- Clémence Favorel
En France, c'est une femme sur huit qui est touchée par un cancer du sein. Chez Promod, c'est au travers de l'association Ruban Rose que nous tentons, à notre échelle, d'endiguer ce fléau. Il était donc important, en ce mois d'octobre rose, de reparler prévention, autopalpation et recherche, notamment au travers de l'association, dont les deux missions complémentaires sont informer et sensibiliser afin de pousser la détection précoce et soutenir la recherche contre le cancer du sein au travers de collectes de dons. Pour cela, nous recevons à notre micro-expresso ce mois-ci Sandrine Planchon, directrice de Ruban Rose, afin de découvrir avec elle un peu plus de l'histoire, de la vocation et des projets de l'association. Mais n'oubliez pas, le cancer du sein, c'est toute l'année. Bonne écoute. Bonjour Sandrine, je suis ravie de te recevoir aujourd'hui.
- Sandrine Planchon
Bonjour Clémence.
- Clémence Favorel
Dans ce podcast Micro Expresso, c'est notre deuxième épisode. On te reçoit dans le cadre de Octobre Rose. Est-ce que tu pourrais te présenter dans un premier temps, s'il te plaît ?
- Sandrine Planchon
Alors, je suis Sandrine Planchon, j'ai 57 ans. Je dirige l'association Ruban Rose depuis mars 2018, donc ce sera mon huitième octobre rose. Et que te dire sur moi que donc en dehors de cette association sur laquelle on va revenir pendant ce podcast, je suis dans l'univers philanthropique et la générosité et les ONG depuis assez longtemps maintenant, puisque avant l'aventure Ruban Rose. J'étais déjà dans une ONG et je m'occupais de solidarité internationale, de programmes de développement pour les enfants les plus vulnérables et leurs familles dans les pays en voie de développement.
- Clémence Favorel
Donc une vraie vocation ?
- Sandrine Planchon
En tout cas, une volonté depuis, on va dire, l'âge de 45 ans, même un petit peu plus, de donner du sens et d'arriver à un moment dans sa vie où on se dit... J'ai eu différentes expériences et qu'est-ce que j'ai envie de faire de ces expériences et de mon expertise et puis des rencontres, parce que souvent c'est des rencontres qui ont fait que j'ai pu avoir un travail qui non seulement me plaît mais qui pour moi a du sens.
- Clémence Favorel
Et on va expliquer après ce qu'est Ruban Rose, mais comment est-ce que Ruban Rose est rentré dans ta vie ?
- Sandrine Planchon
Alors, il se trouve... que j'avais rencontré une femme qui s'appelle Gwenaëlle Thébault, c'est vraiment une histoire de femme, on va y revenir, qui est la directrice générale déléguée du groupe Marie-Claire, le groupe Média, et que dans l'historique de l'association, sur lequel je vais dire un petit mot, le groupe Marie-Claire est le groupe membre cofondateur de l'association et Et que je connaissais Gwenaëlle. Et qu'elle m'avait dit, j'aimerais bien qu'un jour, on travaille ensemble. Et puis, c'est parfois le genre de choses qu'on te dit. Et puis, voilà. Qui peuvent être un peu des formules de politesse. Et puis, finalement, un jour d'octobre 2017, elle m'a appelée. C'était en octobre. Donc, tu vois, c'était prédestiné. Et elle m'a dit, la personne qui s'occupe de l'association, qui ne s'appelait pas encore Ruben Rose. on a changé de nom un peu plus tard, qui s'appelait le cancer du sein, parlons-en, s'en va au bout de sept ans et on a envie de quelqu'un qui développe. La RSE commençait à pas mal émerger dans les entreprises et qui ait une expérience et de développement et en même temps de ce milieu associatif et des ONG. Bon, moi, j'étais très bien là où j'étais, j'adorais aussi mon job, j'ai de la chance. Et je suis quand même allée voir parce que cette cause de santé publique, ça m'interpellait en tant que femme. Et puis, je suis une famille d'oncologues et médecins, donc bon, ça me parlait. Et le frère de mon père a été oncologue pendant toute sa vie. Et donc, je suis allée voir et puis j'y suis restée.
- Clémence Favorel
Et du coup, depuis 2010 ?
- Sandrine Planchon
Et depuis mars 2018, je suis pilote. Cette association, je la dirige, mais je dirais plus que je la pilote. Et puis, de toute façon, on ne fait pas ça tout seul. On fait ça avec tout un écosystème sur lequel on va revenir. Mais voilà, donc une recherche de sens et une rencontre. Et donc, je travaille en quelque sorte avec Gwenaëlle Thébault, puisqu'elle est vice-présidente de l'association, au-delà d'être directrice générale du groupe Marie-Claire.
- Clémence Favorel
Et donc du coup, Ruben Rose, pour nos auditeurs qui ne connaîtraient pas l'association, parce que nous on travaille avec vous depuis quelques temps, mais c'est vrai qu'on ne sait pas toujours ce que fait Ruben Rose. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ?
- Sandrine Planchon
Alors je crois qu'en effet, on connaît Ruben Rose parce que c'est le symbole international de la lutte contre le cancer du sein, que ce mois d'octobre rose, ça aussi octobre rose, je crois que...
- Clémence Favorel
On commence à connaître quand même.
