Speaker #0Bienvenue sur Manipura, un podcast de développement spirituel qui s'adresse à vous, à tous ceux qui incarnent une spiritualité dans leur vie, et aux futurs praticiens qui aspirent à des métiers de subtil respectant cadre et éthique. Je suis Amba, formatrice depuis 2020 en énergétique, en cartomancie et en médiumnité, et ma mission est de vous transmettre des outils culturels de spiritualité qui s'intègrent dans notre quotidien, pour qu'on puisse ensemble pour en dire en conscience. Je vous souhaite une excellente église. Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast Manipura, je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui. Et aujourd'hui justement, on va parler d'un sujet que j'avais hâte de dérouler, ça fait un moment que ce sujet est dans ma liste et je ne savais pas trop encore comment l'aborder parce que je n'ai pas toutes les réponses ni tous les tenants et les aboutissants, je ne suis pas spécialiste ou quoi que ce soit, mais je trouvais que c'était un sujet intéressant à dérouler pour moi, entrepreneur dans les métiers du subtil. et plus largement pour toute personne qui consomme des contenus spirituels sur Internet. Pourquoi ? Parce qu'il se passe beaucoup de choses sur Internet, il y a beaucoup de contenus, il y a beaucoup de propositions, il y a beaucoup de retraites, il y a beaucoup de stages, il y a beaucoup de formations. Et de manière générale, on parle beaucoup plus de spiritualité, c'est beaucoup plus ancré maintenant, c'est quelque chose qui se déroule assez facilement dans les conversations, sur le digital, etc. Il y a eu un boom, un essor de, non pas de personnes qui pratiquent, mais en tout cas de contenus et ou de propositions commerciales autour de valeurs spirituelles, autour d'expériences reliées à la spiritualité. Avec toute gamme de prix, mais on a quand même souvent des expériences, des propositions qui peuvent être somme toute assez onéreuses. Et on a... une flambée de propositions, de possibilités, entre, je vous ai dit, les retraites, les expériences, les prestations. Par exemple, moi, en tant qu'énergéticienne, je donne des soins, ça a un prix. Les guides en Santarau, pareil, ça a un prix. Mais plus largement, tout ce qui va être potentiellement séjours, week-ends, etc., autour de la spiritualité, et ou simplement, potentiellement aussi des cours. Par exemple, le yoga, quand on le pratique sous une forme, évidemment, plus spirituelle, enfin en tout cas dans toute sa dimension spirituelle, on peut prendre des cours, on peut prendre peut-être aussi des cours de quiconque, que sais-je. Il m'est venu cette réflexion à me demander, est-ce que dans notre société moderne, la spiritualité est devenue un privilège ? Est-ce que c'est devenu un luxe d'avoir une spiritualité, de se permettre une spiritualité ? Parce qu'on a toutes ces expériences, ces propositions, qui encore une fois ont un certain coût. Et potentiellement, la plupart des gens ne peuvent pas intégrer ça dans leur quotidien. Donc je me suis un petit peu laissée naviguer autour de cette question, et encore une fois, je n'ai pas tous les tenants et les aboutissants, mais j'avais envie qu'on déroule ça aujourd'hui. Et comme porte d'entrée à ce sujet, j'aimerais bien qu'on fasse un petit focus sur à quoi ressemble grosso modo la spiritualité dans nos sociétés occidentales. Parce qu'évidemment, moi je me base sur le point de vue que j'ai, qui est le point de vue de quelqu'un qui vit en France, etc. Et dans nos sociétés, occidentale, la spiritualité est finalement très individuelle. On a toujours des personnes qui vont à la messe le dimanche à 10h, on a toujours les gens qui vont aux prières dans les mosquées, etc. Mais de manière générale quand même, hors dogme, les gens vont vivre une spiritualité de manière un peu plus individuelle pour leur soi, pour leur développement personnel, ou en tout cas vont centrer la pratique spirituelle sur un épanouissement personnel. et vont beaucoup le lier au développement de soi, justement, au développement de notre être, au fait d'être plus aligné en soi-même, d'être plus lumineux, de