- Ariane Artinian
Mon Podcast Immo Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo, votre rendez-vous avec l'immobilier. Je suis Ariane Artinian, journaliste fondatrice de MySweetImmo. Et aujourd'hui, on va parler du lancement de Laforêt Collection, une nouvelle marque dédiée aux biens de caractère, une façon de monter en gamme et de conquérir. deux nouveaux marchés. Et pour en parler, je suis avec Yann Jehanno, président du réseau Laforêt. Bonjour.
- Yann Jehanno
Bonjour Ariane.
- Ariane Artinian
Yann, vous venez d'annoncer le lancement de Laforêt Collection. Le timing, il n'est pas un peu spécial ?
- Yann Jehanno
Ah non, il est idéal, le timing. Le projet Laforêt Collection, ça fait deux ans, pas jour pour jour, mais quasiment, ça fait deux ans qu'on travaille dessus puisque... On a toujours vendu des logements, on va dire, premium. Ce n'est pas nouveau, mais beaucoup de nos clients nous ont demandé aujourd'hui d'apporter plus de services, d'apporter un nouvel accompagnement, de se spécialiser. Donc, on a commencé à se pencher sur ce marché du prestige, d'abord au sens large, un marché qui représente à peu près 40 000 ventes par an en France et on a identifié assez rapidement qu'il y avait, entre le marché traditionnel, classique et le marché du prestige, qui connaît déjà de nombreux acteurs qui ont fait leur preuve, il y avait un segment de marché, celui qu'on appelle le premium, qui est quasiment partout en France, avec des biens de caractère, avec des biens familiaux, avec des biens patrimoniaux, un marché... alimenté par la transmission, les successions des maisons de famille qui changent de main. On s'y intéressait et puis on a décliné finalement la marque Laforêt Collection de la marque Laforêt pour profiter de la notoriété de la marque Laforêt, pour profiter du fait que cette marque rassure vendeurs comme acquéreurs. Et on est allé jusqu'à lancer un premier concept store en début d'année au Touquet. Donc avant ce contexte... bien particulier que connaît la France. Nous étions déjà engagés sur cette nouvelle diversification. Ce n'est pas un nouveau métier, mais c'est un métier qui méritait sa marque. En tout cas, c'est comme ça que nous l'avons vu.
- Ariane Artinian
Donc, vous êtes au Touquet depuis quelques mois. Depuis quelques jours, vous êtes installé, Rudvo Gira, à Paris, dans le 6e, en face du Sénat. Qu'est-ce qui fait qu'un bien entre chez Laforêt Collection ?
- Yann Jehanno
Alors avant le bien, c'est plutôt la géographie de la France, parce que le patrimoine résidentiel français va bien au-delà de Paris, de ses adresses les plus connues. L'immobilier premium, c'est plus une question de caractère, d'architecture, une question d'histoire, une question de patrimoine, et ça ce sont des marchés qui existent partout en France. Notre étude géomarketing, où on a compilé nos 35 ans, de données immobilières, de data immobilière et beaucoup d'autres qui sont disponibles aujourd'hui, plus des consommateurs qu'on a interrogés, des groupes de consommateurs, nous ont permis d'identifier finalement 74 villes en France où on pouvait implanter laforêt collection, où on retrouvait un marché de biens de caractère, de biens familiaux suffisamment profond. Donc c'est avant tout... le territoire et ensuite évidemment on va partir du bien sur le territoire avec deux critères. Un bien qui est plutôt situé dans le haut de son marché local en termes de tarification ou de prix au mètre carré et puis une singularité réelle de ce type de bien.
- Ariane Artinian
Est-ce que vous diriez que c'est un marché qui résiste mieux ?
- Yann Jehanno
Alors c'est un marché différent d'une part avec des vendeurs et des acquéreurs qui attendent un accompagnement différent, mais en tout cas c'est un relais de croissance naturel pour le réseau Laforêt et pour ses franchisés sur un marché un peu moins exposé au crédit, donc plus de financement comptant ou en tout cas des dossiers plus solides avec des apports plus conséquents. que... on s'épargne en quelque sorte un peu les difficultés qu'on peut avoir lorsqu'on est sur du marché totalement soumis au crédit immobilier.
