Diane CantanBonjour et bienvenue sur Markoeur, votre podcast 100% marketing durable, car je suis convaincue que le marketing durable, c'est le marqueur de la bonne santé des entreprises. Le marketing est au cœur de l'entreprise, avec la proposition de valeur, de produit ou de service, et gérer des projets marketing avec le cœur nous emmène plus loin dans la formulation d'une offre qui fait sens aussi bien pour vos clients que pour vos collaborateurs. Je m'appelle Diane Cantan. et après plus de 20 ans en marketing et communication digitale, j'ai décidé de partager ces convictions en réalisant des épisodes en solo ou avec des invités où j'aborde les différents sujets de marketing durable, communication responsable, numérique responsable et plus largement, des enjeux liés à la RSE.
On me pose souvent la question, ecovadis, mais c'est quoi exactement ? C'est une médaille RSE ou une note marketing ? Est-ce un énième audit RSE qui fait perdre du temps pour donner bonne conscience aux grandes entreprises ? Pour certains, c'est un passeport commercial. Pour d'autres, un outil de pilotage RSE. Et pour beaucoup, un casse-tête de plus en plus dans les appels d'offres, parce que ce sont des obligations qui sont demandées de plus en plus. Aujourd'hui, je prends le micro en solo pour démystifier ce fameux outil qui agite pas mal de directions, commerce, marketing, achats. La fameuse notation ECOVADIS. Alors, si vous êtes fournisseur d'une grande entreprise, peu importe votre fonction, commerce, market, RH, RSE, achat, finance, et vous vous êtes déjà demandé pourquoi vos clients vous réclament une note ECOVADIS, eh bien cet épisode est fait pour vous.
On va voir ensemble ce qu'est réellement ECOVADIS, à quoi ça sert, pourquoi cette notation est de plus en plus demandée, ce qu'il se cache derrière le fameux questionnaires et les médailles. Des exemples concrets, les pièges à éviter et surtout, comment vous pouvez transformer cet exercice en levier concret pour votre entreprise au lieu de le subir comme une corvée administrative. Attention, Ecovadis, c'est bien plus qu'un simple logo d'une médaille sur votre site web, mais à condition de le prendre au sérieux et de ne pas le confier à la première personne qui passe et qui a un petit peu de temps à y consacrer. Allez, on rentre dans le détail, c'est parti !
Bon alors, c'est quoi Ecovadis ? Remettons les choses à plat. Ecovadis, c'est avant tout une plateforme qui permet d'évaluer la performance RSE des entreprises. En clair, c'est un outil qui va noter, et oui, littéralement noter, les engagements et les pratiques d'une entreprise en matière de développement durable, d'éthique, de responsabilité sociale. L'idée derrière, permettre à des grands groupes, des donneurs d'ordre, des entreprises, de savoir rapidement si leurs fournisseurs ou leurs partenaires sont matures sur ces sujets-là. Donc globalement, vous êtes fournisseur d'un grand groupe ? Ils vont vouloir s'assurer que vous respectez un minimum de bonnes pratiques environnementales, sociales, éthiques. Vous êtes une PME ? De plus en plus, vos clients vous réclament cette fameuse évaluation Ecovalid pour continuer à bosser avec eux ou vous référencer. Vous êtes un service market/comm ? vous êtes amené de plus en plus à valoriser les actions RSE Ecovadis et ça peut faire partie des axes importants dans l'image de marque.
Ecovadis existe depuis 2007, fondée par Pierre-François Thaler et Frédéric Trine à Paris. On ne le sait pas toujours, mais oui, c'est une boîte française à l'origine et est de suite pensée pour avoir une dimension internationale. Aujourd'hui, plus de 150 000 entreprises évaluées. Dans 185 pays, dans 250 secteurs d'activité, autant dire que c'est devenu en 2025 un standard dans de nombreuses filières. En plus, leur croissance se fait remarquer. EcoBadis fait partie de la promo 2025 du programme French Tech Next 40 pour la troisième année consécutive. Bravo à eux.