s'élever vibratoirement, etc. Donc on a quelque chose de très individuel et de plutôt introspectif, finalement. On a vraiment ce regard à l'intérieur de soi, ce qui fait sens parce qu'on est dans nos sociétés occidentales, finalement, sont très demandeuses. On a vraiment cette guerre de l'attention. qui fait qu'on est énormément sollicité et qu'on a très peu de temps finalement pour nous, pour la vie, pour des espaces de conscience. Et du coup, le vécu de notre spiritualité dans nos pays sont vraiment vécus comme un moment pour soi finalement, plutôt qu'une spiritualité vécue comme quelque chose qui fait partie du quotidien. Ça fait un peu écho à mon dernier épisode où je vous expliquais comment intégrer une spiritualité dans son quotidien. La spiritualité moderne est plus vécue comme des momentum qu'on va prendre quelque part dans nos journées bien chargées, plutôt que quelque chose d'inséminé dans une continuité dans la journée, vous voyez. Donc on a une spiritualité occidentale qui est très individualisée, très introspective, comme je vous le disais, et souvent cette quête de la spiritualité s'ouvre dans nos pays après que certains besoins aient été remplis. C'est-à-dire, si on reprend... La pyramide de Maslow, on a tous les besoins physiologiques, de sécurité, etc. Et tout en haut, on a cet aspect de l'accomplissement spirituel. où on suppose du coup que, implicitement, tous les besoins antérieurs sont couverts. Ce n'est que quand mes besoins physiologiques, mes besoins de sécurité, mon besoin d'appartenance et d'amour et mon besoin d'estime de moi est couvert que je rentre dans une quête d'accomplissement de moi-même. Souvent, il y a ce côté où la spiritualité va venir créer une forme d'accomplissement, une suite logique ou une fenêtre qui est possible une fois qu'on a l'espace. pour se permettre ce type d'exploration. Parce qu'il ne faut pas l'oublier qu'avoir du temps pour travailler sur soi, ça suppose quand même une certaine stabilité matérielle, une certaine sécurité et de l'espace pour la plupart des gens. S'ils doivent réfléchir à comment payer la facture à la fin du mois ou comment se nourrir cette semaine, clairement l'accomplissement de soi, ça passe un petit peu en deuxième voire troisième temps. Qu'on peut dire, si on résume ça de manière assez archaïque, que si on prend ce point de vue, la spiritualité devient un privilège, devient un momentum qu'on peut s'accorder parce que dans notre environnement ou dans notre mode de vie, on peut se le permettre. Avoir l'espace de se questionner sur soi, sur ses rêves, sur ses envies, etc., ça reste un privilège dans un monde où la plupart des gens sont sous tension. pour survivre tout simplement. Si on considère qu'on arrive à ce point où on peut se permettre ça justement, on voit, si on dézoe un petit peu, que la spiritualité moderne a glissé parce qu'on est sur cet aspect d'accomplissement de soi et pour s'accomplir, de faire pas mal d'expériences qui vont nous confronter et ou nous mettre en adéquation avec certaines choses, etc. Et aussi, juste, on a l'ère des réseaux sociaux où on a énormément cet aspect de vivre une expérience et de le montrer. Donc la spiritualité moderne a glissé un petit peu progressivement vers l'idée d'expérimenter les choses. Notamment à travers des retraites, des stages, des immersions, des voyages initiatiques, des formations, des cérémonies, etc. La spiritualité moderne est devenue... expérience et ou est vécue forcément à travers une expérience salvatrice, qu'elle soit individuelle ou collective. Mais du coup, on va avoir une spiritualité qui est vécue à un certain momentum. C'est ce que je vous expliquais aussi tout à l'heure sur cet aspect que la spiritualité n'est pas disséminée dans le quotidien, mais plutôt à certains moments choisis. Et du coup, c'est forcément des moments qui sont vécus avec beaucoup d'intensité. Et on va relier l'expansion spirituelle ou l'expansion de soi à l'intensité vécue du moment. Par exemple, j'ai une immersion qui a été extrêmement intense, forte, et bien je vais forcément relier ça à quelque chose de salvateur