Speaker #0Oh, c'est bon, lâche prise. S'il y a bien une phrase qui a sûrement le don de vous agacer dans le développement personnel, c'est bien celle-là. Parce que déjà, quand quelqu'un vous dit de lâcher prise, eh bien, c'est précisément au moment où vous n'y arrivez pas. Alors, merci du conseil. Et puis surtout parce qu'on parle du lâcher prise comme s'il suffisait de prendre une décision. À partir d'aujourd'hui, je ne contrôle plus rien. Je fais confiance en la vie, je respire un grand coup et hop, illumination. J'aimerais beaucoup, vraiment. Mais ce n'est pas le cas. Parce que derrière le contrôle, il n'y a pas seulement un mental un peu trop bavard qui aurait décidé de vous pourrir l'existence. Il y a souvent une recherche de sécurité. Une tentative d'éviter l'inconnu. L'erreur, la douleur, la déception, l'échec et parfois même simplement cet inconfort de ne pas savoir. Et finalement, on demande souvent aux gens de lâcher prise sans jamais leur poser la question essentielle. Qu'est-ce qui, en vous, considère encore qu'il est dangereux de lâcher dans votre vie ? Oups, vous n'étiez peut-être pas prêt pour ça là. Parce que forcément, si une partie de vous considère encore qu'elle doit anticiper, prévoir, organiser, surveiller, comprendre ce qui va se passer pour être en sécurité, vous aurez beau lui répéter de lâcher prise, elle va s'accrocher encore plus profondément et plus fort. Et c'est là que ça devient intéressant. Parce que le problème n'est peut-être pas votre incapacité à lâcher prise. Le problème, c'est peut-être que vous essayez de lâcher quelque chose que votre système considère encore comme indispensable à votre sécurité. Cartol résume une partie de cette idée dans cette phrase « Acceptez le moment présent comme si vous l'aviez choisi » . Et attention au mot « accepter » parce que nous allons y revenir dans cet épisode. Accepter ne veut pas dire subir, renoncer, rester immobile ou arrêter d'agir. C'est justement là que, selon moi, une grande partie des discours sur le lâcher-prise se plantent complètement. Le véritable lâcher-prise n'est pas l'opposé de l'action, bien au contraire, votre ancrage vous en remercie. Parce que lâcher prise n'est pas arrêter d'avancer ou devenir spectateur de sa propre vie. C'est continuer à avancer sans avoir besoin de contrôler chaque centimètre du chemin, avant même d'avoir posé le pied dessus. C'est pouvoir agir, décider, choisir, expérimenter, changer direction si nécessaire, sans exiger de la vie qu'elle vous fournisse au préalable la garantie que tout va bien se passer exactement comme vous l'avez imaginé. Et surtout, le lâcher prise ne commence pas dans votre tête. Vous ne pouvez pas demander à votre mental de résoudre à lui seul un mécanisme dont il est justement devenu l'un des principaux outils. Le lâcher prise commence beaucoup plus bas, dans le corps, dans votre capacité à vous sentir suffisamment en sécurité pour ne pas avoir besoin de savoir ce qui va arriver dans 5 minutes, 5 jours ou 5 mois. Autrement dit, dans votre ancrage. Alors finalement, au lieu de vous demander encore et encore « Pourquoi je n'arrive pas à lâcher prise ? » La véritable question serait peut-être, qu'est-ce que j'essaie encore de sécuriser en voulant tout contrôler ? Bonjour et bienvenue sur le podcast Mise en lumière holistique, l'émission qui éclaire votre chemin intérieur vers le bien-être et la transformation. Je suis Véronique Thorezin, mentor spirituel et thérapeute holistique. Derrière chaque épisode se cache un peu de mon histoire, de mon parcours avec une maladie inflammatoire neurologique, une sclérose en plaques. de ma résilience, de mes découvertes et apprentissages personnels qui sont devenus aujourd'hui mon expertise en tant que thérapeute dans ce cheminement de spiritualité, de développement personnel, de guérison et surtout de connaissance de soi-même. Venez récupérer des pièces de votre puzzle au travers de l'énergie de la médecine traditionnelle chinoise, de mindset, de symbolique de maladie, évidemment d'ancrage et de lâcher prise, et bien d'autres pratiques pour vous permettre d'avancer, de comprendre et d'œuvrer sur vous-même. Chaque semaine, que ce soit seul ou avec des invités inspirants, nous explorerons divers aspects pour vous apporter des clés essentielles de compréhension dans votre épanouissement. Préparez-vous à illuminer votre chemin vers une vie consciente, ancrée et harmonieuse. Je vous souhaite la bienvenue pour ce moment d'écoute où vous découvrirez que vous êtes un corps, mais également une âme et un esprit. Préparez-vous à plonger dans une aventure transformative chaque semaine avec Mise en Lumière Holistique. