Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans 1000 parcours pro au micro. On entend souvent qu'il faut être ambitieux pour réussir. Mais ambitieux, qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Est-ce que ça veut dire gagner beaucoup ? Est-ce que ça veut dire avoir des postes à haute responsabilité ? Créer une entreprise qui devient très connue, mondiale ? Être visible, être reconnu ? Mais si on n'a pas envie de tout ça, est-ce que ça veut dire qu'on manque d'ambition ou qu'on n'a pas d'ambition ? Et est-ce que si on manque d'ambition, ça veut dire qu'on ne peut pas avoir une carrière épanouie ? Cet épisode s'adresse à toutes les personnes qui se considèrent aussi bien très ambitieuses que peu ou pas ambitieuses, mais qui souhaitent être épanouies dans leur carrière. L'objectif est de comprendre comment fonctionne l'ambition et à quels paramètres elle est corrélée. Est-ce que c'est un trait de caractère qui nous définit, notamment quand on est jeune et qu'on n'a jamais eu l'occasion d'explorer le monde du travail ? Pourquoi est-ce que ce n'est pas un souci d'en manquer ou de ne pas en avoir beaucoup ? Comment est-ce qu'elle peut évoluer avec le temps ? Et surtout, comment la cultiver pour qu'elle nous serve au lieu de nous desservir ? Dans cet épisode, je ne vais pas te dire s'il faut être ambitieux ou non. Je vais surtout essayer de déconstruire ce terme pour qu'il te serve au lieu de te mettre à la pression. Avant d'aller plus loin, je pense qu'il est important de s'arrêter un petit moment sur... Le mot qu'on utilise depuis le début de cet épisode et que je vais répéter régulièrement, j'en suis désolée, et donc ce mot tu l'as compris, c'est le mot ambition. Si on regarde la définition de l'académie française, l'ambition c'est à la fois un vif désir de s'élever pour réaliser toutes les possibilités de sa nature, mais aussi la recherche passionnée de la gloire, du pouvoir et de la réussite sociale. Je trouve cette définition très intéressante parce qu'elle nous montre déjà un... double visage, une ambiguïté par rapport à ce terme. D'un côté, on va avoir une ambition qui est plutôt intérieure, presque intime, l'envie de se développer, de progresser, de devenir une version de soi qui peut être plus accomplie, mais vraiment de façon intérieure. Et de l'autre, une ambition qui va être beaucoup plus extérieure, beaucoup plus visible, qui va s'exprimer par la reconnaissance, le statut, la réussite sociale, et qui peut s'exprimer dans le regard des autres. Le problème, c'est que dans le monde du travail actuel, dans la société actuelle, on parle surtout de cette deuxième forme d'ambition. On va valoriser l'ambition qui se voit, qui se mesure, qui se compare, celle qu'on va voir sur un CV ou sur un intitulé de poste ou via un salaire, au défaut peut-être de l'ambition qu'on a qualifiée un peu plus tôt d'ambition intérieure. Il y a beaucoup de monde qui n'a pas forcément une ambition intérieure qui va être alignée avec l'ambition montrée dans la société actuelle, l'ambition promue dans la société actuelle. C'est donc important de s'assurer, dans un premier temps, que l'on développe une ambition, qu'on la comprend, avant d'atteindre des niveaux qui ne correspondent pas forcément à ce qu'on a profondément envie, pour ne pas se perdre en route. Par exemple, si vous êtes entrepreneur et que vous voulez avoir votre entreprise, pour x ou y raison, mais que vous n'avez pas forcément envie de consacrer toute votre vie à votre entreprise, Et bien peut-être qu'au lieu de favoriser l'ambition reconnue par la société, qui va peut-être être de faire de votre entreprise une entreprise multinationale, avant de développer cette ambition qui n'est pas forcément la vôtre, posez-vous la question de ce que vous voulez vraiment dans votre vie et comment vous voulez que votre entreprise et votre ambition professionnelle servent votre vie. En effet, c'est important de se poser ces questions pour ne pas se perdre en route, même si effectivement il est toujours possible de revenir en arrière. Ça permet quand même de partir ou de repartir sur de bonnes bases et de pas forcément perdre de tout. Cependant, vouloir une ambition visible, sociale, élevée, c'est pas non plus un problème en soi. Il y a des personnes pour qui la reconnaissance, le statut, le pouvoir par exemple de décision, la réussite sociale, font vraiment partie de ce qui les anime au fond. C'est pas