- Speaker #0
Bonjour, Versons Futurs, c'est le nouveau podcast du collectif Mountain Changemakers, le laboratoire d'action dédié aux transitions des territoires de montagne. Dans ce podcast, nous vous proposons de suivre les travaux des groupes de travail thématiques qui réunissent nos membres et des experts. autour des enjeux liés au dérèglement climatique en montagne. Et c'est en public, au salon Montagne Planète, sur le stand de Grenoble Alpes Métropole, que nous avons réuni nos invités pour aborder le sujet des nouveaux récits, nouveaux ambassadeurs de la montagne, un groupe de travail qui affiche trois objectifs. Le premier, forger les nouveaux récits de la montagne, fondés sur une vision de long terme, de son identité et de son attractivité. Le deuxième, cartographier ces ambassadeurs, des personnalités inspirantes, qui incarnent ces nouveaux imaginaires. Et enfin... Diffusez leur message. Autour de Laurent Surbec et Romain Béard de Mountain Changemaker, vous retrouverez Émilie Carpentier de l'agence Isère Attractivité, représentante du collectif Grenoble Alpiserre, qui regroupe Grenoble Almetropole, le SMAG, la communauté de communes de Loison et la CCI de Grenoble, ainsi que l'agence Isère Attractivité. Naïs Lefebvre, coordinatrice de tiers lieux dans le Vercors. Alma Benesch, étudiante à la faculté d'économie de Grenoble. Eric Jouzeau, entrepreneur. et CEO de WISE Energy, et enfin César Gauti, directeur général de la fondation Université Grenoble Alpes et cofondateur de la Morte Vivante à l'Alpe du Grand Cerf.
- Speaker #1
Allez, bonjour à tous, bienvenue, on est ravis, on est toujours au Mountain Planet, émission spéciale vers son futur depuis Grenoble, Mountain Planet évidemment, rendez-vous incontournable. C'est l'occasion aussi pour nous de revenir sur tout ce qu'on fait au sein du collectif Mountain Changemaker. Alors pour info évidemment, Montage Maker, on organise des groupes de travail avec nos membres, on les fait réfléchir sur de nombreux thèmes pour en sortir évidemment les pistes qui vont enrichir les perspectives pour l'adaptation des territoires de montagne à un avenir probable et souhaitable. Je vais tout de suite passer la parole à Émilie qui va aussi nous expliquer pourquoi elle a choisi de nous accueillir ici sur le stand de Grenoble Alpes-Isère. Émilie, c'est à toi et je vous présenterai ensuite tous les invités qui sont autour de moi.
- Speaker #2
Merci beaucoup. Merci Montaigne Changemaker pour l'organisation de cette table ronde. Ce n'est pas Émilie qui parle, mais c'est le collectif Grenoble Alpizer, composé de la métropole Grenoble Alpes, de l'agence d'attractivité Isère Attractivité, du SMAG, de la communauté de communes de Loisan et de la CCI de Grenoble. Effectivement, c'est un collectif pluriel et cette thématique Nouveaux Récits, Nouveaux Ambassadeurs faisait... pleinement sens pour nous quand on a cherché des idées pour évoquer dans cette table ronde. Alors pourquoi ça faisait sens pour nous ? Pour plusieurs raisons. Déjà parce qu'on se retrouve tous dans cette montagne vivante à l'année, dans cette montagne plurielle, dans cette montagne riche de ses différences, à l'instar du collectif que nous représentons. Parce qu'on se retrouve tous dans cette montagne qui ne se pense pas en opposition à la plaine ou à la ville, mais bien plutôt en continuité de celle-ci et en complémentarité de celle-ci par son offre ou par ses propositions. Parce qu'on défend également une montagne accessible pour tous à l'année. Je pense évidemment à l'offre TC du SMAG, mais pas que. Une montagne aussi accessible au niveau social, avec des tarifications très différenciées d'une station à l'autre, et avec des propositions très différentes. On se reconnaît dans une montagne en mouvement, qui s'adapte, qui évolue, qui fait preuve de résilience, et qui se prépare en pleine conscience aux enjeux de demain qui sont déjà présents aujourd'hui. C'est une montagne vivante. où touristes et résidents ne s'opposent pas mais partagent la même vision, partagent un territoire et où les équipements sont pensés de façon mutualisée. Et enfin c'est une montagne diversifiée qui compte sur le ski mais pas que, qui expérimente, qui innove, qui essaie et qui est consciente des limites de son modèle actuel. Donc pour toutes ces raisons, les nouveaux ambassadeurs qui sont derrière moi prônent un discours qui parle à ce collectif Grenoble Alpisaire et défendent une vision de la montagne que nous dans notre action au quotidien nous portons.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Émilie. Merci de nous accueillir ici sur le stand de Grenoble Alpes-Isère pour ce moment de partage avec, en effet, comme Émilie vient de le dire, un retour sur l'un des principaux groupes de travail que nous avons mené depuis ce début d'année, qu'on a nommé Nouveaux Récits. Et l'une des idées fortes de ce groupe de travail est d'avoir la volonté d'identifier des personnes que l'on peut nommer des nouveaux ambassadeurs pour... revoir peut-être repenser le positionnement de la montagne à l'avenir. Alma, Naïs, Eric et César sont avec nous. Ils vont tous évidemment nous expliquer pourquoi ils sont tout à fait originaux dans leur vision d'incarner aujourd'hui une montagne qui peut être celle de demain. Et Romain est avec moi pour parler plus précisément de ce groupe de travail puisqu'il a l'extrême plaisir de travailler pour Mountain Chimaker et en charge des groupes de travail et de leur contenu. Donc Romain va nous rappeler pour que tout le monde comprenne bien comment ça s'est passé. A toi Romain.
