- Speaker #0
Bonjour Sylvain Podvin, nouvel académicien à l'Académie Révélation, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va bien, ça va bien, merci.
- Speaker #0
Bienvenue, écoute, moi je suis contente de t'avoir dans notre équipe, t'es une personne franchement inspirante, parce qu'on a eu la chance de discuter un peu ensemble, et Sylvain, d'entrée de jeu, j'aimerais ça que tu me racontes ton parcours, parce que t'as un parcours pas banal, et je crois certainement que ça mérite d'être partagé.
- Speaker #1
Ben, je vais te parler de mon parcours professionnel qui a commencé en 1985. Ok ? À ce moment-là, j'ai dit. Pour les gens, peut-être les plus vieux, parce que bon, les plus jeunes, ils n'ont peut-être pas connu ça, mais les gens de notre génération, je ne sais pas si tu te rappelles à l'époque, le fameux Journal de Québec, Journal de Montréal avec la grosse poche jaune.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ben, tu vois, ça, ça a été ma première entreprise et non pas un emploi. Puis, je t'explique pourquoi je dis ça comme ça. Bon, effectivement, j'étais salarié, mais tu sais, à l'origine, un jeune homme de 10 ans, premièrement, ça se faisait beau. OK, j'étais trop jeune, puis moi, j'arrêtais pas d'être après le gars, je veux une run, Et quand j'ai commencé, j'avais 10 portes.
- Speaker #0
Là, j'ai 10 ans,
- Speaker #1
on est en 1985. Puis en parallèle à ça, ben moi, je suis un cycliste quand même. Je me suis rendu dans le haut niveau, mais je commençais ma carrière de coureur cycliste. 10, 12, 13 ans. Je faisais un petit jumelage entre les deux. Et en 87, j'ai eu la chance d'être sélectionné pour la Rive-Sud de Québec pour participer aux Jeux du Québec à Val-d'Or. Et à un moment donné, ma carrière de vélo a pris l'ampleur qu'elle avait à prendre dans ma vie. Donc, passé 87, il fallait que je laisse ma run de journaux parce que... Je ne pouvais plus passer les journaux le matin. Et quand j'ai laissé mon territoire, j'étais rendu à 125 portes.
- Speaker #0
Wow
- Speaker #1
Ouais. Fait que tu vois, déjà, la fibre entrepreneuriale était là dans mon ADN, mais je n'étais pas conscient de ça à l'époque. Aujourd'hui, avec le recul, tu regardes ça, tu te dis, ouais, en réalité, ma première business, parce que j'étais payé, tu me rappelles combien de journaux que je passais par les portes. Mais j'avais compris que si j'avais plus de clients, je faisais plus d'argent. Si je faisais plus d'argent, ça me permettait de subvenir à des choses totalement autres. Donc, c'est comme ça que ça a commencé. J'ai longtemps été compétiteur, comme je disais, au niveau cyclisme, cyclisme de route. Moi, ma spécialité, c'était le sprint. C'était les courses d'une journée. Je n'étais pas un gros cycliste de... comme le tour de la Bitibi, qui est une période qui dure quand même 7 jours. Je suis un bon coéquipier, mais ça, ce n'était pas mon genre de course. Moi, c'était des classiques d'une journée. Et en parallèle à ça, mon père est entrepreneur général sur la construction. Donc, à la fin de ma carrière cycliste en 92, 13, 12, je me suis mis à travailler à temps plein pour... Merci. Puis là, dans le monde de la construction, l'hiver, ça ne travaillait pas à cette époque-là. Aujourd'hui, les gars travaillent quand même 12 mois par année, mais il faut reculer dans les années 90, la construction, l'hiver, c'était mort. Donc, au lieu de faire du chômage, moi, je m'étais découvert un autre sport qui était le ski alpin. J'ai commencé à enseigner le ski alpin en 1991. Fait que l'hiver, ce que je faisais... j'enseignais le ski à temps plein pis l'été je travaillais sur les chantiers de construction à temps plein bon, ça m'a coûté mon cégep là, on se fera pas de cachette j'ai eu la chance d'aller au cégep mais étant donné la belle liberté que j'avais ben, il y a certains cours que je choisissais de ne pas être là parce qu'il faisait beau il faisait les conditions idéales pour aller jouer dehors dans la neige, pis pour moi ben je montais un genre de business je montais tu sais À travers ça, j'ai commencé justement à former du monde. Puis en 1995, j'ai passé mes certifications de formateur de formateur, parce qu'il faut comprendre qu'il y a de la législation là-dedans. Et là, on est rendu en 1995. À la même époque, en 1994, en parallèle, mon père et moi, on a fait l'acquisition d'une entreprise de commerce de détail. 4 roues, motoneige, motomarine, les bebelles en moteur. C'était une faillite. et je me souviens très bien, mon père à l'époque m'avait dit, t'en veux une business là ? ben regarde, tu vas en avoir une là elle est à terre, on a mis tant d'argent dedans pis moi j'avais mis de l'argent effectivement aussitôt que c'est rentable, on la vend mais tu vas faire tes gains, tu vas faire tes galons fait que je me suis mis à travailler là-dedans quand même à temps plein, pis ça m'a pris deux ans et demi à remonter cette entreprise là pis après on l'a vendue, fait que tu vois que si je fais une récapitulation capitulation. 85, ma première entreprise, c'était la vente de journaux. Deuxième entreprise, des cours de ski. Curieusement, j'étais un qui donnait le plus de cours privés. Moi, je trouvais ma clientèle. Moi, je montais dans les chaises avec toi, puis on s'organisait. C'était le même que je faisais. Ouais, j'attendais pas après l'école. Ça fait que ça, ça a été comme ma deuxième entreprise. Parce que... Dans le ski alpin, t'es payé à l'heure de cours que tu donnes, t'es pas payé pour être dans la montagne. Pis étant donné que j'allais pas au serre-rêve, ben moi, faudrait que je fasse de l'argent. Après ça, on a eu cette entreprise-là qui m'a permis de prendre beaucoup de choses. Je suis revenu dans l'entreprise de mon père avec l'espoir de prendre sa relève, parce que c'était ça le plan de match. Sauf que bon, des fois, les relations père-fils, surtout... Dans cette génération d'hommes d'affaires-là, aujourd'hui, mon père, s'il serait encore en vie, il aurait 85-87 ans. Donc, c'était dur un peu, on va se dire les vraies choses. Et en 2001, il y a un chasseur de tête à un moment donné qui m'appelle, qui m'offre une opportunité d'aller travailler comme gérant de territoire pour une entreprise spécialisée dans les chariots-lévateurs télescopiques, la fameuse compagnie Manulife. Et à mon arrivée là-bas, premièrement, quand j'en ai parlé à mon père, je dis « moi, j'ai un offre, mais