et d'extrêmement nourrissant pour mon âme. On va relier l'idée que la transformation de soi est forcément vécue dans quelque chose d'exceptionnel, une expérience singulière, ponctuelle, et l'évolution spirituelle ou personnelle est vraiment associée à l'expérience qui a été vécue. Grosso modo, si je fais vraiment les grandes lignes et grands traits, on a beaucoup ça. Donc, une spiritualité qui est vécue dans l'expérience, qui est valorisée dans l'intensité de l'expérience, avec souvent des choses assez ponctuelles, comme je vous disais, des stages, des immersions, etc. Évidemment, c'est des expériences qui demandent de l'argent, de consacrer du temps, un week-end, une semaine, potentiellement de se déplacer aussi, parce que les événements ne sont pas toujours à côté de chez nous. Et forcément, une sécurité de base, qu'elle soit financière, mais aussi se permettre tout simplement de créer ces espaces en termes de temps, de mobilité, ça demande quand même une certaine disponibilité, flexibilité. Donc on voit, quand on fait ce constat-là, qui est un peu tout blanc, tout noir, évidemment, il faut mettre de la nuance, mais que, de manière générale, la spiritualité vécue notamment en France et ou dans les pays occidentaux est devenue accessible surtout à une... Une élite de personnes qui peut se permettre ça dans leur quotidien. Ce n'est pas forcément des gens qui sont riches, c'est des personnes comme vous et moi, mais on peut se permettre de créer ces espaces-là pour la plupart d'entre nous, parce qu'aussi, on a la possibilité, même sans être créus. Le truc, c'est que l'accès à la spiritualité, comme je vous ai dit, est vécu comme quelque chose d'extraordinaire, plutôt que quelque chose de disséminé dans le quotidien et de plutôt ordinaire. La question qu'on peut se poser, c'est, dans notre vécu de la spiritualité en Occident, est-ce qu'on n'a pas confondu profondeur avec intensité ? Quand on parle de l'intensité, l'intensité, c'est un vécu qui va être spectaculaire, qui va être ponctuel, comme je vous l'expliquais, qui va potentiellement avoir un coût, et qui est somme toute assez impressionnante. Souvent, sur les réseaux sociaux, on va voir des expériences, des stages, etc. Toujours quelque chose d'assez... impressionnant et ou des lieux exceptionnels ou des expériences immersives extrêmement poussées. Donc on est sur de l'ordre de l'exceptionnel, du spectaculaire. Là où la profondeur, le vécu spirituel dans la profondeur... peut-être quotidienne, peut-être répétitive, peut-être silencieuse, et ne nécessite pas forcément de moyens financiers parce qu'on n'est pas de l'ordre de l'exceptionnel, etc. Je ne vous dis pas qu'on ne peut pas vivre quelque chose en profondeur, dans un stage, dans une immersion, etc. Mais souvent, il peut y avoir cet amalgame entre vécu d'une expérience intense et vécu d'une expérience profonde. Et c'est là qu'on peut... questionner le rapport qu'on a avec notre spiritualité. En Occident, est-ce qu'on vit notre spiritualité comme quelque chose de stimulant, comme une stimulation à notre quotidien ? Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt ce que ça devrait être ? Alors, je ne sais pas, je n'ai pas la vérité infuse, mais comme une structure, comme quelque chose qui va porter le quotidien, notre vécu sur Terre. Et je vous dis ça parce que, historiquement, la spiritualité... Dans les peuples, dans les communautés, dans l'histoire des religions, des populations, la spiritualité est une structure du quotidien. Le quotidien s'organise autour de la spiritualité d'une communauté, souvent. Et surtout qu'historiquement, la spiritualité naît souvent de la précarité, ou en tout cas trouve sa place dans des milieux précaires. On peut retrouver la spiritualité dans des contextes de guerre, dans des contextes d'oppression, dans des contextes de colonisation. d'esclavage, de pauvreté extrême. Et là, la spiritualité est structure, soutien, elle devient un outil de résistance parfois, parce qu'elle va porter nos valeurs, la valeur d'une communauté, ses espoirs, sa foi, et elle va aussi aider tout un chacun à rester