- Speaker #0
Cette fois c'est promis, je m'y remets ! Non mais qui n'a jamais dit cette phrase ? Mais si cette fois c'était la bonne ? Si on se remettait en mouvement ensemble et en douceur ? Pour ça, j'ai le studio en ligne qu'il vous faut, Move with Julie. Sa méthode est unique, elle mélange pilates, yoga, renforcement musculaire et stretching. Des séances courtes de 20 minutes maximum. Oui, Move with Julie est accessible à toutes, où que vous soyez, de chez vous. pour se tonifier en douceur. Et pour être encore plus accessible, Move with Julie vous propose un mois gratuit sur l'abonnement semestriel et carrément deux mois gratuits sur l'abonnement annuel. Ça vous tente ? Alors retrouvez le lien dans la description de l'épisode et sur le compte Insta de Mouvementé. Ah oui, j'oubliais le plus important. Avec le code MVT20, vous cumulez moins 20% supplémentaire, soit jusqu'à deux mois gratuits en plus, en fonction de l'abonnement que vous choisissez. Pas mal, non ? Allez ! La bonne humeur, ça commence par le mouvement. Je vous souhaite une bonne écoute. Salut Léona ! Salut ! Ça va ? Oui, et toi ? Très bien, merci. Je suis ravie de t'accueillir à mon micro. Moi aussi. J'ai fait une petite présentation de toi pour commencer, et puis après, on fera les questions. Ça marche. Léona, tu es artiste peintre, reconnue dans le monde entier pour son travail pop et naïf sur tous les supports. Léona, tu aimes dire que ton métier, c'est de te balader un peu partout, dans le monde, pour peindre des jungles et des fleurs. Et franchement, qui n'a pas besoin de plus de joie et de plus de couleurs dans sa vie ? Léona, tu t'es donnée pour mission de mettre de la couleur dans ce monde. Et pour moi, ça me fait un peu penser à Saint-Exupéry. Non pas par le trait, mais par votre regard sur le monde. On ne voit bien qu'avec le cœur. Après un parcours plus classique dans la vie professionnelle, tu as su écouter ton cœur, Revenir à l'essentiel et placer l'humain, l'art et le voyage au cœur de ta vie. C'est une révolution, une résistance d'être une artiste et de s'assumer. Assumer sa créativité dans un monde qui nous préfère dans le moule. Affirmer sa différence dans une société qui préfère affadir les couleurs. Oui, c'est un vrai acte de courage d'être artiste. C'est donc un véritable honneur de t'avoir à mon micro, Léona. Car je sais que ta voix peut en inspirer plus d'une à assumer leur propre univers dans ce monde qui a tellement besoin de nos couleurs. Bienvenue.
- Speaker #1
Merci, quelle présentation !
- Speaker #0
Ravie que ça te plaise. Alors, je commence avec la première question du podcast qui est toujours la même. C'est quand la dernière fois que tu as bougé ?
- Speaker #1
C'est quand la dernière fois que j'ai bougé ? Je fais du yoga régulièrement, au moins 2-3 fois par semaine. Donc je dirais la semaine dernière.
- Speaker #0
Ok, tu vas toujours dans un studio ou tu le fais chez toi ?
- Speaker #1
Non, je vais dans un studio. Je trouve que tu as l'énergie du groupe et j'ai un prof que j'adore qui s'appelle Patrick Frappeau, avec qui j'ai fait ma formation de professeur de yoga aussi.
- Speaker #0
Je ne savais pas !
- Speaker #1
Ben voilà !
- Speaker #0
Un 200 heures ?
- Speaker #1
Un 200 heures. Ouais, ouais, ouais. Mes ischioles ont senti passer.
- Speaker #0
J'imagine, c'était en raccourci ?
- Speaker #1
En fait, c'était réparti sur toute une année.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Du coup, c'était soit des week-ends, soit des semaines. Ce n'était pas tout cumulé, ce qui fait que ton corps a le temps d'intégrer. T'as le temps d'intensifier ta pratique, de changer un peu ta routine, c'était hyper intéressant.
- Speaker #0
Et donc ça veut dire que tu es prof de yoga en fait ?
- Speaker #1
Ouais. Waouh !
- Speaker #0
Mais je savais pas, c'est dingue !
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
bravo !
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Ce serait quoi ta définition du mouvement ?
- Speaker #1
Le mouvement pour moi, ça s'adapte selon les moments de la journée. Pour moi le matin, c'est des étirements, c'est plus de la respiration, c'est quelque chose de doux. Et c'est hyper important que ce soit progressif. Si tu te lèves trop vite ou que tu vas directement dans une séance de sport alors que tu n'es pas vraiment échauffée, pour moi, ça se fait petit à petit. Au début, c'est surtout de la respiration, c'est ouvrir son corps, c'est s'éveiller. Et c'est plus spontané, c'est intuitif. Et après, tu peux faire une séance de sport, par exemple, en fin de journée ou autre, quand tu es déjà plus échauffée. Je trouve que c'est plus agréable. Moi, je préfère pratiquer en fin de journée.
- Speaker #0
C'est vrai ? Oui, je comprends. C'est assez intelligent de dire qu'il faut du temps et un peu y aller par étapes aussi pour... C'est chauffé, quoi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ou alors c'est qu'on est plutôt une jeune, je sais pas.
- Speaker #1
Je sais pas, mais...
- Speaker #0
Les jeunes, peut-être, se diraient pas ça.
- Speaker #1
Ah ouais, je trouve qu'il y a des moments... Le matin, j'ai envie de choses plus douces, de méditation, de respiration.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Parce que j'ai besoin de m'ouvrir progressivement. Tu as eu des rêves, des choses, tu notes des choses, tu accueilles. Et le soir, c'est plus, tu viens un peu vraiment te mettre en mouvement, tu purges un peu ta journée avant de faire un bon repas et d'aller dormir.
- Speaker #0
Oui, je vois très bien l'idée.
- Speaker #1
Pour te déposer dans le lit, mais un peu, tu t'es mis en mouvement, tu as un peu nettoyé tout ce que tu avais eu dans ta journée. Et en même temps, tu t'es renforcée, tu vas dormir tranquille.
- Speaker #0
J'adore. Ce serait quoi pour toi d'être une femme en mouvement en 2025 ?
- Speaker #1
Une femme en mouvement, pour moi, le mouvement c'est la liberté. C'est aller un peu où on veut, librement, sans se soucier de ce qu'on va penser de nous. Pas forcément d'être là où on nous attend, au contraire, c'est être juste là où le vent nous porte, s'aligner, être plus authentique, parce que chaque personne est unique, ça serait ça.
- Speaker #0
J'aime beaucoup. Et puis s'écouter aussi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
En tant que femme, c'est nouveau.
- Speaker #1
Et pas écouter forcément les autres. Tu te rends compte que tu as plein de choses qu'on attend de toi, mais partout. Ou si on ne les attend pas, en tout cas, on te dit ce qu'on n'attend pas. Ce qui fait que par défaut, tu sais déjà tout ce que tu ne dois pas faire. Il y a une sacrée liste.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ah oui, la liste des interdits, elle est longue. Mais en fait, ça peut nous servir aussi à savoir ce qu'on a envie de faire, tu vois.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Finalement. Par le nom, on peut comprendre notre oui aussi, tu vois.
