un peu plus de surveillance donc on vous envoie faire une échographie si elle commence à dépasser le terme de plus de 10 jours on va faire une échographie aussi mais c'est vraiment assez limité le nombre d'échographies alors il y a toujours le test de glucose mais c'est vrai que du coup moi quand j'ai arrivé en tant que sage-femme j'étais quand même un peu perturbée parce que c'est quand même pas exactement la même chose une autre vidéo et voilà c'est une autre vision et en plus mon anglais était quand même pas parfait donc des fois j'avais l'impression que moi j'arrivais autant te dire que moi j'ai fait des études de sage-femme donc l'anglais après le lycée j'ai arrêté, au lycée si tu demandes à mes copains du lycée si ils avaient si c'était attendu à ce qu'il y en ait un d'entre eux ou qu'ils partent aux Etats-Unis ça n'aurait pas été bon sûrement pas toi c'était les langues ça ne me plaisait pas j'avais plutôt un esprit plutôt scientifique et sur autre chose que ça ne m'intéressait pas j'avais vraiment un niveau basique où je n'osais pas parler donc mon suivi de grossesse s'est un peu passé comme ça je savais en tant que sage-femme ce à quoi je m'attendais donc ça ça m'aidait au moins mais il y avait des communications parfois qui étaient compliquées mais bon c'était chouette moi j'étais contente j'ai essayé de trouver des cours de préparation je faisais ma formation d'autonomie donc au final je faisais encore des allers-retours avec la France donc ça m'a aidée pour moi j'avais essayé de chercher s'il y avait des choses mais en fait il n'y avait pas Il y a beaucoup de doulas. Je sais qu'en France, j'entends maintenant que ça se fait beaucoup plus. Mais ici, c'est très implanté. Tout ce qui est préparation à la naissance, accompagnement post-natal, accompagnement pendant le travail, c'est tout le travail des doulas. Ce qui se faisait beaucoup, quand je leur demandais si c'était de la préparation, c'était beaucoup de yoga. et je me suis dit c'est pas forcément ce que je cherche est-ce qu'il n'y a pas d'autre chose parce qu'en France finalement on a accès à l'autonomie les cours de préparation dans l'eau la sophrologie tu as quand même un panel de différentes choses et je trouvais que là à l'époque c'était assez limité ce qu'ils proposaient alors maintenant avec 12 ans d'écart peut-être que c'était moi qui cherchais pas assez bien je pense que ça s'est beaucoup développé voilà parce que c'est vrai que le monde des doulas il y en a énormément mais encore plus maintenant tu vois j'en connais beaucoup plus maintenant que ce que je connaissais avant et en plus ce qu'elle propose ça s'arrête pas au yoga il y a des tas d'autres choses donc du coup je te dis c'est peut-être que j'avais pas mon esprit suffisamment ouvert ou ça a évolué avec les années mais voilà du coup ma troisième grossesse s'est passée comme ça pour le coup j'avais peur de faire un accouchement prématuré d'avoir des contractions j'ai eu un épisode de contraction mais ça s'est vite passé tu vois pour le coup ce que j'avais pas forcément conscience quand j'étais en France c'est ici quand on a des contractions on te dit il faut te reposer mais aussi il faut que tu bois beaucoup plus tu peux prendre du magnésium si tu bois pas assez ton muscle est beaucoup plus tendu, contractile il faut boire plus prendre du magnésium le magnésium ça va aider aussi à relâcher les muscles et en fait avec toutes mes années ici j'ai pris vraiment beaucoup plus c'est rigolo parce qu'elles me disent les étudiants de sa chambre c'est toi qui maîtrise plus l'homéopathie les herbes et tout ici et au final j'ai appris ça plus j'avais des notions en France mais je les ai appliquées beaucoup plus de manière médicale ici c'est beaucoup plus je me suis appris à être beaucoup plus dans l'observation de la femme et de l'utiliser différemment donc c'est rigolo parce qu'elles me disent mais c'est toi qui vas essayer tout, voilà, quand j'ai une maman en travail avec moi je vais