dans un espace de dignité, dans un espace de fierté, tout en créant un socle communautaire, donc vraiment une structure, quelque chose qui va soutenir la vie. Voir la survie qui va créer un espoir, une foi, qui va permettre à l'humain et ou à la communauté d'avancer malgré les épreuves. Donc, on a une spiritualité qui est vécue totalement différemment historiquement, où la foi est presque un refuge. Ça nous permet de créer un sas qui donne du sens à ce que l'on vit, de difficile dans notre vie. Ça permet aussi de créer du sens aux différentes étapes de vie via des célébrations, via des rites de passage, etc. Et du coup, ça crée une cohésion. Les rituels d'un peuple, d'une communauté sont des moyens de créer de la cohésion, de structurer la communauté et d'en créer une manière de fonctionner, un système autour duquel la communauté s'organise. Et encore une fois, le socle, quand les choses deviennent compliquées, on peut se réunir, on peut se reposer sur les rituels communs, sur les croyances communes, etc. Dans ce vécu historique, la spiritualité n'était pas un luxe, mais elle était une nécessité presque existentielle, parce qu'elle donnait une directive, elle donnait une compréhension et une direction, tout simplement. Donc on n'a pas du tout le même rapport ici. On passe... si on doit faire une forme de comparaison, d'une spiritualité exclusive, exceptionnelle, ponctuelle, intense, à une spiritualité ancrée, structurante, presque comme une ligne de vie, une nécessité et un espace plutôt communautaire, collectif. Évidemment, dans ces sociétés traditionnelles, on a une hiérarchie aussi des fonctions religieuses et certains types de personnes ne pouvaient accéder Et... à certains rituels que d'autres ne pouvaient pas, etc. Ça peut être aussi segmenté, évidemment, dans ces sociétés traditionnelles. Moi, je pense évidemment aux castes en Inde, avec les brahmans notamment, qui ont des fonctions particulières, avec des droits particuliers, qui peuvent accéder à un certain nombre de choses que d'autres castes ne peuvent pas toucher. Donc, même dans des sociétés traditionnelles, tout ce que vous voulez, L'accès au rituel pouvait être aussi... un luxe, un privilège, et le sacré était ou est d'ailleurs toujours institutionnalisé dans ces communautés-là. Mais évidemment, et je prends l'exemple que je connais le mieux, En Inde, on a des mouvements comme la Bhakti, qui est une pratique dévotionnelle, qui ont émergé ces pratiques-là pour affirmer une dévotion accessible à tout le monde, que tout le monde puisse être en dévotion, indépendamment des castes, et du coup quelque chose qui puisse être collectif, partagé, où tout le monde peut être dans cette Bhakti, dans cette dévotion. Donc malgré un système hiérarchisé, la spiritualité reste populaire, ou en tout cas la spiritualité populaire trouve des voies d'expression qui lui sont propres. Voilà pour un peu ce topo où on a une spiritualité qui se vit par l'expérience beaucoup en Occident, quand la sécurité est déjà là, parce qu'on a aussi des sociétés en Occident qui valorisent le développement de soi avant le développement communautaire et où, tout simplement, on a un recul des pratiques religieuses. C'est pour ça souvent que les Occidentaux vont chercher des pratiques, des dogmes ailleurs, vont s'inspirer d'autres spiritualités parce qu'on a une... des connexions à nos spiritualités qui s'est fait petit à petit dans nos sociétés modernes, d'où le fait que la spiritualité soit vécue comme quelque chose d'exceptionnel maintenant, parce qu'elle fait moins partie du paysage. Et de l'autre, on a une spiritualité qui est vécue presque comme un socle de survie, quand la sécurité vient à manquer, dans certaines sociétés un peu plus traditionnelles, où là la spiritualité est un socle qui permet l'expansion de soi, mais qui est aussi un moyen de cohésion. Dans un cas, on cherche un accomplissement de soi. Dans l'autre, on cherche à avoir un fil rouge, à tenir et à s'intégrer aussi. Ce ne sont pas les mêmes enjeux. Et je ne dis pas que l'un ne peut pas rencontrer l'autre. On peut, dans des spiritualités