Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh mes soeurs. Honnêtement... je ne peux pas vous exprimer à quel point je suis heureuse de vous retrouver pour cet épisode après cette pause. Et subhanallah, cet épisode, à la base, je l'ai initialement préparé pour vous informer que j'allais prendre une pause à durée indéterminée et je n'ai jamais réussi à enregistrer cet épisode parce que clairement, ce n'était pas ma priorité. Et ça tombe bien parce qu'aujourd'hui, on va parler, incha'Allah, des priorités, de nos priorités en tant que femmes musulmanes et du coup, le podcast n'était pas une de mes priorités. Mon travail n'est pas... ma priorité. Et ce, même s'il est en lien avec Allah. Et je pense sincèrement que cette pause, c'était la meilleure chose à faire et pour vous, et pour moi. Mais j'ai eu beaucoup de mal à l'accepter, franchement. Je vais vous expliquer pourquoi et je vais un petit peu vous parler de moi dans cet épisode. L'objectif, c'est clairement pas de vous raconter ma vie, et vous allez voir que finalement vous allez avoir très peu de détails, enfin pas de détails du tout même, mais c'est de vous partager le cheminement et ce que j'en ai appris, et c'est aussi pour illustrer en fait les propos que je vais avoir, parce que Vous savez, c'est parfois facile de parler d'un sujet de manière théorique, mais la pratique, c'est ça qui nous montre comment mettre les choses en pratique. D'ailleurs, ça me fait penser, je n'avais pas prévu de parler de ça, mais vous savez, notre main d'emploi à nous, c'est le Qur'an et la Sunnah. Et en fait, on a besoin de la Sunnah du prophète Mohamed Sallallahu Alaihi Wasallam pour nous montrer comment est-ce qu'on applique le Qur'an. Et on nous dit même que le prophète Sallallahu Alaihi Wasallam était un Qur'an vivant, en fait. Et d'où l'importance d'illustrer ses propos. Alors, bien entendu, je ne fais aucun parallèle entre moi et le professeur Salim, d'accord, mais c'est juste que je pense qu'on a besoin d'exemples. Vous savez, notre cerveau, il fonctionne beaucoup avec les analogies, et il va y avoir des métaphores dans cet épisode, incha'Allah. Et donc, je vous disais, c'était assez dur à accepter pour moi cette pause, parce que je m'étais promise, à la base, de faire un épisode de podcast par semaine durant un an au moins. C'était mon deal avec moi-même. Et ensuite, de m'accorder des pauses. Et je savais que j'aurais besoin de pauses, parce que j'ai déjà eu un podcast auparavant, je connais la charge de travail. Ma vie est aussi différente aujourd'hui, je n'étais pas maman à l'époque, aujourd'hui je le suis, bref il y a plein de choses qui ont changé. Donc je savais que ça demandait du travail et que ça allait me demander beaucoup d'efforts et donc ensuite d'avoir des pauses. Et ça c'était mon plan, mais Allah en a décidé autrement. Notamment, je vous en ai un peu parlé, j'ai eu la perte d'un être cher en décembre dernier, l'al-Ahmoud. Et en fait on aurait pu croire que le message était passé avec ce décès parce que je vous le disais, un décès c'est toujours un rappel, mais pas complètement. Et en fait, suite à ça, j'ai eu du mal à revenir au boulot, j'ai eu du mal à reprendre le podcast, vous l'avez vu, il y a eu une pause, et j'ai aussi commencé à ressentir énormément de fatigue. J'ai commencé à ne plus réussir à faire des choses basiques, un peu mon strict minimum, des choses qui étaient faciles pour moi avant, devenaient difficiles et même impossibles à faire. Tout ça pourquoi ? Tout simplement parce que je ne respectais plus mes priorités en tant que femme musulmane. Donc oui, on arrive au sujet. Malgré tout ça, Je me suis quand même obstinée en fait. Parce que je vous le disais, je m'étais promis de respecter ça, parce que c'était ça être quelqu'un de fiable, parce que c'est ce qu'il faut faire quand on a un podcast. Ok très bien, mais selon qui ? Et qu'est-ce qu'Allah nous dit de tout ça ? Est-ce qu'il nous dit de nous épuiser à la tâche ? Et puis qu'est-ce qu'on se dit nous-mêmes d'ailleurs