parce qu'elles veulent forcément prouver quelque chose aux autres ou que c'est le regard de l'autre qui leur importe. Mais c'est surtout parce que ça correspond à leur tempérament, à leur énergie et à leur manière de se réaliser. Vous devez connaître des personnes dans ce cas-là pour lesquelles c'est en prenant des décisions, en s'activant au quotidien, en allant vite, en n'ayant pas le temps, que ces personnes-là se réalisent. Et pour certaines personnes, diriger une équipe, avoir des responsabilités, être exposées, décider, c'est profondément être alignées avec ce qu'ils ont envie au fond d'eux. Et dans ce cas-là, l'ambition sociale est alignée avec l'ambition intérieure. et du coup... il n'y a absolument pas de problématique, ce n'est pas une fuite, ce n'est pas une pression, ça va vraiment devenir un moteur. Quand quelqu'un sait pourquoi il va vouloir évoluer, quand il accepte justement ce que ça va impliquer, donc on sait, la charge mentale, le stress, le temps, mais que ça reste un choix conscient, alors cette ambition, elle peut être très saine et elle peut se développer encore et encore. Le problème, ça va jamais être, je pense, le niveau d'ambition, mais c'est justement quand l'ambition ne nous ressemble pas. D'ailleurs, petit aparté, lorsque notre ambition interne est différente de notre ambition externe, de celle qu'on montre, de celle qu'on exécute, entre guillemets, au quotidien dans notre carrière, ça peut très vite devenir une très grosse source de pression. Selon l'Organisme Mondial de la Santé, plus de 40% des travailleurs déclarent des niveaux de stress élevés. Et l'épuisement professionnel est considéré aujourd'hui comme un enjeu et un problème majeur. Alors évidemment, cela ne veut pas dire que toutes les personnes, que les 40% des travailleurs victimes d'un burn-out sont concernés par cette absence d'alignement entre l'ambition interne et l'ambition externe. Mais je pense que le fait de se poser la question sur ce qu'on est prêt à encaisser, sur ce qui nous convient en termes de charges, se soit aligné avec ce qu'on veut au fond de nous pour permettre d'éviter certains problèmes, certains burn-out ou autres. Il y a un raccourci qu'on fait très souvent quand on parle d'ambition, et qui à mon avis mérite vraiment d'être déconstruit. On associe encore énormément l'ambition avec le niveau d'études, comme si faire peu d'études, ou pas du tout, voulait dire qu'on manque d'ambition, alors que dans la réalité, il y a beaucoup, beaucoup de personnes très ambitieuses qui n'ont pas fait d'études. Leur ambition ne passe pas forcément par un diplôme, ni par l'envie de passer des années. dans des études, mais vraiment par l'envie de construire quelque chose, de progresser et de réussir à leur manière, sans que ce soit forcément un domaine intellectuel. On peut prendre par exemple les métiers qui sont plus manuels. On peut prendre par exemple les métiers qui vont être plus manuels, je ne sais pas, on peut prendre un ou une ébéniste, un coiffeur, une boulangère, peu importe. C'est des personnes qui n'ont pas un bac plus 5, un bac plus 6, un bac plus 7, mais qui par contre peuvent être... très très ambitieuses dans leur carrière, qui peuvent vouloir développer des entreprises, des entreprises de prestations de services, des entreprises dans lesquelles elles vont faire ensuite des formations, et elles peuvent amener toujours, toujours, toujours plus loin leurs entreprises. Et aujourd'hui, justement, à l'ère des réseaux sociaux, on le constate sur beaucoup de comptes, de personnes qui montrent leur quotidien, justement, d'entrepreneurs, des coiffeurs, des pâtissiers, regardez Cédric Grolet, il n'a pas un bac plus 8, mais regardez où il en est aujourd'hui. et C'est quelqu'un de très ambitieux, comme on peut avoir un autre pâtissier qui a peu d'ambition, il aime son travail, mais il ne veut pas non plus y consacrer toute sa vie. À l'inverse, faire des études longues, ça ne veut pas dire qu'on est très ambitieux, ce n'est pas corrélé. On peut très bien faire des études longues déjà parce qu'on a eu un peu de pression familiale, par sécurité, par habitude, parce qu'on avait l'habitude d'être à l'école, on ne se voyait pas encore aller travailler, ça, ça arrive très souvent. mais sans avoir une ambition professionnelle particulièrement élevée. Par exemple, quelqu'un qui est ingénieur, qui a un bac plus 5, peut très bien préférer rester sur le même