- Speaker #0
Aujourd'hui, un sujet jamais abordé sur Mise en Lumière Holistique et qui peut faire peur dans l'inconscient collectif parce qu'il peut induire une perte de contrôle. Je parle de l'hypnose. Allez approfondir votre inconscient parce qu'à un moment donné, il faut être honnête, vous pouvez comprendre énormément de choses sur vous, lire, analyser, faire des liens, prendre conscience de vos schémas et pourtant ça continue. Les mêmes réactions, les mêmes blocages, les mêmes répétitions. Nous allons donc voir aujourd'hui, avec Marie-Aiglantine Coquefèvre, hypnothérapeute, ce qui se joue derrière votre main, comment l'hypnose, un magnifique outil, peut y parvenir. Son travail, c'est d'aller directement à la source, là où les expériences se sont inscrites, là où les automatismes se sont créés, là où certaines réactions continuent à se rejouer sans que vous ayez besoin d'y penser. Parce que l'hypnose, c'est accéder à cet espace intérieur où votre cerveau fonctionne autrement, où il devient possible de modifier des schémas, d'apaiser des réactions, de transformer des perceptions sans passer uniquement par la compréhension. Je vous souhaite une magnifique écoute de ce nouvel épisode du podcast avec mon invité. Bonjour et bienvenue sur le podcast Mise en lumière holistique, l'émission qui éclaire votre chemin intérieur vers le bien-être et la transformation. Je suis Véronique Thorezin, mentor spirituel et thérapeute holistique. Derrière chaque épisode se cache un peu... de mon histoire, de mon parcours avec une maladie inflammatoire neurologique, une sclérose en plaques, de ma résilience, de mes découvertes et apprentissages personnels qui sont devenus aujourd'hui mon expertise en tant que thérapeute dans ce cheminement de spiritualité, de développement personnel, de guérison et surtout de connaissance de soi-même. Venez récupérer des pièces de votre puzzle au travers de l'énergie, de la médecine traditionnelle chinoise, de mindset, de symbolique de maladie, évidemment d'ancrage et de lâcher prise, et bien d'autres pratiques pour vous permettre d'avancer, de comprendre et d'œuvrer sur vous-même. Chaque semaine, que ce soit seul ou avec des invités inspirants, nous explorerons divers aspects pour vous apporter des clés essentielles de compréhension dans votre épanouissement. Préparez-vous à illuminer votre chemin vers une vie consciente, ancrée et harmonieuse. Je vous souhaite la bienvenue pour ce moment d'écoute où vous découvrirez que vous êtes un corps, mais également une âme et un esprit. Préparez-vous à plonger dans une aventure transformative chaque semaine avec Mise en Lumière Holistique. Bonjour et bienvenue pour ce nouvel épisode du podcast Mise en lumière holistique. Aujourd'hui, un sujet, eh bien, censurement jamais traité sur ce podcast. Un sujet pourtant passionnant et que vous avez peut-être déjà découvert dans vos différentes séances de thérapie. Et bien, j'avais vraiment envie d'explorer justement cette pratique-là avec Marie-Églantine aujourd'hui. Bonjour.
- Speaker #1
Bonjour Véronique.
- Speaker #0
L'hypnose, un sujet large. On va dire ça comme ça, mais tout aussi passionnant, justement, avec plein d'aspects et un sujet qui peut être fait peur dans l'esprit de certaines personnes. Donc, le but de cet épisode, justement, c'est de venir démocratiser quand même cette pratique, de la voir autrement et de voir surtout tous les effets thérapeutiques que ça peut avoir déjà dans un premier temps. Qui es-tu, Marie-Églantine, et qu'est-ce qui t'a amenée vers l'hypnose ?
- Speaker #1
Alors, merci. Merci, Véronique. Alors moi, je m'appelle Marie-Aiglantine, je suis thérapeute en cabinet, j'habite dans le sud-ouest de la France, et effectivement, je pratique l'hypnose notamment, et on verra aussi...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
pas que. Voilà, pas que l'hypnose.
- Speaker #0
On laisse un petit zoom pour la fin de l'épisode.
- Speaker #1
Je ne dis rien. Donc effectivement, je suis notamment hypnothérapeute, donc formée en hypnose, et tu as raison quand tu dis que c'est une pratique qui génère beaucoup de questions, ou en tout cas aussi beaucoup de fantasmes et de peurs. Donc ça, c'est quelque chose sur lequel j'insiste toujours quand j'accueille les gens. Alors, il faut savoir que moi, mon début de vie professionnelle, je n'étais pas du tout hypnothérapeute. J'étais professeure, professeure documentaliste, parce que j'avais fait des études de littérature. Et puis, je ne sais pas, j'ai passé un CAPES et je l'ai eu, un peu par hasard presque. Non, j'exagère. Non, non, j'ai travaillé, j'ai travaillé. Mais j'ai eu un CAPES, le CAPES documentation, et donc j'ai commencé par être prof. majoritairement en région parisienne, où j'ai passé quasi dix ans, prof en lycée. Et puis, au bout de dix ans, quand même, je trouvais qu'il y avait une perte de sens dans mon métier, notamment parce que j'accueillais beaucoup d'élèves, mais aussi de collègues qui venaient me raconter leur vie, leurs problèmes, qui venaient chercher une écoute, une oreille. Voilà, donc je passais quand même beaucoup de temps avec les élèves, mais aussi, encore une fois, avec les adultes qui venaient. décharger un peu leurs émotions avec moi. Je me sentais souvent démunie par cette situation parce que j'étais absolument pas formée. Moi, j'avais fait des études de littérature. Oui. Voilà, je sentais bien que j'étais...
- Speaker #0
T'avais pas fait psy, quoi.
- Speaker #1
Ah mais non, j'avais pas fait des études de psycho du tout. Donc j'avais même fait un mémoire sur Harry Potter, si j'avais étudié la littérature de jeunesse. Donc j'étais très très loin des études de psycho. Et pour autant, il y avait quand même toujours beaucoup de gens qui venaient me voir pour me demander soit des conseils, soit qu'ils venaient déposer ce qu'ils avaient à déposer. Et j'étais à la fois heureuse dans le sens où je sentais qu'ils en avaient envie, besoin, mais d'un autre côté, j'étais très gênée parce que j'avais pas du tout de formation pour ça. Et je me sentais très limitée, tout simplement, parce que ce n'était quand même pas mon métier et que je ne savais pas comment les accompagner. Donc, à ça, c'est rajouter une perte de sens dans le métier de prof, avec l'évolution aussi du métier, de toute façon. Et clairement, très clairement, la rentrée 2018, j'ai eu une grosse perte de sens, vraiment. Là, je me suis demandé ce que je faisais. Et je m'en souviens très bien, parce que j'ai fait la rentrée, et puis c'était un lundi, début septembre 2018. Et puis le mercredi, j'ai été... On a une pratique, on va souvent... dans des termes en Allemagne, quand j'habitais à côté de Metz. Donc, le thermalisme est hyper important en Allemagne et on adore ça. Et j'y étais et dans ces bains chauds-là, en plein soleil, je me suis dit, mais ce n'est pas possible. Qu'est-ce que je fais dans ce métier ? Qu'est-ce que je fais là ? Je me sens tellement limitée et en même temps tellement pas à ma place. Et c'est là que, du coup, mon mari me dit, mais pourquoi tu ne changes pas ? Pourquoi tu ne fais pas vraiment ce pour quoi tu sembles être faite ? C'est-à-dire écouter et aider les gens. Voilà. Et alors là, il y a vraiment eu une épiphanie à ce moment-là, dans ces termes, de me dire, ah ben en fait, oui, c'est possible. En fait, je ne suis pas mariée à l'éducation nationale. En fait, oui, c'est possible peut-être de faire autre chose et de faire ce pour quoi je semble être faite, en tout cas, ce vers quoi les gens viennent chercher chez moi. Donc, il y a eu vraiment un avant-après, cette conversation dans ces termes à Sarlande. Et à partir de là, cette année 2018, je l'ai faite. J'ai fait mon année scolaire. mais avec cette idée de terminer l'année, que je ne ferai pas de prochaine rentrée. Donc, c'est ce que j'ai fait. J'ai fait une rupture conventionnelle et j'ai démissionné de l'éducation nationale à la fin. Et en parallèle, du coup, je me suis formée. Du coup, j'ai fait une école pour me former à l'hypnose, à l'hypnothérapie. Donc, c'est tombé à moitié pendant le Covid. Donc, ça a été une épopée aussi, cette année de formation. Mais je me suis formée, effectivement, avec des formateurs super. J'ai même fait des mémoires. Tout étudier sur la pratique. Et puis, j'ai été certifiée en 2020 hypnothérapeute.
- Speaker #0
Pourquoi l'hypnose ? Qu'est-ce qui t'a attirée à ce moment-là ?
- Speaker #1
Alors, je n'avais pas d'idée.
- Speaker #0
Je suis rentrée dans l'école. Non, je rigole.
- Speaker #1
Alors, presque, non. Non, en fait, j'avais une idée de l'accompagnement au début qui était très fondée sur la psychologie. C'est-à-dire que je pensais presque qu'il fallait être psychologue pour accompagner correctement les gens. À tel point que j'ai même fait les démarches pour m'inscrire. pour recommencer. Sachant qu'entre-temps, j'avais fait un deuxième master en infocom avant ça. Et après, je me suis dit que je vais faire un troisième master en psychologie parce que forcément, il faut faire un master en psychologie clinique pour accompagner les gens. On n'accompagne pas les gens différemment. Sauf que ça voulait dire que re-cinq ans d'études, c'est OK. Mais re-cinq ans d'études, c'est encore quelque chose. Et en explorant les métiers de relations d'aide, parce que du coup, je suis partie sur ça, sur bon, il n'y a pas que psychologue dans les métiers de relations d'aide. Voilà, j'ai ouvert, et en recherchant tout simplement, je me suis dit, bah oui, en fait, l'hypnose fait partie des pratiques de relations d'aide, notamment. Et en cherchant, j'ai vu à quel point le métier d'hypnothérapeute était quand même vraiment correspondant à ce que je voulais faire, c'est-à-dire à la fois cette partie d'accompagnement par la parole, et à la fois cette pratique, qui est une pratique qui m'a aussi me fascinée, m'a aussi me fascinée, me faisait peur. Donc j'ai même fait un stage de découverte avant même de signer à l'école. Je suis partie à Lyon. pour vérifier si l'école était intéressante, l'approche de l'école, mais aussi si l'hypnose était une discipline que je trouvais intéressante, dans le sens où je pensais que je pouvais m'épanouir et aider les gens. Et ça a été une révélation.
- Speaker #0
Parce que si déjà, à la base, tu as peur de ta propre pratique, ça peut être vite compliqué.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Donc c'est effectivement cette formation-là que j'ai faite en novembre 2019. En octobre 2019, j'ai mis le pied dedans, ça a été le doigt dans l'engrenage. Et j'ai découvert effectivement l'hypnose. Et là, je me suis dit, d'accord, OK. Là, je sens que je vais pouvoir accompagner. Et j'ai signé tout de suite. Je suis sortie du week-end et j'ai signé à l'école Hypnosalis, du coup, d'où je viens, dans la foulée, pour faire ma formation de maître praticien.
- Speaker #0
Donc, ce qui t'a plu, c'est en fait le champ des possibles avec l'hypnose, de voir que ça pouvait concerner absolument tout le monde, c'est-à-dire peut-être les enfants, les adultes. sur de nombreuses pratiques, enfin de nombreuses, comment dire, problématiques, sur vraiment de te dire, waouh, j'ai vraiment quand même, avec cette boîte à outils quand même, ça peut ouvrir énormément d'autres boîtes.
- Speaker #1
Exactement. C'est-à-dire que moi, au début, je pensais effectivement, avec cet aspect sur la psychologie, je pensais qu'on pouvait aider avec la psychologie et c'est tout. Enfin, entre guillemets, je pensais vraiment que l'échange qu'on peut avoir peut aider les gens. C'est ce que je faisais. Encore une fois, en n'étant pas formée, quand tous les élèves ou même les collègues venaient me parler, je me dépatouillais comme je pouvais, mais je me disais, en fait, c'est ça, je vais aider en discutant avec des gens. Quand j'ai découvert l'hypnose, j'ai découvert que oui, on peut discuter, mais on peut aussi atteindre une autre partie de la personne. inconsciente, voilà. Et toucher d'autres choses, des choses qui sont souvent inconscientes, où les gens n'ont pas conscience, et sur lesquelles on peut vraiment avoir un point d'ancrage, quoi. Donc, oui, c'est ça qui m'a plu, en fait. Et encore, mon école ne formait pas forcément comme ça, mais moi, aujourd'hui, j'accompagne comme ça, c'est-à-dire que...
- Speaker #0
Tu avais ton vécu, aussi, justement.
- Speaker #1
J'avais mon vécu, et moi, du coup, je scinde vraiment mes séances et la façon dont j'accompagne les gens avec... vraiment une partie où on détricote ensemble, clairement, et une partie d'hypnose. C'est-à-dire qu'on n'est pas sur de l'hypnose, entre guillemets, allez-y, installez-vous, fermez les yeux, et je vais vous faire quelque chose sans trop savoir quoi que ce soit. Pas du tout. C'est-à-dire qu'il y a vraiment ce temps de discussion, de prise de conscience, de... Vraiment, moi, je prends l'expression qu'on détricote ensemble la situation de la personne, et ensuite, à partir de là, du coup, on a déjà bien touché les choses, on entre en hypnose, et là, on va jouer avec la neuroplasticité, etc.
