Description
Dans ce 67ème épisode de Moment de Vérité, je vous parle d'un contrat qui vous lie avec votre public: Le Contrat Relationnel.
Bonne écoute ! 🎂✨🎙
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.




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Dans ce 67ème épisode de Moment de Vérité, je vous parle d'un contrat qui vous lie avec votre public: Le Contrat Relationnel.
Bonne écoute ! 🎂✨🎙
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Transcription
Bonjour, vous écoutez le 67e épisode de Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées. Aujourd'hui, on va parler contrat. Un contrat qui vous lie avec d'autres publics. Le contrat relationnel. Mon nom est Bruno Clément, je suis le cofondateur de Zepresenters, un cabinet de conseil en stratégie narrative. Et mon métier, c'est d'aider les gens à exprimer clairement leurs idées et les présenter efficacement en toutes circonstances, de la machine à café au palais des congrès.
Mais tu veux que je me suicide ? C'est pas possible ! Et c'est quoi la suite du programme ? Tu vas m'annoncer que t'es enceinte ? Ouais ! Ouais ! Pardon ? Je pense qu'il y a un pépin dans votre histoire. J'ai du mal à accepter qu'un spectacle qui s'est censé me remonter le moral, ça me fait l'effet inverse.
Non mais je pense que vous n'êtes pas du tout en train de vous rendre compte monsieur, mais en fait là ça ne se fait pas du tout ce que vous faites en fait.
Vous écoutez ce que je raconte là ou je suis en train de pisser sur un violon ?
Dans cet extrait de la bande-annonce de Yannick, le dernier film de Quentin Dupieux, on voit le fameux Yannick interrompre la représentation d'une très mauvaise pièce de théâtre de boulevard, le Cocu, avec la ferme intention de reprendre la soirée en main. On est bien d'accord qu'interrompre une pièce de théâtre, c'est quelque chose qu'a priori on ne fait jamais. Car il existe un contrat tacite entre le spectateur et les comédiens que l'on appelle le quatrième mur qui sépare la scène de la salle. Et respecter mutuellement ce contrat est essentiel, car c'est ce mur invisible qui permet d'une part aux spectateurs de rentrer pleinement dans l'histoire et d'autre part aux comédiens d'incarner leur personnage sans être perturbés par la présence du public. Ce quatrième mur est une des manifestations de ce que nous appelons chez Zepresenters le contrat relationnel. Le contrat relationnel, c'est ce qui définit de manière explicite ou implicite la relation qui vous lie avec votre public. Il existe de nombreuses formes de contrat relationnel. Par exemple, dans le stand-up, il n'y a pas de quatrième mur, et le contrat relationnel repose beaucoup sur l'interpellation du public. Et si vous vous installez au premier rang, vous savez implicitement qu'il y a de fortes chances que vous vous exposiez aux vannes de l'humoriste ou que votre prénom devienne le running gag du spectacle. Dans une salle de concert, le contrat relationnel est tout autre. Le public entre en communion émotionnelle avec l'artiste, il interagit avec lui en permanence, en chantant, en battant le rythme, en sifflant et bien entendu en applaudissant. A contrario, dans un concerto de musique classique, le contrat relationnel est basé sur une écoute silencieuse du public. L'artiste a les pleins pouvoirs sur la relation le temps de son interprétation, et le public ne s'exprime qu'à la toute fin par des applaudissements, voire une standing ovation s'il est particulièrement enthousiaste. Dans un stade de foot, le contrat relationnel est basé sur l'opposition entre deux camps. Les supporters se sentent investis de la mission de soutenir leur équipe par des chants, des encouragements, des applaudissements, et ils vivent intensément le match et défendent farouchement les couleurs de leur équipe préférée. Et bien évidemment, quand vous prenez la parole, il y a aussi un contrat relationnel implicite ou explicite qui vous lie avec votre public. Et ce contrat est très différent selon le contexte de votre intervention. Si vous donnez une conférence, par exemple, votre contrat est d'inspirer le public qui vous écoute. Dans un workshop, la relation est basée sur la facilitation. Vous avez la responsabilité d'animer la parole en créant un climat qui favorise l'échange. Dans un grand oral pour un appel d'offres, le contrat relationnel est très cadré par le public. C'est souvent lui qui maîtrise l'agenda, les règles du jeu, le nombre de participants et les sujets abordés. Dans une formation, le contrat relationnel entre le formateur et les participants repose sur un objectif commun d'apprentissage et de participation. Si je vous parle de tout ça, c'est parce que de mon point de vue, il est essentiel d'avoir conscience du contrat relationnel qui vous lie avec votre public pour garder la maîtrise de la