ce que je veux, c'est travailler avec toi. » « Tu ne seras jamais capable de vendre à un entrepreneur, tu as trop mauvais caractère. » « Tu vas toujours avoir besoin de chadrons sur les chantiers, je tente ma chance, puis si je me plante, je reviendrai comme journalier, puis je resterai là toute ma vie. » C'était un petit peu ça la relation qu'on avait, lui et moi. Et je suis parti en 2002, j'ai commencé chez Manulife, je suis arrivé dans un territoire... couvrait Trois-Rivières, Victoriaville, tu sais, comme la 55, dans le fond, là, jusqu'en Gaspésie, puis la Côte-Nord, avec le Nouveau-Brunswick. Le territoire que j'avais à l'époque avait un chiffre d'affaires déjà établi d'à peu près 1,2 million. Ce qui est le fun là-dedans, c'est que, oui, là, j'étais salarié, mais j'étais payé 100% commission encore, comme j'ai toujours fait dans mes affaires. Et il va se passer un beau phénomène parce que le territoire que je vais ramasser à 1,2 million, mon père m'avait dit que je ne serais jamais capable de vendre un entrepreneur parce que j'avais trop de mauvais caractère. Puis moi, j'étais orgueilleux comme 50, fait que t'as peu. Et ce que je suis content, c'est que j'ai pris un territoire de 1,2 million, 2002. J'ai fermé l'année 2002 parce qu'on s'entend, j'ai commencé au mois de février, le temps d'apprendre des clients, les machines. J'ai fermé ma première année à 1,8 million, donc une augmentation quand même de 600 000. L'année 2, j'ai fermé mon année à 2,8 million, une augmentation d'un million qui est assez considérable. Et c'est à ce moment-là que, pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'opportunité de faire un revenu en haut de 150 000. J'avais même pas 30 ans. Donc, pour moi, ma plus grande fierté d'échelon... Il n'y a pas personne qui pouvait venir me dire, on sait bien que ton père était là. Dans le temps qu'on avait le commerce de 4 roues, motoneige, mon père était derrière moi. Donc, les gens me disaient, on sait bien que ton père, Mais là, pour la première fois de ma vie, je réalisais quelque chose quand même important. Sans que personne ne puisse me dire ça. Ça, c'est 2003. 2004, j'ai personnellement dit à mes patrons, là, je vous fais perdre de l'argent, ça me prendrait quelqu'un de plus sur mon territoire. Tout le monde a fait, voyons donc, c'est toi qui as le plus gros territoire, c'est toi qui sors la plus grosse augmentation. Oui, mais il y en a d'autres encore à sortir. On a engagé un gars, moi j'ai jamais baissé en bas de 2.5, puis en 2005, moi j'ai fermé le territoire avec le jeune et moi à 5 millions. Fait que j'ai ramassé un territoire qui était à 1.2, je l'ai monté à 5 millions, de 2002 à 2005. Et moi, personnellement, sur ma production personnelle, j'ai livré quand même 3 millions. Donc, j'avais battu mon record de 2,8 millions. Je suis parti de l'entreprise en mars 2006 pour me concentrer à 100%. dans ce que je fais aujourd'hui. Mais à l'époque, je faisais plus, mettons, de la consultation dans les entreprises, du coaching de vente, puis je continuais toujours d'enseigner le ski alpin en temps partiel, puis je faisais mes formations de coach. Fait que tu sais, je me gardais toujours là-dedans, mais je me cherchais aussi un petit peu, parce que maintenant, on arrive à des virages, on essaie des choses. Puis pour moi, ce qui était important, c'était cette fibre entrepreneuriale-là, qui est en dedans de moi, parce que si on regarde mon histoire depuis... 1985, j'avais même pas 10 ans, j'avais à peu près ça, 10 ans, 12 ans. Fait qu'on s'entend que, ben non j'avais plus que 10 ans parce que je suis né en 73, j'avais 12 ans, c'est ça. Fait que tu vois que la volonté d'entrepreneuriat était là, pis le fait d'avoir un père qui est entrepreneur m'a poussé dans l'hyper performance, on va se dire les vraies affaires. Puis, à partir de 2006, c'est là que toute l'évolution des choses, et à venir jusqu'à aujourd'hui, ça s'est placé. Donc, de 2006 à 2010, j'étais plus un autonome qui faisait de la formation dans les entreprises, je restructurais les départements de vente, étant donné les chiffres que j'avais sortis. Je ne voulais pas être employé, mais... Je travaillais comme consultant dans les entreprises. Puis bon, malheureusement, je ne peux pas nommer le nom des entreprises avec lesquelles j'ai travaillé par clause de confidentialité. Mais les choses ont été là. Puis si jamais il y a des gens qui écoutent ce podcast-là, ils vont peut-être se reconnaître à travers ces beaux passages-là. Et cette période-là va être très riche en tumultes. Parce que... De un, là je me suis lancé à mon compte. La venue au monde de mes deux filles, 2006-2008. La mort de mon père en 2008. Où ce que, bon, malheureusement, moi je ne serais pas sur son héritage. Je fais un petit passage rapide parce que, bon, les dernières années de sa vie, mon père, malheureusement, il avait un problème de consommation. Il était junkie. Donc, lui et moi, c'était pas l'amour. Mais ça a été quelque chose de bien parce que... Il n'y a pas eu ces problèmes de consommation quand on était jeune. Il y en a eu quand on était rendu adulte. On était capable. De là, ça a été une période au niveau émotionnel et au niveau mental très, très, très, très dure. Pour la première fois de ma vie, j'étais face à des contre-performances. J'avais toujours eu le haut du palier. Et comme la plupart des couples qui traversent des périodes très difficiles, en 2009, je me suis malheureusement séparé de la mère de mes filles parce que la gestion des nouveaux bébés, la gestion du stress financier, la contre-performance. Et le vélo était toujours ma passion de dériver. Puis du vivant de mon père, même si j'enseignais le ski alpin, qui pourtant, la haute performance avec les années, Merci. Mon père me disait toujours, tu ne gagneras pas ta vie dans le sport, tu ne gagneras pas ta vie, tu n'es pas un vrai professionnel, tu ne gagneras pas ta vie. Quand il est mort en 2008, je me sépare en 2009, c'est Louis Garneau un moment donné lors d'une sortie en vélo, il va me dire, Sylvain, pourquoi tu ne gagnes pas ta vie avec ta passion ? De répondre, ben mon nom c'est pas de Vin, c'est pas Garneau. Et Louis va me dire, Sylvain, penses-tu au monde qui... Penses-tu sérieusement que je suis venu au monde avec l'entreprise ? Mon père était policier, Sylvain.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, il l'a créé.