- Speaker #1
C'est ça. Mais du coup, c'est souvent le nom des autres ou les peurs des autres. qui font que du coup, tu restreins ton champ des possibles en te disant, déjà ça, c'est pas possible, parce que ça fait trop peur, parce qu'il y a trop de risques. Alors qu'en fait, toi, spontanément, si t'as envie d'y aller, il faut y aller.
- Speaker #0
Grave, il faut arrêter d'écouter les autres, en fait.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
Donc, t'as eu une première vie professionnelle très intense. Peut-être qu'on aura l'occasion d'en reparler. Et puis après, tu as embrassé la voie artistique. C'est à ce moment-là, dans ta première vie professionnelle, que tu te mets au yoga et que tu découvres le yoga ?
- Speaker #1
Oui. En fait, j'ai commencé le yoga parce que je faisais des crises d'angoisse, mais énormes. Et je ne comprenais pas d'où ça venait. En fait, c'est un peu une honte de faire des crises d'angoisse. Personne n'en parle alors que tout le monde en fait un peu. C'est hyper tabou. Et j'ai commencé le yoga vraiment parce que c'était devenu ingérable. Je ne voulais pas du tout prendre de médicaments ou autre. Ça n'a jamais été mon truc pour enfouir un truc qui devait sortir finalement. Mais j'en avais super honte et c'était hyper handicapant. Je me mettais à avoir très chaud. J'étais incapable de tenir dans une salle de réunion. Je me sentais hyper oppressée. Personne ne le voyait, mais j'avais l'impression d'être bizarre. Et après, c'est tout ce qui t'occupe. C'est de sortir à tout prix. Tu n'arrives pas à te concentrer sur ce qui est dit. Du coup, tu n'es pas du tout dans le moment. Et forcément, ça ne se passe pas très bien après. Donc, j'ai commencé le yoga comme ça. Et j'en faisais vraiment tous les jours, tous les midis. C'était un yoga plutôt doux. Parce que je n'étais pas du tout souple à la base. C'est à peine si j'arrivais à toucher mes genoux. Mais vraiment, c'était catastrophique. Et c'est ça, la mise en mouvement progressive. Mais il n'y avait pas d'ego. J'ai juste pratiqué déjà pour me calmer parce que ça m'apaisait, même si c'était un yoga très doux.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Et petit à petit, je m'y suis intéressée. J'ai changé de centre, j'ai connu plusieurs profs, j'ai fait plusieurs styles de yoga. Parce que je trouve que le yoga, c'est très associé, c'est de l'humain. Donc ça dépend vraiment du prof qui enseigne. Et le fait de faire en ligne, ça n'a rien à voir. On ne t'ajuste pas. Pour moi, c'est vraiment important d'être dans un cours avec le groupe.
- Speaker #0
Ah oui, tu n'aimerais pas faire des séances en ligne ?
- Speaker #1
J'en fais. Je pratique moi-même aussi de mon côté. Mais je trouve que le prof, il a vraiment son enchaînement qui te propose. C'est ça la valeur ajoutée. Et c'est aussi son énergie, l'énergie du groupe.
- Speaker #0
C'est très vrai ce que tu dis.
- Speaker #1
Tu as une espèce de motivation commune qui fait que des fois tu te dépasses, mais parce que l'énergie est là. Des fois, si tout le monde fait un peu n'importe quoi, du coup, bizarrement, ce jour-là, il ne se passe pas grand-chose. Mais ce n'est pas grave aussi. C'est une question d'énergie qui circule, je trouve. Et quand tu fais ça tout seul, Tu finis le cours, même si t'as fait les mêmes postures, t'as pas le même ressenti.
- Speaker #0
Non, c'est solitaire, c'est pas pareil. C'est vrai que c'est une pratique qui, finalement, on pourrait croire très solitaire, mais ça l'est pas.
- Speaker #1
T'es censée quand même pratiquer toi-même de ton côté, de manière régulière. Après, c'est un peu comme un rituel. C'est comme quand tu prends rendez-vous avec un psy. Pour moi, c'est la démarche d'aller voir la personne. C'est un effort que tu fais. Tu vas dans son lieu, tu vas à la rencontre d'eux. Alors que si tu fais ça chez toi... C'est pas forcément un effort que tu fais. C'est plus le truc qui vient à toi, que tu vas consommer. Donc je trouve que déjà la démarche, tu fais pas l'effort d'eux. Donc ce que tu reçois, forcément...
- Speaker #0
Est différent. Mais oui, parce qu'en fait, tu vas vers l'autre.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
Et pour moi, ça change tout. Dans un lieu, avec une personne qui fait son cours dans ce lieu, tu fais l'effort d'aller à sa rencontre.
- Speaker #0
Et oui, puis tu valorises aussi sa pratique à lui.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ouais, je comprends. Et donc, tu commences le yoga pour tes crises d'angoisse.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu en fais toujours aujourd'hui, du yoga ?
- Speaker #1
Toujours.
- Speaker #0
Des crises d'angoisse, je ne sais pas, j'espère. Que non, on va s'en venir. Et donc, pourquoi tu continues le yoga aujourd'hui ?
- Speaker #1
C'est vraiment ce qui m'aide à me reconnecter. Avant, par exemple, je n'aimais pas du tout le yin yoga. Je m'ennuyais.
- Speaker #0
Le yin yoga, c'est un yoga qui est beaucoup plus calme, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est très restauratif. En fait, tu tiens des postures pendant plusieurs minutes. Il y a peu de postures, mais tu les tiens plus longtemps. Au final, c'est vraiment un travail en profondeur. Et j'avais du mal parce que j'avais besoin d'être constamment en mouvement parce que j'avais besoin que ce soit le miroir de ce qui se passait dans ma tête. Parce que dans ma tête, il se passe mille trucs. Et si du coup, il y a un trop gros contraste entre le mouvement de mon corps et ce qui se passe dans ma tête, t'as envie d'exploser, t'as envie de bouger. C'est pour ça que les gens font souvent du sport.
- Speaker #0
Je comprends très bien. C'est dingue, tu viens de mettre des mots sur une sensation que j'avais, que j'avais jamais verbalisée. Mais oui, si ça se passe très vite dans ta tête, t'as envie d'avoir des sports un peu plus rapides. Et ça, t'as réussi à rééquilibrer ça ?
- Speaker #1
Petit à petit, tu te calmes dans ta tête. Donc, t'arrives à aller vers des trucs plus calmes. Et à y trouver du plaisir. Parce que c'est vrai que quand c'est trop calme... Par exemple, je me rappelle, une fois, j'étais allée dans un cours. Ils m'avaient dit, les derniers samedis du mois, c'est pranayama. Pranayama, c'est la respiration. Et j'étais là, ah non, c'est pas possible, il peut pas me faire ça.
- Speaker #0
On va pas que respirer quand même.