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Mise en Lumière Lustique. Aujourd'hui, j'avais envie de revenir sur une notion dont je vous parle finalement depuis toujours dans ce podcast au travers de différents thèmes, le lâcher prise, comme un fil conducteur finalement. Pendant longtemps, quand on parlait du mental, notamment dans le développement personnel ou de la spiritualité, le raisonnement était très simple. Le mental contrôle, donc il faut faire taire ce mental, voire le détruire dans certains cas. Le mental pense trop. Donc il faut arrêter de penser. Le mental crée des peurs. Donc il faut dépasser ses peurs. Le mental empêche de lâcher prise. Donc... Il faut lâcher prise. Voilà, formidable. Sauf qu'avec un raisonnement pareil, on tourne souvent assez vite en rond. Aujourd'hui, ce qui m'intéresse beaucoup plus, c'est de comprendre pourquoi nous avons besoin de contrôler. Parce que si vous cherchez en permanence à anticiper ce qui pourrait arriver, à prévoir les réactions des autres, à organiser votre vie dans les moindres détails, ou à connaître immédiatement la prochaine étape, eh bien, ce comportement n'est pas apparu un beau matin du printemps. simplement parce que votre mental s'ennuie. Non, il a une fonction. Et très souvent, cette fonction consiste à essayer de vous protéger de quelque chose que vous considérez consciemment ou inconsciemment comme dangereux. Le problème, c'est que le danger n'est pas toujours celui auquel on pense. Il peut évidemment s'agir d'une situation réellement menaçante, mais ça peut aussi être le risque d'être rejeté, de perdre quelque chose, de vous tromper, de ne pas être à la hauteur. de manquer d'argent, de vous retrouver seul ou simplement de devoir traverser une émotion que votre corps connaît déjà et qu'il n'a absolument aucune envie de revivre. Et c'est là que le contrôle devient beaucoup plus subtil. Parce que contrôler sa vie ne signifie pas forcément être la personne ultra rigide qui impose à tout le monde. Quoique, et vérifie trois fois si la porte est bien fermée, non, le contrôle peut être beaucoup plus discret, beaucoup plus subtil. C'est refaire mentalement dix fois une conversation avant qu'elle ait lieu. C'est vouloir absolument savoir ce que quelqu'un pense de vous. C'est envoyer un message et regarder votre téléphone toutes les cinq minutes en attendant la réponse. C'est aussi préparer un projet et avoir besoin d'être certain qu'il fonctionnera avant même de commencer. Ou encore hésiter pendant six mois devant une décision parce que vous cherchez LA décision qui vous garantira de ne jamais regretter votre choix. Spoiler alert, ça n'existe pas. Et parfois, tout cela porte même des noms beaucoup plus valorisants. Prudence, réflexion, organisation, et même anticipation. Et attention, parce que je vais mettre énormément de nuances dans cet épisode, je ne vais absolument pas vous expliquer qu'il faut arrêter d'organiser votre vie. Partir en vacances sans réserver d'hôtel, investir votre argent au hasard, ou prendre vos décisions pile ou face, sous prétexte que vous avez décidé de lâcher prise. Parce que ça, non non. C'est pas du lâcher-prise, hein. Non, ça peut être de l'inconscience. Et c'est précisément pour cela que je veux faire une distinction essentielle entre deux mots que nous mélangeons énormément. Contrôler et maîtriser. Alors, même définition et pourtant, énergie totalement, voire diamétralement, différente et opposée. La maîtrise implique des connaissances, des compétences, des ressources, de l'expérience. Elle permet de faire des choix, de poser un cadre, de préparer ce qui peut l'être et surtout de s'adapter lorsque quelque chose change. Grosso modo, savoir faire face en toute confiance lorsque l'imprévu se pointe dans votre instant présent. Le contrôle, lui, cherche autre chose. Il cherche à éliminer l'incertitude. Et forcément, ça devient légèrement compliqué dans un monde où absolument rien ne peut vous garantir ce qui va se passer demain matin. Vous pouvez organiser, anticiper, préparer, mettre toutes les chances de votre côté. Et vous ne pouvez jamais obtenir de garantie. Et c'est précisément dans cet espace, entre ce que je peux maîtriser et ce que je ne pourrai jamais contrôler, que vient se placer le lâcher prise. Pas comme une résignation, pas comme une passivité, le cul assis sur votre canap', bien au contraire. Mais comme une capacité intérieure à rester suffisamment stable lorsqu'une partie de la vie vous échappe. Et c'est là où nous allons retrouver l'ancrage. Parce qu'on parle énormément d'ancrage comme un concept énergétique où tout est relié à la terre, être présent dans son corps, revenir ici et maintenant. Alors tout cela est juste, mais l'ancrage dans votre