- Speaker #3
Merci, bonjour à toutes et à tous, merci à vous quatre d'être ici. La démarche de Mountain Challenge Makers, c'est une démarche collective, qui regroupe à la fois des entreprises, des associations, des territoires. Et on a défini plusieurs priorités de travail, de réflexion, et notamment cette idée d'avoir un nouveau récit de la montagne, enfin des nouveaux récits, on s'est tout de suite mis au pluriel. Et parmi tous les sujets qu'on avait identifiés au démarrage, on avait une dizaine, c'est... un sujet qui a été prioritaire avec la mobilité et les enjeux autour de la jeunesse. On a constitué un groupe de travail spécifique autour de ça et je vais vous présenter un peu la démarche. Aujourd'hui, le collectif, vous avez quelques chiffres, 85 membres adhérents, à la fois un média et un collectif d'acteurs engagés sur les sujets de transition. Avant de parler des nouveaux récits, il fallait qu'on s'entende collectivement sur la vision et notre vision de la montagne de demain. Quelques mots clés, on parle non plus de performance, mais de territoire résilient. On passe du décor au lieu de vie, de la consommation à la transmission. Donc ça c'est des éléments forts sur une vision que le collectif a construite ensemble. Et on a défini des sujets sur lesquels les ambassadeurs devaient incarner cette nouvelle vision. Donc une montagne vivante, une montagne inclusive, innovante, diversifiée et résiliente. donc à partir de ces quelques mots clés on a défini en collectif donc on a créé en fait des groupes de travail spécifiques il y a eu 5 ateliers, 9 mois de boulot donc là j'en profite pour remercier Aircop qui nous a accompagnés sur les travaux et dans l'animation de ces groupes il y a 30 structures qui ont été auditionnées donc à la fois des experts des scientifiques des citoyens des associations et il y a 28 membres de notre collectif qui ont travaillé sur le projet. L'idée c'était de forger ces nouveaux récits, de cartographier les ambassadeurs, donc de mettre quelques étiquettes sur des gens. Alors désolé, c'est horrible, on vous a cartographié. Et après l'ambition c'est bien entendu de diffuser vos messages et ce que vous incarnez. Dans les profils qu'on a identifiés, il y avait trois grandes catégories liées au monde économique, ce qu'on appelle les entrepreneurs et les actifs connectés. Donc Eric en parlera tout à l'heure. Les sujets sur les nouveaux métiers, les métiers liés à la transition. Donc Naïs et Alma vont prendre la parole là-dessus. Le cœur des territoires aussi c'est de créer du lien et César incarne aussi de notre point de vue et du point de vue de nos partenaires cet enjeu-là. Voilà, donc maintenant c'est plutôt à vous d'échanger sur votre vision.
- Speaker #1
On commence par la plus jeune d'entre nous. Alma, tu as participé ? Avec une prof qu'on connaît évidemment tous ici, qui est Camille Régorez, à la réflexion, à l'élaboration d'un scénario possible pour la montagne demain. Raconte-nous un peu comment ça s'est passé et puis comment vous avez ressenti ça, vous, je dis vous parce que tu n'étais certainement pas tout seul dans ce groupe, 15 personnes de mémoire. Comment ça s'est passé et comment vous avez pu réfléchir et construire ce scénario ?
- Speaker #4
Oui, tout à fait. Donc pendant deux jours sur le plateau du Vercors, on a rencontré des... des acteurs du territoire, le maire, des élus, des membres du collectif Vercors Citoyens. Et donc en fait, à partir de tous les retours, de la vision qu'ils avaient eux de la montagne, on a ensuite réfléchi, on a réfléchi à une méthodologie de design fiction qui consiste à réfléchir à ce qui pourrait se passer en 2050 pour la montagne. Et donc chacun dans notre coin, on a réfléchi à trois scénarios possibles. Et donc par groupe de 3-4, on a tout mis en commun pour finalement réfléchir à un grand scénario. Et à 14, on a eu 4 scénarios différents qu'on a ensuite présentés sous forme de pièces de théâtre, sous forme de conférences de presse, de récits de contes ou encore de courts-métrages pour réfléchir un peu à... Qu'est-ce qu'aujourd'hui on ne réfléchit pas, à quoi on ne réfléchit pas qui pourrait arriver d'ici 2050 ?
- Speaker #1
Et alors le fait de les avoir présentés, je ne t'ai pas demandé ton âge, mais à ton âge c'est pas grave, on peut le demander, rappelle-nous l'âge.
- Speaker #4
J'ai 23 ans.
