Speaker #0Tim Tim, bois sec, yé cric, yé crac, est-ce que la cour dort ? Non, la cour ne dort pas. Yé, Misty Cric, yé, Misty Crac. Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast Mes Sorties Culture. Savez-vous de quel peintre s'est parfois inspiré Vincent Van Gogh ? Écoutez jusqu'à la fin pour le découvrir. Aujourd'hui, je vais vous parler de quand Vincent devient Van Gogh. Vous pouvez retrouver le visuel sur internet, entre autres sur nos tartines de culture. Le lien vers l'article est dans la description. Fils d'un pasteur protestant aux Pays-Bas, Vincent baigne dès son plus jeune âge dans la religion. Lui-même, en 1875, commence à se sentir une vocation spirituelle et religieuse. Il est tout d'abord un fervent prédicateur méthodiste dans un faubourg ouvrier de Londres où il côtoie la misère la plus sordide. En 1876, De retour aux Pays-Bas, il travaille dans une librairie. Mais il n'y est pas heureux. Le soutenant dans son projet de devenir pasteur, sa famille l'envoie effectuer des études religieuses, d'abord à Amsterdam, puis à Laeken, près de Bruxelles. Ayant échoué à tous ses examens, mais convaincu de sa vocation, il devient alors prédicateur laïc. Vincent obtient fin 1878 une mission d'évangélisation en Belgique, dans un gigantesque site minier de la région wallonne nommé Borinage. Allant au bout de ses convictions, il partage les conditions de vie extrêmement dures des mineurs, dormant sur la paille dans une hutte et descendant dans les puits de mine à 700 mètres de profondeur. Lors d'un coup de grisou, il sauve même un mineur. Son implication de pasteur ouvrier est cependant jugée excessive par ses supérieurs et son poste n'est pas renouvelé. Il est contraint d'abandonner la mission. Il reste pourtant sur place et, sur les conseils de son frère Théo, au lieu d'évangéliser les humbles, il les représente, réalisant ses premiers dessins dont il tirera des toiles : un artiste est né. Il garde de cette période le souvenir de la misère humaine, celle-ci apparaissant dans une partie de son œuvre, même longtemps après l'épisode du bourrinage. Ne dit-il pas « Je me suis instruit au cours gratuits de la grande université de la misère » . Yé cric ! Yé crac ! Tim Tim, bois sec ! Fin 1880, il part à Bruxelles et s'inscrit à l'Académie royale des Beaux-Arts. Vincent prend son nouveau vol pour devenir Van Gogh. L'histoire du Borinage est intimement liée au charbon. Son exploitation industrielle trouve son apogée à la révolution industrielle au XIXe siècle. Il faut descendre très bas dans le sol pour trouver de nouveaux gisements, ce qui provoque le fameux coup de grisou. C'est une ère marquée par la misère, les mouvements sociaux. C'est dans ce contexte historique que Vincent pose sa valise dans le Borinage. Durant l'année 1882, sous un ciel jaunâtre, des femmes de mineurs, courbées sous le poids des sacs, se traînent avec peine dans la neige. Elles semblent sorties d'un roman de Zola, qui sera son ami. En un seul dessin, Van Gogh parvient à résumer toute une vie de misère. Les pauvres chaumières sont alignées aux pieds des arbres décharnés. La route, les traces de sabots semblent souligner le dur cheminement d'une vie et son sort inexorable. Les dessins que Van Gogh réalise durant son séjour dans le Borinage ont cette particularité de montrer surtout des individus de dos, comme si l'artiste les épie, se plaçant délibérément derrière eux pour rendre compte des vicissitudes de leur existence, comme l'attente anxieuse du résultat de la loterie. Même si les silhouettes ne sont qu'ébauchées, Elles témoignent de l'attention empathique que l'artiste leur accorde, faisant naître l'émotion. En 1885, Vincent Van Gogh réside dans un petit village du Brabant aux Pays-Bas. Toujours épris de naturalisme, il loge chez l'habitant, mineurs, charbonniers ou paysans. Il perfectionne son art, d'abord des paysages, puis des natures mortes. Un soir, Vincent Van Gogh entre dans la chaumière d'une famille de paysans qu'il connaît bien. Saisi par l'obscurité, malgré la chiche clarté d'une lampe à pétrole, il reconnaît peu à peu les cinq figures familières réunies autour d'un plat de pommes de terre fumant. Pour cette toile, Van Gogh s'inspire de la lumière à la manière de Rembrandt, introduisant une lumière factice pour faire émerger les visages et les mains de l'ombre. Je vous remercie pour votre écoute. J'espère que cette découverte culturelle vous a plu. Je vous invite à aller sur la plateforme d'écoute de votre choix pour nous laisser cinq étoiles ou un avis. Nous nous retrouverons dans deux semaines pour un nouvel épisode. Abonnez-vous à notre podcast « Mes sorties culture » pour ne rater aucun épisode. D'ici là, vous pouvez aller sur le site web www.messortiesculture.com pour trouver des visites guidées pour découvrir notre patrimoine culturel et aussi répondre à nos #mardidevinette et à nos #enigmeduvendredi toutes les semaines sur Instagram et Facebook. Tous les liens sont dans la description. A bientôt !