- Speaker #0
Mais tu es beaucoup plus douce que moi. Toi, tu détricotes. Moi, je déconstruis. Mais bon, on ne peut pas être dans le bâtiment. Donc, évidemment, je suis en mode plutôt bulldozer.
- Speaker #1
Et moi, j'aime bien tout ce qui est l'art du fil. Donc, du coup, ça me parle.
- Speaker #0
D'où l'importance du vocabulaire.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Mais on en parlera tout à l'heure, justement, comment se déroule une séance. Alors, du coup, avec toi, pour vraiment que les gens comprennent le pourquoi du comment. Et peut-être les rassurer et leur donner envie. Mais finalement, le point de départ, c'est l'hypnose. Et ça consiste en quoi, en fait, grosso modo ? Déjà, on en a parlé en off, c'est un art très ancien, parce qu'on en a parlé sur l'Égypte. Et moi, j'avais même entendu déjà au Moyen-Âge, en France, par exemple, et je crois qu'il y avait même certains rois qui étaient formés. Donc, c'est quand même quelque chose qui est excessivement vieux. On en parle quand même beaucoup plus récemment, depuis quelques siècles, un ou deux siècles.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on en parlait même toutes les deux que j'ai découvert que le papa de l'asclérose en plaques, Charcot, l'avait utilisé également dans sa boîte à outils. Donc, je trouve ça relativement passionnant. Mais concrètement, est-ce que tu es capable de nous dire ce que c'est que l'hypnose ou en quoi ça consiste ? Et qu'est-ce que... On a parlé tout à l'heure de ce changement d'état de conscience, en fait.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. alors c'est effectivement, t'as raison, l'hypnose, même si on n'est pas là pour faire un cours sur l'histoire de l'hypnose, mais on en trouve des origines déjà dans l'Antiquité égyptienne. C'est-à-dire que déjà dans l'Antiquité égyptienne, on a des traces écrites qu'ils utilisaient ces fameux états de conscience modifiés. Alors, en gros, l'hypnose, et puis effectivement, t'as raison, Charcot, etc., puis au XIXe, il y a eu tout cet engouement pour ça. L'hypnose, tout simplement, c'est un état naturel. L'hypnose, c'est juste un état de conscience modifié. Des états de conscience modifiés, on en rencontre plein dans la journée, on en a tous obligatoirement deux par jour. Le matin, quand on se réveille, entre la phase de sommeil et la phase de réveil totale, il y a ce moment de flou, de vague un peu, des yeux fermés. Ça, c'est un état de conscience modifié qu'on rencontre tous, tous les jours. Et on a le même, évidemment, le soir. Entre la veille et le sommeil, ce moment de bascule qui peut être plus rapide, plus fugace chez certains s'il y a de la fatigue. Mais on a cette espèce d'entre-deux. tout à fait endormi, tout à fait éveillé. Donc ça, ce sont les deux états de conscience modifiée qu'on rencontre tous obligatoirement. Mais en fait, des états de conscience modifiée, on en rencontre tout au long de la journée. Par exemple, si on est en train de lire un livre, un roman ou même un document et qu'on oublie complètement où on est, on est dans un état de conscience modifiée. Si on regarde un film ou une série ou un documentaire qu'on est absorbé parce qu'on est en train de regarder, qu'on oublie si on est au cinéma, sur son canapé, on est dans un état de conscience modifiée. De façon aussi... Très très simple, mais si on est en train de conduire et qu'on pense à autre chose et qu'on arrive à destination, on est dans un état de conscience modifiée. C'est très courant sur les trajets quotidiens. En fait, les états de conscience modifiés, on a tous tendance à en faire tout au long de la journée sans même se rendre compte. Et l'hypnose, c'est rien de plus que ça. C'est le principe du ici et ailleurs en même temps.
- Speaker #0
En même temps.
- Speaker #1
Voilà. Et quand on provoque un état de conscience modifié chez une personne, c'est ça qu'on fait. C'est-à-dire que la personne est là, assise, installée sur le fauteuil, notamment dans un cabinet d'hypnothérapie. la personne est bien là, elle entend tout, et en même temps, elle est aussi... dans un autre lieu, dans une autre partie d'elle. Son cerveau, du coup, on a baissé les ondes cérébrales et elle est à la fois dans ces deux états. D'accord ?
- Speaker #0
Est-ce qu'on va parler... Tu as des personnes qui vont parler très régulièrement, et moi, sur le podcast aussi, je l'ai déjà fait, par exemple, des ondes alpha, beta, gamma, delta. En fait, ce sont effectivement ces changements d'état. Exactement.
- Speaker #1
Exactement. Voilà, c'est exactement ça. On baisse les ondes cérébrales, mais le cerveau fonctionne très bien. très vite. C'est aussi pour ça que je dis toujours que c'est une réalité que les séances d'hypnose fatiguent, parce qu'en fait, même si on fait un quart d'heure ou vingt minutes d'hypnose, et parfois, moi, sur une séance d'une heure, je fais trente minutes d'hypnose, les gens sortent extrêmement fatigués, je les préviens, c'est normal, parce que même si le corps a été statique, détendu, etc., le cerveau a fonctionné très, très rapidement. Et on fait attention à chaque mot qu'on utilise pendant l'hypnose, pendant la phase hypnotique, en tant que praticien, parce que chaque mot peut renvoyer le cerveau sur des souvenirs, une symbolique, quelque chose. Le cerveau fonctionne à une vitesse phénoménale. Donc, quand on travaille dans un état de conscience modifié comme ça, on en sort extrêmement fatigué.
- Speaker #0
Comme si tu avais un arbre en arborescence, c'est-à-dire, pardon pour le jeu de mots, et du coup, dès que tu vas dire un mot, ça va allumer une branche et que d'un seul coup, tu vois toute la continuité du branchage et qui continue à s'expanser.
- Speaker #1
Exactement. Je prends aussi comme image souvent aux gens, je leur dis là, quand je parle de leur vie ou même du passé, même avec des mots comme les choses du passé qui ont blessé, donc on est sur des choses. Oui. Alors une phrase qui est très générale, c'est exactement comme si leur cerveau feuilletait des albums photos et trouvait des réminiscences, des choses. Ça va très vite en fait et très loin. Et même effectivement, quand les gens reviennent d'une séance d'hypnose, ils ne se souviennent pas de tout ce à quoi leur cerveau a pensé évidemment. C'est normal, mais on a été sur une rapidité cérébrale et on est dans un processus de réparation. C'est ça qui est intéressant. C'est qu'en fait, l'hypnose, ça sert, tu l'as dit au tout début, ça sert à gérer énormément de problématiques. Souvent, les gens me disent, j'ai regardé votre site internet et je suis dans tout. Je leur ai dit, calmez-vous, tout va bien, c'est normal. En fait, on pourrait tous travailler sur tellement de points. La confiance en soi, l'estime de soi, la loyauté familiale. On est sur... tellement, tellement de sujets possibles et on est d'accord. Mais effectivement, l'hypnose, c'est une pratique qui va pouvoir se faire des enfants aux adultes, y compris pendant la grossesse. Et ça, c'est intéressant, même si pendant la grossesse, on met énormément de précautions. On ne travaille rien de trop lourd, de trop dur puisqu'effectivement, au niveau du fétiche qui va ressentir les émotions, on ne travaille pas en profondeur sur la grossesse. On va travailler toutes les émotions. On va travailler beaucoup de confiance, beaucoup de positif, quelque chose de très englobant, très doux. Mais Merci. y compris l'accompagnement de la femme enceinte se fait. Mais voilà, on peut travailler en hypnose à tous les stades de la vie.
- Speaker #0
Oui, mais c'est ça qui est super intéressant dans ce que tu amènes, parce que très concrètement, on ne va pas se mentir, il y a beaucoup de personnes qui vont te dire « Oh, ben moi, l'hypnose, c'est pour arrêter de fumer ou alors pour arrêter de prendre du poids. » Enfin, tu vois, la caricature, c'est une caricature. Non,
- Speaker #1
mais oui, malheureusement, c'est une caricature.
- Speaker #0
Je peux faire l'avocat du diable.
- Speaker #1
Non, non, non, mais tu as entièrement raison, parce qu'effectivement, l'hypnose est très connue. et alors après C'est normal aussi, par exemple, sur l'arrêt du tabac, où on a beaucoup de médecins généralistes qui nous envoient des gens parce que l'hypnose fait partie des pratiques qui sont les plus efficaces pour l'arrêt du tabac, tout simplement parce que la part inconsciente, dont on a parlé là, c'est le siège des habitudes. Quand on fait un arrêt du tabac, ou même quand on travaille une problématique, on crée un autre schéma neuronal au niveau des habitudes. Et pour l'arrêt du tabac, c'est fulgurant. Donc effectivement, comme en plus les médecins nous envoient du monde, on a l'impression que l'hypnose, c'est génial pour arrêter de fumer. Mais pas que. ou Oui,
- Speaker #0
mais justement, c'est pour ça que je suis très contente de vous voir sur l'épisode du podcast, parce que c'est de comprendre qu'on peut aller explorer beaucoup plus de choses.
- Speaker #1
Oui, mais complètement. On a tous, il ne faut pas se leurrer, on a tous des blessures d'enfance, même si on a eu des enfances peut-être très chouettes sur le papier. Non.
- Speaker #0
Pardon.
- Speaker #1
Mais voilà, quand les gens me disent...
- Speaker #0
C'est super mignon.
- Speaker #1
Non, mais tout va bien, j'ai une enfance classique. Oui, mais super sur le papier déjà. C'est ça. Mais en fait, en vrai, même s'il y a une enfance classique... Non. Il peut y avoir des blessures de rejet, il peut y avoir eu de la comparaison. Donc, il y a de toute façon des choses qui sont restées, qui sont là, qui ont aussi déterminé et influencé l'adulte qu'on est aujourd'hui. Et ça, il y a plein de gens qui viennent avec notamment un mal-être, mais sans raison ou sans justification exacte. Et c'est effectivement... L'hypnose permet justement d'accéder à la source de ça. C'est-à-dire, en fait, qu'est-ce qui encombre ? Qu'est-ce qui fait que ? Quelle est la blessure derrière tout ça, en fait ? Donc, j'aime bien rappeler aux gens que quand on est en hypnose, il n'y a pas de masque. C'est de eux à eux que ça se joue, en fait. Il n'y a pas de mise en scène de soi, on ne porte pas un masque pour plaire à quelqu'un ou quoi que ce soit. C'est-à-dire que la part inconsciente, elle est là pour chacun de nous, et elle va dire exactement à la personne ce qui fait mal, ce qui gêne. C'est vraiment, en tant qu'hypnothérapeute, on accompagne la personne à cheminer l'intérieur d'elle, tout simplement.
- Speaker #0
C'est pour ça que ça peut faire peur ?
- Speaker #1
Oui, mais je pensais que surtout, tu allais dire que ce qui fait peur, c'est de perdre le contrôle.
- Speaker #0
Oui, mais justement. On est bien d'accord.
- Speaker #1
Voilà. Alors,
- Speaker #0
pardon, juste avant que tu enchaînes, il y a deux choses qui sont très drôles, parce que je pratique de l'hypnose, mais une hypnose très particulière par rapport à toi, qui est une hypnose dite quantique de régression. Et moi, j'ai deux choses. C'est des personnes qui me disent, de toute façon, je suis dans un contrôle absolu, ça ne marchera pas. Alors qu'une demi-heure après, tu parles, elles sont sur une autre planète, par exemple. Oui. Et j'ai peur de découvrir que je suis une mauvaise personne. Moi, c'est les deux choses qui reviennent. Comme on va modifier, elles ont la sensation qu'on va modifier leur état de conscience, ce qui est le cas, mais finalement, d'aller approfondir et chercher quelque chose et de découvrir que finalement, une facette sombre d'elle-même. C'est les deux peurs qui ressortent le plus.