- Speaker #1
Mais je ne m'étais jamais arrêté à ça, et je ne m'étais jamais concentré là-dessus. Donc, en 2010, je vais fonder une autre entreprise. On est dans le cycle entrepreneur. Qui se nomme l'École du vélo. Et en parallèle à ça, j'avais toujours ma compagnie. consultant en vente, en développement. Mais l'école du vélo a connu un succès. Puis là, il faut se mettre dans le contexte. On est en 2010. On est dans les débuts de YouTube. Il n'y a pas Internet comme ça fonctionne là. Et j'avais du monde d'Ottawa qui venait prendre des formations. C'était juste hallucinant. Et à travers ce merveilleux cheminement-là, J'ai eu la chance d'accompagner plusieurs athlètes de haut niveau dans la préparation de championnats du monde, Coupe du monde, mais ma clientèle, ce n'était pas eux autres. Ma clientèle, c'était des gens comme toi.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
c'est vrai que je veux me mettre à faire du vélo. Pardon ?
- Speaker #0
Monsieur et Madame Tout-le-Monde.
- Speaker #1
Monsieur et Madame Tout-le-Monde, qui était néophyte, puis le vélo n'était pas encore, hop, comme il était là. Ce qui a aidé, c'est que, justement, je me suis placé juste un peu avant la vague Pierre Lavoie. Donc, il y a des gens qui se préparaient pour Pierre Lavoie qui venaient me voir. Et, bon, il y a eu plusieurs collaborations à ce niveau-là. Et, en octobre 2014, tu sais, des fois, il y a des dates qui nous... qui nous enseignent des belles choses. Il y a un gars qui rentre dans mon école à 7 heures le soir. Ce monsieur-là s'appelle Danny Morin. Danny rentre dans mon bureau et dit, « Ouais, j'aimerais ça que tu m'entraînes. » « Merci, je pratique. » « C'est quoi ta discipline ? » « BMX. » « Hey ! » « Euh, excuse-moi. » « C'est parce que t'es pas à la bonne place. » « Moi, BMX. » Je me connais à zéro ben bord là-dedans. Non, non, non. Il dit, tu vas m'entraîner pareil. Je veux bien.
- Speaker #0
C'est-tu du BMX pour faire des étapes ? BMX de course,
- Speaker #1
comme on voit aux Olympiques. Non. Une course de BMX, en réalité, c'est une piste qui dure environ 30-35 secondes. Et c'est une course un petit peu... Une course de motocross. mais au lieu de faire plusieurs tours, ils font un lap, ils partent et ils finissent. Mais moi à cette époque-là, je ne connais pas le BMX. Je connais le BMX à peu près comme tu viens de m'en parler,
- Speaker #0
tu comprends ?
- Speaker #1
Moi, dans ma tête, je ne suis pas là pour entraîner pour entraîner. Si je t'entraîne, c'est parce qu'on va performer, parce qu'on va... Non, non, non, tu vas m'entraîner. Tu comprends pas ? Je ne peux pas t'entraîner. Non, non, c'est toi qui ne comprends pas. C'est parce que t'es dans mon bureau, tu m'as expliqué ce que tu comprends. T'sais, maman, tu comprends un peu la game. T'as dit, là, t'as l'expliqué bien clairement, parce que le prochain coup, la porte est là, pis je suis commencé à dire, là, t'arrêtes de rire de moi. Non, c'est toi qui ne comprends vraiment pas.
- Speaker #0
Et là ?
- Speaker #1
Quatre fois, je me fais dire ça, que je ne comprends pas, qu'est-ce que j'ai pas compris. Et là, Danny va me dire, Sylvain, t'as fait une vidéo, qui tourne encore aujourd'hui sur YouTube, Ou est-ce que je fais des performances assez intéressantes. Bon, je vais le dire, je passe le cap du 100 km heure sur un rouleau, un simulateur. Puis bon, c'est des gens qui l'ont filmé, donc c'est pas moi qui l'ai mis en avant-plan, mais ça s'est promené sur les réseaux. Ben, je t'ai vu faire telle vitesse l'autre fois, puis j'ai dit à tout le monde que je viendrais te battre. Non, non, je te le dis, la portée là, c'est fini. t'es pas venu ici, ma compétition est finie, je suis pas là pour te prouver rien, tu comprends vraiment rien, ça fait 5 fois que tu me dis que tu comprends rien, moi ça fait 5 fois que je t'explique que je connais rien du BMX, le gars il veut rien comprendre, je veux pas t'entraîner, il me dit Sylvain, t'as-tu tué d'une course de BMX, non je te le dis depuis tantôt, pis là en dedans de moi je me parle pour pas me fâcher, c'est comme si moi je te dirais, ok tu vas faire de quoi que toi tu sais pas que t'es capable de le faire, Il dit, écoute, une course de BMX, ça dure 35 ans. Les meilleurs vont le faire en 25. Il dit, toi, tu as tenu ta vitesse pendant une minute et demie. Il dit, t'imagines-tu si tu me donnes juste 50% de ça ? Oui. Wow C'est là que ça a commencé. Et là, pourquoi j'ai... Là, j'ai fait, ah oui, hein ? Mais tout ça pour dire que souvent, en tant qu'entrepreneur, souvent en tant que personne compétente dans nos domaines, on reste dans notre boîte je suis bon là-dedans là je suis pas bon, il faut reconnaître nos forces il faut reconnaître nos faiblesses puis on va travailler ensemble parce que lui son objectif, on est en octobre 2014 et son objectif c'était de participer au championnat du monde de BMX en 2017 qui avait lieu à Rock Hill aux États-Unis ok ? mais la beauté là-dedans, c'est que lui il est entrepreneur Il est entrepreneur dans la Beauce. À l'époque, il était copropriétaire de Riche à page 2000 pour récupération de pneus de camion. Lui, sa job, c'était sur le terrain avec les gars. On commence à faire les programmes d'entraînement. Je coupe son entraînement de 50% parce que physiquement, il travaillait. À travers ça, j'ai eu beaucoup de préparation mentale à faire. On a développé, Danny et moi, Ce qui aujourd'hui me permet de... faire ce que je fais, qui s'appelle la méthode NIVTOP. La méthode NIVTOP, on en reparlera un petit peu plus tard, mais c'est un protocole en 24 activités organisées et planifiées, qui est un entraînement mental, comme un entraînement musculaire, qui fait progresser les gens. Mais, la beauté là-dedans, c'est qu'en octobre 2014, quand Danny Morin rentre dans mon bureau, et qu'il me dit... Tu vas m'entraîner. Puis que moi, je n'irais pas. Non, Je ne suis pas le bon gars. Tu sais, j'étais-tu loin, mais j'étais-tu loin, mais très loin de dire, wow, aujourd'hui, j'ai une méthode qui fonctionne. Puis on a créé ça ensemble. Parce qu'on s'en allait au championnat du monde. On avait deux ans. J'avais du travail mental à faire. J'avais, tu sais, autant de préparation physique, tactique, technique. On s'entend. Et de là, à travers le fait que je l'ai suivi, moi j'avais fait beaucoup de PNL, j'avais fait beaucoup de choses comme ça, mais il manquait quelque chose. C'est en octobre 2016 que j'ai découvert les neurosciences. Et c'est là que j'ai découvert que les neurosciences pouvaient me permettre d'aider Danny à atteindre le podium. parce que l'objectif était d'atteindre le podium. Mais il faut comprendre une chose aussi. Danny Morin, à l'époque, il avait 47 ans.