- Speaker #1
J'étais là, mais c'est pas possible, c'est horrible, je vais pas tenir. Et j'avais fait une crise, mais j'étais en résistance totale. Pendant le cours, je sentais que j'avais chaud. J'étais là, mais c'est ignoble, qu'est-ce que je fous là ? Et alors qu'en fait, c'est hyper profond. Et je n'étais pas prête à accueillir ça. Je n'avais pas envie de ralentir. J'étais encore... Mais ça se fait petit à petit. Tu ne peux pas ralentir tout d'un coup. Je pensais à trop de choses. Je n'avais pas besoin ni envie de ça à ce moment-là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est une question de timing.
- Speaker #0
Oui. On en revient à la définition du mouvement que tu nous as donné tout à l'heure.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tout est question de saison et de moment.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est intéressant.
- Speaker #1
Puis il y a des moments où tu as envie de pratiques beaucoup plus intenses. À l'époque, je faisais beaucoup d'ashtanga aussi.
- Speaker #0
Ok. Donc un yoga beaucoup plus énervé.
- Speaker #1
Ouais, c'était vraiment les moments des crises d'angoisse. Par exemple, je me levais, j'avais fait quelques misers le matin. Le miser, c'est entre 7h et 9h.
- Speaker #0
Alors, tu peux expliquer ce que c'est ?
- Speaker #1
En fait, c'est l'enchaînement de la première série d'Ashtanga. Et en fait, t'as un professeur qui vient et qui t'enseigne les postures une par une. Donc tant que tu ne maîtrises pas une posture, tu ne passes pas à la suivante, en gros. Et donc, c'est tout un enchaînement. Et petit à petit, quand tu maîtrises les postures, tu parviens à avoir l'enchaînement complet.
- Speaker #0
Wow.
- Speaker #1
Et comme je faisais des insomnies, je ne dormais pas, j'avais vraiment besoin d'aller me déposer là-bas le matin. Et c'est très intense, en fait. Et tu répètes l'enchaînement que tu maîtrises jusqu'à avoir l'enchaînement complet. C'est très répétitif, ce qui fait que tu as l'impression d'être un peu dans une machine à laver où tu essores ton corps à travers différentes postures. En fait, tout ton corps y passe, c'est très intense. Mais ce qui fait que quand tu sors de là, tu es vraiment... Tout ton corps a travaillé, c'est très complet. Et ça te nettoie en profondeur, en fait. C'est très physique.
- Speaker #0
Oui, c'est de la performance, quoi. Presque.
- Speaker #1
Aussi, ouais, ouais, ouais. Du coup, comme j'étais encore un peu dans l'ego, dans la performance et que j'avais besoin de quelque chose d'intense. Ouais, c'était peut-être un rapport à l'intensité, à la souffrance. J'avais besoin de retrouver ça dans une pratique. Je le retrouvais très bien, donc ça m'allait.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu penses, du coup, de la douleur dans le sport ? Est-ce qu'on est obligé de souffrir pour que le sport soit efficace ?
- Speaker #1
C'est comme dans la vie, en fait, quand tu te dis, il faut que je travaille dur pour... C'est la même chose dans le sport. Moi, j'avais cette vision aussi au début. Et en fait, je ne pense pas forcément avec de la douceur. Ça peut être beaucoup plus profond, au contraire, parce que tu vas toucher des choses que si tu les touches avec de la force et trop d'intensité, tu peux te blesser. Et souvent, j'entends des gens qui font du sport de manière très intense qui sont obligés d'arrêter parce que tu te blesses. Si tu vas trop intensément, tu te blesses régulièrement. Moi, c'est ce que j'avais fait au yoga. À un moment, je pratiquais trois, quatre fois par semaine et j'ai fini par me blesser. Sauf que tu mets du temps à t'en remettre. Et en fait, à chacun sa pratique, à chacun son rythme. On a tous des corps différents et il y en a qui ça convient très bien et d'autres à qui ça ne convient pas. Ça dépend des personnes, je pense.
- Speaker #0
Encore une fois, il faut s'écouter.
- Speaker #1
On n'a pas tous les mêmes corps, la même résistance. Moi, par exemple, je sais que les ischios jambiers, c'est une catastrophe. Si je me fais trop de flexions avant et que je pratique trop guère régulièrement, ça ne va pas.
- Speaker #0
D'accord. Mais c'est bien de connaître tes faiblesses.
- Speaker #1
Je sais que je vais me blesser et par égo, j'ai envie de faire plus. Mais pas forcément. Du coup, tu adaptes ta pratique. Par exemple, je fais pas mal de pilates aussi en parallèle. Ce qui fait que ça renforce les muscles en profondeur. Et ça me permet d'aller plus loin au yoga, mais c'est très progressif.
- Speaker #0
C'est génial. C'est vrai que le pilates, c'est magique.
- Speaker #1
C'est génial. Et pour le coup, c'est hyper doux. Mais quand tu sors, tu sens que ça a vraiment bossé à l'intérieur des muscles.
- Speaker #0
Mais d'ailleurs, on dit que c'est doux. Je suis d'accord avec ça. Mais j'ai l'impression qu'on donne une image un peu facile du pilates sur les réseaux. Alors que je pense que ça demande quand même un certain niveau.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et que faut... peut-être aussi y aller par palier. D'abord, tu fais du pilates sur matelas et tout, avant par exemple de passer au pilates réformeur. C'est dur quand même le pilates.
- Speaker #1
Après, si on t'ajuste bien et que tu fais vraiment les postures, pas dans la performance, mais vraiment ajustées, pour le coup, c'est hyper dur.
- Speaker #0
Mais c'est pour ça que je pense que c'est important aussi d'avoir un professeur pour le pilates et de ne pas le faire forcément que chez toi.
- Speaker #1
Je suis d'accord. En vrai, l'ajustement en tout petit mouvement, ça change tout. Et ça devient hyper dur.
- Speaker #0
C'est super dur.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Est-ce que peindre, c'est du mouvement pour toi ?
- Speaker #1
Ah, clairement, ouais.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est un mouvement d'idées, de pensées qui s'articulent et qui se déposent sur un mur, une toile. J'ai l'esprit qui bouillonne, tout fusionne, tout bouge en permanence.
- Speaker #0
T'es toujours inspirée ?
- Speaker #1
Toujours.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
En fait, je m'inspire beaucoup quand je voyage, à la rencontre des gens, quand je lis, quand je médite. Je me reconnecte beaucoup à moi. Et quand j'ai toute cette jauge d'énergie et d'idées, je vais la déposer dans une création.
- Speaker #0
C'est canon. J'adore. Tiens, on va parler du voyage qui est par définition du mouvement. C'est du déplacement. Tu dis que le voyage t'inspire. Qu'est-ce que tes voyages t'ont apporté d'autre ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est la découverte. C'est sortir de sa zone de confort. Après, ça dépend dans quelles circonstances. Mais si tu rencontres une culture différente, des personnes différentes. Du coup, si tu sors de tes habitudes. Du coup, tu vas vraiment à la rencontre des gens. Et j'adore l'architecture, le design. Donc j'adore trouver des hôtels qui m'inspirent, des lieux dans lesquels je vais me déposer pendant un certain temps. Et ça, ça va énormément me recharger et m'inspirer.