- Speaker #1
Ah ok, alors c'est marrant parce que cette deuxième peur, je ne l'ai pas. En tout cas, ça n'évoque rien dans tous les gens que j'ai pu accompagner. Et pourtant, moi, j'insiste toujours sur l'idée, parce qu'on travaille quand même les parties sombres des gens. Oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Voilà, honte, etc. Et je leur dis, mais je dis, de toute façon, on est tous une partie d'ombre, une partie de lumière.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Plus on cache cette partie d'ombre, plus elle se nourrit de toute façon. Donc, justement, en hypnose ou en thérapie en général, on va justement aller remettre de la lumière sur ces parties d'ombre. Mais effectivement, je n'ai pas trop ça. Par contre, effectivement, j'ai beaucoup de gens qui viennent, même alors qu'ils ont pris rendez-vous et qu'ils attendent, ils arrivent au rendez-vous, ils sont contents. J'ai quand même des gens. extrêmement stressés, voire des gens qui tremblent à la première séance, alors que la première séance, je ne fais pas d'hypnose, on est vraiment sur une séance d'anamnèse, donc je vais poser plein de questions pour bien comprendre, mais même dans cette première séance, il y a des gens qui sont très stressés, et j'ai plein de gens, effectivement, qui me disent « mais moi, j'ai très peur que ça ne marche pas, parce que je suis dans le contrôle » , avec cette idée de « voilà, j'ai peur que ça ne marche pas » . Je leur dis « mais c'est ok, mais en fait, ça, c'est mon boulot. Mon boulot, c'est de vous faire lâcher » . Déjà, on n'est pas sur une hypnose de spectacle, c'est ce que je dis aussi toujours. Attention, je ne suis pas dans la rue en train de vous interpeller en disant sur le trottoir, je vais vous faire une hypnose de spectacle. Vous n'êtes pas volontaire. Je dis, vous avez pris rendez-vous, vous êtes là, vous allez payer. C'est aussi un facteur qui joue. De toute façon, il y a plein de parts de vous qui ont quand même envie et qui ont envie de changer. Et moi, mon boulot, c'est de voir comment vous faire lâcher le contrôle. Et j'y arrive toujours. Je n'ai jamais personne qui n'a pas lâché, même les traits contrôlants. Et justement, les traits contrôlants, souvent... ils lâchent encore plus vite. Parce que quand ils ont tellement résistance, voilà, toi aussi, ils résistent tellement que parfois, à la troisième phrase, ils sont déjà partis. Enfin, partis dans le sens où ils sont là et pas là. Mais ils ont complètement relâché la partie de contrôle. Oui,
- Speaker #0
c'est vraiment quelque chose de fascinant. Mais c'est vrai que là où tu viens de l'amener, c'est qu'aujourd'hui, il y a justement cette hypnose de spectacle. Et qui, malheureusement, on va être très franc, peut jouer en ta défaveur, par exemple, quand tu as des gens qui viennent et qui te posent des questions parce qu'ils ont vu ça, ça leur a fait peur sur certains aspects, ou ils s'attendent, j'en sais rien, que tu les fasses léviter sur deux chaises en se disant « Ah bon, c'est pas comme ça ? »
- Speaker #1
Exactement. Moi, c'est pour ça que je… Une des premières choses que j'explique quand les gens viennent au cabinet, de toute façon, c'est les trois différents types d'hypnose. Donc, en fait, malheureusement, tu as raison, l'hypnose de spectacle, je commence toujours par celle-là, c'est la plus visible et ce n'est pas la plus représentative. malheureusement. Donc on est sur l'hypnose de spectacle, une hypnose à but de divertissement. On est clairement avec pas un cadre déontologique clair, c'est-à-dire qu'on prend le dessus, on prend l'ascendant sur les gens pour leur faire faire des choses à but de divertissement. Donc il y a vraiment une volonté de ça. Après, ce que j'explique toujours aux gens, c'est, attention, moi j'ai été voir Mesmer il y a des années à Paris, je n'avais aucune envie d'être sur scène en Rex, ne vous inquiétez pas, je n'ai pas été suggestible, donc je n'ai pas été sensible à l'hypnose de Mesmer, je ne suis pas montée sur scène. Et je n'ai pas fait la poule devant 2500 personnes. Non, parce que je n'avais pas envie. Donc, je savais très bien que les gens qui étaient sur scène, ils avaient été volontaires aussi. Donc, il ne faut pas oublier que Mesmer, même le grand Mesmer, entre guillemets, n'a pas ce pouvoir-là non plus sur les gens qui n'ont pas envie. D'accord ? Et ça, c'est important aussi. Bon, je termine sur l'hypnose de spectacle. Je dis toujours aux gens, ça c'est vrai, même dans le cadre de l'hypnose thérapeutique qu'on va avoir, on ne peut jamais faire faire à quelqu'un quelque chose contre sa volonté.
- Speaker #0
Qui ne veut pas. Voilà.
- Speaker #1
plus profondes donc voilà il y a toujours le contrôle voilà donc encore une fois l'hypnose de spectacle est très particulière parce que notamment Messner mais pas que les hypnotiseurs qui font ça prennent l'ascendant sur les gens enfin prennent en tout cas le vont influencer à ce que les gens vont faire mais les gens
- Speaker #0
Toute la mise en scène, en fait.
- Speaker #1
Il y a toute la mise en scène. Et il n'y a aucune part des gens qui ne résiste. Si les gens étaient en résistance, ça ne fonctionnerait pas. Donc ça, il ne faut pas l'oublier. Donc s'il y avait une part inconsciente qui était contre, ça ne fonctionnerait pas.
- Speaker #0
C'est très important à garder en tête.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est un grand jeu de mots.
- Speaker #1
Voilà. Oui. Donc, il y a effectivement l'hypnose de spectacle, celle que connaît tout le monde et qui, effectivement, peut desservir aussi la profession d'hypnothérapeute. Il y a l'hypnose médicale et il y a l'hypnose thérapeutique, qui est donc celle que je pratique et celle que pratique... les hypnothérapeutes en cabine. Heureusement, c'est pour ça que moi, j'écarte très rapidement l'hypnose au spectacle, en expliquant le but de divertissement. Heureusement, aujourd'hui, ce qui aide aussi beaucoup la profession et l'hypnose en général, c'est que l'hypnose est utilisée aujourd'hui, notamment en hôpital, notamment l'hypnose médicale. On a des anesthésistes, on a des infirmières, qui sont formées à l'hypnose et qui vont faire ce qu'on appelle notamment de l'hypno-analgésie. c'est-à-dire que réduire les signaux de douleur, mais pas que, grâce à l'hypnose. Il y a des services qui préparent aussi au niveau des opérations. On a des opérations dentaires sous hypnose, on a des accouchements sous hypnose, on a des opérations chirurgicales sous hypnose.
- Speaker #0
Des neurochirurgiens, j'ai vu, effectivement.
- Speaker #1
Et notamment avec des professions comme les anesthésistes qui utilisent l'hypnose pour baisser les signaux de douleur. Donc ça, c'est hyper intéressant et c'est aussi très méconnu, encore une fois. pour le moment, mais l'hypnose est rentrée dans les hôpitaux et pas de façon isolée. On a dans plein d'hôpitaux de France, notamment, et dans un but là d'aider. On est vraiment, l'hypnose de spectacle est à part, mais l'hypnose médicale, bon voilà, c'est toute la sphère médicale, et l'hypnose thérapeutique va être tout ce qui est sur la santé mentale, et donc on va aider les gens à aller mieux, non pas en prenant le pouvoir sur leur inconscient, pas du tout, mais en les guidant dans un voyage intérieur.
- Speaker #0
Très intéressant. Et du coup, ce voyage intérieur, pourquoi, par exemple, pour commencer ce voyage intérieur, pourquoi je viendrais te voir ? Non, je ne veux pas arrêter de fumer, je ne fume pas. Je ne veux pas arrêter de boire, je ne bois pas. Mais du coup, il faut qu'il y ait un point de départ ?
- Speaker #1
Alors, déjà, oui, il faut qu'il y ait un point de départ dans le sens où, à moins d'aller parfaitement bien à tous les niveaux de ta vie...
- Speaker #0
Est-ce que ces personnes existent sur Terre ?
- Speaker #1
Ça allait dire. voilà déjà je voudrais la rencontrer s'il vous plaît moi aussi mais sinon alors il y a des gens qui viennent alors en fait on a tous on pourrait tous avoir des sujets à travailler à différents moments de notre vie clairement il y a des gens qui viennent avec une problématique identifiée vraiment ils ont arrivé avec quelque part ils ont déjà fait une partie du chemin ils disent voilà c'est ça cette problématique là alors ça peut être j'ai une problématique de confiance en moi ça peut être j'ai une problématique au niveau de mon couple ça peut être des choses Merci. très très vaste, vraiment, ou alors par rapport à mes parents, par rapport à moi en tant que femme, enfin voilà, on est vraiment sur des gens qui ont déjà travaillé sur eux, ou une problématique de lâcher prise, ou alors j'ai des gens qui viennent en me disant, et ben ça va pas, ça va pas et je sais pas pourquoi. Et alors ça, moi quand je fais cette fameuse première séance d'anamnèse, déjà je demande des informations très basiques du début, c'est-à-dire nom, prénom, profession, âge et situation, marié, pas marié, enfant, pas enfant, juste pour avoir un cadre un petit peu généreux, et ensuite, quand je demande aux gens pourquoi ils viennent, Voilà, soit on a une problématique identifiée comme telle, et on va partir de ça, et on va tirer les traits pour savoir ce qu'on peut mettre derrière, et là, je commence à détricoter. Soit, il y a cette idée de, eh ben, ça ne va pas. Ça ne va pas, j'ai des idées négatives, et ça ne va pas. Et là, c'est pareil, on va détricoter, mais on part plus à l'aveugle, mais on trouve toujours, on va aller voir un petit tour au niveau de l'enfance, un petit tour au niveau, déjà, de la sphère professionnelle. On va balayer un peu. Oui,
- Speaker #0
à l'instant T.
- Speaker #1
Voilà, les champs. de la personne, les champs de vie de la personne pour voir pourquoi. Est-ce que c'est la sphère amoureuse ? Est-ce que c'est la sphère professionnelle ? Est-ce que c'est l'enfance ? Est-ce que c'est le rapport de la personne à elle-même ? C'est-à-dire tout ce qui est de l'estime de soi. Et à partir de là, évidemment qu'on va trouver des points d'accroche parce qu'on ne va jamais pas très bien pour rien. Il n'y a peut-être pas d'élément déclencheur de dernière goutte d'eau qui a fait déborder le vase, mais le vase a été rempli. Donc on va chercher comment le vase a été rempli. Et donc on détricote ensemble. Et cette première séance, moi je trouve qu'elle est toujours intéressante, parce qu'on fait un panorama complet, et souvent, très, j'avais envie de dire tout le temps, mais non, parce que je ne vais pas mentir, mais très très souvent, cette séance, souvent, elle fait un point déjà de bascule. Et quand je revois les gens à la deuxième séance, on se rend compte que déjà poser des mots,
- Speaker #0
le travail à commencer à se faire,
- Speaker #1
la vue d'ensemble, le détricotage global, les liens qu'on peut faire entre les différents romaines, ou les différentes strates, ou les reproductions de schémas.
- Speaker #0
d'un travail qu'on n'aime pas,
- Speaker #1
ou une relation qu'on estime.
- Speaker #0
Et voilà. Et souvent, il y a des prises de conscience énormes. Alors, tu parlais tout à l'heure de... Je particule sur le tabac, mais sur le poids aussi, j'accompagne pour le poids.
- Speaker #1
C'est les deux sujets vraiment dont on entend parler le plus quand on parle d'hypnose. Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Concrètement. Et puis, alors moi, pour tout ce qui est l'accompagnement autour du poids, je dis toujours en première intention, je le redis à chaque fois, mais l'hypnose, ce n'est pas une baguette magique. Je le dis à toutes mes thérapies, mais alors... pour les thérapies poids, je le dis vraiment, ce n'est pas une baguette magique. Tu allais dire quelque chose ?
- Speaker #1
Là même. Si on prend le cas des soins énergétiques, les gens pensent qu'en un soin énergétique, on va régler absolument toute leur vie. J'écris beaucoup, mais non. Ça ne fonctionne pas comme ça. C'est pour ça que j'aime beaucoup cette image du fameux oignon. On va retirer la première couche de l'oignon. Mais pardon, l'oignon, il en a des couches.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
c'est déjà bien déjà de retirer cette première couche d'oignon évidemment que c'est déjà une énorme étape mais ça signifie que derrière vous ouvrez d'autres portes quoi automatiquement et il y aura d'autres couches à enlever c'est exactement l'image que je prends effectivement moi je dis que c'est pas une baguette magique et que je ne ferai pas voilà
- Speaker #0
une baguette magique qui va leur faire perdre 10 kilos en une séance pas du tout j'ai des gens qui s'allègent tu es déçu non mais attends il y en a qui perdent 7 kilos avec une première séance juste à poser waouh Merci. Oui, mais pourquoi ? Parce qu'en fait, notamment en hypnose, on va faire le lien avec, en tout cas, c'est comme ça que je travaille sur les thérapies poids, on va faire tout le lien émotionnel par rapport aux pratiques alimentaires. C'est-à-dire, quelles sont les émotions qui vont faire qu'à un moment donné, on va avoir des compulsions alimentaires, on va avoir du grignotage, on va avoir manger trop, ou alors manger de façon anarchique, moi j'appelle ça l'anarchie alimentaire. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Ou d'être dans le contrôle.