Et attention au wording, ce n'est pas un label. Comme le label Lucie, Afnor, Engager, RSE, Positive Company ou Bicorp. ni une certification officielle comme l'ISO 14001, 50001, 27001, etc. ECOVADIS, c'est une notation. Un système d'évaluation fondé sur des preuves qui vous donnent une note et puis avec ces fameuses médailles à la clé, bronze, argent, or, platine. Mais on va en parler juste après. Ce qu'il faut retenir, c'est que ça devient incontournable, surtout si vous travaillez avec des grands comptes ou des marchés publics et que vous voulez prouver que vos engagements RSE ne sont pas juste de belles paroles sur votre site web.
Alors, comment ça marche concrètement ? Comment on obtient cette fameuse note ECOVADIS ? Attention, ROME ne s'est pas fait en un jour, ce n'est pas une simple formalité. La première étape, c'est le questionnaire en ligne. Et là, tout dépend de la taille de votre entreprise, de votre secteur d'activité, du pays dans lequel vous êtes présent. Mais dans tous les cas, le questionnaire va couvrir quatre grands thèmes. L'environnement, vos émissions de CO2, votre gestion des déchets, votre consommation d'énergie,
le social et les droits humains. conditions de travail, respect des droits fondamentaux, diversité, santé, sécurité,
l'éthique des affaires, la lutte contre la corruption, les pratiques commerciales loyales, protection des données
et enfin les achats responsables, vos propres exigences vis-à-vis de vos fournisseurs et sous-traitants.
Et attention, ce n'est pas du déclaratif. Ecovadis va vous demander de fournir des preuves documentaires, des politiques internes, chartes, bilans carbone, audits. certification, code de compte, vite, bref, tout ce qui va vous permettre de prouver votre maturité en RSE. Il y a trois étapes clés dans leur méthodologie. Chaque action a sa politique aux chartes, ses preuves d'action, documents internes de sensibilisation aux collaborateurs, des factures, des bonnes pratiques, des process, etc. Et enfin, ses résultats, les fameux KPI, le Key Performance Indicator. Une fois votre dossier complété, les documents envoyés, les équipes Ecovadis vont analyser tout ça. Et la publication des résultats prend généralement de 6 à 8 semaines, mais ça peut prendre plus ou moins de temps selon le profil de l'entreprise et de la disponibilité de leurs équipes évidemment.
Ecovadis va vous attribuer une note sur 100 avec éventuellement une médaille. Donc en 2025, le bronze c'est le top 35%. Des entreprises avec un percentile de 65 ou plus, argent c'est pour le top 15, percentile de 85 ou plus, l'or c'est le top 5, percentile de 95 ou plus, et platine, top 1%, percentile de 99 ou plus. Autant dire que cette dernière étape, là, c'est quasi impossible à avoir. Ces médailles sont attribuées selon le rang percentile d'une entreprise, que j'ai cité, calculée au moment de la publication de la fiche d'évaluation. Il compare les... performances d'une entreprise avec celles de toutes les entreprises évaluées dans la base de données EcoVedit au cours des 12 derniers mois. Et là, ce rang est calculé pour l'ensemble des entreprises de tous les secteurs d'activité et non pas sur un seul secteur d'activité, le vôtre. Et sur chacun des quatre thèmes, environnement, éthique, social, achat responsable, il faut un minimum de 30. Alors ce calcul de notation peut changer d'une année à l'autre et c'est là que c'est un peu pervers parce que'une entreprise qui fait des efforts peut voir sa note dégradée si les autres entreprises évaluées ont eu une progression plus significative dans la même période. C'est un effet boule de neige positif selon Ecovadis, mais ça peut être parfois décourageant pour les équipes qui mettent tout leur cœur à cet ouvrage et qui ne voient pas la médaille tant souhaitée ou convoitée. Cette note ensuite est avalable 12 mois, après le quoi il faut recommencer l'évaluation.
Pourquoi ? Parce qu'en RSE, ce qui compte, c'est le progrès continu et pas un joli coup de peinture une fois tous les cinq ans. C'est ce fameux PDCA qui est bien connu du management de qualité. Je sais de quoi je parle, j'ai fait 7 ans d'ISO 9001 avec des audits chaque année, donc je connais. Le PDCA, ça ne vous parle pas. Aussi connu sous le nom de la roue de Deming, c'est le fameux Plan, Do, Check, Act. On planifie. On met en œuvre des actions, on vérifie et on mesure, et puis on rectifie et on progresse, ainsi de suite, ainsi de suite. Dernier point important, les résultats sont confidentiels, mais peuvent être partagés avec vos clients via la plateforme. Et c'est d'ailleurs souvent eux qui vont déclencher cette démarche en vous envoyant un lien pour vous inscrire.
