Speaker #0Il est 5h du matin, votre réveil sonne, vous ouvrez un oeil, à 5h02 vous buvez votre eau tiède citronnée, à 5h10 vous êtes déjà sur votre tapis de yoga évidemment, à 5h30 vous méditez en silence, parfaitement aligné avec l'univers, à 6h vous écrivez vos intentions du jour dans un carnet en papier recyclé, à 6h15 vous lisez 10 pages d'un livre qui va transformer votre vie, et à 6h30 vous êtes officiellement une meilleure personne que le reste de l'humanité. Voilà. Oui, parce que si vous ne faites pas ça, vous avez raté votre vie, vous êtes nul, vous ne comprenez rien au développement personnel et vous risquez même de ne jamais atteindre l'éveil spirituel. Ça vous semble caricatural et pourtant je le vois tous les jours sur les réseaux sociaux, cette recherche stricte, pleine de rigueur et de dictates autour du def perso. Alors que moi déjà le matin, j'arrive à me lever et c'est déjà très bien. C'est mon miracle morning. La nature ne se hâte pas, pourtant tout s'accomplit. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, continuons à être en décalage. On va parler d'un sujet qui peut déranger la rigidité de votre mental. Je parle de vos routines. Bonjour et bienvenue sur le podcast Mise en lumière holistique, l'émission qui éclaire votre chemin intérieur vers le bien-être et la transformation. Je suis Véronique Thorezin, mentor spirituel et thérapeute holistique. Derrière chaque épisode se cache un peu... de mon histoire, de mon parcours avec une maladie inflammatoire neurologique, une sclérose en plaques, de ma résilience, de mes découvertes et apprentissages personnels qui sont devenus aujourd'hui mon expertise en tant que thérapeute dans ce cheminement de spiritualité, de développement personnel, de guérison et surtout de connaissance de soi-même. Venez récupérer des pièces de votre puzzle au travers de l'énergie, de la médecine traditionnelle chinoise, de mindset, de symbolique de maladie, évidemment d'ancrage et de lâcher prise, et bien d'autres pratiques pour vous permettre d'avancer, de comprendre et d'œuvrer sur vous-même. Chaque semaine, que ce soit seul ou avec des invités inspirants, nous explorerons divers aspects pour vous apporter des clés essentielles de compréhension dans votre épanouissement. Préparez-vous à illuminer votre chemin vers une vie consciente, ancrée et harmonieuse. Je vous souhaite la bienvenue pour ce moment d'écoute où vous découvrirez que vous êtes un corps, mais également une âme et un esprit. Préparez-vous à plonger dans une aventure transformative chaque semaine avec Mise en Lumière Holistique. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Mise en lumière holistique. Aujourd'hui je vais aborder un sujet qui peut sembler un peu provocateur, surtout dans le monde du développement personnel aujourd'hui, parce que je vais vous dire quelque chose très clairement, je suis contre les routines. Et je sais que c'est un sujet qui peut surprendre, parce qu'aujourd'hui on entend partout qu'il faut une routine du matin, une routine du soir, une routine pour être aligné, une routine pour être productif, et même une routine pour être spirituel. Bref, comme si notre évolution passait forcément par des cases bien définies. Des cases, des cadres, stricts, enfermants. Tiens, c'est drôle, ça me rappelle un truc. Ah oui, un mental aux commandes. Et je vais être honnête, les personnes que j'accompagne le savent, je ne crois pas du tout à cette rigidité-là. Et c'est pour cela que les routines n'ont jamais fait partie de ma vie et que des personnes comme Joe Dispenza m'ont permis de comprendre que finalement, c'était plutôt sain. comme approche. Alors attention, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas de cadre, qu'il ne faut pas de discipline. Bien sûr que parfois, dans certaines périodes de sa vie, on a besoin de se stabiliser, on a besoin de se retrouver, on a besoin de prendre rendez-vous avec soi-même. Mais ce que je questionne