- Speaker #0
Tu collabores beaucoup avec des hôtels, justement ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ouais, hein ? Tu fais des fresques murales pour eux ?
- Speaker #1
Exactement. En fait, je choisis une destination, un lieu dans lequel je vais vraiment pouvoir me déposer, qui m'inspire, qui a une histoire. Les propriétaires l'ont décoré d'une telle manière. Il y a forcément une raison pour ça. Pourquoi ils ont choisi cet endroit-là ? Et du coup, c'est vraiment rencontrer des gens, un lieu, et après, on devient amie, par exemple.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Mais tu mets l'humain vraiment au cœur de ton travail. Clairement,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
C'est flagrant, quoi.
- Speaker #1
Je m'en rends pas compte.
- Speaker #0
Il n'y a que ça qui compte pour toi. Mais il y a que ça qui compte.
- Speaker #1
Pour moi, c'est vraiment une rencontre. C'est jamais prévu d'aller faire une fresque quelque part. Par exemple, Aurélia Diasmine. J'y étais allée pour boire un thé parce que j'adorais l'endroit. Je l'avais vue sur Instagram. Et j'avais vraiment envie d'y aller. Et finalement, j'avais sympathisé avec la personne qui était là. qui est la gérante du Riyad, la propriétaire. Et en fait, c'est devenu une de mes meilleures amies. Mais à la base, ce n'était pas prévu. Je n'avais pas prévu de lui demander quoi que ce soit, de peindre quoi que ce soit. J'ai adoré le lieu. J'ai passé un super moment. On a discuté, on a échangé. C'était un beau moment. Et elle m'a rappelé en me proposant de peindre le mur derrière la piscine. Pareil au Mexique, il y avait un endroit que j'ai adoré qui s'appelle Casa Catba. J'étais allée au Mexique la première année, mais j'avais quand même voulu aller les rencontrer parce que j'adorais le lieu. On s'était rencontrées et j'étais retournée l'année dernière comme cliente, du coup, cette fois-ci.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Pareil, on a pris le temps d'échanger, de rire ensemble, de passer des moments. Et j'y suis retournée deux, trois ans. Donc, c'est devenu des amis. Et l'année dernière, elle m'a dit, tu ne voudrais pas peindre une fresque ? Parce qu'on apprend à se connaître.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Peut-être que mon style, au départ, pouvait lui paraître un peu trop abstrait ou coloré. Et après, on s'apprécie. Du coup, elle avait peut-être envie d'avoir un peu de moi dans le Riyad, dans l'hôtel par exemple. Et moi, pareil, j'allais tellement régulièrement là-bas. C'est un peu mon rituel chaque année.
- Speaker #0
J'adore. J'y vais tous les ans. Le Mexique, ça te parle beaucoup ?
- Speaker #1
Oui, surtout l'île d'Olboche particulièrement.
- Speaker #0
D'accord, je ne connais pas.
- Speaker #1
C'est une petite île dans le Yucatán.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et j'y vais chaque année. Maintenant, j'ai mes amis là-bas.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu parles espagnol ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est vrai ? Oui.
- Speaker #1
J'adore tout ce qui est Amérique latine. C'est comme si j'étais née là-bas dans une autre vie.
- Speaker #0
C'est comme je te comprends.
- Speaker #1
Dès que je suis dans la jungle, j'adore.
- Speaker #0
C'est vraiment ton élément. C'est vraiment pas pour rien que tu t'es mise à peindre ce style très coloré, très mexicain.
- Speaker #1
C'est très instinctif. Je ne sais pas pourquoi, quand je mets un pied au Mexique, je me sens à la maison. Direct, je me sens hyper à l'aise. Je parle espagnol. Même en Colombie. Mais toute l'Amérique latine en soi, même quand je suis dans une jungle, j'adore ça. Pourtant, je suis née à la montagne. Rien à voir. Et je me suis toujours sentie hyper à l'aise.
- Speaker #0
Oui. Moi, ça me fait ça avec les Etats-Unis. Pourtant, je n'y suis allée qu'une fois. Mais je sais que ce lieu, c'est comme si c'était chez moi. Ça paraît bizarre pour une Française. Ce n'est pas du tout notre culture.
- Speaker #1
Mais il y a des lieux dans lesquels tu te sens comme chez toi.
- Speaker #0
Mais oui, c'est bizarre. Comment tu organises ton planning quand tu es en voyage pour pouvoir prendre du temps justement pour bouger, pour faire peut-être du yoga ?
- Speaker #1
Je ne l'organise pas vraiment, c'est très instinctif. Ça dépend comment je me remets du jet lag, dans quel état j'arrive aussi. Parce que souvent, je n'arrive pas forcément à récupérer à Paris ou avoir un équilibre ici. J'ai du mal à dire non aux sollicitations. Donc généralement, quand je pars, c'est parce que je suis vraiment fatiguée et j'ai besoin de couper pendant deux, trois semaines et de me déposer quelque part. Donc déjà, les premiers jours, je me repose, je me répare un peu. Après je me remets en mouvement petit à petit Je recommence à faire du yoga Mais j'ai vraiment besoin d'un jour ou deux Déjà où je fais rien Où je vais prendre un peu mes repères Et j'aime bien me déposer dans un hôtel et dans un lieu En particulier que j'ai choisi Avant de me remettre en mouvement Et le mouvement reprend après 3-4 jours Petit à petit Mais pas directement
- Speaker #0
Ça fait du sens.
- Speaker #1
Ouais, j'ai besoin de me déposer d'abord.
- Speaker #0
C'est très bien de dire qu'il ne faut pas forcément être tout le temps en mouvement non plus. C'est ça,
- Speaker #1
et après je me mets à rayonner, à bouger, à réavoir une pratique, mais les jours qui suivent, pas forcément directs.
- Speaker #0
Le repos, c'est primordial. Ouais,
- Speaker #1
j'ai besoin de casser le rythme en fait, puisque le rythme était trop soutenu avant et je n'arrive pas à trouver d'équilibre, donc dans un premier temps j'ai besoin d'être un peu à l'arrêt.
- Speaker #0
Ouais, je comprends.
- Speaker #1
Juste je mange par exemple, après je marche toujours. Ça par contre, je marche 10 km par jour, tous les jours, même en permanence, ça oui.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais.
- Speaker #0
Depuis combien de temps tu fais ça ?
- Speaker #1
Ah, ça a toujours été. Même quand je suis anxieuse et tout, par exemple, je suis chez moi, j'ai une idée qui ne veut pas venir, j'ai des émotions qui remontent, j'ai envie de pleurer, je suis en colère, je vais marcher. En fait, mes idées viennent en marchant.
- Speaker #0
Ouais, d'accord.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est tellement, tellement puissant la marche. Enfin, je ne cesse de le répéter, mais... Ça remet les idées en place. Ah mais oui, c'est incroyable.