essayer tout ce qui est possible pour qu'elle aille là où elle veut aller donc du coup voilà, j'ai tous mes petits outils mes petits tools à droite à gauche que je vais utiliser et donc voilà mais c'est vrai que du coup j'ai appris vraiment ça au fur et à mesure mais après je pense que j'ai appris avec un autre toute mon expérience, que ce soit en France, que ce soit avec l'autonomie, que ce soit ici, je suis quelqu'un qui aime ça. J'apprends avec tout ce que j'observe autour de moi. Je ne sors d'aucun accouchement sans me dire, bon, alors, OK, qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'aurais pu faire de mieux ? Qu'est-ce que j'ai appris ? Qu'est-ce que sera mon... ma prévalue pour la prochaine femme que je vais accompagner
- MARION
Alors est-ce que c'est toutes ces graines qui ont été germées en toi, qui ont germé justement, qui ont été semées, qui ont germé en toi, qui ont donné naissance à Jardin de Naissance ? Je ne vais pas évoquer le nom tout à l'heure. Oui, parce que c'est vraiment ça en fait, là on voit vraiment tout le process, tout l'ancrage aussi au fur et à mesure, tu prends tes marques aussi, tout ça. Et peut-être justement nous parler comment il nous est en fait cette idée avec ta sœur aussi.
- ANNE
C'est exactement ça. Quand j'ai cherché ce nom jardin de naissance, c'était vraiment ça. Toutes les graines que j'ai reçues, je veux les partager. J'estime que je suis là vraiment pour semer des petites graines auprès de chaque maman pour vraiment la faire grandir dans ce qu'elle veut, dans sa maternité, dans son postpartum avec son bébé. C'est vraiment l'idée derrière ça. Et comment ça a démarré ? Alors, moi, j'avais démarré, j'avais voulu faire de l'autonomie ici, depuis que, comme j'avais fait ma formation. Donc, j'avais commencé ça il y a des années, mais je n'avais pas vraiment développé. trop parce que je travaillais au Birthing Center. J'ai vraiment évolué beaucoup au Birthing Center. Donc, ça me prenait beaucoup de temps. Et puis, j'avais mes enfants qui étaient plutôt jeunes. Mais du coup, je faisais de l'autonomie. Et au cours des années... J'ai quand même beaucoup de gens qui me contactaient, des expatriés de New York, de Los Angeles, de San Francisco, qui cherchaient et qui auraient voulu recevoir un accompagnement avec moi. Et pour le coup, la distance faisait que c'était compliqué. et l'année dernière avec ma soeur j'ai commencé à me dire je suis dans une phase de ma vie où finalement j'arrive à me poser plus mes enfants sont plus grands parce qu'ils ont 10, 15 et 17 ans maintenant donc voilà tu vois j'ai mon plus grand qui part l'année prochaine tu vois l'université alors tu vois si on m'avait dit que la dernière année comme ça où tu prépares qu'ils vont partir en fait tu les prépares à partir au final c'est la même chose, t'es dans le lâcher prise parce que je dois apprendre je suis au niveau émotionnel au même point que les mamans que j'accompagne au quotidien parce qu'en fait c'est des montagnes russes où tu apprends à lâcher prise en permanence en te disant bon ben voilà il faut que tu le laisses aller voilà tu l'as mis au monde pour qu'il arrive là et qu'il parte c'est ça,
- MARION
mais oui c'est encore un cheminement un autre passage de vie j'ai envie de dire c'est vrai,
- ANNE
c'est pas simple c'est exactement ça et donc du coup l'année dernière j'ai dit à ma soeur et en fait je me suis dit bon écoute je trouve que le Il y a quand même un besoin, vraiment un besoin autour des femmes expatriées de cet accompagnement. Parce que finalement, et puis j'ai des patientes françaises qui viennent régulièrement, en tout temps, enfin régulièrement, c'est-à-dire une parent qui est au Birthing Center. Et elles sont toujours ravies quand je suis là, parce que finalement, ça leur permet de vraiment faire le lien complet. Parce que c'est quand même encore plus facile quand c'est dans ta langue maternelle, tu vois. de faire passer le message et du coup je me suis dit écoute, ma