profondément, c'est la routine au sens strict, mécanique, automatique, celle qui formate le mental et qui finit par vous enfermer. Parce qu'il y a une énorme différence. Entre se discipliner et se conditionner. La discipline pour moi appartient au lâcher prise de l'ancrage. C'est un engagement vivant, c'est-à-dire je prends soin de moi. Je me respecte, je suis ma priorité. Alors que la routine, c'est ce cadre rigide, strict qui appartient au mental. Elle devient un rituel de contrôle. Et vous le voyez très bien, ce n'est pas la même chose de pratiquer du yoga dans votre semaine parce que votre corps n'a besoin que de vous obliger. à faire du yoga tous les jours à 8 heures précises. Sinon, vous avez l'impression que tout va s'effondrer. Là, on n'est plus sur l'ancrage, non, on est dans la rigidité de votre vie. Et c'est exactement ce dont j'ai envie de parler aujourd'hui, pourquoi notre époque sacralise autant les routines. Ce que cela dit de notre rapport au contrôle, et surtout, ce que ça crée dans votre corps, dans votre cerveau, et donc dans votre énergie. Et c'est là que c'est intéressant. Parce que même la neurosciences le confirme, et Joe Dispenza en parle très bien, le corps peut devenir dépendant de certaines habitudes, au point de se sentir en manque dès qu'on modifie la moindre routine. Et énergétiquement, en médecine chinoise, la rigidité n'est jamais neutre, elle crée de la stagnation, elle bloque le mouvement naturel de la vie. Alors dans cet épisode, je vous invite à réfléchir avec moi à une autre voie, celle d'un cadre souple, d'une discipline incarnée et d'une présence vivante, plutôt que d'une routine automatique. Et je vais vous dire pourquoi à mon sens les routines sont devenues aussi populaires. Hormis le fait que le développement personnel d'aujourd'hui comprend absolument tout à l'envers, c'est-à-dire en partant de votre mental, mais ça, vous commencez à le comprendre à force d'écouter et mis en lumière holistique. Non, ces routines sont populaires, non pas parce qu'elles sont magiques, ce n'est pas parce qu'elles sont spirituelles, mais c'est parce qu'elles rassurent. Elles rassurent énormément. Et c'est là la clé de votre mental. Une routine, c'est simple. Ça donne l'impression qu'on contrôle. Ça donne l'impression qu'on a trouvé une formule, une recette. Un cadre qui dit « si je fais ça, alors je vais bien aller. Et si je fais ça, alors je vais avancer. Et si je fais ça, alors je vais devenir la meilleure version de moi-même. » Et évidemment, votre mental adore ça. Le mental adore les cases, il adore les méthodes, il adore les programmes clés en main si possible. Il adore les « il faut que je le fasse, tu dois le faire » . Parce que le mental, lui, il a besoin de contrôle pour se sentir en sécurité. Donc on comprend très bien pourquoi le miracle morning et toutes ces routines du quotidien ont explosé. Ça donne une structure, ça donne une direction, ça donne une impression d'ordre dans un monde intérieur parfois très chaotique. Mais là où ça devient intéressant, c'est quand ce cadre commence à se transformer en prison. Parce qu'au départ, on croit qu'on fait une routine pour se sentir mieux et c'est génial. Et puis très vite, c'est la routine qui décide si vous allez bien ou pas. Si vous ne la faites pas, Vous culpabilisez. Si vous ne la faites pas, vous avez l'impression d'avoir raté votre journée. Si vous ne la faites pas, vous vous sentez en échec. Oui, vous êtes nul quand même, il ne faut pas déconner. Ce n'était pas compliqué de faire votre yoga à 6h30 ce matin après une nuit chaotique, non ? Et là, on n'est plus du tout dans quelque chose d'incarné, dans l'instant présent et surtout dans cette notion de lâcher prise. On est dans quelque chose de mécanique, quelque chose d'automatique. dans quelque chose qui nourrit votre mental plutôt que votre corps. Et c'est là que je veux vraiment poser une distinction fondamentale. La discipline n'est