- Speaker #0
Bienvenue sur Manipora, un podcast de développement spirituel qui s'adresse à vous, à tous ceux qui incarnent une spiritualité dans leur vie et aux futurs praticiens qui aspirent à des métiers du subtil respectant cadre et éthique. Je suis Amba, formatrice depuis 2020 en énergétique, en cartomancie et en médiumnité et ma mission est de vous transmettre des outils concrets pour une spiritualité qui s'intègre dans votre quotidien pour qu'on puisse ensemble grandir en conscience. Je vous souhaite une excellente émotive. Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast Manipura, je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour un nouvel épisode. Je suis en direct de ma voiture, en vadrouille parce qu'en plein déménagement, mais aussi en vadrouille parce que finalement dans moins de deux semaines, je serai de nouveau au Cosmos Festival à Montpellier pour des guidances tarot, des soins énergétiques et même un atelier autour du tarot. Et le Cosmos est co-organisé notamment avec Axel Sun. Axel Sun, c'est une grande amie à moi. On avait déjà fait un épisode ensemble où on avait parlé de notre vision de la spiritualité, de notre pratique du yoga, de notre amour des mantras. Je vous invite vraiment à aller écouter cet épisode qui vraiment c'est une discussion entre amis qui est passionnante. Il vous suffit de taper Axel dans la barre de recherche du podcast Manipura et vous le retrouverez facilement. Mais aujourd'hui, du coup, de retour, Axel, j'ai profité de sa venue sur Lyon pour l'inviter au micro de Manipura une deuxième fois. Et une des grandes forces d'Axel, et je vais vous en parler un peu plus en détail, c'est de créer des espaces et surtout de tenir des groupes. Dans le sens, elle arrive vraiment à capter l'attention d'un grand nombre pour les amener, entre guillemets, vers une direction. Alors, chacun peut vivre ce qu'il veut en soi, mais... Elle a vraiment cette capacité de créer des communautés, de tirer des groupes en avant, de pouvoir créer des espaces qui soient pleins de vie, que ce soit dans des cercles de femmes ou dans des festivals, justement. Donc elle va vous parler de ça aujourd'hui, de comment finalement on gère un groupe, parce que ça ne s'apprend pas, et de ce que ça veut dire pour elle, pourquoi c'est salvateur comme format, et pourquoi on en a besoin finalement de cet espace communautaire. Je vais vous laisser avec ça. Ok, je ne vous en dis pas plus parce que vous allez voir, c'est vraiment passionnant. J'ai adoré cet épisode. Donc, je vous laisse avec notre échange. Coucou, Axelle. Je suis trop contente de te retrouver sur le podcast parce que c'est la deuxième fois que tu viens. En fait, ce qui est cool, c'est qu'à chaque fois qu'on fait des podcasts ensemble, on les fait en direct. C'est-à-dire que tu n'es pas derrière ton ordi, moi derrière mon ordi. On est vraiment ensemble. On profite des week-ends qu'on passe toutes les deux pour se dire, on se prépare un petit podcast ? donc merci d'avoir accepté l'invitation, réitéré l'expérience de me prêter ta jolie voix pour aujourd'hui, ça va ?
- Speaker #1
Oui c'est un honneur pour moi Sincèrement parce qu'au delà du fait que je t'aime, j'adore t'écouter j'adore ton contenu, je le trouve hyper pertinent, hyper inspirant donc c'est un honneur
- Speaker #0
Je suis ravie Avant d'être en interview, on est surtout amis donc forcément ça se... retranscrit dans nos échanges, vous allez le voir. Aujourd'hui, j'avais envie de te faire venir parce que on peut dire plein de choses sur Axelle. Est-ce que tu as envie de te présenter déjà ? Peut-être de réitérer l'expérience ?
- Speaker #1
C'est un exercice qui n'est vraiment pas facile.
- Speaker #0
Oui, c'est toujours un peu compliqué.
- Speaker #1
Je vais me présenter de la manière qui est la plus spontanée pour moi, même si elle n'a pas de sens pour les autres.
- Speaker #0
Go.
- Speaker #1
Ok. Et c'est très lié au podcast. Du coup, est-ce qu'on va enregistrer ? Mais la façon pour moi qui est la plus juste de me présenter, c'est créatrice d'espace où on vient se relier à soi, peut-être. Mais ce qui m'anime le plus, c'est au groupe et au divin.
- Speaker #0
Incroyable, mais quelle efficacité ! T'as fait ça toute ta vie !
- Speaker #1
La blague, c'est qu'une fois, j'étais dans une soirée classique avec des étrangers, et on m'a dit « Ah, salut Axelle, qui t'es ? » Et j'ai sorti ce genre de définition, et on m'a regardée avec des yeux. Mais du coup, tu fais quoi ? Oui, je vais reprendre.
- Speaker #0
Incroyable. Pour ceux qui ne connaissent pas Axel, ça fait aussi partie de ta spontanéité aussi. Et je trouve de ta vision du monde de te définir aussi comme ça, tu vois. Ce qui fait que j'avais envie de t'accueillir encore une fois sur le podcast. C'est surtout effectivement pour cette habilité, cette compétence que tu as de gérer tes groupes. Et j'avais envie de parler de ça. Pourquoi ? On va peut-être commencer par ça. Parce que dans nos mondes spirituels, même si on rattache un peu le développement personnel, le développement spirituel, qui ne sont pas la même chose, je sais que ça te tient à cœur de faire cette différence. Pourquoi cette différence, Axelle ?
- Speaker #1
C'est une de mes enseignantes, notre enseignante, Maëtrie, qui a dit ça un jour et pour moi ça a vraiment du sens. Le développement personnel, il n'y a pas de hiérarchie là-dedans. Le développement personnel, c'est une façon de mettre sa vie au centre et c'est important de le faire. Le développement spirituel, c'est mettre la vie au centre de sa vie. Donc à un moment, il ne s'agit plus de nous. Et je pense que c'est deux chemins qui sont différents, mais c'est à dissocier aussi. Et se relier à soi, faire du travail de trauma, etc. C'est hyper intéressant dans son développement et dans son cheminement, mais ce n'est pas forcément de la spiritualité. Et ce n'est pas grave. C'est juste deux chemins qui sont différents, qui peuvent se coordonner, se retrouver à des endroits. Mais ce n'est pas de la spiritualité, pour moi, de faire du travail sur l'être humain.
- Speaker #0
Oui, c'est deux choses bien distinctes.
- Speaker #1
Ça ne veut pas dire que ce n'est pas hyper important de le faire.
- Speaker #0
Oui, mais pas tout confondre. Et justement, du coup, dans ce travail, on a ce côté développement personnel ou autre, on a ce côté très individuel finalement, très autorégulation, peut-être co-régulation avec un partenaire, une relation ou autre. Mais on parle très peu, ou pas assez, ou un peu plus maintenant, ça commence à revenir, de comment la communauté, le groupe, Le partage de groupe peut aussi créer cette régulation. Et après Covid, je pense, et ça se sent, que les gens ont envie de recréer du lien. Est-ce que tu as senti, toi, cette relance après Covid ou pas du tout ?
- Speaker #1
En vérité, je crois que mon activité, elle a vraiment démarré juste un tout petit peu avant.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'ai commencé à créer des espaces avant le premier confinement. Donc, je n'ai pas non plus une vision de 15 ans en arrière. et cette pertinence-là. Donc, je ne voudrais pas dire n'importe quoi. Je pense qu'il y a des mouvements, surtout. Parce que si tu regardes les Rainbow, etc., ces grands mouvements de communautarisme, ils existent depuis des années. Donc, je pense que c'est des mouvances.