- Sandrine Planchon
Je crois vraiment que ça grandit d'année en année, que c'est devenu un mouvement collectif d'ampleur et que c'est par des tas d'initiatives dont celle des mécènes d'entreprises comme les vôtres et de l'engouement et de la mobilisation des particuliers, des institutions publiques, etc. que ce mouvement grandit. Mais Association Ruban Rose, finalement, dans ce paysage rose, qu'est-ce qu'on fait ? Alors, d'abord, on est une association de loi de 1901, donc... Donc, on est encadré par les statuts associatifs français. On a des missions, parce qu'une association, ça a toujours des missions. Donc, on en a deux qui sont sensibiliser, informer le plus grand nombre. Je reviendrai sur ce que ça veut dire, informer et sensibiliser le plus grand nombre et comment on le fait surtout. Et notre deuxième mission, c'est de soutenir la recherche sur le cancer du sein. Donc, on est statut associatif uniquement dédié à la lutte contre le cancer. contre le cancer du sein, contrairement à d'autres qui sont tout cancer. Donc nous, on est vraiment focus sur cette cause de santé publique qui touche, on la rappelle, une femme sur huit.
- Clémence Favorel
Mais c'est énorme.
- Sandrine Planchon
C'est beaucoup. C'est le premier cancer chez la femme. C'est la première cause de décès par cancer chez la femme. Et je pense que c'est un chiffre, et c'est d'ailleurs le message de la campagne de l'année dernière et de la campagne de cette année. Sauf que la façon dont on l'exprime, ce chiffre d'une femme sur huit, est différent d'année en année. Mais c'est un chiffre qui dit tout et qui est assez visuel. Parce qu'on s'imagine forcément huit femmes dans une pièce avec une amie, une sœur, une mère, une proche. Et qu'il y a forcément une de celles-ci qui va être touchée pendant sa vie par le cancer du sein. Donc, c'est vrai que c'est au-delà de tout ce qu'on vient de se dire. Je pense que cette forte mobilisation, elle s'explique aussi parce que ça touche une femme sur huit et que tu ne peux pas être quelque part sans parler de cette cause et que de fait, on te dise, oui, moi, ma mère, oui, moi, ma sœur, oui, moi, ma copine, ma voisine, enfin, plus ou moins proche, on connaît forcément quelqu'un. Tu parles de proximité, oui, c'est vraiment une cause qui parle. Non seulement ce chiffre parle, mais du coup, ça parle à tout le monde. Donc, ça incite à se mobiliser.
- Clémence Favorel
Et du coup, à sensibiliser.
- Sandrine Planchon
Et donc, à sensibiliser. Alors, tu veux que je te dise un petit peu comment on sensibilise ?
- Clémence Favorel
J'aimerais bien.
- Sandrine Planchon
Alors, on sensibilise. Je vais donner des exemples de ce qu'on fait. mais Déjà, ne serait-ce que de porter le ruban rose permet de sensibiliser, parce que tu vois que quelqu'un le porte, ça va inciter à une conversation, à en parler et en parler. Et d'ailleurs, je pense que tu me poseras la question de comment c'est né, mais c'était vraiment l'idée d'en parler. Donc, comment on sensibilise ? De plein de façons, mais en tout cas, à l'association. On propose des kits de sensibilisation, aussi bien à nos mécènes entreprises.
- Clémence Favorel
Oui, nous, on en a en magasin, notamment.
- Sandrine Planchon
Voilà, parce que ces mécènes entreprises, comme c'est énormément de réseaux de ce qu'on appelle dans notre jargon les retailers, enfin des magasins qui ont une clientèle avec un réseau de magasins, et pour beaucoup, ce sont des clientes, ce sont des femmes. Donc, c'est pour ça qu'on met à la disposition pour que ça rayonne au maximum. Alors ce kit de sensibilisation, qu'est-ce qu'il contient et qu'est-ce que contiennent nos messages d'information et de sensibilisation ? C'est de la prévention, parce que dans cette maladie qui touche une femme sur huit, lorsque il est pris à un stade précoce, c'est ça la bonne nouvelle, et que le diagnostic est favorable, neuf femmes sur dix à horizon cinq ans peuvent guérir. Donc l'enjeu de la prévention. Il est essentiel. On reparlera de la recherche. Évidemment, il y a des tas de progrès qui sont faits sur les traitements, etc. Mais s'il n'est pas pris à temps et si le diagnostic n'est pas favorable, malheureusement, c'est beaucoup plus compliqué. Donc, on a vraiment cet enjeu de prévention. Donc, nous, on va communiquer sans donner des leçons, sans moraliser, mais en disant, voilà, un, il faut prendre soin de soi. Et ça passe par des... tas de choses, prendre soin de soi. Ça commence par faire de la prévention, l'autopalpation. C'est des gestes simples, gratuits. Dans notre kit de sensibilisation, il y a tous les bons gestes à réaliser pour cette autopalpation.
- Clémence Favorel
Il y a des dessins, parce que c'est vrai que c'est une question qu'on se pose en tant que femme. Moi, je me la pose. C'est compliqué de se dire, est-ce que je le fais bien ?
- Sandrine Planchon
Bien sûr.
- Clémence Favorel
C'est un métier, ça reste quand même de la santé. Donc, il y a ces fameux petits dessins, je vois très bien desquels tu parles. Est-ce qu'il y a peut-être des vidéos ou peut-être des tutos ? Alors, il existe des...