- Speaker #0
Oui, exactement. Donc, on va aller chercher l'émotion ou les émotions à l'origine de ça et on va apaiser ces émotions. Et souvent, déjà, dans cette première séance, notamment en thérapie poids, je détricote aussi ça. On commence à regarder les liens, on commence à voir ça. On regarde l'historique aussi de la personne au niveau du poids et les éléments de vie qui ont fait qu'à un moment donné. Et ça, ça m'est déjà arrivé avec les gens entre la première et la deuxième séance, sachant que la première, on ne fait pas de hypnose. Ils ont perdu 6 ou 7 kilos parce qu'ils ont posé un poids. Voilà, c'est ça. Donc, c'est pour ça que moi, je ne sous-estime absolument pas... toute la partie de discussion, donc d'hypnose conversationnelle que je vais avoir avec les gens. Et c'est pour ça que je leur dis toujours, moi je ne vous dis pas à la deuxième séance, allez-y, installez-vous et hop, hop, hop, on fait de l'hypnose. Non, c'est vraiment ça va. Voilà, on fait le point. Point de neuf depuis la dernière séance. Est-ce qu'il y a des choses auxquelles vous pensez qu'on n'aurait peut-être pas abordé, etc. Et pour moi, vraiment, l'hypnose conversationnelle, donc toute cette partie-là, elle est aussi importante que la partie avec l'état de conscience modifiée. Et c'est pour ça aussi que j'ai des gens, parfois, qui me disent en début de séance, Est-ce qu'on peut ne pas faire d'hypnose à cette séance ? Est-ce qu'on peut juste discuter ? Et donc je sais, parce que je sais qu'on va aller loin, et que justement, sur cette phase de détricotage, elle est aussi essentielle, dans les seins, que la phase d'hypnose à proprement parler.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. C'est-à-dire que tu peux quand même atteindre ce champ de conscience sans modifier l'onde cérébrale, quoi, en fait.
- Speaker #0
Exact. Et sans que les gens soient yeux fermés, parce que ça, je ne l'ai pas dit tout à l'heure, mais l'hypnose se fait yeux fermés. Alors moi, en tout cas, je pratique avec des gens semi-allongés sur un fauteuil. on est dans une posture qui n'est pas une posture du ouvert etc mais effectivement l'hypnose conversationnelle qui est cet état qu'on peut atteindre de conscience modifiée en discutant en allant chercher dans ses souvenirs c'est aussi important pour moi que la phase d'hypnose qu'on peut avoir tu
- Speaker #1
m'as fait penser à une question tout à l'heure quand on parlait de qui vient te voir j'ai une problématique physique, je parle pas de poids mais j'ai une problématique physique, j'en sais rien je fais tendinite en torse régulière je peux venir te voir ?
- Speaker #0
Ouais, on peut travailler l'hypno-analgésie. Alors ça, je travaillais longtemps dans l'ancien cabinet où j'étais. J'étais à côté d'un ostéopathe. Donc, on travaillait de concert.
- Speaker #1
Ah, ça, c'est chouette.
- Speaker #0
Ouais, alors donc, c'était très chouette. Et il m'a envoyé beaucoup de monde. Et c'était super, super. Bon, j'ai déménagé après mon cabinet. Mais il m'a envoyé notamment des jeunes sportifs parce qu'il était spécialisé. Il est spécialisé pour l'accompagnement des sportifs de haut niveau.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et au niveau notamment des championnats de France, de certaines disciplines, etc. Donc, il m'a envoyé notamment des jeunes. des adolescents qui étaient à un très haut niveau sportif et qui avaient des blessures qui, sur le papier, étaient résolues, au niveau kiné, au niveau physique, etc. Et il y avait quand même une douleur. Donc ça, notamment sur des douleurs comme ça, on va aller chercher. Et ça, c'est génial parce que souvent, il ne faut pas beaucoup de séances pour trouver le pourquoi.
- Speaker #1
Je confirme, pour l'avoir vécu avec une ostéopathe, c'est pareil, en fait, on avait une amie commune et du coup, elle allait travailler avec cette amie ostéopathe. Et quand elle lui avait dit, La... La prochaine, ce n'est pas moi, c'est Véro qui va s'occuper de toi. Et donc, du coup, hop, elle venait me voir. Je faisais moi ma séance énergétique. Et après, elle retournait voir l'ostéopathe. Et en fait, on fonctionnait de cette manière-là. Et effectivement, on a réussi à avoir quand même sur une année vraiment une très, très grosse évolution. Donc, ça a été très intéressant.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Ça peut être le jour et la nuit. Parce que le corps, on le sait, mais le corps et le mental, ou en tout cas le cerveau, fonctionnent de concert. Et notamment sur des douleurs, notamment sur des blocages, notamment sur des... Quand on débloque, quand on enlève le blocage émotionnel, le corps ne dit plus rien. Le corps sauté.
- Speaker #1
C'est bienvenu sur Mise en lumière holistique. Mais exactement ! Je vous laisserai écouter du coup la saison 1, où vous avez beaucoup d'épisodes sur ça, de comment se forment les maladies par exemple.
- Speaker #0
Exactement. Non mais c'est tellement ça !
- Speaker #1
Le corps de toute façon ne fait qu'écouter vos pensées, vos émotions, vos croyances, et va venir les appliquer. Et moi, je dis toujours, quand on tombe malade, quand le corps tombe malade, c'est qu'en fait, le message n'a pas été écouté sur le plan émotionnel et sur le plan mental. Donc, à partir du moment qu'on commence déjà à faire cette compréhension sur le plan émotionnel, qu'on vient déjà détricoter, du coup, et pas déconstruire et y aller au bas du corps, du coup, automatiquement, il va y avoir des répercussions sur le physique et qu'on a...
- Speaker #0
entre guillemets plus aucune raison de tomber malade du moins pas de la même manière et c'est rigolo que tu dis ça parce que tu vois hier encore j'ai eu quelqu'un que je suis depuis un moment ça va faire plus de deux ans que je l'ai on avait fait une pause cette personne il y a un an a eu déjà elle a eu un problème à un pied c'est quelqu'un qui avait des soucis, des problématiques dans le travail et je lui disais attention, attention parce que votre corps va parler, attention, attention boum il y a un an, évidemment une chute bête mais double fracture ou je sais plus, quelque chose de vraiment non mais alors Merci. il y a un truc où même le corps médical avait dit quand même c'est pas bon et donc gros soucis au niveau du corps et puis évidemment elle retourne bosser parce qu'au bout d'un moment il faut retourner bosser et puis d'ailleurs quand je la vois elle me dit bah non en fait là je suis en arrêt parce que je peux plus du tout et je dis bah voilà mais là on y arrive parce que de toute façon alors là c'était plus le mental qui pouvait plus vraiment c'est le bout du bout voilà et je lui dis bah oui mais nos corps... parle depuis un moment. Et moi, j'étais hyper contente. Donc, on a rigolé parce qu'elle était quand même extrêmement chamboulée par tout ça. Mais j'ai dit, mais moi, je suis tellement contente. Ça y est, on y est. Ça y est, vous êtes obligés d'ouvrir les yeux. Et ça y est, voilà. Maintenant, il faut se rendre compte que le mal-être que vous éprouvez dans votre travail, vous pouvez plus faire comme s'il n'existait pas. Donc, c'est chouette. Moi, je vous accompagne, évidemment. Et on va, voilà. Et bon, elle a fini par dire, bon, je suis contente d'être venue. Je savais que ça allait que je vienne vous voir. Parce que, mais oui, ma force, enfin, le corps parle. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
Le corps parle. Et si on l'écoute pas, il parle plus fort.
- Speaker #1
c'est lui qui gagne de toute façon il gagne toujours,
- Speaker #0
donc à un moment donné on peut plus faire comme si ça n'existait pas et quand on a pris un mur on arrête,
- Speaker #1
on regarde et on change donc oui tu me rappelles quelqu'un qui fait partie je remercie sincèrement cette personne qui fait partie de mon cheminement aussi professionnel elle était venue avec une tumeur au cerveau et donc elle m'avait demandé si en MTC à ce moment là moi j'étais Merci. quasiment que en MTC, elle me dit est-ce qu'on peut faire quelque chose ? Je lui dis alors très concrètement, je vais être très franche, te retirer la tumeur, évidemment que non, te soulager, oui évidemment, te faire passer ce cap parce qu'elle devait être opérée donc surtout à Toulouse, à Purpan je crois de mémoire. Et donc on fait une séance et en fait c'est là où je bascule vraiment moi du point de vue thérapeutique entre la MTC et l'énergie. Et du coup je lui pose la question effectivement d'où on part en fait. Et là, elle me raconte. Et j'ai trouvé ça, pardon pour le mot, mais drôle, intéressant. J'ai plutôt utilisé ce mot-là, intéressant, parce qu'elle commence à me raconter dans son historique, son historique par des pieds. Ça commence par les pieds, ensuite ça a été les chevilles, ensuite ça a été le genou, ensuite ça a été les hanches, ensuite ça a été au niveau du ventre, ensuite ça a été au niveau de la poitrine, ça a été au niveau de la gorge. Et là, moi, je la regarde spontanément, parce que je n'avais pas de filtre.
- Speaker #0
Pas de filtre ?
- Speaker #1
La chose que je n'ai toujours pas, mais... Et là, je la regarde, je lui dis, t'es au grand, du coup, c'est la dernière étape. Et là, elle me regarde et elle me dit, comment ça ? Je lui dis, tu pars des pieds quand même et là, t'arrives à une tumeur du cerveau. Il n'y a plus rien après, après.
- Speaker #0
Il n'y a plus rien. La démarche de manœuvre. Oui,
- Speaker #1
oui. Tu ne peux plus aller. Enfin, là, c'est la dernière étape. C'est-à-dire que là, si concrètement, tu ne comprends pas le message, je ne veux pas avoir une prophétie morbide. Mais c'est... pas mauvais, enfin ça sent mauvais quand même pour la suite. Et en fait, c'est là où ça a été l'élément déclencheur pour elle. Et j'ai encore le souvenir, donc on fait la séance, on fait plusieurs séances où je l'accompagne, mais en fait, je l'accompagne vraiment sur sa peur de se retrouver sur la table, tu vois, et c'était surtout, sa peur, c'était le après. Elle avait qu'une peur, c'était pas l'opération elle-même, c'était de ne pas se réveiller. Et en fait, ce que j'ai trouvé très intéressant, et j'ai adoré ce moment-là, C'est qu'elle m'appelle la veille, elle est à l'hôpital et elle m'appelle la veille de l'opération. Opération qui a duré, je crois, de mémoire à peu près 10 heures, parce que la tumeur était de la taille d'une orange.
- Speaker #0
Ah oui, quand même.
- Speaker #1
Oui, oui. Et la veille, quand elle m'appelle, on fait le point. Toute la conversation n'est que sur son futur, c'est-à-dire que sur ce qu'elle va faire après. À aucun moment, on n'est venu à parler de l'opération. C'était alors du coup, ouais, mais c'est bon, je vais déménager, je vais faire ça. Du coup, avec mon mari, et en fait, à aucun moment, on a été focus sur l'opération elle-même. Et je trouvais ça très intéressant. Mais ce que je lui avais amené là, c'est là, là, il faut que tu prennes conscience. Parce que c'est très... Je te jure, quand elle me décrivait... Moi, sincèrement, je m'en sers comme bascule dans mon cheminement professionnel, me dire, mais en fait, là, elle est en train de me dire... Et je voyais, tu sais, l'échelle monter au fur et à mesure. Mais il n'y a plus rien au-dessus de la tête. Donc, après, tu as tumeur au cerveau, quand même, ça va être compliqué, quoi. Donc, comme la personne que tu accompagnes, c'est à un moment donné, votre corps, vous n'avez pas voulu l'écouter. Il vous a dit stop plusieurs fois. Allez, vas-y, on y va. À la mode Rambo, sur mes coudes, je vais y arriver. Ouais, ben là...
- Speaker #0
Non, non. et de façon violente et c'est souvent le cas de toute façon si on n'entend pas les petits signaux au bout d'un moment on a de l'incapacitant vraiment et quand les gens tombent ils tombent à la hauteur de ce qu'ils ont résisté c'est toujours ce que je dis aussi du
- Speaker #1
coup ça peut être très haut et voilà c'est ça c'est exactement ça quoi effectivement donc du coup quand les Tu en as un peu parlé, mais quand on vient te voir, première séance où vous discutez de la problématique, de voir pourquoi la personne vient te voir, de commencer à détricoter. Le panorama.
- Speaker #0
Le panorama complet de la demande, de la personne, de la demande, de son historique. C'est comme ça qu'on fonctionne. Ensuite, je demande toujours aux gens, à la fin de la séance, s'ils se sentent bien avec moi, s'ils sentent un grand oui en eux pour que je les accompagne. Parce que ça, c'est essentiel. C'est ce qu'on appelle la... l'alliance thérapeutique.
- Speaker #1
Oui, si tu es la bonne thérapeute.