soeur est kiné, moi je suis sage-femme elle est kiné, elle a une spécialisation plus en périnatalité, autour du périnée autour de, elle a fait une formation de coaching en pilates aussi tu vois on pourrait vraiment essayer de créer quelque chose pour toutes ces femmes qui sont dans un besoin d'avoir quelque chose et qui sont loin de chez elles qui n'ont pas forcément un accès facile à des soins en français d'une, mais surtout à réussir à les mettre en confiance dans leur corps parce que si tu te retrouves quand tu es expatriée tu te retrouves où tu es déjà dans une peur de... je ne sais pas ce qui m'arrive. et moi l'ayant vécu bon maintenant ça fait 12 ans j'étais assez confiante en moi parce que j'avais déjà fait deux fois parce que j'avais déjà j'étais sage-femme donc tout ça me faisait que j'avais quand même une certaine confiance en moi et dans mon corps donc j'avais aucun souci que ça allait bien se passer l'accouchement tu vois mais en fait je pense que si on arrive à donner vraiment cette confiance aux femmes dans leur corps donc de connaître leur corps, de comprendre leur corps, ça leur donne une force phénoménale pour pouvoir aborder. Et en fait, je voulais vraiment, on s'est assises et on s'est dit, qu'est-ce que finalement à nous deux, on pourrait créer, leur fournir pour qu'elles puissent finalement avoir un panel de petits tips, tu vois, au cours de la grossesse. pour se sentir bien en fait et se sentir encore plus en confiance dans leur corps et se sentir grandir dans cette expérience d'une manière positive. donc on a vraiment moi ce que j'ai essayé de lister c'est j'ai essayé de retrouver un peu toutes les problématiques que je rencontrais auprès de mes mamans au quotidien parce que c'est pareil quand je fais les visites prénatales tu vois régulièrement les mamans ici je les réfère va voir sur ce site parce que sur ce site tu vas pouvoir trouver des exercices pour te sentir mieux au niveau de et bien sûr ici je les renvoie aussi vers différents providers, comment on appelle ça, différents autres professionnels de santé, tu vois, des chiropracteurs, c'est l'équivalent d'ostéopathe, acupuncteur, donc voilà. Mais c'est vrai que déjà, en fait, si certaines n'ont pas les sous pour le faire, j'ai des petits tools que je peux leur donner, tu vois, des endroits où je peux les référer en anglais pour ça, quoi. donc du coup je me suis dit à nous deux on s'est dit comment faire ça donc on a vraiment essayé de créer un ensemble un guide avec vraiment différents programmes pour accéder aux différentes problématiques de la grossesse et laisser vraiment l'opportunité aux femmes de choisir en fait bon ben je sais pas ce que je veux, par exemple on a essayé vraiment D'un point de vue physique, pour ma sœur, on a réfléchi au petit mot de grossesse. On a fait toute une partie santé et bien-être avec les douleurs de bas de dos, les reflux gastriques. Quels sont les conseils pour ça ? Il y a déjà toute une partie santé et bien-être. Et après, il y a une partie accompagnement physique où ça va être plus du pilates. et on a essayé de prendre après nous on a notre petit réseau autour de nous donc on a essayé de trouver une prof de yoga comme ça en fait les femmes peuvent avoir accès à du yoga aussi, on a trouvé une hypnothérapeute aussi donc du coup ça permet aussi les femmes elles peuvent trouver différents bon ben je veux me faire une séance de pilates et ben j'ai ça à disposition je voudrais essayer de l'hypnose pour essayer de vraiment me relâcher et prendre du temps pour moi et bien tu as l'outil à la disposition j'ai une amie aussi qui fait de la méditation en pleine conscience le mindfulness qui est aussi finalement très en lien avec l'autonomie tu vois dans le sens où c'est vraiment beaucoup par rapport à la présence à soi donc du coup en fait c'est Et d'ailleurs, ma copine qui nous a fait le programme pour la méditation, c'est elle qui m'a dit qu'on n'est pas née en autonomie. Donc en fait, on a trouvé