- Speaker #1
Un peu comme dans un rituel, tu vas t'habiller, tu choisis ce que tu portes, tu vas te... te laver, te maquiller un tout petit peu. Et du coup, déjà, tu te prépares à... Et là, tu vas marcher. Tout s'éclaire. J'ai besoin d'un café aussi.
- Speaker #0
Team café, mais merci !
- Speaker #1
Je vais marcher pour aller prendre un café.
- Speaker #0
Du coup,
- Speaker #1
j'essaie de faire mon truc à mi-parcours pour avoir un café ou deux sur le chemin.
- Speaker #0
Et continuer à le boire.
- Speaker #1
Voilà. Et je finis ma boucle et tout va mieux.
- Speaker #0
C'est incroyable,
- Speaker #1
hein ?
- Speaker #0
Ah oui, je te comprends. Selon toi, quel est le... pouvoir des couleurs ?
- Speaker #1
Ça agit énormément sur l'humeur. Je trouve que chaque couleur, elle a vraiment une énergie. Et ça a le pouvoir de reconnecter les gens à leurs émotions. Moi y compris. Ça peut illuminer une journée. Même la manière dont tu t'habilles. Je trouve que quand tu te croises dans une glace, si t'es habillée comme un arc-en-ciel, ça fait du bien. C'est vrai ? Alors que le noir, c'est plus t'es en protection, tu veux pas que les gens t'approchent C'est plus une carapace le noir, ça te protège et les gens vont pas forcément venir te parler alors que si t'es habillée comme une pâquerette tout le monde va venir te taper les discutes C'est vérifié Je l'ai expérimenté Ça noue des discussions Souvent j'ai une parka arc-en-ciel de Célia B qui est une amie à moi Oui. Avec qui on a fait d'ailleurs cette nouvelle collection. Cette polaire incroyable.
- Speaker #0
Elle est magnifique.
- Speaker #1
Et les gens m'arrêtent dans la rue. Et ça crée une discussion un peu comme si j'avais un chien.
- Speaker #0
Oui, d'accord, je vois.
- Speaker #1
C'est ça, ça crée du lien. Les gens me demandent, ah mais elle fait trop du bien cette polaire. C'est vrai que tu as raison de la porter. Où est-ce que tu l'as achetée ? Moi aussi j'en veux une comme ça.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Ça leur fait du bien. C'est un peu la touche qu'ils mettent quand ils ont envie d'éclairer leur journée. Sauf que moi c'est tous les jours.
- Speaker #0
c'est tous les jours justement j'avais une question qui venait plus tard mais je vais te la poser maintenant donc ton univers est très coloré dans ce que tu proposes artistiquement mais même toi tu t'habilles de façon très colorée tous les jours mais est-ce que c'est facile d'assumer cette couleur quand t'es dans la rue et face aux autres parce que tu dis qu'ils viennent vers toi c'est cool mais donc
- Speaker #1
il faut aussi être prêt j'y pense pas forcément j'ai mes écouteurs et de la musique donc je fais pas forcément attention je suis dans ma bulle Oui, genre... Il y a des moments où j'ai la flemme, je n'ai pas envie qu'on me parle, donc je m'habille plutôt en noir ou plus sobre. Mais ça se fait spontanément. Quand j'ai envie d'être tranquille, je vais mettre une parquet noire et je fais mon truc. Vraiment, les couleurs, c'est un peu ton état d'esprit.
- Speaker #0
Oui, je vois.
- Speaker #1
Je pense qu'inconsciemment, tu renvoies l'énergie de ne venir pas me parler et personne ne te parle.
- Speaker #0
C'est pour ça que les gens font la gueule dans la rue, parce qu'on est tous habillés en couleur triste.
- Speaker #1
C'est possible. En tout cas, ce n'est pas une connexion vers l'autre que de s'habiller en noir. C'est la couleur un peu du deuil, le noir aussi, de la protection. En tout cas, tu peux être habillée en couleur et être dans ta bulle quand même. Moi, quand j'écoute de la musique, je suis habillée de toutes les couleurs.
- Speaker #0
J'ai l'impression que si t'es habillée en couleur, tu peux pas faire la gueule. On s'attend pas à ce que... Ah si, si, si, je te jure,
- Speaker #1
ça se fait très bien.
- Speaker #0
C'est vrai !
- Speaker #1
Tu peux être odieuse en portant un polaire comme ça, par exemple. Les gens ne s'y attendent pas, mais du coup, ils sont surpris. Ça choque.
- Speaker #0
J'aimerais parler transmission avec toi. Il y a quelque chose qui te tient beaucoup à cœur, c'est tes voyages humanitaires. Et tu vas travailler avec des enfants. Tu peins avec des enfants. Qu'est-ce que ça t'apporte d'aider les autres à travers ton art ?
- Speaker #1
Je n'en ai aucune idée. Ce n'est vraiment pas quelque chose de prévu. ou de pensée. J'ai toujours eu ça avec les enfants et ça me touche de plus en plus. Et le côté transmission, comme tu disais, ça vient à moi de plus en plus, je ne sais pas pourquoi. Ce n'est pas quelque chose que j'ai cherché, mais j'adore partager, aimer, englober des gens dans un projet commun. Par exemple, quand je fais des fresques participatives dans des lieux, pour moi, ce n'est pas mon lieu, c'est le lieu des gens. Et pour moi, c'est important de les impliquer parce que c'est eux qui vont vivre dans ce lieu après mon départ. Donc c'est important qu'ils s'impliquent et qu'ils participent d'une manière ou d'une autre. Et c'est hyper touchant parce que du coup, les gens créent des liens entre eux au travers de ce moment qu'on partage. Et mon rôle, c'est un peu de faire en sorte que ça soit possible et de leur donner la confiance en eux pour qu'ils peignent, qu'ils soient créatifs et qu'ils puissent s'exprimer un peu dans cette bulle qu'on crée ensemble. C'est un peu comme si j'essayais d'articuler tout ça pour que tout le monde puisse se connecter et que l'ensemble soit harmonieux. Mais je n'ai pas forcément d'égo dans ma création ou autre. Pour moi, le but, c'est juste que les gens partagent un bon moment, qu'on ait tous un bon moment ensemble. Chacun fait ce qu'il peut. Mais finalement, l'art, c'est assez intuitif. On est tous artistes, on a tous été des enfants, on a tous dessiné. Donc pour moi, c'est accessible à tous. Après, il y a des petites techniques, des choses que je leur apprends ou des conseils que je leur donne pour qu'ils puissent faire les choses au mieux. Mais après ça, tout le monde a droit de s'exprimer. Des fois, je les consulte pour les couleurs, pour les formes. C'est vraiment hyper important pour moi de rassembler et d'impliquer les gens autour d'un projet commun.
- Speaker #0
C'est une très belle vision.
- Speaker #1
Et c'est vraiment une question de confiance en soi, d'estime de soi et d'inclure les gens. Et ça, les gens sont isolés, ils ont peur, ils se jugent énormément. On les a beaucoup jugés, donc finalement, ils répètent ce qu'on leur a dit. Et moi, c'est vraiment apporter du réconfort. Les rassurer, ce dont moi j'aurais eu besoin aussi à un moment peut-être. Pour qu'ils se sentent mieux, pour qu'ils arrivent à sortir de leur coquille. C'est un peu des Bernard Lhermitte artistes finalement. On est tous un peu ça.