vie quotidienne, c'est aussi quelque chose de beaucoup plus concret. C'est la capacité à ne pas perdre complètement votre équilibre dès que l'extérieur ne correspond plus à ce que vous aviez prévu. Donc, plus on avance sur cette notion de lâcher prise, moins il est question de ne plus rien contrôler. Et plus, au contraire, il est question d'apprendre à se faire confiance. Bingo ! Parce qu'au fond, peut-être que le véritable lâcher prise ne consiste pas à se dire « tout va forcément bien se passer » , mais plutôt « je ne sais pas exactement comment cela va se passer, et c'est pas grave, parce que je sais que je pourrai m'adapter à ce qui arrivera » . Et là, on ne parle déjà plus du tout de la même chose. Si le contrôle cherche autant à éliminer l'incertitude, c'est parce que notre système adore savoir à quoi s'attendre. Je vous l'ai déjà expliqué dans l'épisode précédent sur le mode survie. Et bien voilà les conséquences. Le connu demande beaucoup moins d'efforts que l'inconnu. Il possède déjà des références, des expériences, des souvenirs, parfois même des automatismes tout prêts à être ressortis du placard. Et ce qui est assez fascinant, c'est que nous pouvons préférer inconsciemment quelque chose de connu, qui ne nous convient plus, plutôt qu'un inconnu qui pourrait pourtant être beaucoup plus intéressant. C'est quelque chose que Joe Dispenza développe beaucoup lorsqu'il explique que nous avons tendance à utiliser notre passé familier pour créer un futur prévisible. Nous prenons ce que nous avons déjà vécu. Nous cherchons les ressemblances avec la situation actuelle. Et nous essayons d'en déduire ce qui va probablement arriver ensuite. En soi, heureusement que nous sommes capables de faire ça. Nos expériences sont aussi là pour nous apprendre quelque chose. Le problème commence lorsque notre passé... ne nous sert plus simplement de référence, mais devient le scénario que nous essayons de reproduire dans le futur, pour éviter toute surprise. Quelqu'un ne répond pas à votre message, et votre mental ouvre immédiatement les archives. Alors, la dernière fois qu'une personne ne m'a pas répondu, qu'est-ce qui s'est passé ? Vous rencontrez quelqu'un, et certains comportements vont être comparés, alors parfois inconsciemment, avec ceux d'une ancienne relation. Vous devez prendre une décision professionnelle, et vous commencez à calculer tout ce que vous pourriez... perdre avant même de regarder ce que vous pourriez gagner. Nous cherchons, enfin, notre mental cherche continuellement dans ce que nous connaissons des informations capables de nous rassurer sur ce que nous ne connaissons pas encore. Et attention, je ne suis absolument pas en train de vous expliquer qu'il faut jeter toutes vos expériences passées par la fenêtre sous prétexte qu'elles appartiennent au passé. Bien au contraire, les gens que j'accompagnais avec Conscience Encrage savent l'importance que j'y apporte. pour venir les déprogrammer. Donc, soyons clairs, si vous avez mis la main sur une plaque brûlante hier, bah oui, gardez quand même l'information, elle pourrait peut-être vous resservir un jour ou l'autre. Alors le discernement, l'expérience et l'apprentissage sont indispensables. Mais il existe une énorme différence entre utiliser une expérience pour mieux appréhender une situation et vouloir utiliser cette expérience pour garantir, pardon, pour contrôler ce qui va se produire. Et c'est ici, selon moi, que nous confondons très souvent sécurité et certitude. La certitude, c'est « je sais ce qui va arriver, donc je peux me détendre » . La sécurité intérieure, c'est « je ne sais pas exactement ce qui va se passer, ce qui va arriver, mais je sais que je pourrai y faire face » . Et les deux ne produisent absolument pas la même façon de vivre. Dans le premier cas, votre tranquillité dépend énormément de l'extérieur. Il faut que les personnes réagissent comme prévu, que le projet fonctionne. comme prévu, que l'agenda se déroule comme prévu, et que la vie, si possible, est l'amabilité de respecter le scénario envoyé en amont. Autant vous dire que vous risquez d'être déçu par le film. Dans le deuxième cas, l'extérieur peut bouger sans que tout votre monde intérieur s'écroule avec lui. Cela ne veut pas dire que vous ne serez jamais déçu, triste, en colère ou déstabilisé. cela signifie simplement que vous ne considérez plus automatiquement l'imprévu comme la preuve que vous avez perdu le contrôle de votre vie. Et c'est une nuance essentielle, notamment lorsqu'on parle de mode survie. Je vous y ai consacré, je vous rappelle, tout un épisode à ce sujet. Mais souvenez-vous d'une chose. Lorsque notre système perçoit du danger, réel ou non, il cherche naturellement