Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! As-salamu alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuh mes sœurs, je suis ravie de vous accueillir dans ce tout premier épisode du podcast où on va parler développement personnel et islam. Et je sais pas pour vous mais moi j'ai entendu et j'entends actuellement toujours tout et son contraire. D'un côté le dev perso fait des dégâts et en même temps j'entends que ça fait beaucoup de bien et qu'on en a besoin. Et du coup ben qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait de tout ça ? Ce que je vous propose c'est qu'on prenne un temps pour réfléchir à tout ça justement parce que nous sommes des êtres doués. d'intelligence, comme Allah nous le rappelle maintes et maintes fois dans le Qur'an. Alors c'est parti, bismillah, et si jamais tu partages ma vision, eh bien n'oublie pas de t'abonner au podcast ma sœur. Petit disclaimer avant tout. Déjà, je ne suis pas savante, je ne suis pas théologienne. Et au niveau religieux, je suis votre sœur, fillet, en Allah du coup, qui elle aussi chemine vers Allah, et qu'Allah nous permette à toutes de cheminer vers lui, et ce, jusqu'à la fin de notre vie, Inch'Allah. Et donc ici, je vais vous proposer ma réflexion, tirée à la fois d'échanges que j'ai eus avec des personnes plus à vente que moi, mais également avec d'autres sœurs, avec des coachés, mais aussi en m'interrogeant tout simplement, déjà de par mon parcours personnel, ce que j'ai compris du def perso, ce que j'ai observé, etc. Et c'est d'ailleurs à ça que j'ai envie que ces podcasts servent, je vous en ai parlé déjà dans l'épisode 0, que je vous invite à écouter si ce n'est pas déjà fait, pour que vous compreniez un petit peu mon intention avec Musulmane en chemin. Et mon intention première, c'est que ce soit un outil d'aide à l'introspection, au questionnement, à la réflexion, au cheminement pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Mon intention, c'est également que ce soit un outil pour développer son esprit critique et ne pas croire tout ce que disent les autres. Donc déjà, ne me croyez pas sur parole, faites vos propres recherches également, réfléchissez, vous êtes toutes des êtres doués d'intelligence. Et du coup, ce que je vous propose ici, c'est de vous partager ce que je sais, mais surtout et avant tout, vous aider également à trouver vos propres réponses par la suite, incha'Allah. Je précise également, bien entendu, que je ne suis pas parfaite, donc je m'excuse par avance si je dis des erreurs, et si je dis quelque chose de juste, c'est grâce à Allah. Si je dis quelque chose de faux, c'est à cause de moi. Maintenant que ces disclaimers sont faits, dans cet épisode, on va essayer d'avoir une démarche scientifique. Et oui, je suis quand même scientifique de base. Et du coup, on va d'abord se poser une première question qui est c'est quoi le développement personnel ? Concrètement, c'est quoi la définition ? Qu'est-ce qui fait le débat aujourd'hui ? Pourquoi est-ce qu'on s'intéresse aux devs persos dans notre communauté alors même qu'on dit, à raison, que le Coran et la Sona sont complets ? Et de manière générale, aujourd'hui, qu'est-ce qui fait que le dev perso fait fureur ? On va ensuite s'intéresser aux dérives du développement personnel parce que c'est super important. Et pour finir, on va regarder les points positifs comme négatifs, et là, on pourra se faire une idée, Inch'Allah, et conclure sur le sujet. Donc, vous voyez, on va se poser beaucoup, beaucoup de questions. Bismillah. Donc, c'est parti, on démarre avec qu'est-ce que c'est que le développement personnel ? Et alors, j'ai cherché des définitions, et il n'y a pas vraiment de définition officielle dans le dictionnaire. Du coup, j'en ai pris deux, qui me semblaient à la fois intéressantes et dans l'air du temps. La première vient de Wikipédia et la seconde de ChatGPT, tout simplement. Donc celle de Wikipédia nous dit que le développement personnel est un ensemble hétéroclite de pratiques appartenant à divers courants de pensée qui ont pour objectif l'amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents, des potentiels, l'amélioration de la qualité de vie, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves. Et celle de ChatGPT est un peu plus gongue donc je vais la raccourcir un petit peu. Mais déjà, Chad GPT nous dit que le dev perso est un processus continu