- Speaker #0
Bienvenue sur Matésens, le podcast des femmes qui réinventent leur carrière après la maternité. Je m'appelle Margaux Saubry-Bobet et je suis coach professionnel certifié. Chaque semaine, je vous invite à découvrir des parcours inspirants de femmes qui ont osé transformer leur vie professionnelle. Au programme, des conseils concrets et des outils pratiques pour avancer avec confiance et ambition vers la carrière qui vous correspond et qui vous rend fière. Alors, si vous êtes prête à écrire le prochain chapitre de votre vie professionnelle, Je vous invite à vous abonner dès maintenant. Allez, c'est parti ! Hello à toutes ! Aujourd'hui, j'ai la joie d'accueillir Nadge Saiget au micro de ce podcast. Lorsque j'ai rencontré Nadège, j'ai découvert une personne portée par des convictions fortes autour de la parentalité et de la petite enfance. Elle a été pendant 5 ans engagée sur ce sujet en tant que responsable communication et parentalité pour l'un des plus grands réseaux de crèche français, People and Baby, mais aussi en tant que doula et maman. Elle a concilié donc deux métiers et elle a compris comment faire rayonner ses convictions et engager le collectif autour de ses valeurs, notamment sur les réseaux sociaux. J'ai donc eu évidemment plein de questions à lui poser et pour qu'elle partage avec vous son expérience. Hello Nadège !
- Speaker #1
Salut Margaux !
- Speaker #0
Pour commencer ce podcast, j'aime bien poser cette question. Pour te présenter, est-ce que tu pourrais nous dire d'où tu viens et qu'est-ce que tu rêvais de devenir quand tu étais plus jeune ?
- Speaker #1
Je suis Nadège Saiget, je viens de Bretagne. J'habite Auray et je suis née à Lorient. Et quand j'étais petite, je rêvais, je pense comme tous les enfants, j'étais plutôt au côté vétérinaire et très vite... le journalisme a été un métier qui m'a attirée pour les mots, les contenus, les interviews et la liberté d'écrire que ça me procurait.
- Speaker #0
Déjà, beaucoup d'éléments autour du fait communiquer.
- Speaker #1
Je pense que c'est une ligne rouge dans mon parcours. Les mots, la communication, la relation à autrui parce que dans le journalisme en tout cas dans la façon dont je l'ai commencé c'était Radio Campus à Rennes quand j'étais en études à la fac d'histoire de Rennes je faisais pas beaucoup de cours d'histoire par contre j'étais fourrée à la Radio Campus et j'étais à interroger les gens et faire des billets d'humeur donc en fait la communication pour moi c'est pas un métier c'est plutôt un trait de caractère.
- Speaker #0
Je suis de base.
- Speaker #1
J'aime les gens. J'aime les interroger. J'aime comprendre pourquoi ils font ça. Qu'est-ce qui les intéresse dans la vie. Et ça me nourrit en fait tout le temps. Même si ce n'est pas forcément soit le même milieu, soit le même métier, les mêmes écosystèmes. Je n'ai jamais... Je ne suis pas enfermée dans un milieu par... contre je trouve qu'il y a de l'intérêt à avoir de comprendre qui on est en face et de laisser l'autre se déposer et c'est un trait après que j'ai développé avec les différentes postures mais oui se laisser l'autre se déposer et toi accueillir sa parole parce qu'il est forcément riche en fait.
- Speaker #0
Oui et comme on le disait juste avant de démarrer cette fois-ci c'est toi qui est de l'autre côté du micro en quelque sorte. j'aimerais revenir sur ton métier de doula. Peut-être que tu nous expliques déjà, pour les personnes qui ne savent pas ce que c'est, en quelques mots, nous en dire un peu plus. Et aussi, ce que j'aimerais savoir, c'est comment ce métier est arrivé dans ta vie ?