à réduire les variables. Il veut comprendre, anticiper, prévoir, trouver une issue. Le contrôle peut donc devenir une manière de fabriquer artificiellement de la sécurité lorsque nous n'arrivons pas encore à la ressentir suffisamment à l'intérieur. C'est aussi pour cela que je trouve que la phrase « tout va bien se passer » est parfois un peu piégeuse. Parce que, qu'est-ce que ça veut dire finalement, « bien se passer » ? Que tout va se dérouler comme vous l'avez décidé ? Que personne ne va vous décevoir ? Que vous ne vous tromperez jamais ? Que tous vos projets vont fonctionner ? Ça commence à faire beaucoup de conditions quand même. La sécurité intérieure ne consiste peut-être pas à croire que tout ira forcément comme nous le souhaitons. Elle consiste plutôt à savoir que nous disposons de ressources pour traverser ce qui arrivera, y compris lorsque ce n'était absolument pas prévu. Je vous l'ai dit dans l'introduction, contrôler et maîtriser peuvent parfois donner extérieurement exactement le même résultat. Dans les deux cas. Vous pouvez être organisé, prévoyant, structuré, avoir un plan, préparer vos dossiers, réserver votre hôtel 3 mois à l'avance et vérifier l'adresse avant de partir. La différence ne se voit donc pas forcément dans ce que vous faites. Elle se situe beaucoup plus dans l'énergie avec laquelle vous le faites. Et surtout, dans ce qui se passe en vous, lorsque quelque chose ne se déroule pas comme prévu. Lorsque je maîtrise une situation, je fais ce qui dépend de moi. Je prépare, j'apprends, je m'informe, je prends mes responsabilités et je mets les moyens nécessaires pour que les choses puissent fonctionner. Mais une fois que j'ai fait ma part, il reste toujours une zone qui ne m'appartient pas. La réaction des autres. Les événements extérieurs, les délais, les imprévus, parfois même tout simplement la vie. Epictet écrivait déjà, il y a plus de 2000 ans, il y a des choses qui dépendent de nous, et d'autres qui n'en dépendent pas. Et finalement, une bonne partie de notre besoin de contrôle commence lorsque nous dépensons une énergie folle à essayer de gérer la deuxième catégorie. Parce que nous pouvons contrôler ce que nous décidons de dire, mais pas de la manière dont l'autre va le recevoir. Oui, je suis responsable de ce que je dis. Je ne suis pas responsable de ce que vous comprenez. Nous pouvons travailler sérieusement sur un projet, mais pas obliger les gens de l'acheter. Nous pouvons aimer quelqu'un, mais pas contrôler ses sentiments. Nous pouvons préparer un voyage parfaitement et nous retrouver quand même avec un train annulé, une valise perdue ou une météo qui a décidé de ne pas consulter notre planning. Et pourtant, votre mental adore essayer. C'est là que le contrôle peut devenir exactement épuisant. Parce qu'il nous fait prendre la... responsabilité de choses sur lesquelles nous n'avons en réalité aucun pouvoir. Et paradoxalement, à force de vouloir tout contrôler, nous pouvons finir par perdre énormément d'énergie sur ce que nous pourrions réellement maîtriser. Nos choix, nos réactions, notre capacité à nous adapter, notre façon de traverser ce qui arrive. C'est pour cela que la maîtrise est beaucoup plus liée, selon moi, à la confiance qu'au contrôle. Quand je maîtrise, je ne dis pas « rien ne va arriver » , je me dis « s'il arrive quelque chose, Je verrai ce que je peux en faire. Et ça change absolument tout. Prenez quelqu'un qui a besoin de préparer chaque détail avant de commencer un projet. Tant qu'il ne sait pas exactement comment les six prochains mois vont se dérouler, il n'avance pas. Il attend d'être sûr. Il cherche encore une information, encore une formation, encore une validation. Il veut tellement éviter de se tromper qu'il finit parfois par ne rien expérimenter du tout. Le contrôle donne donc l'impression de protéger de l'échec, mais en réalité, il peut surtout protéger de l'expérience. Or, vous le savez, l'expérience, c'est justement le cœur de ma façon de voir les choses. Vous pouvez lire 50 livres sur le vélo, comprendre parfaitement comment fonctionne un guidon, regarder 20 tutoriels sur l'équilibre. Ouais, mais à un moment donné, pardon, mais il faudra quand même que vous montiez sur le vélo. Et peut-être tomber. La maîtrise se construit justement comme ça, en expérimentant, en ajustant, parfois en se trompant, en découvrant que nous sommes capables de faire face à quelque chose que nous ne savions pas encore faire hier. Elle se construit dans le réel et dans l'instant présent. Le contrôle, lui, voudrait parfois maîtriser l'expérience avant même de l'avoir vécue. Donc, ce n'est plus de la maîtrise. Et c'est là que nous retrouvons Eckhart Tolle et... toute sa