d'amélioration de soi-même, à la fois sur le plan personnel et professionnel, qu'il s'agit également d'un engagement envers la croissance et le changement positif visant à développer ses compétences, à renforcer ses qualités, à améliorer ses relations et à réaliser son plein potentiel. Et pour finir, il nous dit qu'en résumé, le dev perso vise à favoriser une croissance personnelle et professionnelle continue permettant aux individus de devenir la meilleure version. de même. Formule qu'on entend beaucoup, n'est-ce pas ? Et de prime abord, il y a vraiment deux choses qui me viennent en parallèle. La première chose, c'est que concrètement, je ne vois pas en quoi ce serait problématique et contradictoire avec notre religion d'apprendre à se connaître, à valoriser cet alliant, d'améliorer sa qualité de vie et poursuivre ses rêves. Quant au sujet de la connaissance, c'est quelque chose qu'Allah nous demande en fait. C'est même une adoration. La connaissance de soi, c'est une adoration également lorsqu'on y met l'intention parce que nous sommes des créatures d'Allah. Donc c'est aussi une adoration d'apprendre à connaître la créature qu'Allah a fait de nous. Quant à nos rêves, poursuivons nos rêves, notre destinée, ce pourquoi Allah nous a créés, je veux dire c'est complètement aligné avec ce qu'Allah nous demande. Là, de prime abord, je ne vois absolument aucun problème, bien au contraire. Parce que Allah ne nous demande pas d'être passives, bien au contraire. Néanmoins, je vois aussi un gros, gros, gros problème dans ces définitions. Et ce gros problème, c'est qu'on ne prend pas du tout en compte Allah. Et ces définitions, elles prônent un petit peu l'autosuffisance. Elles sont assez égocentrées, on parle d'ailleurs pas du tout des autres non plus, et rien que ça, finalement, en soi, c'est un problème. Mais du coup, le problème sous-jacent à tout ça, au fait qu'on ne parle pas d'Allah, c'est que Qui est-ce qui décide de ce qui est ok ou pas ? Qui est-ce qui décide de ce qui est éthique ou pas ? Parce que l'humain n'est pas forcément le plus juste. On le voit avec l'éthique, les normes, qui finalement changent au fil des années. Certaines choses étaient socialement acceptables par le passé et ne le sont plus aujourd'hui. D'autres ne l'étaient pas et le sont aujourd'hui. Et ça, c'est complètement contradictoire avec la justice qui se doit d'être immuable. Donc déjà, vraiment, gros gros gros problème par rapport à ça. Deuxièmement, si on parle maintenant de nos rêves, et bien lorsqu'on ne prend pas en compte Allah, comment est-ce qu'il nous a créés, avec d'ailleurs notre part d'ego, et même les trois types de nefs, donc d'ego, d'âme, dont Allah parle dans le Coran, et bien comment est-ce qu'on peut savoir si ces rêves, ce sont vraiment les nôtres, ou bien s'ils viennent de l'ego ? Et que dire de ces rêves s'ils ne sont pas en accord avec notre religion ? Donc vous voyez, c'est... très problématique de ne pas prendre Allah en considération, ni les autres êtres humains dans l'équation, et de manière générale, de ne pas prendre en compte la création d'Allah. Et en fait, notre prime nature, notre fitra, elle, elle est connectée à Allah. Donc à la base, oui, tout est connecté à Allah, nos rêves sont connectés à Allah, mais cette prime nature, cette fitra, elle a été modifiée par notre éducation, qui elle est imparfaite, par la société, qui elle est imparfaite. Et donc on a besoin également de travailler sur nous, sur nos rêves, sur nos croyances, sur nos pensées et leurs adéquations avec la parole d'Allah qui elle est parfaite. Donc finalement je pense que vous voyez déjà que le fait de se développer personnellement n'est pas du tout en contradiction avec notre religion, si on prend en compte notre religion. D'ailleurs mes chères sœurs, vous avez le droit de vouloir vous sentir bien. La surat Taha, donc la surat 20, verset 2. nous dit, dans le sens, nous n'avons point fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux. Et je pense que c'est important qu'on se le rappelle et qu'on comprenne ce verset, cette ayah, à une ère où on a l'impression que la religion n'est liée qu'à des interdits. On en reparlera d'ailleurs de ces interdits. Et alors, bien entendu, le bonheur absolu n'existe pas ici-bas. Ça, c'est le paradis. Mais la sérénité, la paix intérieure, le fait de s'en remettre à Allah et se... Quelle que soit la