- Speaker #0
Et justement, dans cette dynamique de vouloir se relier au groupe, recréer du lien, toi, c'est quelque chose qui t'est très cher et quelque chose pour lequel tu excelles. C'est pour ça aussi que j'avais envie de te faire venir aujourd'hui, c'est cet aspect, cette compétence que t'as de gérer des espaces, de créer des moments pour, d'accompagner des groupes. Et ça, c'est pas donné à tout le monde, parce qu'on croit qu'accompagner un groupe, c'est facile et c'est intuitif, mais ça l'est pas. Donc tenir un cadre, ça s'apprend, c'est quelque chose qui peut se maîtriser et potentiellement parfois on peut croire qu'on peut tenir un groupe comme ça Mais voilà, c'est une responsabilité déjà de tenir un groupe. Qu'est-ce que tu en penses toi ?
- Speaker #1
C'est une grande responsabilité pour moi. C'est un grand honneur.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Parce qu'il y a une notion de confiance, de temps. Les gens, quand ils viennent dans un espace que tu proposes, ils posent leur confiance, leur temps, leur argent. C'est une grosse responsabilité de cet ordre-là. Et en même temps, il y a un besoin de poser la sécurité, que tout le monde se sente bien, se sente respecté. Et de plus en plus dans les espaces que je propose, alors ça dépend desquels, mais je balise un peu. Et je fais des disclaimers par exemple sur respecter les croyances de chacun. C'est des choses qui paraissent tellement logiques et intuitives, mais en fait nous nous rendons compte, pour l'avoir vécu et dans beaucoup d'espaces dits spirituels aussi, que c'est pas souvent le cas. Qu'on a tendance à arriver avec nos gros sabots, nos croyances et notre paradigme en pensant que tout le monde... Et dans cette même idée que nous. Et c'est pas le cas. Et on peut vraiment se froisser les uns les autres. Et pour moi, nos croyances, elles doivent construire des ponts entre nous. Et pas ériger des barrages, des frontières. Donc ça, c'est des choses que je nomme constamment. Le respect. Et ça paraît simple. Quand je le dis, tout le monde se dit. Et c'est évident. Évidemment que je respectais les croyances de l'autre. Mais en fait, c'est pas vrai. tellement facile de dire ou de poser sa vérité, de poser ce qu'on croit, d'avoir un avis sur l'autre. Et en même temps, c'est des bases de communication non violentes. Ça paraît anodin, mais c'est un exercice, en fait. Et je pense que pour poser ce cadre-là, il faut le pratiquer. Ça demande de soi-même de tenir cette ligne de conduite. Tu peux pas demander à un groupe de se respecter les uns les autres dans leurs croyances et toi arriver dans tes pratiques et l'imposer. Par exemple, quand je fais des formations en voyage sonore, il y a plein de choses qui sont de l'ordre de la croyance dans le voyage sonore.
- Speaker #0
Par exemple ?
- Speaker #1
De l'ordre de l'énergie éthique, de l'ordre du subtil, etc. Qui, pour moi, font partie de mon paradigme. Donc j'aurais tendance à dire, c'est une vérité. et des choses qui sont prouvées scientifiquement, donc avec une vraie démonstration scientifique. Des fois, il y a un peu cette frontière qui est un peu fine de « oui, ça a été prouvé scientifiquement » , alors que pas du tout. Et maintenant, j'essaie vraiment de faire le distinguo entre la vraie recherche scientifique, ce qui est de l'ordre de la croyance, ce qui a été abordé scientifiquement, mais qui n'a pas été prouvé avec un panel témoin, etc. Et je le dis. Et pour moi, ça n'enlève pas moins de valeur de dire Ça, il n'y a pas de preuve. Vous en faites ce que vous voulez. Moi, j'y crois. Vous voyez. Vous voyez ce qui résonne pour vous. Et je trouve que ça met tout de suite plus de confiance aussi dans ce que tu apportes. Évidemment, les personnes viennent, par exemple, à ma formation, ils ont envie d'entendre ce que moi, je pense. Et en même temps, ça leur donne une responsabilité dans la matière et dans ce qu'ils en font derrière.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et aussi, je peux partager des choses, par exemple, pour rester dans la sonothérapie. Ça, il y a cette croyance-là, généralement, il y a un consensus dans la sonothérapie. Moi, ça ne fait pas partie de mon système de croyance, ce n'est pas ce qui m'a touchée. Maintenant, je vous le partage, et ça n'empêche pas, je ne fais pas de filtre, je partage tout, et à chacun de se responsabiliser là-dessus. Alors c'est différent sur d'autres formats, mais sur les formations, etc., où on a vraiment cette information et théorie, je trouve que c'est hyper intéressant de le rappeler.
- Speaker #0
Ouais, donc de scinder un peu les sources, ou en tout cas de bien les nommer, et aussi de voir aussi toi comment tu te positionnes vis-à-vis de ces sources-là. Ok, donc ça on est dans cet aspect de qu'est-ce qu'on amène au groupe finalement, ou comment on l'amène, mais on va rembobiner un petit peu. Ouais, parce qu'on est déjà partis très loin. Ouais, on est déjà partis très loin. On rembobine un petit peu, moi j'ai envie de dire, quel type d'espace tu crées, et pourquoi c'est important pour toi de créer ce type d'espace ?
- Speaker #1
Je ne vais pas faire toute la liste parce que finalement ce n'est pas très intéressant. Mais pourquoi j'aime les pratiques de groupe au-delà de pratiques individuelles ? C'est fou, je trouve ça trop beau qu'on ait chacun notre média. Il y a des personnes qui vont être très à l'aise dans l'individuel. Moi j'aime le groupe et j'aime le collectif. Et je crois que, initialement, la raison pour laquelle j'aime ça, c'est parce que ça me donne confiance en l'humanité. De voir de la beauté se créer, du respect, du lien, de l'acceptation de l'autre dans toutes nos différences, ça me donne confiance. Et si je n'avais pas ces espaces-là, je crois que ce serait trop facile d'être en retrait, d'être en colère, de sentir des divisions. Et que de les vivre personnellement, parce que c'est hyper égoïste au final tout ça, le fait de les créer ça me permet de les vivre. Et quand je les vis, j'ai l'impression de me brancher à un espace où je me recharge, un espace qui me donne confiance en l'humanité et en ce qu'on peut créer de beau ensemble. Donc ça c'est ma grande raison. Très égoïstement.
- Speaker #0
Oui, et en même temps, c'est une raison de reliance. C'est trop beau.
- Speaker #1
Oui, c'est beau. C'est beau. Mais je le fais à la base pour moi, vraiment. J'en ai besoin de ces endroits-là. Et je le vois d'ailleurs, souvent c'est des moments festivals, etc. Ça se vit beaucoup plus l'été. Et dans mon lien à l'autre, très subtilement, je le ressens. Une différence entre l'hiver et l'été, dans mon rapport et dans ma facilité à aller vers l'autre, à l'accepter. Quand je vis ces moments ponctuellement, c'est beaucoup plus facile que quand je m'en coupe et que je reste dans mon espace intime, loin du monde. Donc j'ai besoin de ces moments-là, ça vient me recharger, vraiment.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et puis on se prend des shoots d'amour, enfin c'est des shoots d'ocytocine, sincèrement, je pense que si on pouvait mesurer les taux d'hormones après avoir vécu des moments entre êtres humains, je pense sincèrement que les taux d'ocytocine, d'opamine, etc., ils sont vraiment élevés. Et d'ailleurs, la plupart des personnes qui m'en témoignent après, par exemple, le petit festival que j'organise, ils me disent qu'ils se sentent un peu high, tu vois, plusieurs jours qui suivent après, quoi. Et qu'il y a cette sensation presque d'abandon, tu sais, tu te sens un peu orphelin après avoir vécu quelque chose d'aussi fort. Ce que je dis souvent, à la fin de ces moments-là, parce que ce qu'on témoigne, c'est « Ah, maintenant, c'est le retour à la réalité. » Et bien, c'est à nous d'en faire notre réalité.