- Ariane Artinian
Depuis tout à l'heure, vous avez employé le mot de premium, de produit de caractère, pas du tout le mot de luxe.
- Yann Jehanno
Non, pas du tout le mot de luxe, pas du tout le mot de prestige, en tout cas nous concernant, parce qu'une fois de plus, la France et le marché de l'immobilier du luxe et de prestige... A ces spécialistes que tout le monde connaît, laforêt collection prend un autre point d'entrée, les territoires, le logement et le bien finalement et la place qu'il occupe dans son territoire parce que nous pensons qu'en effet que le patrimoine français ne s'adresse pas aux adresses les plus connues. se retrouver dans le périgord en Bretagne, à des endroits et sur des côtes auxquels on ne pense pas de prime abord. Autouquet, qui est une destination en effet de villégiature extrêmement connue, mais on n'est pas justement sur ce marché du luxe à 5, 10, 15, 20 millions d'euros. Ce n'est pas celui qu'on adresse, c'est justement le marché premium entre le marché traditionnel et le marché du luxe.
- Ariane Artinian
Aujourd'hui, il y a... deux enseignes Laforêt installées avec le label Laforêt Collection. Qu'est-ce que vous avez comme ouverture dans les cartons ?
- Yann Jehanno
Alors, on a plusieurs agences qui ouvriront sous trois mois. On en a quatre dans Paris, dans le premier arrondissement, dans le quatrième arrondissement, dans le cinquième arrondissement, dans le neuvième arrondissement, à court terme, qui sont très engagés déjà. Ensuite, sous six mois, nous aurons Saint-Cloud. On sort de Paris, on fait quelques kilomètres. Et puis, bien plus loin également, viendra sur la côte, également sur le littoral, une implantation à Biarritz. Donc, ce sont des implantations qui sont déjà totalement actées. Et aujourd'hui, une dizaine de projets qui sont en cours d'études parce que je ne l'ai pas évoqué. mais ce concept... laforêt collection il s'adresse en priorité à des agences immobilières indépendantes qui sont reconnus localement qui sont ancrés localement sur les 74 villes que nous avons identifié donc on travaille beaucoup avec ces agents immobiliers une dizaine aujourd'hui qui sont déjà efficaces qui sont déjà reconnus qui sont déjà bien présents qui ont une belle image mais qui ont besoin d'aller plus loin pour passer un plafond de verre et obtenir des mandats qu'ils n'obtiennent pas aujourd'hui et avoir une puissance évidemment aujourd'hui qui est celle du réseau Laforêt, une puissance digitale, une puissance d'outils, une puissance d'économie d'échelle, une puissance de recrutement et une puissance de formation.
- Ariane Artinian
Donc on comprend que c'est une façon pour vous de recruter de nouveaux franchisés. Est-ce que vous ouvrez aussi ces agences ? aux franchisés actuels Laforêt ?
- Yann Jehanno
Oui, alors la cible prioritaire, comme je l'ai évoqué, ce sont les agences immobilières indépendantes, puisqu'on part des territoires qui sont identifiés. Naturellement, si nous avons des franchisés qui souhaitent s'implanter sur ces territoires, qui souhaitent se spécialiser pleinement sur l'immobilier premium, former leurs équipes et s'engager dans une relation client différente, évidemment la porte leur est grande ouverte et puis également aux créateurs novices, créateurs d'agences immobilières, c'est l'ADN du réseau Laforêt aussi, venus d'autres univers souvent très proches et c'est le cas à Paris 6ème avec un couple d'architectes mais on peut également aller regarder dans l'hôtellerie où on a des standards premium et dans le monde artistique. également. Donc prioritairement, les agences immobilières indépendantes solidement ancrées. Ensuite, les franchisés de laforêt qui souhaitent aller sur les territoires, identifier et se spécialiser pleinement sur l'immobilier premium. Et in fine, une ouverture aux créateurs qui viennent d'autres univers où le service et les codes du premium sont déjà largement usités.