situation vécue, oui. Oeuvrer pour atteindre ses objectifs, avoir de l'ambition, oui. Et ça ne veut pas dire qu'on va atteindre tous nos objectifs, et que tout va être roulé, que tout va être parfait, parce que Allah sait mieux que nous ce qui est bon pour nous. Mais oeuvrer, car Allah nous demande de ne pas être passives et de ne pas subir notre vie. Et qui d'entre nous pourrait dire qu'il ne souhaite pas être épanoui ? Et franchement, on pourrait limite s'arrêter là dans l'épisode, mais on va continuer pour... comprendre un peu plus, déjà, pourquoi est-ce que les musulmans et musulmanes se tournent aujourd'hui vers le def perso lorsqu'on sait que l'islam est complet en termes d'épanouissement ? Alors, on a commencé à le dire, mais le problème, bien entendu, ce n'est pas l'islam, mais c'est nous, les hommes, l'humain, la culture dans laquelle on a baigné, et ce, quelle que soit la culture de laquelle on vient. Si je caricature un petit peu, il y a un peu deux types de cultures arabo-musulmanes dans lesquelles on a pu baigner. Soit il y a la culture du sacrifice, qui n'a pas été une réelle transmission de l'islam, avec soit que du halal haram, donc autorisé, interdit, jusqu'à ce que la haram polis soit née, je pense qu'on la connaît toutes, et dans cette culture-là, on n'a pas eu ou peu d'explications sur le pourquoi. On n'a pas eu ou peu d'invitations à réfléchir, alors même qu'Allah nous invite dans le Coran à méditer et à réfléchir. Et de l'autre côté, à l'autre extrême, on pourrait dire, on a eu d'autres personnes de notre culture qui n'ont rien transmis de l'islam à leurs enfants, qui ont tout fait pour s'intégrer dans cette culture occidentale, dans un contexte post-colonisation. Bien sûr, j'ai pris là deux extrêmes, mais c'est un spectre, il y a toujours un entre-deux dans ces situations. Mais en tout cas, globalement, dans ces deux cas, il n'y a pas de réelle transmission de l'islam, avec toute cette invitation à la réflexion que prône. justement l'islam. Et dans ce contexte-là, eh bien, il est tout à fait normal que l'on manque de sens. Il est tout à fait normal et compréhensible qu'on ait besoin de se développer, qu'on ait besoin de s'épanouir. Et je vous dis tout ça parce que vous allez voir que le Coran est le meilleur livre de def' perso qui existe. Mais pas que. C'est également le meilleur livre de développement professionnel, de développement communautaire, etc. On s'élève soi-même, mais on élève également l'humanité avec soi. Et tout est un juste milieu. On ne peut pas juste se baser sur soi, ce qui nous fait plaisir à nous à chaque instant de notre vie. On vit en groupe, on vit en communauté, on vit en société, on est tous et toutes d'accord là-dessus. Et d'ailleurs, si c'est le cas, c'est parce que Allah a voulu ça bien sûr. Et l'objectif commun, il doit primer lorsque c'est possible. Ça paraît d'ailleurs normal de ne pas juste regarder son petit nombril, et pourtant, c'est ce qui se passe aujourd'hui dans notre société très individualiste. Qui va par exemple... complètement négliger les droits des personnes handicapées. Une société qui va supposément parler de liberté et d'égalité mais qui finalement a des comportements racistes et tout un tas d'autres choses. Je vous dis tout ça, mais rappelons-nous qu'on ne peut pas changer directement la société. D'ailleurs, Allah nous dit dans le Qur'an, dans la surah 13 ayah 11, donc verset 11, dans le sens « Certes, Allah ne modifie pas l'état d'un peuple tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en nous-mêmes. J'aime énormément énormément cette aïa. Je pense que celles qui me connaissent un peu le savent. D'ailleurs, c'est un petit peu partout sur mon site. Mais du coup, cette aïa, elle nous indique plusieurs choses. Déjà qu'il est indispensable de se changer soi-même avant de changer un peuple. Mais ça nous dit également que c'est possible, en fait, de changer un peuple. Comment ? Eh bien, tout simplement en commençant par travailler sur soi. Et c'est d'ailleurs tout ce qu'on peut faire. Et c'est ce qu'Allah nous demande. de faire. Est-ce que c'est pas juste magnifique ? Et du coup, une autre question qu'on peut se poser également, c'est de manière générale, aujourd'hui, qu'est-ce qui fait que le def' faire sauvé fureur ? Eh bien, dans la culture occidentale dans laquelle on baigne, là encore finalement, le bien-être de l'individu n'est pas