Alors, vous vous demandez combien ça coûte ? Vous trouverez tout sur leur site web en fonction de votre taille d'entreprise et comme toute offre marketing, avec des paliers serviciels évidemment. Ce qu'il faut savoir, comme dans toute démarche qualité au RSE, quand on commence, ce n'est pas pour s'arrêter l'année d'après. Donc, il vaut mieux le prévoir, l'anticiper dans votre budget. Ils proposent une offre à l'année, mais dans l'optique d'une amélioration continue et de diminution des frais, il est plus intéressant de prendre l'offre sur trois ans. Par exemple, aujourd'hui, si votre entreprise a entre 26 et 99 salariés, vous pouvez choisir l'offre basique à 1749 euros pour 3 ans. Mais attention, vous aurez seulement votre évaluation, pas la possibilité d'obtenir la fameuse médaille tant demandée. Pour cela, il va falloir passer au plan supérieur, le premium, qui vous coûtera 1000 euros de plus pour les 3 ans. Si vous êtes une entreprise entre 100 et 999 salariés, l'offre premium vous coûtera 4 409 euros pour les 3 ans. Attention, ce sont des tarifs 2025 qui pourront être amenés à évoluer. C'est pas donné, je suis d'accord, mais quand on compare avec l'obtention d'un label ou l'accompagnement et l'audit d'une certification, c'est quand même plus raisonnable. Alors évidemment, il y aura aussi des coûts cachés, mais certaines économies, en fonction des plans d'action que vous mènerez, sur les différentes thématiques seront intéressantes à prendre en compte. Et ce qu'Ecovadis propose sur ce plan premium, c'est aussi un accès à leur plateforme d'e-learning qui est très bien faite. Bon, voilà, maintenant vous savez comment ça fonctionne.
Alors, pourquoi faut-il s'y préparer sérieusement ? La vraie question que se posent beaucoup d'entreprises, mais est-ce que ça vaut le coup de perdre du temps, de l'énergie, de l'argent pour Ecovadis ? Ou alors est-ce que c'est juste du remplissage administratif pour faire plaisir à ses clients ? Si vous travaillez avec ces grands comptes, la réponse est claire, c'est indispensable, c'est surtout stratégique. Une des premières raisons, c'est les appels d'offres. De plus en plus, je le vois avec mes clients, dans leurs dossiers d'appels d'offres ou de référencements, notamment dans des grands groupes ou des multinationales, on va vous demander vos engagements RSE et bien plus souvent votre note EcoVadis. La pondération du critère RSE augmente aussi chaque année. C'était 5 à 10 points il y a quelques années. C'est désormais de 20 à 30% sur la validation de la hausse. Ça peut être énorme. Donc c'est devenu un sésame. Et au lieu de créer leur propre questionnaire, les services achats des grands comptes se fient de plus en plus au questionnaire Ecovadis existant qui est mis à jour, commun pour tout type d'entreprise, tout secteur confondu. C'est un vrai gain de temps pour eux, tout simplement. Donc pas de note écovadis, c'est un dossier qui est pénalisé, voire carrément écarté. Et même si ce n'est pas toujours éliminatoire, dans la réalité, c'est un critère différenciant. Surtout si vous êtes en concurrence avec des boîtes similaires qui, elles, ont joué le jeu. Évidemment, quand on le traite en urgence pour un appel d'offres, la note obtenue n'est pas forcément optimale. On le voit dans plein de secteurs, les secteurs industriels, IT, prestations de conseil, les marchés publics, etc. Tous les secteurs sont concernés. Clairement, Ecovadis peut faire la différence entre décrocher un contrat ou passer à côté.