- Speaker #0
Ouais. On est tellement coupés au quotidien des uns et des autres, c'est triste de se dire que ça, c'est un espace hors du temps. C'est fou.
- Speaker #1
Donc j'ai envie d'oeuvrer à ma petite échelle pour que ce soit notre réalité et que ce ne soit pas quelque chose d'extraordinaire, même si en soi c'est tellement bon que ça en devient extraordinaire de le vivre, mais que ça puisse être notre quotidien.
- Speaker #0
Oui, c'est fou de se dire ça, que notre société moderne a tellement... casser l'aspect communautaire, ou en tout cas, on est tous un peu répartis dans notre petite vie, que ça, ça nous paraît être l'exception. Je trouve ça incroyable.
- Speaker #1
Et les moments de communauté se vivent différemment. Après, je ne peux parler que... pour moi et de mon expérience. Mais pendant des années, ma façon d'être en lien avec les gens, d'aller danser, d'aller chanter, etc., c'était sous alcool, tu vois, avec quelque chose qui t'aidait à, qui déformait un peu la réalité, qui désinhibait. J'ai envie aujourd'hui que ces moments-là puissent être vécus déjà toute génération confondue. Et ça, c'est quelque chose qui a vraiment de l'importance pour moi, toute génération. Et en enlevant ces outils-là, ces substances qui viennent faciliter d'une certaine façon, et pourquoi pas, mais qu'on ne soit pas nécessairement obligé de passer par ça.
- Speaker #0
Ouais, tu parlais du coup de cette régulation via l'autre, que ça peut vraiment libérer les hormones, du bonheur, que vraiment il y a cette sensation que via le lien on peut vraiment se nourrir, voire se guérir aussi. Ma question à moi... étant une solitaire à la base, tu vois, c'est ok, bah t'arrives, t'as un groupe, personne ne se connaît grosso modo. Comment tu fais pour créer du lien avec des gens qui ne se connaissent ni d'un ni d'un ?
- Speaker #1
Eh bien j'ai des petits outils. J'ai des petits outils que j'utilise tout le temps. Et une des choses déjà, c'est moi ma posture par rapport à eux. Si je les prends avec un ascendant ou une sorte de hiérarchie, ça marche pas. Si j'ai envie que les gens soient copains, il faut que je leur parle comme mon copain en fait. Alors on n'attend pas de nourrir un lien et de forcément être intime et c'est pas la question. Mais bonjour, bienvenue, ça va ? Comment tu te sens ? Tu vois, juste dans la façon de parler, la personne elle ouvre la porte. Ça va, t'as fait bonne route, comment tu te sens ? Sans en mettre des formes, sans prendre trop au sérieux, être vraiment dans cette spontanéité et en même temps c'est ma façon de faire, je me force pas.
- Speaker #0
C'est très spontané.
- Speaker #1
Du coup déjà ça, et je pense que déjà ça met les gens à l'aise. Et après moi j'aime trop les moments où je les fais se rencontrer. vraiment, donc ça va passer par des petits jeux vraiment presque des fois c'est du théâtre c'est des expériences de théâtre suffisent de ton expérience dans le théâtre aussi on va se rencontrer on va se poser des questions les uns aux autres on va prendre le temps de se regarder, j'adore faire ça se regarder, se faire une grimace pour enlever le masque un peu il faut être super lisse, super beau pas quelque chose qui dépasse regarder un inconnu et lui faire sa p*** pire grimace, tu sais, ça vient de chercher un peu sur la honte. Et en même temps, on est dans le jeu.
- Speaker #0
Le rejet aussi, ouais, c'est fou.
- Speaker #1
Et du coup, ma façon, c'est de ramener vraiment du jeu, là, dans l'expérience de montrer que, ma grande phrase, c'est il n'y a pas d'enjeu, il n'y a que du jeu et on peut s'amuser ensemble. Tant qu'on est dans le respect, l'écoute, le respect du nom de l'autre, ça, c'est hyper important. Et c'est pareil, je le nomme aussi, notamment les espaces d'ecstatic dance, etc. C'est des cadres qui sont vraiment importants parce que c'est facile, tu sais, quand on ouvre un port de la porte, du monde est hippie. Tout le monde est en calin, tout le monde est ensemble, sauf que respectez le nom de l'autre. Et écoutez le nom subtil aussi. Donc j'amène du jeu de cette façon et je prends du temps avec ça. Et souvent ça casse un peu la barrière entre les personnes. Quand t'as déjà commencé à te parler, Ça fait du bien, ça ramène de l'humanité. Tu vois, on l'autre, un être humain qui est comme toi, dans ses peurs, peut-être intimidé par ce qui se passe. Des fois, je le fais en cours de yoga. En début de pratique, il y a tout le monde qui est installé sur son tapis. Et je demande, est-ce que vous avez dit bonjour à votre voisin de tapis, à côté ? Vous lui avez dit bonjour, ok. Et vous connaissez son prénom ? Il m'a demandé son prénom. Vous lui avez demandé comment ça allait ? Et là, ça passe cinq minutes. Ok, ça va. Et t'es sur ton tapis de yoga. Et en fait, tu connais brièvement. mais le prénom de la personne à droite, le prénom de la personne à gauche et déjà t'es dans un espace plus sécuritaire et ça c'est important pour moi de pas voir l'autre juste comme un inconnu, un étranger et une personne envers qui t'as de passage oui la personne est peut-être de passage et tu vas pas la recroiser, ça n'empêche que tu peux lui parler comme un ami pendant deux minutes, respecter ses besoins être à son écoute sincèrement Et puis salut, on est parti pour autre chose et on se reverra peut-être jamais et ça c'est cool.
- Speaker #0
Quand on guide un groupe, forcément il y a beaucoup d'émotions, il y a beaucoup de choses qui se ressentent. Comment tu fais pour gérer l'état émotionnel ou ce qui sort de plusieurs personnes dans un groupe ? Il y a quand même beaucoup de choses qui bougent. Comment tu fais pour gérer toutes ces émotions, tout ce qui vient ?
- Speaker #1
Alors mes pratiques, elles peuvent aller chercher des émotions, mais on n'est pas dans le shadow work, dans le travail de trauma, etc. Donc déjà c'est plus facile à gérer que quand par exemple si tu guides un breathwork et qu'il y a beaucoup de relâchement émotionnel qui vient des pratiques collectives. Je parle donc, il y a les pratiques de yoga qui sont très introspectives, etc. Mais sinon, on est beaucoup sur des pratiques qui viennent chercher de la joie et du jeu. C'est vraiment ce que j'aime. Moi, j'aime les pratiques.
- Speaker #0
C'est sûr sentir ça, quoi.
- Speaker #1
J'aime les pratiques. Ça ne veut pas dire qu'il faut la forcer, la joie. Tu peux être dans un espace et être profondément triste et c'est accueilli. Mais la pratique en elle-même ne vient pas appuyer sur la tristesse, ne vient pas la chercher, la tirer. Donc, je pense que déjà, ça protège un peu l'espace en tant que tel. Oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Exactement. Les endroits où on peut aller les chercher le plus, ce serait en cercle, en cercle de femmes, etc. Et comme le cadre est vraiment posé, déjà c'était plus petit groupe, on n'est pas 50 personnes dans un cercle, tout le monde a l'espace pour vivre son émotion. Elle est écoutée, elle est reconnue par tout le monde, et là on sait qu'on est là pour ça, pour laisser vivre les émotions, pas les soigner, pas les mettre de côté. Après j'ai des personnes rien qu'en chant, qui viennent pour des explorations vocales. malgré tout le jeu que je mets là-dedans, qui sont hyper challengés, et se mettre à chanter devant un groupe, ou à faire des sons devant un groupe, peuvent rentrer en résistance. Et je crois que j'accepte juste de pas les pousser hors de leur zone de confort. Chacun sa méthode, sa façon de faire, je dis pas qu'il y en a une qui est meilleure que l'autre. Je crois que je parle juste de moi, mon besoin aussi. Moi j'aime rester dans la zone de confort, presque se frotter à la frontière, pour que la zone de confort devienne peut-être de... plus en plus large. Mais je ne suis pas forcément partisane de « viens, t'en sors et je te force pour aller en dehors » .