- Speaker #0
Tous un peu artistes alors ? Exactement,
- Speaker #1
des Bernard Lhermitte artistes.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et en fait, quand tu les fais sortir de leur coquille, je trouve que chacun a une histoire passionnante à raconter. On a tous une zone de génie en nous, mais qu'on n'exprime pas forcément parce qu'elle est hyper enfouie. Il peut y avoir des moments de vie hyper douloureux, des névroses, des maladies, des trucs qui viennent se fixer sur toi. Et tu n'en as pas vraiment conscience. Des fois, c'est tellement profond que le temps de creuser pour arriver à toucher l'essence de ce que tu es vraiment... Mais disons que par des moments comme ça, un peu suspendus à travers l'art, c'est comme... En fait, toutes les personnes, quand elles dessinent, à un moment donné, elles lâchent. Et elles ne sont plus du tout dans l'espace-temps. Elles sont vraiment dans la création. C'est des moments de lâcher prise que tu arrives à toucher vraiment par l'art. qu'ils font qu'ils se reconnectent à eux à ce moment-là.
- Speaker #0
Et même les enfants ? Tu le sens ?
- Speaker #1
Les enfants, plus que jamais. Ils sont hyper naïfs, hyper spontanés. Ils osent plus. Ça se fait hyper facilement. Maintenant qu'ils ont des téléphones, ils ont tendance à dessiner des couteaux, des signes Nike, des noms de marques. Ils dessinent en noir aussi.
- Speaker #0
Ah oui ? Et ça, tu as eu le temps de voir changer un peu les choses ? Ou t'es arrivé, c'était déjà comme ça ?
- Speaker #1
C'était déjà comme ça, pas forcément moi à mon échelle, mais disons que... Moi qui avais plus l'année dans les livres, il n'y avait pas forcément trop de télé. C'était plus du coup, tu feuilletais des livres, tu avais des illustrations. Donc, tu étais déjà plus connecté à un monde assez onirique à travers des bouquins destinés aux enfants. Eux, je pense qu'ils ont accès à une palette de choses, même si les parents de chèques, ils ont les téléphones, ils ont l'actualité, ils ont les médias. Ils sont beaucoup plus présents qu'avant. Moi, j'étais un peu préservée de tout ça. Donc, j'avais quand même l'âme d'enfant avec la bulle qui va avec. Plus dans des livres pour enfants. Alors qu'eux, ils ont peut-être accès à des choses qui ne sont pas forcément ces choses-là. Donc, il y a un côté plus dur.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu as fait un livre pour enfants, il me semble, d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est un grand cherché-trouve, un peu comme un Où est Charlie ?
- Speaker #0
Ah, j'adore.
- Speaker #1
Oui, il faut chercher des flamants roses.
- Speaker #0
Ah, super.
- Speaker #1
Je l'avais fait en 2020.
- Speaker #0
D'accord. C'est génial. C'est à quelle édition ?
- Speaker #1
Dargo. D'accord. C'est Little Urban. C'est le label jeunesse de Dargo.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Oui. Pour ceux qui veulent savoir. Tu peux nous partager un de tes meilleurs souvenirs de voyage humanitaire ? Qui devient comme ça ?
- Speaker #1
Il y en a eu beaucoup. Je dirais, c'était avec l'association Sourire un jour, l'année dernière. Et là, d'ailleurs, j'y retourne dans deux semaines.
- Speaker #0
Ouais, c'est cool !
- Speaker #1
On fait une version 2. C'est en Côte d'Ivoire, à Abidjan. Et en fait, c'est une équipe de chirurgiens qui opère des enfants qui sont atteints du Noma. C'est une maladie qui... C'est une gingivite, en gros, qui dégénère et qui va venir ronger le visage. Donc, ils reconstruisent le visage de ces enfants-là. Ton visage, c'est ta manière de te présenter au monde, la manière dont les gens te regardent, donc c'est hyper important. Et je me suis un peu greffée à cette mission, j'étais le clown de la bande, parce que du coup les chirurgiens opèrent les enfants, donc ils font vraiment un travail incroyable. Et j'ai été aussi portée par cette force qu'ils ont, cette résilience, et ils touchent carrément à leur visage, ils les reconstruisent, et je suis assez impressionnée, ce qui fait que...
- Speaker #0
J'avais l'impression que moi, à côté, c'était plus, entre guillemets, superficiel de l'amusement, c'était plus futile. Du coup, ça m'a permis aussi de peut-être plus me lâcher en me disant, moi, je ne sauve pas des vies. Juste, je fais en sorte d'éclairer un peu des moments, des journées. Et je trouve que c'est hyper complémentaire.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et donc, en fait, on ne parle pas forcément la même langue. Et donc, j'avais un groupe d'enfants un peu toute la semaine qui sont là, qui patientent, soit parce qu'ils ont été opérés. Soit parce qu'ils vont être opérés ou bien ils attendent leur famille parce qu'il y a des membres de la famille qui vont être opérés. Du coup, ils viennent de leur village, des villages un peu isolés, donc pas du tout habillants. Ils sont logés sur place et ils patientent là pendant de longues heures, toute la journée. Donc ça peut être super long et dessiner sur les murs, ce n'est pas quelque chose de commun. Donc quand ils voient ça, ils sont trop contents. Et il y a une petite fille, le dernier jour, je pense qu'on a été prises toutes les deux par l'émotion. On avait passé toute la journée. plusieurs jours à dessiner, à peindre, on faisait plein d'activités, donc on a fait la fresque. Après, on a dessiné un peu sur leur visage, on s'est fait des maquillages et tout, on s'est partis complètement au Kékawetz. On s'est dessiné partout et tout, mais c'était hyper spontané, c'était hyper marrant. Et à la fin, ils ont refait eux-mêmes leur maquillage pour les jours d'après, tout seuls. Donc tous les jours, ils se dessinaient sur le visage. Donc notamment pour la soirée de Gala, ils sont arrivés, on m'a dit, mais c'est toi qui l'auras fait ? J'ai dit absolument pas. Ils ont fait ça tout seuls.
- Speaker #1
C'est magnifique.
- Speaker #0
Mais ils ont vraiment reproduit. En fait, les enfants, tu sèmes des graines. Et ils reproduisent sous selle. Et donc cette petite fille, le dernier jour, on savait qu'on n'allait plus se voir. Et c'était hyper émouvant. Je sentais qu'on allait pleurer et elle me tenait la main. Et elle ne voulait pas me lâcher, mais moi non plus. Et c'était le drame intersidéral.
- Speaker #1
Tu vas la revoir ou pas ?
- Speaker #0
J'espère. Ouais, ouais, ouais. J'espère. Moi aussi.
- Speaker #1
Je me souviens en tout cas très bien des images que tu avais partagées. Ah, c'était tellement mignon. C'était très intense même à regarder.
