Speaker #0Tu veux te spécialiser dans les locks films ? Bienvenue sur Monets & Zalox & Business. Nous, on a lancé notre propre marque de locks films, Monets & Zalox, pensée pour les femmes afro-caïbiennes et vertes. Et aujourd'hui, on te partage tout ce qu'on aurait aimé savoir dès le départ pour que tu gagnes du temps, de l'argent, et que tu deviennes une officielle spécialisée dans les locks films qui travaillent excellemment et qui vendent vraiment. Si jamais on se rencontre et que tu me parles de ton salon, de ton projet d'avoir un salon, ou une activité liée à la coiffure, je te poserai certainement la question de quel est ton objectif, qu'est-ce que tu veux vivre avec ton salon, autant en termes de chiffres que de qualité de vie qu'il y a derrière. Et souvent, les femmes me répondent, je veux un salon qui soit rentable, ou alors je veux un bon chiffre d'affaires, ou je veux simplement gagner ma vie. Et à chaque fois, moi je me dis la même chose, ben là en fait cette réponse-là ne me sert pas à grand-chose. Ça peut peut-être te rassurer, toi, quand tu l'as dit. Ça peut peut-être te donner l'impression de savoir où tu vas, mais en fait, toutes ces phrases-là ne me permettent pas de t'aider à prendre des décisions qui sont concrètes dans ton business. Et c'est exactement pour ça qu'on ne va pas commencer, quand on travaille la création d'un salon, on ne commence pas par une simple idée de ce que tu aurais comme business idéal, en fait. On commence par la réalité de ta vie, celle que tu as envie de mener avec ton business. Donc pour moi, salon rentable. Bon chiffre d'affaires, bon salaire, ce sont des mots qu'on utilise énormément, mais en fait, ils reviennent tout le temps dans les discussions, dans les projections, quand je demande c'est quoi ton objectif avec ton salon. Et le problème, quand tu me réponds, je veux un chiffre d'affaires qui me permette d'avoir un bon salaire, c'est qu'en fait, on est un peu dans l'imprécision, pas qu'un peu d'ailleurs. Alors que quand tes objectifs sont flous, les décisions que tu dois prendre derrière pour ton salon vont également être floues. Donc quand tu me dis simplement « je veux être rentable » , tu ne sais pas répondre à des questions basiques comme « rentable à partir de quand ? » , « rentable avec combien d'heures de travail ? » ou « rentable avec quel niveau de fatigue derrière ? » , « rentable avec quel type de clientèle ? » . Du coup, au moment de décider, quand dans ton quotidien tu as des décisions importantes à prendre pour ton business, tu hésites. Par exemple, est-ce que j'augmente mes prix ou est-ce que je prends plus de clientes ? Est-ce que j'ajoute des créneaux ? Ou est-ce que je vais simplifier mon offre ? Ou alors, est-ce que je dis oui à cette cliente ? Ou est-ce que je préfère protéger mon énergie ? Et comme il n'y a pas de cadre clair, tu choisis souvent ce qui te semble le plus rassurant sur le moment. Ou le plus facile, ce qui aurait selon toi le plus de sens en lisant seulement la situation qui est en face de tes yeux. Et c'est la même chose avec le fameux « je veux un bon chiffre d'affaires » . Bon par rapport à quoi ? Parce qu'un chiffre d'affaires élevé, Peu vouloir dire beaucoup de clientes, beaucoup d'heures de travail, beaucoup de charges mentales. Ou au contraire, peu de clients sous des prix élevés ou avec une forte exigence de qualité. Et sans précision, le chiffre d'affaires devient juste un repère qui n'est plus du tout pertinent. Tu peux très bien travailler plus, mais t'épuiser davantage et te dire, ben ça avance alors que ton niveau de vie, lui, ne s'améliore pas derrière. Et quand tu me dis que tu veux un bon salaire, Là encore, c'est du flou pour moi. Il est bon pour qui le salaire ? Il est bon avec quelle vie ? Un bon salaire sans contexte ne m'aide pas en fait, et toi non plus, ne t'aide pas à prendre des décisions pour aller vers cette vie que tu veux avoir avec ce bon salaire. Donc ça ne t'aide pas à décider combien d'heures tu acceptes de travailler, combien de clients tu peux gérer, à