relation tout au long de votre intervention. Et lorsque l'on n'est pas au clair sur ce contrat relationnel, ça peut vite déraper. Je vous donne quelques exemples. Rappelez-vous la dernière fois où vous avez été sans cesse interrompu dans votre présentation par les participants. Ou à contrario, ce jour où votre patron vous a pris en otage avec une présentation qui ne devait durer en théorie que 15 minutes et qui en a pris 45. Et cette conférence de 20 minutes que vous aviez mal préparée et où l'animateur vous a interrompu pour vous demander de quitter la scène alors que vous aviez encore une dizaine de slides à présenter. Ou enfin ce rendez-vous où vous aviez mal évalué les attentes de votre public et vous vous rendez compte que ce que vous présentez est totalement à côté de la plaque. Je suis bien certain que vous avez déjà vécu au moins une de ces situations dans votre quotidien professionnel. Et leur point commun, c'est la non-maîtrise du contrat relationnel par l'orateur. Alors comment faire pour bien définir en amont votre contrat relationnel et le respecter tout au long de votre prise de parole ? Eh bien, je vous propose de vous poser trois grandes questions lorsque vous préparez votre présentation. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Le cadre relationnel définit le terrain et les règles du jeu de votre prise de parole. Et pour garder au mieux la maîtrise de la relation le jour J, vous devez savoir, à minima, qui est le public à qui vous allez vous adresser, pour bien vous adapter à lui, de combien de temps vous disposez pour prendre la parole, afin de respecter le timing, comment est agencée la salle pour anticiper au mieux votre posture d'orateur, Et enfin, quel matériel sera mis à votre disposition sur place pour ne pas être surpris, voire trahi par la technique ? Deuxième question. Qu'est-ce que le public attend de moi ? Si vous avez écouté le 63e épisode de ce podcast, vous savez maintenant que toute présentation est la réponse à une question. Mais pas n'importe quelle question. Une question que le public se pose. Et il est essentiel de bien identifier cette question pour respecter votre part du contrat relationnel, en y apportant le plus précisément les réponses attendues. Parce que si vous ne le faites pas, vous prenez le risque au mieux d'avoir une écoute flottante d'une audience moyennement intéressée, et au pire une rupture du contrat relationnel qui va s'exprimer par un rejet clair et net du public avec l'obligation de revoir votre copie. Troisième et dernière question, quel est mon objectif de présence ? Chez Zepresenters, on a la conviction qu'on ne présente pas juste pour informer. Quand vous prenez la parole, vous avez toujours un objectif à atteindre. Mobiliser autour d'un projet, rassurer des investisseurs, alerter sur un problème majeur, valider un plan d'action, obtenir un go sur un budget, former à une nouvelle technologie. C'est ce que nous appelons l'objectif de présence. Savoir pourquoi vous prenez la parole pour donner du sens à votre présence. Et pour bien définir votre objectif de présence lorsque vous prenez la parole, vous devez clarifier quatre grands éléments. Qu'est-ce que vous voulez que le public pense, ressente, fasse et retienne ? Plus vous serez au clair sur votre objectif de présence, plus vous pourrez garder le contrôle de votre contrat relationnel tout au long de votre présentation. Donc je récapitule, trois questions pour clarifier votre contrat relationnel. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Deuxième question, qu'est-ce que le public attend de moi ? Et enfin, troisième question, quel est mon objectif de présence ? Définir votre contrat relationnel, c'est définir la nature de la relation que vous souhaitez créer avec votre public. Et plus les termes de ce contrat seront clairement exprimés et compris par les deux parties, plus vous serez à même de créer les conditions de pleine confiance entre vous, vos idées et votre public. Merci d'avoir écouté ce 67e épisode de Moment de Vérité. Dans le prochain épisode, je vous partagerai 5 fausses bonnes idées pour réussir vos présentations. Si vous avez envie d'en savoir plus sur Zepresenters, notre méthodologie, notre offre de conseils, de formations et de conférences, je vous invite à télécharger gratuitement notre petit guide de survie pour rendre vos idées désirables que vous trouverez sur le site www.thepresenters.com. Enfin, si vous aimez Moment de Vérité, le meilleur moyen de le soutenir, d'en parler autour de vous et de vous abonner sur la plateforme de votre choix, Apple Podcasts, Spotify, Deezer. en y laissant un commentaire positif accompagné de 5 étoiles. Encore merci pour votre écoute et votre fidélité. Je vous dis à très bientôt sur Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées.