- Speaker #1
Alors doula, c'est un petit mot pour une grande cause qui peut faire un peu peur aux non-initiés. Ce n'est pas du tout ésotérique. Il n'y a pas d'histoire de sorcière, de dolmen et de forêt de Brocéliande derrière ça. La doula accompagne, donc c'est grec en fait, et c'est une femme qui accompagne une autre femme plutôt dans un registre de service au départ. Donc, sauf que dans la réalité, même, ça remonte à très longtemps, on accompagne les autres femmes, c'est un peu le village avant, on imagine autour d'une femme pour la maternité. Là, c'est une personne qui est au service d'une autre. Et là, je suis au service d'une femme, mais aussi d'un couple, du début, donc du désir d'enfant, pendant la grossesse, pendant l'accouchement si nécessaire et si c'est un choix des parents et si le cadre hospitalier l'autorise, et en postpartum, jusqu'à ce que les parents se sentent équipés, outillés, autonomes pour être lancés dans leur parentalité et qu'ils n'aient plus besoin d'un soutien. Donc ça peut être en one shot un rendez-vous parce qu'on se sent un peu fragile en postpartum et qu'on a besoin de soutien et qu'on n'a pas forcément. ce village dont on parle, ses amis, cette famille qui va nous conseiller, ou qu'on l'a et qu'on est un peu, je dirais, sur-sollicité par sa famille et justement on veut quelque chose d'un peu extérieur et on veut un peu de calme dans ses pensées et on ne veut pas être avec des conseils non sollicités. On veut gérer soi-même ce qu'on demande, donc on fait appel à une doula. Et puis j'ai aussi des accompagnements qui peuvent commencer... en parcours PMA, et ou pendant la grossesse, très tôt dans la grossesse. Là, on va voir, en fonction du couple, de leur histoire de maternité. Est-ce que c'est un premier enfant ? Est-ce que c'est un deuxième enfant ? Un troisième ? Est-ce que c'est une situation dans laquelle ils souhaitent être accompagnés pour un accouchement physiologique ? Est-ce qu'ils souhaitent être accompagnés dans un parcours médical ? un peu plus important parce qu'ils ont eu une expérience plus traumatique pour la première grossesse. Voilà. En fait, toutes les problématiques peuvent être accueillies et peuvent être accompagnées par une doula. La doula n'a pas de... Je ne diagnostique rien. Je ne suis pas un accompagnement médical, mais je suis un accompagnement émotionnel et logistique. Et mon but, c'est vraiment de faire... prendre conscience aux parents qu'ils sont compétents et qu'ils vont y arriver et les accompagner en les informant le plus de façon neutre je ne projette pas sur eux mon propre accouchement ou ma propre histoire de maternité mais je suis là pour recueillir ce qu'ils aimeraient et en même temps leur dire voilà si c'est pas l'accouchement rêvé dont vous aviez rêvé qu'est-ce qu'ils feraient que vous seriez OK avec ce qui se passe. Donc, si je projette un accouchement physio, s'il se passe une césarienne, comment être le mieux vécu possible ? Qu'est-ce qui peut se passer ? Parce que si on projette ce qui peut se passer, on sait les étapes et on peut plus facilement le digérer aussi.
- Speaker #0
C'est vraiment une co-construction du projet de la maternité, même de la parentalité au sens plus... plus large auprès de toi qui est spécialisée vraiment dans ce domaine-là ?
- Speaker #1
C'est surtout une co-construction avec le couple et aussi avec les professeurs de santé. Parce que moi, en tant que doula, en tout cas ma pratique, j'ai quand même un code déontologique qui est important et auquel je me suis engagée en suivant ma formation auprès de l'Institut des doulas de France. Ça veut dire que je n'accompagne pas un couple. qui n'est pas suivi par un gynécologue ou une sèche-reine. Donc, c'est un travail de partenariat. Je ne suis pas dans l'accompagnement, par exemple, d'un accouchement non médicalisé, seul, à la maison. Ça, c'est quelque chose que je ne ferais pas, parce que je suis dans vraiment l'accompagnement émotionnel et pas médical. Donc, il y a quand même besoin, même si le choix est d'un accouchement adoptif, c'est complètement possible, mais c'est fait. dans un cadre sécuritaire avec une équipe pluridisciplinaire autour de soi.
- Speaker #0
À quel moment tu t'es dit que tu souhaitais aller vers ce métier ou te former donc au métier de doula ?
- Speaker #1
Alors, je pense que dans mon parcours, moi je suis fille unique et j'ai toujours été attirée par la maternité. J'ai toujours adoré jouer aux poupons, m'occuper de mes petits cousins. être entourée d'enfants. Donc il y avait cette fibre un peu maternante et maternelle que j'avais envie d'avoir, où je projetais vraiment d'avoir une famille, des enfants, plusieurs enfants pour ne pas être fille unique, pour ne pas qu'ils soient fils ou filles uniques. Et puis la communication s'est venue naturellement, mais ça a toujours été un sujet de passion, où ce n'était pas un travail pour moi de me renseigner, me tenir informée des sujets, même avant même de tomber enceinte, en fait. J'étais la personne ressource de ma famille et de mes amis, où ils savaient que s'ils me posaient une question sur n'importe quoi qui concerne la petite enfance ou la maternité... ils pouvaient y aller, j'allais être ravie d'en parler.
- Speaker #0
Donc, ce n'était pas un hasard, c'est vraiment un thème.