quel rythme tu veux vivre. Et quand tes objectifs sont flous, encore une fois, tu ne peux pas arbitrer sereinement. Chaque décision va devenir une espèce de source de doute, une remise en question avec une espèce de débat intérieur sans fin. Et comme tu n'as pas de critères très clairs, tu finis par fonctionner à l'instinct. Donc quand tu prends une décision, tu vas douter, tu vas ajuster et puis tu vas redouter encore. L'instinct peut t'aider vraiment ponctuellement. Il y a des décisions que j'ai prises, que j'ai prises instinctivement parce que sur l'instant, ça me paraissait être juste et que c'était juste intuitif. Mais sur le long terme, c'est plutôt fatigant d'agir comme ça parce que ça te demande tout le temps de te remettre en question, de réfléchir, d'analyser et de questionner ce que tu es en train de faire, la manière dont tu lis une situation, que ce soit sur le moyen, le long ou le très long terme. Parce que vraiment, quand tu fonctionnes plutôt à l'estin, ça t'oblige à réinventer ton business à chaque choix que tu dois faire. Tu dois reprendre ton analyse dès le départ. Et tout ça, c'est épuisant. Tu travailles, tu fais des efforts, tu avances, mais en fait, tu n'es jamais vraiment certaine que ce soit la bonne direction que tu es en train de prendre. Et c'est exactement pour ça qu'on insiste autant sur la clarté. qu'on va avoir au tout début du projet, qui t'apparaît hyper chiante, vraiment, parce que quand tes repères sont clairs, tu n'as plus besoin de te demander à chaque fois si tu fais le bon choix ou tu sais pourquoi tu le fais. Et du coup, nous, on sait comment t'accompagner parce qu'on a défini un départ à quelque chose et quand ça va devenir chaud, quand tes émotions vont s'agiter, quand il y aura des pépins parce qu'il y en aura, ce ne sera pas un long feu tranquille, on saura toutes se ramener à, OK, c'était quoi le plan de départ, c'était quoi l'objectif et pourquoi on a pris ces décisions. Là, on est dans le creux d'une vague. Analysons, voyons ce qu'on a fait, ce qu'on n'a pas fait sur tout ce qui devait être fait. Qu'est-ce qu'on peut améliorer et voyons comment on en sort. Donc, pour moi, c'est vraiment important de faire la différence entre une activité qui te rapporte des chiffres et un salon qui est rentable. Donc, on fait la différence entre activité et rentabilité. Un planning qui est plein avec beaucoup de clientes, honnêtement, ça fait bien et c'est très rassurant aussi. Tout ça, ça peut te donner l'impression. que ton salon fonctionne. Donc, quand tu dis que tu as travaillé toute la semaine, que tu as même refusé du monde et que tu n'as pas eu une minute à toi, ça peut certainement te faire du bien parce que tu es dans l'action et que tu vois que tu travailles, oui. Mais tout ça, c'est de l'activité. Tu es en mouvement permanent. Ce n'est pas forcément de la rentabilité. Un salon rentable, c'est un salon où tes chiffres sont clairs. Ça commence toujours par une question qui est vraiment très simple. Combien d'argent entre chaque mois dans ton salon ? Combien il te faut, combien d'argent doit rentrer chaque mois dans ton salon pour qu'il puisse fonctionner. Ensuite, on va aller voir combien d'argent, toi, tu dois te verser chaque mois pour pouvoir vivre correctement. Et je te vois déjà venir, alors je parle vraiment du montant que tu définis au tout début de ton activité, le montant qui sera ton salaire et non pas ce que tu t'autorises à te verser sur ce qui reste potentiellement à la fin du mois et qui donc n'est pas non plus basé sur la petite phrase. « Si ça va, je vais me verser quelque chose à la fin du mois. » Tu vois, cette décision-là, ça, c'est basé sur du ressenti, sur une impression. Étant donné que tu n'as pas analysé tes chiffres, tu ne sais pas clairement ce qui te reste à la fin du mois. Entre ce qui te reste et ce qu'il y a sur ton compte bancaire, c'est différent. Donc, tant que ton salaire dépend de ce qui reste à la fin du mois, là aussi, on n'est pas dans un salon qui est rentable. L'autre point, l'autre question que