réflexion autour du moment présent. Une grande partie de notre souffrance mentale vient de notre résistance à ce qui est déjà là ou de notre tentative permanente d'habiter un futur. Le mental adore partir devant pour essayer de sécuriser le chemin. Sauf que pendant qu'il est en train de gérer ce qui pourrait éventuellement arriver mardi prochain à 14h32, votre corps, lui, il est toujours ici. Ici, avec moi, ici et maintenant. J'avoue que ça serait tellement drôle que vous écoutiez pile cet épisode un mardi à 14h32. Bref. Et c'est aussi pour ça que le contrôle nous désancre autant. Oui, parce que non, nous ne sommes jamais ancrés à vie. Et laissez tomber les câlins aux arbres, dans ce cas, ça ne marchera pas. Plus je suis occupée à anticiper ce qui pourrait arriver, moins je suis disponible pour ce qui est réellement en train de se passer. Je ne réponds plus à la réalité présente, ici et maintenant. Je réponds à une réalité imaginée. Et parfois, soyons honnêtes, cette réalité imaginée est beaucoup plus catastrophique que celle qui finit réellement par se produire. Merci à notre cher étendre mental, biberonné au scénario catastrophique. La maîtrise me ramène donc à cette question très simple. Qu'est-ce qui dépend réellement de moi, là, maintenant ? Pas demain, pas dans six mois, et pas dans la tête de l'autre, maintenant. Qu'est-ce que je peux décider et faire un choix ? Qu'est-ce que je peux faire ? Quelle action est possible aujourd'hui ? Et une fois cette action posée, est-ce que je suis capable de laisser une place à ce que je ne connais pas encore ? Parce que finalement, le lâcher-prise commence peut-être exactement ici, quand j'arrête d'essayer d'obtenir une garantie sur le résultat et que je commence à faire confiance à ma capacité à m'adapter au chemin. Puisqu'en plus, dans l'expérience de la vie, le chemin n'est jamais visible, mais il apparaît à chacun de vos pas. Et pour pouvoir faire ça, il faut quelque chose de fondamental. Être suffisamment ancré pour ne pas avoir besoin que le monde extérieur reste parfaitement immobile autour de nous. Et c'est ici que nous pouvons remettre l'ancrage à sa véritable place. Je vous en parle constamment dans ce podcast. Vous avez même des épisodes dédiés à ce sujet. Mais vous savez, si vous me connaissez bien, que j'en parle quasiment automatiquement dans tous les épisodes. Un fil d'or à suivre dans notre existence terrienne. Parce que quand je parle d'ancrage, je ne parle pas simplement d'une pratique énergétique où vous allez faire 10 minutes le matin avant de repartir vivre toute votre journée dans votre tête. Non, l'ancrage n'est absolument pas un état que vous obtenez définitivement après trois méditations, quelques racines visualisées sous vos pieds et comme je vous le disais juste avant, un câlin à un arbre. L'ancrage, c'est quelque chose de vivant. de mouvants, qui se perdent, qui se retrouvent, qui se travaillent, et surtout qui s'expérimentent dans votre quotidien. Être ancré, c'est être suffisamment présent dans votre corps et dans ce qui existe maintenant pour ne pas être en permanence aspiré par ce qui pourrait arriver ensuite. C'est d'ailleurs là que la notion d'instant présent devient beaucoup moins perchée qu'elle n'a l'air. Et Cartol écrit moment is all you have. Make the now the primary focus of your life. Ouais, ça promet quand je vais passer une mise en lumière au lycée qu'en anglais. Donc, autrement dit, Eckhart Tolle nous disait réalisez profondément que le moment présent et tout ce que vous avez est fait du maintenant, le centre de votre vie. Parce que concrètement, votre corps ne peut jamais être demain. Il ne peut pas être dans 5 minutes et encore moins il y a 5 ans. Votre corps est toujours ici et maintenant. C'est votre mental qui peut partir dans 3 semaines, revenir 15 ans en arrière, imaginer la conversation de jeudi prochain, et même commencer à s'énerver contre quelqu'un qui n'a encore absolument rien dit. Le corps, votre corps, lui, il n'a pas bougé. Je vous laisse réfléchir, vous arrachez les cheveux même. Mais il n'y a que votre corps qui vit dans l'instant présent. Donc finalement, revenir au corps, c'est aussi revenir à ce qui existe réellement, plutôt qu'à tout ce que votre mental est capable d'inventer autour. C'est pour ça que je fais un lien aussi fort entre ancrage et lâcher prise. Plus je suis ancré, moins j'ai besoin de partir mentalement devant pour essayer de contrôler le terrain. Je peux regarder ce qui se présente, là, maintenant, sentir ce qui se passe en moi. Prendre une décision, poser une action, à partir de la réalité présente, ici et maintenant. Et si quelque chose change, eh bien je réajuste. Et puis je réajuste encore et