- Speaker #1
Non, ce n'était pas un hasard. Et en fait, je pense que ce qui est arrivé du côté doula, c'est que j'ai fait, après ma première grossesse, j'ai enfin eu la chance d'accéder à la maternité avec la bonne personne. Et j'étais à ce moment-là en poste, j'étais responsable de com' d'un établissement public foncier. Donc, pas du tout aux antipodes de mon métier passion. Mais par contre, avec un beau challenge de communication et au retour de congé mat, comme beaucoup de femmes, ça a été un vrai tournant. J'ai eu une expérience très compliquée du retour de congé maternité où je me suis sentie vraiment très fragile et je me suis remise en cause sur mes compétences, sur mon intelligence et sur ma capacité à être une professionnelle après cette première maternité. J'ai été pas mal aidée par un management assez toxique sur ce sujet-là. Donc, j'ai réussi à sortir de cette entreprise et je me suis octroyée le temps nécessaire pour réfléchir vraiment à, et j'ai été aidée dans ce parcours-là par un bilan de compétences, sur qu'est-ce que je voulais vraiment, qu'est-ce qui me faisait vraiment vibrer. Et là, le sujet de la maternité est revenu. Alors, je n'avais pas les moyens financiers et le temps en étant jeune maman et en ayant le foyer quand même à aider financièrement pour reprendre des études de sage-femme. Mais en vrai, j'aurais adoré être sage-femme. Et j'étais aussi un peu limitée en... Je n'avais pas fait de spécialité scientifique. J'étais plutôt unitaire. Donc, même si j'ai... Je suis reprend de la passerelle pour être sage-femme. Franchement, je voyais une montagne l'Everest à gravir et je n'avais pas cette force-là à ce moment-là. Et j'ai entendu parler du métier doula. Et pour moi, ça a été... En fait, je suis déjà intrinsèquement doula. Donc, qu'est-ce que ça veut dire maintenant de mettre réellement un apprentissage et une éthique et des connaissances derrière ce mot ? Et donc, j'ai intégré une formation des doublats de France. Et en parallèle, j'ai continué mon métier de communicante. Et ce processus de bilan de compétences m'a fait en fait me sentir alignée avec ces choix profonds et cette passion. Et à cette époque, j'ai été recrutée en tant que responsable de la communication d'un grand groupe de crèches. Et là, je me suis dit, mais c'est fou.
- Speaker #0
C'est incroyable, c'est l'alignement. Mais ce que je note, c'est que c'est toi qui as lancé la première action. C'est-à-dire que tu t'es dit, c'est ce domaine-là qui m'intéresse, ça me correspond d'y aller via cette formation. Et puis finalement, aussi au niveau de ton rôle en tant que professionnel salarié d'une entreprise à côté, les choses se sont alignées aussi d'elles-mêmes.
- Speaker #1
Je pense que je n'avais pas... Il était hors de question pour moi de me mettre en indépendante à ce moment-là parce que vraiment, je ne pouvais pas me permettre de ne plus avoir de salaire ou d'une stabilité financière. Et ça, c'est important aussi de se dire qu'on a le droit de faire autre chose, même si on n'est pas dans le métier passion en tant que salarié. On a le droit quand même de poursuivre quelque chose qui nous fait vraiment, mais viscéralement kiffer.
- Speaker #0
Est-ce que tu dis on a le droit ? Moi, je crois même qu'on a le besoin.
- Speaker #1
Mais on ne se l'autorise pas forcément. On se dit, je suis en assaut ou je fais peut-être quelque chose des fois, je me prends une heure pour faire un truc que j'aime vraiment. Et en fait, là, je me suis dit, et c'était un postulat de départ parce que quand j'ai su que j'avais la formation de doula, j'ai été recrutée au même moment. Et ça a été un des aspects que j'ai développé pendant mon recrutement. Je leur ai dit, c'est oui, mais par contre. « Sachez que je vais faire cette formation, qu'elle me paraît hyper enrichissante pour la mise en avant de mes compétences au jour le jour, et que je serai absente un vendredi par mois pour poursuivre ma formation. » Ils m'ont dit « Ben oui, bien sûr ! » Et en fait, petit à petit, cette posture de doula que j'ai appris à adopter, même si c'était assez naturel, de par justement mon passé de communicante, eh bien, j'ai été hyper heureuse de la mettre au service des familles de nos crèches, en fait, puisque c'est par ce biais aussi qu'on s'est rencontrées, Margot, sur un webinaire qu'on a animé pour le groupe. Et c'est sur des sujets qui m'animent profondément dans ma posture de doula.
- Speaker #0
Et ça se sent. Mais maintenant, j'ai une question que plein de femmes se posent. Mais comment tu fais pour tout articuler, mener de front, que ce soit ton rôle de doula, cette formation que tu as suivie, ton rôle à l'époque de responsable communication dans un grand groupe de crèche, et aussi en tant que maman ? Est-ce que tu as des conseils pour les femmes qui aimeraient justement peut-être avoir un rôle multicasquette ? qui se disent « je ne vais pas m'en sortir avec tout ça » .
- Speaker #1
Alors, je pense qu'il y a plusieurs pans qu'on peut imaginer. Moi, j'ai eu la chance de pouvoir justement avoir cette multicassette au sein même de mon ancien job. C'est-à-dire que je suis arrivée responsable de la communication, je suis sortie en étant référente parentalité.