tu dois te poser à ton prix, c'est combien te coûte réellement ton fonctionnement. Et quand je dis réellement, je parle de tout. Les charges fixes, les charges variables, le matériel, les produits, le temps que tu n'as pas facturé mais qui est considéré comme du travail, la fatigue, les imprévus, tout ça. Parce que très souvent, ce qu'on appelle rentabilité ne tient pas parce qu'on se paye mal ou pas du tout. Donc, tu arrives à tout payer. Tu arrives à payer tout ça, mais pas toi. Tu n'arrives pas à te payer toi-même. Et enfin, la dernière question qui selon moi... Ça fait partie des prérogatives quand tu dois analyser ton salon, c'est qu'est-ce qu'il reste une fois que tu as tout payé. Pas seulement, et d'ailleurs je ne parle pas seulement d'argent, il faut le préciser, mais aussi de l'énergie, du ton, de ton temps, de ta disponibilité mentale. Parce qu'un salon peut être rentable sur le papier et dans la vie en fait, dans ton quotidien, c'est totalement invivable pour ta réalité, pour ta vie de famille, pour ton bien-être à toi. C'est pour ça que je dis souvent que tu peux faire 15 000, 20 000 euros de chiffre d'affaires par mois et te sentir... Te sentir encore sous pression, de ne pas ressentir cette liberté, cette légèreté que tu aurais aimé avoir. Pourquoi ? Parce que ton volume d'activité est trop élevé, parce que tes marges sont encore trop faibles, parce que ton rythme est trop intense par rapport à ce que tu peux réellement supporter, parce que ton organisation est encore fragile. Donc le chiffre est là, oui, mais à quel prix pour la vie que tu as envie d'avoir ? Et c'est là qu'il faut vraiment te poser encore une fois des questions. Oui, je sais, je te fais te poser beaucoup de questions, mais en même temps, si c'était déjà fait, tu ne serais pas en train de m'écouter. Donc allons-y. Ton salon est rentable, mais il est rentable pour qui ? Si c'est rentable pour le salon lui-même, donc juste pour ton entreprise, mais pas pour toi, j'estime que ce n'est pas une réussite. Il est rentable, mais du coup, à quel prix ? Si la rentabilité se fait au prix de ton énergie, de ta santé, de ta vie personnelle, à mon sens, il y a un problème. Autre question, s'il est rentable, il est rentable aussi avec quel rythme ? Si pour être rentable, tu dois travailler au-delà de ce que tu peux tenir sur la durée, ce n'est pas un modèle qui est viable. C'est-à-dire que si pour être rentable, tu dois travailler jusqu'à 19h, 20h, si tu dois travailler tous les week-ends, si le seul jour de repos que tu as, c'est éventuellement le lundi et encore, tu le prends pour pouvoir aller faire des démarches administratives, là non plus, je n'estime pas qu'on est dans une situation de rentabilité. Donc pour moi, tant que ces questions-là ne sont pas... poser clairement le mot « rentable » , c'est vide de sens. C'est pour ça que dans le réseau, on parle toujours de cette question-là. Parce qu'à partir de ces analyses, les décisions deviennent beaucoup plus simples et plus évidentes. Tu sais pourquoi tu dis oui, tu sais pourquoi tu dis non, tu sais à quoi tu dis oui ou non, et surtout, tu sais pour qui tu travailles vraiment. En plus, un chiffre d'affaires, ce n'est pas forcément de l'argent qui est juste là pour toi. Donc même si tu m'annonces que tu veux faire 15 000 euros de chiffre d'affaires par mois, ça ne veut pas dire que toi tu vas toucher ces 15 000 euros. Ce n'est pas ce que tu gagnes et d'ailleurs ce n'est pas non plus ce que tu vas dépenser. Le chiffre d'affaires c'est juste l'argent qui transite par ton salon. Ce qui compte vraiment ce sont les bénéfices réels de ton salon et la rémunération que tu arrives à te verser régulièrement sans te mettre en difficulté. Donc, combien tu te verses vraiment à la fin du mois ? Est-ce que ce montant est stable ? Est-ce que tu peux le maintenir sans t'épuiser ? Donc, analyser seulement le chiffre d'affaires, c'est prendre le risque de passer à côté de signaux comme une faible marge, comme une rémunération qui n'est pas du tout suffisante, comme une