encore. C'est beaucoup moins spectaculaire qu'une grande révélation spirituelle, je vous l'accorde, mais c'est quand même vachement plus utile dans notre vraie vie. L'ancrage ne consiste donc pas à devenir une espèce de rocher, passibles auxquels plus rien n'arrive, vous allez continuer à être déstabilisé. Vous allez continuer à avoir peur parfois, à douter, à vous énerver, à être déçu, à vous demander ce que vous êtes en train de foutre là. Être ancré ne signifie pas ne plus bouger intérieurement. Vous n'êtes pas un arbre non plus. Cela signifie retrouver suffisamment rapidement votre centre, votre point d'équilibre intérieur pour pouvoir répondre à ce qui arrive au lieu de réagir émotionnellement. automatiquement à partir de vos anciennes sécurités ou insécurités. Et j'insiste sur ce point. Parce que nous avons parfois une vision complètement faussée de la stabilité. Nous imaginons qu'être stable signifie que rien ne bouge, mais regardez simplement quelqu'un qui marche. Pour avancer, il doit continuellement perdre son équilibre, puis le retrouver sur l'autre pied. Donc, si vous refusez absolument tout déséquilibre, vous ne marchez plus. Vous restez immobile. Et je trouve que cette image résume extrêmement bien la différence entre ancrage et contrôle. Le contrôle voudrait maintenir l'équilibre en empêchant le mouvement. L'ancrage permet le mouvement parce qu'il sait retrouver l'équilibre. Et là, tout à coup, le lâcher-prise prend une autre dimension. Parce qu'il ne s'agit plus de lâcher quelque chose dans le vide en espérant que l'univers va gentiment vous rattraper. Non, il s'agit de développer suffisamment de sécurité, de présence ou de confiance en vous pour accepter qu'entre deux appuis, pendant un court instant, votre pied ne touche plus le sol. C'est exactement ce que nous faisons lorsque nous prenons une décision sans connaître le résultat. Lorsque nous quittons une situation qui ne nous convient plus sans savoir précisément ce qui viendra ensuite. Lorsque nous lançons un projet, lorsque nous rencontrons quelqu'un, lorsque nous changeons une habitude, lorsque nous posons une limite, à chaque fois, il existe ce petit instant où l'ancien n'est déjà plus complètement là, et où le nouveau n'existe pas encore. Et c'est souvent cet espace-là. que notre mental déteste, parce qu'il n'a rien à quoi se raccrocher. Vous savez, le fameux « je tiens bon, je m'accroche » . Mais c'est aussi exactement dans cet espace que l'expérience devient possible. Alors, peut-être que lâcher prise ne consiste pas à apprendre à ne plus avoir peur de l'inconnu, peut-être que ce lâcher prise consiste surtout à apprendre à avancer, même lorsqu'une partie du chemin reste inconnue. en sachant que vous pourrez poser le pied suivant lorsqu'il sera temps de le poser. Et voilà probablement l'un des plus gros malentendus autour du « se lâcher prise » , parce qu'à force d'entendre qu'il faut accepter, faire confiance, arrêter de contrôler, laisser la vie nous montrer le chemin, on pourrait presque finir par croire que le summum de l'évolution spirituelle consiste à ne plus rien décider, à ne plus rien provoquer et à attendre tranquillement que l'univers dépose une nouvelle vie devant la porte. tout en sirotant un matcha, le cul assis sur votre canapé. Alors, je vous rassure tout de suite, rester le cul assis sur votre canapé en attendant qu'un signe n'est toujours pas une technique de manifestation, non ? Non, parce que le lâcher prise n'est pas l'arrêt de l'action, bien au contraire. Il modifie juste l'endroit depuis lequel vous agissez. Vous pouvez agir parce que vous avez peur et que vous essayez désespérément d'obtenir un résultat précis. où vous pouvez agir et faire un choix parce qu'une direction vous semble juste aujourd'hui. Posez ce que vous avez à poser et acceptez de ne pas maîtriser tout ce qui viendra ensuite. Extérieurement, l'action peut parfois être exactement la même. Intérieurement, l'énergie n'a absolument rien à voir. Wayne Dyer avait une formulation pour ça. Shift from control to trust. Passer du contrôle à la confiance. Et encore une fois, Confiance ne signifie pas naïveté. Ça ne signifie pas que vous devez croire que la vie va systématiquement vous offrir ce que vous avez commandé sur catalogue. La confiance ici, c'est arrêter de croire que votre sécurité dépend de votre capacité à contrôler chaque personne, chaque événement et chaque résultat. Et c'est exactement là que Deepak Chopra apporte une nuance intéressante avec ce qu'il appelle la loi de détachement. Il explique que se détacher ne signifie pas abandonner son intention ou son désir. Ce que l'on lâche, c'est l'attachement au résultat. Et franchement, toute la