Speaker #0Depuis tout petit on me dit, allez avance, c'est dans la tête. Mais il y a un truc qu'on oublie trop souvent. Ce truc là, il peut complètement te paralyser en plein match, il te fait rater une passe simple, et il te fait douter alors que t'as pas le droit à l'erreur. Ce truc, c'est cette petite voix. C'est cette pression invisible que personne voit, mais qui peut te flinguer ton jeu. Moi c'est Baptiste Cugerone, je suis coach et préparateur mental. J'ai pas un palmarès de fou, mais je sais transformer les échecs en opportunités. Grâce à ça, j'ai pu aider des dizaines de jeunes joueurs de haut niveau à sortir la tête de l'eau, à jouer enfin libéré, et à retrouver ce qu'ils avaient perdu, Merci. Le plaisir. Dans ce podcast, on parle terrain, pression, pensée qui tourne en boucle et surtout comment les dépasser pour kiffer à nouveau chaque seconde sur le terrain. Bienvenue dans Mental de Match, le podcast de préparation mentale pour les joueurs qui veulent jouer leur jeu à leur vrai potentiel tous les week-ends. Alors réchauffe-toi, c'est parti ! Le vrai point commun des meilleurs joueurs de tous les temps, c'est l'échec. Non, pas la petite passe que tu rates comme ça à l'entraînement, le vrai échec. Le moment où plus personne ne croit en toi, tu sais ce moment où tu te dis mais pourquoi j'ai fait ce sport ? Et pour les plus grands, c'est précisément à ce moment-là qu'ils ont décidé qui ils allaient devenir. T'as compris, dans cet épisode, on va parler de l'échec, parce que j'ai envie de te montrer que c'est pas une fin en soi, mais plutôt que c'est une étape obligatoire si tu veux atteindre le plus haut niveau. Et pour te parler d'échec, je vais te raconter trois histoires, et le but de ces trois histoires, c'est de voir les moments difficiles autrement. Avant qu'on commence cet épisode et que je raconte ces trois histoires, je t'invite vraiment à aller écouter les deux épisodes précédents, parce que celui-ci est un peu la suite des autres. Dans le premier, je te parle de pourquoi tu performes pas toujours comme tu veux. Et dans le deuxième, on parle surtout d'identité. Donc c'est important de faire le lien entre tous les épisodes pour te permettre d'avoir tous les outils nécessaires pour changer ta perception des moments difficiles. Bref, en gros, cet épisode, il est fait pour toi si t'as besoin d'une main tendue pour te remettre debout dans la période la plus difficile de ta carrière. Ce que je viens de dire, ça fait vraiment le lien avec la première histoire parce que pendant la finale de l'Euro 2021, Bukai Saka, alors âgé de 19 ans, est le dernier tireur pour l'Angleterre. Au bout de son pied, c'est un nouveau trophée pour l'Angleterre. trophée que... L'équipe nationale glane depuis tant d'années. Il prépare sa course et délant, il pose le ballon, et là, il rate. Et à ce moment-là, pour Bukayo, c'est la claque. C'est pas juste une défaite. Parce qu'après ce match-là, Bukayo Saka, ça va être la cible de critiques vraiment monstrueuses, bien évidemment, et malheureusement, des attaques racistes hyper violentes sur les réseaux. Bref, toute l'Angleterre semble lui tomber dessus. Honnêtement, il y en a beaucoup qui, à sa place, auraient explosé. Mais lui, il décide d'encaisser. Il décide de rester digne. Et surtout, il continue à bosser. L'année suivante, il revient plus fort avec Arsenal. Et aujourd'hui, on peut dire qu'il a son prime. Ça devient un leader offensif, un cadre du club. Et dans l'équipe d'Arteta, c'est quelqu'un qui est essentiel pour la performance d'Arsenal. C'est devenu un modèle et un exemple pour toute une génération. Ce qu'il fait, Bukayo Saka, c'est qu'il ne joue pas pour répondre à la haine. Il joue parce qu'il aime le jeu. Et il joue pour ceux qui croient en lui. Arteta et sa famille sûrement, mais aussi pour ses coéquipiers et pour tous les gens qu'il soutienne. Il a dit