pas de la routine. La discipline, c'est un engagement conscient, c'est un rendez-vous avec soi, une présence. Surtout, c'est quelque chose de souple, qui s'adapte à votre vie. La discipline, c'est dire, aujourd'hui, j'ai besoin de bouger mon corps, aujourd'hui, j'ai besoin de respirer ou même besoin de méditer, mais peut-être que ça sera à 7 heures. Ou à 11h ou à 21h. Parce que je suis en lien avec ma vie, mon corps et l'instant présent. Parce que je suis en lien avec mon énergie, parce que je suis en lien avec mon propre rythme, mon cycle interne. Alors que la routine, elle, peut devenir rigide. Elle peut devenir un automatisme. Elle peut devenir même votre identité. Je suis quelqu'un qui fait ça tous les matins, sinon je ne suis plus moi. Et ça, c'est extrêmement mental. Vous vous souvenez, les petits personnages avec les masques ? Oui, parce que la routine, dans ce cas, elle ne sert plus à vous soutenir, non, elle sert à vous rassurer. Elle sert à calmer une anxiété intérieure, elle sert à éviter le vide, elle sert à éviter l'inconnu. Et c'est là qu'on touche quelque chose de très profond. Parfois, on ne fait pas des routines parce qu'on est aligné, on fait des routines parce qu'on a peur. Peur de ne pas avancer, peur de ne pas être assez, peur de perdre le contrôle, peur de se sentir perdu. Donc on s'accroche à une structure... extérieure, comme si elle allait nous sauver. Mais la vraie question, ce n'est pas est-ce que j'ai une routine parfaite ? La vraie question est, est-ce que je suis en train de m'écouter, là, dans l'instant ? Est-ce que je suis en train de me respecter ? Ou est-ce que je suis en train de m'imposer une méthode pour calmer mon mental ? Parce qu'à force de faire toujours la même chose, on finit par ne plus être présent. On finit par exécuter. On finit par cocher des cases. Et on appelle ça spiritualité. Alors que parfois, c'est juste un contrôle déguisé. Parce que soyons sincères, que vous fassiez votre routine à 8h, midi ou 17h, ça ne change rien à votre vie. Cela dépendra évidemment de votre timing et de votre rythme au quotidien. Mais là où l'emprise devient problématique, c'est si à 8h vous avez raté le créneau de votre routine et que vous commencez à vous en vouloir, à vous culpabiliser, à vous autoflageller. Et même votre corps va commencer à réagir en vous faisant croire qu'il y a un manque. Et c'est là le problème de la routine. C'est là que ça devient intéressant, c'est-à-dire le but de cet épisode, parce qu'on croit que la routine est juste un comportement, mais qu'en réalité, ce n'est pas un comportement, ce n'est pas qu'un comportement, c'est surtout une programmation, et évidemment pas seulement mentale, mais aussi corporelle. Jody Spandau l'explique très bien. Le corps devient le subconscient. Le corps mémorise, le corps anticipe, le corps s'habitue. Et si tous les matins à 8h vous faites exactement la même chose, avec les mêmes pensées, les mêmes émotions, les mêmes gestes, et bien votre corps finit par le savoir même avant vous. Il sécrète les mêmes substances, il déclenche les mêmes états, il s'installe dans la familiarité. Et la familiarité pour votre cerveau, c'est la sécurité. Gardez en tête que votre corps a sa propre mémoire, indépendante de tout le reste et même de votre cerveau. Vos émotions au quotidien, c'est votre corps qui les sent et qui les ressent en premier, bien avant vos pensées car il les connaît, il les a enregistrées. Donc le jour où vous ne faites pas votre routine, votre corps peut littéralement envoyer un signal d'alerte. Pas parce que vous avez raté votre réveil spirituel, mais parce que vous avez rompu un schéma connu. Et le cerveau, je le répète, n'aime pas l'inconnu. Le cerveau préfère un schéma. inconfortable, méconnu, qu'un schéma nouveau, mais potentiellement plus libre. C'est ça qu'il faut comprendre. Les routines renforcent les mêmes circuits neuronaux. Elles solidifient la même identité, elles répètent