- Speaker #0
Eh boy, OK.
- Speaker #1
L'objectif, c'était 49 ans en championnat du monde. On s'entend qu'on est avec un entrepreneur qui travaille 50 heures semaine. OK. Moi, ça me prenait des outils. J'ai toujours été quelqu'un à l'affût de la formation et de l'apprentissage. Moi, la formation continue. Je suis all-in là-dedans. J'ai commencé à enseigner le ski alpin en 91. Encore aujourd'hui, je suis moniteur de ski. Je suis formateur. Je m'implique dans la communauté. Pour moi, il manquait quelque chose. La PNL, je n'étais pas... Oui, mais non. On s'entend qu'après l'ouverture d'esprit que j'ai eu la chance de vivre, j'ouvrais l'esprit. Oui, je vais aller. J'ai commencé à me former justement au niveau des neurosciences et je me suis développé à travers le temps pour faire mes formations, faire mes certifications. Parce que moi, une chose qui m'a impressionné, c'est qu'en 2015, quand j'ai vu que Dani était entrepreneur général et que l'on ne faisait pas juste travailler le vélo, mais qu'on travaillait le mental et qu'on travaillait différents éléments, c'est là que j'ai... incorporé, parce qu'à venir jusqu'à 2014, j'ai toujours été enregistré c'est le 20.20 ou l'école du vélo enregistré et en 2015 j'ai incorporé mon entreprise qui s'appelle Niftop aujourd'hui, parce que ma clientèle devenait tranquillement des entrepreneurs parce que c'est là que j'ai compris que pour moi, un entrepreneur c'est un athlète économique Il va se former au niveau de la comptabilité, il va se former au niveau du management, il va se former au niveau des opérations, mais comme tout athlète de haut niveau, il va avoir besoin d'une préparation mentale. Puis à l'époque, on s'entend qu'en 2015, la préparation mentale pour un entrepreneur, lève-toi de bonne heure parce que là, nous autres, ce n'est pas du sport qu'on fait, c'est de la business. C'est là où je me suis formé, je me suis développé et est arrivé notre fameuse... Aventure à tous, 2020, mars 2020. Écoute, à cette époque-là, mon entreprise était en train de monter. Je faisais, tu vois, moi je suis conférencier depuis 2013, j'ai oublié de le dire tantôt, mais bon, à travers différents éléments dans le monde du sport. Et là, j'avais quoi, sept contrats signés pour des conférences à venir dans les deux mois qui venaient. Puis, est arrivé le mois de mars. Ben oui. Ok. Parce que là, en tant qu'entrepreneur, on se retrouve face à rien. On a tout vécu nos choses à notre façon.
- Speaker #0
C'est très difficile.
- Speaker #1
Et là, OK. Puis moi, je n'ai pas d'assurance chômage, je n'ai rien. Puis là, je me retrouvais tout le temps à tomber dans les craques. Ah, vous n'avez pas eu un chiffre d'affaires assez élevé, on ne vous donne pas la subvention. Oui, vous êtes incorporé, mais vous n'avez pas d'employé. Puis là, je me disais, pardon. Fait que là, on s'entend que moi, ce que j'avais vécu en 2016, 2007 à 2010, la période plus creuse, ma séparation, la mort de mon père. En 2020, dans ma tête, c'était comme... Donc, il me vient la brillante idée... de dire, regarde, c'est le temps idéal pour me remettre à jour. Et c'est là que je me suis impliqué dans une formation en neurosciences appliquées, puis neurosciences motivationnelles, où je me suis pris vraiment, tu sais, comme, OK, je vais aller me certifier, sauf que contrairement à peut-être 95% des gens qui vont se faire certifier, comme c'est des certifications officielles qui existent, parce que ce que j'avais oublié de dire tantôt, Ce qui m'a frappé en 2015, quand j'ai parti de mon entreprise, c'est que tout le monde est coach. Dans l'industrie qu'on est, il y en a plusieurs.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je viens du sport de haut niveau.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup qui se disent, pas qui se qualifient, mais qui se disent consultant, coach, intervenant. Mais qui a la certification qui vient à côté de ses dires ?
- Speaker #1
C'est là où je me disais, il y a de quoi qui marche. Parce que moi, je viens d'un monde sportif où ce que je garde, juste pour accompagner des jeunes aux Jeux du Québec, il faut que minimalement, tu aies eu une certification. Moi, je suis rendu au niveau du championnat du monde et des Coupes du monde. On ne s'attend-tu pas à dire qu'il va falloir que j'en fasse des formations pour y aller. Donc, arrive le COVID, mais moi, dans ma tête, je n'ai pas besoin d'aller me chercher une certification de coach. Je suis déjà un entraîneur sportif, je suis déjà un formateur en ski, j'ai déjà mes formations. Puis là, quand ça s'est arrivé, j'ai éprouvé l'adversité. capacité à bras de corps. Puis, mentalement, c'est sûr que là, je vivais comme une deuxième période de non-performance. Parce que là, on s'entend qu'on est tous tombés. Quand même, même qu'on faisait n'importe quoi, on ne pouvait pas aller plus loin.
- Speaker #0
On était bloqués.
- Speaker #1
Quand j'ai commencé ma certification en neurosciences, Je me rappelle avoir dit à la personne, je dis moi je ne m'en viens pas ici pour chercher une certification de coach, je suis déjà coach. Contre, depuis des années j'ai développé une méthode, puis je voudrais bien mettre des neurosciences, de la mécanique de la neuroscience derrière, puis moi ce que je veux c'est valider la méthode que j'amène. Mais il y a une chose que je demande, c'est que je ne sortirais peut-être pas le premier de ta formation. Mais tous tes protocoles, je veux les faire parce que, mentalement, là, je suis en contre-performance. Je n'ai aucun contrôle sur rien. Je suis face à quoi ? À une faillite ou peut-être toutes les idées qu'on a pu avoir. Mais étant donné que je suis un combatant et que moi, tant que je respire, je suis capable d'avancer, j'ai fait ma certification en faisant les protocoles. Toutes les protocoles... de réflexion, parce qu'en réalité, le rôle d'un coach, c'est de te poser des questions qui te font réfléchir pour te mettre dans l'action. Puis le consultant, lui, va faire des propositions. Il y a une différence à faire. Donc, j'ai fait le protocole au complet. Et là, je ne sais pas si toi, tu as fait des voyages intérieurs. Mais tu sais, moi, je viens d'un monde sportif de haut niveau. Je viens d'un monde où mon père est entrepreneur. Un gars, ça ne pleure pas. On s'entend. Moi, ce que j'ai eu comme épreuve, et je te le dis, il n'y a pas une épreuve sportive. Il n'y a pas une épreuve qui a été aussi difficile que j'ai eu à traverser et qui ne mesurait même pas 12 pouces. Partir de là, et se connecter là. On s'entend qu'il n'y a pas 12 pouces.