- Speaker #0
Et aussi, il y a sonné ton poste.
- Speaker #1
J'ai imé la richesse sur ce poste parce qu'ils m'ont fait confiance et parce que ça servait aussi les parents de nos crèches. Donc, je pense que j'ai réussi ça. Mais si ça n'avait pas été dans ce métier-là, j'étais prête aussi à me dire, je vais peut-être essayer de me mettre au 4-5e. de garder mon job alimentaire parce qu'il était nécessaire pour l'équilibre de ma famille, mais de me donner aussi les moyens sans tout remettre en cause, d'essayer de poursuivre ma passion et de voir si ça prenait ou pas. Donc j'aurais fait, on dit slasheuse maintenant, mais c'est ça en fait. Est-ce que le job alimentaire, c'est vraiment quelque chose qui te fait vibrer ? Est-ce que tu peux y amener ta passion à un moment donné par X ou Y ? Je sais qu'il y a aussi des groupes où on peut avoir une autre fonction. On peut être responsable des affaires publiques, comptable, n'importe quel métier dans un groupe. Et puis être référente d'une mission pour le groupe qui va nous faire vibrer. Qui peut être le handicap, qui peut être l'aidance, qui peut être la parentalité. Et donc en fait, on trouve un intérêt pour soi. à l'intérieur même de sa fonction. Et c'est ça qui l'a fait vivre au jour le jour. Et c'est aussi pour ça qu'on est reconnu comme étant... On a peut-être un autre background professionnel, mais on a les compétences et le dynamisme pour ça. Oui,
- Speaker #0
et justement, ce dynamisme, en tout cas, je ressens qu'il vient d'un engagement. Mais ce qui m'interpelle aussi dans ce que tu dis, c'est qu'il faut aussi se sentir légitime sur ces sujets. Et donc, pour ça, il faut bien commencer. Quelque part, j'imagine que la première fois que tu t'es lancée dans ces sujets, c'était le début. À quel moment tu t'es sentie légitime sur ces thématiques de parentalité ?
- Speaker #1
Je me suis sentie légitime quand j'ai commencé. Pour notre groupe, on avait lancé une plateforme de webinaire qui est accessible encore maintenant et qui est accessible à tous les parents et tous les clients, à tout le monde en gros. Et moi, mes... Je me suis lancée en me disant, voilà, je pense que ça peut être intéressant d'adresser des sujets parentalité aux parents. Je vais le faire avec les talents internes du groupe qui sont des professionnels de la petite enfance et qu'il faut valoriser parce qu'on ne les valorise pas assez et qu'elles ont fait des études pour. Elles sont au contact de nos enfants 8 à 10 heures par jour. Elles vous voient, elles nous voient parents. arriver avec toutes nos problématiques le matin, parce qu'on est quand même la première potentiellement en crèche. On est le premier visage avant son boss, avant son manager, à recueillir l'humeur et potentiellement les nuits hachées, les petites maladies, les grosses angoisses des parents. Donc elles ont des choses à dire et elles ont des conseils à donner. Et moi, j'avais envie de me faire le porte-parole de ces talents-là. Et donc, on a commencé comme ça, j'ai commencé comme ça avec des webinars que j'animais pour parler postpartum, neurodivergence, la fratrie, l'acquisition du langage, les problèmes de sommeil, l'alimentation. Tout le pan, en fait, de problématiques qu'une famille va rencontrer plus ou moins rapidement en fonction de l'âge de son enfant. Et je me suis sentie légitime au fur et à mesure parce que j'ai vu les retours, parce que j'ai été portée par les commentaires. que j'ai mis aussi mon implication dans des outils, dans des petits livrets que j'envoyais à la fin des webinars pour prolonger la discussion et avoir des outils auxquels se référer suite au webinar. Et ça, ça m'a donné aussi la richesse de rencontrer d'autres profils que le mien, de faire intervenir des experts en dehors de nos crèches qui étaient spécialisés sur les thématiques qu'on abordait. Et en fait, ça répond, là encore, tu vois, c'est une passerelle naturelle avec ce métier de journaliste que j'avais en tête parce que j'étais interviewveuse des gens que j'admirais.
- Speaker #0
Et je trouve, j'entends dans ce que tu dis aussi, la légitimité, elle peut aussi venir avec le collectif.
- Speaker #1
Ah oui, totalement.
- Speaker #0
Voilà, s'entourer d'un réseau autour de ces thématiques, d'échanger chacun, chacune, de voir ce que chacun peut apporter, ça renforce aussi ce sentiment. Alors, c'est peut-être un sentiment d'appartenance, mais en tout cas, je pense que ça peut être un bon conseil aussi à retenir quand on s'engage dans un sujet. On a besoin aussi de s'entourer, d'échanger, de rencontrer des personnes dans notre domaine.