primordial, même si c'est ce qu'on essaie de nous faire croire. Tout d'abord, on est là encore dans une culture du sacrifice. Qui n'a pas entendu le fameux « il faut souffrir pour être belle » ? On l'a tout entendu. Et ça marche pour tellement tellement d'autres choses. On est également dans une société capitaliste qui valorise le profit au détriment du bien-être. Et ça a causé beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de dégâts. On est passé d'une société où les femmes ne travaillaient pas du tout et étaient non pas sous la responsabilité de leur mari, mais appartenaient à leur mari. Elles étaient un peu une chose. D'ailleurs, pour l'anecdote, elles ne pouvaient pas du tout avoir de compte en banque sans l'accord de leur mari. Ce qui est quand même très grave quand on regarde, alhamdoulilah, comment l'islam est juste. Et ce, alors que l'islam est arrivé bien des années avant, et a ordonné que la femme ait son propre argent et que cet argent soit intouchable par son mari. Bref, on ira sûrement développer ce sujet une prochaine fois. Mais en tout cas, si je reviens à ce que je disais, donc on est passé d'une société où la femme... ne travaillait pas et n'avait pas le droit concrètement de travailler, à une société qui cherche à faire croire à la femme que le travail, c'est la liberté. Alors qu'en fait, si on réfléchit deux secondes, la vraie liberté, c'est quoi ? Ce serait de choisir de travailler ou non, par exemple. Et là, c'est un exemple, d'accord ? Mais du coup, il y en aurait tout un tas d'autres. Et du coup, le constat, c'est qu'il y a tout un tas de conséquences catastrophiques de cette société profondément injuste. Donc, bonjour les burn-out. l'éducation des enfants qui sont une catastrophe. Et mon analyse un petit peu rapide, parce qu'on pourrait développer ça dans un podcast dédié limite, mais mon analyse rapide c'est qu'on vit dans une société profondément injuste qui valorise l'argent et le pouvoir au-dessus de tout. Et du coup, par manque de liberté de la femme, qui était réelle et qui l'est toujours d'ailleurs, mais bref, si on revient avant, qui était réelle, eh bien on est allé dans un extrême opposé, qui fait qu'on impose aujourd'hui à la femme l'inverse, sinon on n'est pas libre. Donc, si elle ne travaille pas, elle n'est pas libre. Bonjour la société capitaliste qui veut plus d'argent. Si elle se couvre trop, n'est-ce pas, eh bien, elle n'est pas libre. Bah oui, parce que se soumettre à Dieu, c'est le prioriser et non pas prioriser l'argent, encore une fois. Donc ça pose problème à cette société capitaliste et aux personnes au pouvoir qui voudraient que tu te soumettes à eux finalement. Mais qu'est-ce que vraiment la liberté de la femme, si ce n'est de se soustraire du regard des autres, de ce que veulent faire les autres, de ce que les autres veulent qu'elles fassent pour se recentrer sur elles, ce pourquoi Allah l'a créé et se soumettre à son créateur. Je m'égare un peu, mais je trouvais ça intéressant et important de vous parler de ça. Et du coup, bien entendu que dans la société actuelle, société capitaliste de consommation, de la rapidité, mondialisation, productivité, profit au détriment du bien-être, bien l'enjeu qu'on manque de sens et qu'on cherche à se recentrer sur soi, son bien-être et son développement personnel. Donc ça, c'était un premier point. Autre point important. On vit aujourd'hui dans un monde déconnecté de spiritualité. Je pense que vous allez me comprendre si je vous dis qu'aujourd'hui, concrètement, c'est jugé has-been de croire en Dieu. Et combien d'entre nous avons eu honte plus jeune d'assumer notre croyance ? Combien d'entre nous n'assumons pas encore entièrement notre identité de croyante, notre identité de femme musulmane ? Donc, on vit dans une société déconnectée de spiritualité, or, on est aussi une âme. Allah nous a même insufflé de son roh, de son esprit. C'est mentionné dans le Corée, non ? Ce qui m'amène du coup aussi au fait que si on est aussi une âme, dans une société déconnectée de spiritualité, de son créateur, de Dieu, eh bien ça explique complètement que cette âme, elle a besoin de se nourrir en fait. Elle est en manque. Et d'ailleurs, si on voit beaucoup de nouvelles sortes de spiritualité qui émergent des dieux persos, c'est pas pour rien. C'est qu'il manque la spiritualité. Et donc, ça m'amène... aux dérives du développement personnel et aux