- Speaker #0
Mais bien sûr, et je trouve que c'est quelque chose, alors moi j'ai un côté aussi sans filtre, comme toi, peut-être d'une autre manière, mais en tout cas je dis aux gens, ne soyons pas hypocrites. À un moment donné, vous venez chercher de l'aide auprès d'un thérapeute, on sait très bien qu'on ne correspond pas à tout le monde, mais moi je ne vais pas tourner autour du pot. Je vais vous demander vraiment, yeux dans les yeux, est-ce que vous sentez un grand oui ? Est-ce que vous voulez que moi, je vous accompagne ? Parce qu'on va être sur des moments où, on le sait, il y aura de l'émotion, on le sait où Euh... C'est très rare des thérapies où les gens ne pleurent pas, de toute façon avec moi en tout cas. Donc il faut quand même s'en dire assez à l'aise. Mais voilà, on est sur quelque chose d'intime, on est sur quelque chose où la pudeur... J'ai des gens qui pleurent et qui s'excusent, je dis mais vous excusez pas, c'est le lieu pour en fait. Je fais des petites blagues toujours par rapport aux mouchoirs, ce genre de choses pour me mettre à l'aise, mais c'est quand même l'endroit où les gens viennent déposer ce qu'ils ont à déposer. Moi je suis aussi cet endroit qui permet, ce réceptacle qui permet tout ça. Et ça, ça ne peut pas se faire si les gens ne se sentent pas en confiance avec moi. Donc je pose vraiment toujours cette question. Est-ce que c'est OK ? Est-ce que vous sentez un grand oui pour que je vous accompagne et que je vous aide à aller mieux ? Et puis effectivement, alors je n'ai jamais eu de nom, mais je suis vraiment complètement ouverte à avoir un nom. Et en plus, souvent, parce que moi j'ai aussi une clientèle qui fonctionne beaucoup, alors peut-être que c'est le cas pour tout le monde, mais par réseau, donc les gens se conseillent mon nom. Donc je pense que c'est aussi toujours un peu le cas. Mais là vraiment, parfois j'ai des services entiers de certaines entreprises, de certaines boîtes. C'est rigolo parce que... Mais oui, c'est chouette. C'est bon ? Je pense que c'est quelque chose qu'on ne faisait pas parce qu'il y avait peut-être plus de pudeur sur le fait qu'on se faisait accompagner. Aujourd'hui, post-Covid, c'est une personne sur quatre qui se fait accompagner. Sur une thérapie au sens large, en médecine douce, une personne sur quatre, c'est énorme, c'est 25% de la population. Aujourd'hui, il n'y a plus de honte de dire « Ah, mais tiens, mais va voir un tel parce que moi, cette personne me fait du bien. » Et du coup, moi, dans cette optique-là, je dis toujours « Genre, ce n'est pas parce que vous venez sur les recommandations de… » Ou même parfois au sein de la même famille. Il y a des familles où j'ai eu quatre générations. Ah ouais,
- Speaker #1
intéressant.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Et chaque fois, je dis aux gens, je vous prends comme si je ne vous connaissais pas, même si je sais les liens familiaux. Et puis, vous m'expliquez, vous, vous vous présentez. Enfin, voilà, on est sur vraiment... Moi, je vous découvre en tant qu'individu. Et racontez-vous comme si on se connaissait. Et je ne savais rien de vous. Et ce que vous me dites, évidemment, reste privé par rapport à tous les gens. Oui, tout à fait. Très professionnel, évidemment. Mais voilà. Donc, j'insiste toujours sur ça. Ce n'est pas parce qu'on vous a conseillé, moi, que forcément, ça passe. Et si ça ne passe pas, c'est OK aussi. Et donc, suite à cette première séance, c'est là qu'ensuite, on se retrouve, on se revoit pour faire le point et ensuite enchaîner sur l'hypnose. Ou, mais ça, tu n'en as pas encore parlé, le MDR.
- Speaker #1
Ah, ouais. Mais alors, avant de passer sur le MDR, c'était du coup le teasing du début, en disant, hé, on va vous parler aussi de notre pratique.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'allais dire pour rassurer, mais pour expliquer aussi, du coup, la séance d'hypnose. Parce que tu as dit, donc, la personne va être allongée.
- Speaker #0
un fauteuil voilà hum hum
- Speaker #1
les yeux fermés, mais en fait, il y a ce qu'on appelle une induction. Pendant l'hypnose, c'est toi qui parles. Est-ce que la personne te répond ? Moi, je suis curieuse de comparer avec la mienne, en fait.
- Speaker #0
Non, mais c'est trop bien. J'adore parce qu'il y a des gens qui me posent vraiment cette question. Non, mais c'est super, c'est parfait. Alors, effectivement, je vais répondre tout ça. Donc moi, la façon dont je pratique, moi, effectivement, c'est sur un fauteuil semi-allongé. Je demande toujours aux gens, même l'été, de prendre une couverture, un petit plaid, parce que tout simplement... Oui, c'est plus agréable. C'est plus agréable. On va traiter les émotions.
- Speaker #1
La température du corps baisse.
- Speaker #0
Exactement. Je dis toujours, on traite les émotions, la température du corps baisse. Vous pouvez être vraiment gelé, littéralement, parce qu'on aborde des sujets qui peuvent être un petit peu compliqués, etc. Et puis aussi, moi j'insiste aussi sur le fait que ça fait un renforcement sécuritaire, c'est-à-dire vraiment, il y a un côté doudou. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
Au niveau texture, on n'aborde pas forcément des sujets faciles, et les gens aiment bien, même pendant l'hypnose conversationnelle,
- Speaker #1
même pendant la courte excuse.
- Speaker #0
Voilà. Ils sont avec un camp, un doudou, tout simplement. On discute et ils ont une couverture un peu douce sous les mains. Et après, effectivement, ils s'enrubanent dans la petite couverture. Ils ont les yeux fermés. Et puis, effectivement, moi, je leur parle. Alors, je leur dis toujours, de toute façon, je parle. S'il y a quoi que ce soit, vous pouvez bouger, vous pouvez ouvrir les yeux, vous pouvez me parler. Je rassure toujours sur le fait qu'en fait, on est là pour eux. Donc, moi, je suis là pour eux. Ils sont là pour eux. S'il y a quoi que ce soit, évidemment qu'ils peuvent se gratter, bouger, m'interrompre. S'il y a quoi que ce soit, enfin voilà. Je guide effectivement les yeux fermés. Je fais parfois. parler, ça dépend de la séance, je fais parfois hocher la tête, d'accord ? Voilà, et de toute façon aussi, je dis toujours quand ça sera fini, je vous dirai d'ouvrir les yeux il n'y aura pas de suspense, de fin de séance ou quoi que ce soit vraiment je dis d'ouvrir les yeux et le seul risque qu'il y a en hypnose c'est que la personne s'endorme c'est le seul risque entre guillemets c'est-à-dire que si la personne s'endort vraiment il n'y a plus rien qui entend c'est-à-dire que la personne va faire une sieste elle va me payer pour avoir fait une sieste dans mon cabinet ce qui est un petit peu inutile
- Speaker #1
et étrange c'est moi
- Speaker #0
donc je leur dis on va essayer d'éviter ça mais encore une fois c'est ma responsabilité aussi c'est à dire que moi c'est à moi de vérifier que la personne ne descend pas trop en fait de l'état de conscience parce qu'il y a vraiment une marche, il y a un cran et moi je l'entends, ça m'arrive régulièrement en plus je sais que j'ai une voix douce quand je fais de l'hypnose, j'ai une voix qui enveloppe donc il y a des gens qui s'endorment, on entend vraiment à la première respiration, la respiration du sommeil Merci. D'accord,
- Speaker #1
parce que c'est ce que j'allais te poser comme question. Tu as réellement l'impression quand même qu'effectivement, les personnes se sont endormies. Quand je te pose cette question-là, moi, ça me fait penser à des personnes quand je crée des soins audios, tu vois, par exemple. Même parfois, avec la méditation, j'ai des personnes qui vont me dire « Je me suis endormie, du coup, ça a loupé. » Ça dépend. « En fait, je me suis pile réveillée quand tu dis « Vous revenez ici maintenant. » » Je dis « Donc, tu n'es pas partie. » Tu as la sensation d'être partie, d'être endormie, alors que non.
- Speaker #0
à partir du moment que tu te dis tu reviens ici maintenant aussitôt tu n'étais pas endormi donc ça a quand même fonctionné voilà exactement mais nous en hypnose c'est pareil c'est à dire que si la personne s'endort complètement la personne va louper l'essentiel certainement de la séance parce que même si elle fait des micros réveil on sera vraiment sur ça parce que l'hypnose n'est pas un état endormi l'hypnose est un état intermédiaire si la personne s'endort elle est endormie donc elle peut faire des micros réveil au milieu mais elle va louper l'essentiel ou en tout cas le côté global donc moi vraiment à la première respiration du sommeil, je l'entends, et là, du coup, tout de suite, j'arrive à reconvoquer la personne avec son prénom, tout simplement. Déjà, démailler la séance avec son prénom régulièrement permet à la personne de remonter un petit peu. Et si vraiment la personne, je sens qu'elle est sans-dormir, je lui demande de ratifier, c'est-à-dire de me dire, en hochant la tête, c'est si elle m'entend toujours. Si elle ne m'entend pas, alors je préviens ça aussi, avant de faire la séance, je dis, je vais vous demander une fois, si vous ne hochez pas la tête, je vais vous demander deux fois. Bon, si vous ne hochez pas la tête deux fois, c'est que vous dormez. Et dans ce cas-là, je ne vous laisse pas dormir. Et dans ce cas-là, je préviens aussi, parce qu'il y a eu beaucoup de mauvaise presse avec des hypnothérapeutes, avec des comportements douteux au niveau des gestes déplacés. On est d'accord ? Oui. Du tort, on est d'accord ? D'accord. Donc, moi, je préviens, je dis aux gens, dans ce cas-là, si deux fois je vous demande et que vous ne vous réveillez pas, alors je vous toucherai l'épaule droite, parce que la façon dont on est placé au cabinet, c'est ça. Là, je vous toucherai tout doucement en vous disant votre prénom. Vous n'avez pas bon dire, mais ça va vous permettre de revenir tout doucement. du sommeil dans l'état de conscience modifié qu'on cherche à atteindre, et on continuera la séance. Donc voilà. Donc c'est effectivement, et ça je le dis toujours en première séance, c'est le seul risque dans une séance d'hypnose, c'est qu'en fait, le thérapeute fasse pas attention, la personne s'endort, elle roupille parce qu'on l'a détendue et c'est super, et que souvent, tu parlais d'induction, je vais y revenir, mais les inductions peuvent passer par le corps, c'est pas nécessaire, on peut passer par la confusion, on peut passer par d'autres types de fonctionnements, mais si on passe par le corps, on détend le corps, et il suffit que la personne soit un peu fatiguée, ou qu'elle ait... très besoin de se détendre, du coup elle se détend fort et pouf, et là elle s'endort. Et si le thérapeute ne fait pas attention, la personne roupille, et puis quand elle se réveille, donc là c'est un vrai réveil, en fait il ne s'est rien passé pour elle. Là on peut être sûr que la séance d'après... Voilà.
- Speaker #1
Roupiller veut dire dormir, parce que c'est du sud.
- Speaker #0
Mais je sais... Ah oui, pardon !
- Speaker #1
Non mais là, je t'ai... Parce qu'on est du sud toutes les deux, donc moi c'est bon, roupiller, ça fait partie de mon vocabulaire, mais ça veut dire dormir.
- Speaker #0
C'est vrai, je pensais que c'était national, autant pour moi. Dormir, du coup ! C'est vrai.
- Speaker #1
Bon, c'est devenu international, à force.
- Speaker #0
Non mais tu fais bien de faire le décodage, tu as raison.
- Speaker #1
C'est pas grave. J'ai l'impression d'être ma mère, d'un seul coup, tu vois. En faisant attention à ça.
- Speaker #0
Alors pardon pour le régionalisme.
- Speaker #1
Du coup, une séance dure combien de temps à peu près, quand tu mets les personnes en hypnose ?
- Speaker #0
Une heure. Une heure avec à la fois la phase d'hypnose conversationnelle, donc tout le début où on discute ensemble et on détricote ensemble, et ensuite la phase d'hypnose. Il y a des séances que je prévois longues, des séances d'hypnose à l'intérieur de la séance en elle-même. Donc dans ce cas-là, je cadre vraiment les gens, je leur dis là on commence tout de suite, parce que si je veux faire 30-35 minutes d'hypnose, ça passe vite sur une séance d'une heure. Sachant qu'on a un petit débrief au début. Je parle... Pas énormément après la séance. Je demande toujours aux gens comment ça s'est passé. Si ça dépend de la séance que je fais, il y a des séances que je fais de façon... Moi, je suis très visuelle, et c'est vrai que je fais des séances souvent visuelles. Alors, les cinq sens en général, j'essaie beaucoup de soigner ça, mais je fais aussi des séances visuelles parce que le cerveau fonctionne bien en symbolique, et l'imaginaire part vite et bien. Donc souvent, quand je fais des étapes dans une séance, quand je ramène les gens sur une plage, dans une forêt, quand je fouvre un coffre, quelque chose, Je demande toujours les détails là. Vous avez ouvert le coffre, qu'est-ce qu'il y avait dedans ? Vous avez mis quelque chose dans... Vous avez fait tomber quelque chose d'une montgolfière. Qu'est-ce que c'était ? Donc je demande ces détails-là que moi je prends en note aussi pour les séances d'après parce que tout simplement, souvent, il y a des choses qui reviennent. Il y a des gens qui vont spontanément dans un lieu. Et là, j'ai encore eu le cas cette semaine. Il y a six séances, donc ça fait six mois. On se voit une fois par mois. Elle a convoqué une clairière. Je lui ai demandé de convoquer un lieu. Et ce lieu revient quasi à chaque fois. Et elle me dit, je ne sais pas, on ne cherche pas à interpréter. Là-dessus, je suis trop dangereux de faire une interprétation. Il y a une part de vous pour qui cette carrière ou ce qu'elle représente est importante dans un lieu sécurisant et rassurant.