- Speaker #0
Ouais. Ouais, ouais. et puis C'est hyper intuitif, c'est comme des petits anges. Ils ont traversé tellement de choses, ils ont tellement de force en eux. En plus, les enfants, c'est hyper connecté.
- Speaker #1
Et ça reste joyeux malgré les épreuves, c'est fou.
- Speaker #0
Ouais, ils sont hyper résilients.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et ils sont hyper reconnaissants aussi, quand tu leur proposes quelque chose qui les intéresse, que tu es connecté à eux, que tu t'intéresses vraiment à eux. Ils le sentent. Et c'est ça qui est hyper beau.
- Speaker #1
J'ai trop hâte que tu me racontes. Donc tu parles dans deux semaines.
- Speaker #0
C'est ça. Donc ouais, c'était vraiment très touchant l'année dernière. Waouh ! Au début, c'est assez dur, parce que du coup, tu vois leur visage, t'es pas forcément préparée à ça.
- Speaker #1
Oui, c'est violent.
- Speaker #0
Et en fait, très vite, c'est juste une enveloppe corporelle, finalement. Tu vois, l'âme de la personne, elle est quand même là. Et je me dis, mais ils ont des âmes incroyables. Quand je les serrais dans mes bras, j'étais là, waouh ! C'est pas possible de ressentir autant de choses. C'est vraiment des boules de lumière, c'est impressionnant. Donc j'espère que je vais y revoir peut-être ma copine.
- Speaker #1
Ça serait trop génial. Oh là là. Un peu dans le même registre, mais en tout cas dans le registre de l'inspiration. Imagine, tu as un jeune homme, une jeune fille de 20 ans qui ne sait pas forcément quoi faire de sa vie. Comment on trouve sa voix dans la vie ? Comment toi tu as fait ?
- Speaker #0
Je dirais en prenant des temps de silence et de pause pour faire un peu le point. réajuster des choses, savoir là où on a envie d'aller ou pas. Parce qu'on est vite pris par le flot de la vie. On se fait vite emporter un peu comme dans un torrent. On finit et on dérive.
- Speaker #1
Dans le quotidien.
- Speaker #0
Ou des choses qu'on attend de nous finalement. Où on va réaliser que c'est des choses qu'on attendait de nous et c'est pas forcément ce que nous on voulait. Mais constamment, on est amené à partir à la dérive. C'est un monde assez consumériste. où il se passe beaucoup de choses, c'est très intense et ça ne nous invite pas forcément à nous reconnecter à ce que nous, on a envie. Donc, je dirais des temps de pause. Sinon, en fait, on est tout le temps en train de vouloir voir des potes. Finalement, c'est un peu aussi faire plaisir aux gens. Ce n'est pas forcément ce qui va nous faire du bien. Ça nous vide de notre énergie. Ça ne va pas forcément nous ressourcer. Alors que si on prend juste un temps de pause, un temps pour soi, on arrive à aller vers des choses qui nous correspondent beaucoup plus. Bien sûr. Donc, je dirais que ce serait ça et aussi s'entourer de gens qui sont positifs, qui nous encouragent. Parce que finalement, personne n'est voyant. Sinon, toutes les voyantes auraient gagné au loto.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Elles seraient toutes conseillères de Trump et d'Elon Musk. Et elles vivraient dans des palais. Donc je pense qu'il y a toujours une part de déterminisme. Il y a toujours une part de choses qu'on ne maîtrise pas. C'est l'imprévu. Donc je dirais, c'est vraiment s'entourer de gens qui sont hyper positifs, qui nous encouragent. Parce que personne ne sait à part nous. Et à chaque instant, on peut changer. Tu vois, par exemple, moi j'adore me tirer les cartes, le tarot, et ton tirage, ça reflète vraiment ton état d'esprit à un moment donné. Mais l'instant d'après, t'as trois portes qui s'offrent à toi, tu vas prendre celle de gauche, finalement tu prends pas les deux autres. Et là, les cartes, tu peux te les retirer, c'est encore un nouveau tirage et ainsi de suite.
- Speaker #1
Exactement. L'instant présent ne s'est pas renouvelé en fait. Exactement.
- Speaker #0
Donc, du coup, ça serait aussi vraiment s'entourer de gens qui sont positifs, qui t'encouragent et qui croient en toi quoi qu'il arrive.
- Speaker #1
C'est un super conseil. C'est the best.
- Speaker #0
Et ça t'a... S'entourer. Ouais, et on dit que t'es la moyenne des cinq personnes que tu fréquentes le plus. C'est ça. Et ça se vérifie.
- Speaker #1
Ouais, évidemment.
- Speaker #0
T'es vraiment un mélange de ces cinq personnes.
- Speaker #1
On est des éponges.
- Speaker #0
On est hyper perméables, donc c'est important.
- Speaker #1
Est-ce que t'as un mantra qui te suit partout ?
- Speaker #0
Oui, je dirais que c'est une citation de René Char. Impose ta chance, serre ton bonheur, va vers ton risque, à te regarder, ils s'habitueront. Oh, waouh. Chaque phrase.
- Speaker #1
Ça va vachement avec ce que tu as dit depuis le début du podcast. De s'écouter et d'imposer aussi, de s'assumer.
- Speaker #0
C'est ta vision et c'est ta contribution au monde, finalement. C'est ta lumière, c'est ta différence, c'est ce que tu as apporté.
- Speaker #1
Oui, ta contribution au monde. Mais c'est tellement bien de penser comme ça. Qu'est-ce qu'on peut offrir au monde au lieu de se dire comment je peux m'effacer, comment je peux être invisible, comment... tu vois ? C'est un peu ce qu'on nous apprend à faire, quoi.
- Speaker #0
Bah oui, à essayer de plaire, à cocher des cases, à faire ce qu'on attend de nous, à produire, à être performant. Je pense juste que c'est une question de se retrouver et de se dire qu'est-ce que je peux apporter. Et qu'est-ce que je peux m'apporter déjà. Déjà se reconnecter à ce que t'es vraiment. Et à partir de là, rayonner à partir de là. À partir de ton centre.
- Speaker #1
Non mais j'adore ! Non mais c'est vrai, des fois on a l'impression d'enfoncer des portes ouvertes, mais c'est tellement important de le redire. Et comme tu dis, on s'oublie tellement dans le torrent du quotidien, il faut redire les choses importantes comme ça, vraiment quoi.
- Speaker #0
Et tu peux pas forcément rayonner ou te présenter au monde d'une manière correcte si t'es pas bien dans tes baskets pour moi. Ça c'est clair. Donc c'est important déjà de faire le point sur soi, de revenir à soi à chaque instant, parce qu'on est constamment... moi je suis hyper dissipée. Même, je passe un mois à Paris, à la fin, je suis complètement à côté de mes pompes.
- Speaker #1
Tu le ressens vraiment par rapport à d'autres lieux dans le monde ?
- Speaker #0
Je suis complètement désalignée. Il y a peu de nature. C'est dur, c'est violent. Alors même si, au final, ça fait partie du monde, c'est OK. Disons que cette violence, ce rythme, ce bruit constant, ça fait que tu t'éloignes petit à petit de ton essence. On n'est pas fait pour vivre dans un bazar pareil en permanence. On est des animaux qui vivent dans la nature à la base, et moi j'ai besoin de m'y reconnecter régulièrement, sinon ça me décale trop.