poste pendant des années, peut très bien occuper un poste technique, sans jamais vouloir prendre de responsabilités, avec des horaires qui lui conviennent, un trajet quotidien entre son travail et son lieu de vie qui lui conviennent, sans jamais vouloir avoir plus en termes de travail. Et là encore, c'est ni bien ni mal, c'est vraiment une réalité. Les études vont vraiment être un outil, mais jamais une mesure de l'ambition, parce que justement cet ingénieur-là, il n'aurait pas aimé être coiffeur. Donc lui, ses études lui ont servi, ça a été un outil pour lui. Il voulait vraiment travailler dans ce domaine-là. Donc ses études ont été un outil, mais ça ne veut pas dire que parce qu'il a un bac plus 5, il a une ambition débordante. Autre raccourci qu'on peut faire régulièrement, c'est qu'on a tendance à penser que les meilleurs profils en termes de performance sont ceux qui sont les plus ambitieux. Mais dans la réalité des entreprises, c'est pas toujours vrai. La performance, ça va vraiment être ce qu'on produit. Ça va être les résultats, les chiffres, les objectifs qu'on va atteindre. Et on part souvent du principe que quelqu'un qui va être très performant est forcément très ambitieux. On peut très bien être performant sans chercher à aller plus loin, comme je vous ai dit avec l'exemple de l'ingénieur juste avant, sans vouloir plus de réponses. responsabilité, sans vouloir plus de responsabilité ni de visibilité. Et à l'inverse, on peut très bien être très ambitieux, mais ne pas être encore performant, parce que l'ambition peut précéder la performance. On peut très bien être jeune, avoir 26, 27 ans, arriver sur un poste ambitieux, entre guillemets, qui a des responsabilités, mais on n'a pas encore les compétences et on n'est pas encore techniquement hyper performant, mais avec notre ambition, on va le devenir. Si on reprend l'exemple de l'ingénieur, il apporte beaucoup à l'entreprise il apporte de la stabilité, de la fiabilité il transmet ses connaissances il a une expertise long terme et son engagement est constant alors que quelqu'un qui est très ambitieux il peut très bien changer de poste très régulièrement parce que justement ça va nourrir son ambition et c'est quelque chose qu'un poste, qu'une personne qui a moins d'ambition qui préfère rester sur son poste n'a pas donc lui va être engagé plus longtemps et ça pour les entreprises c'est génial c'est ça qu'il y a besoin et c'est ça aussi qui fait vivre une entreprise Merci. Certaines personnes vont hyper bien performer là où elles sont, mais pas parce qu'elles veulent grimper, juste parce qu'elles aiment bien faire leur travail. Elles ne cherchent pas plus, elles ne cherchent pas forcément à se distinguer, mais elles sont vraiment essentielles au bon fonctionnement de l'entreprise. Et puis, toutes les entreprises n'ont pas besoin de leaders. Dans une entreprise, il y a peu de leaders par rapport au nombre de postes. Donc elles ont surtout besoin de solidité dans les équipes. Elles ont besoin de gens techniques et de gens experts dans leur domaine. Mais si l'ambition ne se résume ni aux études, ni aux statuts, ni même à la performance, on peut se poser la question suivante. Comment est-ce qu'on peut savoir si on est ambitieux ? Surtout quand on est jeune, quand on n'a pas encore vraiment travaillé ou pas beaucoup. qu'on débute tout juste dans le monde professionnel. À 18 ou 20 ans, on n'a pas toujours un plan très clair, un métier en tête pour les 10 prochaines années, mais ça ne veut absolument pas dire qu'on manque d'ambition. Ça veut juste dire qu'on est en train de se construire et qu'on est en train de découvrir. L'ambition, à cet âge-là, elle ne se mesure pas du tout à un poste ou à un salaire parce qu'on ne sait pas encore de quoi l'avenir est fait. Vous pouvez plutôt la comprendre dans votre curiosité. dans votre envie d'apprendre, de vouloir tester, à se tromper. Justement, à ce moment-là, avoir de l'ambition, ça veut juste dire « Ok, je veux juste trouver ma place. » C'est déjà une grande ambition. Et pour ça, je vous invite à observer justement votre quotidien. Et c'est valable justement pour les jeunes de 18 ans, 20 ans, 21 ans qui sont perdus, qui peuvent ne pas savoir s'ils sont ambitieux ou pas. Mais aussi pour les personnes qui sont un peu plus avancées dans leur carrière. Quelle va être votre relation à l'effort ? Quelles activités, est-ce que ça ne vous dérange pas de faire