vraiment ce... On s'est dit, mettons des petites graines comme ça pour laisser à disposition aux femmes ce qu'elles ont besoin et qu'elles trouvent ce dont elles ont envie, quand elles en ont envie et qu'elles en profitent en fait. Parce que... t'as pas forcément le temps mais c'est vrai que du coup maintenant avec la digitalisation ben si t'es toute seule chez toi à 9h du soir ben en fait finalement tu peux aller en un clic et trouver la science qui te convient pour te détendre à ce moment là quoi tu vois donc totalement donc c'est ce qu'on a essayé de créer et après moi j'ai essayé de créer un guide aussi sur tout l'accompagnement pendant la grossesse et pendant l'accouchement pour vraiment expliquer à quoi s'attendre au niveau de son corps. C'est un peu toutes mes explications et tout ce que je donne, toute l'éducation à la santé que je donne auprès de mes mamans que j'essaie de retranscrire à travers un guide. Donc ça est par rapport à l'allaitement. L'allaitement, autant te dire que je suis de plus en plus surprise. C'est vrai que je me rends compte, ici aux États-Unis, c'est quand même très ancré. L'allaitement est quelque chose de très important. et en discutant avec ma soeur je me rends compte qu'il y a un décalage encore avec la France il y a un grand grand fossé parce que du coup moi j'ai fait ma formation de consultante en allaitement je suis maintenant à ICCLC donc j'ai cette formation parce que du coup je me suis dit je suis prête à me former mais quelque chose qui va me servir autant en France qu'aux Etats-Unis parce que c'est pas dit qu'on rentre pas en France à un moment donné donc je vais pas faire quelque chose qui ne me servira pas et du coup voilà donc du coup l'accompagnement en allaitement c'est quelque chose de très très important ici et je pense que la majorité des mamans se fixent quand même d'essayer d'allaiter les 6 premiers mois exclusivement ou au moins de tirer leur lait de donner le le du lait maternel pendant les six premiers mois. C'est vraiment un objectif, quoi. C'est un objectif de santé. auprès des pédiatres, auprès de l'organisation de santé. Donc, du coup, voilà. J'ai fait tout un programme aussi par rapport à ça. Super. Et du coup, en postpartum, on a créé aussi tout le... à quoi s'attendre en postpartum. Et autant te dire que je pense que l'après, on a... on en prend beaucoup plus conscience maintenant que ce qu'on en prenait conscience il y a 17 ans quand j'étais mon premier parce que tu vois la dépression postpartum c'est quelque chose qui est vraiment dont on en parle vraiment ouvertement et où on pose vraiment les besoins de la femme nous au Birthing Center par exemple c'est un truc qui est vraiment que je répète au quotidien, et moi-même, même quand j'avais mon premier, je ne l'ai pas respecté, et jamais ça ne me serait bien venu à l'esprit, c'est qu'on parle, alors on dit, c'est cinq jours à une semaine, mais on va dire cinq jours... dans le lit, 5 jours sur le lit, 5 jours autour du lit. Donc, c'est pour te dire un peu l'attente au niveau du corps. Qu'est-ce qu'on attend de ton corps durant ces 15 premiers jours, tu vois ? C'est vraiment du repos, quoi. Oui, totalement. Moi, je me souviens, mon premier... Eh bien, au bout de quatre jours, on était en pleine canicule, mon mari était reparti travailler, en pleine canicule à Marseille, il faisait une chaleur pas possible, j'ai fait tous les magasins pour trouver un ventilateur, quoi, tu vois, pour dire que… et je me dis, mais j'étais… c'était quoi cette lubie que j'avais, quoi, tu vois, j'aurais pu demander à n'importe qui autour de moi d'aller me le chercher, ce ventilateur, quoi, tu vois. Mais non, je me sentais… il fallait que je le fasse pour moi et en fait c'était pas nécessaire mais c'est quelque chose que je n'en avais pas du tout conscience alors que franchement j'aurais pu avoir tout le soutien que je voulais à l'époque il n'y avait aucun souci là-dessus mais c'est quelque chose que je n'avais pas