à un moment donné, j'ai appris que même dans les pires moments, je pouvais inspirer les autres. Et aujourd'hui, c'est clairement une source d'inspiration pour la nouvelle génération. Qu'est-ce que tu dois retenir de tout ça ? C'est que tu n'as pas échoué, tu ne peux pas considérer l'échec à partir du moment où tu choisis de réagir avec hauteur, avec dignité, avec prestance et en bossant. La deuxième histoire, elle concerne un joueur que tu connais particulièrement, surtout si tu suis le PSG, c'est Ashraf Hakimi. Alors aujourd'hui, c'est une star mondiale, bien évidemment, mais à 8 ans, il est rejeté par plusieurs chantes, notamment à Madrid. On lui dit qu'il est trop fin, qu'il n'est pas assez solide, qu'il est un peu brouillon. Et à ce moment-là, le petit enfant qu'il est, il pense arrêter. Mais Achraf il aime trop le football. Du coup il décide de continuer, de bosser dans l'ombre et de croire en lui. Et un jour, le Real Madrid décide de l'intégrer. Puis c'est vraiment à Dortmund qu'il va exploser, à Inter, et bien évidemment au PSG. Aujourd'hui Achraf Hakimi c'est l'un des meilleurs latéraux du monde, alors que c'est quelqu'un qui n'était pas destiné à devenir ce champion. Ce qu'il faut retenir de tout ça c'est que peu importe ce que les gens pensent de toi aujourd'hui, ça définit absolument pas ce que tu peux devenir demain. En gros ta persévérance, ça vaut énormément plus que le jugement d'un recruteur, d'un entraîneur ou de n'importe qui. La dernière histoire est une histoire que j'affectionne particulièrement parce que c'est un joueur que j'aime énormément qui est passé par le club de ma ville et qui a vraiment marqué ma génération et qui m'a vraiment marqué quand j'étais joueur alors même si je jouais pas attaquant mais cette histoire c'est l'histoire d'Olivier Giroud parce que Giroud par rapport aux deux joueurs précédents c'est vraiment un style totalement différent c'est vraiment pas le genre de joueur qu'on a en avant et c'est un joueur qui a connu énormément de critiques que ce soit à Chelsea, à Arsenal, à Milan et surtout en équipe de France parce que l'époque où Benzema revient même au tout tout début, quand il est en concurrence avec Benzema il est ignoré par Didier Deschamps et c'est difficile pour lui de revenir à ce moment là, mais il l'a jamais ouvert ce qu'il a fait c'est qu'il a constamment taffé alors c'est quelqu'un qui est très croyant, qui a la foi etc mais c'est surtout quelqu'un qui travaille énormément et qui sait être patient et à chaque fois, dans chaque club, il est revenu il a marqué, encore, et encore, en équipe de France c'est aujourd'hui le meilleur buteur de l'histoire des Bleus et tout ça sans jamais se plaindre sans jamais vouloir vraiment briller. Olivier Giroud, c'est la constance, c'est l'humilité, c'est la puissance silencieuse. Ce que tu dois retenir de lui, c'est que c'est pas quelqu'un qui est stylé et donc t'as pas besoin d'être stylé dans ton jeu. T'as besoin d'être solide, surtout fidèle à toi-même, référence à l'épisode précédent, et avant tout, patient. Parce que la patience, c'est vraiment le maître mot pour Olivier Giroud. Voilà, on a fini pour ces trois histoires. Tu vas me dire maintenant, qu'est-ce que je dois garder de ces trois joueurs ? Tu peux totalement oublier l'idée d'un parcours parfait. Tu vas échouer, tu vas en rater des passes, tu vas en rater des tirs. Et tu vas en rater des sélections. Mais ce qui te définit, c'est pas vraiment ta chute. C'est plutôt ce que tu fais juste après. D'ailleurs, si aujourd'hui t'es en bas, peut-être que ce que tu fais c'est juste prendre de l'élan. L'échec, c'est pas un mur. L'échec, c'est plutôt une marche. Alors monte dessus, continue d'avancer. Voilà, on en a fini pour cet épisode. Si ça t'a parlé, n'hésite pas à le partager à un pote qui doute. Et souviens-toi, le plaisir, c'est dans la tête. Allez, ciao.