- Sandrine Planchon
Bien sûr. Alors nous, on n'a pas fait ça sous forme de vidéo, on a fait ça sous forme d'affiche et le kit est téléchargeable absolument, enfin en libre téléchargement sur notre site qui est www.cancerdussin.org. O-R-G, parce qu'on est une ONG. Et dans le kit de sensibilisation, il y a ces différents documents et guides, j'allais dire, éléments de sensibilisation, avec cette affiche sur l'autopalpation qui explique vraiment pas à pas comment la réaliser, à quel moment la réaliser, idéalement une fois par mois. Ça, c'est vraiment bien.
- Clémence Favorel
C'est quand même fréquent, entre guillemets. Ce n'est pas qu'en octobre qu'on se dit, on pense à l'autopalpation. C'est important aussi de dire, ce n'est pas tout. C'est toute l'année le cancer du sein.
- Sandrine Planchon
Oui, malheureusement, c'est 365 jours. Alors, on a la chance d'avoir ce mois sur lequel on s'appuie parce que toutes les causes et les causes de santé n'ont pas un mois pour sensibiliser, pour collecter, pour se rassembler. Mais néanmoins, il faut continuer toute l'année parce que ça touche toute l'année. Donc, on conseille cette autopalpation. Elle permet en fait de détecter... tout changement ou anomalie ou grosseur. Mais ne dispense pas, et c'est ça aussi le prendre soin, c'est observer s'il n'y a pas de changement ou de modification ou d'anomalie. Donc ça, ce guide, ce tuto qu'on a fait sous forme de BD, parce qu'on trouvait que c'était un peu plus incitatif, j'allais dire.
- Clémence Favorel
C'est plus simple aussi d'accès finalement.
- Sandrine Planchon
Voilà. et qu'il ne faut pas rendre anxiogène une maladie qui l'est déjà suffisamment. Donc cette autopalpation, on incite à la faire la plus souvent possible, mais elle ne dispense pas d'aller chez un professionnel de santé, qu'il soit le médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme, parce qu'on ne parle pas beaucoup des sages-femmes, mais elles font très très bien, évidemment, ce genre de gestes et se faire autopalper, enfin ce pardon. Non pas se faire autopalper, s'autopalper et aller se faire palper par un professionnel de santé, c'est essentiel parce qu'ils vont pouvoir détecter des choses que nous-mêmes, on n'aura pas vues. Donc c'est complémentaire, mais ce n'est pas parce qu'on fait l'autopalpation qu'on ne va pas, une fois par an, tout comme on va faire son frottis, il faut en profiter pour se faire examiner par un professionnel de santé qui va éventuellement repérer quelque chose. Donc ça, c'est de la prévention. Après, il y a des facteurs de risque aggravants. J'entendais encore hier dans les médias dire qu'il y avait maintenant scientifiquement des facteurs qui étaient prouvés. On est toujours dans le prendre soin. L'alcool, le tabac, le manque d'activité physique, la sédentarité, le surpoids sont des facteurs aggravants, surtout pour le cancer du sein, pour le cancer. de toute façon, mais pour le cancer du sein, très clairement. Donc, ça ne veut pas dire ne pas se faire plaisir, ça ne veut pas dire ne pas prendre un verre de vin, ça ne veut pas dire non, mais ça veut dire...
- Clémence Favorel
Oui, une bonne hygiène de vie. Et pas d'excès. Oui, d'accord.
- Sandrine Planchon
Voilà, pardon. Donc ça,
- Clémence Favorel
c'est la partie prévention, en tout cas sensibilisation de l'association.
- Sandrine Planchon
Absolument, et puis après, on a une grande campagne nationale qu'on lance toujours au début d'octobre rose, qu'on lancera mardi 30 septembre.
- Clémence Favorel
Oui, c'est ça. Quand ce podcast sera diffusé, ce sera sorti, mais au moment où on se parle, vous êtes tous là dans l'assaut, dans le dernier rush.
- Sandrine Planchon
Dans la dernière ligne droite, dans les starting blocks. Voilà, donc on va lancer cette campagne. Alors c'est important parce qu'il se trouve qu'on la lance à Paris. On pourrait la lancer autre part, mais historiquement... On la lance à Paris, avec la Tour Eiffel toujours depuis 14 ans illuminée en rose. Si on fait ça dans un endroit public, symbolique, prestigieux, c'est dans un but que ça rayonne et que ça parle, y compris au national, partout en France, mais aussi à l'international. Donc le but, c'est vraiment d'avoir une visibilité maximum pour passer des messages. Et puis il se trouve qu'année après année, on a construit un écosystème dont les institutions publiques font partie et nous soutiennent beaucoup et que donc on a la chance. Cette année, je peux le révéler, ce sera sur le champ de Mars, face à la Tour Eiffel, avec un plateau d'artistes engagés qui viennent gracieusement avec des femmes. parce que ça fait plusieurs années qu'à ce lancement, quand on lance notre campagne, qui cette année reprend ce message d'une femme sur huit ? Sauf que c'est porté par des artistes et notamment par un chorégraphe cette année. Donc on aura un magnifique plateau d'artistes pour sensibiliser, parce que l'art c'est aussi une jolie manière de sensibiliser, de déclencher de l'émotion. Donc on fait ça, ce lancement toujours, Place Vendôme l'année dernière, sur les Champs-Élysées l'année d'avant et cette année sur le Champ de Mars, avec des monuments en rose, mais c'est le cas... En France, on voit aussi les monuments en rose et tout ça participe à la sensibilisation et à la possibilité de passer des messages essentiels et beaucoup tourner vers cette prévention qui, je le rappelle, est vraiment la clé de voûte.