- Ariane Artinian
Qu'est-ce que vous avez comme ambition à 2-3 ans ?
- Yann Jehanno
Alors l'ambition in fine on la connaît 74 villes identifiées quand on a lancé laforêt collection on était plutôt sur des ambitions de développement de cinq implantations par par an on va arriver à une à une dizaine en un peu moins d'un an enfin ou en un an schématiquement On voit l'engouement de beaucoup de professionnels également à adresser ce marché. Donc on pense que déjà sur les deux premières années, on devrait arriver autour de 20, peut-être 25 implantations. Et ce qui est bien au-delà des ambitions que nous avions. On s'était laissé beaucoup de temps, mais finalement, on ressent que le marché a un besoin. donc on n'a pas de... De target, on n'a pas de cible timée. On était parti sur une dizaine d'années initialement, mais ça devrait aller beaucoup plus vite pour mailler le territoire national. Et qui sait, derrière, dépasser les frontières et peut-être même dans les prochains mois.
- Ariane Artinian
Alors, en attendant, je suis agent immobilier indépendant, implanté sur un territoire premium, comme vous dites. Je me pose la question de travailler avec vous. sous la marque Laforêt Collection. Comment ça marche ? Combien ça coûte ?
- Yann Jehanno
Alors, déjà, si on a bien fait notre travail et si vous êtes agent immobilier bien ancré sur des villes identifiées pour développer Laforêt Collection, vous avez déjà dû entendre parler de nous et on a déjà dû se présenter à vous et vous présenter le concept Laforêt Collection. Combien ça coûte ? Eh bien, ça coûte... la mise au concept d'une agence, puisque c'est un concept total avec un cahier des charges extrêmement exhaustif. Donc, on va être entre 30 et 50 000 euros selon la surface du point de vente et selon les travaux qui vont accompagner. Parce que très souvent, quand on rénove son agence, on va en profiter et on le voit avec le dérèglement climatique pour poser la climatisation, pour changer ses vitrines, pour refaire ses sols. Donc il y a une partie... Des travaux qui vont venir renchérir le coût global, mais qui sont des travaux de rafraîchissement. Ensuite, il y a un droit d'entrée qui est le même que celui pour intégrer le réseau Laforêt. Donc 14 000 euros hors taxes pour les professionnels installés. Et ensuite, un système de redevances dégressives avec d'une part des redevances d'exploitation et d'autre part des redevances publicitaires. qui permettent de cagnotter et donner de la visibilité à la marque Laforêt Collection.
- Ariane Artinian
Dernière question, je ne peux pas ne pas vous la poser. Quel est votre regard sur les perspectives du marché immobilier en cette fin d'année ?