la même version de vous. Et plus vous répétez, plus vous automatisez. Et plus vous automatisez, moins vous êtes conscient. Sans en parler de lâcher prise, ou d'instant présent inexistant. Alors, oui, Les neurosciences nous disent que l'habitude économise de l'énergie, que le cerveau adore automatiser, que les ganglions de base prennent le relais pour ne plus solliciter le cortex préfrontal. Très bien. Mais la question que je vous pose, c'est est-ce que vous voulez économiser l'énergie ou est-ce que vous voulez être vivant ? Parce que la plasticité cérébrale, elle, elle aime la nouveauté. Elle aime l'adaptation. Elle adore la flexibilité. C'est quand vous changez, c'est quand vous expliquez. Explorez quand vous cassez un schéma que le cerveau crée de nouvelles connexions. Pas quand vous répétez mécaniquement le même rituel en cochant une case. Et c'est là que je reviens à ce que je disais au début. La discipline est vivante parce qu'elle est flexible, adaptable, intelligente. Elle ne vous enferme pas, elle vous structure. Elle ne vous contraint pas, elle vous soutient. La discipline, ce n'est pas répéter mécaniquement, c'est choisir consciemment. C'est décider aujourd'hui, dans ce corps-là, avec cette énergie-là, ce qui est juste pour vous. C'est une relation. Une relation avec votre rythme, votre fatigue, votre élan, votre énergie évidemment, et vos cycles. Et ce n'est pas une obligation, ce n'est pas un automatisme, c'est un engagement lucide avec vous-même. Prenons l'exemple de ce podcast qui sort tous les mercredis matins à 6h. Ben, c'est la seule chose que vous verrez de noté dans mon planning. Je ne réserve jamais de créneau d'écriture. Ce podcast n'est pas dans mes routines. Il est dans ma flexibilité de mon planning, de mes envies. Il est dans ma discipline depuis 4 ans maintenant où mon cerveau sait qu'un épisode doit sortir chaque semaine. Et parfois je peux créer 2 ou 3 épisodes d'avance car j'ai envie ou j'ai ce temps. Comme parfois il peut être fait la veille pour le lendemain sans aucune peur ou crainte de ma part. La discipline c'est savoir pourquoi. Vous faites les choses. Ce n'est pas les faire parce que ça doit se faire. Ce n'est pas les faire parce que quelqu'un a dit que c'était bien. Ce n'est pas les faire pour cocher une case invisible. C'est les faire parce que ça vous nourrit, parce que ça vous renforce, parce que ça vous construit. Alors que la routine, elle peut glisser dans cette inconscience, elle peut devenir un réflexe, une habitude qui tourne toute seule. Elle peut devenir même une béquille psychologique. Elle peut devenir sournoisement une identité de paraître. Je suis quelqu'un de discipliné, je suis quelqu'un de structuré, je suis quelqu'un qui fait son miracle morning. Et là, on ne parle pas d'évolution, non, on parle d'attachement. La discipline vous rend plus solide. La routine rigide peut vous rendre dépendant. La discipline vous apprend à vous adapter. La routine vous apprend à répéter. La discipline vous renforce intérieurement. la routine. peut vous rassurer, mais sans vous faire grandir. Et la différence est immense. Alors, énergétiquement, vous allez me demander, eh bien, c'est exactement la même chose. En médecine traditionnelle chinoise, la vie est mouvement, et la stagnation crée donc le déséquilibre. Et un foie, enfin son énergie, qui ne circule plus correctement, c'est une énergie qui se fige, une rigidité qui s'installe, et la rigidité dans le corps comme dans l'esprit finit toujours par créer une tension. Donc posez-vous la question, est-ce que votre routine vous soutient dans votre quotidien, ou est-ce qu'elle vous rend rigide ? Est-ce qu'elle vous rend plus présent, ici et maintenant ? Ou est-ce qu'elle vous rassure ? Parce que si votre corps commence à se sentir en manque quand vous ne faites pas votre routine, ce n'est plus la liberté, non, c'est une dépendance douce, socialement valorisée, spirituellement emballée, mais