- Speaker #0
Tu y vas tranquille, tu joues avec les limites des gens, avec ce qui est possible ou pas, une forme d'ondulation comme ça et pas on brise le mur direct.
- Speaker #1
Et si on sent qu'il y a quelque chose qui n'est pas ok, en fait, ce n'est pas grave. Si tu sens que pour toi, ce n'est pas ta façon de faire, ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Et s'autoriser que les grosses transformations peuvent aussi se faire par petits paliers. Qu'on n'est pas obligé d'avoir un truc extraordinairement fort pour que ce soit quelque chose qui fasse bouger, tu vois.
- Speaker #1
Et ramener de la légitimité à chacun d'être avec ce qu'il est. Il y a quelqu'un qui vient dans une exploration locale et qui se rend compte que vraiment il est figé et qu'il n'y arrive pas et lui dire, et en fait quoi ? Tu ne vas pas mourir ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ce n'est pas grave. Tu as peut-être d'autres choses, peut-être que tu adores te réaliser par la peinture et puis moi non, pas du tout. Et en fait, il n'y a pas d'enjeu là-dedans. Ça donne tout de suite une sensation d'enjeu parce que là, on est avec un groupe qui vit ça et qui est à fond des dramatismes. Mais en fait, c'est pas grave. Il n'y a rien qui est important là-dedans. On ne joue pas notre vie. Donc oui, je crois que c'est juste mon intention dans les espaces que je tiens. Il est à d'autres endroits. Par contre, et ça, c'est ma vision, mais quand on guide un groupe où on sait qu'on va aller chercher des émotions profondes, que ça vient remuer... on ne s'improvise pas thérapeute, en fait. Pour moi, elle est là aussi la limite. C'est qu'il y a plein d'outils qui sont à disposition maintenant, qui sont avec des formations assez rapides. Mais en fait, t'en fais quoi ? Si tu viens débloquer des choses chez des gens qui ont des décompensations, c'est une vraie responsabilité. Et on ne laisse pas quelqu'un repartir avec quelque chose qui s'est joué trop intense. Et c'est là que, pour moi, la responsabilité de thérapeute, elle est importante. improvise pas, thérapeute, on s'improvise pas, avec toute la bonne volonté qu'on peut avoir. Et je pense que des fois, il y a des limites à ces endroits-là.
- Speaker #0
Ok. Donc, créer cet espace pour les gens, mais tu sais où s'arrête ta limite, où est ta responsabilité.
- Speaker #1
Exactement. Et très sincèrement, moi, je connais mes limites, je sais que si quelqu'un vient me témoigner de quelque chose dans un espace que j'ai créé qui a été vraiment dur, qui a révélé quelque chose, ça m'est déjà arrivé. Oui. Je vais être très brève, mais j'organisais une retraite. Et lors de la retraite, alors qu'il n'y avait pas de sujet de trauma, etc. Encore une fois, une femme a eu des souvenirs de viols dans son enfance, etc. Donc, un gros dossier. Évidemment que tu ne mets pas ça de côté.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais par contre, moi, je n'ai pas les outils et je suis hyper honnête avec ça. Donc, c'est légitimer, écouter et accompagner vers un professionnel qui aura les outils. pour prendre en charge la problématique en question. Et moi, j'ai mes limites, en fait. Et je ne sais pas tout faire.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Je ne sais pas tout faire. Et c'est pour ça que moi, très personnellement, je ne suis pas thérapeute et ce ne sont pas les espaces que je tiens. J'ai conscience que certains espaces peuvent aller chercher des choses. Ma limite, elle est là. J'écoute. C'est évident qu'on est là pour écouter et accompagner. Par contre, je ne peux pas régler les problèmes. Et je l'accepte. Je le nomme, en fait. Je le dis.
- Speaker #0
Ok. C'est bien de poser aussi ces bases-là qui sont tellement essentielles. Là, on parlait un peu de la dimension du groupe pour aider à... Se réguler et ou trouver sa place dans le groupe, oser, casser un peu les barrières, la honte, les masques, etc. Tout ce rapport de l'un à l'autre finalement. Mais ce que t'aimes aussi dans ces espaces, c'est aussi, si on prend la dimension plus spirituelle, casser peut-être la barrière de l'ego, de l'individuel, pour se relier au groupe, au tout.
- Speaker #1
Une des raisons pour lesquelles j'aime me retrouver face à un groupe. Souvent on me demande pourquoi c'est facile, pourquoi je me sens bien, pourquoi je suis pas intimidée. Et je crois que la raison, je sais pas ce qui se joue pour un groupe en fait. Mais moi justement, il n'y a plus de question d'identité. Je suis plus en train de me poser la question, ça me le fait beaucoup quand je suis en face à face avec quelqu'un, de Axelle, comment elle doit être, comment elle doit se comporter, comment elle doit plaire, comment elle peut être aimée. Quand je suis face à un groupe, j'ai la sensation d'être au service. Et ça me fait du bien parce qu'il ne s'agit plus de moi. Et du coup, je me pose moins la question est-ce que ce que je fais, c'est validé ? Est-ce que je suis aimée ? Alors que ça me se joue beaucoup plus en moi quand je suis face à un tout petit groupe ou face à une personne.
- Speaker #0
C'est marrant, donc le groupe te permet de casser une pression sociale. Là où certains pour le groupe existent.
- Speaker #1
C'est ça que j'en ai. Donc c'est pour ça que c'est facile. Je me regarde moins. Tu sais, des fois, tu fais un truc et tu te regardes un peu. T'as le petit spectateur interne qui est en train de regarder ce que tu dis, ce que tu fais. Plus le groupe est vaste, moins je me regarde. Et c'est hyper reposant.
- Speaker #0
Parce que tu te perds un peu dans le groupe, mais tu te fous un petit peu là-dedans. Et du coup, ça casse.
- Speaker #1
J'ai cette sensation d'être au service, de juste être canal de quelque chose qui ne m'appartient pas du tout. D'être là pour le collectif. Et c'est hyper intéressant comme ça se joue moins dans l'individuel. C'est pour ça que j'ai arrêté presque toutes mes pratiques individuelles.
- Speaker #0
Ouais, ça te parlait moins. En tout cas, c'était pas sale ta voix, quoi.
- Speaker #1
Et oui, parce que je sens qu'il y a quelque chose de plus vrai quand je suis avec un groupe.
- Speaker #0
Ok. De toute façon, oui. Et puis, encore une fois, t'as une facilité de guider des groupes, de les emmener, et de casser ces premières hésitations où les gens, ils osent pas trop, etc. Axelle, elle fait ça de manière incroyable. Genre, elle arrive, elle fait comme toutes ces petites imperfections qui sont très belles, mais voilà, tu mets à l'aise, en fait. Tu ne donnes pas trop le choix, c'est « Allez, on y va ! » C'est le charme de tes accompagnements.