- Speaker #1
Et c'est exactement ce que tu dis, la force du collectif. Il ne faut pas voir les... les personnes qui exercent le métier qu'on aimerait faire comme des concurrents et comme potentiellement des concurrents directs sur lesquels il faudrait surtout ne pas se positionner sur les mêmes choses, mais comme une richesse, parce que le cercle qu'on se construit aujourd'hui va forcément vous permettre soit d'affiner votre proposition de valeur, soit d'être aligné avec justement ces mêmes personnes pour créer un collectif. Et j'en suis... J'en suis la preuve. Vraiment, j'ai des personnes, et je t'en compte parmi celles-ci, qui sont très talentueuses et à aucun moment je ne veux cesser de leur parler parce que j'ai peur d'être sur le même créneau. Je pense que, surtout sur la parentalité, les choses évoluent tellement. Les études sur les neurosciences sont tellement riches. Je pense à Héloïse Junier sur le neurodégradement et sur tout ce que ça implique. sur ces approches réellement, on dit bienveillantes, c'est très galvaudé, je pense que c'est surtout aligné avec le fait que l'enfant est un être de compétence et qu'il faut le voir comme ça et que ce n'est pas simplement une posture descendante d'autorité et de l'actu de face à l'enfant, mais que si on considère qu'on a des choses à apprendre les uns des autres et qu'on a juste une façon de communiquer adaptée à l'âge de son enfant, il va nous apprendre beaucoup aussi. en fait.
- Speaker #0
C'est sûr que les enfants font grandir. Quand on se rencontre, on parle ensemble justement de l'impact de la maternité, mais cette fois-ci aussi sur les trajectoires professionnelles. J'aimerais bien en savoir plus sur quelle a été, toi, ta propre expérience de la maternité, quel impact ça a eu sur ta carrière.
- Speaker #1
Alors moi, je suis tombée enceinte de ma première fille en étant bien installée dans un poste qui était stable et très confortable par son salaire et par la facilité que j'avais à l'exercer, mais pas dans un domaine qui me faisait particulièrement vibrer. Par contre, j'étais très à l'aise dans les tâches. très à l'aise avec mes collègues. Donc, c'était quelque chose de très facile. Et donc, j'ai apprécié être enceinte dans ce cadre parce que ce n'était pas stressant. J'ai été soutenue, etc. La maternité, par contre, a fait vriller tous mes fondements parce que quand je suis revenue, ça a été extrêmement violent. Je n'ai pas du tout été... Je suis partie en étant très sereine sur mon retour, en ayant hâte de retrouver mon poste, mes collègues, et je suis revenue en remettant en cause mes capacités mentales. Tu vois, limite, j'ai été un peu foudroyée par cette violence. Et donc, ma première métaphré...
- Speaker #0
Avec du recul ?
- Speaker #1
Je pense que mon engagement n'était pas... avait un peu shifté. Ce n'est pas que j'étais plus engagée, c'était que j'étais engagée différemment et que je n'étais plus prête à dire oui à tout avec le même cadre qu'avant. Et que malheureusement, mon manager n'était pas du tout préparé. Et au-delà de ça, il était particulièrement malveillant à ce moment-là. Donc, il n'y avait rien à faire. simplement à me mettre en sécurité et à partir de cette entreprise parce que je ne voyais que, en tout cas dans ma situation, dans le poste que j'occupais, je n'aurais pas pu changer de poste à l'intérieur de cette organisation et mon manager ne pouvait pas sortir. Donc, c'était à moi de négocier mon départ, c'est ce que j'ai fait. Et pour ma deuxième grossesse qui est arrivée deux ans plus tard, un peu moins de deux ans avant, enfin après, j'étais à la maison puisque j'avais fait une rupture conventionnelle et donc je prenais le temps nécessaire pour faire ce bilan de compétences et mettre les fondements de mon futur. Et je peux dire que ça a été complètement différent parce que même dans l'incertitude et dans un moment un peu précaire où j'étais au chômage, même si je ne me suis pas considérée inactive, j'avais ce statut d'être au chômage, eh bien, je l'ai beaucoup mieux vécu, pas parce que j'avais plus de temps, mais parce que j'étais en train de construire les fondements de la vie que je voulais avoir avec ma famille, en fait.
- Speaker #0
Et ça, c'est peut-être quelque chose qui est difficile à prévoir avant de devenir parent ?