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Bonjour, vous écoutez le 67e épisode de Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées. Aujourd'hui, on va parler contrat. Un contrat qui vous lie avec d'autres publics. Le contrat relationnel. Mon nom est Bruno Clément, je suis le cofondateur de Zepresenters, un cabinet de conseil en stratégie narrative. Et mon métier, c'est d'aider les gens à exprimer clairement leurs idées et les présenter efficacement en toutes circonstances, de la machine à café au palais des congrès.
Mais tu veux que je me suicide ? C'est pas possible ! Et c'est quoi la suite du programme ? Tu vas m'annoncer que t'es enceinte ? Ouais ! Ouais ! Pardon ? Je pense qu'il y a un pépin dans votre histoire. J'ai du mal à accepter qu'un spectacle qui s'est censé me remonter le moral, ça me fait l'effet inverse.
Non mais je pense que vous n'êtes pas du tout en train de vous rendre compte monsieur, mais en fait là ça ne se fait pas du tout ce que vous faites en fait.
Vous écoutez ce que je raconte là ou je suis en train de pisser sur un violon ?
Dans cet extrait de la bande-annonce de Yannick, le dernier film de Quentin Dupieux, on voit le fameux Yannick interrompre la représentation d'une très mauvaise pièce de théâtre de boulevard, le Cocu, avec la ferme intention de reprendre la soirée en main. On est bien d'accord qu'interrompre une pièce de théâtre, c'est quelque chose qu'a priori on ne fait jamais. Car il existe un contrat tacite entre le spectateur et les comédiens que l'on appelle le quatrième mur qui sépare la scène de la salle. Et respecter mutuellement ce contrat est essentiel, car c'est ce mur invisible qui permet d'une part aux spectateurs de rentrer pleinement dans l'histoire et d'autre part aux comédiens d'incarner leur personnage sans être perturbés par la présence du public. Ce quatrième mur est une des manifestations de ce que nous appelons chez Zepresenters le contrat relationnel. Le contrat relationnel, c'est ce qui définit de manière explicite ou implicite la relation qui vous lie avec votre public. Il existe de nombreuses formes de contrat relationnel. Par exemple, dans le stand-up, il n'y a pas de quatrième mur, et le contrat relationnel repose beaucoup sur l'interpellation du public. Et si vous vous installez au premier rang, vous savez implicitement qu'il y a de fortes chances que vous vous exposiez aux vannes de l'humoriste ou que votre prénom devienne le running gag du spectacle. Dans une salle de concert, le contrat relationnel est tout autre. Le public entre en communion émotionnelle avec l'artiste, il interagit avec lui en permanence, en chantant, en battant le rythme, en sifflant et bien entendu en applaudissant. A contrario, dans un concerto de musique classique, le contrat relationnel est basé sur une écoute silencieuse du public. L'artiste a les pleins pouvoirs sur la relation le temps de son interprétation, et le public ne s'exprime qu'à la toute fin par des applaudissements, voire une standing ovation s'il est particulièrement enthousiaste. Dans un stade de foot, le contrat relationnel est basé sur l'opposition entre deux camps. Les supporters se sentent investis de la mission de soutenir leur équipe par des chants, des encouragements, des applaudissements, et ils vivent intensément le match et défendent farouchement les couleurs de leur équipe préférée. Et bien évidemment, quand vous prenez la parole, il y a aussi un contrat relationnel implicite ou explicite qui vous lie avec votre public. Et ce contrat est très différent selon le contexte de votre intervention. Si vous donnez une conférence, par exemple, votre contrat est d'inspirer le public qui vous écoute. Dans un workshop, la relation est basée sur la facilitation. Vous avez la responsabilité d'animer la parole en créant un climat qui favorise l'échange. Dans un grand oral pour un appel d'offres, le contrat relationnel est très cadré par le public. C'est souvent lui qui maîtrise l'agenda, les règles du jeu, le nombre de participants et les sujets abordés. Dans une formation, le contrat relationnel entre le formateur et les participants repose sur un objectif commun d'apprentissage et de participation. Si je vous parle de tout ça, c'est parce que de mon point de vue, il est essentiel d'avoir conscience du contrat relationnel qui vous lie avec votre public pour garder la maîtrise de la relation tout au long de votre intervention. Et lorsque l'on n'est pas au clair sur ce contrat relationnel, ça peut vite déraper. Je vous donne quelques exemples. Rappelez-vous la dernière fois où vous avez été