- Clémence Favorel
Oui, un cancer d'épistéto est un cancer soignable, entre guillemets.
- Sandrine Planchon
On met vraiment les chances. C'est 9 femmes sur 10. Moi, je dis toujours, la mauvaise nouvelle, c'est une femme sur 8. On aimerait bien... Infléchir ça, c'est beaucoup. Mais savoir que quand il est pris à un stade précoce et quand ce n'est pas un cancer agressif, métastatique, triple négatif, compliqué à soigner, bien que maintenant, ça aussi, on a des traitements de plus en plus ciblés, quand il est pris tôt, 9 femmes sur 10. Moi, je mets toujours en regard une femme sur 8. Et 9 femmes versus... Voilà, 9 femmes sur 10.
- Clémence Favorel
Et donc, du coup, malheureusement, il y a des femmes pour qui, soit ça n'a pas été pris à temps, soit malheureusement, il est trop, en tout cas, grave, entre guillemets. Du coup, il y a la recherche, c'est le deuxième axe.
- Sandrine Planchon
Alors, il y a la recherche et dans la recherche, la recherche fait aussi des progrès en termes de prévention. on a remis un prix ruban rose puisque notre soutien Dans notre deuxième mission, qui est le soutien à la recherche sur le cancer du sein, on le fait grâce ou via des prix chaque année, qui s'appellent les prix Ruben Rose. On a un grand prix, on a des prix à venir, qui vont plutôt sur une recherche d'avenir, donc novatrice, et de la qualité de vie pour tout ce qui est amélioration de la qualité de vie des patientes, tout ce qui est soins de support, qui est aussi très très important dans la vie quotidienne. Et donc le grand prix... en 2024 a été remis à une femme dont on a pas mal parlé aussi dans les médias qui s'appelle Suzette Delaloge qui travaille à Gustave Roussy qui est un institut très connu en cancérologie et qui travaille sur le dépistage par prélèvement salivaire voilà donc ça je pense que à nos auditrices à vos auditrices qui vont écouter ce podcast Je pense que ça parlera, c'est simple et c'est quand même innovant.
- Clémence Favorel
On se dit que c'est plus simple un test cellulaire que parfois une autopalpation qu'on ne pense peut-être pas forcément suffisamment bien faite. Donc c'est un complément encore une fois.
- Sandrine Planchon
Et donc il y a aussi côté prévention des énormes pas qui sont faits dans le cadre du dépistage. Puis on peut peut-être rappeler, avant de rentrer dans les pré-rubans roses, que ce dépistage. Parce que quand on dit dépistage, moi je dis souvent détection précoce, parce que dépistage, c'est encore autre chose. Le dépistage en France, on a beaucoup de chance, on a un système de santé, même si rien n'est parfait dans un groupe. Et qu'il faut continuer à, non seulement le maintenir, mais voire à le développer et à l'enrichir. On a quand même la chance d'avoir un dépistage à 100% remboursé, donc pas de frais. frais d'avance de santé à faire et qui est pris en charge tous les deux ans où on va vous dire, vous pouvez le faire, vous habitez là, vous recevez une lettre à votre domicile. Il y a quand même encore en France qu'une femme sur deux, alors que ce dépistage est pris en charge, que vous êtes guidée, vous recevez, vous avez des relances, etc., qui ne va pas faire ce dépistage.
- Clémence Favorel
Oui, c'est peut-être le message qu'on peut passer, c'est que ce n'est pas anodin et que finalement, on a la chance d'avoir ce service de santé à disposition et que ça peut, et même ça sauve réellement des vies si c'est pris à temps. Absolument.
- Sandrine Planchon
Après, il n'y a jamais du 100% de réussite. Il y a évidemment des débats sur le dépistage en disant oui, mais parfois, il y a des faux positifs ou il y a des lectures erronées. Ça arrive évidemment dans tous les examens, mais quand même d'avoir la chance tous les deux ans. Et s'il y a une double lecture qui est faite, il faut y aller. Après, il y a des femmes, je pense, c'est même sûr, qui vont en dehors de ce dépistage parce que... leurs gynécos, leurs médecins vont avoir, bien sûr, mais ça n'empêche que ce taux d'épistage, alors il est inégal selon les régions, mais il y a quand même des femmes qui n'y vont pas du tout, ni en dehors, ni dans ce cadre-là. Donc il faut vraiment, pour moi c'est aussi ça, encore une fois, le prendre soin. C'est pas repousser, c'est pas dire, ça va, ça touche les autres, mais pas moi, c'est vraiment... essayer d'être dans la prévention.
- Clémence Favorel
Oui, puis c'est peut-être les rassurer aussi. Il y a peut-être des femmes qui ont peur que ça fasse mal. Bien sûr. Peut-être aussi peur du résultat. Donc, c'est peut-être aussi les rassurer en leur disant que ce n'est pas un examen douloureux. Ce n'est jamais très agréable, mais c'est... Enfin, bon, après, chacune... Ça a sa sensibilité, mais en tout cas, ce n'est pas quelque chose de très douloureux. Non. Et on le fait pour la bonne cause, en tout cas, pour se rassurer.