- Speaker #1
Le confronter, le challenger à des personnes, on va dire, qui ont plus l'habitude de la vie active, comment ça s'est passé ? Est-ce que ça a été bien reçu ? Est-ce que ça a été très challengé ? Est-ce que ça vous a réapporté derrière des modifications ?
- Speaker #4
Je pense qu'aujourd'hui, 23 ans, c'est... plus vraiment important ni intéressant. Aujourd'hui, on est de plus en plus écoutés. Certains diront que non, mais en fait, on a notre part de boulot à faire. On est en train de montrer qu'on peut le faire. Par ce travail, on l'a montré parce qu'on a fait une restitution au Dauphiné Libéré et des gens comme le directeur de la rédaction du Dauphiné Libéré, qui sont des personnes plus âgées que nous, en tout cas. On était complètement bluffés et ont complètement entendu et accepté nos propos. Et pour le coup, on a vraiment été entendus et il n'y a pas eu cette différence qui peut arriver dans certaines conférences, dans certains milieux. Et pour le coup, on a vraiment été accueillis à bras ouverts.
- Speaker #1
On y reviendra certainement aussi à la... Comment vous voyez la suite. Naïs Lefebvre, vous donc, animatrice, en fait, d'un réseau de tiers-lieux. Et puis, globalement, de toute façon, engagée sur tout ce qui touche à ces métiers de transition. Et puis, un sujet qu'on évoquait tout à l'heure ensemble, c'est de pouvoir réunir différentes personnes de différents horizons pour les faire se parler un peu et peut-être, pourquoi pas, se mettre d'accord, en tout cas, sur un futur probable.
- Speaker #5
Effectivement, donc moi je suis coordinatrice du réseau de tiers lieux sur le Vercors Nord, donc Vercors-Isérois. Il y a trois ans, on avait quatre tiers lieux, aujourd'hui on en a huit, donc on voit que ça émerge, donc presque un dans chaque commune. Les tiers lieux du Vercors, parce qu'un tiers lieu, c'est pas forcément facile à définir, mais nous, comment on se positionne, c'est qu'on se positionne comme des soutiens à l'entrepreneuriat, parce que dans les tiers-lieux, il y a... Des bureaux, des ateliers, des artistes, des ateliers d'artisanat, etc. Donc ça, c'est le plan économique. Et puis, comme des lieux qui rassemblent pour tous les événements qui s'y passent, culturels, professionnels, associatifs. Et en montagne, on a effectivement, notamment en ce moment, besoin de garder ce lien social parce que des visions divergent sur comment on imagine le futur, etc. Et on se positionne vraiment sur ces deux axes-là. En tout cas, nous, sur le Vercorsque. Les tiers lieux, je pourrais revenir sur la définition, mais chacun a sa propre définition.
- Speaker #1
On y reviendra et peut-être vous pourrez aussi interagir l'un et l'autre. On va continuer. Eric Jousseau. Moi, j'aime bien cette notion d'ingénieur spécialiste, entre autres de l'IA, qui s'est installé au fin fond d'un plateau en montagne. Et je pense que c'est un bel exemple aussi de parler des clichés de journaliste. Et Dieu sait s'il y en a des mauvais. Tant que c'est moi qui le dis, ce n'est pas grave. J'aime bien que ça porte aussi une image qui n'est pas celle qui est la plus répandue quand on parle de montagne et quand on la regarde un peu de loin.
- Speaker #6
La montagne, ce n'est pas exactement la campagne, mais ce n'est carrément pas le Moyen-Âge. On a aussi la fibre, donc ça permet aujourd'hui, ça suffit en soi à travailler encore plus quand on est seul au début d'une aventure d'entrepreneuriat. Donc, ce n'est pas du tout un problème de démarrer là. Est-ce que c'est facile d'être entrepreneur dans la montagne ? Pas spécialement, mais est-ce que c'est plus agréable qu'ailleurs ? Sans doute.
- Speaker #1
En tout cas, ça peut être une vision d'avenir.
- Speaker #6
Oui, oui, c'est favorisant, je dirais même.
- Speaker #1
Comme je t'ai lancé d'une façon un petit peu brute, tu ne nous as pas raconté ce que tu fais quand même. Je t'ai parlé d'IA, personne n'a à peu près compris pourquoi je l'ai dit, donc en deux mots, qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #6
L'IA, ce n'est pas ce qu'on vend, c'est plutôt un outil qu'on utilise, mais on travaille à aider des collectivités territoriales, des PME à décarboner. En traitant les problématiques de consommation, de production et de stockage d'énergie et d'échanges, des échanges vivants entre petites collectivités, ce n'est pas forcément le plus dur à faire dans les collectivités de montagne, parce qu'on a des collectivités qui ont l'habitude de s'entraider, qui ont des liens assez forts, et moi j'ai l'impression que c'est même plus facile à faire en haut qu'en bas, si on doit caricaturer le message.
- Speaker #1
Depuis cette installation en montagne et depuis cette démarche, Est-ce que... La croissance de l'écoute et de la réception des solutions que tu proposes, est-ce que c'est simple ou est-ce qu'il y a encore beaucoup de freins ?