sans cesse interrompu dans votre présentation par les participants. Ou à contrario, ce jour où votre patron vous a pris en otage avec une présentation qui ne devait durer en théorie que 15 minutes et qui en a pris 45. Et cette conférence de 20 minutes que vous aviez mal préparée et où l'animateur vous a interrompu pour vous demander de quitter la scène alors que vous aviez encore une dizaine de slides à présenter. Ou enfin ce rendez-vous où vous aviez mal évalué les attentes de votre public et vous vous rendez compte que ce que vous présentez est totalement à côté de la plaque. Je suis bien certain que vous avez déjà vécu au moins une de ces situations dans votre quotidien professionnel. Et leur point commun, c'est la non-maîtrise du contrat relationnel par l'orateur. Alors comment faire pour bien définir en amont votre contrat relationnel et le respecter tout au long de votre prise de parole ? Eh bien, je vous propose de vous poser trois grandes questions lorsque vous préparez votre présentation. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Le cadre relationnel définit le terrain et les règles du jeu de votre prise de parole. Et pour garder au mieux la maîtrise de la relation le jour J, vous devez savoir, à minima, qui est le public à qui vous allez vous adresser, pour bien vous adapter à lui, de combien de temps vous disposez pour prendre la parole, afin de respecter le timing, comment est agencée la salle pour anticiper au mieux votre posture d'orateur, Et enfin, quel matériel sera mis à votre disposition sur place pour ne pas être surpris, voire trahi par la technique ? Deuxième question. Qu'est-ce que le public attend de moi ? Si vous avez écouté le 63e épisode de ce podcast, vous savez maintenant que toute présentation est la réponse à une question. Mais pas n'importe quelle question. Une question que le public se pose. Et il est essentiel de bien identifier cette question pour respecter votre part du contrat relationnel, en y apportant le plus précisément les réponses attendues. Parce que si vous ne le faites pas, vous prenez le risque au mieux d'avoir une écoute flottante d'une audience moyennement intéressée, et au pire une rupture du contrat relationnel qui va s'exprimer par un rejet clair et net du public avec l'obligation de revoir votre copie. Troisième et dernière question, quel est mon objectif de présence ? Chez Zepresenters, on a la conviction qu'on ne présente pas juste pour informer. Quand vous prenez la parole, vous avez toujours un objectif à atteindre. Mobiliser autour d'un projet, rassurer des investisseurs, alerter sur un problème majeur, valider un plan d'action, obtenir un go sur un budget, former à une nouvelle technologie. C'est ce que nous appelons l'objectif de présence. Savoir pourquoi vous prenez la parole pour donner du sens à votre présence. Et pour bien définir votre objectif de présence lorsque vous prenez la parole, vous devez clarifier quatre grands éléments. Qu'est-ce que vous voulez que le public pense, ressente, fasse et retienne ? Plus vous serez au clair sur votre objectif de présence, plus vous pourrez garder le contrôle de votre contrat relationnel tout au long de votre présentation. Donc je récapitule, trois questions pour clarifier votre contrat relationnel. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Deuxième question, qu'est-ce que le public attend de moi ? Et enfin, troisième question, quel est mon objectif de présence ? Définir votre contrat relationnel, c'est définir la nature de la relation que vous souhaitez créer avec votre public. Et plus les termes de ce contrat seront clairement exprimés et compris par les deux parties, plus vous serez à même de créer les conditions de pleine confiance entre vous, vos idées et votre public. Merci d'avoir écouté ce 67e épisode de Moment de Vérité. Dans le prochain épisode, je vous partagerai 5 fausses bonnes idées pour réussir vos présentations. Si vous avez envie d'en savoir plus sur Zepresenters, notre méthodologie, notre offre de conseils, de formations et de conférences, je vous invite à télécharger gratuitement notre petit guide de survie pour rendre vos idées désirables que vous trouverez sur le site www.thepresenters.com. Enfin, si vous aimez Moment de Vérité, le meilleur moyen de le soutenir, d'en parler autour de vous et de vous abonner sur la plateforme de votre choix, Apple Podcasts, Spotify, Deezer. en y laissant un commentaire positif accompagné de 5 étoiles. Encore merci pour votre écoute et votre fidélité. Je vous dis à très bientôt sur Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées.