- Speaker #1
Je crois que des fois, c'est parce que je me tourne un peu en ridicule aussi. Enfin, on a fait un cercle de chant, du coup,
- Speaker #0
hier.
- Speaker #1
Et je crois que quand moi-même, je me pose et que je dis « Allez, on va respirer ! » Ça fait marrer tout le monde. Mais en fait, je le fais, je joue le jeu. Et du coup, je pense que...
- Speaker #0
Ça autorise les gens à faire pareil.
- Speaker #1
Et je pense qu'il y a ça. Si on demande aux gens d'essayer de ne pas se prendre au sérieux, il faut soi-même le faire. Il faut plonger dans l'expérience. Dans un cercle de femmes, si je demande, je ne demande pas, c'est plus subtil que ça, mais si l'invitation, c'est de parler depuis un espace sincère, vulnérable, qu'est-ce que je fais ? Je suis la première à prendre la parole au cercle. Et je parle depuis cet espace-là. C'est ça qui donne la dynamique. Et ça, je l'ai vraiment compris avec les pratiques. Si je m'extrais du groupe, Et si je suis celle qui guide, mais qui ne fait pas, ça ne marche pas. J'ai besoin d'être avec le groupe, j'ai besoin de faire partie.
- Speaker #0
Ça me fait penser aux profs de PS, tu sais, au lycée, qui ne faisaient pas les pratiques, et t'es là en mode, pourquoi il ne fait pas à lui ? Mais oui,
- Speaker #1
mais en fait, c'est exactement, super exemple. Super exemple ! Et des fois, c'est difficile, parce que t'arrives avec ton état émotionnel, avec ton envie, ton élan. T'as organisé un atelier il y a trois mois, et puis ce jour-là, t'as tes règles. t'es fatiguée, t'as pas envie. Mais en fait, t'as pas le choix. Et c'est là, des fois, un peu la limite entre des fois, on me dit oui, t'as le droit d'être vulnérable, t'as le droit d'être vraie. Oui, évidemment. J'arrive et je suis pas en train de dire tout le temps que je suis joyeuse quand je le suis pas. Mais par contre, je suis obligée de jouer le jeu. Je peux pas dire, ah non, en fait, aujourd'hui, j'ai pas envie, vous allez le faire sans moi. Ça marche pas, sinon. C'est là que ça marche moins. J'ai besoin, moi, de m'impliquer. Si je m'implique pas, Je ne peux pas demander aux gens de s'impliquer, c'est juste ça.
- Speaker #0
C'est ça, et puis ils ressentent cette vibration aussi, et ça ne fonctionne pas, quoi. Ok. Ok, dans un autre registre, donc là, on parle de l'idée des groupes dans plein de dimensions différentes, qu'est-ce qui fait que les cercles de femmes en particulier, c'est si cher à ton cœur ?
- Speaker #1
Parce que pour le coup, c'est des espaces d'expérience social et humaine qui sont hyper fortes.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce qu'on vit un microcosme. Alors, c'est toujours très choisi parce que c'est souvent un groupe de femmes qui s'est choisi, qui viennent un peu du même milieu. Ça serait extraordinaire de vivre ça avec des personnes tellement différentes.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
culturellement différentes des âges différents, je le vis plus avec des âges différents mais avec des personnes issues de cultures différentes, on en parlait aussi avec des hommes, pourquoi pas, il n'y a pas uniquement cette idée de choisir et des fois, il y a un peu de l'entre-soi
- Speaker #0
Mais malgré ça, pour moi c'est des espaces d'acceptation de soi, de l'autre, de compréhension de ce qui joue dans l'autre sans être forcément dans un espace qui se veut thérapeutique. Parce que dans le cercle de femmes comme moi je le vis et comme je le propose et comme je me l'offre aussi, on n'est pas sur de la thérapie de groupe. C'est des espaces juste de présence, de sincérité et de vérité. Avec tout ce qu'il y a à vivre à ce moment-là, ça peut être... très varié, ça peut avoir des formes différentes mais en compréhension de l'humain, de ce qui joue en lui et du coup de ce qui joue en moi c'est d'une puissance absolue et c'est la même chose que tous les espaces que je vis égoïstement quoi, ça me recharge ça me donne confiance, ça me donne vraiment confiance.
- Speaker #1
D'avoir cet échange de pouvoir parler des expériences des unes et des autres, de confronter des visions aussi et de parler au-delà
- Speaker #0
du masque qu'on porte tous. Et je ne suis pas du tout, moi, pour enlève tes masques aux yeux du monde. On en a besoin. C'est ça qui nous protège. C'est ça qui nous maintient. Moi, mon masque, voilà, je vais dire tout. Mon grand masque... Justement, quand je suis mal à l'aise en société, dans un groupe, chacun ses façons de fonctionner. Mon grand masque, c'est je fais des blagues. La carte de l'humour.
- Speaker #1
C'est mon petit clown, Axelle.
- Speaker #0
C'est ma façon de créer du lien, de me sentir à l'aise avec un groupe. Est-ce que c'est grave ? Non. Je sais qu'à ce moment-là, c'est une façon, moi, de me présenter au monde parce que je me sens bien. D'autres personnes, ça va être le retrait. Je me ferme, j'ai l'air très froid, alors que je ne suis pas du tout comme ça à l'intérieur. Mais chacun a ses méthodes, et on en a plein, qu'on porte constamment, par protection, par assurance. Moi, je suis pour les garder, hein. Mais par contre, j'apprends à les observer. Ah, ça va ? Ah, ok. Là, je place ça parce que je sens le masque de la petite fille, tu vois, dans certains... J'ai beaucoup porté le masque de la naïve.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est des choses qui sont très bêtes. On est dans une conversation avec quelqu'un pour que la personne se sente valorisée. On parle d'un sujet. Je suis peut-être au courant du sujet. Je fais genre, j'ai jamais entendu parler de ça.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ah bon ? Ah non, je connais pas du tout. J'ai longtemps fait ça. Me placer un peu en dessous pour que l'autre se sente valorisée et crée du lien. Et toujours la même histoire, pour qu'on aime, pour être validée, etc. Celui-là, j'essaie de l'effacer parce que vraiment, je ne vois aucun intérêt. Oui, il y a une forme de rapport de force. Je ne vois aucun intérêt. Par contre, j'en ai d'autres que je vois et qui me rassurent. Faire des blagues dans un groupe quand j'arrive parce que c'est effrayant. C'est effrayant, en fait, la première fois que tu t'assoies devant 40 personnes et que tu te mets à leur parler, que tout le monde te regarde en disant « Bon, on fait quoi maintenant ? » Il y a toujours un petit côté intimidant. Eh bien, ok, je sais que je vais sortir mon masque de « je fais une petite blague » parce que ça me rassure, voilà.
- Speaker #1
C'est marrant, on parle de l'ego, régulation de l'ego, je dis souvent l'ego il faut le réguler, il ne faut pas l'annuler, il est là pour quelque chose et les masques qu'il crée sont nécessaires, mais c'est marrant que tu dis que tu es encore intimidée, alors Axelle a guidé beaucoup de cercles, notamment de champs et tout, et c'est vrai qu'on a fait un cercle hier et tu disais wow c'est un peu intimidant, alors on avait 10 personnes qui étaient incroyables, mais comparé à ce que tu peux guider d'habitude, tu peux te dire bah...
- Speaker #0
Tu sais pourquoi je dis ça aussi ?
- Speaker #1
Pour désamorcer ?