Deuxième raison, anticiper les réglementations. On en parle beaucoup, la fameuse CSRD, la directive européenne qui va obliger les grandes entreprises à publier des rapports RSE détaillés. Elle a été partiellement décalée, mais il ne faut pas s'y tromper. Les exigences, elles, elles montent en puissance. Même si la CSRD prend un peu de retard, Les grands groupes n'attendent pas Bruxelles pour renforcer les critères RSE de leurs partenaires et fournisseurs. Ecovadis leur sert justement à filtrer, à évaluer, à comparer les entreprises avec lesquelles ils travaillent. Donc si vous êtes dans leur écosystème, mieux vaut être prêt à avoir déjà entamé cette démarche, car elle ne se fait pas en un jour, ni en une semaine. D'ailleurs, pour les marchés publics, la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 exigent déjà d'avoir au moins un critère environnemental dans leurs analyses de leurs offres. Exemple, un bilan carbone, le pourcentage d'engagement de réduction de gaz à effet de serre, économie circulaire, choix de matières recyclées ou naturelles dans les produits fabriqués, etc. Le Plan national pour les achats durables propose des axes d'action pour aider les acheteurs à se projeter.
Troisième raison, valoriser votre entreprise. Avoir une bonne note Ecovadis. C'est aussi un argument commercial. C'est rassurant pour vos clients, vos prospects, vos partenaires. Ça crédibilise votre communication RSE. Et ça peut même peser dans la balance en cas de rachat, de levée de fonds, de fusion. Prouver que vous êtes en vraie réflexion de transition énergétique, c'est crucial pour la pérennité de votre entreprise. Pour ça, je vous laisse écouter, si ce n'est pas déjà fait, l'épisode n°47 avec Alan Fustec. et si vous êtes prêt à changer le business model de votre entreprise.
Quatrième raison, structurez vos process internes et gagnez en efficacité. Ce qu'on oublie souvent, c'est que répondre à ECOVADIS peut aussi être une opportunité de revoir les process de l'organisation interne. Pourquoi ? Parce que le questionnaire vous pousse à formaliser ce qui ne l'est pas toujours, à centraliser les bonnes pratiques, à documenter ce que vous faites déjà bien, mais peut-être de manière informelle. Concrètement, Vous allez devoir rédiger et actualiser des politiques RH. Égalité, diversité, santé au travail. D'ailleurs, sur ce dernier point de prise en compte de la santé mentale de ses salariés, je vous conseille d'écouter l'épisode n°32 avec Elisabeth Lafosse. Prendre soin de sa santé mentale, c'est primordial. Vous aurez aussi à mettre en place un code éthique, une politique d'achat responsable, un système de suivi des fournisseurs, des bonnes pratiques pour un numérique responsable et engagé. Vous clarifiez les rôles et responsabilités autour des enjeux RSE, cette fameuse gouvernance. Vous listerez aussi les risques liés à votre activité, en y intégrant non seulement les RPS, les risques psychosociaux, ou les risques de cybersécurité, mais aussi les risques climatiques. Les vagues de chaleur qu'on a connues en juin 2025, là en France, ont dû obliger certaines entreprises à adapter leurs horaires de travail pour leurs collaborateurs. Travailler plus tôt le matin ou prévoir deux équipes, obliger les salariés à télétravailler, tout ça... nécessite de l'anticipation de gestion RH. Et si peu de ces éléments existent déjà chez vous, pas de panique, avec un peu d'accompagnement, ça peut se mettre en place assez vite. Résultat, vous gagnez en clarté, en efficacité, et vous pouvez mieux piloter vos engagements dans le temps. C'est aussi un gain de temps futur pour vos appels d'offres, vos reportings ou tout échange avec vos parties prenantes. Et c'est aussi l'occasion d'aligner tout le monde en interne sur des bases communes, là où parfois chacun avançait dans son coin.
Et donc ce qui m'amène à la cinquième et dernière raison, tous les aspects recrutement, RSE, qui sont souvent importants, notamment chez les moins de 35 ans, mais pas que. Comme toute démarche RSE, la quête de sens est un élément important à prendre en compte. Plus d'un tiers des salariés seraient prêts à quitter leur entreprise à cause du sens donné au travail. Ça, c'est une étude récente de Great Place to Work sur 4000 personnes qui a été menée de décembre 2024 à janvier 2025. Les trois aspects du travail les plus importants étant l'autonomie, l'équilibre vie pro-vie perso et la convivialité. Et enfin, 77% des salariés... Français estiment que la définition d'une mission et de valeur est importante pour une entreprise. Bref, pour fidéliser vos collaborateurs et en attirer des nouveaux, ils seront de plus en plus sensibles aux actions concrètes RSE réalisées chez vous. Donc Ecovadis peut devenir un vrai levier d'organisation de structuration et pas seulement une vitrine marketing pour l'extérieur. Donc ce n'est pas juste aussi pour les RH et les achats, c'est un vrai enjeu business, outil de différenciation. à condition de le prendre au sérieux.