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Bonjour, vous écoutez le 67e épisode de Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées. Aujourd'hui, on va parler contrat. Un contrat qui vous lie avec d'autres publics. Le contrat relationnel. Mon nom est Bruno Clément, je suis le cofondateur de Zepresenters, un cabinet de conseil en stratégie narrative. Et mon métier, c'est d'aider les gens à exprimer clairement leurs idées et les présenter efficacement en toutes circonstances, de la machine à café au palais des congrès.
Mais tu veux que je me suicide ? C'est pas possible ! Et c'est quoi la suite du programme ? Tu vas m'annoncer que t'es enceinte ? Ouais ! Ouais ! Pardon ? Je pense qu'il y a un pépin dans votre histoire. J'ai du mal à accepter qu'un spectacle qui s'est censé me remonter le moral, ça me fait l'effet inverse.
Non mais je pense que vous n'êtes pas du tout en train de vous rendre compte monsieur, mais en fait là ça ne se fait pas du tout ce que vous faites en fait.
Vous écoutez ce que je raconte là ou je suis en train de pisser sur un violon ?
Dans cet extrait de la bande-annonce de Yannick, le dernier film de Quentin Dupieux, on voit le fameux Yannick interrompre la représentation d'une très mauvaise pièce de théâtre de boulevard, le Cocu, avec la ferme intention de reprendre la soirée en main. On est bien d'accord qu'interrompre une pièce de théâtre, c'est quelque chose qu'a priori on ne fait jamais. Car il existe un contrat tacite entre le spectateur et les comédiens que l'on appelle le quatrième mur qui sépare la scène de la salle. Et respecter mutuellement ce contrat est essentiel, car c'est ce mur invisible qui permet d'une part aux spectateurs de rentrer pleinement dans l'histoire et d'autre part aux comédiens d'incarner leur personnage sans être perturbés par la présence du public. Ce quatrième mur est une des manifestations de ce que nous appelons chez Zepresenters le contrat relationnel. Le contrat relationnel, c'est ce qui définit de manière explicite ou implicite la relation qui vous lie avec votre public. Il existe de nombreuses formes de contrat relationnel. Par exemple, dans le stand-up, il n'y a pas de quatrième mur, et le contrat relationnel repose beaucoup sur l'interpellation du public. Et si vous vous installez au premier rang, vous savez implicitement qu'il y a de fortes chances que vous vous exposiez aux vannes de l'humoriste ou que votre prénom devienne le running gag du spectacle. Dans une salle de concert, le contrat relationnel est tout autre. Le public entre en communion émotionnelle avec l'artiste, il interagit avec lui en permanence, en chantant, en battant le rythme, en sifflant et bien entendu en applaudissant. A contrario, dans un concerto de musique classique, le contrat relationnel est basé sur une écoute silencieuse du public. L'artiste a les pleins pouvoirs sur la relation le temps de son interprétation, et le public ne s'exprime qu'à la toute fin par des applaudissements, voire une standing ovation s'il est particulièrement enthousiaste. Dans un stade de foot, le contrat relationnel est basé sur l'opposition entre deux camps. Les supporters se sentent investis de la mission de soutenir leur équipe par des chants, des encouragements, des applaudissements, et ils vivent intensément le match et défendent farouchement les couleurs de leur équipe préférée. Et bien évidemment, quand vous prenez la parole, il y a aussi un contrat relationnel implicite ou explicite qui vous lie avec votre public. Et ce contrat est très différent selon le contexte de votre intervention. Si vous donnez une conférence, par exemple, votre contrat est d'inspirer le public qui vous écoute. Dans un workshop, la relation est basée sur la facilitation. Vous avez la responsabilité d'animer la parole en créant un climat qui favorise l'échange. Dans un grand oral pour un appel d'offres, le contrat relationnel est très cadré par le public. C'est souvent lui qui maîtrise l'agenda, les règles du jeu, le nombre de participants et les sujets abordés. Dans une formation, le contrat relationnel entre le formateur et les participants repose sur un objectif commun d'apprentissage et de participation. Si je vous parle de tout ça, c'est parce que de mon point de vue, il est essentiel d'avoir conscience du contrat relationnel qui vous lie avec votre public pour garder la maîtrise de la relation tout au long de votre intervention. Et lorsque l'on n'est pas au clair sur ce contrat relationnel, ça peut vite déraper. Je vous donne quelques exemples. Rappelez-vous la dernière fois où vous avez été sans cesse interrompu dans votre présentation par les participants. Ou à contrario, ce jour