- Speaker #1
Ça peut être un lieu ressource.
- Speaker #0
Et qui évoque des choses, mais on ne cherche pas forcément à comprendre pourquoi.
- Speaker #1
Totalement. Et justement, ce qui est intéressant, S'il y a des informations quand même relativement compliquées, lourdes, qui ressortent lors de l'hypnose, qu'est-ce que tu en fais, qu'est-ce que vous en faites avec ton patient, ton client ?
- Speaker #0
Oui, consultant, parce que patient,
- Speaker #1
c'est médical,
- Speaker #0
c'est toujours le truc.
- Speaker #1
Je referme la parenthèse.
- Speaker #0
Voilà, on n'a pas le droit d'utiliser ce terme. Mais oui, alors, si quelque chose sort, alors déjà, il y a deux choses dans ce que tu dis, c'est-à-dire que si quelque chose sort pendant la séance d'hypnose, donc vraiment pendant le moment où la personne est en hypnose, Ça arrive, évidemment, ça peut arriver. La première chose sur laquelle je rassure les gens, c'est que je leur dis, de toute façon, parce que sur les craintes aussi d'entrer en hypnose, il y a, et si je découvre quelque chose que je n'avais pas envie de découvrir.
- Speaker #1
Ce que je te disais tout à l'heure, tu vois, le fameux « mais si je découvre quelque chose, que je suis une mauvaise personne » , tu vois, c'est ça.
- Speaker #0
Alors, mauvaise personne, ou si, mais t'arrivais quelque chose et je ne savais pas, ou si, voilà, des choses de souvenirs occultés, ou est-ce que j'ai fait une amnésie traumatique, etc. Je dis toujours aux gens, déjà, ce qui peut arriver. Je dis toujours aux gens, de toute façon, Le postulat de départ, c'est que la part inconsciente, elle est là pour vous. Donc si, dans une séance d'hypnose, alors que évidemment, on ne va pas, nous, en tant que thérapeute, chercher à aller chercher une information...
- Speaker #1
Non, c'est l'information bien... L'information bien,
- Speaker #0
exactement. Si une information vient, quelle que soit la nature, donc une information qui est lourde, quelque chose de dur, etc., si ça surgit spontanément lors d'une séance d'hypnose, c'est qu'il y a une part de vous, donc une part inconsciente, qui pense que, à ce moment-là de votre vie, c'est important que vous en ayez conscience. C'est important que ce souvenir vous revienne. Donc, dans tous les cas, ça veut dire que vous êtes en capacité de le gérer. Donc, il y a quelque chose de très rassurant parce que, même si on découvre quelque chose de dur, de très dur, c'est si vous ne vous en souveniez pas et que ça surgit là, c'est que c'est important pour votre évolution.
- Speaker #1
Il est temps de vous en occuper.
- Speaker #0
Voilà, de vous en occuper et qu'il faut arrêter de faire semblant de ne pas voir si c'est quelque chose que vous saviez et que vous avez peut-être enterré un peu, mais voilà, ça peut être... encore une fois sur plein de choses, ça peut être une amitié ou une histoire d'amour ou une porte fermée sur un boulot notamment tous ces deuils blancs ces deuils symboliques ces périodes qu'on a arrêtées vraiment on différencie le deuil ou la perte de quelqu'un et les deuils blancs, les deuils symboliques encore une fois une fin de boulot une fin d'une histoire d'amour des passages de l'éclat tout ça, parfois on sait que ça a été dur et puis hop hop hop, on a mis un petit peu sous le tapis non Si ça surgit dans une séance d'hypnose, c'est parce qu'il y a une part de vous qui vous dit qu'il faut arrêter de faire semblant que ça n'existe pas.
- Speaker #1
C'est douloureux.
- Speaker #0
Si ça surgit pendant la séance d'hypnose, il y a deux façons de toute façon dont les consultants peuvent réagir. Soit les consultants restent en hypnose et il y a une grosse émotion qui sort, par exemple des larmes ou quoi que ce soit, en hypnose. Dans ce cas-là, moi j'accompagne en hypnose. Je vais leur dire, je vais les faire parler pour savoir ce qui se passe. Parce que c'est souvent pas du tout ce que j'ai cherché. Donc on cherche à savoir ce qui est en train de se passer et on interroge en hypnose et on apaise en hypnose. Donc ça c'est le premier cas où la personne reste en hypnose. Ou alors, on a le deuxième cas où la personne fait une sortie spontanée d'hypnose. C'est-à-dire qu'elle a découvert quelque chose de... Alors qu'elle était bien descendue, qu'elle était bien partie, sachant qu'un des signes de l'hypnose, c'est qu'on a des mouvements oculaires. Des mouvements inconscients, c'est ce que je dis aux gens. Tous ne le sentent pas beaucoup, le sentent, mais on a effectivement les yeux qui se mettent à bouger dans des mouvements bilatéraux. C'est un des signes de l'hypnose. Et même si les gens sont bien descendus, ils peuvent faire une sortie spontanée s'il y a quelque chose de trop lourd. trop gros qui surgit. J'ai eu quelqu'un, par exemple, qui a demandé d'enlever tout ce qui était lourd dans la vie, tout ce qui pesait, etc. Donc j'avais fait une scène et j'avais immatérialisé une scène où elle pouvait justement se décharger de ce qui était lourd. Et la personne est sortie d'hypnose spontanément, c'était il y a quelques années, parce qu'elle avait mis sa mère. Et il y a eu tout de suite le... Et là, la culpabilité est arrivée de... Et puis, évidemment, beaucoup d'émotions. Et donc, elle était sortie d'hypnose, donc on a retravaillé ça après en hypnose conversationnelle, c'est-à-dire qu'on a... rediscuter ensemble de ok, c'est pas votre mère en général qui est lourde.
- Speaker #1
Non, c'est la symbolique.
- Speaker #0
La symbolique et ce qu'il y a derrière et dans le lien, dans la relation. Enfin voilà. Donc quand c'est ça, j'accompagne s'il y a une sortie spontanée ou j'accompagne pendant l'hypnose. Dans tous les cas, même si j'accompagne pendant l'hypnose que la personne s'apaise à nouveau et qu'on continue la séance d'hypnose, quand elle sort d'hypnose, on reprend le temps et on met des mots sur ce que la personne a trouvé. Je laisse jamais les gens avec un truc lourd. repartir chez eux. Toi. Oui, mais... Non, mais oui, mais moi non.
- Speaker #1
Évidemment que ma question était quand même relativement ciblée, puisque j'ai le cas de personnes qui m'ont raconté des choses et qui sont ressorties de la séance avec quand même des choses excessivement lourdes, et quand je leur ai dit du coup, vous avez enchaîné avec quoi ? Avec la thérapeute ? Elle me dit, rien, j'ai juste récupéré l'information, et comment dire que l'information a plombé tout le reste de leur vie. Donc voilà, c'est pour ça que je me permettais de te poser la question.
- Speaker #0
voilà de récupérer et quand tu dis ça c'est pas anodin ouais ouais mais j'ai du moi j'ai beaucoup de mal à entendre ça parce que c'est quand même encore une fois on est on a une responsabilité en tant que thérapeute c'est on accompagne de l'humain on accompagne des gens qui à un moment donné nous font confiance qui poussent la porte de notre cabinet ou qui ont vision mais qui décident à un moment donné de travailler sur leur vie qui exposent beaucoup de choses parce qu'on est quand même ah bah voilà ils se retrouvent à nu quand même complètement ces gens se retrouvent à nu et c'est à nous de les guider et à nous de les aider en tout cas à se sentir mieux Alors les guider dans le sens, les guider dans leur chemin, être une main tendue. Et je ne vois pas comment on peut laisser des gens qui découvrent quelque chose d'autre. Alors on peut trouver ses limites en tant que thérapeute, et ça peut déjà arriver, de dire à un moment donné, là, moi je sens qu'on arrive aux limites de l'accompagnement que je peux vous proposer, mais, et là je réoriente, que ce soit psychologue, que ce soit psychiatre, d'autres types de professionnels, parce que je sens que j'atteins les limites de ce que je peux proposer quand même. Donc soit on travaille de concert, soit l'accompagnement s'arrête. et on peut continuer avec quelqu'un d'autre et on laisse pas la personne toute seule quand elle a décelé un truc déterrer quelque chose de gros dans l'idéal merci pas mieux ça
- Speaker #1
confirmait mon soupir on a fait un teasing tout à l'heure effectivement aujourd'hui dans ta pratique tu as ouvert une autre boîte à outils
- Speaker #0
du développement personnel et qui te semble dans ta pratique totalement complémentaire chose que je n'ai jamais abordée non plus d'ailleurs sur cet épisode du moins dans un épisode du podcast ça s'appelle l'EMDR et du coup en quoi ça consiste parce que je suis persuadée qu'il y a beaucoup de personnes moi concrètement la première parce que je n'ai jamais vécu de séance d'EMDR donc en quoi ça consiste,
- Speaker #1
c'est quoi ces gros mots EMDR alors l'EMDR effectivement C'est moins connu que l'hypnose, mais c'est de plus en plus démocratique.
- Speaker #0
De plus en plus quand même.
- Speaker #1
J'allais dire, aujourd'hui, c'est entre un tiers et 40% de ma pratique. Quand j'ai ouvert mon cabinet il y a quasi cinq ans, je me suis formée six mois après en EMDR. Ça fait plus de quatre ans que je suis formée en EMDR. Ça a commencé doucement. Aujourd'hui, je suis à 60% d'hypnose, 40% d'EMDR, clairement sur ma semaine. Donc, on est vraiment sur une pratique qui se démocratise de plus en plus. Alors, l'EMDR, en fait... Ça a été inventé ou en tout cas, ça a été théorisé par une psychologue américaine qui s'appelle Francine Shapiro en 1987. Et en fait, c'est vraiment très récent.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #1
En termes de technique, c'est une technique de désensibilisation et de reprogrammation par des mouvements oculaires. Alors, mouvements oculaires, mais aussi, on peut être aussi sur des mouvements bilatéraux, soit auditifs, soit du tapping. D'accord ? Moi, je le fais en oculaire. Je vais expliquer pourquoi. Mais effectivement, on est sur une technique de désensibilisation et de reprogrammation. En fait, ça a été mis au point, à la base notamment, pour les soldats qui revenaient de la guerre. De la guerre,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
Entendus, vus, sentis, des choses, voilà. Comment on fait pour vivre après ça ? C'était vraiment ça cette question. C'est-à-dire que quand même, on s'est dit, c'est très bien ces gens qui ont vu des choses affreuses, ou entendues, ou senties, ou autres. Mais comment le cerveau se remet de ça ? Le MDR, en fait, ça part du principe, du postulat de départ, qu'on a un système de réparation de l'esprit. Comme on a un système de réparation du corps, on pense qu'on a un système de réparation de l'esprit, alors qu'on n'arrive pas à prouver au niveau des électrodes du cerveau, mais qu'il y ait une certitude, c'est-à-dire que quand il nous arrive des trucs durs, eh bien on survit. On survit, en tout cas, on fait preuve de résistance.
- Speaker #0
Il y a une niveau de sécurité.
- Speaker #1
Voilà. Et on avance quand même, d'accord ? Parce qu'on n'oublie pas qu'on est des animaux, et qu'au niveau de l'espèce, on continue quand même à avancer quand il arrive des choses dures ou moins dures, mais même des petites contrariétés avec des collègues ou des choses comme ça, des choses qui touchent, on arrive quand même à dépasser ça. Et ça, c'est ce qu'on appelle en fait le traitement adaptatif. de l'information, le TAI. Et le TAI, en fait, tout simplement, il se passe pendant le sommeil, pendant la phase de sommeil paradoxale. Pendant la phase de sommeil paradoxale, en fait, si vous avez la chance d'observer quelqu'un dormir, au bout d'un moment, vous verrez ses yeux.
- Speaker #0
Ne lui faites pas peur.
- Speaker #1
Déjà, ne le réveillez pas. Non, mais en fait, pendant les différentes phases de sommeil, mais pendant la phase de sommeil paradoxale, nos yeux se mettent à faire des mouvements bilatéraux, donc de Ausha droite, tous les soirs, donc toutes les nuits, on a tous ça. Et pendant cette phase de sommeil paradoxal, c'est comme si le cerveau reprenait tout ce qui s'est passé dans la journée, l'analysait. Je prends une métaphore qui vaut ce qu'elle vaut, mais c'est comme s'il nettoyait avec des essuie-glaces la charge émotionnelle de ce qui s'est passé. C'est pour ça que, par exemple, s'il s'est passé une contrarité, je prends l'exemple d'une collègue qui m'a mal parlé, quelque chose qui, sur le moment, peut être vraiment impactant, comme par hasard, déjà le lendemain, ça va mieux. Et pourquoi le lendemain, ça va mieux ? Parce qu'on a dormi. Et c'est pas en même temps. Les gens disent parfois, on a dormi dessus. J'ai dormi dessus, ça va mieux. Oui, c'est surtout que pendant le sommeil, il y a eu le TAI. Et le TAI, il a nettoyé, avec les mouvements bilatéraux, et ça a enlevé la charge émotionnelle de l'événement. Et du coup, l'événement va être classé, un peu comme dans Vice Versa, le dessin animé de Pixar. Oui, ça va être classé ensuite en souvenir. C'est pour ça que des contrarietés petites ou moyennes vont passer au fil du temps, et puis après, dix ans après, on ne s'en souvient pas. Alors que sur le moment, c'était très impactant.