différence est là. Je peux vouloir quelque chose, poser une intention très claire, travailler pour l'obtenir, prendre des décisions, me bouger les fesses, sans décider pour autant à l'avance de la seule et unique manière dont cette chose doit arriver pour que je considère que ça a fonctionné. Parce que c'est souvent là que notre chair, et tendre mental, revient discrètement par la fenêtre. Vous lui dites « Ok ! » C'est bon, je lâche prise. Et lui, il vous répond, ouais, aucun problème. Mais, pardon, juste pour être sûr, là, on va quand même prévoir comment, avec qui, à quelle date, dans quel ordre, par quelle porte et si possible avec un plan B, C, D. On est OK, hein ? Ouais, donc vous avez lâché prise. Mais uniquement à condition que la vie respecte les modalités du contrat. Ça me rappelle un jour où quelqu'un m'a sorti qu'elle avait prévu les imprévus dans son planning. Neville Goddard, lui, parle de Bridge of Incidents, le pont des événements. L'idée est intéressante ici, sans partir dans tout un épisode sur la manifestation, il est déjà fait d'ailleurs, mais vous pouvez avoir une direction, une intention, un état que vous souhaitez expérimenter, sans connaître à l'avance la succession d'événements qui va vous y conduire. Et très souvent, ce n'est qu'après coup que vous comprenez. Pourquoi telle rencontre, tel retard, telle porte fermée ou tel changement de direction faisait finalement partie du chemin ? Et c'est exactement ce que j'explique concrètement lors de mes accompagnements. Et attention, je ne suis pas en train de vous dire que tout arrive pour une raison, quoique, et qu'il faut mettre des paillettes spirituelles sur absolument tout ce qui vous arrive. Vous avez le droit de trouver une situation injuste, douloureuse et franchement merdique. Le lâcher prise ne consiste pas à nier ce que vous vivez, il consiste à ne pas ajouter systématiquement à ce qui est déjà arrivé une lutte mentale permanente contre le fait que ce soit arrivé. À partir de là, à vous d'agir. Vous pouvez dire non, vous pouvez partir, vous pouvez recommencer. Vous pouvez demander de l'aide, vous pouvez changer de stratégie, vous pouvez vous mettre en colère et utiliser cette colère pour poser une limite. Vous pouvez prendre une décision sans avoir toutes les informations sur les dix prochaines années. Vous pouvez essayer quelque chose et découvrir que finalement, ce n'était pas pour vous. Parce que oui, le lâcher prise passe par l'expérimentation. Et pour moi, c'est fondamental. Tant que vous cherchez à comprendre votre vie uniquement mentalement, vous restez encore et encore dans une forme de contrôle. Vous essayez de trouver la bonne réponse avant de vivre l'expérience. Or, certaines réponses n'existent pas avant que vous ayez posé le premier pas. Vous voulez savoir si ce nouveau projet va fonctionner ? Vous ne le saurez pas avant de l'avoir lancé. Vous voulez savoir si cette personne est la bonne ? Bonne chance ! pour obtenir la garantie constructeur. Vous voulez savoir si vous serez capable de vivre ce changement ? Peut-être que vous découvrirez justement que vous en êtes bien plus capable, mais uniquement en le traversant. Et c'est là que l'ancrage revient une dernière fois. Parce que plus je suis ancré, moins j'ai besoin de connaître tout le chemin pour accepter de poser le prochain pas. Je garde une direction, je regarde ce qui existe maintenant, je fais un choix et j'avance. Ensuite, avec les nouvelles informations que la vie me donne, je réajuste. C'est ça, pour moi, maîtriser sans contrôler. Alors finalement, lâcher prise n'est pas laisser tomber, c'est arrêter de tenir tellement fort le scénario que vous n'êtes même plus disponible pour ce que la vie est réellement en train de vous proposer. Et je crois que c'est là que le lâcher prise cesse d'être une jolie notion de développement personnel pour devenir une véritable expérience. Parce qu'à un moment donné, il ne suffit plus de comprendre tout ce que je viens de vous raconter pendant cet épisode. Il faut le vivre. D'ailleurs, si vous voulez le vivre dans l'expérience, on se retrouve pour la retraite, conscience et ancrage du 2 au 4 octobre dans les Cévennes en France. Parce que finalement, tout ce dont je viens de vous parler pendant cet épisode peut parfaitement être compris intellectuellement. Vous pouvez comprendre que vous ne contrôlez pas... tout, comprendre que votre mental cherche de la sécurité, comprendre la différence entre contrôler et maîtriser, comprendre qu'il faut revenir dans l'instant présent et continuer malgré tout à faire exactement le même chose chaque matin. Parce qu'à un moment donné, comprendre ne suffit plus, il faut l'expérimenter. Il faut parfois mettre