- Yann Jehanno
Le regard, il est assez court-termiste. On va dire aujourd'hui, si on synthétise l'année 2026, en tout cas au sein du réseau Laforêt, ça a été un premier trimestre. assez dynamique dans la continuité de l'année 2025, qui avait été une très belle année. Un deuxième trimestre où beaucoup de projets se sont arrêtés ou n'ont pas été initiés du fait du conflit entre les États-Unis et l'Iran, et conflit qui s'est propagé avec le renchérissement en effet de l'énergie, avec des entreprises qui ont dû mettre en place du chômage partiel parce que plus alimenté en matière première, avec la crainte des Français, avec le prix. de l'essence ou du gasoil à la pompe, avec le prix pour remplir ce réfrigérateur. Donc un deuxième trimestre qui a été extrêmement difficile. Et puis à la fin du mois de juin, on a vu les Français revenir, en tout cas les acquéreurs, relancer leur projet, conscients que les taux d'intérêt étaient plutôt sur une tendance haussière et que les prix d'immobilier, eux, ne s'effondraient pas. Donc on a fait un troisième trimestre. très compétitifs. Juillet, août, septembre ont été de très bons mois. Et puis, comme on parle en trimestre, arrivé en octobre, on voit aujourd'hui un contexte social tendu. On voit une France qui s'oppose aujourd'hui, qui évidemment nous interroge. Notre priorité aujourd'hui, c'est d'être aux côtés de nos franchisés, de leurs équipes, pour les aider à travailler en sécurité. On a très très peu de visibilité aujourd'hui. On a de la visibilité sur le financement, le coût de l'argent, qui évidemment devrait encore augmenter. Sans avoir de boule de cristal, on peut en tout cas le déterminer. On empruntait en moyenne, il y a encore quelques semaines, autour de 3,50 pour des dossiers standards. On voit qu'aujourd'hui ça se durcit, et que la trajectoire vers les 4% sur la fin d'année... Peut-être pas pour tous les dossiers, mais en tout cas, ceux se confirment. Donc c'est un premier point d'interrogation. Au-delà de 4%, évidemment, ça créerait beaucoup de tensions sur le marché, et notamment du côté des vendeurs. Mais surtout aujourd'hui, ce qui me préoccupe, c'est le moral des Français. Il suffit d'allumer sa télévision, d'allumer son téléphone mobile, de lire un journal ou d'écouter la radio. pour se dire que ce n'est pas le moment de lancer un projet immobilier et qu'il faut rester bien au chaud chez soi. Donc nous attendons d'une part que la situation se calme et ensuite nous verrons quelles perspectives, quels enseignements en tirer et comment préparer 2027 qui, de toute façon, année présidentielle sera extrêmement particulière et devrait être une année... pas l'année la plus simple en tout cas que nous ayons vécu.
- Ariane Artinian
Mais en dépit de tout ça, vous estimez que l'immobilier premium, ça va devenir un véritable relais de croissance en fait ?
- Yann Jehanno
Oui, c'est un relais de croissance pour notre réseau, c'est un relais de croissance pour nos franchisés. Pour revenir sur le marché traditionnel adressé par laforêt depuis 35 ans, il ne faut pas non plus oublier d'une part que... 20% des transactions immobilières globalement se font sans recours au crédit. Donc le sujet de la progression des taux d'intérêt n'en est pas pour 20% des opérations que nous réalisons. Et il ne faut pas oublier non plus qu'il y a beaucoup de ventes de nécessité, de ventes contraintes. On peut parler des divorces, des séparations, on peut parler des successions. vendre un logement pour régler les frais de succession. On peut parler des Français qui déménagent pour aller prendre un nouvel emploi dans une autre région. On peut parler des Français qui se déplacent pour aller aider de la famille qui devient dépendante. Donc on a aujourd'hui 70 à 75 % des transactions immobilières qui sont des transactions de nécessité. Et malgré le contexte, je vois mal un ménage qui se sépare et qui ne peut plus se voir se dire on va attendre six mois, un an ou un an et demi pour mettre en vente le logement parce que le marché n'est plus le plus faste. Donc de manière pragmatique, on va devoir continuer à aider des Français dans ce contexte aléatoire. Mais il est vrai que les villes identifiées et l'immobilier premium apportent un relais de croissance pour les entreprises qui sont capables de s'y engager.
- Ariane Artinian
Merci beaucoup. beaucoup Yann Jehanno. Je rappelle que vous êtes président du réseau Laforêt.
- Yann Jehanno
Merci beaucoup Ariane.
- Ariane Artinian
Quant à moi, je vous dis à très vite pour un nouvel épisode de Mon Podcast Immo. À écouter tous les jours sur MySweetImmo et sur toutes les plateformes. Si cet épisode vous a plu, vous abonnez, vous likez, vous partagez, vous commentez et évidemment, vous nous laissez des étoiles. N'oubliez pas, on adore les 5 étoiles chez MySweetImmo.