Speaker #0Depuis tout petit on me dit, allez avance, c'est dans la tête. Mais il y a un truc qu'on oublie trop souvent. Ce truc là, il peut complètement te paralyser en plein match, il te fait rater une passe simple, et il te fait douter alors que t'as pas le droit à l'erreur. Ce truc, c'est cette petite voix. C'est cette pression invisible que personne voit, mais qui peut te flinguer ton jeu. Moi c'est Baptiste Cugerone, je suis coach et préparateur mental. J'ai pas un palmarès de fou, mais je sais transformer les échecs en opportunités. Grâce à ça, j'ai pu aider des dizaines de jeunes joueurs de haut niveau à sortir la tête de l'eau, à jouer enfin libéré, et à retrouver ce qu'ils avaient perdu, Merci. le plaisir. Dans ce podcast, on parle terrain, pression, pensée qui tourne en boucle et surtout comment les dépasser pour kiffer à nouveau chaque seconde sur le terrain. Bienvenue dans Mental de Match, le podcast de préparation mentale pour les joueurs qui veulent jouer leur jeu à leur vrai potentiel tous les week-ends. Alors réchauffe-toi, c'est parti ! Imagine deux joueurs dans un même club, au même poste, avec le même talent et le même potentiel. Je peux te dire que dans trois ans, ces deux-là, ils seront à des kilomètres l'un de l'autre. Pas à cause de leur talent, pas à cause de leur coach. mais à cause de leur manière de penser l'échec, à cause de leur manière de penser le progrès, à cause de leur manière de penser leur place sur le terrain. Dans cet épisode, j'ai envie de te montrer, à travers deux exemples, mais aussi les travaux scientifiques de Carole Dweck, comment l'état d'esprit influence qui tu es et ce que tu fais sur le terrain. On va commencer avec Pierre. J'ai changé son prénom volontairement pour préserver son anonymat. Et Pierre, c'est un joueur de R1. Il a énormément de talent, ça tout le monde le sait, il n'y a pas de soucis. Mais lui, ce qu'il aime, c'est les stats. La première fois qu'il vient me voir, il me dit « Baptiste, je ne fais pas assez de stats, je ne fais pas assez de passes décisives, je ne marque pas assez de buts. » Et surtout quand il rate une passe, il se dit j'abuse. Même des fois il se dit qu'est-ce que je fous là ? Il prend chaque erreur comme une preuve qu'il n'a pas le niveau. La plupart du temps il évite de tenter. Il veut surtout pas prendre de risques. Attends t'imagines si le coach voit que j'ai pris des risques et que j'ai raté il va peut-être me sortir. Pierre c'est quelqu'un qui a du mal à gérer ses émotions surtout envers l'arbitre et envers ses coéquipiers quand ils pensent qu'ils font de la merde. C'est quelqu'un qui panique quand il y a de l'enjeu et la fois où il a le plus paniqué c'est contre son ancien club parce que dans ce match là il avait envie de prouver qu'ils avaient eu tort de le virer mais en fait il a fait tout à l'envers et du coup son coach l'a sorti et quand son coach l'a sorti il s'est vraiment enfermé, il a baissé la tête. Il a soufflé et c'est le match où il a le moins de prix de plaisir. Mais de toute manière, Pierre, c'est rare quand il sort d'un match satisfait et c'est rare quand il se fait pleinement plaisir. Pierre, il croit que le talent, tu l'as ou tu l'as pas. Il croit que devenir pros, c'est de la chance et tu l'as ou tu l'as pas. Et Pierre, il faut dire qu'il a un état d'esprit fixe. Cet état d'esprit fixe, c'est le meilleur moyen de stagner. C'est le meilleur moyen de régresser. C'est le meilleur moyen de ne pas percer. Maintenant, on va parler de Paul. Paul, lui, c'est tout l'inverse. Quand il rate, il fait une course vers son camp pour compenser et pour essayer de récupérer la balle. Paul, c'est quelqu'un qui observe beaucoup. C'est quelqu'un qui recadre, c'est quelqu'un qui oriente, c'est quelqu'un qui aère le jeu, c'est quelqu'un qui sait apprendre, qui sait s'adapter. C'est quelqu'un qui joue relâché, un peu comme au Five, mais d'une manière un peu plus engagée. Il sait que progresser, ça passe par faire des erreurs, ça passe par se planter. Et il sait que, peu importe s'il prend des risques ou pas, il fera forcément des erreurs. Et devenir pro, ça passe par faire ça, par faire des erreurs. Surtout, Paul, il joue pour devenir meilleur qu'hier. Il joue pas pour prouver qu'il est déjà. Paul, il part du principe que tout peut s'apprendre, et que même si aujourd'hui c'est pas le plus talentueux, ça le deviendra un jour. Paul ce qu'il a c'est un état d'esprit de croissance. Et cet état d'esprit là c'est le meilleur carburant pour être bon à long terme. Mais alors quelle est la différence entre les deux joueurs ? Comme tu l'as vu c'est pas le niveau, c'est pas le talent non plus. Plutôt c'est leur perception sur comment progresser. Et oui, il y en a un qui pense si je rate c'est que je suis pas fait pour ça. Alors que l'autre qui pense si je rate c'est parce que je suis en train d'apprendre. Alors pour terminer ce podcast j'ai envie de te poser une question. Une question qui peut tout changer. Quel état d'esprit va t'amener là où tu veux aller ? Est-ce que c'est celui qui a peur de rater la moindre passe vers l'avant ? Ou est-ce que c'est celui qui sait que c'est en ratant cette passe qu'il évolue ? et qui progresse. État d'esprit fixe ou état d'esprit de croissance ? Choisis ton camp, c'est entre tes mains. C'est-à-dire qu'en choisissant le bon camp, tu choisis le bon avenir. Je te laisse me dire sur Instagram @brain.coaching.performance dans quel état d'esprit t'es aujourd'hui et qu'est-ce qui te manque pour passer dans l'autre état d'esprit ? J'ai ma petite idée, je te dirai dans un prochain épisode peut-être. En attendant, n'oublie jamais que le plaisir c'est dans la tête et prends le temps de kiffer chaque moment que tu passes sur le terrain. On en a fini pour cet épisode de Mental de Match. Merci de l'avoir suivi. C'est tout ce que je t'ai dit, ça t'a parlé. Partage cet épisode à un pote qui joue la tête à l'envers. et souviens-toi, ta tête, c'est ça la clé. On se retrouve au prochain épisode, et n'oublie jamais que le plaisir, c'est dans la tête. Ciao !