Je vais vous citer maintenant deux exemples d'accompagnement récents que j'ai réalisés auprès de PME française, qui travaillent pour des clients grand compte.
Cas numéro 1, une entreprise d'une centaine de collaborateurs, mon contact à la double casquette d'AF et des RH. De nombreuses actions RH étaient d'ailleurs déjà bien mises en place, et lorsque cette entreprise m'a sollicité, elle avait déjà précédemment obtenu une note de 50 sur 100. avec une médaille de bronze. Nous avons travaillé ensemble sur quatre enjeux prioritaires en établissant leur matrice de matérialité. Et du coup, on a obtenu la mise en place de politiques claires sur l'environnement, l'éthique, les achats responsables. On a pu rédiger ensemble une charte RSE. Il y a eu une montée en puissance du pilier achats responsables avec des clauses contractuelles spécifiques, un code de conduite fournisseur qu'ils ont commencé à faire signer auprès de leurs prestataires principaux. Et puis un reporting environnemental qui est beaucoup plus solide, notamment avec l'intégration des données de gaz à effet de serre sur les scopes 1, 2 et 3, grâce à l'intégration de ce bilan carbone simplifié qui est dans le questionnaire EcoVadis. Pour tous les auditeurs que j'ai failli perdre en parlant des scopes du bilan carbone, je vous conseille d'écouter l'épisode 38 de Laurent Barbezieux chez Axio pour tout savoir sur les secrets du bilan carbone. Et puis chez ce client, on a aussi amélioré les pratiques sociales avec la mise en place d'une procédure anti-corruption et harcèlement, par exemple, sans oublier le suivi de ces fameux KPI. Résultat hyper satisfaisant, une note finale de 76 sur 100, donc une médaille d'argent et un passage dans le 94e percentile, ce qui les place parmi les entreprises les plus performantes de leur secteur. Un résultat immédiat. qui s'est fait avec l'ouverture de certains référencements d'appels d'offres de grands comptes. Donc un super succès.
Cas numéro 2, une entreprise d'une cinquantaine de salariés et mon contact était le DG. Ils avaient une première évaluation ECOVADIS en 2023 avec une note de 55 sur 100, médaille de bronze, de belles actions mises en place, mais encore une structuration sur certains points incomplètes. En quelques mois, on a réussi à mettre à jour une quarantaine de documents, créer une charte environnementale, définir les reportings. toujours avec le bilan carbone simplifié proposé par Ecovadist, et puis d'autres KPI sociaux. On a affiné certaines politiques RH et éthiques, comme la création du code de conduite collaborateur. Là, le résultat aussi sympa, une progression avec une note de 70 sur 100, donc une médaille d'argent, et une vraie reconnaissance de la maturité RSE auprès de leurs clients et de leurs équipes. Moralité, Ecovadist n'est pas juste une contrainte, c'est un révélateur. Quand on l'utilise intelligemment, avec un accompagnement structuré, ça permet non seulement d'améliorer la note, mais aussi de mettre en place les fondations solides pour piloter la RSE dans la durée et renforcer sa crédibilité auprès des grands comptes, mais aussi de gagner en maturité sur les enjeux sociétaux et bien sûr anticiper les futures contraintes réglementaires.
Alors maintenant, je vais vous parler des pièges. On a pas mal de mauvaises pratiques ou de pièges autour des COVID-19. Donc on va faire un petit tour d'horizon, histoire que vous ne tombiez pas dedans.