une dépendance quand même. Et moi, je ne suis pas là pour vous enfermer dans une dépendance de plus. Même si elle a un joli emballage développement personnel. Cela me rappelle un accompagnement il y a quelques années. où la personne me contacte pour une maladie bien précise et m'informe donc de tous ces protocoles de développement personnel mis en place suite à la lecture de nombreux ouvrages sur le sujet. La personne m'explique s'infliger 1h30 de méditation par jour comme indiqué dans le livre. Alors évidemment, je lui explique que ce n'est pas forcément une super bonne idée de toute cette rigueur qui a pour but de renforcer justement son contrôle. Alors évidemment, vous vous doutez que notre échange a été quelque peu... confrontant. Et pourtant, quelques mois après, lors de son bilan, cette personne m'annonce avoir abandonné ses 1h30 quotidiennes de méditation pour beaucoup plus de souplesse dans sa vie, de plaisir dans ses instants méditatifs, pour son plus grand bonheur, même au niveau de la maladie. En MTC, la santé, c'est donc le mouvement. La vie, c'est la circulation de votre énergie. Le qi, cette énergie, doit circuler. Le sang doit circuler, les émotions doivent circuler. Tout ce qui est vivant en vous doit bouger. Et dès qu'il y a une rigidité, dès qu'il y a une fixation, dès qu'il y a quelque chose qui se fige, on crée donc un terrain de déséquilibre. Et c'est exactement ce que peut faire une routine trop stricte. Elle fige, elle rigidifie. Elle impose un cadre mental au vivant et le vivant, lui, eh ben non, pas comme ça. Votre énergie n'est pas la même tous les jours. Ouais, même les heures, ça change. Votre corps n'est pas le même tous les jours. Votre système interne n'est pas une machine. Votre foi, le général, c'est la libre circulation de votre énergie. C'est l'adaptabilité, c'est la capacité à suivre ce mouvement. Et quand ce foi est contraint, quand on veut tout contrôler, quand on veut que ça se passe exactement comme prévu, votre énergie stagne. Et une énergie qui stagne, ça donne quoi ? Boah ! Juste de la tension, de l'irritabilité, de la frustration, de la colère rentrée avec ce fameux « j'en peux plus » qui monte à l'intérieur de vous. Et c'est intéressant parce que beaucoup de gens se mettent des routines pour aller mieux, alors qu'en réalité, ils se mettent une pression supplémentaire. Ils se mettent une contrainte en plus. Et là, ce n'est plus de l'ancrage, non, c'est du contrôle. Et le contrôle en MTC, eh bien, ça bloque. Car il y a aussi la rate, ou le pancréas, c'est le même organe en MTC. La rate, petit rappel, c'est la digestion, oui, mais c'est surtout la rumination mentale, la pensée obsédante. La rate, c'est ce qui transforme, c'est ce qui assimile dans votre corps. Et quand vous êtes dans une routine rigide, dans le « il faut » , dans le « je dois » très souvent, eh bien, votre rate s'épuise. Parce que vous n'êtes plus dans l'écoute, vous êtes dans la performance intérieure. Et une rate fatiguée, ça donne ce mental qui tourne, cette sensation de lourdeur, cette difficulté à être dans la simplicité. Puis il peut y avoir aussi votre rein. Oui, le rein, c'est la sécurité profonde. C'est votre énergie vitale, le jing. Et quand vous avez besoin de routines strictes pour vous sentir en sécurité, c'est souvent qu'il y a une insécurité sous-jacente. Comme si, sans ce cadre, tout allait s'effondrer. Et ça, c'est important de le voir. car non. Ce n'est pas la routine qui vous ancre, c'est votre capacité à être en sécurité à l'intérieur, même dans le changement et encore plus dans l'inconnu. Donc en médecine traditionnelle chinoise, on ne cherche pas à rigidifier, bien au contraire, ces signes de maladie. On cherche à harmoniser, on cherche à s'adapter aux saisons, aux cycles, aux besoins du moment. L'énergie de l'hiver n'est pas celle de l'été. Votre corps ne demande pas la même chose en novembre qu'en juillet. Et vouloir appliquer une routine