- Sandrine Planchon
Et ça aussi, sur les appareils de mammographie. Et on y travaille, nous, à l'association. On est en train de regarder comment enrichir, justement, ce parc de mammographes dans des endroits où il y en a besoin. Et on travaille en ce moment à ça avec Unicancer. Mais il y a aussi, pour que ce soit plus ergonomique, plus confortable pour les femmes, parce qu'on ne dirait pas que c'est douloureux.
- Clémence Favorel
Mais ce n'est pas agréable.
- Sandrine Planchon
Mais ce n'est pas hyper agréable. Et puis, il y a toujours une anxiété aussi. Donc... simplement, il vaut mieux être anxieux d'y aller que de découvrir après qu'on ne s'est pas fait dépister et que la maladie s'est développée. Parce que c'est vraiment, vraiment, quand une tumeur fait plus de 2 cm, quand on n'a pas un bon diagnostic, ça a commencé à métastaser, vraiment, c'est quand même...
- Clémence Favorel
Donc la prévention.
- Sandrine Planchon
Oui.
- Clémence Favorel
Et donc du coup, la recherche, j'avance un petit peu.
- Sandrine Planchon
La recherche par les prix Ruben Rose, chaque année, comme l'exemple qu'on vient de donner du Grand Prix, pour améliorer le dépistage et la prévention, des prix à venir et des prix qualité de vie. Et notamment, puisqu'on est dans les Hauts-de-France, on a soutenu l'année dernière Maureen Guevard, qui a créé une association qui s'appelle Montbonnet Rose. et donc Le cadre des prix qualité de vie, un des prix, on a soutenu financièrement le fait qu'elle puisse, au sein de Montbonnet-Rose, où il y a une maison qui accueille des femmes, un centre, et pour qu'elle puisse créer au sein de ce centre une salle de sport. Voilà, typiquement, ça, c'est pas de la recherche comme... Le premier exemple qu'on donnait du prix de Suzette de Laloche, c'est ce qu'on appelle justement les soins de support et l'amélioration de la qualité de vie. Parce qu'accompagner ces femmes aussi dans leur parcours de soins, pendant le traitement et même un petit peu après, c'est primordial. Donc nous on essaye vraiment de couvrir avec ces prix Ruban Rose tous les... tous les besoins, aussi bien prise en charge, prévention, traitement et qualité de vie.
- Clémence Favorel
Oui, c'est peut-être ce qu'il faut dire aussi. Ça, on le connaît peut-être moins dans vos champs d'action. C'est important aussi parce qu'une partie de la guérison chez ces femmes qui, malheureusement, auront peut-être plus de difficultés, c'est surtout de pouvoir être soutenues. Et nous, on travaille avec Montbonnerose, effectivement, puisqu'on est basé pour nos auditeurs dans le Nord. Et c'est une association, on les a accompagnées sur plusieurs, notamment des shoppings privés avec certaines de leurs adhérentes. Et c'est, à mon sens en tout cas, hyper important de les soutenir et de continuer en tout cas à les accompagner pour qu'elles gardent et qu'elles conservent une vie à peu près normale, si je puis dire. En tout cas, qu'elles ne deviennent pas du jour au lendemain femmes malades isolées. Au contraire, il faut qu'elles restent ouvertes sur la société et sur le monde. Donc je ne dirais pas que c'est aussi important que la recherche, mais il n'y a pas de comparaison, mais en tout cas c'est primordial pour ces femmes. Et du coup, si on a une femme malade qui vient de la prendre, on peut lui dire de chercher sur le site de Ruben Rose, peut-être, où est-ce qu'elle peut trouver ses associations ?
- Sandrine Planchon
Alors, nous, du coup, quand on explique ce que fait Ruben Rose, on n'est pas une association de patientes, on n'est pas une association avec des antennes comme ça peut être. Oui, Ruben Rose, par exemple. Mais par les prêts Ruben Rose que chaque année, on finance. qui sont vraiment données à des projets portés par des lauréates et des lauréats avec des critères de recherche très très sérieux, avec un comité scientifique, avec un jury.
- Clémence Favorel
Oui c'est ça, c'est pas vous qui décidez.
- Sandrine Planchon
Non, il y a des appels à candidature, il faut être parrainé, il faut avoir des lettres de recommandation, il faut apporter vraiment des preuves scientifiques sur le dossier qu'on présente. Et encore une fois, un comité scientifique, parce que je n'ai pas donné l'ampleur de ce que sont ces pré-rubens roses et des dotations qui sont faites. Mais l'année dernière, ça a été plus de 3 millions d'euros.
- Clémence Favorel
Et donc, c'est vraiment important.
- Sandrine Planchon
Donc, c'est important. Alors, ça, c'est grâce... 3 millions d'euros,
- Clémence Favorel
ils viennent notamment des dons des mécènes, des dons des clientes aussi. Les clientes, tous les ans, en octobre...