- Speaker #1
Je pense que... on ne s'imagine pas quelle part on va être et qu'est-ce qui va pouvoir changer. Par exemple, moi-même, je me disais je vais être aussi active, je vais sortir au resto, je l'emmènerai partout, on fera des voyages, il va s'adapter à notre rythme. Spoiler alert, non. Et il y a beaucoup de choses qui font en sorte que ça ne peut pas se passer comme ça se passe et ce n'est pas grave. Voilà. Et je pense que personne n'avait prévu le Covid. Et moi, j'avais un enfant, une petite de 4 mois pendant le Covid. Je venais de perdre mon papa juste avant, un mois avant. Et on se retrouve, alors que ça devait être un moment un peu béni de ce postpartum, je me retrouve avec une petite de 2 ans, une petite de 4 mois, un beau-fils de 7 ans à l'époque. Même pas, il avait 5 ans. 7 ans à l'époque. Dans un appartement en région parisienne, à ne sortir que de 18h à 19h dans le parking. Et là, le postpartum rêvé où je me dis je vais avoir le temps, je suis au chômage, je vais avoir le temps pour mon enfant. Eh bien, je le subis comme tout le monde en fait.
- Speaker #0
Et une période de deuil en plus de ton père.
- Speaker #1
Une période de deuil, oui bien sûr. Donc, il y a beaucoup de choses qui se jouent. Et tu vois, je me dis qu'est-ce que j'en fais ? Il y a des choses qu'on subit. Il y a des situations qui arrivent, on ne les maîtrise pas. Par contre... On peut avoir la maîtrise de ce qu'on en fait. Et moi, c'est ce que je décide de faire. C'est-à-dire, ça ne va pas me définir. Et je vais vouloir me former, trouver un métier qui est aligné avec ce que je veux maintenant. Et les étoiles s'alignent. Et en fait, ça arrive tout seul. Et c'est finalement la vie qui décide pour moi. Tu vois, le timing. J'ai cette posture, je suis alignée avec ce que je veux. Et en fait... la vie va m'apporter ces cadeaux-là de cette formation, de ce job dans le domaine d'activité qui me fait vibrer. Et ça continue maintenant.
- Speaker #0
Et oui, et justement, je trouve que c'est un beau message à retenir, de se dire qu'il y a plein de choses qu'on ne maîtrise pas. Il y a des choses qu'on subit parfois et c'est qu'est-ce que tu fais de tout ça. Donc, ce n'est pas une injonction à devoir toujours avoir du courage, mais en tout cas... De se dire qu'il y a des choses qu'on ne peut pas changer, mais qu'est-ce qu'on fait ? Comment on trouve des solutions ? Comment aujourd'hui, dans ta situation professionnelle actuelle, comment tu projettes la suite de ton parcours ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, je ne suis plus dans ce groupe de crèche. Et ça s'est terminé après cinq ans. J'ai des très bons souvenirs. J'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup appris en cinq ans. parce que le contexte des crèches était compliqué et qu'étant responsable de la communication de ce groupe, ça a été d'autant plus challengeant. Mais je pense que ça m'a fait vraiment grandir et ça m'a fait aussi grandir dans tout l'aspect parentalité que j'ai piloté pour le groupe. Et je me suis dit, mais c'est une suite logique. Tu vois, je suis arrivée responsable de la com, je repars responsable de la com, mais aussi... pilote de tous les sujets parentalité et également doula et donc à chaque fois j'ai l'impression d'avoir tu sais comme sur les chemises des scouts ou des camps d'enfants je rajoute une petite barrette un pins de réussite et j'en tire un apprentissage ce que surtout je retiens c'est que je Mouh !
- Speaker #0
Je suis encore et toujours profondément alignée avec mes valeurs que je n'ai pas perdu de vue parce que je choisis ma vie et je choisis mes enfants et ma qualité de vie aussi, qui est maintenant un impondérable. Et je veux mettre ça au service des entreprises que je veux accompagner parce que je suis sincèrement convaincue que la parentalité n'est pas un nom de sujet, mais qu'elle est un sujet essentiel et que si on ne l'adresse pas, eh bien, on a des... des carrières qui s'arrêtent précipitamment dans une entreprise ou des talents qu'on laisse partir parce qu'on n'a pas su identifier les problématiques et qu'un investissement sur la parentalité, c'est un retour sur investissement fois 5, fois 10 parfois. Donc, c'est quelque chose que j'aimerais vraiment que les entreprises adressent et c'est un sujet que les DRH peuvent porter, que les managers peuvent porter. porte, mais surtout qu'il peut venir des salariés eux-mêmes. Quand on revient de congé mat et quand ça se passe mal, si on avait dit, si moi j'avais dit à mes DRH et à mon manager, là, vraiment, ça ne peut pas se passer comme ça. Et mon erreur à ce moment-là, c'est de ne pas avoir exprimé mon mal-être à ce point-là et de m'être laissée entraîner dans une relation professionnelle toxique. et d'en être sortie en me disant « j'ai réussi à en sortir » . Mais non, en fait, j'aurais dû réussir à en parler et à faire en sorte que les choses changent pour toutes les personnes qui sont passées ensuite dans cette boîte avec ce manager.