conscience pour moi-même et du coup c'est vrai que et pour le coup pour mon troisième la deuxième déjà c'est un peu plus facile parce que du coup j'avais un plus grand donc il fallait que je mette quelque chose en place pour m'aider parce qu'à un moment donné tu ne peux pas faire tout je m'étais améliorée sur mon postpartum mais à 10 jours une semaine ou 10 jours après l'accouchement de ma fille j'étais au mariage de ma copine alors j'ai pas fait tout le mariage j'ai fait juste la cérémonie mais en soi et en plus je me souviens ma copine me disait mais non ne le fais pas je lui dis mais si ça me fait plaisir pour toi je le fais maintenant moi j'aurais une de mes mamans qui me dit ça je lui dirais je pense que c'est pas raisonnable tu vois prends un on apprend avec l'âge, on apprend avec la société aussi, tu vois, qui peut prendre conscience des choses. Mais c'est vrai que mon troisième, pour le coup, j'ai beaucoup mieux géré mon postpartum par rapport à ça. Mes enfants étaient plus grands, donc ils avaient 5 et 7 ans, donc ça, c'était... C'est plus facile. Oui, j'espère. Et puis, en fait, quand tu as une... quand t'es dans une communauté d'expatriés, c'est vrai que tu crées quelque chose, en fait, il y a des tas de gens qui te disent, bon, bah, qu'est-ce qu'on peut faire pour t'aider, donc du coup, on avait vraiment mis tout un système en place pour qui amener les enfants à l'école, qui les récupérer, enfin, tu vois,
- MARION
il y avait, voilà,
- ANNE
j'avais créé mon réseau, j'avais eu... c'est pareil j'avais ma soeur qui était venue m'aider tu vois c'était il y avait des tas de choses que tu mets en place différemment quoi tu vois parce que justement en fait tu sais que tu vas être toute seule parce que quand j'étais en France je me disais bon je suis pas toute seule j'ai tout le monde autour mais en fait c'était à moi même que je me fixais des choses tu vois donc mais du coup voilà c'est intéressant et mais pour le coup c'est vrai que je travaille beaucoup avec mes on fait des groupes de mamans des groupes d'accompagnement tu vois au Birthing Center on fait beaucoup des ce qu'ils appellent du centuring donc centuring c'est tu fais ton suivi de grossesse en groupe donc en fait je suis bien pendant deux heures pendant la première demi-heure c'est l'assessment tu vois où on va écouter bébé la sache-femme on va voir les personnes individuellement et poser les questions individuelles mais après toutes les questions générales vont être partagées en groupe donc du coup l'idée c'est vraiment de créer la communauté et de faire passer les informations quoi tu vois et du coup on a des séances avec différents topics à chaque fois et du coup c'est un peu ça que j'ai voulu essayer de recréer à travers mes guides parce que ce qu'on veut faire ce qu'on fait c'est des séances une fois par semaine soit avec moi soit avec Alissane où en fait on parle à travers différents topics sur comment
- MARION
préparer son postpartum une thématique particulière exactement
- ANNE
et c'est vrai que préparer son postpartum c'est quelque chose qui est maintenant très essentiel voilà c'est essentiel et c'est surprenant pour le coup c'est surprenant tout ce que au fur et à mesure des années je vois ce que les gens mettent en place et pour le coup je pense que ici aux Etats-Unis alors je te dis moi je suis peut-être en décalage parce que ça fait 12 ans que je suis partie de la France mais il y a quand même un esprit très communautaire où tu fais vite alors à la fois les gens sont très individualistes mais tu fais vite partie d'une communauté alors c'est à toi de trouver ta communauté ici, ça peut être ta communauté à travers ta church tu vois ils sont quand même, moi je suis au Texas donc ils sont quand même tous très chrétiens à travers leur église à travers à travers leur club de... leur club de... Je cherche le nom en français, tu vois, mais j'arrive pas à savoir.
- MARION
Le club de rencontre professionnelle, je suis en train de chercher.