où votre patron vous a pris en otage avec une présentation qui ne devait durer en théorie que 15 minutes et qui en a pris 45. Et cette conférence de 20 minutes que vous aviez mal préparée et où l'animateur vous a interrompu pour vous demander de quitter la scène alors que vous aviez encore une dizaine de slides à présenter. Ou enfin ce rendez-vous où vous aviez mal évalué les attentes de votre public et vous vous rendez compte que ce que vous présentez est totalement à côté de la plaque. Je suis bien certain que vous avez déjà vécu au moins une de ces situations dans votre quotidien professionnel. Et leur point commun, c'est la non-maîtrise du contrat relationnel par l'orateur. Alors comment faire pour bien définir en amont votre contrat relationnel et le respecter tout au long de votre prise de parole ? Eh bien, je vous propose de vous poser trois grandes questions lorsque vous préparez votre présentation. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Le cadre relationnel définit le terrain et les règles du jeu de votre prise de parole. Et pour garder au mieux la maîtrise de la relation le jour J, vous devez savoir, à minima, qui est le public à qui vous allez vous adresser, pour bien vous adapter à lui, de combien de temps vous disposez pour prendre la parole, afin de respecter le timing, comment est agencée la salle pour anticiper au mieux votre posture d'orateur, Et enfin, quel matériel sera mis à votre disposition sur place pour ne pas être surpris, voire trahi par la technique ? Deuxième question. Qu'est-ce que le public attend de moi ? Si vous avez écouté le 63e épisode de ce podcast, vous savez maintenant que toute présentation est la réponse à une question. Mais pas n'importe quelle question. Une question que le public se pose. Et il est essentiel de bien identifier cette question pour respecter votre part du contrat relationnel, en y apportant le plus précisément les réponses attendues. Parce que si vous ne le faites pas, vous prenez le risque au mieux d'avoir une écoute flottante d'une audience moyennement intéressée, et au pire une rupture du contrat relationnel qui va s'exprimer par un rejet clair et net du public avec l'obligation de revoir votre copie. Troisième et dernière question, quel est mon objectif de présence ? Chez Zepresenters, on a la conviction qu'on ne présente pas juste pour informer. Quand vous prenez la parole, vous avez toujours un objectif à atteindre. Mobiliser autour d'un projet, rassurer des investisseurs, alerter sur un problème majeur, valider un plan d'action, obtenir un go sur un budget, former à une nouvelle technologie. C'est ce que nous appelons l'objectif de présence. Savoir pourquoi vous prenez la parole pour donner du sens à votre présence. Et pour bien définir votre objectif de présence lorsque vous prenez la parole, vous devez clarifier quatre grands éléments. Qu'est-ce que vous voulez que le public pense, ressente, fasse et retienne ? Plus vous serez au clair sur votre objectif de présence, plus vous pourrez garder le contrôle de votre contrat relationnel tout au long de votre présentation. Donc je récapitule, trois questions pour clarifier votre contrat relationnel. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Deuxième question, qu'est-ce que le public attend de moi ? Et enfin, troisième question, quel est mon objectif de présence ? Définir votre contrat relationnel, c'est définir la nature de la relation que vous souhaitez créer avec votre public. Et plus les termes de ce contrat seront clairement exprimés et compris par les deux parties, plus vous serez à même de créer les conditions de pleine confiance entre vous, vos idées et votre public. Merci d'avoir écouté ce 67e épisode de Moment de Vérité. Dans le prochain épisode, je vous partagerai 5 fausses bonnes idées pour réussir vos présentations. Si vous avez envie d'en savoir plus sur Zepresenters, notre méthodologie, notre offre de conseils, de formations et de conférences, je vous invite à télécharger gratuitement notre petit guide de survie pour rendre vos idées désirables que vous trouverez sur le site www.thepresenters.com. Enfin, si vous aimez Moment de Vérité, le meilleur moyen de le soutenir, d'en parler autour de vous et de vous abonner sur la plateforme de votre choix, Apple Podcasts, Spotify, Deezer. en y laissant un commentaire positif accompagné de 5 étoiles. Encore merci pour votre écoute et votre fidélité. Je vous dis à très bientôt sur Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées.
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Dans ce 67ème épisode de Moment de Vérité, je vous parle d'un contrat qui vous lie avec votre public: Le Contrat Relationnel.