le corps dans une situation où il découvre concrètement qu'il peut ne pas tout savoir, ne pas tout anticiper, ne pas tout maîtriser à l'avance et rester quand même en sécurité. C'est aussi tout le sens de cette retraite. Sortir du mental pour revenir dans le corps, dans l'ancrage, dans l'expérience, dans ce qui se passe réellement ici et maintenant. Et forcément, je ne vais pas vous raconter exactement ce qui va se passer lors de cette retraite. Ça serait quand même légèrement contradictoire de vous faire un épisode entier sur le lâcher prise pour ensuite vous donner le scénario détaillé de tout ce que vous allez vivre afin que votre mental puisse tranquillement tout préparer trois semaines à l'avance. Vous aurez des repères évidemment, un cadre, des pratiques, des enseignements, des expériences énergétiques, des temps d'introspection, de mouvements, de partage. Mais il y aura aussi une part d'inconnue. Et oui, elle est volontaire. Parce que le lâcher prise ne s'apprend pas uniquement en comprenant sa définition. Il s'apprend quand quelque chose ne se passe pas exactement comme prévu et que vous découvrez que vous êtes quand même capable de rester là. Quand vous acceptez de ne pas avoir immédiatement la réponse. Quand vous laissez votre corps expérimenter. autre chose que ces automatismes habituels. Quand vous arrêtez parfois, justement quelques instants, d'essayer de sécuriser le prochain pas pour revenir à celui que vous êtes réellement en train de poser. Petit aparté d'ailleurs, si votre mental est déjà en train de vous dire « Oh, c'est pas grave, c'est bon, j'attendrai la prochaine retraite » , surtout ne faites jamais ça avec moi. Parce qu'il n'y aura peut-être pas de prochaine fois. Et surtout parce que c'est exactement ce dont on vient de parler pendant tout cet épisode. Arrêter de vivre dans un futur supposé en se disant « Oh, c'est bon, je la ferai plus tard » . La seule retraite qui existe aujourd'hui, c'est celle du 2 au 4 octobre. Après, j'en sais rien. Et c'est très bien comme ça. Donc finalement, c'est peut-être ça que j'aimerais que vous reteniez aujourd'hui. Lâcher prise ne signifie pas perdre le contrôle de votre vie. Cela signifie arrêter de croire que vous devez tout contrôler pour pouvoir la vivre. Vous continuerez à organiser, à décider, à prévoir, à faire des choix, à poser des limites, à changer de direction. Vous continuerez aussi parfois à flipper, à anticiper, à repartir joyeusement dans votre tête. Bienvenue dans l'expérience humaine. Le but n'est pas de devenir une espèce... de mettre zen, parfaitement détaché de tout ce qui l'entoure. Non, le but, c'est peut-être simplement de vous rendre compte un peu plus vite, de revenir, de vous réancrer, de vous demander mais qu'est-ce qui dépend réellement de moi maintenant ? Qu'est-ce que je peux maîtriser ? Et qu'est-ce que je suis encore en train d'essayer de contrôler uniquement parce que ne pas savoir me fait peur ? Et surtout de vous rappeler que le chemin ne vous sera jamais présenté en entier. Il apparaît à mesure que vous avancez. Vous n'avez donc pas besoin de voir les dix prochains pas ou les dix prochaines années. Vous avez simplement besoin d'être suffisamment présent et suffisamment ancré pour poser celui qui est devant vous. Et pour le reste, eh bien, peut-être qu'il va falloir lécher prise. A la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Mise en lumière holistique. N'hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter mensuelle pour recevoir des nouvelles énergétiques tous les mois dans la vérolution. Et lors de votre inscription, récupérez gratuitement mon tout nouvel e-book sur le pouvoir du mental et ses croyances. Une plongée profonde pour comprendre l'impact de nos schémas de pensée et comment les transformer afin de retrouver plus de clarté et d'alignement dans votre vie. Retrouvez-moi aussi sur Instagram où je partage mon expertise au quotidien et également toutes mes prestations, mon accompagnement Conscience en Crâge sur 3 mois. les initiations Reiki en ligne ou en présentiel et même les soins audio-hypno-méditatifs sur mon site internet www.veronictoraisin.fr. Tous les liens pour me retrouver seront dans le descriptif de l'épisode. Vous pouvez écouter tous les autres épisodes sur les différentes plateformes d'écoute ainsi que sur ma chaîne YouTube. Et si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, commenter, noter et même partager le podcast Mise en Lumière Holistique. A nos prochaines écoutes, à vos prochaines prises de conscience, merveilleux moment à vous, à très vite pour un prochain épisode. prochain épisode. Vous êtes un corps, une âme et un esprit et n'oubliez jamais, vous êtes précieux.