- ANNE
Non, mais ça va être, tu vois, le clubhouse, tu vois, en fonction... Tu vas avoir la communauté de ton quartier, en fait, tu vois. C'est tout un autre fonctionnement, tu vois, ça peut être une communauté de quartier comme ça. Donc, du coup, vraiment, ils ont l'art quand même de créer cette communauté, tu vois, et... communauté avec l'école par exemple tu vois ça peut être tu fais partie du groupe des parents d'élèves moi par exemple par exemple pour ma grossesse j'avais une maman et c'est rigolo parce que c'est une de mes meilleures amies ça fait 12 ans on se voit pas tous les jours mais en fait on compte énormément l'une sur l'autre et donc les enfants étaient dans la même école ils sont plus dans la même école maintenant Quoique si, maintenant, ils se sont retrouvés. Mais enfin, bon, au fur et à mesure des années, ils n'ont pas toujours été dans la même école, mais elle avait créé tout un groupe pour faire ma baby shower, tu vois. Et c'était des gens... Par exemple, elle avait invité toute la classe de ma fille, parce que son fils était dans la même classe. Donc, toute la classe... Elle avait invité toutes les parents pour ma baby shower. Enfin, tu vois, c'est tous des trucs. Et je m'étais dit, mais c'est surprenant, en fait, de faire ça, tu vois. Mais en fait... c'est comme ça qu'il crée parce que on était dans dans parce que Élise était encore elle était pas enfin t'as les preschools tu sais ici tu ne rentres à l'école qu'à l'âge de 5-6 ans donc à l'époque c'était très différent donc en fait du coup c'était vraiment le regroupement des parents de cette petite école, de cette classe et c'était très chouette tu vois mais c'est des choses auxquelles tu t'attends pas mais ça fonctionne comme ça effectivement et en fonction il suffit juste de trouver c'est important de trouver sa communauté en fait et Covid a perturbé un peu tout ça dans le sens où tout le monde s'est vraiment retrouvé chez soi donc je trouve que là en sortant de Covid c'est vraiment encore plus important encore plus important pour les parents de retrouver ce sentiment de communauté parce que pour le coup il y a eu vraiment une cassure pendant 1 à 2 ans, les gens n'arrivaient pas à se retrouver en communauté. Donc là, vraiment, c'est très, très important. Donc du coup, voilà, du coup, ici, ils ont vraiment leur communauté et ils créent vraiment... Tu vois pour les repas en postpartum par exemple, il y a vraiment des listes de... Tu peux, quand tu es enceinte, tu vas créer ou celle qui organise ta baby shower va créer une liste de diffusion. ça s'appelle un meal train un trail meal en fait c'est tu t'inscris pour aller leur apporter à manger c'est ça un portage de repas à tour de rôle en fait c'est exactement ça et du coup c'est des petits trucs spécialement quand t'as déjà deux enfants c'est vachement bien ça peut paraître anodin mais alors c'est d'une aide incroyable et d'un soutien incroyable ça c'est sûr c'est ça donc du coup c'est toutes des choses où je trouve qu'il y a des choses qui sont très très bien qui se mettent en place merci à quel point ça se met en place mais là tu vois par exemple avec ma soeur donc elle a eu des enfants elle a une fille de 5 ans 3 ans et là elle est enceinte du du dernier du ou de là puisqu'on sait pas c'est une fille et du coup ben là moi j'ai prévu d'y aller j'étais allée pour sa première pas pour sa deuxième c'était en plein covid donc c'était pas possible et du coup pour ma soeur tu vois quand on a créé le jardin de naissance ça lui a beaucoup parlé aussi parce que pour le fond elle s'est fait un petit
- MARION
une grossesse pendant le Covid ça a été c'est pas évident totalement tu saisis vraiment l'ampleur de tout ce que vous avez créé à travers ce guide mais aussi par rapport à la richesse aussi de toi, ton propre parcours, cette expérience, cet horizon aussi et on sent effectivement que c'est un apport et une ressource qui est différente en tout cas et qui vient nourrir le projet, ce que vous avez créé à travers le jardin de naissance totalement
- ANNE