- Speaker #0
C'est pour qu'ils se mettent à notre place. parce que des fois quand il y a un public entre guillemets qui est face à une personne ils s'attendent que ce soit tellement naturel que eux ils n'ont pas à s'impliquer parce que la personne va faire toute seule et leur rappeler c'est pas anodin là où je suis mettez vous à ma place d'être devant 10 personnes et prendre la parole et vous demandez comment ça va et personne répond parce que vous n'osez pas prendre la parole je me retrouve toute seule à parler sans réponse tu vois tu casses la distance et du coup rappeler de... c'est pas simple me laisser pas toute seule des fois ça m'arrive en cours de yoga je donne des cours de yoga dans une association il y a beaucoup de monde et j'arrive je demande bonjour tout le monde comment vous allez, comment vous vous sentez personne répond et là je leur dis me laissez pas toute seule s'il vous plaît me laissez pas toute seule c'est dur de prendre la parole devant 30 personnes alors en fait c'est dur plus ou moins parce que moi je me sens bien je suis pas effrayée, je suis pas en train de trembler Sauf que ça devient dur quand t'as des personnes qui te regardent et qui réagissent pas. Et du coup ça réinverse le truc et ça les implique avec toi, encore une fois. Donc c'est mes petites techniques pour leur rappeler que je suis un être humain. J'ai aussi mes failles. Ça peut être impressionnant. Imaginez si vous étiez à ma place et souvent ça ramène à... Ah oui c'est vrai. Allez on va être avec elle.
- Speaker #1
Ouais ouais. Comme si, finalement, dès qu'on est en groupe et qu'il y a, entre guillemets, quelqu'un qui guide, ça cassait le code social de « je n'ai pas participé, j'ai changé, etc. » alors que non, on est là aussi pour ça.
- Speaker #0
Je trouve qu'il y a quelque chose souvent de très infantilisant quand tu t'assoies face à quelqu'un qui écoute, qui nous ramène à l'école, un peu. Je ne sais pas si tu le vois.
- Speaker #1
Oui, je le vois tout à fait.
- Speaker #0
Et du coup, les comportements, je le vois beaucoup, qu'on avait à l'école, chez certaines personnes, beaucoup. Je ne vais pas prendre la parole, elle ne va pas me regarder. Mais en fait, on est deux êtres humains, l'un en face de l'autre. Ce n'est pas parce qu'il y a 30 personnes, vous êtes 30, et moi je suis toute seule de l'autre côté, qu'on n'est pas juste des êtres humains ensemble. Donc, ramener de l'humanité, je crois que c'est juste la meilleure façon de faire quand on est en groupe. Se rappeler qu'on est des individus humains et que chacun a un rôle à jouer dans le groupe aussi. J'ai la sensation que des fois dans le groupe, on se repose un peu sur la communauté en disant les autres vont faire. Oui, mais si tout le monde se dit ça, la communauté elle n'avance pas. Sans prendre le lead forcément, il prend de l'ascendant. Donc rappeler que chacun a sa place et hyper légitime d'être là, mais du coup que... Il est responsable et a quelque chose à apporter au groupe aussi.
- Speaker #1
C'est bien. Ça casse cette dynamique de je guide le groupe. Finalement, le groupe se guide aussi lui-même. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et ça co-crée. C'est la magie du collectif dans ces espaces-là. Par exemple, dans des retraites qui peuvent être similaires, tu fais la même chose, les mêmes pratiques, etc. C'est jamais pareil parce que dans le collectif, il y a des individualités qui créent quelque chose de complètement différent à chaque fois. et se rappeler qu'on co-crée constamment tous ensemble.
- Speaker #1
La disparité entre ça, c'est certes toi tu crées un espace pour le groupe, un momentum, un espace-temps, on se réunit là à telle heure, il va se passer grosso modo ça, mais finalement c'est le groupe qui va co-créer la dynamique qui se met en place et toi tu vas t'adapter à ça constamment finalement.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Magnifique. Et en parlant de ça, de co-création, de créer un espace et de ramener l'humanité, J'aimerais forcément que tu nous parles d'un événement qui nous réunit chaque année, qui nous a réunis l'année dernière, qui était incroyable et qui est si cher à ton cœur. Donc c'est le Cosmos Festival, qui se situe donc à Egmont, c'est une... Egmont, dans le Gard. Magnifique. Et j'aimerais que tu nous en parles, parce que, au-delà d'un espace que tu crées, il y a vraiment une dimension particulière à créer ce moment-là. Et je sais que c'est passionnant pour toi, et c'est passionnant pour tous ceux qui y ont participé. Pourquoi c'est important pour toi ce festival ?
- Speaker #0
Alors juste remettre dans le contexte, je veux le co-créer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Avec mon équipe, genre mon, il m'appartient. Mon équipe de choc, Jen et Stéphanie. Et aussi tous les intervenants qui sont présents. Parce que encore une fois, pour moi ce moment il existe parce que chacun y apporte de lui-même. Et Cosmos Festival, un festival pour mettre de l'osmose dans le cosmos. Punchline. qu'on a trouvé l'année dernière on a d'ailleurs un super jiggle on a des amis merveilleux artistes Angéline Home et Cédric qui nous ont fait une magnifique chanson donc ce festival pour moi il est à la croisée des chemins entre festival, retraite, gathering c'est ce que j'ai dit avec un super accent c'est un espace de vie et c'est un lieu d'expérience l'intention pour moi de ce moment là c'est de se retrouver c'est tout ce qu'on vient de dire en fait. Et ça ne fonctionne pas si on vient consommer le moment. Ça ne fonctionne pas si les intervenants viennent proposer leur pratique et partent. Ça ne fonctionne pas si les participants viennent consommer une pratique et ne s'impliquent pas. La magie de ce moment, c'est si on a envie de le vivre. Et l'idée c'est qu'est-ce que t'as envie de vivre en fait ? Dans ta vie, qu'est-ce que t'as envie de vivre ? Mais en fait pour moi c'est... Un espace d'expérimentation pour ton quotidien. Quand on me dit derrière, c'est dur le retour à la réalité. Mais qu'est-ce que tu as envie de vivre dans ton quotidien ? Quand tu vas faire tes courses. Pourquoi tu ne pourrais pas ramener de l'humanité et du lien n'importe quand ? Alors je ne dis pas, il y a des moments c'est difficile. Il y a des personnes qui ne sont pas du tout disposées à aussi. Et ça peut être hyper dur. Il y a des moments où on n'a pas envie. Mais si tu en as envie et que tu en ressens l'élan. Pour moi, ça, c'est des microcosmes pour en faire l'expérience, s'en recharger, voir que ça peut être aussi possible. Hyper facilité, parce que tout le monde, plus ou moins, est dans ce même élan et état d'esprit, dans un lieu magnifique qui est une oasis absolue au centre d'Abbasté à Egmort, qui est créé par Didier-Jean-Charles Laroche. C'est un lieu unique et du coup, tout est fait pour. Mais derrière, c'est dans ton quotidien, qu'est-ce que tu as envie d'insuffler ? Quelle paire de lunettes tu as envie de porter ? Et comment tu as envie de vivre tes interactions en fait, il s'agit de ça.