Bonne écoute ! 🎂✨🎙
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour, vous écoutez le 67e épisode de Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées. Aujourd'hui, on va parler contrat. Un contrat qui vous lie avec d'autres publics. Le contrat relationnel. Mon nom est Bruno Clément, je suis le cofondateur de Zepresenters, un cabinet de conseil en stratégie narrative. Et mon métier, c'est d'aider les gens à exprimer clairement leurs idées et les présenter efficacement en toutes circonstances, de la machine à café au palais des congrès.
Mais tu veux que je me suicide ? C'est pas possible ! Et c'est quoi la suite du programme ? Tu vas m'annoncer que t'es enceinte ? Ouais ! Ouais ! Pardon ? Je pense qu'il y a un pépin dans votre histoire. J'ai du mal à accepter qu'un spectacle qui s'est censé me remonter le moral, ça me fait l'effet inverse.
Non mais je pense que vous n'êtes pas du tout en train de vous rendre compte monsieur, mais en fait là ça ne se fait pas du tout ce que vous faites en fait.
Vous écoutez ce que je raconte là ou je suis en train de pisser sur un violon ?
Dans cet extrait de la bande-annonce de Yannick, le dernier film de Quentin Dupieux, on voit le fameux Yannick interrompre la représentation d'une très mauvaise pièce de théâtre de boulevard, le Cocu, avec la ferme intention de reprendre la soirée en main. On est bien d'accord qu'interrompre une pièce de théâtre, c'est quelque chose qu'a priori on ne fait jamais. Car il existe un contrat tacite entre le spectateur et les comédiens que l'on appelle le quatrième mur qui sépare la scène de la salle. Et respecter mutuellement ce contrat est essentiel, car c'est ce mur invisible qui permet d'une part aux spectateurs de rentrer pleinement dans l'histoire et d'autre part aux comédiens d'incarner leur personnage sans être perturbés par la présence du public. Ce quatrième mur est une des manifestations de ce que nous appelons chez Zepresenters le contrat relationnel. Le contrat relationnel, c'est ce qui définit de manière explicite ou implicite la relation qui vous lie avec votre public. Il existe de nombreuses formes de contrat relationnel. Par exemple, dans le stand-up, il n'y a pas de quatrième mur, et le contrat relationnel repose beaucoup sur l'interpellation du public. Et si vous vous installez au premier rang, vous savez implicitement qu'il y a de fortes chances que vous vous exposiez aux vannes de l'humoriste ou que votre prénom devienne le running gag du spectacle. Dans une salle de concert, le contrat relationnel est tout autre. Le public entre en communion émotionnelle avec l'artiste, il interagit avec lui en permanence, en chantant, en battant le rythme, en sifflant et bien entendu en applaudissant. A contrario, dans un concerto de musique classique, le contrat relationnel est basé sur une écoute silencieuse du public. L'artiste a les pleins pouvoirs sur la relation le temps de son interprétation, et le public ne s'exprime qu'à la toute fin par des applaudissements, voire une standing ovation s'il est particulièrement enthousiaste. Dans un stade de foot, le contrat relationnel est basé sur l'opposition entre deux camps. Les supporters se sentent investis de la mission de soutenir leur équipe par des chants, des encouragements, des applaudissements, et ils vivent intensément le match et défendent farouchement les couleurs de leur équipe préférée. Et bien évidemment, quand vous prenez la parole, il y a aussi un contrat relationnel implicite ou explicite qui vous lie avec votre public. Et ce contrat est très différent selon le contexte de votre intervention. Si vous donnez une conférence, par exemple, votre contrat est d'inspirer le public qui vous écoute. Dans un workshop, la relation est basée sur la facilitation. Vous avez la responsabilité d'animer la parole en créant un climat qui favorise l'échange. Dans un grand oral pour un appel d'offres, le contrat relationnel est très cadré par le public. C'est souvent lui qui maîtrise l'agenda, les règles du jeu, le nombre de participants et les sujets abordés. Dans une formation, le contrat relationnel entre le formateur et les participants repose sur un objectif commun d'apprentissage et de participation. Si je vous parle de tout ça, c'est parce que de mon point de vue, il est essentiel d'avoir conscience du contrat relationnel qui vous lie avec votre public pour garder la maîtrise de la relation tout au long de votre intervention. Et lorsque l'on n'est pas au clair sur ce contrat relationnel, ça peut vite déraper. Je vous donne quelques exemples. Rappelez-vous la dernière fois où vous avez été sans cesse interrompu dans votre