- Speaker #0
c'est parce qu'effectivement on a ce processus de réparation de l'esprit en MTC ça pourrait être l'équivalent du foie l'organe du foie qui lui la nuit vient justement sert de filtre aux émotions il a sa propre émotion, la colère, la frustration mais c'est également lui qui gère c'est un peu je prends toujours cette idée, cette image c'est le videur en mode de nuit toi tu rentres, toi tu rentres pas toi tu vas là tu vas là d'accord En fait, le foie, il sert à ça, aux émotions. Dès que tu vas réceptionner dans ta journée une émotion, c'est lui qui va décréter. OK, celle-là, non, elle ne sert à rien, on la jette. Celle-là, elle intéresse le cœur, tiens, tu vas aller là. Elle t'intéresse le poumon, tu vas aller là. Et en fait, du coup, la nuit, comme à un moment donné, lui, dans la marée énergétique, il a son créneau bien spécifique. En fait, c'est là où il va être au max de son boulot. La nuit, évidemment, sinon ce n'est pas drôle en tant que videur. Et du coup, c'est là où, effectivement, il va repasser, ressasser toute la journée, ce que tu viens d'expliquer, où il va retraiter toutes les émotions de la journée.
- Speaker #1
Et bien voilà, c'est complètement complémentaire, c'est exactement ça. Alors, je ne sais pas pour le foie, mais en tout cas, le TAI fonctionne pour toutes les choses du quotidien,
- Speaker #0
les situations moins difficiles.
- Speaker #1
Sauf quand il se passe quelque chose de trop dur, trop lourd, trop gros, comme par exemple la guerre et ce genre de choses. Dans ce cas-là, effectivement, les essuie-glaces peuvent essayer. C'est-à-dire la désensibilisation. Ça ne marche pas, ça ne suffit pas. Dans ce cas-là, l'information, on dit qu'elle est figée en marge du système neuronal, cette information-là. Et elle va rester. Elle va rester, c'est ce qu'on appelle un traumatisme. C'est pour ça que le MDR est recommandé dans le cas de syndrome de stress post-traumatique. Donc il y a la guerre, mais il n'y a pas que. Oui, oui. Et...
- Speaker #0
L'élément déclencheur de cette pratique.
- Speaker #1
Exactement. Et donc, cette information qui est figée, elle va revenir dans la vie de la personne par un des cinq sens. L'ouïe, l'odorat, le toucher, le goût ou la vue. Et dans des situations similaires ou des situations qui, parfois, sont symboliquement similaires.
- Speaker #0
Une résonance.
- Speaker #1
Voilà, qui ont une résonance que parfois, il faut aller chercher. Mais, en fait, le cerveau va toujours dire ça, c'est figé en marge du système neuronal et ça, il faut qu'on aille le nettoyer à un moment donné. J'ai des gens qui viennent pour de l'EMDR. Ça fait 25 ans qu'il s'est passé la chose. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
J'ai des gens qui viennent pour un sujet. On se rend compte, après, je vais expliquer pendant le processus, que c'est pas du tout ça, en fait, l'origine. Mais ils avaient l'impression. C'est pareil, on détricote aussi. Et donc, le MDR, ça passe par un protocole en huit questions très précises où on va aller chercher ce qui se passe encore dans la personne au niveau émotionnel, au niveau narratif, par rapport à l'événement. Et on va aller... Moi, j'ai une super baguette bleue. avec une petite boule là au bout. Tu vois,
- Speaker #0
j'ai une baguette magique.
- Speaker #1
Mais oui, j'ai une baguette. Allez, j'avoue. Et on va aller, en fait, baisser la charge émotionnelle de ce qu'on a identifié. D'accord ? Et ensuite, reprogrammer un narratif plus sain, positif, entre guillemets, c'est-à-dire une croyance positive. Parce que si la chose reste traumatique, elle est passée, cette chose. Quel qu'ait été, évidemment, on est sur des choses toujours très, très dures en EMDR. On n'est pas sur des souffrances légères. effectivement sur du traumatisme, quelle qu'était la chose, elle est passée. Ce qui reste, en fait, c'est l'émotion et le narratif.
- Speaker #0
Ce que je dis toujours, en fait, le but, c'est pas de venir déprogrammer l'événement, l'événement aura toujours lieu, par contre, c'est de venir déprogrammer l'émotion que vous avez créée, les pensées que vous avez créées, les croyances que vous avez créées sur l'événement afin de rendre l'événement neutre.
- Speaker #1
Exactement. Alors moi, je vais pas sur la neutralité, je dis aux gens ça restera toujours un mauvais souvenir. mais ça sera plus traumatique. C'est-à-dire qu'à un moment donné, on va aller, je t'ai dit tout à l'heure que l'information était gelée, on va aller la remettre en mouvement grâce aux questions, les réponses aux questions, aux huit questions, on la remet en mouvement et ensuite, on baisse la charge émotionnelle. Donc l'information va être nettoyée, on va mécaniquement reproduire le TAI, le traitement adaptatif de l'information qui aurait dû se passer, enfin qui s'est passé pendant le sommeil mais qui n'a pas fonctionné. En EMDR, on le reproduit avec la baguette et l'information remise en mouvement va pouvoir elle aussi monter ensuite en souvenir, très mauvais évidemment, parce qu'on est sur un traumatisme, donc on n'est pas sur un bon souvenir, mais ça ne définit plus la vie de la personne.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. Quand je dis le mot neutre, c'est-à-dire que la personne, quand on vient évoquer ce moment-là, ne va pas avoir de remontée émotionnelle, ne va pas être en pleurs, en stress, ne va pas... C'est que, ok, elle peut en parler, utiliser des mots négatifs, pourquoi pas, mais le corps ne va pas réagir.
- Speaker #1
Exactement. En EMDR, on utilise même une échelle de perturbation, sur laquelle on demande aux gens de se situer en début, nos tout débuts, quand on fait les 8 questions, on a une échelle de perturbation, et ensuite, on vient vérifier régulièrement pendant le moment des passages de bagnettes, où on en est, et à la fin, même sur des cas très très durs, très très graves, des questions sexuelles et des choses vraiment très dures, on est sûr, c'est ok.
- Speaker #0
C'est affreux,
- Speaker #1
mais c'est ok. Je sais que c'est affreux ce qui s'est passé, mais aujourd'hui, c'est ok.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Voilà. Donc on n'a plus, comme tu dis, ni le lien, ni le narratif qui se continue de se jouer. Mais c'est pour ça aussi que pour moi, et c'est pour ça que je me suis formée tout de suite à l'EMDR, c'est que l'hypnose et l'EMDR sont deux pratiques complémentaires. C'est pour ça aussi que quand les gens prennent rendez-vous, je ne leur laisse pas juste prendre rendez-vous avec moi. C'est vous prenez rendez-vous en hypnose ou en EMDR. C'est-à-dire que je leur explique bien ce que c'est les deux et je vérifie toujours, notamment pour l'EMDR, que ça relève bien en termes de problématiques de l'EMDR.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
On ne vient pas en EMDR pour lâcher prise. On peut le faire en hypnose. Évidemment qu'on ne peut pas le faire en hypnose. Mais en EMDR, on ne vient pas juste... Je ne me sens pas bien, je ne sais pas pourquoi, moi, je ne vais pas utiliser l'EMDR.
- Speaker #0
Parce que tu vas venir cibler, en fait.
- Speaker #1
On cible. Alors, on peut aussi, même si ce n'est pas comme ça à l'origine, on peut ne pas cibler et partir aussi du narratif ou de la personne, ce qu'elle ressent, sans cibler. D'accord ? On peut réussir... Je pense notamment au cas, j'ai eu quelqu'un il y a quelques années, et ça reste mon exemple le plus phare, entre guillemets. J'ai quelqu'un qui est venu il y a quelques années pour un vertige... énorme. C'est-à-dire que je n'ai jamais rencontré un vertige de sa sorte. Cette personne, cette femme, ne pouvait même pas porter de talons tellement elle avait un vertige. Donc on est sur quelque chose, évidemment, il ne s'agissait même pas de regarder par une fenêtre. C'était très très important, mais... Elle pouvait en parallèle faire, je ne sais plus si c'était parapente ou... Oui,
- Speaker #0
quelque chose qui pouvait être totalement contradictoire avec sa... Voilà,
- Speaker #1
elle était en capacité de faire de l'ULM ou parapente, je ne sais plus, un truc comme ça. Donc déjà, c'était vraiment très contradictoire sur le papier. Oui,
- Speaker #0
on est d'accord.
- Speaker #1
Et on n'avait aucun événement traumatique cible. Et pourtant, la dame est venue quand même en réservant au MDR. Donc, bon, on est parti de là et on est parti du ressenti corporel qui était très fort, on est parti de l'émotion qui était très forte, on est parti... Alors après, on n'avait rien, on n'avait pas de contexte. Cette personne... on est parti comme ça. J'ai juste commencé avec la baguette à faire le premier aller-retour. Elle a été en larmes dès la première inclinaison de baguette. Elle a pleuré pendant une heure. C'est-à-dire qu'on fait des pauses, on fait des alternances, on fait des pauses. Elle a pleuré une heure. Donc, elle est sortie, évidemment, extrêmement fatiguée de cette séance. On s'est revues un mois après. Alors, on n'avait rien... C'est-à-dire qu'en plus, elle n'avait rien qui lui venait entre. C'est-à-dire que son cerveau ne nous donnait pas plus d'indications. On faisait des...
- Speaker #0
Il avait besoin de lâcher.
- Speaker #1
Voilà. on a fait une désensibilisation, mais on ne savait même pas ce qu'on était en train de désensibiliser. C'est-à-dire qu'on savait qu'il y avait quelque chose, on ne savait pas quoi et rien ne nous était donné pour savoir ce qu'on était en train de désensibiliser. On a désensibilisé parce qu'elle est sortie de la séance déjà extrêmement soulagée, fatiguée, mais extrêmement soulagée sans savoir de quoi. Et puis l'échelle de perturbation avait baissé. Je la revois un mois après, fin le point, et puis pour me dire on va continuer pour voir où on en est. Et elle me dit alors là, je ne sais pas. Elle-même ne saluait même pas revenu même pendant le sommeil ou quoi. Elle me dit en fait, maintenant, je peux regarder. Elle travaillait dans un bâtiment où il y avait plusieurs étages. Elle me dit maintenant, je peux regarder par la fenêtre. Et elle me dit, je viens d'y pincer en venant à votre rendez-vous. J'ai peint ce week-end et je suis montée sur un escabeau. Ça n'a même pas été un sujet.
- Speaker #0
C'est ça qui est génial. Et donc ? Oui, comme d'habitude, en fait.
- Speaker #1
Ben voilà. Et donc, tu vois, ça, moi, pour moi, ça a été un shift dans ma pratique de me dire, OK, parfois, la personne, elle vient avec quelque chose qui est très fort, comme là. On n'a pas d'événement cible. précis, malheureusement, sur lesquels s'appuyer. Et pour autant, je me suis dit qu'on y va quand même. On y va en EMDR parce qu'elle a vraiment un mal-être par rapport à ça. Et puis, la pratique m'a donné raison parce qu'effectivement, tout de suite, il y a eu une libération émotionnelle et on a baissé l'intensité émotionnelle dès la première séance. Mais voilà, on n'a pas forcément d'événement cible sur lequel se fonder.
- Speaker #0
Tu me rappelles un peu, pour l'avoir vécu pendant des séances de kinésiologie, tu sais, où... du coup, la thérapeute te fait remonter une information ou te donne une date, tu vois, et tu te dis, ben, j'en sais rien, en fait, c'est pas grave. Et là, toi, tu regardes, et en plus, t'es en larmes. Mais bien sûr. Et elle te dit, c'est pas grave. Je dis, mais je sais pas. Non, mais c'est pas grave. Déjà, tu pleures, donc t'es en train de faire remonter l'information. Elle remontera si elle a besoin. Et de toute façon, le travail est en train de se faire, donc t'as pas besoin de le conscientiser.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Et ça, tu vois, moi, en hypnose, ça arrive souvent aux gentilles. Je leur dis, mais quand je leur demande de délester des choses, souvent... la part inconsciente ne va pas montrer ce que la personne est en train de lâcher et il me dit j'ai lâché un gros sac où il y avait une masse noire et c'est ok mais vous savez il y a une part de vous qui vous protège aussi on n'est pas obligé de remonter toutes les choses qui vous ont fait mal il y a une part de vous qui vous protège cette part inconsciente donc c'est exactement ce que tu es en train de dire tu sais pas quoi, tu es en larmes mais tu n'es pas obligé en plus de savoir pourquoi et c'est ok en fait exactement et dans mes souvenirs j'avais fait un rêve,
- Speaker #0
je suis une personne qui ne rêve pas Très peu. Et j'avais fait un rêve six mois après, et c'était un rêve tout en symbolique, parce que déjà, c'était accès sûrement le suicide d'une personne proche, donc comment te dire que c'est très compliqué. Mais en fait, quand j'ai compris que représenterait cette personne et tout le cérémonial autour du suicide, parce que rien n'était anodin dans le rêve, j'ai compris que c'était la libération de la séance de kinésiologie. C'est vraiment, tu vois, heureusement que j'ai réalisé ça, de me dire, waouh, déjà je rêve pas, là, waouh, c'est quand même lourd un suicide, et en fait, c'est là où j'ai fait le lien avec tout ce qu'on était venu débloquer six mois auparavant.
