Speaker #1De la musique, c'est toujours difficile. Qu'on soit à Los Angeles avec un beau temps. Quand j'étais à Paris, c'est la même chose. À Londres, quand j'ai écrit la musique de Laurence d'Arabie, Londres, c'est vraiment aussi une ville très triste parce qu'il y a beaucoup de pluie, il fait froid. En hiver, c'est très désagréable. Quand j'ai commencé la musique de Dr. Givago, c'était à Madrid, en Espagne. Et là, on m'avait donné un petit bureau à côté de l'autoroute qui va à l'aéroport, j'aimerais autant vous dire que le bruit était épouvantable. Donc je crois que quel que soit le lieu, ce n'est pas parce que j'habite à Malibu et qu'on a un magnifique ciel bleu que ça facilite l'inspiration. C'est toujours aussi difficile d'écrire et de trouver les cinq premières notes de musique dont je vous ai parlé. Bonjour, Ginette me dit voilà, Jean-Louis Barraud et Madeleine Renaud viennent de fonder leur nouvelle compagnie de théâtre, la compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barraud. et Jean-Louis Barraud qui est le metteur en scène. Donc je voudrais avoir deux musiciens qui puissent jouer la partie de la musique de scène. Et comme Jean-Louis Barraud est assez... avant-gardiste si on peut dire, il voudrait avoir un jeune percussionniste et puis d'avoir cet instrument, un ronde mortenot, tous les soirs pour jouer cette musique de scène. Et il m'a présenté donc à Jean-Louis Varon et il m'a dit voilà, je vous engage au mois, donc tous les soirs, avec un autre musicien. Et l'autre musicien c'était Pierre Boulez. Et là on est resté avec Pierre quatre ans dans la compagnie Manonot-Jean-Louis Varon, pendant toutes les représentations, c'est-à-dire qu'on jouait la musique de scène et qui était... transcrite ou qui était réarrangée pour deux instrumentistes par des musiciens comme Arthur Honegger ou Georges Auric, etc. Et donc, j'ai partagé pendant quatre ans. Tous les soirs, la présence de Pierre Boulez, que j'ai trouvé un homme extraordinaire, qui était doué d'une façon extraordinaire, non seulement pour la musique, mais en tant qu'un homme Il y avait une culture non seulement musicale mais générale, aussi bien mathématique que littéraire, et c'était un plaisir tous les soirs d'être avec lui et de travailler, en plus de ça, de gagner une autre chance. notre vie, c'était pas des cachets très très riches mais ça nous permettait de vivre et de travailler à quelque chose qu'on aimait beaucoup, la musique. Et alors avec Pierre j'ai découvert beaucoup de choses. il m'a ouvert l'esprit avec toute la culture musicale de cette époque. Il était à ce moment-là très dodecaphonique, c'est-à-dire qu'il était très influencé par Schoenberg, Bernbe, Bernan et cetera. Et là, vraiment, j'ai appris beaucoup de choses grâce à lui. Et on est restés très amis, bien que... Plus tard, ne faisant pas du tout la même musique, après les expériences de Jean-Louis Barraud et de Jean Villard, je me suis dirigé sur le cinéma et lui est devenu un énorme chef d'orchestre, fantastique. On s'est retrouvés plusieurs fois dans des villes tout à fait différentes, aussi bien à Los Angeles qu'à Lucerne en Suisse ou en Allemagne. Et je dois dire que cette période, j'ai eu vraiment la chance avec des gens comme Jean-Louis Barraud, Madeleine Renaud, Jean Villard, Pierre Boulez, plus tard David Lean, Peter Weir. J'ai un éventail de personnalités extraordinaires et ça je dois dire que c'est une question, c'est vraiment une question de chance parce que j'aurais pu rester un timbalier plus ou moins bon, dans un bon orchestre, sans rencontrer des gens qui m'ont permis d'exploser tout ce que je voulais dire. Je suis vraiment heureux.
Speaker #0Je suis vraiment heureux d'avoir eu l'occasion de faire ce concert. Je vous remercie d'avoir pris l'Oscar pour Laurence D'Arabie. Un metteur en scène américain, William Wyler, qui était très connu, m'a demandé de venir écrire la musique, et non seulement l'écrire, mais la réaliser, l'enregistrer ici, à Hollywood. pour un film qui s'appelle en anglais The Collector et je crois que ça s'appelle L'Obsédé en français. Il y avait une espèce de gentillesse que je trouvais formidable pour se détendre et pour se concentrer seulement sur son travail. Donc j'ai travaillé pour William Wyler dans ce film L'Obsédé. J'avais même fait venir pour les enregistrements une musicienne de Paris qui jouait d'un instrument tout à fait bizarre et très curieux qui s'appelle une sonne. C'est pas une cithare comme le cithare indien, mais c'est une sorte de petite harpe de table. Et elle jouait comme ça. Et les musiciens étaient très intéressés de voir comment elle jouait. Et puis c'était une soliste vraiment. et j'ai joué avec elle pour ce film, l'autre CD. Et j'ai travaillé avec William Wyler très très bien et très méticuleux. Il me demandait des choses très spéciales pour ce film. Et j'ai composé une sorte de... de musique un peu jazzy comme on dit assez légère sur le plan d'orchestration pour cette histoire qui est une sombre histoire le kidnapping d'une jeune infirmière par Terence Stamp c'était une magnifique distribution Terence Tump et Samantha Hagar. Donc j'ai pris beaucoup de plaisir à travailler sur ce film. Et le film a eu beaucoup de succès. Et c'est ce qui m'a permis de continuer à travailler en Californie. Parce que comme le film a eu beaucoup de succès, que la musique a été reconnue très intéressante. Et le directeur du studio de la Columbia, Mike Frankovich, Merci. m'a demandé si je voulais rester pour travailler à trois autres films. J'étais très enthousiaste pour pouvoir rester, non seulement pour travailler dans ces conditions que je ne connaissais pas. Le fait de travailler ici pendant six mois m'a permis aussi d'avoir des propositions de plusieurs de différents pays, d'Italie, comme Lucchino Visconti, comme Volker Schlendorf en Allemagne, comme un metteur en scène espagnol, tous ces pays où je serais resté à Paris, peut-être travaillant beaucoup d'une manière différente mais pas très agréable donc j'étais ravi de rester ici ça m'a permis d'établir une base ici de travail pour ma vie et en plus de ça d'avoir la chance de travailler avec des techniciens et des musiciens Formule 1