quand on n'arrive pas à faire ce qu'on avait prévu ? Quel est le discours intérieur qu'on a envers soi-même ? souvent assez difficile, voire malveillant, et non pas bienveillant. Et là je vous renvoie d'ailleurs à l'épisode sur la bienveillance, j'ai plus le numéro en tête. Bon, moi Alhamdoulilah c'est quelque chose que j'avais déjà pas mal travaillé, néanmoins ça m'a pas forcément sorti de l'auberge. Et en fait c'est un cercle vicieux parce que lorsqu'on fait plus que ce qu'on peut faire, eh bien on s'épuise tout doucement, sans forcément s'en rendre compte. Et pour être honnête, je m'en suis rendue compte lors d'un rendez-vous avec une thérapeute musulmane, parce que oui, moi aussi je me fais accompagner. Et je n'ai pas réussi à le voir seule. Et c'est vraiment lors de ce rendez-vous que j'en ai pris conscience. Et je vais me permettre de donner le nom de cette thérapeute, parce que c'est une femme exceptionnelle, Alhamdoulilah, qui m'a beaucoup apporté ces dernières années. Elle est une grande cause de bien pour moi, pour beaucoup d'autres sœurs, et Inch'Allah pour encore d'autres sœurs encore. Et cette femme, c'est Nadia Hamoudi, du compte et du site internet « Être musulmane » . Et je la recommande vivement, et honnêtement, je ne recommande personne d'autre qu'elle pour l'instant, en tout cas des accompagnements que moi j'ai pu faire. Et je vous invite vraiment à faire des dou'as pour elle, que vous la connaissez ou pas, parce que quand on aide des gens à se rapprocher d'Allah, honnêtement, c'est pas facile, à plein plein plein de niveaux. Et si je donne son nom également, c'est parce que je me permets aussi de reprendre sa métaphore qui m'a beaucoup aidée et que je me suis empressée de partager autour de moi. Et cette métaphore, c'est la métaphore du compte en banque. Et en gros, l'idée c'est d'imaginer, je pense que c'est facile à imaginer, on a tous un compte en banque. Imaginons que j'ai mon compte en banque, il y a de l'argent dessus, il n'y a pas des milliers de décembre, mais il y a de l'argent dessus. Et je vais dépenser de l'argent, tranquillement, et c'est ok parce que j'en ai. Donc je vais dépenser, avec des dépenses plus ou moins utiles, mais je vais dépenser. Et le truc, c'est que je vais dépenser plus que ce que je fais rentrer. Et durant un temps, ça va, il n'y a pas de souci, je suis encore dans le positif. Mais à un moment donné, si je ne fais pas attention, ça n'ira plus. Ça n'ira plus parce que je vais être dans le rouge. Et là, catastrophe. Catastrophe parce qu'une fois que je suis dans le rouge, le truc, c'est que je vais encore avoir des dépenses à faire, même si je diminue mon nombre de dépenses, et que je reste que sur de la nécessité, je vais quand même avoir des dépenses à faire. Donc je vais être encore de plus en plus dans le rouge. Et en fait, c'est pareil avec l'énergie. Et c'est un peu ce qui m'est arrivé personnellement. J'avais un bon équilibre, en tout cas, c'est ce dont j'avais l'impression. Et en fait, je ne me rendais pas compte que je m'en demandais trop. C'est-à-dire que je dépensais plus d'énergie que ce que je faisais rentrer. Et le truc, c'est qu'à force de déséquilibrer ses priorités, moi personnellement, notamment de ne pas prendre assez de temps pour moi, ma santé, notamment mon sommeil, mon activité physique, mais aussi des vrais temps de qualité pour moi, des moments de... plaisirs qui ne sont pas à but productif, qui ne sont pas à première vue utiles en tout cas de ce que nous dit la société, mais qui le sont en fait, eh bien notre cerveau s'épuise. Et à un moment donné, c'est juste trop. Et tout devient trop. Et vous savez, ça commence tout doucement. Ça commence par « bon là je ne vais pas faire mon sport parce que j'ai telle présentation à finir pour le boulot » . Et puis ensuite une deuxième et une troisième séance de sport qui saute. Et puis ensuite c'est un moment de lecture qui saute. puis un moment de lecture avec le Cor-en, etc. Et en soi, c'est ok d'avoir un peu de flexibilité, d'accord ? On a un cadre. Et si à un moment donné, j'ai une séance de sport qui saute, c'est ok, parce qu'il y a eu quelque chose de plus prioritaire, c'est ok. Mais lorsque ça arrive plusieurs fois d'affilée, c'est un petit signal d'alerte, en fait, qu'il y a un truc qui ne va pas et qu'on est en train de déséquilibrer les choses. Tellement qu'on arrive à un moment où on n'arrive plus à faire le minimum. Et vous voyez, c'est le moment où on arrive dans le négatif. Parce que... si je reprends ma métaphore du coup de rembanque, au moment où j'ai plus d'énergie, en fait, et bien même le strict minimum, on n'y arrive plus. Les choses qui étaient basiques pour nous, on n'y arrive plus. Et on ne comprend pas, parce que c'était basique et qu'il n'y avait pas de sujet là-dessus. Et comment ça, je ne suis plus capable de faire ça ? Et en fait, à ce moment-là, on est d'accord, ce qu'il faut faire, c'est de reprendre de l'énergie, c'est de revenir dans le positif. Et donc, la seule chose à faire, c'est de regagner de l'énergie, avant de pouvoir ensuite dépenser. Et ensuite, Et du coup, de faire attention à ses comptes. Et donc quand je vous partage tout ça, vous le voyez, je pense que ça s'entend à posteriori, on se rend compte qu'Allah nous envoie plein de signes. J'ai eu plein de signes que j'étais en train de me fatiguer, mais je ne les ai pas vus. Ou plutôt, je n'ai pas voulu les voir. Et quand je les ai vus, parce que franchement je les ai vus, on le voit au bout d'un moment qu'on ne fait plus du tout de sport, on le voit au bout d'un moment qu'on lit moins le Coran, on voit tout ça au bout d'un moment. Et bien à ce moment-là, je me suis dit que je pouvais quand même y arriver. Et que j'avais pas le choix, il fallait que je continue et qu'il fallait juste que je refasse les choses que je faisais plus. Mais en fait, à ce moment-là, on se ment à soi-même. On se ment. Parce que, encore une fois, on n'écoute pas le signal d'alarme. Et quand on n'écoute pas le signal d'alarme, on continue à ne plus prioriser les priorités. On est en train de se calquer sur une priorisation erronée de nos priorités. Le problème, c'est que quand nos priorités ne sont pas dans le bon ordre, et ben c'est pas bon pour nous, et ce n'est pas non plus bon pour les autres. Et du coup, c'est quoi nos priorités en tant que femmes musulmanes ? Et là, je vous invite vraiment à faire une pause, si vous le pouvez, sur le podcast, et vous poser la question, si vous pouvez à l'écrit. On vous demandera, ok, c'est quoi ma priorité numéro 1, numéro 2, numéro 3, numéro 4 ? Moi, je les ai catégorisées en 4, mais voilà. N'hésitez pas à vous poser, vraiment, et vous poser la question. C'est quoi mes priorités ? Et vous allez voir que selon les personnes à qui j'ai posé la question, parce que je l'ai fait, j'ai posé la question en live à plein de personnes, il y a des personnes qui avaient tout juste, et il y a des personnes qui avaient pas tout faux, mais qui avaient faux. Et je vous partagerai ça juste après. Du coup, j'espère que vous avez pris un peu de temps si c'était possible pour vous. Et donc, la priorité numéro une, sans surprise, c'est Allah. On est d'accord. Si je ne mets pas Allah en priorité, rien n'a de sens. Et on en parlait déjà dans les premiers épisodes du podcast. Allah nous a dit pourquoi il nous a créés. Il nous a créés uniquement pour l'adorer. Et je ne vais pas revenir sur qu'est-ce que ça veut dire l'adorer. Je vous renvoie à ces épisodes. Deuxième priorité. Eh bien c'est soi-même, et oui, notre relation à nous, notre santé mentale, physique, émotionnelle, spirituelle. Et c'est très important de se rendre compte qu'on est en deuxième position, parce que oui, on va devoir rendre des comptes sur ce corps qu'Allah nous a donné, sur cet esprit qu'Allah nous a donné, sur tout ça. On va devoir rendre des comptes en priorité sur nous avant les autres. Troisième priorité, notre famille. Donc son mari, ses enfants, ses parents, frères et sœurs, etc. Quatrième et dernière priorité, le