Description
Cet épisode est consacré à l’automatisation dans les ateliers de mécanique. Automatiser son atelier offre de nombreux avantages, dont l’un est de réduire la pénibilité des tâches mais aussi d’offrir plus de valeurs aux opérateurs, en pilotant par exemple une cellule robotisée.
L’autre bénéfice est de répondre aux difficultés rencontrées par les entreprises de n’être pas assez compétitives avec certains pays, en raison de son coût de main d’œuvre, car l’automatisation permet d’éliminer cette inégalité, quand elle n’est pas une réponse face à une pénurie de main-d’œuvre.
L’enjeu de l’automatisation est de pouvoir fiabiliser ses process. Intégrer des systèmes automatisés, c’est aussi garantir une reproduction du processus, car les tâches automatisées ou robotisées sont à la fois précises et reproductibles à l’identique.
L’automatisation peut valoriser le potentiel parfois insoupçonné d’un atelier, car elle permet d’accroître les heures de disponibilité des machines-outils.
Par ailleurs, la crise sanitaire a joué un rôle d’accélérateur à la modernisation et l’automatisation des entreprises, ont constaté nos experts invités sur notre plateau.
Comment réussir son automatisation ? Quelles compétences faut-il pour la piloter ? Quels gains peut-on en attendre ?
Avec le témoignage de Gilles Chaffard, directeur d’Erowa France et de Philippe Gérard, responsable produits et marché automatisation chez Bosch Rexroth.
En quoi l’automatisation permet de rendre une production plus agile ? Une question à laquelle répond, dans ce podcast, Philippe Gérard, responsable produits et marché automatisation chez Bosch Rexroth.
L’avantage d’automatiser est également de pouvoir augmenter le taux de productivité de sa machine. Selon Gilles Chaffard, directeur d’Erowa France, statistiquement, sur une équipe de travail et sur des durées de cycle courts, elle va produire l’équivalent de 10 % du temps annuel, c’est-à-dire environ 800 heures, 900 heures sur 8 760 heures que compose une année civile. Et pour chiffrer le gain réalisé grâce à un process automatisé, Gilles Chaffard explique qu’il faut d’abord mesurer les coûts de fonctionnement de la cellule, son coût d’investissement et surtout le taux de productivité. Mais il est certain, selon notre expert, que la rentabilité d’une cellule automatisée de production se situe entre 18 et 24 mois suivant les productions.
Philippe Gérard rappelle qu’il faut aussi penser à automatiser le reste du flux de production au sein même de l’atelier. « Plus la machine est en train de produire des pièces, plus on est productif. Et donc, pour cela, il faut que toute la chaîne logistique soit organisée et planifiée en conséquence. »
Dans ce podcast, il est également question d’évoquer les conséquences de la crise sanitaire actuelle, qui pousse finalement vers plus d’automatisation dans les ateliers. Les périodes de confinement ont généralisé la pratique du télétravail et les absences répétées dans les ateliers viennent jouer en faveur du déploiement de l’automatisation, seule à pouvoir maintenir des taux de productivité très élevés des machines-outils. D’autant plus que la pénurie de main-d’œuvre renforce cette idée d’automatiser au maximum tout process de production.
Notre expert en automatisation chez Bosch Rexroth rappelle l’effervescence du « pilotage intuitif », avec des interfaces pouvant « ressembler à ce qu’on connaît sur nos téléphones et nos ordinateurs ». Gilles Chaffard enchaîne : « Effectivement, l’interface homme-machine est extrêmement importante. C’est un des points-clés. » C’est la raison pour laquelle, « on ne cherche plus seulement des opérateurs qui vont mettre des pièces sur une machine, attendre qu’elles produisent pour les réenlever. Les métiers vont être vraiment valorisés parce que ça va être des vrais conducteurs de ligne. Ils devront organiser une ou des cellules automatisées, et c’est très valorisant pour les gens qui travaillent dans des ateliers. »