- Speaker #6
Il n'y a rien de facile. Après, pour être honnête, je n'ai pas essayé partout de créer 30 000 boîtes dans 30 000 endroits. Donc, je n'ai pas l'impression que c'est plus dur qu'ailleurs. En tout cas, moi, j'ai même plutôt l'impression que c'est plutôt plus simple. Les relations qu'on peut avoir, la taille des communautés. Les tiers-lieux, ça aide aussi à rencontrer des gens. C'est possible de s'investir dans une municipalité quand on habite une commune de 2000 habitants. C'est beaucoup plus simple que d'être élu à Grenoble par exemple. On se connaît plus rapidement. Ça a des défauts, mais ça a plein d'avantages aussi. Pour démarrer, c'est une bonne base de démarrage. Ok,
- Speaker #1
on y revient. César.
- Speaker #3
Bonjour.
- Speaker #1
Pour le coup, à l'équipe de rédaction de Mountain Shmaker, on te connaît assez bien puisqu'on a fait un feuilleton, une série. on aurait Tu m'as dit une série Netflix sur l'Alpe du Grand Cerf, évidemment, depuis que c'est arrivé. Mais c'est vrai que c'est un peu coïncidé. On existe en tant que série documentaire depuis quelques années, mais en tant que médias et fintank depuis deux ans. Donc en fait, l'aventure de l'Alpe du Grand Cerf, elle est arrivée à peu près pareil. Et donc, on a suivi toutes les aventures, les hauts, les bas, les moyens. Il n'y a pas eu beaucoup de moyens. Il y a souvent des hauts et des bas chez vous.
- Speaker #7
Oui, ça a été très haut, très bas.
- Speaker #1
Tout le monde n'est pas à la rédaction de Time Shaker. Je te laisse quand même présenter justement. C'est un peu cette aventure et ce que tu fais en étant concordateur de la mort vivante.
- Speaker #7
Je suis ravi d'être avec vous aujourd'hui, merci pour l'invitation. Il y a deux ans, on était dans un petit salon avec une ministre qui nous annonçait qu'on était station pilote pour la transition dans les Alpes. Deux ans après, je crois que c'est en effet une série Netflix, j'ai l'impression que c'était il y a 15 ans. Moi, il y a eu à peu près 125 épisodes et on ne sait toujours pas exactement où va l'Alpe du Grand Cerf aujourd'hui. Je pense que c'est un peu ça le propre de la transition. Moi, je préfère parler de transformation de nos territoires parce qu'en fait, on n'a aucune idée de là où on va finalement. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des enjeux énormes et des nécessités de se transformer en profondeur. Et donc, nous, on est sur un territoire où il y a une petite station de ski, enfin pas si petite que ça, un 55 kilomètres de piste, c'est à peu près la même taille que Champs-Rousses. On fait dix fois moins de chiffre d'affaires, donc on est quand même un peu plus petit. Qui est là depuis 85 ans, qui a façonné tout le système économique et social, la culture du territoire. Et qui est aujourd'hui menacé de fermeture, et en tout cas qui a un impératif de transformation évident, vu les enjeux liés au réchauffement climatique. Et donc nous on s'est mobilisés sur une période de crise assez particulière, parce qu'il y avait ce risque de fermeture dans notre station, pour se dire en fait premièrement ça veut dire quoi s'adapter. Ça veut dire quoi ? Entrer dans une vraie logique de transition, transformation de nos territoires, de nos modèles, à la fois de nos modèles économiques, de comment on fait économie sur nos territoires, mais aussi comment on y vit, comment on y accueille des personnes, avec cette logique de transformation. Et après, il y a eu une logique de combat aussi, parce qu'on a voulu éviter une fermeture non anticipée de la station et donc la perte de toutes les activités économiques, des commerces, des services, etc. Donc il y a vraiment eu une mobilisation pour éviter quelque chose, une fermeture non anticipée. Et pour construire la suite, alors des fois, ce n'est pas simple. C'était beaucoup d'énergie bénévole puisqu'on est une association. Maintenant, on a des salariés. Mais l'enjeu, c'est vraiment de se dire à la fois comment on recrée du lien et comment on fait en sorte que des solidarités, la vie locale, la cohésion sociale sur notre territoire soient un vecteur de robustesse pour notre village. Et donc ça, on utilise un véhicule qui a un tiers lieu et un café associatif. Mais aussi comment on y fait de l'économie différemment. Comment on pense notre rôle de demain ? Là, aujourd'hui, on était une station de ski. Il faut qu'on devienne une station de montagne. On dit qu'il faut devenir un refuge bioclimatique, même pour demain. Donc, c'est toutes ces actions-là qui sont en réflexion chez nous aujourd'hui. J'ai une deuxième casquette. Je me permets juste de la positionner. En plus, vous l'avez rappelé, je suis aussi directeur adjoint de la fondation de l'Université Grenoble Alpes. Et à ce titre-là, je pense que c'est essentiel d'aller aussi chercher ce que font les enseignants-chercheurs pour réfléchir à ce qu'on apprend déjà, ce que la science peut nous dire, où est-ce qu'on peut aller et comment on forme aussi au métier de demain. Moi, c'est hyper important d'avoir ces deux casquettes et ça m'aide beaucoup dans cette démarche.