- Speaker #0
On a du cerveau au cœur.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Puis la journée que j'ai compris qu'un homme qui pleure est encore plus fort qu'un homme qui ne pleure pas. Écoute, je me suis mis à pleurer tous les jours. Mais j'ai touché à ça. Tu comprends ? Fait que moi, mon chemin, je n'ai pas été chercher une certification pour dire, je suis bon. Non. J'ai été vivre l'expérience. Mais j'ai tellement aimé ça que j'ai continué mes formations. Puis comme dans le sport, j'ai été chercher mon master coach. Moi aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir une certification en développement de compétences. Je suis master en formation de développement de compétences. Je suis master en développement mental, sportif, psychologie de la performance. Puis je suis master en coaching entrepreneurial spécialisé en neurosciences appliquées et motivationnelles. Puis à travers ça, c'est là que j'ai... Faites les choses que j'avais à faire. Puis aujourd'hui, on est rendu à l'étape où on se parle. Mon histoire a peut-être été longue un peu, mais...
- Speaker #0
Ça nous aide à comprendre ton cheminement. Et là... Explique-nous, c'est quoi NifTop ? C'est quoi que tu offres en contenu, en conférence et en programme ? Une entreprise qui rentre chez toi, qui va te voir, qu'est-ce que tu lui offres ? Et quels objectifs, quels sont les gens qui sont tes clients ? Donc, qui tu aides, comment tu les aides et pourquoi tu les aides ?
- Speaker #1
Ce qui j'aide premièrement, c'est les propriétaires d'entreprise, les cadres et les hauts dirigeants. Ça, c'est les trois personnes sur lesquelles je me concentre. Non pas que mes approches ne pourraient pas servir à la réceptionniste, aux comptables ou aux autres personnes de l'organisation. Mais étant donné que je viens du monde sportif de haut niveau, je suis un sportif qui est toujours actif. Comme je l'ai dit tantôt, avec Danny, j'ai... compris qu'un propriétaire d'entreprise, c'est un athlète économique. Lui, il fait son championnat du monde à toutes les années. Il n'y a pas un entrepreneur qui va dire, moi l'année passée, j'ai fait un chiffre d'affaires de temps, ça m'a fait rien. Non, le 1er janvier, ça repart à zéro. Donc, ma spécialité à travers le temps, parce que j'ai longtemps travaillé avec des travailleurs autonomes, quand j'ai parti de ma business, je travaillais avec des travailleurs autonomes. Mais, vu mon bagage entrepreneurial, vu mon bagage dans le monde des affaires, je me suis aperçu avec le temps que le propriétaire d'entreprise, le haut dirigeant, le haut gestionnaire, il est tout seul, lui-là. Puis, là où je me suis développé une expertise, c'est particulièrement dans le monde de la construction, étant donné que mon père venait du monde de la construction, que j'ai vendu de l'équipement lourd à du monde de la construction. J'avais une approche différente. Souvent, dans le monde de la construction, on va le voir ce que je vais te dire. Dans le monde entrepreneurial, que ce soit dans ce qu'on fait là, que ce soit dans le monde de la construction, tu as trois niveaux d'entrepreneur. Tu as l'artisan, le fameux travailleur autonome, mais l'artisan, ça va être également, je te donne l'image, tu sais, le gars qui est dans sa fêle et qui est propriétaire d'entreprise. Pis qu'il y a 4-5 hommes qui travaillent avec lui, pis tu le vois au téléphone, pis il est en train de chauffer sa table avec sa cigarette, pis tu sais, pis là, fais pas ça de même, pis place pas le tuyau, mais non, c'est parce que là, concentre-toi dans ce que tu fais, mais c'est, ok. Et, en réalité, ces gens-là, ben, ils ont à peu près entre 15 et 20 employés qui travaillent pour eux autres, mais ils ont de la difficulté à déléguer.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
C'est précisément cette cible-là. Sur laquelle, moi, je me suis spécialisé dans les cinq dernières années pour apprendre à cet entrepreneur-là à passer d'artisan à gestionnaire. Tu délègues, tu acceptes.
- Speaker #0
Est-ce que je me trompe si, corrige-moi si je me trompe, travailler sur son entreprise au lieu de travailler dans son entreprise ?
- Speaker #1
Plus travailler sur l'homme que l'entreprise. Ok. Ou l'être humain, parce que je travaille avec des femmes aussi. Plus, moi, mon approche, elle est là, puis c'est là le défi. Parce qu'effectivement, la mentalité de travailler sur l'entreprise au lieu que dans l'entreprise, oui, mais moi, je vais plus loin que ça. Parce que quand tu formes un athlète pour les championnats du monde, pour des coupes du monde, pour du haut niveau, tu ne le formes pas pour la médaille. Actuellement, je travaille depuis 2021 avec Victoria Dubé. Une jeune athlète qui vient de Saint-Jean-sur-Richelieu, écoute, l'année dernière, 2025, elle a tout gagné. Là, elle est sur l'équipe nationale, on est en liste pour d'autres choses. Mais on n'a pas travaillé sur le BMX, on a travaillé sur l'athlète.
- Speaker #0
Donc, tu travailles vraiment sur les gens qui forment cette entreprise-là ?
- Speaker #1
Oui, parce que ma marotte, c'est l'humain dans le monde de la performance. Pareil, pareil, pareil, comme un sportif de haut niveau. C'est là le défi parce qu'actuellement, ici au Québec, les mentalités sont en train de changer. On s'entend, quand j'ai parti de mon entreprise, le monde me regardait comme si j'étais un extraterrestre. Mais en réalité, un esprit sain, un corps sain, tout le monde connaît le principe. Mais tout le monde connaît aussi le fameux plafond de verre. Particulièrement. Mon ADN, c'est le monde de la construction. Naturellement, j'ai été vers un environnement plus naturel. je vais le faire tout seul de toute façon ça marche jamais quand c'est les autres qui le font ouais ouais c'est parce que faut que t'acceptes que ton cerveau travaille différemment pis faut que t'acceptes que t'as un plafond de verre que tu peux dépasser et de là avec les approches que j'ai ben j'ai développé un atelier qui est quand les gens vivent cette expérience en dedans d'une journée Il y a des changements majeurs qui se font. T'es-tu joueuse un peu ?
- Speaker #0
Ça dépend dans quelle sorte.
- Speaker #1
OK. Je vais te donner le contexte parce que, tu sais, là, j'ai parlé du monde de la construction, j'ai parlé, mais l'atelier que j'ai développé, elle, arrêtons à tout le monde. OK ? Prenons toi. Toi, t'es propriétaire d'une agence, t'es... femme d'affaires, t'es typiquement une athlète économique. Vrai ou faux ?
- Speaker #0
J'aime ça, entendre ça, tout le mal.
- Speaker #1
Tu sais, ça te prend de la discipline, ça te prend de la rigueur, ça te prend... Je vais t'attendre toujours, notre amie.