traditionnelles, vouloir aussi l'accomplissement de soi. Et dans des spiritualités un peu plus modernes, vouloir la cohésion, le côté communautaire. Je ne dis pas que l'un et l'autre ne se mélangent pas. Il y a des nuances, évidemment. Mais si on fait un gros dézoom, on peut être dans ce comparatif-là. Ça pose des questions. Est-ce que dans notre vécu de la spiritualité moderne, on oublie la dimension collective ? Quand on va faire un stage, une immersion, est-ce qu'on est là pour être dans la reliance ou vraiment pour soi ? En soi, il n'y a rien de mal, mais voilà, on a peut-être perdu un peu la dimension collective dans le vécu de notre spiritualité en Occident. La spiritualité en Occident aussi n'est plus un ancrage social, on a moins de rites de passage, on a moins tous ces événements de vie qui permettaient à la communauté de se réunir. Et finalement, est-ce que la spiritualité en Occident n'est pas vécue comme le moyen de fuir peut-être une pression sociale ou fuir tout ce qui nous est demandé et de trouver un sens finalement dans une société qui s'est beaucoup déconnectée de sa foi et de ses rites ? On peut revenir à notre question. De base, est-ce que la spiritualité est devenue un luxe, est devenue un privilège ? Eh bien, la spiritualité vécue comme structure, vécue comme lien, vécue comme quête de sens, n'a jamais été réservée à une élite, mais c'est plutôt les modalités contemporaines qui ont créé ce côté élitiste. Et c'est pour ça que l'épisode que je vous ai fait précédemment sur comment intégrer sa spiritualité au quotidien, ce sont des épisodes qui me semblent importants, parce que ça rappelle que finalement, la spiritualité... justement s'intègre, le mot et le bon, à notre vie. Elle n'est pas due à un exceptionnel, à quelque chose de ponctuel, et que c'est vraiment la conscience ramenée dans les moments de vie qui crée, qui développe notre trait spirituel, notre vécu spirituel de la vie. Et je vous avoue que, via ce podcast, c'est un peu ma pierre à l'édifice pour ramener un peu de conscience sur une spiritualité qui peut être vécue. autrement que par de l'événementiel. C'est-à-dire que souvent, je ne sais pas, en soins, ou alors les élèves vont m'écrire et me dire « Ouais, il s'est passé ça, c'est exceptionnel, etc. » C'est super, ce sont des moments qui sont précieux, qui sont à chérir. Mais on dit en yoga souvent que finalement, le yoga, c'est tout ce qui se vit en dehors du tapis. Et bien là, c'est un peu pareil dans des expériences spirituelles, des vécus assez forts. Finalement, c'est tout ce qu'on insémine au quotidien, comment on le vit, comment on le conscientise, qui va créer le terreau fertile de votre... développement spirituel, développement à mettre entre guillemets de votre évolution de conscience, si je peux dire. Et moi, en tant qu'enseignante, c'est important de montrer que la spiritualité peut être une structure au quotidien, pas enfermante, mais qui crée un rythme de vie, qui crée une manière de vivre, et qui se détache de l'exceptionnel pour entrer justement dans quelque chose de routinier, et pas d'enfermant encore une fois, mais qui est juste dans le quotidien. Et c'est pour ça aussi que j'aime bien, avec Manipura, transmettre certes la structure, mais aussi une forme d'autonomie, de se dire qu'on peut vivre sa spiritualité en soi, sans forcément être dans des conditions particulières, et qu'on peut être dans ce vécu de la profondeur plutôt que de l'exceptionnel, sans être dans une stimulation permanente, et sans prendre la stimulation comme « Ah, là j'ai vécu quelque chose de fort ! » Non, alors certes oui, c'est possible, mais ce n'est pas par la stimulation qu'on... évolue, enfin c'est pas parce qu'on a eu une expérience hyper stimulante qu'on évolue en conscience. C'est possible, mais ça reste de l'ordre de l'exceptionnel et c'est pas forcément ça qu'il faut aller chercher. Je sais pas si vous comprenez un petit peu ce que j'essaye de développer. Pour revenir à notre sujet, et peut-être pour le clôturer, et je suis vraiment extrêmement curieuse de savoir un peu vos avis là-dessus, parce