universelle fixe quotidienne, c'est parfois aller contre la sagesse du vivant, c'est-à-dire de votre cycle intérieur en résonance avec le cycle extérieur. La vraie discipline, ce n'est pas une routine automatique. C'est plutôt une intelligence de votre corps. C'est savoir s'adapter, se respecter, ne rien forcer. Ce n'est pas répéter mécaniquement, c'est accompagner le mouvement. Et comme le dit Lao Tzu, celui qui est rigide se brise, celui qui est souple demeure. Et si on continue du point de vue énergétique avec les chakras, on comprend encore mieux pourquoi certaines routines deviennent si addictives. Parce que derrière la routine, il y a souvent un besoin de maîtrise. Et ce besoin de maîtrise, il vient rarement de la paix intérieure. Il vient du contrôle de votre mental. Ah oui ! Maîtrise et contrôle n'ont pas du tout la même énergie. Une vient de votre ancrage, tandis que l'autre vient de votre mental. Alors, commençons par le chakra du plexus solaire, par exemple, qui est le centre émotionnel. De la cime de soi, du pouvoir personnel, de la responsabilité. Quand ce plexus solaire est équilibré, vous êtes capable de vous engager. de tenir une discipline, de faire des choix juste pour vous. Mais quand il est déséquilibré, il peut basculer dans l'hyper-contrôle. Mental, bonjour ! Et là, la routine devient une manière de se rassurer, une manière de se prouver qu'on est quelqu'un de bien, qu'on est quelqu'un de sérieux, qu'on fait ce qu'il faut. Et on n'est plus dans le soin, on est dans la performance extérieure. Perfectionnisme, petite échelle de comparaison... de jugement, bon, est-ce que j'ai besoin d'énumérer d'autres déséquilibres ? Il y a aussi votre chakra du troisième œil, qui est très intéressant sur ce sujet, parce que le troisième œil, c'est la vision intérieure, c'est l'intuition, et c'est la capacité à voir clair. Mais par contre, quand il est déséquilibré, c'est-à-dire trop mentalisé, ce troisième œil, il cherche la vérité dans des méthodes, donc à l'extérieur de soi. Il cherche la justice. dans des protocoles, il cherche l'éveil dans des routines. Comme si la vie pouvait se réduire à un mode d'emploi clé en main. C'est donc vous priver quand même de votre propre cheminement, de votre propre pouvoir intérieur. Et c'est exactement ça le piège du développement personnel d'aujourd'hui, nous vendre des routines comme des raccourcis vers l'alignement, comme si l'ancrage était une checklist, comme si la spiritualité était en planning. Comme si votre évolution dépendait de votre capacité à faire 10 minutes de journaling avant votre thé matcha. Alors que la vraie question, encore une fois, c'est est-ce que ça vous nourrit ou est-ce que ça vous rassure ? Parce qu'il y a des gens qui méditent pour être en lien avec eux-mêmes, et il y a des gens qui méditent pour ne pas sentir leur anxiété. Il y a des gens qui font du yoga pour habiter leur corps, et il y a des gens qui font du yoga pour être dans la performance de la posture. Et c'est là que je veux vraiment vous ramener à quelque chose de simple. Le vivant ne se répète pas. Le vivant s'ajuste. Vous n'êtes pas la même personne tous les jours. Bon, en chaque instant en fait, mais votre énergie n'est pas la même. Votre système nerveux n'est pas le même. Vos besoins ne sont pas les mêmes. Donc pourquoi vouloir s'imposer un rituel fixe, identique, quotidien, comme si vous étiez une machine ? Alors que la discipline, c'est une fidélité. Mais la routine rigide, c'est souvent une prison. Et pour que ce soit encore plus concret, je vous propose de vous poser une question extrêmement simple. Une question qui change tout. Quand vous faites une routine, est-ce que vous êtes libre ? Ou est-ce que vous êtes en train d'obéir ? Est-ce que vous choisissez ? Ou est-ce que vous compensez ? Parce que le jour où votre routine devient une obligation, le jour où elle devient une source de culpabilité, le jour où elle devient votre