- Speaker #1
Et je suppose justement que quand on est comme toi dans une démarche de transformation d'un lieu symbolique, comme l'Alpe du Grand Cerf et la Morte du Vente, les témoignages qu'on vient d'entendre là peuvent être aussi inspirants. Je ne sais pas si tu as des réactions, mais en effet, on parlait de Serlieu, on parle d'entrepreneurs qui s'installent et qui vont aussi dans cette optique de transformer le fonctionnement d'un lieu comme celui-ci. Deux personnes étudiantes qui se posent pour réfléchir à ce que ça peut être après. Est-ce que tu as des questions ? Est-ce qu'il y a des choses qui t'inspirent dans ce que tu as entendu jusque-là ?
- Speaker #7
Alors là, il y a forcément des choses qui m'inspirent. Et puis même dans la présentation sur les différents enjeux, ça fait énormément écho à tout ce qu'on vit là-haut. Et nous, dans notre plan d'action, il est en quatre piliers. Le quatrième pilier, c'est comment on peut documenter ce qu'on fait pour le partager et comment on peut s'inspirer de tout ce qui est fait et se nourrir de tout ce qui est fait. Parce que demain, on va avoir besoin de coopérer. Ça c'est clair et net à l'échelle de nos territoires, dans nos territoires, à l'échelle des différents massifs, dans les Alpes, en France, en Europe, etc. Ça c'est essentiel et donc c'est hyper important de travailler en lien et en réseau et de pouvoir se nourrir les uns les autres sur ces sujets. Donc oui, il y a plein de choses, je ne vais pas les redire maintenant, mais forcément ça fait écho et je pense que c'est essentiel dans ces logiques de transformation qu'on regarde ce que voient les autres et le faire à plusieurs.
- Speaker #3
Je voulais rebondir sur les sujets des nouveaux récits parce que Alma nous en a parlé. Excellente formation que le Master SEST, je les souligne. L'importance de se projeter dans une vision d'avenir et d'écrire des scénarios pour engager le mouvement. Ça c'est un exercice que peut-être les uns les autres vous avez déjà fait, en tout cas vous travaillez dessus. Comment vous percevez ces démarches-là ? Comment vous appropriez ces sujets de prospective ?
- Speaker #5
Effectivement oui je pense que pour embarquer c'est l'idéal d'avoir une vision d'avenir. Nous on a initié une formation pour les entrepreneurs locaux par exemple. L'objectif d'Ethier Lecce c'est le réseau des entrepreneurs mais aussi de les accompagner. Et on n'a pas tous les outils sur l'accompagnement à l'entrepreneuriat en local mais nous aussi notre rôle aujourd'hui c'est d'aller les chercher à Grenoble soit de les faire venir, soit de ramener de la compétence, des permanences, des choses comme ça. Donc c'est peut-être là où on a un rôle à jouer. Donc on a créé une formation avec l'AFRAD, qui est un organisme de formation à Autran. On a embarqué 14 entrepreneurs et dans cette formation, ils ont utilisé la prospective justement, avec un formateur. Et on s'est projeté dans le Vercors de 2050. On s'est aussi inspiré de l'étude qui avait été faite par la communauté de communes sur ce sujet-là. on est ce sont On parait que cet outil-là, ils viennent de terminer et ils en sortent des projets avec une vision de ce qu'ils ont vu du Vercors de 2040-2050. Donc aujourd'hui, ils ont créé leur offre, leur projet en fonction de comment ils espèrent aussi que ça va évoluer de façon positive, parce qu'on pourrait choisir d'autres formats. Donc voilà, par exemple, on l'a utilisé dans ce cadre-là.
- Speaker #7
Alors moi, je veux bien compléter là-dessus. Je pense que la prospective, elle est essentielle. nous on avait participer aussi à la convention des entreprises pour le climat avec laquelle on travaille actuellement sur différents sujets à l'Alpe du Grand Cerf. Donc il y a ces enjeux de prospective qui sont essentiels. Après, je le nuancerai un petit peu. Je pense que c'est obligatoire. C'est en route. Il y a beaucoup de travaux sur ces nouveaux récits, ces nouveaux imaginaires, etc. Mais après, nous, quand on est sur l'Alpe du Grand Cerf, par exemple, ça fait 10 ans qu'il y a des réflexions sur des états généraux, des ateliers participatifs, etc. Il y a aussi beaucoup de gens qui nous disent mais concrètement, qu'est ce qu'on fait ? C'est pour ça qu'aujourd'hui je pense qu'il faut aussi qu'on arrive à faire économie, et c'est pas un gros mot de faire économie sur ces territoires, parce que nous, par exemple, les agriculteurs qui vivent de la pluréactivité, si la station ferme ou s'il n'y a plus de neige demain et qu'il faut transformer l'activité, eux leur souci c'est comment je remplis le frigo, comment je paye mes investissements en tant qu'agriculteur, etc. Donc comment je gagne de l'argent finalement. Donc nous on a un gros enjeu là-dessus, on y répond en partie au niveau de l'association, c'est qu'au début on était un collectif citoyen, on s'est ensuite constitué en association parce qu'on voulait faire. On ne voulait pas être lanceurs d'alerte, on ne voulait pas juste... Je mets des gros guillemets, c'est hyper important qu'il y ait des lanceurs d'alerte, c'est pas contre eux, mais... On voulait aller plus loin dans le sens de... On n'était pas là pour dire il faut que la collectivité fasse ça, il faut que la mairie, que la com' comme fasse ça. Il y a des choses où on s'est dit, ben en fait, on va le faire. Alors ça frotte. Des fois les élus, ils ne sont pas hyper contents quand on fait à leur place, ou quand ils ont l'impression qu'on fait à leur place. Mais on a pris cette position-là de faire et d'être acteur de la chose. Et donc il faut bien sûr avoir une vision. Mais je pense que le plus important, c'est surtout d'avoir des espaces de coordination pour, en permanence, avec les différents acteurs, les différentes collectivités, les citoyens, les habitants, se remettre d'accord sur là où on va, éviter des conflits d'usage, essayer de tirer tous ensemble au même endroit, comprendre nos interdépendances. Mais il ne faut pas que la nécessité d'avoir une vision commune soit un frein à l'action. Parce que sinon, des fois, c'est tellement large ce qu'on voit qu'en fait, personne n'y va. Donc il faut agir, je pense.