- Speaker #1
C'est marrant parce que quand tu parles de ramener ça au quotidien, je trouve que c'est hyper parlant. Moi, j'ai la réunion et c'est bête, mais à la réunion, à chaque fois que tu passes en caisse à un supermarché, tu tapes la discothèque, la caissière. Ça fait partie du must-have quand tu passes avec la caissière. Et quand je reviens en France, à chaque fois, je dis « Ah ! » j'ai pas ma petite conversation avec la caissière ou c'est fermé etc je me dis mais qu'est-ce qui m'en empêche de le faire finalement tu parlais de faire tes courses et c'est vraiment ça c'est en fait on crée des espaces certes pour être en communauté pour créer etc mais oui on peut aussi être celui qui insuffle ça dans le quotidien créer de la conversation et en fait on se rend compte que les gens ils sont alors il y a certaines personnes qui seront peut-être fermées mais la plupart des gens sont hyper contents il y a des personnes qui sont très contentes
- Speaker #0
Et je comprends que des fois, on n'en ait pas envie. Des fois, j'en ai pas envie. J'ai envie de faire mes courses ou prendre mon train, me sont parlé à personne et scroller sur mon téléphone. Je plais de coupable. Tu sais, il y a des mouvances dans la parentalité, des trucs comme ça, les yes day, où tu dis oui à tes gosses et tout. Des fois, je me mets des trucs de... Ok, aujourd'hui, j'accepte toutes les propositions de la vie, toutes les spontanéités de l'instant. Et du coup, ça va être... Je me promène en ville, je rentre dans une boutique, je sens la personne qui est prête à me parler. Et j'y vais. Et je te jure, on va, que les fois où je me suis vraiment dit ça, où j'ai posé l'intention, ok, aujourd'hui, je vois ce qui s'ouvre à moi. Je vois les rencontres. J'ai eu des super conversations avec des inconnus, mais...
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Que je n'aurais jamais revues, mais... J'ai créé du lien, c'était hyper surprenant. Alors, des fois, t'as pas le temps. Enfin, y a des vraies réalités. T'as logistique de vie, t'as rendez-vous à telle heure. Mais des fois, s'autoriser ça... Et c'est effrayant, parce que l'autre, tu ne sais pas, et puis des fois, il y a une méfiance, tu ne sais pas exactement les intentions de l'autre, et j'entends. Et je ne dis pas qu'il faut être les bisounours et ouvrir la porte à tout et restons vigilants. Il y a des personnes qui sont mal intentionnées, on ne va pas dire que tout le monde est beau et gentil, c'est faux. Et même dans les espaces bien-être, et même dans les festivals, c'est évident. Mais juste, tentez l'expérience.
- Speaker #1
Créer de l'ouverture, finalement, on va amener de l'ouverture, forcément. Ok. Pour revenir au Cosmos, on en parlait en off dans la journée, mais tu me disais, alors je n'ai pas tes mots exacts, mais oui, certes, il y a des ateliers, certes, il y a des pratiques, mais c'est un peu la bonne excuse, finalement.
- Speaker #0
Oui, c'est terrible de dire ça, parce que vraiment, on sélectionne des intervenants exceptionnels qui font des pratiques merveilleuses. que j'ai envie de vivre en fait, encore une fois. Je n'ai jamais le temps de le faire. Mais dans l'idée, j'ai envie de faire chaque atelier du festival. Mais il est vrai que pour moi, c'est un peu l'excuse de se retrouver. De se retrouver entre praticiens, de se retrouver avec des inconnus, de se rencontrer, c'est l'excuse.
- Speaker #1
Est-ce que tu accepterais ou pas, mais je ne sais pas, tu me diras, de révéler un petit peu comment tu organises le festival, juste deux, trois points justement pour encourager Ce côté, on se réunit une idée, par exemple, on va créer un petit peu plus d'espace entre les ateliers, juste pour que les gens puissent discuter un peu plus.
- Speaker #0
On s'est rendu compte que les années précédentes, on enchaînait très vite les ateliers. On avait dix minutes entre chaque atelier, des ateliers assez courts, parce qu'on avait envie que les gens découvrent des pratiques et en aient pour leur argent. Et en fait, ça crée une envie de consommer de la pratique qui n'est pas juste pour moi. Donc cette année, on a décidé de créer plus de respiration entre les ateliers. En même temps, le lieu est incroyable. T'es pas perdu quand t'es au centre Namasté, bien au contraire. Prendre le temps de se rencontrer, prendre le temps d'intégrer aussi. Parce que les pratiques, même si on n'est pas forcément sur des pratiques hyper deep, pour certaines, il y a de l'intégration. Et puis quand t'as fait cinq pratiques à la journée, il faut prendre le temps. Donc ça, ça a été important. on a décidé de rajouter des ateliers donc il y a plusieurs ateliers qui se chevauchent, qui sont en même temps il n'y a pas le festival en entier qui est parti, pas tous les ateliers on est sur des petits ateliers au final entre 20 et 30 personnes maximum sur les espaces et du coup on a décidé qu'on allait avoir des vrais moments collectifs chaque jour, avoir un vrai moment de danse, un vrai moment de chant un moment où tout le festival se réunit pour tout. tout cas ceux qui veulent, ceux qui sont pas en soins individuels ou en train de chiller et faire la sieste dans la pinède, pour vivre un moment ensemble parce que ce qu'on observe c'est que ça on le faisait principalement sur les soirées c'est des moments magiques et on voit que les participants sont friands de ça et nous c'est un... pur bonheur. Et une des choses aussi, un peu une des règles de notre festival, si t'interviens sur le festival, c'est que t'as envie de le vivre. C'est pas juste que t'as décidé de... t'as accepté de venir proposer ta pratique. On est hyper reconnaissants des intervenants qui nous rejoignent. Mais tu t'engages à être là du vendredi au dimanche. Pas parce qu'on a besoin de toi pour bosser etc. Mais parce qu'en fait, si nous en tant qu'intervenants, on a... pas envie de s'impliquer, d'être là et qu'on n'a pas fondamentalement envie de vivre ce festival, comment on peut demander aux personnes qui viennent de s'investir ? C'est toujours pareil. À quel point tu t'impliques, ça va être en résonance avec comment les gens vont s'impliquer. Et comme c'est une co-création et que c'est pas parce qu'on est trois à l'organisation qu'on est trois à tenir le festival, si les intervenants ne s'impliquent pas à ce point, ça ne fonctionne pas. Et des retours que j'ai, c'est ça qui crée de la magie. Vraiment. Parce que tu vois une communauté. Alors que les intervenants ne se connaissent pas forcément. Mais on a pris du temps en amont de se rencontrer, d'ouvrir ensemble, de créer ce moment. Et pour moi, ça change tout. Et dans l'expérience qu'on vit aussi. On passe d'un week-end de taf à un week-end de kiff.
- Speaker #1
C'est vrai que bon, c'est vraiment que du kiff. Et comme un festival,
- Speaker #0
c'est rentable pour personne, si tu kiffes pas, à quoi ça sert ?
- Speaker #1
De ouf, mais tellement. Et puis... Bon, il est quand même vachement à échelle humaine aussi, donc ça permet vraiment de créer du lien concret. Voilà, les gens, on va les recroiser très facilement. Donc ouais, on a tous très hâte. Et moi, cette année, en plus des prestations type soins et guidance tarot, j'ai aussi un atelier, donc ça va être cool aussi d'avoir cette dimension collective. Donc ouais, c'est vraiment un gros, gros cadeau. Ce sera quand ? Tu peux nous donner un peu ?
- Speaker #0
Le premier week-end de juin, 5, 6 et 7 juin. C'est possible de venir juste à la journée. On n'est pas obligé de venir le week-end entier. Mais je le conseille. Si on a l'espace de s'offrir un week-end, c'est une bulle. C'est vraiment une bulle. Dans mon rêve, on ne viendrait que pour le week-end au Cosmos. On s'offrirait, ça serait un hybride retraite festival. Mais on n'a pas la possibilité, pour des fois, pour plein de raisons, de passer un week-end entier dessus. Donc on ne l'a pas imposé. Mais ça change tout, je trouve.
- Speaker #1
Et imaginons, on a des personnes qui ne sont pas disponibles, c'est ton jamais, ce serait tellement dommage, mais c'est ton jamais. Tu me disais que tu organisais autre chose en juin.