un peu plus que prévu ? D'y passer du temps, d'y consacrer de l'énergie, même si personne ne vous le demande. Là où certains peuvent y avoir une forme de contrainte, vous, vous allez y voir un défi, quelque chose qui en vaut la peine. Par exemple, j'ai une amie qui est très sportive. Il y a certaines activités qu'elle fait. Pour elle, c'est un effort, mais pas du tout comme si moi je faisais cet effort-là. La relation à l'effort est totalement différente. Pour une même activité, d'une personne à l'autre, ça n'a rien à voir. Et la deuxième observation que vous pouvez faire par rapport à votre quotidien pour apprendre à mieux vous connaître par rapport à ce sujet-là, c'est votre relation par rapport au temps. Il y a toujours des activités qui passent plus vite que d'autres. Même dans le travail. Ceux qui travaillent déjà, vous le savez, il y a des activités qui passent plus vite que d'autres. Des choses pour lesquelles peut-être vous pouvez sacrifier une soirée, un week-end ou juste du temps libre sans que ça vous paraisse absurde. Il y en a qui adorent regarder des documentaires sur l'histoire. Il y en a qui adorent lire des livres. Et aujourd'hui, il y a des métiers où les gens qui sont fans de lecture exercent dans ce domaine-là. On peut prendre les libraires, on peut prendre les personnes qui testent les livres, c'est-à-dire qu'ils lisent les livres pour les maisons d'édition et ils en font des retours. C'est un métier. Donc voilà, regardez vraiment là où vous passez du temps quand vous n'êtes pas obligé de passer du temps à faire cette activité-là. Après, ça ne veut pas dire de vouloir... toujours travailler, de vouloir tout le temps travailler, ça veut dire qu'il existe au moins un domaine dans lequel l'effort et le temps ne sont pas ressentis comme une perte. Et c'est souvent là que vous allez pouvoir trouver une petite ambition naissante. Et donc, la vraie question, c'est pas de se dire est-ce que je suis ambitieux ou pas, mais plutôt, où est-ce que je suis prêt à mettre un peu plus que le strict minimum ? Et à partir de ce moment-là, l'ambition, elle se développera toute seule à son échelle, elle sera pas forcément ultra importante, mais elle se développera. Toujours en vous écoutant, en écoutant justement son ambition et ses envies profondes. Ensuite, je voudrais aborder un dernier point avant de conclure l'épisode. C'est comment cultiver une ambition saine. Parce que l'ambition, elle peut évoluer, elle peut changer au cours de la vie et de ses événements. Mais du coup, comment est-ce qu'on peut cultiver une ambition qui va nous servir plutôt qu'une ambition qui va nous épuiser, nous écraser ? Comment est-ce qu'on peut faire en sorte qu'elle nous aide à construire justement une carrière épanouie ? sans qu'elle devienne une pression constante au quotidien et que ça commence à nous pourrir la vie. Le premier point, ça va être de s'orienter sur l'expérimentation. On a tendance à croire que tout se joue dans le cadre professionnel. Mais en vrai, il y a beaucoup de choses qui se passent en dehors du travail. Et ça peut être très bien un projet personnel, une association, une activité créative ou une formation suivie par curiosité. Je ne sais pas si vous connaissez les MOOC. Les MOOC, c'est une plateforme en ligne gratuite pour tout le monde. ça s'appelle FunMook je crois, dans laquelle vous pouvez avoir plein de petites formations sur des thèmes divers et variés, personne ne vous demande de les faire, mais juste ça vous intéresse et ça peut vous servir après dans votre carrière, mais vous ne le faites pas pour ça, vous le faites parce que sur le coup ça vous intéresse et vous avez envie de suivre cette petite formation ça vous sort de votre quotidien. Tout n'a pas toujours besoin d'être rentable, visible ou stratégique, vous ne faites pas toujours quelque chose justement pour gagner de l'argent, pour être plus visible ou avec un objectif par derrière. Par exemple, vous pouvez très bien avoir un moment dans votre carrière où votre travail vous plaît, mais vous sentez un petit manque d'utilité, on va dire. Et bien peut-être que juste le fait, au lieu de remettre toute votre vie ou toute votre carrière en question, peut-être que juste le fait de vous engager dans une association deux ou trois heures par semaine ou même quatre heures par mois, ça va justement recréer ce petit côté où vous vous sentez utile et ça va rééquilibrer avec votre profession. Et