pression qui est constante et qui t'épuise ou une impossibilité de lever le pied. Et si jamais tu ralentis le rythme, ça veut dire que ton chiffre diminue aussi. Donc deux salons. peuvent afficher le même chiffre d'affaires. Mais l'un peut dégager un vrai bénéfice, une rémunération qui est confortable pour son responsable, une capacité à investir et des moments où on peut souffler, on peut juste respirer sans avoir peur que tout s'effondre. Et l'autre salon, avec le même chiffre d'affaires, peut éventuellement juste survivre, dépendre du volume et non pas de la qualité des prestations qu'elle va offrir et surtout ne jamais pouvoir ralentir. Tu vois, on peut avoir le même chiffre avec deux réalités totalement opposées. Ce qui nous amène au point suivant, quelle est la réalité que tu as envie d'avoir ? Parce qu'un bon salaire ne sort pas de nulle part. Il est la conséquence directe d'une vision de vie que tu as travaillée dans le détail. Donc avant même de parler de salaire, il faudra que tu aies pris le temps de te demander concrètement quel lifestyle je veux vraiment, dans quel environnement de vie je veux évoluer, dans quel environnement de travail je me sens bien, quel rythme je veux pour mon corps, pour ma santé. Quelle place je veux laisser au repos, aux soins, au sport ? Quelle place je veux donner au voyage, aux pauses, aux coupures totales ? Comment je veux me déplacer ? Quelle qualité de vie je veux au quotidien et non pas un jour dans le futur ? Donc, tant que ces éléments-là ne sont pas posés, le salaire, c'est juste un chiffre qui est là, puisque ce n'est rattaché à aucune vision, aucun objectif précis derrière. Parce que ce n'est pas la même chose de vouloir vivre simplement, vivre confortablement. ou vivre avec un haut niveau de confort. Et ce n'est pas la même chose non plus de travailler dans l'urgence, de travailler dans un cadre qui est maîtrisé ou de travailler avec beaucoup d'espace mental. Un bon salaire, c'est plus qu'un chiffre qui fait bien en bas de ta fiche de paye. C'est vraiment un chiffre qui couvre tout ton environnement de vie réel, ton environnement de travail aussi, donc ta santé, ton énergie, ta capacité à récupérer et ta liberté de mouvement et ta sécurité surtout. Et surtout, c'est un chiffre qui te permet de tenir ce niveau de vie sans te mettre en stress constamment. C'est pour ça que dire 3 000, 5 000 ou 5 000 euros, 3 000, 5 000 ou 8 000 euros sans avoir travaillé la vision derrière, c'est un peu inefficace. Parce que le chiffre seul ne va pas nous dire combien tu es prêt à travailler, combien d'heures tu es prêt à travailler, sous quelles conditions, donc comment. Qu'est-ce que tu es prêt à sacrifier ? Qu'est-ce que tu préfères préserver ? Et tant que cette vision-là n'est pas claire, le salaire ne peut pas jouer un vrai rôle de moteur. C'est lui qui permet de dire « ce rythme est trop élevé » ou alors « là, ce que tu es en train de faire, ce n'est pas cohérent avec la vision qu'on a » ou « cet objectif-là n'est plus du tout aligné avec les actions que tu es en train de mettre en place » ou « avec tes nouvelles ambitions » . Sans cette base, tu peux gagner de l'argent, mais tu auras cette impression de ne pas avancer vers la vie que tu veux. Alors oui, quand je te pose la question combien tu veux gagner, en général, il y a déjà un gros blanc. Il y a plein de paraphrases autour du chiffre qui est censé sortir. Ce n'est pour autant que le début de la conversation. Ce qui m'intéresse, c'est ce que tu veux réellement pouvoir vivre avec ce salaire. Donc, quand quelqu'un nous dit un montant, on va systématiquement aller dans les détails. On va regarder le type de vie que ce salaire doit soutenir. On va regarder encore une fois ton environnement de vie. personnel et ton environnement de travail, le rythme que tu souhaites avoir, ta santé, ton énergie, quelle place tu vas accorder au repos, au voyage, la qualité de vie que tu veux avoir au quotidien pour toi, pour ta famille, pour kiffer aussi, juste pour kiffer. Ça n'a pas besoin d'être justifié