différentes problématiques qu'il peut y avoir. Il y en a beaucoup, je ne vais pas vous le cacher, il y en a beaucoup. Mais je vous propose de parler de trois points en particulier qui me semblent essentiels. Pour le premier, je reviens rapidement sur ce vide spirituel dont je viens de vous parler. Et le fait que comme les religions sont mal vues, que croire en Dieu, c'est juger has-been, c'est-à-dire faire là, et bien il y a tout un tas d'autres spiritualités, New Age, tarot et compagnie, qui émergent. Et je ne m'y connais pas du tout, vraiment, parce que je n'y suis pas intéressée, parce que ça va tout simplement à l'encontre de mes valeurs religieuses. Mais j'en parle parce que malheureusement, il y a même des personnes de notre communauté qui utilisent ces outils, et pour le coup, c'est vraiment problématique. Deuxième problématique vraiment majeure du dettes perso, deuxième dérive même, j'ai envie de dire, c'est l'individualisme. Le moi d'abord, me first. Et je vais expliquer, parce que le but, ce n'est pas non plus de se faire passer en dernier tout le temps. Mais du coup... croyez-moi que je l'ai vu, ce me first. J'ai vu des personnes qui pensent tellement à leur bien-être, qui se font tellement passer avant que ça crée des drames. Et là, j'ai envie de vous partager deux exemples d'une mère et ses enfants que je connais personnellement. Alors pas directement, ce ne sont pas des personnes proches de moi, mais des personnes et des histoires que je connais personnellement, qui montrent un petit peu l'étendue des dégâts quand on se fait toujours passer en premier et les dégâts de cet individualisme. La première, c'est une mère qui faisait passer son yoga avant tout, et notamment avant le fait d'aller récupérer ses enfants, alors même qu'ils étaient malades. Donc vous voyez, quand ils sont malades, alors effectivement, ça dérange un petit peu, parce que ça chamboule un peu nos plans, mais quand ils sont malades, c'est important de venir les chercher. Eh bien là, non, c'était yoga first. Une autre femme, alors là, c'est un autre niveau, qui a carrément laissé ses enfants seuls, je crois qu'il y en avait un en maternelle et l'autre en primaire, parce qu'elle partait en voyage. Donc elle les a laissées seules pour partir en vacances. Et je pense que vous voyez déjà en quoi c'est problématique. Et là, j'ai juste envie de mettre une petite sonnette d'alarme. Attention, je ne vous dis pas, encore une fois, qu'on doit se faire passer systématiquement après les autres, après ses enfants, parce que bonjour la culture du sacrifice qu'on est beaucoup à vivre. L'islam, c'est la religion du juste milieu. Donc non, je ne me fais pas toujours passer en dernier. Encore une fois, bonjour la culture du sacrifice. Mais non, je ne fais pas non plus toujours passer en premier. Ça dépend des situations. Et d'ailleurs, heureusement, alhamdoulilah, que dans ma formation de coaching, on a cette notion d'écologie intérieure qui rejoint un peu la fitara finalement, et qui fait qu'on prend en compte les autres dans nos objectifs, parce qu'effectivement, je ne vais pas décider de partir à l'autre bout du monde, alors que ma famille ne peut pas, par exemple. Et maintenant, dernier point problématique par rapport au dev perso que je vais aborder ici, c'est un point important et pourtant qu'on néglige beaucoup, c'est l'ego. En fait, dans le texte perso, finalement, on ne prend pas ou peu en compte l'ego. Surtout comme Allah nous en parle dans le Coran avec les trois types d'ego. Et sans vous faire un cours sur l'ego, parce que ce n'est pas le sujet ici, on a trois types d'ego, de nefs, qui sont cités dans le Coran. Donc on a nefs amarabissu, qui est l'âme incitatrice au mal. On parle d'ego ou d'âme, ça dépend. Deuxième type de nefs, c'est la nefs lawamma. l'âme qui se blâme. Et la troisième, c'est la nefs mutma inna, qui est l'âme apaisée. Et pour résumer, donc la première, l'âme incitatrice au mal, c'est une âme qui pousse l'individu vers les désirs, les péchés, qui est dominée un peu par les instincts et les passions. La deuxième, donc l'âme qui se blâme, nefs la wama, c'est une âme qui est consciente de ses erreurs et de ses péchés, et qui se repend, et qui blâme et critique ses actions en cherchant à s'améliorer. Et la troisième nefs, donc mutma inna, l'âme apaisée, c'est une âme qui est en paix. et qui satisfait la volonté d'Allah et qui