- Speaker #1
Moi, j'utilise toujours l'image qu'une séance d'hypnose, mais pas que, le MDR aussi, ça infuse comme un sachet de thé. Je dis toujours aux gens, ça va infuser en vous dans les heures et les jours qui vont venir, ça va travailler en sous-marin. Ça travaille en sous-marin, parfois, effectivement, avec une temporalité de... plusieurs mois. Le cerveau, la part inconsciente, va travailler de toute façon. Le but, ça va être le mieux-être. Le but de chacun, de nous et de notre part inconsciente à chacun, c'est qu'on aille mieux. Ça va continuer à travailler. En tant que praticien, en tant que thérapeute, nous, on vient aider, on vient guider à un moment donné, mais le travail se fait entre les séances ou même après les séances, parfois par le biais de rêves. Et on a les confirmations.
- Speaker #0
Ou même, moi je le vois avec conscience ancrage, des fois quand je vois les personnes chaque semaine, je dis alors la semaine, Oh bah je me suis pris dans ma vie, là tout ce qu'on avait parlé la dernière fois en séance, c'est bien au moins tu l'as vécu concrètement et on va venir approfondir.
- Speaker #1
C'est parfait !
- Speaker #0
Exactement ! Non c'était pas anodin, si on est venu débloquer ça, il fallait que tu le vives ensuite dans ta vie, dans le concret, pour que tu viennes justement l'expérimenter et ça passe par le corps également.
- Speaker #1
C'est ça, exactement.
- Speaker #0
Pratique, très impressionnante également. Tu peux, j'allais dire jongler, ce n'est pas le bon terme, mais tu peux, par exemple, une personne qui vient te voir en hypnose, à un moment donné, te dire, tiens, on va passer sur le MDR, ou inversement, ça peut t'arriver, ou tu laisses vraiment bien cloisonner ?
- Speaker #1
Non, ça m'arrive. Ça m'arrive même que je m'interroge avec la personne en expliquant les deux outils. Alors, pas pour le MDR. Le MDR, je vérifie d'abord si la personne a bien réservé quelque chose. Oui,
- Speaker #0
le protocole.
- Speaker #1
Voilà, donc là, clairement, si... la personne vient et qu'en une phrase, elle m'explique, je vois tout de suite si on est sur un état de stress post-traumatique ou pas, ou en tout cas si ça s'en approche. Et ça peut arriver qu'en fin de thérapie VMDR, je finisse par de l'hypnose pour quelque chose dans le lâcher-prise, dans le trop-plein, etc. Ça m'arrive plus rarement, par contre, en hypnose. Il faut vraiment que l'hypnose est bloquée, c'est-à-dire qu'on soit arrivé au bout du process. Et là, du coup, j'explique ce que c'est le VMDR et je dis... Peut-être que là, ça vaudrait le coup. Et je demande toujours l'accord de la personne, même si souvent la réponse est « moi, c'est vous qui choisissez l'outil » . Mais j'explique quand même pourquoi, parce que les gens, s'ils réservent en hypnose, ils veulent de l'hypnose aussi. Mais on va, et si j'arrive, si je sens des limites, ça peut m'arriver, effectivement. Pour moi, c'est vraiment complémentaire, même s'il y a des spécificités pour chacune des techniques.
- Speaker #0
On va arriver à la fin de cet épisode passionnant. Je crois que nous aurions pu encore parler des heures et des heures et des heures. Alors... Je garde l'information pour la fin, parce qu'on continuera à parler des heures. J'aurais fait que du teasing durant cet épisode. Où est-ce qu'on peut te trouver ? Tu es thérapeute, tu as parlé de ton cabinet, mais il n'y a pas que ça aussi. Mais déjà, physiquement, où est-ce qu'on peut te trouver ?
- Speaker #1
Dans une belle région. Effectivement, je suis dans une belle région. Je suis actuellement en Dordogne. pas loin de Périgueux, j'ai un cabinet effectivement qui est à Ature, à la Maison des médecines douces, donc on peut prendre rendez-vous directement pour me voir en présentiel au cabinet, ou alors, parce qu'il faut le savoir aussi, je fais un accompagnement en ligne. Pas pour le MDR, pour l'instant en tout cas, moi je préfère faire du MDR au cabinet, encore une fois, mais je fais des thérapies d'hypnose à distance, donc même si les gens ne sont pas physiquement en Dordogne et qui veulent quand même venir me voir, c'est avec plaisir, sachant que... Je le précise, mais c'est vrai que l'hypnose à distance a autant d'effet que l'hypnose au cabinet. J'ai des thérapies en entier que je fais et j'accompagne toujours, j'ai tout le temps des thérapies, soit des gens de Dordogne qui ne se déplacent plus et qui préfèrent pour le confort rester chez eux même si ils sont à une demi-heure de chez moi, mais j'ai toujours des thérapies loin. En ce moment, j'ai une thérapie en Bretagne, une autre à Paris, j'en ai eu une au Vietnam il n'y a pas longtemps. On est sur des thérapies, j'en ai eu une en Suisse, on est sur des thérapies que je peux faire entièrement à distance, donc ça c'est aussi intéressant de le savoir. Donc voilà, on peut prendre directement rendez-vous sur mon site. Et puis je suis aussi présente sur Instagram, avec par contre un angle un petit peu plus spécifique, donc tu voulais peut-être parler ou pas ?
- Speaker #0
Oui, un peu, c'était le teasing de tout à l'heure, mais de toute façon n'ayez pas peur, vous retrouverez dans le descriptif de l'épisode absolument tous les liens pour retrouver Marie-Aigle Antoine sur son site internet ou même sur son Instagram pour suivre justement ses partages au quotidien. Et c'est nouveau, partage, on va dire ça comme ça, parce qu'effectivement, il y a un changement de cap. Alors, on va être, comment dire, relever un peu notre vie privée, parce que ça fait un moment qu'on se suit. En fait, on s'est connus par le biais d'Instagram. Et on n'était pas du tout, on commençait, alors j'ai commencé mon cheminement un peu avant toi et mes études avant toi, mais on se connaissait du côté privé, voyage même. Voilà, et qu'au fur et à mesure, ça a été très drôle de voir notre évolution à toutes les deux. Et donc, il y a une nouvelle évolution. Et c'est pour ça que je disais, on fait un teasing pour plus tard, parce qu'on refera un nouvel épisode de podcast. Mais sur un sujet bien particulier qui est maintenant... Alors, spécialité, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais ta préférence, nous allons dire ça comme ça.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Parce que pour le coup, je me suis spécialisée dans pas mal de domaines, donc je ne peux pas dire que je n'ai qu'une seule spécialité. Mais en tout cas, effectivement, ma préférence aujourd'hui, notamment dans l'accompagnement en ligne, ça va être sur toute la sphère amoureuse. C'est-à-dire que c'est quelque chose dont je me suis rendue compte. au cabinet, dans mes séances au cabinet ou en visio, c'est que les gens avaient... J'accompagne les couples, déjà, depuis un moment, mais j'ai aussi beaucoup, sur les gens qui viennent seuls en thérapie, beaucoup la question de la vie sentimentale et de la sphère sentimentale qui revient. Ça revient énormément, ça revient dans quasi chacune de mes thérapies. C'est un choix aussi que j'ai fait de me centrer là-dessus, notamment dans mon accompagnement en ligne, d'accompagner le couple, mais la sphère amoureuse aussi, dans tout ce qu'elle requiert, dans tout ce qu'elle recouvre. Que ce soit la parentalité aussi, l'arrivée d'un enfant et le couple, que ce soit effectivement la rupture, que ce soit la question aussi du célibat ou des schémas amoureux. Donc, effectivement, on en reparlera un petit peu plus, mais j'ai plus cette casquette Love Coach que je vais plus mettre en avant en ligne. Ça te fait rire ?
- Speaker #0
Love Coach ? Ouais, non, je sais pas.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais, c'est l'affédation aussi du... Pardon, mais...
- Speaker #0
Je vais faire ma vielle, mais d'un seul coup, j'avais le 3615 code.
- Speaker #1
Non, mais c'est vrai que ça fait ça. C'est vrai que ça fait ça. Mais en fait, Love Coach, ce n'est pas que du coup l'accompagnement du couple. Parce que quand tu fais juste thérapeute de couple, tu es thérapeute de couple. Donc, c'est encore une autre spécialité. Love Coach, c'est beaucoup plus global et ça relève de tout.
- Speaker #0
C'est ça qui va être chouette, c'est de venir démocratiser ça et justement d'enlever les préjugés qu'une vieille comme moi peut avoir.
- Speaker #1
C'est ça. Non, mais en tout cas, quelqu'un qui n'avait pas forcément exploré ce domaine. Mais oui, c'est sûr que Love Coach, ça fait très... Mais non, on est sur la sphère amoureuse et c'est une appellation qui permet d'englober toute la sphère amoureuse et tout ce qu'elle est. C'est sur ça, moi, que je communique beaucoup plus aujourd'hui.
- Speaker #0
Et qu'on est bien d'accord qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à dire.
- Speaker #1
Voilà. Et que mon credo... Pardon ?
- Speaker #0
Qu'il y a beaucoup de croyances qui se sont créées. Il y a des blessures. Parce que pour l'avoir vue, par exemple, une personne que j'ai accompagnée, elle se reconnaîtra, qu'il y avait une blessure bien spécifique. Elle n'avait que cette blessure-là et que sur sa sphère amoureuse. Et on est remonté sur... j'avais passé toute ma vie pour ne pas reproduire le schéma de papa et maman et bien finalement j'ai tout mis en place pour reproduire le schéma de papa et maman voilà on est d'accord et moi mon angle vraiment d'approche
- Speaker #1
sur ça c'est que de toute façon pour être bien à deux il faut d'abord être bien soi on est d'accord c'est ce que je dis tellement en cabinet aux gens que c'est aussi pour ça que mon credo il a été sur ça beaucoup plus en ligne mais dire De toute façon, moi, je vais vous aider à être bien vous pour être bien à deux, parce qu'on ne peut pas être bien en couple, on ne peut pas être bien dans une relation si on y rentre, que les deux personnes ne vont pas bien. La relation ne peut pas être bien. Et donc, on travaille l'estime, on travaille les blessures, on travaille les schémas d'attachement, on travaille etc. Il y a beaucoup de choses dont il faut prendre conscience avant de penser innocemment que pouf, on va faire une rencontre et ça va être dans le meilleur des mondes, tout va bien se passer.
- Speaker #0
Pas du tout. Que ce n'est pas 1 plus 1 égale 2, que c'est 1 plus 1 égale 3, c'est-à-dire que ça donne une nouvelle entité.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est l'entité du couple. Vous faites partie de l'entité du couple, mais c'est chaque personne individuelle qui crée une nouvelle entité. C'est ça.
- Speaker #1
Il y a chaque personne et la relation. La relation aussi. C'est pour ça aussi que j'avais envie d'accompagner comme ça, accompagnement. l'individu pour que le couple ensuite soit bien.
- Speaker #0
Mais ça, on en parlera dans un prochain épisode parce que j'avoue que la thématique avec plusieurs approches différentes peuvent être intéressantes, donc je pense que je ferai le suivi. Ouais, exactement. Ouais, non, effectivement, parce que je sais que j'ai un autre épisode de podcast avec une autre thérapeute sur le sujet également des relations avec une autre pratique. des personnes que j'ai déjà reçues sur mise en lumière holistique et puis moi de l'amener pourquoi pas du point de vue énergétique et je sais que ça m'est demandé régulièrement sur par exemple le lien d'attachement ou du coup le détachement donc effectivement on peut quand même dire beaucoup de choses sur ça donc on aura l'occasion de se reparler avec grand plaisir le mot de la fin je te le laisse du coup alors merci beaucoup Véronique de rien je sais
- Speaker #1
Comme mot de la fin, ce n'est pas très original. Merci pour cet échange, parce que c'était très intéressant. Merci de m'avoir accueillie et de m'avoir reçue. Et avec grand plaisir pour se retrouver dans quelques mois et explorer un autre domaine avec un autre angle. Avec grand plaisir. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Et merci à toi de nous avoir fait découvrir et de démocratiser cette pratique de l'hypnose, de la voir sûrement différemment. Non, ça ne sert pas que à arrêter de fumer. Non. Ça peut servir évidemment à des choses qui sont bien plus profondes. Je ne veux pas comparer, je ne veux pas dénigrer non plus, mais voir vraiment le spectre très large. Merci infiniment pour ta vision et ton approche.
- Speaker #1
Merci encore.
- Speaker #0
À une prochaine fois avec grand plaisir.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
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