- Speaker #1
Après, il y a aussi un manque d'informations et quand c'est un premier retour, moi aussi, j'en parle souvent, je dis que mon métier est thérapeutique dans le sens où, moi aussi, il y a des choses que j'aurais aimé faire différemment à l'époque de mes congés maternités, mais par aussi manque d'informations. et manque de communication entre femmes au niveau professionnel, ce n'était pas possible à ce moment-là.
- Speaker #0
Mais je pense qu'on ne se l'autorise pas. Tu vois, on se dit, c'est quelque chose d'intime, je n'ai pas forcément envie de montrer cette vulnérabilité quand je reviens. Et puis, il n'y a pas que le congé-mètre. Je pense à tous les moments invisibles de la maternité, quand on est dans un parcours PMA, quand on est dans un parcours d'adoption, quand on subit un deuil périnatal. ou quand on a un même parcours sup maintenant si j'étends un peu plus loin. C'est-à-dire qu'à chaque moment de la parentalité, il y a son lot de problématiques qui vont être plus ou moins importantes selon les personnes. Et adresser la parentalité en entreprise, c'est parler pas seulement aux 0-3 ans, c'est parler à cette maman qui angoisse pour le bac de son enfant, pour son orientation. C'est cet autre parent qui va avoir un diagnostic de handicap d'un enfant. C'est cet employé qui va être dans une situation d'aidance de son parent à lui parce que la pyramide des âges augmente. Et donc, sachant qu'on sait que 90% des salariés sont parents, le cycle du parent, il est long, en fait. Et comment on fait pour adresser ces questions-là ? Et je pense que la première chose à faire, c'est d'interroger ces salariés, de quoi ils ont besoin. de quoi ils auraient eu besoin, et ensuite de les mettre en rapport avec les objectifs de la boîte. Mais être parent, on n'est pas que professionnel. On est une personne à part entière, et on est parent en étant aussi manager, salarié, etc.
- Speaker #1
Je voulais aussi te parler du sujet de LinkedIn, parce que j'entends très souvent des femmes me dire « Au secours, LinkedIn, ça m'oppresse » . le côté comparaison ou alors la crainte de prendre la parole sur ce réseau professionnel. De ton côté, est-ce que tu pourrais partager concrètement comment est-ce que toi LinkedIn te permet à la fois de construire une communauté autour des sujets de la parentalité et aussi de pouvoir t'exprimer sur les sujets qui te tiennent à cœur ?
- Speaker #0
Je comprends totalement ça. J'étais typiquement la même personne il y a quelques temps. En fait, pour moi, LinkedIn, c'était d'abord exactement ce que tu dis, hyper oppressant. Je ne comprenais pas trop le principe. Pour moi, j'étais encore STO. Je suis heureuse de vous annoncer que j'occupe désormais le poste 2. Je n'avais pas trop d'intérêt, tu vois. Et en fait, en lançant les webinars, en lançant ces sujets-là, en cherchant des experts aussi de... de spécialités que je ne maîtrisais pas. Je me suis intéressée en étant d'abord dans l'observation des postes. Donc, je ne me mettais aucune pression. De toute façon, alors je ne suis peut-être pas la personne à écouter sur ce sujet, mais je n'ai pas vraiment de stratégie LinkedIn déployée. Je suis vraiment quelqu'un de très spontané et assez authentique. Donc, ça changera peut-être. J'espère que je serai un peu plus disciplinée à l'avenir, mais je pense que la spontanéité des postes sont importants. Mais en premier lieu, j'étais observatrice et je commentais. Je commentais les postes parce que je me dis... Je ne me restreignais pas à me dire, ah non, mais je ne suis pas légitime à commenter. Si un poste, s'il fait sens pour vous, s'il déplace des choses, s'il vous fait réfléchir, s'il vous dérange, s'il vous le fait réagir, alors réagissez. Et n'ayez pas peur d'être vous quand vous réagissez. Donc, bien sûr, le respect et la politesse. Mais si vous n'avez pas la même idée, dites-le et dites-le pourquoi. argumenter parce que c'est ça qui fait le débat et c'est ça qui fait que vous prenez la place et vous prenez une voix et vous prenez la vôtre donc c'est pas forcément de poster sur votre compte mais n'hésitez pas à commenter si vous avez envie de le faire et puis ensuite il y a certains postes où vous aurez tellement de choses à dire suite à ce que vous aurez lu que naturellement vous aurez envie de le reposter et d'ajouter votre pierre à l'édifice et c'est comme ça que moi j'ai commencé et c'était un appel en fait j'étais tellement en accord ou en désaccord que je me dis, je le reposte, je suis complètement transparente avec la source de ce que j'ai vu, et par contre, j'amène mon propre éclairage de façon très spontanée. Et ce n'est pas un manifeste, ce n'est pas un article de deux pages, ça peut être très court, mais je me dis, est-ce que ça peut intéresser ? Généralement, quand je le fais, c'est que j'aimerais avoir l'avis des autres. Je donne le mien, mais qu'est-ce que vous en pensez-vous ? Est-ce que j'ai raison ? Est-ce que j'ai tort ? Dites-le-moi, quoi. Donc, ça a commencé comme ça. Et maintenant, c'est un peu... Avant, certains ont Instagram, d'autres ont TikTok le matin pour se décharger un peu la tête avant de commencer sur des choses. Moi, j'ai LinkedIn. J'apprécie avoir des pouces de l'algorithme sur pas mal de sujets. parce que je commente un peu tout. Donc, en fait, je ne reste pas que dans l'écosystème parentalité. Je trouve ça intéressant d'avoir aussi d'autres acteurs qui viennent nourrir ma propre perception de l'actu ou des situations. Et puis, je vais poster assez intuitivement des choses qui me font réagir. En tout cas, LinkedIn, moi, comment ça marche et comment j'aimerais qu'il reste pour moi. C'est vraiment un média d'intérêt. Si je dois avoir une contrainte à poster, je ne le ferai plus. Donc en fait, moi, je considère qu'il faut que j'y prenne du plaisir et que c'est avec des choses qui font sens pour moi et j'espère pour les autres.