- Sandrine Planchon
Absolument. Et une association sans les dons, elle ne fonctionne pas. Donc c'est... Très important de dire que sur Octobre Rose, on a collecté quasiment 4 millions d'euros. Il y a 3 millions qui ont été donnés à la recherche sur le cancer du sein. Un petit peu plus de 2 millions dans le cadre des prix Ruban Rose, puisqu'on a eu 10 prix, ces fameux grands prix, prix avenir, prix qualité de vie, dont on vient de parler, dont Montbenet Rose et dont Suzette Delaloge, mais plein d'autres projets. De bourse parce qu'on accompagne la recherche sur un temps long. On est vraiment dans l'accompagnement parce qu'on sait que la recherche, ils cherchent mais ils ne savent pas quand ils trouvent. Alors parfois, ils trouvent rapidement, mais parfois, ça prend des années. Donc nous, on est là pour accompagner. Donc on a créé des bourses pour les prix Ruben Rose et pour être vraiment inscrits dans la durée de ce temps long qu'est la recherche, qui n'est pas notre temps à nous. Donc entre les prix Ruben Rose, les bourses et un projet qui va forcément aussi résonner avec vous et avec la région dans laquelle on se trouve aujourd'hui. On s'est aperçu pour parler de santé publique que la région des Hauts-de-France était une région où il y avait plus de surmortalité par cancer du sein que dans certaines autres régions. C'était vraiment... une région touchée. Donc, avec le comité scientifique, que je ne citerai jamais assez, parce que c'est vraiment notre caution et notre expertise, ce n'est pas la mienne, c'est vraiment les membres de mon équipe, c'est vraiment le comité scientifique qui est garant de tout ça. On s'est dit, mais qu'est-ce qu'on fait par rapport à ça ? Est-ce qu'observer ? Enfin, on a envie de faire quelque chose. Et donc, on a donné l'année dernière... Et on arrive à ces 3 millions, presque 700 000 euros, pour mettre une étude en place et comprendre pourquoi il y a cette surmortalité par cancer du sein. Oui, c'est ce que j'allais vous demander,
- Clémence Favorel
pourquoi le Nord particulièrement ?
- Sandrine Planchon
C'est multifactoriel, mais en tout cas on veut essayer de comprendre, et de comprendre pareil, avec des preuves scientifiques, avec des échantillons suffisamment importants. pour avoir quelque chose qui est référent. Et ensuite, c'est une phase d'études sur trois ans, donc c'est qu'on pourra aller interroger les femmes, interroger les centres de dépistage. On fait ça avec Oscar Lambret, avec le CHU de Lille, avec des experts de géographie et de la santé, des épidémiologistes. Une fois qu'on aura ces résultats, on pourra, et là on a provisionné 800 000 euros, mettre des actions et peut-être même... plus en face pour justement faire que ce constat, ce triste constat, réduise.
- Clémence Favorel
Oui, essayer d'enguiller un peu.
- Sandrine Planchon
Absolument.
- Clémence Favorel
Voilà.
- Sandrine Planchon
OK. Donc ça, c'est la recherche. Donc si on résume, finalement, Ruben Rose, dans les grandes lignes, on a deux axes, finalement, deux missions.
- Clémence Favorel
Absolument.
- Sandrine Planchon
La partie prévention et la partie plutôt soutien à la recherche.
- Clémence Favorel
C'est exactement ça. Je vais vous embaucher. Parfait. Pour mon équipe.
- Sandrine Planchon
Est-ce qu'on peut faire un petit focus sur ton histoire avec Ruben Rose ? On a expliqué comment est-ce que tu as... T'es arrivée en tout cas dans cet univers associatif et à travailler pour l'association, mais si t'avais peut-être depuis ces dernières années, depuis 2018, un souvenir un peu plus grand que les autres, même si je me doute bien que chaque octobre, chaque année, ça doit être quelque chose, mais si tu pouvais nous partager une expérience passée qui t'a vraiment marquée.
- Clémence Favorel
Écoute, il y en a beaucoup, parce qu'on se lève le matin et on essaye chaque jour de mettre une pierre à l'édifice. Et puis, être en contact avec des chercheurs, des femmes, des gens engagés comme vous, d'avoir des tas de témoignages et de soutiens, c'est plein de beaux souvenirs sur cette année. Mais il y a une image, quand même, qui me reste, c'est ces femmes. Elles étaient quasiment 100. Il y avait un homme, parce qu'on n'a pas parlé d'une chose importante. Puisqu'on doit faire de la sensibilisation, parce que ça passe par là, 1% des cas de cancer du sein touchent les hommes. On n'en parle pas.
- Sandrine Planchon
Et ça, c'est peu connu, mais effectivement, c'est quelque chose d'hyper important. Parce que les hommes pensent qu'ils sont touchés que par des cancers plus masculins.