- Speaker #0
Ah, j'ai la retraite justement sur le cercle d'initiation au cercle de femmes qui sera le week-end du 21 juin dans les Cévennes, où là l'idée c'est ça, de vivre l'expérience du cercle. On l'a choisi entre femmes pour de la facilité aussi dans le lien, mais comme on en parlait... Ça se vit de plein de façons. Et c'est un week-end pour vivre cette expérience-là. Et aussi pour avoir les outils, pour comprendre le cadre. Et c'est hyper important, je le fais avec mon amie Léa. Au marituel, sur les réseaux, elle est extraordinaire cette femme. Comprendre l'enjeu du cadre sur ses pratiques. Et comprendre à quel point un cadre clair, qui peut être très simple et tenu avec autant de joie et de légèreté que possible. On n'est pas obligé d'être hyper rigide. Mais un cadre clair. crée un espace de grande confiance et de grande liberté.
- Speaker #1
Magnifique.
- Speaker #0
Et ça, je le vois dans toutes les pratiques. Et s'il y a un truc à retenir quand on tient des espaces, mais même un espace de famille, un cadre clair crée de la sécurité et de la liberté.
- Speaker #1
Ouais, complètement. Moi, je sais que dans les formations que je tiens, je pose vraiment un cadre, et les élèves me disent, ça me rassure tellement, et du coup, ça me laisse la liberté d'explorer. Et puis,
- Speaker #0
il y a le cadre dit, vraiment nommé, et la posture.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ta façon de tenir ton cadre. aussi dans le subtil qui est fondamental pour moi. Ça change tout.
- Speaker #1
Ok, donc ce moment-là, si je comprends bien, c'est pour aider, comprendre les dynamiques du cercle de femmes.
- Speaker #0
Ouais, du cercle de ces moments. En fait, je trouve ça trop dommage qu'on le retrouve principalement que des one-shots ou de façon professionnelle, où tu t'inscris à un cercle de femmes qui est guidé par une personne. Mon rêve, c'est que chaque village, chaque ville, chaque groupe d'amis crée leur cercle. C'est mon rêve. Ça change des vies. Sincèrement.
- Speaker #1
Et tu le fais, toi, personnellement. Moi, je le fais,
- Speaker #0
ouais. J'ai mon groupe de cercles de femmes avec mes amis. On a défini nos codes. On a notre façon de créer. C'est d'une simplicité extrême. C'est un cadeau qu'on se fait depuis quelques mois parce que ça nous ressemble, parce que ça ressemble à chacune. C'est un long sujet. Je vais pas rentrer là-dedans, mais... Pour moi, ça change des vies, en fait, ces espaces-là.
- Speaker #1
On va lancer un mouvement, tu vas lancer un mouvement. Mais c'est mon rêve ! Cercle de femmes, un truc. Parce que c'est vrai que quand on parle de cercle de femmes...
- Speaker #0
Cercle d'âmes, cercle de femmes, on n'est pas obligé d'aller sur des pratiques qui ne résonnent pas. C'est pas forcément du féminin sacré, c'est pas forcément de l'ésotérisme. Quand bien même, moi j'adore ça, hein. Ça peut être aussi simple et ça peut ressembler à chacun, en fait. Mais par contre, se retrouver, être dans un espace de sécurité où on vient déposer une parole vraie, sincère et juste... où on voit ce qui joue pour les uns, pour les autres. Je pourrais en parler pendant 10 heures, mais ça change des vies. Ça ramène de la compréhension, de l'acceptation. Et mon rêve, c'est qu'on s'offre tout ça dans nos communautés, entre hommes, entre femmes, mélangées, mixtes, en famille, en groupe. Vraiment, si j'ai un des enfants, j'espère même dans mon cercle de famille, avoir des espaces de cercle. Parce que ça change tout. Il n'y a plus d'hierarchie. On est vraiment dans une horizontalité absolue. Et un respect. Enfin, il y a des codes, quoi. Des codes. Un cadre. Toujours la même chose.
- Speaker #1
Et votre système nerveux vous en remerciera de créer tous ces liens.
- Speaker #0
C'est tellement bon. Vraiment, je dis que c'est pas des espaces de thérapie dans le sens où on cherche pas à régler des problèmes, mais pour moi, c'est tellement thérapeutique. Ce que je vis, ce que j'expérimente personnellement au travers de ces espaces-là, c'est au fondément thérapeutique. Ça peut être tellement challengeant sur plein de points.
- Speaker #1
La réalité de l'un, des autres, d'être confrontée à ça, comment je me positionne vis-à-vis de ça, comment j'accueille ça.
- Speaker #0
C'est tellement bon.
- Speaker #1
Waouh, merci Axelle de nous avoir parlé avec passion de tout ça, de créer des espaces, de comment créer des moments qui rassemblent, de comment les tenir, entre guillemets, et aussi des espaces que toi tu crées. C'était hyper précieux et j'avais tellement à cœur que tu nous partageais parce que je le dis tout le temps, moi à chaque fois que je te présente, j'avoue, Axelle est trop forte pour guider les groupes. Pour créer cette osmose, finalement.
- Speaker #0
C'est fou, mais en même temps... Pas de fausse humilité, je sais que c'est une de mes forces.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et je sais qu'il y a des points où je pêche, et je sais que ça, je sais faire, et ça me plaît en plus. Je me régale. Oui. Je sais pas si ça aura diverti, intéressé, ou si vous avez passé un bon moment.
- Speaker #1
En tout cas, ceux qui la trompent, ils en passent un moment parce qu'ils sont encore là.
- Speaker #0
Merci, si vous êtes encore là, vous êtes merveilleux.
- Speaker #1
Et moi, je mettrai toutes les informations pour le Cosmos, pour cette initiation Cercle de Femmes dont tu nous as parlé, et pour tes réseaux, évidemment. Donc voilà, n'hésitez pas à aller voir le travail d'Axel. C'est certes une amie, mais je vous le dis aussi, en toute... Voilà, vraiment ce partage de « Allez-y » , parce que ça vaut vraiment le coup. Merci beaucoup. J'ai trop de chance d'avoir partagé tout ça avec nous.
- Speaker #0
Merci pour la qualité de ton travail et de tout ce que tu partages avec autant d'humilité et de précision.
- Speaker #1
Oh, merci. On va faire des câlins. On va manger une soupe aux choux. On vous laisse là-dessus ?
- Speaker #0
Chou-fleur Saint-Moray, testé. À bientôt et merci de nous avoir écoutés. À bientôt, Axelle. Merci à tous d'avoir écouté nos aventures avec Axelle Sun.
- Speaker #1
J'ai été trop contente de tenir cette conversation. Si vous voulez des informations quant à ce que propose Axelle, je vous mets son Instagram dans la description du podcast. mais aussi le lien de la billetterie pour le Cosmos Festival qui aura lieu le premier week-end de juin. Donc n'hésitez pas, venez nous rejoindre. C'est un festival à taille humaine et il se passe toujours plein de choses qui ouvrent le cœur, vraiment. Et c'est là qu'on rencontre plein de personnes aussi qui vibrent, ce qu'on a envie d'amener dans le monde. Donc c'est vraiment un super espace co-créé. Je vous invite vraiment à nous rejoindre, ça va être top. Merci à tous et je vous dis à tout bientôt. C'était Amba. de Manipura à l'épisode prochain merci Manipura, c'est déjà terminé pour aujourd'hui. Je vous remercie de votre écoute et si cela vous a plu, n'hésitez pas à partager ou à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute. Pour continuer vos explorations, vous pouvez accéder aux formations gratuites ou aux centaines de contenus Manipura disponibles sur la newsletter, les réseaux sociaux ou le site internet. Vous pouvez également participer au podcast. Tout ça, c'est en cliquant dans le lien dans la description de l'épisode. Quant à moi, je vous dis à la prochaine et surtout, surtout, prenez bien soin de vous.