- Speaker #1
Oui, je comprends. Il y a un sujet qui est le sujet de l'imperfection, parce que quand on fait une œuvre artistique, il y a tout un processus avec, j'imagine, des ratés, des essais. Comment on gère, dans ce monde qui nous pousse tellement à la perfection, comment on gère l'imperfection ?
- Speaker #0
Déjà, on la tolère pour soi-même.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
avant de la tolérer dans ses œuvres. Et même j'y ai toléré, tu vois. J'ai vraiment eu ce truc pendant longtemps où je voulais être parfaite. Déjà moi, pour mes œuvres, c'était des aplats bien lisses, des créations hyper chiadées, hyper remplies, où je ne m'autorisais pas forcément un peu de spontanéité, de vie, de matière, d'irrégularité.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc je dirais vraiment, c'est l'accepter chez soi. Mais comme tu disais, en tant que femme, on nous demande beaucoup de choses aussi. Et notamment d'être parfaite. C'est comme si on n'avait pas accès au monde, si on n'était pas parfaite, qu'on ne pouvait pas être vue, regardée ou entendue, si on ne véhicule pas des valeurs dans une belle enveloppe. Moi, j'ai eu longtemps ça, en me disant, si je ne suis pas belle, je ne peux pas me présenter au monde. Déjà, il faut que je commence par aller me coiffer. Comme toi, j'ai les cheveux bouclés. Je pense que je ne suis pas prête forcément à assumer ça. Mais c'est vraiment un travail permanent. De revenir à soi et de se dire j'ai le droit d'être là telle que je suis et de me présenter comme ça.
- Speaker #1
S'assumer.
- Speaker #0
Et du coup dans ta création, pour moi, mon art, ce que je fais, c'est la prolongation de moi. C'est un peu un miroir. Donc en m'autorisant des choses plus irrégulières, plus imparfaites, on est tous imparfaits. C'est comme la normalité finalement. C'est une notion normale par rapport à quoi ? Parfait par rapport à quoi ? Par rapport à un moule ? Et un mouvement global. Mais déjà, quand t'es artiste, t'es hors du moule. À moins que tu sois un artiste où tu vendes hyper marketé.
- Speaker #1
Bien sûr, il en existe, évidemment.
- Speaker #0
Oui, ça existe. Qui rentre dans une cote, etc. Artistique. Après, c'est particulier. Finalement, si tu monétises tout, qu'est-ce qui te reste en tant qu'artiste ? C'est comme si tu vendais ton âme, quelque part. Parce que finalement, une fois que ta cote augmente, tu te retrouves dans les mêmes travers que dans l'immobilier. C'est ça. Il y a une spéculation sur toi. Tu vends ton âme, quelque part. Puisque tes œuvres, c'est ton essence.
- Speaker #1
Oui. Ça donne matière à réfléchir.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Écoute, est-ce que tu veux qu'on termine avec un petit jeu ?
- Speaker #0
Allez.
- Speaker #1
Ouais, ça te dit ?
- Speaker #0
Carrément.
- Speaker #1
Sur les couleurs, évidemment.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Je vais te proposer des couleurs et tu vas me dire, comme ça, vraiment dans l'instant présent, ici et maintenant, qu'est-ce qu'elles évoquent pour toi ?
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
On va voir si on pense la même chose, d'ailleurs. Ok. Si je te dis rose fuchsia.
- Speaker #0
Je dirais, c'est ma couleur préférée.
- Speaker #1
Moi aussi !
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
En même temps, c'était pas dur à deviner, je vais te dire.
- Speaker #0
Là, il y a beaucoup de bleu quand même. Il y a beaucoup de bleu,
- Speaker #1
mais t'as du rose. Et c'est pas du rose fuchsia d'ailleurs. Mais tu aimes le rose fuchsia. Bon, c'est logique en même temps.
- Speaker #0
On en voit beaucoup chez toi. C'est toujours la couleur que je finis en premier.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #0
Tous mes crayons de couleur, le rose fuchsia, il est hyper taillé. C'est le plus petit. Ça a toujours été depuis que je suis toute petite.
- Speaker #1
C'est drôle.
- Speaker #0
Ouais. Et les peintures, c'est pareil. C'est toujours le pot que je vis en premier.
- Speaker #1
Moi, je trouve que c'est la couleur qui donne le plus de joie. Je sais pas pourquoi, je l'aime trop cette couleur.
- Speaker #0
Ah, j'adore. Moi, je m'en lasserai jamais. Quand je fais des lessives, je me dis que j'ai noir, blanc et rose. C'est incroyable. Je ne sais pas possible d'avoir autant de trucs rose.
- Speaker #1
Ok. Le bleu clin ?
- Speaker #0
C'est hyper apaisant. Pour moi, c'est l'immensité. C'est l'horizon, c'est la mer, c'est l'océan. Et j'adore être face à l'océan. C'est le ciel ?
- Speaker #1
Oui. Le jaune poussin ?
- Speaker #0
Le jaune poussin, c'est le côté... C'est le soleil.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est réconfortant. C'est la chaleur.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ouais, c'est des tropiques. Pour moi, c'est la lumière.
- Speaker #1
C'est vrai. Et le marron chocolat ?
- Speaker #0
Le marron chocolat, ce serait plus l'ancrage, les racines.
- Speaker #1
Attends, mais il y a un truc qui me saute au visage.
- Speaker #0
La terre.
- Speaker #1
Il n'y a aucune couleur que tu n'aimes pas ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu aimes toutes les couleurs.
- Speaker #0
À part peut-être le noir. Pour moi, le noir, ce n'est pas une couleur. C'est ce qui va venir relever ou entourer. Mais du coup,
- Speaker #1
c'est utile aussi ?
- Speaker #0
Ouais. Peut-être le gris. Le gris froid.
- Speaker #1
Je vais lui mettre un t-shirt gris.
- Speaker #0
Non, le gris sable. Pour moi, c'est un gris chaud qui est joli.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Mais le gris froid, peut-être ça, j'aime pas trop.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je dirais.
- Speaker #1
Mais sinon, globalement, t'es quand même une fille à couleur.
- Speaker #0
Ah oui, j'adore.
- Speaker #1
Bon, ben voilà, c'était la fin de cet entretien. Merci. Léona, merci, vraiment.
- Speaker #0
C'était chouette, merci à toi.
- Speaker #1
Ouais. Et je te dis à très bientôt et surtout bon voyage en Côte d'Ivoire. Merci beaucoup.
- Speaker #0
A bientôt.
- Speaker #1
Voilà, c'est la fin de cet épisode. J'espère que vous avez apprécié cette conversation et que ça vous donnera envie de mettre plus de mouvement dans votre vie. N'hésitez pas à vous abonner et à laisser un avis sur le podcast. Ça nous aide beaucoup. Et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et en attendant, je vous souhaite une semaine mouvementée.