- Clémence Favorel
Dont on ne parle pas beaucoup, mais c'est un autre débat. Voilà,
- Sandrine Planchon
ça c'est autre chose. Et du coup, on ne parle pas. Déjà, on ne parle pas de leur cancer, souvent. Et alors, du cancer du sein chez l'homme ? Moi, avant de travailler chez Ruben Rose, je ne savais absolument pas que c'était le cas. Et du coup, comme on n'en parle pas, il n'y a pas de prévention. Et quand ils s'en aperçoivent, c'est souvent tard. Et donc, cette année-là, en octobre 2023, on a la chance de faire le lancement. Alors maintenant, on le fait le 30 septembre. Cette année-là, on le faisait encore le 1er octobre. Il fait très, très, très beau. C'est l'été indien. Il fait 29 degrés, on répète sur les Champs-Élysées, et j'en ai la chair de poule rien qu'en le disant, et il y avait ces 99 femmes, 7 hommes, pour justement montrer ces 1%, qui étaient touchés par le cancer du sein, Franck, et les blouses blanches, il y avait du rose et du blanc sur les Champs-Élysées, et en fait c'était l'union de ces femmes et des aidants, et de ces soignants. et de ses chercheurs. Et c'était, voilà, ça c'est une image qui pour moi est vraiment gravée parce que ça symbolise... J'ai commencé ce podcast en disant on ne fait jamais rien toute seule. Tu m'interrogeais, je pilote cette association, mais je la pilote certes, mais je ne suis que le chef d'orchestre. J'ai plein de musiciens, mais c'est vraiment ça. Et du coup, de voir ce collectif et de leur rendre hommage... Parce que si on fait ces lancements avec ces femmes depuis 2021 touchées, c'est parce que c'est pour elles. Et que de voir des femmes de tous les âges, alors malheureusement il y en a qui sont parties dans l'intervalle, mais de voir ces femmes en rose avec ces blouses blanches, et marcher, parce que c'était vraiment dans l'action, comme ça, avec une artiste qui était venue chanter gracieusement, ce qui est le cas de chaque année. C'est une image vraiment que j'ai gravée. Et on a la chance d'avoir cette tour Eiffel en rose. Mais ce soir-là, on a illuminé l'arc de triomphe. C'est un beau symbole aussi, un arc de triomphe. Qui normalement est plutôt militaire. Oui, c'est ça. Ou alors illuminé pour les JO ou pour les événements sportifs. Et là, de le détourner aussi et de le voir dans toute sa puissance et sa force. Et d'avoir cette image de triomphe. Et ces 100 chercheurs, avec ces 99 femmes et 7 hommes, c'était un sacré moment pour ce que ça envoie comme union.
- Clémence Favorel
C'est l'espoir aussi, finalement.
- Sandrine Planchon
Exactement. Donc, c'était une énergie qui m'est restée.
- Clémence Favorel
Et puis qui résume ce que vous faites.
- Sandrine Planchon
Oui, je trouve que c'est le sentiment qu'on avance ensemble. Et je disais, elle marchait parce que c'était le cas. On avait le... la partie haute de l'avenue des Champs-Élysées, comme c'était un dimanche qui était piétonnisé et qu'on nous avait laissé pour faire ce lancement. Et donc, elle marchait comme ça, volontaire. et c'est une image que je n'ai pas oubliée. Je ne suis pas prête d'oublier. Et tous les ans, elles reviennent, donc on les retrouvera encore cette année. Oui, elles seront soit dans le public, soit sur scène, sans rien révéler. En tout cas, en gardant la surprise. Mais il n'est plus question maintenant de ne pas continuer avec elles, puisque c'est pour elles. Oui, c'est pour elles que Rue Morose existe.
- Clémence Favorel
Exactement. Et du coup, c'est quoi ta volonté pour l'avenir ? Pour l'association, pour peut-être la cause aussi de la lutte contre le cancer du sein, pour toi-même personnellement ?
- Sandrine Planchon
Personnellement, je ne peux pas raisonner personnellement parce que je raisonne forcément dans mon métier avec le collectif. Si j'avais un rêve, parce que j'aime bien l'idée qu'il faut toujours avoir des rêves pour avancer, pour avoir des objectifs. Mon rêve, ce serait que ce ne soit pas 9 femmes sur 10, mais qu'un jour, toutes les femmes puissent guérir de ce cancer du sein. Ça, c'est évidemment... Je crois que c'est mon rêve et le rêve de beaucoup de gens. Et le vôtre, et toutes celles et ceux qui s'engagent. Donc, les entreprises, les collectivités, les particuliers, tout cet écosystème dont on vient de parler. Tout le monde travaille à ça. On est tous... dans le même bateau pour aller vers ce rêve-là. Enfin, ce rêve qui, j'espère, deviendra réalité. L'avenir de Ruben Rose, c'est qu'il n'y ait plus de Ruben Rose, si on schématise un petit peu. Alors, je pense, je suis très, très... En tout cas, j'ai envie d'être optimiste et je suis plutôt confiante parce que la recherche fait des énormes progrès en ce moment. Je pense que vous l'avez entendu, mais il y a des espoirs de soigner des cancers. notamment métastatiques, avec vraiment des solutions de traitement. Donc ça, je suis super confiante. Après, plus de ruban rose, avant qu'il n'y ait plus de femmes, parce que c'est une chose de guérir, et c'est en ça que je pense que c'est quelque chose qu'on peut projeter. Après, plus de femmes touchées par le cancer du sein. Donc je pense que le ruban rose, il va continuer à exister, mais s'il pouvait exister en donnant la possibilité. Par cette prise en charge et par les traitements aux femmes, et un jour le plus proche possible à toutes les femmes de guérir, ça ce serait, si on pouvait tous avoir ce vœu, ce serait bien.
- Clémence Favorel
On fait tous ce vœu là alors en octobre. Et pour terminer, qu'est-ce qu'on dit à une femme qui vient d'apprendre qu'elle a un cancer du sein ?