- Speaker #1
Ah ouais, et puis pas oublier le... Pas oublier le droit à l'erreur, il n'y a qu'en faisant qu'on apprend, et ce n'est pas à un entrepreneur que je vais l'apprendre.
- Speaker #6
C'est plus simple parce que moi je n'ai pas besoin de construire une vision collective avec beaucoup de gens, ça ne m'empêche pas d'y réfléchir quand même, moi j'ai juste besoin de ne pas être dans le déni. Entreprendre c'est juste avoir fou en l'avenir et puis refuser un scénario catastrophe et essayer des choses. Donc ce qu'on fait c'est on essaye. Ça ne marche pas tous les coups, de temps en temps ça marche.
- Speaker #1
Alma, je voulais revenir sur un point, ce nom qu'on a défini ensemble de nouveaux ambassadeurs, dans l'idée, encore une fois, d'élargir la vision et du positionnement des rôles en montagne. Est-ce que ça vous porte ? Est-ce que c'est quelque chose qui vous plaît ? Je dis vous, avec le groupe d'étudiants que vous étiez, de continuer, de ne pas s'arrêter justement à avoir fait une réflexion et challenger, mais de se dire, maintenant j'ai envie de voir si dans ce qu'on a pu réfléchir ensemble, penser, présenter, Amandé peut-être, si on peut aller plus loin, peut-être mettre en place, et c'est aussi le rôle de se réunir ensemble en tant qu'ambassadeur pour dire, pour partager ici à différents acteurs, vos scénarios.
- Speaker #4
Complètement, en fait, on se rend compte, on s'est rendu compte de certaines choses quand on est les premiers, dès qu'il fait un peu chaud en bas, à vouloir se dire, quand on est dans la vallée, il faut qu'on monte en montagne parce qu'on sera mieux là-haut, et en fait que quand on est en haut... On voit qu'en bas c'est tout petit, que mis bout à bout on peut faire de grandes choses et on peut se réunir collectivement. C'est vrai que c'est très inspirant. Au-delà de ça, même au sein des cours, au sein de tout ce qu'on a vu pendant ces deux années de master, on a réfléchi à comment aménager les stations, à comment réfléchir à la montagne autrement. à ce qui aujourd'hui est fait et qui n'est pas fait, avoir un esprit critique, vraiment un esprit d'observation et de savoir remettre en question toutes ces choses. Au final, on peut dire, je reviens sur les jeunes, mais on peut dire qu'on n'a pas l'expérience, mais en fait, on a le plus l'énergie pour faire les choses, pour avoir envie d'aller au bout et de comprendre comment faire améliorer tout ça.
- Speaker #1
C'est rassurant que vous ayez l'énergie parce que ça va être à vous de faire un dessus parce que ça ne va pas se faire en... en quelques jours, évidemment. Romain, est-ce qu'il y a sur cette notion d'ambassadeur, tout à l'heure, je parle de positionnement, de réfléchir, c'est ça qui est sorti de ce groupe quand on a défini, enfin, quand le groupe de travail a souhaité passer... Du stade nouveaux récits, enfin, à se dire pour passer vraiment l'histoire de ces nouveaux récits, il faut définir les ambassadeurs. C'était ça, c'était travailler l'image en général de la montagne et retirer le côté un peu, enfin les images un peu qui ont fait quand même un petit peu de mal à la montagne parce qu'elles ont du mal à passer quand même.