qu'encore une fois, j'ai pas la science infuse, et voilà, j'ai peut-être pas déroulé tous les points, ou je les ai peut-être mal déroulés, vous me direz, mais voilà, je suis curieuse d'avoir vos retours. finalement la question c'est avoir une spiritualité c'est pas un privilège mais avoir l'espace pour la questionner la choisir, la modeler, ça c'est un privilège finalement la vraie question c'est et les deux sont possibles comment on vit la spiritualité, est-ce que c'est un chemin de recherche de soi, est-ce que c'est un socle de survie et ou de cohésion et on a le droit d'avoir une spiritualité pour soi évidemment, une spiritualité individuelle, mais la spiritualité c'est finalement se détacher du soi et être dans cette reliance du tout évidemment et je dirais peut-être attention ou de porter attention en tout cas sur le fait de ne pas confondre profondeur et intensité, de ne pas confondre expérience et évolution je veux dire expérience en termes de momentum, événementiel et finalement oui, l'accès à certaines expériences spirituelles peut être élitiste que ce soit dans nos sociétés modernes ou dans les plus anciennes mais finalement Le vécu spirituel, lui, il peut traverser toutes les strates sociales, toutes les classes, et certaines formes sont certes institutionnalisées ou marchandisées, mais la quête de sens, la quête de soi, finalement, elle ne l'est pas. Voilà ce qui me vient sur ce sujet, et il y a certainement beaucoup d'autres choses à dire, je ne suis pas spécialiste, mais j'aimais bien qu'on puisse aborder la question ensemble. Et ça vient, une nouvelle fois, répondre à mon épisode précédent, où je ne vous donne pas forcément des outils, des moyens d'intégrer votre spiritualité, mais plus des manières de la vivre. Et ça change tout, finalement. Vous n'avez pas à faire et ou à accéder à un certain type d'expérience, mais plutôt comment vous intégrer votre vécu de la spiritualité dans votre quotidien. Je vous laisse là-dessus. Merci de m'avoir écoutée, c'était très cool de dérouler ce sujet ensemble, j'avais vraiment hâte de pouvoir en parler un petit peu, parce que moi aussi je propose des formations, je propose des parcours qui sont assez longs, qui peuvent être onéreux parce que forcément c'est mon travail aussi et c'est ce qui me permet de vivre. de parler d'une démarche beaucoup plus large où, de manière générale, quand même, j'essaye de rendre, j'allais dire mes enseignements, mais ce n'est pas les miens, évidemment, c'est quelque chose de collectif, de transmettre. le plus possible via ce podcast, via les réseaux sociaux, etc., pour que ce soit un partage avant tout, et qu'il n'y ait pas juste ce côté réservé à un certain type de personnes, et d'essayer aussi de rendre les formations que je propose les plus accessibles possibles en proposant des possibilités. Parce qu'une de mes peurs, je vous avoue, c'était de rendre mes pratiques élitistes, justement, de rendre ça accessible qu'à une poignée de personnes, et ça, ça me dérange, parce que... Dans le vécu de l'énergie éthique, on a besoin de tout le monde finalement. On a besoin que tout le monde puisse se relier à cette énergie en lui-même pour pouvoir expanser au monde, nourrir le monde. Et ça, ça ne devrait pas être réservé à un certain type de personnes justement. Voilà pour mon avis là-dessus. Je vous laisse, je vous dis à très bientôt. N'hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en avez pensé et à noter le podcast. C'était en bas de Manu Grova. Allez, puis à la prochaine. Manipura, c'est déjà terminé pour aujourd'hui. Je vous remercie de votre écoute et si cela vous a plu, n'hésitez pas à partager ou à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute. Pour continuer vos explorations, vous pouvez accéder aux formations gratuites. Il y a une centaine de programmes Manipura disponibles sur la newsletter, les réseaux sociaux ou le site internet. Vous pouvez également participer au podcast. Tout ça, c'est en cliquant dans le lien dans la description de l'épisode. Quant à moi, je vous dis à la prochaine et surtout, surtout, prenez bien soin de vous.