- Sandrine Planchon
On lui dit d'avoir de l'espoir. Ce que je reste persuadée, alors ça c'est moi qui parle, mais je pense que, et on en parle aussi, mais de manière plus générale, l'aspect psychologique est hyper important, donc il faut y croire, il faut envoyer une bonne énergie, il faut avoir confiance justement dans tout ce qui aujourd'hui est proposé. Dans le cadre de la prise en charge, d'une chirurgie moins invasive, qui permet des tas de choses, aujourd'hui, il y a des femmes qui rentrent le matin pour se faire enlever une tumeur et qui peuvent ressortir le soir. Donc aujourd'hui, la chirurgie, elle progresse, les traitements sont de plus en plus ciblés, la prise en charge est meilleure. Donc, confiance. Et espoir. Et s'il faut, elle sait qu'elle peut se tourner. Donc espoir. Et puis quand même un réseau au sens large du terme avec des tas de possibilités, des instituts, des soignants qui sont là et qui vont bien les prendre en charge.
- Clémence Favorel
Et puis après, si elle cherche des informations, on met le lien du site de Ruben Rose dans la description de cet épisode. Et nous, on communiquera bien évidemment comme chaque année en octobre. Et chez Promod, on communique aussi en avril. C'est nos deux mois où on parle cancer du sein, en tout cas lutte contre le cancer du sein. Donc n'hésitez pas à regarder aussi sur le site de Promod. On vous renverra vers le site de Ruben Rose. On voulait, quand on a préparé cet épisode ensemble, ouvrir sur quelque chose qui est toujours lié à la santé des femmes, en tout cas à leur bien-être. Il y a une actualité en plus qui est toute brûlante avec un film qui sort bientôt sur ce sujet. Je te laisse nous parler de ce monsieur qui est prix Nobel.
- Sandrine Planchon
Prix Nobel de la paix. C'est vrai que quand on a... préparé, même si c'était... On a gardé de l'espotanité et on a voulu faire ce podcast comme on le fait là, comme une conversation et en ayant un fil rose, j'allais dire, mais en laissant libre cours après à ce naturel. Mais c'est vrai que dans le côté plus personnel, tu m'as demandé un certain nombre de choses et moi, je trouve que ces femmes sont des héroïnes. Et je n'ai pas beaucoup de héros dans la vie, si ce n'est les héros de la vraie vie. Mais il y a un héros dans cette vraie vie dont on parle en ce moment, mais dont on a beaucoup parlé, qui est donc Denis Moukwebe, qui a reçu le prix Nobel de la paix. Et on l'appelle Denis Moukwebe, mais on l'appelle aussi l'homme qui réparait les femmes. Alors il répare les femmes, il répare les petites filles. Et je trouvais qu'avoir une figure comme lui, Le prix Nobel de la paix avec une sagesse incroyable malgré ce qu'il voit dans son propre pays, qui est donc la RDC, la République démocratique du Congo. C'était extrêmement inspirant. Donc cet homme, il répare ses petites filles qui sont souvent très jeunes et ses femmes qui sont les premières victimes de la guerre en RDC. et qui sont utilisés comme des armes de guerre, parce que c'est ça qui se passe par les rebelles, et qui sont violés, mutilés, etc. Et ça, respect, admiration totale. Et je trouvais que parler de lui, c'est évidemment parler de quelqu'un qui dévoue sa vie, à une cause de santé, mais plus largement à l'humain. et qu'on avait besoin, je trouve, de figures comme ça, dans un monde assez secoué. Et en même temps, on continue à parler de santé et d'humanité. Donc, je trouvais que c'était une jolie boucle.
- Clémence Favorel
Une jolie ouverture aussi pour les auditrices ou auditeurs qui ne le connaîtraient pas.
- Sandrine Planchon
Absolument.
- Clémence Favorel
Merci pour cette petite synthèse de tout ce qu'a fait cet homme. Et merci d'être venu. On rappelle à tout le monde, allez... Vous faire soit autopalpation, soit aller chez vos médecins, chez vos sages-femmes aussi, pour vous faire palper en tout cas, c'est la prévention le premier message, et allez vous renseigner sur le cancer du sein et parlez-en autour de vous. Ce n'est pas un tabou, c'est important.
- Sandrine Planchon
Alors j'aimerais juste dire deux mots, c'est prenez soin de vous. Non mais on dit souvent ça, on dit ça en français, on dit take care en anglais, on dit souvent prenez soin de vous, mais ce n'est pas vain. Enfin, je veux dire, ce n'est pas juste une formule, c'est vraiment essayer à votre façon de prendre soin de vous. Et la prévention en fait partie. Puis moi, j'aimerais dire merci à Promod d'être fidèle et de soutenir la cause de la lutte contre le cancer du sein à nos côtés, fidèlement et avec autant d'engagement, parce que sans engagement, il n'y aurait pas tout ça. Donc, un grand, grand merci. Au nom de tous les membres de l'association Ruban Rose.
- Clémence Favorel
Merci beaucoup. À bientôt.
- Sandrine Planchon
À bientôt.
- Clémence Favorel
Et voilà, c'est déjà la fin de notre deuxième épisode. Un grand merci à Sandrine qui a pris le temps en cette folle période de préparation d'Octobre Rose pour venir échanger avec moi sur ce sujet si important. Merci à vous pour votre soutien. Et surtout en ce mois d'octobre, parlons sans tabou du cancer du sein. Cela peut sauver des vies. On ne le dira jamais assez. La lutte contre le cancer du sein, c'est toute l'année. Et le dépistage tous les deux ans, à partir de 50 ans. On se retrouve le mois prochain pour un nouveau Micro Expressio et je vous dis à bientôt.