Piège numéro 1, pensez que c'est un simple questionnaire qu'on peut bâcler. Eh bien non, ce n'est pas du déclaratif à la légère. Sans preuve, sans document sérieux, votre note va chuter, voire être refusée. Un document qui n'a pas le logo de votre entreprise, ce n'est pas pris en compte. Des bonnes pratiques joliment mises en page de votre mutuelle ou de votre... prestataire de médecine du travail que vous aimeriez transmettre à votre place, ça ne va pas être pris en compte. En revanche, la preuve de la transmission dans une newsletter RH interne pour accompagner vos collaborateurs sur les RPS, oui, là, ça fonctionnera. Une photo de vos poubelles de tri dans l'espace de vie, non, ça, ça ne marche pas. Mais la facture de votre prestataire de tri, oui. Et un document de sensibilisation sur les bonnes pratiques pour vos collaborateurs, ça, c'est encore mieux. Une image en format PNG, vous oubliez. Préférez un document PDF. Un document par preuve. Ne mutualisez pas tout dans un seul PDF, ça ne fonctionnera pas. Alors,
piège numéro 2, croire qu'une bonne note suffit pour être exemplaire. J'en ai déjà pas mal parlé ecovadis, c'est une photo à un instant T. Ce n'est pas parce que vous avez une médaille que vous êtes irréprochable sur toute la ligne. C'est une note pour cette année, mais qui est en lien avec ce que font les autres entreprises évaluées. Ecovadis modifiant chaque année son questionnaire, car les réglementations évoluent, de nouvelles questions seront présentes l'année suivante, il ne faut rien lâcher. Selon les données Ecovadis, deux entreprises sur trois améliorent leur performance sur leur fiche d'évaluation lors de la deuxième évaluation. La complexité, c'est qu'on n'a pas de vraie visibilité sur les nouvelles questions. Vous les découvrirez en ouvrant votre nouveau questionnaire d'évaluation. Ça, c'est pas terrible.
Piège numéro 3, laissez ça uniquement à la charge des achats ou du service RSE. Erreur classique. La démarche pourrait être transverse, elle doit être transverse. Déjà, vous n'avez peut-être pas de service RSE. Alors vous avez besoin des RH pour la partie sociale, des achats, des services généraux, la direction financière pour les fournisseurs, les achats responsables, la DSI pour la protection des données, la charte informatique. Si besoin, l'équipe juridique, si elle est en terne pour tous les aspects éthiques et RGPD. Le marketing et la com' pour la partie images, engagement public, mise en forme de certains documents. La direction pour valider les ressources financières et humaines. Bref, c'est un vrai travail d'équipe et cela ne peut pas reposer sur une seule personne qu'on missionne à la dernière minute. Tout cela implique une vraie gouvernance avec des membres de chaque service, départements qui vont s'impliquer. Et pourquoi pas une personne externe pour vous aider à piloter tout cela.
Piège numéro 4, utilisez la note comme une simple vitrine marketing sans faire évoluer vos pratiques. Et là, on sera en plein greenwashing et ça se voit très vite. Les grands comptes de vos clients, ils sauront lire entre les lignes. Si vous annoncez fièrement votre médaille, mais qu'en interne, rien ne bouge, ça finira par se voir et par se savoir. Alors, dernière partie, comment bien s'y préparer et en faire un levier, mais pas un fardeau ?
Maintenant qu'on a vu pourquoi Ecovedis est devenu incourtournable et les pièges à éviter, parlons concret. Comment en faire un atout et pas juste une contrainte ? D'abord, faire un état des lieux honnête en interne. Avant même de remplir le moindre questionnaire, posez-vous les bonnes questions. Qu'est-ce qu'on a déjà mis en place ? Qu'est-ce qui existe sur le papier politique, charte, code de conduite ? Et surtout, qu'est-ce qui est réellement appliqué sur le terrain ? Ça, c'est la base pour éviter de se retrouver à bricoler des documents à la dernière minute.
En deux, mobiliser toutes les équipes concernées. Je l'ai déjà dit, ce n'est pas juste un sujet RH ou HA. Tous les départements sont concernés. Donc non seulement pour fournir les bonnes infos, mais aussi pour assurer la cohérence globale entre ce qu'on dit et ce qu'on fait.
En trois, anticipez la collecte des documents. Le questionnaire ECOVADIS vous demandera des preuves concrètes. Max 55 documents pour la première fois. Donc il faut bien choisir et prioriser. Sa politique RSE, la politique RH, la politique d'achat responsable. D'ailleurs, sur ce point, si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d'écouter le dernier épisode sur le sujet avec Sabine Jean Dubourg, un levier de transformation pour l'entreprise, les achats responsables. C'est l'épisode numéro 46. Vous aurez besoin d'une charte éthique, un bilan carbone. Alors, ça peut être fait avec un cabinet externe ou si l'activité de l'entreprise ne le nécessite pas, ça peut être géré directement via la plateforme Ecovadis. ou vous aurez aussi besoin de votre plan d'action environnemental. Des procédures internes sur l'éthique, la diversité, la gouvernance, etc. Ne vous y prenez pas au dernier moment, ça prend du temps.