par quelque chose qui serait légitime. Parce que c'est seulement quand tout ça s'est posé que ce chiffre va devenir notre boussole pour pouvoir déterminer comment structurer ton salon. Ça va nous aider à voir le volume de clientes que tu as. Tu es prête à avoir les prix qu'on va mettre en place, l'organisation qui sera en place, le rythme de travail, le modèle économique et les arbitrages qu'il faudra faire. Avec cette étape, ton salaire va devenir un repère qui va guider nos décisions. Et c'est exactement ça qu'on fait dans le réseau. On ne va pas structurer ton salon avec une espèce de fantasme de réussite très gros. Ça ne nous intéresse pas que tu fasses 20 000 euros de chiffre d'affaires. Si c'est pour que tu prennes 1 500 € de revenus derrière et que ces 1 500 € ne conviennent pas à la vie que tu as envie d'avoir. Parce qu'en soi, 1 500 €, ce n'est pas un problème. Si tu me dis que ton salon, c'est ton side business, c'est quelque chose que tu fais à côté de ton activité principale et que ce montant-là te permet d'arriver à la vie et aux objectifs que tu t'es fixé, il n'y a aucun souci, il n'y a aucun problème. C'est pour ça qu'on parle de toi, on parle de ta vie. Donc... On va structurer ton salon à partir d'une vie concrète qu'il faut soutenir et pour t'aider à vivre réellement la vie que tu as choisi. Ce qui veut dire que tu dois absolument travailler sur tes standards de vie. Un standard, ce n'est pas quelque chose que tu aimerais avoir un jour, tu vois. C'est quelque chose que tu exiges. Par exemple, combien de jours par semaine tu acceptes de travailler ? Combien d'heures par jour ? À quel moment de la journée ? Avec quel niveau de fatigue ? C'est acceptable pour toi ou pas ? C'est cool. Si tu n'as pas défini tout ça, ton business va prendre toute la place. Ton salon va prendre toute la place que tu as laissée de disponible puisque tu ne t'es pas défini au départ des choses qui sont inébranlables, des critères qui ne doivent pas bouger. Autre exemple de standard très concret, tu peux vouloir ou refuser de travailler le week-end. Nous, on l'a fait au départ. On a travaillé samedi, dimanche, oui. C'était un choix. Et une fois qu'on en a eu assez, on a arrêté parce que c'était devenu... C'était passé dans nos standards de vie que nos week-ends devaient nous appartenir entièrement. Peut-être que tu ne veux pas passer plus de, je ne sais pas, 50 heures, 30, 20 heures par semaine à terme à travailler. Ou tu ne veux peut-être pas travailler dans l'urgence permanente. Ou tu ne veux plus dépendre de la quantité de clientes qui arrivent vers toi. Ou peut-être que tu préfères avoir peu de clientes, mais beaucoup plus engagées. Ça, ce sont des standards de vie qui sont liés à ton travail, qui auront un impact sur ta vie personnelle. Et ces mêmes standards vont t'aider à choisir le type de cliente que tu acceptes, le rythme auquel tu travailles, le modèle économique que tu vas construire et le niveau de pression que tu vas accepter d'avoir. C'est un impact direct sur la manière dont ton salon peut fonctionner. Par exemple, si ton standard, c'est « je ne vais pas travailler le week-end » , tu ne peux pas construire un modèle qui dépend uniquement des créneaux du samedi. Si ton standard c'est je ne veux pas dépasser plus de 35 heures par semaine, tu ne peux pas viser un modèle qui repose sur du volume avec une faible valeur. Donc partir sur des prestations qui coûtent 50 euros et en faire le maximum dans la semaine. Si ton standard c'est je refuse l'urgence permanente, pour nous tout ça ce sont des fondations. Parce qu'un salon peut très bien être rentable, faire du chiffre et pourtant être incompatible avec la vie de la personne qui le porte. Et pour nous, ce n'est pas un modèle de réussite parce que ton salon se doit d'être au service de ta vie et non pas l'inverse. Tu ne dois pas travailler perpétuellement pour que ton salon puisse réussir. Et du coup, tes standards doivent être cohérents avec ce que tu es prêt à mettre en face. Parce que tu ne peux pas vouloir un niveau