- Speaker #0
Je travaille plus, moi. Moi, je travaille plus. Moi, j'exerce ma passion, c'est le même. Moi, je travaille plus dans la vie. Moi, j'ai mes univers d'ailleurs.
- Speaker #1
Mais, on s'entend que t'es rendu un entrepreneur. qui a passé des steps. Tout comme l'athlète qui est rendu à un haut niveau. On va prendre un Lewis Hamilton de la Formule 1, qui est quand même 7 fois champion du monde. Il ne va pas travailler, mais oui, il va travailler. Il y a tout le temps le côté qu'on n'a pas d'obligation, mais qu'on fait ça parce qu'on peut se réaliser.
- Speaker #0
Il y a des affaires qu'on doit faire. Moi, j'appelle ça mes crapauds. Tout gérer la business. Tout ce qui est le... Il faut le faire.
- Speaker #1
C'est ça. Oui, oui. Tu comprends ça. De là, si tu prends un athlète et tu prends un entrepreneur, à l'heure actuelle, on est pas mal dans le même monde. Oui. OK ? Si toi, je te demande, et ça, c'est l'exercice que je fais et je t'amène là, je te dirais, prends-toi une feuille et un crayon et écris les dix clés de l'excellence dans ton rôle, en tant que présidente, en tant qu'animatrice, peu importe, mets-toi dans le rôle que tu veux. Sors-moi les 10 clés de l'excellence de ce que tu fais. Un, ça t'oublie de réfléchir.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Deux, regarde bien l'exercice neurologique. Si je réfléchis, puis je nomme.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Bon, je fais un chemin. Mais, si je réfléchis et je nomme par écrit. Dans ton cerveau, il y a des choses, il y a des connexions neuronales. Là, je ne veux pas perdre le monde d'un terme scientifique.
- Speaker #0
Je comprends ce que tu dis. Le penser, c'est une chose. Le dire, c'est une autre chose. Puis en plus, l'écrire, c'est encore mieux. C'est ça que tu dis.
- Speaker #1
Puis particulièrement aujourd'hui avec l'intelligence artificielle. Parce que le cerveau, contrairement à ce que le monde peut croire, et ça, c'est scientifique, ce que je dis là, c'est prouver. Faites les recherches que vous voulez. Le cerveau est un muscle qui doit être entraîné au même titre qu'un bicep, un tricep, un quadricep, un abdo. Bon, on n'a plus d'abdo, personne, alors on va entraîner le cerveau, mais il faut qu'on soit capable de l'entraîner. Puis aujourd'hui, particulièrement avec l'intelligence artificielle qui est géniale, OK, moi je suis quelqu'un qui croit en ça, je ne suis pas quelqu'un qui va dire, non, mais ce qui reste beau dans l'intelligence artificielle, C'est juste un complément de plusieurs autres choses.
- Speaker #0
Ça doit être un complément de plusieurs autres choses.
- Speaker #1
Mais notre cerveau, un petit peu comme quand on était jeune et que les calculatrices sont sorties. Non, non, non, non, non, vous faites vos calculs à la main. C'est une calculatrice qui est là qui le fait. En réalité, on ne le savait pas, mais on faisait ce qu'on appelle de la neuroplasticité. Ça te parle-tu, ça ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Neurone ?
- Speaker #0
Oui, bien oui.
- Speaker #1
Plasticité ? Plasticité, la plastine ? Oui. Bon, la neuroplasticité, ça, c'est mon champ d'expertise, mon mémoire d'études. C'est pourquoi moi, j'ai été certifié comme coach. C'est un mémoire de 60 pages sur la mécanique par laquelle le cerveau humain passe pour engranger un changement, que ce soit dans le sport. Quand tu es un athlète, prenons un exemple d'Annie Morin. On s'entend que tu tournes tes jambes, tu pédales.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais si tu te lâches, ton sprint et tes pieds sont comme ça. Au lieu d'être comme ça, ben ça ici, là, tu le perds comme effort. Tu me suis ?
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Moi, mon rôle d'entraîneur sportif, mais en même temps mental, il faut que je déconstruise ce que tu en prègnes, tu le déclenches là, puis il faut que je te bâtisse pour l'amener là. Parce que tes jambes tournent, puis c'est là que tu snaps. On n'a pas le temps d'arrêter.
- Speaker #0
Tu changes les habitudes.
- Speaker #1
Oui, juste les habitudes.
- Speaker #0
Des façons de penser, des façons de le dire, des façons de le faire. C'est ça ? C'est ça la neuroplasticité ?
- Speaker #1
Non, pas tout à fait. La neuroplasticité, ça va être un petit peu comme Danny Morin quand il est rentré dans mon bureau et qu'il me dit tu vas m'entraîner et j'ai dit non.
- Speaker #0
Mais tu finis par dire oui.
- Speaker #1
Oui, parce que j'ai compris. Puis on ne change rien dont on n'a pas conscience.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Puis lui, là où ce qui m'a fait prendre conscience, c'est qu'il me dit, Sylvain, t'as tenu une vitesse élevée pendant une minute et demie. Moi, ma course, ça dure 30 secondes. Si tu me donnes 50% de tout ça, t'imagines-tu en 30 secondes ce que moi, je peux faire ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est là que la prise de conscience s'est faite. C'est à partir de ce moment-là que quand on fait une prise de conscience, première chose, OK ? Ben là, il y a un switch dans le cerveau. Mais prendre conscience, c'est une chose. Derrière ça... Tu sais, un entraînement sportif, je veux dire, j'invente rien, tu as une intensité, une fréquence et une progression. Tu sais, aujourd'hui, je fais un entraînement élevé, je fais un entraînement plus mou, fréquence, j'en fais une le matin, une l'après-midi, j'en fais une à tous les jours, ok ? Puis une progression, ben hier, j'ai fait 30 kilomètres, aujourd'hui, je vais peut-être faire 32 kilomètres. Exemple, tu me suis ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Le cerveau, c'est la même affaire.
- Speaker #0
J'aimerais ça, Sylvain, que tu me transposes ça dans le monde des affaires. Est-ce que tu as un exemple précis d'une entreprise que tu as aidée ? C'était quoi ses problématiques ? Et comment tu as pu aider cette entreprise-là ?