atteint cet état un peu de tranquillité grâce à sa foi et à sa soumission à Dieu. Encore une fois, je ne vais pas vous faire un cours sur les différents neufs, mais en gros, on peut prendre les mauvaises décisions si on se base sur l'ego, et d'autant plus si on se base sur l'ego qui incite au mal, si on se base aussi sur le regard des autres, si on se base sur le fait de vouloir être bien vu, etc. Et en fait, quand on n'est pas au courant de ces trois types de neufs, ça va être difficile dans la prise de décision de faire de la clarté sur tout ça, de comprendre un peu ce qu'il y a à l'origine de notre décision, de notre besoin. C'est pareil dans les conflits, c'est pareil dans tout finalement. Et donc pour résumer sur ces problématiques du def perso, à mon sens c'est vraiment très important d'avoir en tête ces trois problématiques, notamment lorsqu'on lit du développement personnel, et d'avoir et de développer son esprit critique. Et également, bien entendu, de développer ses connaissances par rapport à l'islam, c'est hyper important, parce que ça va être important de se rappeler que l'être humain, il est imparfait. Et donc se demander si l'auteur ou l'autrice de ce livre prend en compte ces éléments qui sont indispensables. Et attention, je ne blâme personne, d'accord ? Moi, la première, j'ai travaillé de sens et concept, notamment des trois neufs, et souvent, j'ai remarqué qu'il y avait des limites, en fait. Lorsqu'on ne prend pas l'humain dans son entièreté et donc avec son âme, avec ses trois types de neufs, etc., on peut avoir du mal à résoudre le problème à la source. Donc c'est vraiment important d'avoir conscience de tout ça et notamment donc des dérives. Du coup, pour résumer un petit peu tout ce qu'on a dit, parce qu'on a dit pas mal de choses, eh bien là je vous partage un peu mon avis personnel, à vous d'ouvrir le vôtre bien sûr, mais mon avis personnel c'est qu'on peut rechercher son bien-être et que c'est même un devoir de prendre soin de soi, d'être active. de contribuer, d'avoir des rêves, et il n'y a pas de petits rêves. Également, c'est important de savoir et de se rendre compte que la sagesse, elle se prend partout, d'accord ? Elle ne se prend pas que chez les musulmans. Donc, à mon sens, c'est complètement ok de lire des livres de def' perso. Par contre, je vous encourage vivement à faire preuve de discernement, à développer votre esprit critique, vos connaissances, pour pouvoir vous faire votre propre opinion. Et donc, comme je le disais un petit peu plus tôt, c'est complètement ok à mon sens, et même c'est ce qu'il y a là-dedans, encore une fois, il ne demande pas de sentir mal. Donc c'est complètement ok de se développer personnellement, c'est pas du tout en contradiction avec notre religion, si on prend en compte notre religion. Et maintenant que je vous ai partagé ma réflexion, je ne vous invite pas encore une fois à me croire sur parole, mais je vous invite à vous faire votre propre opinion et à vous poser des questions. Et du coup, je vous propose quelques questions à vous poser. Et je vous invite d'ailleurs à prendre le temps d'y réfléchir, notamment par écrit, parce que c'est complètement différent que de juste poser la question rapidement, deux, trois secondes dans sa tête. La première question que j'ai envie de vous poser, que je vous propose de vous poser, c'est qu'est-ce que je pense du développement personnel ? Deuxième question, est-ce que mon avis a changé avec cet épisode ? Et si c'est le cas d'ailleurs, n'hésitez pas à me le faire savoir, ça m'intéresse. Troisième question, qu'est-ce que je décide d'en faire ? Qu'est-ce que je décide de faire de ces réflexions, de mes réflexions personnelles ? Et pour finir, de quoi est-ce que j'ai besoin dans tout ça ? Voilà pour cet épisode. Je pense que vous voyez qu'on commence un petit peu à rentrer dans l'introspection. Et justement, on va continuer dans cette direction. On va parler de nos pensées et de leur impact dans notre vie dans le prochain épisode Injarba. N'oublie pas de t'abonner au podcast pour ne rien louper. Et on se retrouve dans le prochain épisode. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté. Et dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi. C'est un vrai cercle vertueux de Hesénet. Et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve, ma sœur, et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.