de revenu élevé, une activité stable, une vraie sécurité, sans accepter qu'il y ait à un moment donné une phase plus dense, plus exigeante. Ce qu'on voit souvent, ce sont des décalages très clairs. Des femmes qui disent vouloir 7000, 8000 euros sans équipe, sans structure, sans visibilité, tout en posant comme standard qu'elles veulent travailler peu d'heures, peu de charge mentale, peu de pression, pas d'exposition non plus. Elles ne veulent pas du tout se montrer et elles ne veulent pas prendre de risques. Il y a un décalage. Une ambition élevée, ça a toujours un prix. Et cette ambition, ça te demande du temps à investir, ça te demande de prendre des décisions, ça te demande... de t'impliquer réellement. Et ça te demande des périodes qui vont bien au-delà du confort immédiat. Donc, tu peux travailler à être amené à charbonner au départ pour pouvoir construire ce que tu es en train de faire. Le vrai sujet, ce n'est donc pas est-ce que je veux me sacrifier parce qu'on n'a pas cette vision-là, parce que personne n'a envie de se sacrifier. Le vrai sujet, c'est est-ce que j'accepte qu'il y ait des moments plus intenses pour pouvoir construire ce que je veux vraiment ? Et surtout, combien de temps je suis prête à rester dans cette phase de construction ? Parce que oui, tu peux viser une vie qui est plus douce à terme, tu peux vouloir ralentir, respirer, lever le pied, mais tu ne peux pas demander les résultats d'un business structuré avec un engagement à temps partiel, un engagement qui est en endossie et qui surtout reste en endossie pendant très longtemps. Donc à un moment donné, il faut traverser la phase de construction avant de profiter de la stabilité. Donc nous, on ne te vend pas l'idée que tu peux tout avoir tout de suite. On va t'aider à poser un chemin qui est réaliste avec des phases différentes et des attentes qui sont ajustées à chaque étape. Parce que ce n'est pas l'effort qui épuise le plus, c'est vraiment le fait de faire des efforts sans savoir à quoi ça sert. Si tu devais retenir une seule chose de tout cet épisode, ce serait peut-être celle-là. Un salon qui est rentable, un bon chiffre d'affaires et un bon salaire, ce ne sont pas des objectifs en soi. Ce sont juste des conséquences des décisions que tu auras prises en amont, des conséquences de tes choix, de ta vision. et Et tout ça, c'est la capacité que tu as à dire à quoi doit servir ton business dans ta vie, ce que tu veux préserver, ce que tu acceptes de donner et pendant combien de temps. Donc, on a fait le choix, nous, de ne pas commencer par des promesses. de ne pas commencer par des chiffres qu'on aurait lancés en l'air. On commence par la vie que tu veux vraiment mener, par les détails qui sont concrets, qui ont un vrai impact dans ta vie, parce que c'est seulement à partir de là qu'un salaire aura tout son sens, un chiffre qu'on mettra sur un salaire aura tout son sens, que le modèle que tu vas créer sera cohérent et que le business peut être au service de ta vie et non pas l'inverse. C'est pour ça qu'on commence tout simplement par la vie que tu as envie de mener et on voit comment ton salon peut devenir un outil pour accéder à cette vie qui correspond à tes standards, tout simplement. Donc, si cet épisode t'a plu, si ça t'a donné un peu plus de clarté, si ça a calmé certaines injonctions en termes de chiffres, ou simplement, si ça t'a aidé à te poser de meilleures questions, il aura rempli son rôle. Abonne-toi, laisse-nous 5 étoiles sur ta plateforme, la plateforme sur laquelle tu nous écoutes. Un commentaire aussi et surtout, comme d'habitude, partage à quelqu'un à qui ça pourrait servir. Ou viens tout simplement discuter avec nous si tu as d'autres questions. À bientôt. Si cet épisode t'a plu, si tu es reconnu, ou si ça t'a fait réfléchir, alors abonne-toi à mon ex-avocat en business. Et si tu veux nous aider à faire briller nos services, là, laisse-nous 5 étoiles et un oeil. C'est peut-être un détail pour toi, mais pour nous, ça change tout. 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