identité, ben non, par contre, ce n'est plus un soutien. C'est un attachement, je répète, un attachement. Et dans toutes les traditions, que ce soit en médecine traditionnelle chinoise, taoïsme, bouddhisme, l'attachement finit toujours par créer de la souffrance. Vous comprendrez donc que je ne vais absolument pas vous donner des conseils de routine, puisque je n'en ai pas moi-même. Je n'ai pas de routine miracle, je n'ai pas de protocole magique, je n'ai pas de planning spirituel accroché à mon frigo. Je vais avoir des périodes de méditation pendant quelques jours, quelques semaines, et puis plus rien. Et c'est pas grave. Parce que je ne médite pas pour cocher une case. Je médite quand j'en ressens l'élan, le besoin, la justesse. Et ceci fonctionne pour bien d'autres pratiques dans mon quotidien, exactement comme pour mon ancrage. Et si je prends ma période d'empruntissage du Reiki avec les 3 degrés, eh bien, avec la quantité d'exercices entre l'enfant intérieur, le soi supérieur, les pratiques d'autossoins, le travail sur le mental, sur les émotions, ça a représenté quand même 2 à 3 ans de mon quotidien. Oui, ouais. Tous les jours, sans exception, mais adapté. Adapté à mon rythme, adapté à ma vie personnelle, adapté à ma vie professionnelle. Et ce n'était pas une routine rigide. C'était une discipline choisie, car surtout, je savais pourquoi je le faisais. Je savais, je ressentais ce que ça m'apportait. Je savais que ça venait déformater mes croyances, que ça venait transformer ma relation à ma maladie, que ça venait déconstruire tout ce que j'avais construit autour de ma sclérose en plaques. Et là, évidemment que ce n'était pas une routine pour me rassurer, c'était un travail conscient, un approfondissement, un engagement, une décision. Vous voyez la différence ? Ce n'est pas la répétition qui pose problème, c'est l'intention derrière. Ce n'est pas le fait de faire tous les jours qui est rigide, c'est le fait de le faire par peur, par obligation, par identité, par compensation. Je peux donc faire quelque chose tous les jours pendant trois ans et arrêter du jour au lendemain sans culpabiliser. Parce que ce n'est pas l'action qui me définit, ce n'est pas le rituel qui me rassure, mais c'est l'intention, le sens que j'y mets. Et c'est là que je veux vraiment vous amener, ce n'est pas la fréquence qui compte, c'est votre liberté intérieure, votre sécurité intérieure. Est-ce que vous pouvez arrêter sans vous sentir mal ? Est-ce que vous pouvez décaler sans vous juger ? Est-ce que vous pouvez adapter sans vous dévaloriser ? Si la réponse est non, alors ce n'est plus une discipline, c'est une dépendance déguisée. Pardon, une routine. Alors, je vais quand même vous donner trois indicateurs très simples. Trois signaux qui vous permettent de voir si vous êtes dans une routine mentale ou dans une discipline de l'instant présent. Premier indicateur, j'en ai déjà parlé, la culpabilité. Si vous ratez votre pratique et que vous vous en voulez, que vous vous critiquez, que vous vous sentez en échec, vous n'êtes plus dans la liberté, vous êtes dans l'obligation. Une discipline choisie ne génère pas de honte, elle génère de la responsabilité et c'est pas la même énergie. Deuxième indicateur, la rigidité. Est-ce que vous pouvez adapter, décaler, modifier ou peut-être même raccourcir ? Ou est-ce que tout doit se passer exactement comme prévu, sinon vous avez l'impression que votre journée est fou ? foutu. Si votre cadre ne supporte pas l'imprévu, alors ce n'est pas un cadre, c'est une prison. Troisième indicateur, l'identité. Est-ce que vous faites cette chose parce qu'elle vous nourrit, ou parce que vous aimez l'image que ça renvoie de vous ? Ah, je suis quelqu'un de discipliné, je suis quelqu'un de spirituel, je suis quelqu'un qui se lève à 5h. Si vous racontez cette histoire, attention, parce que ce n'est plus un outil, non. C'est un joli costume. Allez, je vais être sympa, je vous rajoute un