- Speaker #1
Oui. On a un président d'entreprise qui gère tout. Service, vente, comptabilité. Employé. Il fait un chiffre d'affaires quand même assez élevé. Non, ça, il l'avait délégué. OK. Tu sais, moi, dans la garderie, ça ne me tente pas de la gérer. C'est la comptabilité qui s'occupe de ça, mais moi, je gère la comptabilité. Prenons cet exemple-là. Le défi dans cette entreprise-là, quand je suis rentré, on a la personne qui est président, directeur des ventes, directeur du service, directeur OK. Et la problématique majeure à l'intérieur de l'entreprise, c'est que les vendeurs sont tous obligés de passer par lui. Pour finaliser le deal, c'est parce que lui est en réunion de comptabilité, puis là, c'est parce que toi, tu es avec un client, et dans sa tête, personne ne peut faire ce que je fais. C'est moi qui ai mes cas, c'est moi qui ai mes prix, c'est moi qu'il faut qu'il autorise les prix.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
OK. Et on va partir de là. Puis là, je vais t'amener dans le cerveau humain qu'il faut comprendre que la progression se fait en cinq étapes. La première... initiation, première fois que tu fais quelque chose que tu n'as jamais fait acquisition, consolidation perfectionnement puis ce qu'on appelle la variation créative c'est que tu commences à jouer avec un peu mais ce qui est le fun, c'est que ça on s'imagine comme une roue, en tant qu'artiste on va parler de roue une roue à 5 rayons mais l'espace Entre l'initiation et l'acquisition, acquisition, consolidation, il y a un espace dans le cerveau humain. Es-tu d'accord là-dessus ?
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Les gens de PNL vont reconnaître un petit peu ce que je vais te partager là. C'est qu'ici, tu es inconsciemment incompétent. Ici, tu ne sais pas que tu n'es pas bon.
- Speaker #0
Entre les deux.
- Speaker #1
Deuxième step. Tu deviens conscient de tes incompétences.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Souvent, c'est là que tu reprends le contrôle parce que là, t'en parles mal, ça marche pas comme je veux. Après ça, tu deviens conscient et compétent. J'ai plus besoin de m'entraîner, je suis rendu bon.
- Speaker #0
Ah, ben oui.
- Speaker #1
Le champion du monde ou le champion canadien, lui, on va l'amener à un niveau supérieur où lui, il va s'en aller vers compétent mais inconscient. Ça, tu le sais quoi ?
- Speaker #0
Il est bon, n'hésitez pas.
- Speaker #1
Exemple en ce qui a le bruit.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Toi, tu viens de me faire un virage. Wow, super Explique-moi ce que t'as fait. J'ai tourné mes skis.
- Speaker #0
Ah, ok, ouais.
- Speaker #1
Non, non, mais écoute, tes C.S., les hanches, les cheveux, les genoux... Il n'est pas capable de te l'expliquer, mais il l'a fait. Il est compétent, mais il est inconscient. C'est là qu'on va aller travailler le petit coup de plus pour l'amener plus loin. Je ne sais pas si ça fait du sens ce que je viens de t'expliquer.
- Speaker #0
Oui, absolument. Combien de temps ça prend, ça ?
- Speaker #1
C'est variable. C'est variable. Parce que selon l'exemple que je t'ai parlé tout à l'heure, je rentre dans une entreprise, le monsieur gère tout, et il faut lui enseigner à déléguer. Ben, c'est là où ce que... Normalement, une progression, c'est 45 jours.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Par des protocoles d'entraînement, de réflexion, pis pas juste de la mise en action. Parce que ce qu'il faut comprendre, particulièrement de la neurosciences, faut prendre ça comme un entraînement de gymnase.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
T'sais, tu veux maigrir ? Parfait. Tu fais appel à un entraîneur sportif. Je vais te faire un programme. Mais à tous les jours, moi, je veux que tu marches une demi-heure. Je ne te demande pas de courir 20 km heure. Mais je te demande de faire un effort, de faire des push-ups, des redressements, des étirements. À tous les jours, on est sur une fréquence.
- Speaker #0
Donc, ça me dit que dans une entreprise, tu es là beaucoup.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non ?
- Speaker #1
Non, je suis là de façon partielle. Parce que... Moi, je vais travailler avec toi. Exemple, cette semaine, Marie-Josée, bon, t'as six questions. À tous les jours, je veux que tu t'arrêtes. Tu prends un crayon de bois, tu lis la question. Même si tu la sais par cœur dans ta tête, tu la lis et tu écris la réponse qui monte. Neurologiquement, il y a de la mécanique qui va se faire. Puis là, je ne veux pas perdre personne dans les termes scientifiques. Parce que le but n'est pas là. Mais ce qui est important de savoir, c'est comme, tu sais, je te fais faire des push-ups. Au début, ça se peut que deux push-ups, ça soit dur pour toi. Mais pendant sept jours de temps, tu vas faire deux push-ups. Tour d'après, bien là, tu vas monter à trois. Tu vas monter à quatre. Puis là, maintenant, on va être rendu qu'on va être capable de le faire.
- Speaker #0
Tu fais ça, mais dans l'entreprise.
- Speaker #1
Oui. Ça, ça vient au niveau de l'accompagnement stratégique.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Mais avant d'arriver là, il faut faire une prise de conscience. Puis c'est là que l'exercice que j'ai développé avec les athlètes sur les clés de l'excellence. Comme on parlait tout à l'heure. Les clés de l'excellence, ça, c'est une expérience à vivre. Ce n'est pas une formation d'une journée. Je vais donner un exemple. Je l'ai donné une autre fois à Vaudreuil. Une entreprise, le propriétaire, sept contre-maîtres de construction. la réceptionniste puis le gars de la comptabilité était là. On s'attend-tu pas à dire que la réceptionniste, dans ses clés de l'excellence, ça, ça a surpris tout le monde ? Savoir dire bonjour.
- Speaker #0
Ben oui. C'est pas de la tout le monde.
- Speaker #1
Le gars de construction, lui, fait quand même. Savoir dire bonjour.
- Speaker #0
Il y en a qui l'ont pas. L'entreprise, ça s'apprend. Ça s'apprend, mais...
- Speaker #1
C'est le fun de l'avoir déjà. C'est là où, avant même d'aller dans un accompagnement stratégique, à moins que la personne vienne me voir et qu'elle a déjà une idée du problème qu'elle veut régler. Mais souvent, avant d'aller là, on va vivre cette expérience-là. Ce qui est le fun de l'expérience des clés de l'excellence, c'est quelque chose qui peut se vivre en une demi-heure. C'est quelque chose qui peut se vivre en une heure. C'est quelque chose qui peut se vivre en une demi-journée. C'est quelque chose qui peut se vivre en une journée. Fait qu'on s'entend que si tu me donnes la journée au complet, ben oui, je vais te faire passer tes cinq steps de progression. Puis je vais même être capable de te les nommer. Mais à travers ça, tu vas progresser. Parce que une journée complète, ben la première affaire, je vais te demander c'est quoi la différence, puis je t'invite à me répondre, entre l'excellence et une performance.
- Speaker #0
Hey boy Une performance, c'est une fois l'excellence à long terme, non ?
- Speaker #1
Tu vois, je pars, je fais mon brise-glace comme ça. Et là, tout le monde amène leur opinion. Donc, ça devient un exercice team-building parce que...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ben oui. Je veux dire, puis ceux qui écoutent le podcast présentement, je vous invite dans les commentaires à nous marquer, selon vous, c'est quoi l'excellence ? C'est quoi une performance ? Je ne donnerai pas la réponse tout de suite.