En quatre, s'entraîner et progresser dans la durée. La première évaluation peut être un peu sportive, surtout si vous partez de presque zéro. Mais l'important, c'est de s'inscrire dans une logique de progrès. Vous obtenez un premier score. Vous analysez les recommandations d'ecovadis et puis vous bossez sur vos points faibles et vos axes d'amélioration. C'est ça qui peut permettre de passer de bronze à argent et puis peut-être à or et de consolider votre crédibilité auprès des clients.
En cinq, capitalisez sur la note dans votre communication et vos démarches commerciales. Une fois la note obtenue, valorisez-la dans vos appels d'offres. Intégrez-la dans vos supports commerciaux, vos sites internet, les réseaux sociaux, l'emailing client. Parlez-en dans votre communication RSE, avec mesure, évidemment, pas de greenwashing, et montrez que vous ne vous arrêtez pas là. Amélioration continue, nouvelles actions, nouvelles preuves, nouveaux chiffres. Ce qui transforme, c'est ça, qui transforme un simple exercice d'évaluation en levier de différenciation business. Surtout dans un contexte où les attentes clients sont de plus en plus fortes, et où la réglementation, même décalée, finira par s'imposer.
Pour résumer, Ecovadis, ce n'est pas un label. Ce n'est pas non plus un simple dossier à remplir pour faire plaisir à ses clients. C'est un outil qui, bien utilisé, peut devenir un vrai atout stratégique. Surtout si vous travaillez avec des grands comptes ou sur des marchés publics. Et avec la montée en puissance des exigences RSE, que la CSRD entre en vigueur rapidement ou non, mieux vaut anticiper et structurer sa démarche, plutôt que de courir après les demandes au dernier moment. Je travaille justement avec des entreprises qui veulent rendre leur marketing, leur démarche RSE plus alignée, plus crédible et surtout plus utile pour elles et pour la planète. Si vous vous retrouvez dans les cas suivants, vous êtes dirigeant d'une PME et on vous a demandé une évaluation Ecovadis. Vous avez obtenu une médaille bronze un peu à la va-vite et vous sentez que la prochaine étape, c'est peut-être risquer de sortir du référencement client. ou vous avez simplement envie de valoriser tout ce que vous faites déjà en RSE sans savoir comment l'organiser, c'est là que j'interviens.
J'accompagne des entreprises, notamment dans le secteur de l'IT ou B2B, pour structurer leurs engagements RSE et pour offrir un vrai levier business. Concrètement, on part d'un état des lieux. On bâtit ensemble une stratégie RSE, si elle n'était pas formalisée, avec la cartographie des parties prenantes, la matrice de matérialité liée à vos enjeux business. Et on prépare le questionnaire Ecovadis avec méthode, preuve à l'appui, sans stress, ni greenwashing. Parce que oui, obtenir une médaille Ecovadis peut ouvrir des marchés, sécuriser une relation client et devenir un vrai facteur différentiel. Ce n'est pas un coût, c'est un investissement stratégique.
Et si vous voulez en parler, je propose un échange en visio de 30 minutes pour voir ce qu'on peut mettre en place ensemble. Alors si cet épisode vous a donné envie de creuser le sujet, d'engager vos équipes, tout simplement de ne plus subir la RSE mais d'en faire un vrai levier de performance, n'hésitez pas à m'écrire sur LinkedIn. Et vous, quelle est votre vision d'ecovadis ? L'écoute de cet épisode vous a-t-il éveillé un intérêt pour cette notation ?
Merci d'avoir écouté cet épisode. Si vous pensez qu'il peut être utile à quelqu'un dans votre entourage, partagez-le. Et d'ici là, prenez soin de votre impact. À très vite dans Markoeur. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout cet épisode. J'espère que le sujet abordé vous a inspiré et donné envie de passer à l'action. N'hésitez pas à me mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute favorite. Vous pouvez évidemment me laisser un message sur LinkedIn ou Instagram. ... en m'indiquant les sujets que vous aimeriez que j'aborde et les invités que vous aimeriez entendre. J'ai besoin de vos likes et abonnements pour faire connaître mon podcast, alors n'hésitez pas à en parler autour de vous et à partager sur les réseaux sociaux. Allez, je vous dis à très vite. Ciao !