- Speaker #3
Oui, c'est sûr. D'ailleurs, le premier atelier, on a écrit le mur des clichés. Ça, c'était génial. D'ailleurs, c'est dommage, on ne l'a pas là, mais ça sera visible sur notre site. Les clichés de la montagne, quoi. Et en fait, globalement, on a toujours un peu les mêmes, les mêmes représentations. Et je rebondis juste sur ce que disait César, c'est que dans la philosophie de nos projets, quels qu'ils soient, dans nos groupes de travail, on a besoin de se projeter et on a besoin du concret. Et les nouveaux ambassadeurs, c'est ça, c'est-à-dire on veut incarner une nouvelle vision. Mais en fait, les gens qui incarnent cette vision, ils sont déjà là, ils sont autour de nous, ils sont partout dans tous les territoires. Il y a des porteurs de projets qui appréhendent la montagne de manière différente. Et en fait, il faut juste... les mettre en lumière comme on fait aujourd'hui puis à la chaleur aussi, mais justement valoriser ces initiatives, ces parcours et l'ambition qu'on a pour la suite c'est d'essayer de cartographier d'identifier toutes ces personnalités qui incarnent une vision différente on ne veut pas dire alternative parce que la montagne elle est plurielle, elle est diverse et il faut qu'on l'explique comme ça
- Speaker #1
L'un des premiers j'allais dire baseline, j'essaie de parler en français maintenant le slogan de Montage Maker c'était le mouvement par l'exemple On revient à ce que tu disais tout à l'heure, c'est-à-dire qu'on peut prévenir, on peut réfléchir, on peut alerter, mais ce qui est bien, c'est aussi d'agir, de montrer, peut-être de se tromper, et ce n'est pas grave, mais en tout cas de mettre choses en place, comme ça nous, derrière, on peut les mettre en image justement et les montrer. Et c'est vrai que typiquement, tout ce que vous faites sera forcément remarquable dans cette idée de positionnement. C'est vrai que l'histoire d'Alpes-du-Grand-Cerf est un exemple, puisque c'est la première quand même... Il y a beaucoup de stations qui ont fermé petites, mais c'est la première qui est quand même hautement symbolique. Et donc elle reste un symbole aujourd'hui justement de réflexion. Le Vercors aussi de toute façon en général. Donc on a nous évidemment intérêt à avoir des gens comme vous qui vont essayer des choses différentes sans taper forcément sur ce qui a été fait avant, mais en tout cas en s'adaptant. Et nous à le mettre en nuage pour que tout le monde le sache. Le problème c'est ça aussi, c'est que quand on fait quelque chose, que ce soit bien ou pas bien, ce qu'il faut c'est que tout le monde le sache pour justement savoir ce qu'il faut mieux faire ou plus faire.
- Speaker #7
Je me permets juste un rebond là-dessus, c'est que quand l'annonce de la fermeture a été prononcée il y a un an et demi pour la station, on avait un article dans CNN, Le Guardian, jusqu'en Australie il y a eu des articles. Donc c'est quand même assez symbolique. Par contre, tout le travail qui est fait depuis, le travail de transformation, etc. Il n'y a pas beaucoup de médias qui s'en préoccupent. Il y en a, mais il n'y en a pas beaucoup. Donc merci à vous et merci aux médias qui vont aussi creuser le fond de ce qui est fait dans ces territoires, de ce que ça implique, de comment ça se transforme et de sortir de ces clichés. Parce que ça, ça fait rarement les gros titres et on a vraiment besoin d'avoir ces relais dans la presse, comme on a besoin d'avoir ces relais avec le monde universitaire aussi. pour comprendre ce qui se passe et que demain, quelqu'un qui va se retrouver dans une situation similaire, on ne sera pas un exemple, mais au moins, il pourra avoir des apprentissages, voir par où on est passé. Et nous, on est hyper intéressés de découvrir aussi les autres endroits qui sont dans des situations un peu similaires pour pouvoir s'en inspirer. Donc, merci en tout cas de jouer ce jeu-là. Et je sais qu'il y a plusieurs médias qui le font et c'est important.
- Speaker #1
Un mot de la fin à chacun ou deux ou trois, mais pas plus. Voilà, maintenant qu'on en est là, on a parlé de ce que vous faites actuellement, ce que vous êtes en train de construire chacun, ce à quoi vous avez participé, ce que vous avez entamé, c'est quoi la suite pour vous, en tout cas, soit idéalement, soit très concrètement, soit vraiment un souhait, c'est quoi la suite dans les mois, les années qui viennent ? C'est pas Noël, mais globalement, c'est quoi la suite pour vous, chacun, dans vos projets, dans vos domaines ? Alma ?
- Speaker #4
Franchement, c'est... Pour moi, c'est une montagne ouverte à toutes et tous. Quand on sait que 23% de la France est occupée par de la montagne et qu'aujourd'hui, des personnes, par exemple, qui viennent de quartiers populaires, n'ont pas accès à la montagne ou en tout cas n'ont pas l'opportunité de s'en saisir. C'est pour moi hyper important de pouvoir développer les transports en commun, de faire monter comme le collectif quartier montagne le fait. Et enfin... au sein de ces stations dans les montagnes, justement, c'est améliorer la gouvernance, que les gens puissent se parler, les gens puissent s'entendre. Je repars sur le collectif Vert Corps Citoyens, c'est d'entendre les personnes qui habitent la montagne, les personnes qui côtoient la montagne, qui ont des choses à dire et qui ont des choses à construire et faire que leurs voix soient entendues.
- Speaker #1
En effet. César ?