présentation par les participants. Ou à contrario, ce jour où votre patron vous a pris en otage avec une présentation qui ne devait durer en théorie que 15 minutes et qui en a pris 45. Et cette conférence de 20 minutes que vous aviez mal préparée et où l'animateur vous a interrompu pour vous demander de quitter la scène alors que vous aviez encore une dizaine de slides à présenter. Ou enfin ce rendez-vous où vous aviez mal évalué les attentes de votre public et vous vous rendez compte que ce que vous présentez est totalement à côté de la plaque. Je suis bien certain que vous avez déjà vécu au moins une de ces situations dans votre quotidien professionnel. Et leur point commun, c'est la non-maîtrise du contrat relationnel par l'orateur. Alors comment faire pour bien définir en amont votre contrat relationnel et le respecter tout au long de votre prise de parole ? Eh bien, je vous propose de vous poser trois grandes questions lorsque vous préparez votre présentation. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Le cadre relationnel définit le terrain et les règles du jeu de votre prise de parole. Et pour garder au mieux la maîtrise de la relation le jour J, vous devez savoir, à minima, qui est le public à qui vous allez vous adresser, pour bien vous adapter à lui, de combien de temps vous disposez pour prendre la parole, afin de respecter le timing, comment est agencée la salle pour anticiper au mieux votre posture d'orateur, Et enfin, quel matériel sera mis à votre disposition sur place pour ne pas être surpris, voire trahi par la technique ? Deuxième question. Qu'est-ce que le public attend de moi ? Si vous avez écouté le 63e épisode de ce podcast, vous savez maintenant que toute présentation est la réponse à une question. Mais pas n'importe quelle question. Une question que le public se pose. Et il est essentiel de bien identifier cette question pour respecter votre part du contrat relationnel, en y apportant le plus précisément les réponses attendues. Parce que si vous ne le faites pas, vous prenez le risque au mieux d'avoir une écoute flottante d'une audience moyennement intéressée, et au pire une rupture du contrat relationnel qui va s'exprimer par un rejet clair et net du public avec l'obligation de revoir votre copie. Troisième et dernière question, quel est mon objectif de présence ? Chez Zepresenters, on a la conviction qu'on ne présente pas juste pour informer. Quand vous prenez la parole, vous avez toujours un objectif à atteindre. Mobiliser autour d'un projet, rassurer des investisseurs, alerter sur un problème majeur, valider un plan d'action, obtenir un go sur un budget, former à une nouvelle technologie. C'est ce que nous appelons l'objectif de présence. Savoir pourquoi vous prenez la parole pour donner du sens à votre présence. Et pour bien définir votre objectif de présence lorsque vous prenez la parole, vous devez clarifier quatre grands éléments. Qu'est-ce que vous voulez que le public pense, ressente, fasse et retienne ? Plus vous serez au clair sur votre objectif de présence, plus vous pourrez garder le contrôle de votre contrat relationnel tout au long de votre présentation. Donc je récapitule, trois questions pour clarifier votre contrat relationnel. Première question, quel est le cadre relationnel de mon intervention ? Deuxième question, qu'est-ce que le public attend de moi ? Et enfin, troisième question, quel est mon objectif de présence ? Définir votre contrat relationnel, c'est définir la nature de la relation que vous souhaitez créer avec votre public. Et plus les termes de ce contrat seront clairement exprimés et compris par les deux parties, plus vous serez à même de créer les conditions de pleine confiance entre vous, vos idées et votre public. Merci d'avoir écouté ce 67e épisode de Moment de Vérité. Dans le prochain épisode, je vous partagerai 5 fausses bonnes idées pour réussir vos présentations. Si vous avez envie d'en savoir plus sur Zepresenters, notre méthodologie, notre offre de conseils, de formations et de conférences, je vous invite à télécharger gratuitement notre petit guide de survie pour rendre vos idées désirables que vous trouverez sur le site www.thepresenters.com. Enfin, si vous aimez Moment de Vérité, le meilleur moyen de le soutenir, d'en parler autour de vous et de vous abonner sur la plateforme de votre choix, Apple Podcasts, Spotify, Deezer. en y laissant un commentaire positif accompagné de 5 étoiles. Encore merci pour votre écoute et votre fidélité. Je vous dis à très bientôt sur Moment de Vérité, le podcast qui vous aide à mieux présenter vos idées.
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