quatrième indicateur le corps. Qu'est-ce que fait votre corps quand vous ne faites pas votre routine ? Est-ce qu'il est quand même détendu ? Ou est-ce qu'il se crispe ? Est-ce qu'il y a des tensions ? Une agitation ? Une sensation de manque ? Est-ce que vous sentez une nervosité montée ? Une pression dans le ventre ? Une irritation ? Parce que si votre corps réagit comme si vous lui aviez retiré quelque chose d'indispensable, non, ce n'est toujours pas une discipline, non, c'est du conditionnement. Un corps libre peut s'adapter. Un corps dépendant, lui, il réclame. Et ça, c'est extrêmement important. Parce que le corps ne ment pas. Il vous montre immédiatement si vous êtes dans la souplesse ou dans la rigidité de nos routines, donc dans l'obligation. Bon, maintenant, regardons de l'autre côté. Une discipline vivante dans l'instant présent, c'est quand vous savez pourquoi vous faites les choses. C'est quand vous pouvez arrêter sans vous effondrer. C'est quand vous pouvez adapter sans vous juger. C'est quand l'action vous renforce au lieu de vous tendre. Une discipline vivante, normale puisqu'elle est dans l'instant présent, ça vous donne de la stabilité intérieure. Une routine rigide, par contre, ça vous donne une stabilité extérieure. Parce que si votre stabilité dépend d'un horaire, d'un rituel, d'un protocole, alors votre ancrage est fragile. Il tient un planning et le jour où la vie bouscule votre planning et elle le fera, vous vous retrouverez perdu. Alors que l'ancrage, le vrai, lui, ce n'est pas répéter la même chose tous les jours. C'est rester stable. même dans les imprévus. Donc la prochaine fois que vous entendez qu'il faut absolument une routine pour évoluer, posez-vous une question très simple. Est-ce que je fais ça pour grandir ou est-ce que je fais ça pour m'en rassurer ? Si c'est pour vous rassurer, alors peut-être que le vrai travail n'est pas d'ajouter une routine de plus. Peut-être que le vrai travail, c'est d'aller rencontrer ce qui, en vous, a besoin d'être rassuré. Et ça, ça demande beaucoup plus de courage qu'un miracle morning. Donc si un jour j'ai la joie, de pouvoir vous accompagner avec mon accompagnement thérapeutique énergétique conscience ancrage, vous vous doutez bien que ce sujet des routines aura de grandes chances d'être abordé. Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine. Gardez cette discipline d'écouter mise en lumière holistique sans contrainte de jour, ni d'horaire, et encore moins de lieu. Quand vous en avez envie, quand cela est possible dans votre planning. À la semaine prochaine, on se retrouve sur un sujet très féminin, et je ne serai pas seule. pour l'aborder. A la semaine prochaine. N'hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter mensuelle pour recevoir des nouvelles énergétiques tous les mois dans la vérolution. Et lors de votre inscription, récupérez gratuitement mon tout nouvel e-book sur le pouvoir du mental et ses croyances. Une plongée profonde pour comprendre l'impact de nos schémas de pensée et comment les transformer afin de retrouver plus de clarté et d'alignement dans votre vie. Retrouvez-moi aussi sur Instagram où je partage mon expertise au quotidien et également toutes mes prestations, mon accompagnement Conscience en Crâge sur 3 mois. Les initiations Reiki en ligne ou en présentiel et même les soins audio-hypno-méditatifs sur mon site internet www.veronictoraisin.fr. Tous les liens pour me retrouver seront dans le descriptif de l'épisode. Vous pouvez écouter tous les autres épisodes sur les différentes plateformes d'écoute ainsi que sur ma chaîne YouTube. Et si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, commenter, noter et même partager le podcast Mise en Lumière Holistique. A nos prochaines écoutes, à vos prochaines prises de conscience. Merveilleux moment à vous, à très vite pour un prochain épisode. Merci. d'un corps, une âme, ni un esprit et n'oubliez jamais d'être précieux.