- Speaker #7
Pour moi, l'enjeu demain, on l'a dit au ministre qu'on a pu croiser, c'était... Aidez-nous à vous aider demain. Et moi je suis persuadé que ces territoires aujourd'hui ils ont une attractivité économique, touristique etc. Mais demain ils auront un enjeu d'utilité sociale, c'est-à-dire de jouer ce rôle de refuge bioclimatique, d'espace d'accès à la nature en proximité des villes, dans un monde qui va certainement se refermer, on ne pourra plus prendre l'avion, traverser la planète, il va y avoir plein d'enjeux qui font qu'on aura besoin d'avoir ces espaces locaux, on aura des pics caniculaires. Donc demain comment on aura transformé ces espaces-là pour qu'ils puissent accueillir ce public ? Pour qu'il puisse être des lieux ressources, des lieux refuges, qu'il puisse jouer ce volet d'éducation populaire, de découverte aussi de la montagne, de ses activités, et cet enjeu social. Et pour moi, l'enjeu, il est là en fait. C'est qu'on apprenne aujourd'hui à faire pour que demain, on puisse jouer ce rôle-là.
- Speaker #1
Éric,
- Speaker #6
apprendre, C'est ça qu'il faut faire. Tout à l'heure, tu disais qu'on apprenait aussi de ses erreurs. Je pense qu'on apprend bien plus des erreurs que des réussites. Et puis l'avantage, c'est qu'il y a beaucoup plus de gens qui se trompent que de gens qui réussissent. Et je pense qu'il faut encore plus les mettre en valeur. Parce que si on fait de la signalisation routière, le gars qui met un panneau sens interdit est presque plus important que celui qui met la limite de vitesse. C'est donc cet apprentissage-là, la capacité à ne pas répéter les erreurs, à diffuser ça. En communiquant, en échangeant, elle est presque plus importante que trouver le Graal de la solution qui n'existe pas parce que de toute façon le monde se transforme et qu'on est en réaction permanente à un truc presque chaotique. Donc la suite c'est ça. On va continuer, on va essayer, on va se gourer et on essaiera de faire en sorte que ceux d'après se gouront moins.
- Speaker #1
Essayez, tentez, trompez-vous, juste trompez-vous vite. C'est écrit à l'entrée de la Silicon Valley. Allez Naïs.
- Speaker #5
Pour les tiers-lieux, nous ça va être continuer à exister, à innover, et puis je pense que de base c'est déjà des formats hybrides, donc ils vont être soutien à l'innovation, à l'invention de plein de choses, que ça soit pour le bien vivre à l'année, sur le plan économique, etc. Je rejoins mes collègues sur les liens pleine montagne, parce qu'on est déjà refuge climatique, nous on appelle les grenoblois qui montent l'été les réfugiés climatiques, déjà ils viennent travailler, ils viennent... Et ça, ça va continuer, ça devrait s'amplifier. Donc il va y avoir de l'accueil à faire, mais aussi de l'aménagement pour créer ces liens de transport, etc. Donc ça, ça va vraiment être important. Je crois que c'est le mot de la fin.
- Speaker #1
Juste entre parenthèses, les stations les plus hautes de France actuellement, je ne les nomme pas, mais sont toutes en train de préparer des programmes énormes sur l'été. Les plus hautes de France, c'est-à-dire celles qui avant l'été, limite, fermaient. Ça rejoint juste tout ce que vous êtes en train de dire. Romain, la suite de ce groupe de travail, Nouveau Récit, ça va se passer comment ?
- Speaker #3
Oui, du coup, on est à la fin d'une première séquence, on en débute une deuxième. Je remercie d'ailleurs toutes celles et ceux qui ont participé, il y en a un certain nombre autour de nous. La prochaine étape, c'est de consolider cette démarche de nouveaux ambassadeurs, nouvelles ambassadrices, d'arriver à cartographier, à identifier ces personnalités. inspirantes sur tous les territoires de montagne, des marches globales. On recherche des territoires pilotes à votre bon cœur, si vous avez envie d'avancer sur le projet, pour justement identifier ces personnalités, documenter, les rencontrer, produire des contenus, les valoriser et s'aimer toutes ces initiatives parce que l'ambition, c'est vraiment de travailler en collectif sur ces nouveaux récits de la montagne.
- Speaker #1
Ça tombe bien comme... On en parlait avec César, on aime bien faire des séries. Là, on va faire des séries d'ambassadeurs. Je suis sérieux, mais je veux dire, il y a un intérêt particulier. On en est persuadé à faire savoir. On n'est pas là en tant que médias pour autre chose que faire savoir et donc prendre chacun de vos parcours, en fait, et les autres ambassadeurs qui viendront, pour sujet de séries, de suivi en tout cas médiatique, pour faire savoir ce que vous faites, ce que vous avez appris, ce que vous voulez que tout le monde sache et ce qui peut demain représenter... un futur probable et souhaitable pour l'évolution des territoires de montagne. Merci à tous de vos témoignages, de votre participation. Merci à tous ici au public. Merci à ceux qui nous ont aidés, qui nous accompagnent sur les groupes de travail, que ce soit nos membres ou Aircop ou Mountain Rider ou tous les autres qui sont là à nos côtés pour faire avancer ces réflexions sur l'adaptation des territoires de montagne à ce qui nous attend demain. Merci à tous et à très bientôt pour un prochain Versant Futur.