- Speaker #0
Il reste 10 minutes. J'aimerais que tu nous énumères toutes les offres disponibles. Tu as parlé d'une journée, d'une demi-journée, d'une journée. Toute ton offre globale. Tu as plein de choses. à offrir aux entreprises, des programmes à long terme, court terme. Peux-tu nous résumer ça ?
- Speaker #1
Oui, on va faire ça très simple. Le côté conférencier. Donc, pour plusieurs, le côté conférencier, c'est motivation.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
OK, mais côté conférence, pour conférence, c'est de parler devant des gens. Donc, si jamais on a une équipe qui a besoin de juste faire de la réflexion, J'ai des programmes, comme je disais, un genre de lunch and learn. Ça dure une demi-heure, je vais à l'interne, on fait venir le lunch, personne ne perd de temps, on fait ça sous l'heure du midi, exercice de réflexion. De une demi-heure à une journée complète, ça c'est un atelier conférence. En parallèle à ça, j'ai cinq programmes de formation pour le management, les bases du management. quelqu'un qui n'est pas encore contre-maître ou chef d'équipe, mais si ça c'est une bonne relève, c'est 20 heures de formation. Le manager avancé, c'est le gars qui est déjà là, mais qu'il faut raffiner. Ou la fille, je suis désolé si j'ai souvent le terme « gars » . Après ça, tu as le coach manager, parce que souvent, les gens, et ça c'est une des formations qui est très populaire, la plupart des managers que je rencontre, qu'est-ce qu'ils font ? Ah, je travaille en équipe avec mon monde. Oui, OK. Ben, on va regarder ça. La personne arrive dans le bureau. Hey, boss, Marie-Josée, moi, j'ai tel problème. Oui, mais c'est quoi les solutions ? Ah, ben, j'ai pensé à telle affaire, ça n'a pas marché, telle affaire, ça n'a pas marché. Oui, OK. Et là, qu'est-ce que tu fais ? Tu te mets à réfléchir à le problème avec ta personne. Puis là, tu finis ta semaine, tu te dis, je n'ai pas eu le temps de faire tout ce que je voulais parce que j'ai réglé plein de problèmes. Ben, le manager coach, les gens qui vont aller chercher comme information, C'est comment redonner le problème à la personne sans que ce soit moi qui trouve les solutions. Puis ça, ça dure 20 heures de temps. C'est quelque chose que je pourrais vous expliquer si vous voulez plus de détails avec grand plaisir. Mais quelqu'un qui me dit, je manque de temps, moi je manque de temps, moi mes semaines sont tardes. Bien, le manager coach, souvent on va aller régler des choses là-dedans. Après ça, j'ai une formation qui s'appelle leadership et gestion de temps et des priorités. Ça, c'est mes 5 programmes de formation. C'est des programmes qui durent 20 heures. Et ce que j'ai fait à partir du COVID, parce qu'avant, je les faisais en présentiel. Puis avec les études que j'ai faites, on s'entend pour dire que si je te donne 3 jours de formation bac à bac, tu vas retenir 15%. Encore là, le principe d'entraînement sportif, neuroplasticité. Les 20 heures, je les ai réparties sur 12 semaines ou 20 semaines selon le programme. Parce que manager-coach est un petit peu plus élevé, tu comprends. Puis le stock, tu as laissé le temps de le digérer. Fais tes exercices ici cette semaine. Puis là, ça va être un accompagnement stratégique, mais c'est une formation. On se comprend. Ça nous amène à aller à l'accompagnement stratégique. Où est-ce que là, je vais travailler en coaching privé. Où est-ce que tu vois, j'ai des gens... Ils vont m'appeler, des fois, on va faire un 3 heures intense. En dedans de 3 heures, t'as une problématique, on va travailler sur cette problématique-là, je vais t'aider à la débloquer, puis ça, ben, ça passe à d'autres choses rapidement. Ou l'accompagnement stratégique sur le moyen long terme. Moi, je ne crois pas que je peux t'enseigner à faire du ski alpin en juste une fois. Par contre, si on se voit... 6-7 fois durant l'année, ça se peut que tu payes une meilleure progression. C'est là où je vais faire un accompagnement stratégique personnalisé en fonction du besoin ou de l'objectif, sur une période de 6 à 12 mois. La beauté, parce que tantôt, tu me disais, dans le fond, tu es tout le temps dans l'entreprise. Non, parce qu'on va se donner rendez-vous une fois par semaine, toi et moi, en Zoom, comme on fait là. Peu importe où tu es dans la francophonie, moi, je suis capable de travailler avec toi. Et je te donne des devoirs à faire. Une chose importante à savoir, c'est que les gens qui prennent peu importe lequel de mes programmes ont un accès illimité à moi. Je dis bien illimité dans le sens que tu es face à une problématique. C'est parce que mon coach n'est pas là. Dans le pire des cas, écoute Marie, je suis en réunion présentement, je peux-tu te parler dans 20 minutes, je peux-tu te parler à soir à 5 heures ? On va jouer sur le temps comme ça. Fait que c'est pas un nombre d'heures, mais c'est un programme. Comme la méthode Nifftop que je te parlais, que j'ai développée. Ça, c'est un programme complet. 24 activités organisées et planifiées qui vont te faire progresser. Puis je pousse même plus loin que ça dans mes contrats. Quelqu'un qui prend le gros programme sur 24 activités, OK, bien si dans 24 activités, tu n'as pas progressé, je te rembourse intégralement. Je répète, si dans 24 activités, tu n'as pas progressé, je... te rembourse intégralement. Ça,
- Speaker #0
c'est d'avoir confiance.
- Speaker #1
La seule condition que je te donne, fais tes exercices.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Je te donne des questions. Si on arrive au bout des 24 activités, tu as pris les questionnaires, tu me montres toutes tes réponses, et que tu n'as pas progressé, c'est moi qui ai mal fait ma job.
- Speaker #0
Oui, je comprends. C'est comme un coach. Si tu t'entraînes, ça va bien. Si tu ne t'entraînes pas, ça ne va pas bien.
- Speaker #1
Sylvain,
- Speaker #0
c'est tout le temps qu'on a. Ça fait déjà une heure qu'on est ensemble. C'est intéressant quand tu parles. Merci, Sylvain. Écoute, regarde, t'es magnifique. Vraiment, fabuleux. Merci infiniment de nous avoir partagé tout ça. Je te souhaite un bon succès. Puis, écoute, c'est notre succès à nous deux. C'est moi. qui te représente avec plaisir et on va tenter d'appliquer ce que tu nous dis.
- Speaker #1
Je vais me permettre de mettre mon chapeau de coach. Si tu pouvais résumer, en terminant, une chose que tu as appris aujourd'hui, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Eh mon Dieu Seigneur, moi qui n'ai pas auditif, c'est qu'on a toujours place à l'amélioration et avec de la rigueur, de la persévérance, de l'effort, on arrive à quelque chose. Mais aussi avec l'accompagnement, avec la bonne personne pour se faire accompagner. Et tu es la bonne personne pour accompagner. Merci Sylvain.
- Speaker #1
Salut tout le monde.