- Speaker #1
Ce que je retiens dans ce que tu dis, c'est que ton moteur à chaque fois, c'est l'envie, la curiosité, le plaisir. sur les sujets qui t'intéressent et la façon de le faire ?
- Speaker #0
Oui, je pense que quand je serai grande, je veux faire vraiment quelque chose que j'aime. Et je pense que là, j'ai fait mes... J'ai testé plein de choses et je touche du doigt vraiment l'alignement dans ce qui me ferait vraiment plaisir et où je serais. Et je pense qu'il y a une notion de performance qu'on n'a pas abordée. Mais pour moi, quand on fait quelque chose qui est aligné avec ces compétences qu'on a acquises dans d'autres métiers, et le plaisir qu'on prend à le faire, c'est pas qu'on est performant, c'est qu'on est super fort. Et donc, je me sens... Je suis jamais la... Enfin, comment dire ? Je pense que je suis hyper performante. Parce que je fais des choses que j'aime avec des gens autour de moi qui m'inspirent et dans lesquels je reconnais une valeur. Et qui me poussent à développer encore plus ces compétences chez moi, tu vois.
- Speaker #1
Et je pense que c'est ce que je retiendrai de cet épisode avec toi. Voilà, cet alignement, il se trouve en faisant et en faisant pour trouver ce qui te plaît. Et je vois que voilà, t'as testé plein de choses, mis en place plein de choses et au fur et à mesure, cet alignement en fait, il se construit pas à pas.
- Speaker #0
Ouais, c'est un manteau noir. Il ne faut pas avoir peur de tester. Il n'y aura jamais d'échec en fait, il y aura juste un apprentissage et on va forcément collectivement tirer des enrichissements, des essais qu'on fait.
- Speaker #1
Oui, et je note aussi que tu as pris le temps à différents moments de te dire ok, qu'est-ce qui me plaît, qu'est-ce qui ne me plaît pas, quels sont les sujets. Voilà, avoir aussi des temps de prise de recul.
- Speaker #0
De trois côtés pour évaluer la situation avec un peu plus de hauteur. Et c'est vrai aussi dans les moments de crise, de doute. Et c'est pareil que ce soit en milieu pro ou avec ses enfants, quand il y a une grosse colère. Genre, ok, est-ce que je crie ou est-ce que je prends juste un moment pour me poser ? Et est-ce que ça va être mieux pour moi et pour mon enfant ? Professionnellement, je me suis dit ça aussi. C'est quand ça va mal ou quand c'est plus difficile, qu'est-ce que j'en tire ? Est-ce que je passe mon énergie à être mal ? Ou est-ce que je déplace le curseur, je me regarde et je regarde la situation. Est-ce qu'elle me convient ? Est-ce qu'elle me rend heureuse ? Est-ce que je peux changer quelque chose ? Est-ce que je peux me faire aider pour changer quelque chose parce que la situation, quand même, j'ai envie de la maintenir ? Ou est-ce que je vais être plus heureuse ailleurs ? Ça demande effectivement du courage, certaines fois, du temps. Mais s'il y a de l'accompagnement et s'il y a ce savoir... vraiment intime que c'est pour le meilleur et ben je suis persuadée que dans quelques temps on regardera derrière et on se dira ouais franchement j'ai tellement bien fait et je nous le souhaite collectivement.
- Speaker #1
C'est clair, merci beaucoup Nadège pour cet échange, tous les conseils que tu as partagé et d'avoir transmis sur ton parcours j'ai été vraiment ravie de t'accueillir sur le podcast en tout cas
- Speaker #0
Merci de m'avoir donné cette parole Margaux, merci beaucoup.
- Speaker #1
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