c'est vraiment l'idée de tout ça mais du coup voilà je vais y aller pendant 10 jours je vais m'occuper de cette vie je vais m'occuper de cette vie voilà de la nourrir pendant 15 jours super,
- MARION
bah oui parce que c'est quasiment imminent parce qu'effectivement lors de la diffusion de l'épisode je mettrai bien évidemment toutes les informations pour qu'on puisse retrouver bien évidemment le guide de naissance 100% en ligne mais aussi pour qu'on puisse vous retrouver sur les réseaux sociaux notamment sur Instagram parce que vous faites des chouettes vidéos vraiment et on voit notamment effectivement ta soeur qui est vraiment sur le point en tout cas de donner naissance mais vraiment voilà il y a ça aussi, il y a ce côté là aussi qui est intéressant aussi pour pouvoir vous suivre mais vraiment déjà Anne je voulais vraiment te remercier parce que tu nous as fait vraiment voyager au cœur d'un autre système, d'un autre fonctionnement, parce que tout au long de l'épisode, en fait, on a été vraiment happés par cette autre vision. Tu nous as vraiment très bien décrit le fonctionnement, ton rôle, toi, en tant que sage-femme, mais aussi l'accompagnement et ce que tu as pu vivre aussi. Donc, je pense qu'il y a vraiment une très, très grande richesse, là, qui vient de se dégager de cet épisode et vraiment, je t'en remercie. Je ne sais pas si tu as pu tout dire ou si tu souhaitais, en tout cas, dire un message ou un mot de fin.
- ANNE
alors moi ce que je comme petit mot de fin ce que j'ai envie de dire c'est vraiment d'apprendre à donc d'apprendre à s'écouter et d'apprendre à lâcher prise en fait parce qu'en fait vraiment écouter son corps et lâcher prise et se laisser aller c'est ce qui arrive à nous bercer en fait ce qui nous berce pendant la grossesse ce qui nous berce pour prendre plaisir à la grossesse pour prendre plaisir à l'accouchement entre guillemets parce que c'est pour le vivre pleinement en fait c'est vraiment ça donc si j'ai quelque chose à dire c'est vraiment prendre le temps pour soi de se poser et de s'écouter pour pouvoir lâcher prise pour apprendre à mettre son cerveau en pause parce que finalement c'est vraiment on est des êtres où on réfléchit beaucoup on est très dans le mental et finalement la maternité c'est aussi ça c'est vraiment poser ce mental sur off et prendre plaisir à ce qu'on est en train de vivre donc voilà merveilleux,
- MARION
en tout cas c'est magnifique de finir en plus sur ces mots et sur ce message, vraiment merci beaucoup Anne, j'espère aussi pouvoir en tout cas contactez aussi ta soeur mais je vais la laisser profiter de ce moment magique et un peu aussi après je ne vais pas la contacter tout de suite mais en tout cas c'est vrai que ce sera un honneur aussi pour moi de pouvoir la voir au micro pour qu'elle puisse partager son expérience et aussi son point de vue, elle de son côté sur son apport et sa vision en tout cas de ce guide que vous avez créé mais vraiment en tout cas merci de m'avoir contacté Anne et c'est avec un grand merci à toi je continuerai de promouvoir ce que vous avez créé vraiment donc merci pour ta confiance Anne et à bientôt
- ANNE
merci à toi à très bientôt
- MARION
Mama merci pour ta fidélité et ton écoute si précieuse pour moi et toutes les mamas auditrices si tu as aimé cet épisode n'hésite pas à t'abonner commenter liker mon podcast mais aussi à t'abonner à mon compte Instagram @mamelles_lepodcast podcast pour y retrouver les moments phares des épisodes et bien plus MaM'Elles c'est aussi un site internet mamelles.fr où tu retrouveras des informations précises sur les différentes façons d'incarner sa maternité, mais aussi une boutique en ligne où tu pourras t'offrir ou offrir un coffret envoûtant, original, avec des trésors venus d'ici et d'ailleurs. Alors n'hésite pas à parler de MaM'Elles autour de toi. Cet épisode est terminé. Je te dis à très vite pour un nouvel épisode. Mais en attendant de se retrouver, maman n'oublie pas, ta maternité t'appartient. Elle est un univers aussi merveilleux que le monde a exploré.
- Speaker
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