peut-être que du coup, au lieu d'avoir un travail qui regroupe toutes vos ambitions, qui regroupe toutes vos ambitions, vous allez avoir deux parts de votre vie. votre carrière professionnelle et justement ce petit engagement auprès d'une association. Et dans chacune de ces parties-là, vous aurez une ambition propre à chacun de ces côtés-là. Donc c'est justement parfois dans ces espaces-là que vous allez pouvoir clarifier votre ambition ou rééquilibrer justement des pans de votre vie. Le deuxième point, ça va être de se poser régulièrement la question justement sur l'alignement entre vos activités, ce que vous faites en ce moment concrètement, votre statut professionnel, avec ce que vous voulez vraiment. mais à un moment particulier, avant, pendant ou après un changement majeur dans la vie. On peut constater que chez beaucoup de femmes qui sont enceintes ou qui viennent d'avoir un enfant, il y a beaucoup de remises en question et il y a beaucoup de reconversions ou au moins d'évolutions horizontales ou transversales chez ces femmes après ou avant la grossesse. On peut aussi constater des aménagements du temps de travail pour un salarié par exemple qui va devoir s'occuper d'un proche malade. Et ça, c'est justement à ce moment-là. au moment où on a des grands changements dans notre vie, on peut se poser la question de « Ok, est-ce que là, aujourd'hui, j'ai besoin de recalibrer mon ambition pour qu'au quotidien, je sois toujours épanouie et que j'ai toujours un équilibre ? » Et enfin, le dernier point, ce serait de questionner vos limites. C'est-à-dire qu'une ambition doit être saine pour vous servir. Et une ambition saine, justement, elle connaît ses limites. Mais l'idée, ce n'est pas de vous brider, c'est juste de vous respecter. Voilà, par exemple, le sommeil, les relations, la famille, ce n'est pas des variables d'ajustement. Si votre ambition, elle vous coupe de tout ça, c'est peut-être un signe qu'elle est mal régulée, qu'elle est mal orientée. Et c'est à vous, en vous posant les bonnes questions, de justement trouver les variables de réajustement. Ça peut être passer à 80%, ça peut être changer de poste, ça peut être tout un tas de choses différentes. Mais en tout cas, il faut toujours garder en tête. qu'une ambition saine, elle va vous faire grandir sans jamais vous abîmer. On arrive à la fin de cet épisode et si je devais le résumer en une idée, ce serait peut-être celle-ci, que l'ambition n'a pas une seule forme, elle n'est pas corrélée ni au nombre d'années d'études, ni au statut, ni même à la performance, mais qu'elle va se jouer dans des choses plus discrètes, dans la manière dont on choisit ses efforts, dans la manière dans laquelle on alloue son temps et dans ce qui nous donne envie de continuer, même quand ce n'est pas évident. Être ambitieux, ce n'est pas toujours de vouloir. plus, mais c'est de vouloir mieux comprendre ce qui nous anime, c'est de vouloir mieux choisir ce à quoi on consacre notre énergie, et parfois mieux accepter de ne pas savoir tout de suite, d'attendre et de se reposer la question dans deux mois, dans six mois, dans un an. Surtout, je réinsiste, surtout quand on est jeune, ne pas avoir de plan clair, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas un manque d'ambition, ce n'est pas grave, c'est normal, vous êtes au début du processus, et tout va bien se passer, étudiez-vous, observez-vous. et vous allez comprendre, vous allez vous comprendre et vous allez vous apprendre. Et si je devais laisser un dernier message, ce serait vraiment de prendre le temps de construire votre ambition qui vous ressemble et de ne pas forcément avancer trop vite. Merci d'avoir pris ce temps avec moi, ce temps pour m'écouter. Si cet épisode vous a aidé à vous poser des questions, alors il a déjà bien rempli son rôle. En tout cas, j'ai passé beaucoup de temps à réfléchir à cet épisode, à lire, à écrire et à réenregistrer. Et vous voyez, moi-même, je n'ai absolument pas fait d'études en communication ou en journalisme. Tant que je commence à développer une vraie ambition pour ce podcast, comme quoi l'ambition prend parfois des chemins assez inattendus. N'hésitez donc pas à partager ce podcast autour de vous, de parler de cet épisode, de lui mettre une note de 5 étoiles et de me laisser un petit commentaire si vous en avez envie. Et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode interview cette fois-ci. bonne semaine