reste. La ummah, donc la communauté, le travail, etc. Et vous voyez, c'est le dernier élément, le travail. Le dernier élément. Et c'est logique. Pourtant, ce n'est pas du tout, ce qu'on nous apprend dans nos sociétés. Ni dans nos sociétés capitalistes, ni même dans nos cultures, subhanallah. Donc, dans nos sociétés capitalistes, souvent, il n'y a même pas la notion de Dieu. Souvent, c'est le travail qui est en priorité, n'est-ce pas ? Et dans nos cultures, ce qu'il y a souvent, c'est le sacrifice. Voilà, la femme se sacrifie pour tout le monde. Et j'ai même une de mes coachées qui m'a dit « Mais tu vois, même si toi tu t'es fait passer en dernier, parce que c'est ce qui s'est passé en fait, je me suis fait petit à petit passer de la deuxième position à la quatrième. Elle me dit « Mais en fait, même si toi tu t'es passé en quatrième, moi en fait j'existe même pas dans ce tableau de priorité. » C'est pas un endroit. Donc on a ça dans la culture, c'est la femme qui se sacrifie, qui se fait passer en dernier, qui n'existe même pas dans le tableau. Et parfois, avec l'histoire de nos pays d'origine, des pays d'origine de nos parents, la colonisation, les guerres, etc. Eh bien, le travail passe aussi en priorité. Et passe même avant Allah, subhanallah. C'est pas grave si tu ne fais pas tes prières à l'heure. C'est pas grave si tu dois enlever ton hijab. C'est un super travail quand même. Remettons les pendules à l'heure. De manière vraiment globale, remettons les pendules à l'heure et remettons les priorités en priorité. Parce que, est-ce que ça a du sens de travailler H24 ? Est-ce que ça a du sens de faire les choses pour la Ummah ? Si je n'ai pas donné mon haqq à mon corps, si je n'ai pas donné mon dû à mon corps, est-ce que ça a du sens d'aider les autres si je n'ai pas moi-même mes têtes à têtes avec Allah ? Et vous voyez, ça peut être insidieux quand on a un travail aussi en lien avec Allah, comme le mien actuellement, qui est en lien vraiment direct, même si tous nos boulots peuvent être en lien avec Allah, si on met l'intention, voilà, c'est en lien avec Allah. Mais vous voyez, quand vraiment notre travail c'est de parler d'Allah, c'est difficile. Et en même temps, vous voyez, la ummah... c'est au même niveau que le travail dans le sens où c'est dans les dernières priorités. Parce que ma relation à Allah, elle est en tête à tête. C'est moi et Allah avant tout. Je dois avoir cette tête à tête. Et donc, si on ne respecte pas cette priorité, non, ça n'a pas de sens. Non, ça n'a pas de sens de faire passer les autres avant soi et ensuite devoir avoir des comptes à rendre sur ce que nous, on n'a pas fait par rapport à nous. Notre première priorité, ce sur quoi on va devoir rendre des comptes encore une fois le jour du jugement, c'est d'abord et avant tout, nous. Et en fait, un exemple tout simple, c'est, est-ce que ça a du sens de dire à nos enfants d'aller prier alors que nous-mêmes on ne prie pas ? On est d'accord que ça n'a aucun sens. Déjà, je vais d'abord devoir rendre des comptes sur moi. Est-ce que moi je prie ? Je vais rendre des comptes sur ma salette avant la prière de mes enfants. Et bien entendu, je vais devoir apprendre à mes enfants à prier. Mais comment est-ce qu'ils apprennent les enfants ? Les enfants, ils apprennent en nous imitant. Donc en fait, c'est logique. Cet ordre de priorité, il est logique. Et d'ailleurs, Allah nous dit dans le Coran qu'il ne changera pas l'état d'un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas ce qui est en eux-mêmes. C'est une ayat du Coran que je commence à connaître par cœur. Malheureusement pour moi, que en français, et inshallah bientôt en arabe, c'est la surah 13, ayat 11. Et c'est logique, encore une fois. D'une part, parce que ma première priorité, c'est moi, et je n'ai de pouvoir que sur moi. Et d'autre part, parce que c'est comme ça que je vais montrer l'exemple. Bien entendu, attention, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, tout est une question d'équilibre. Et parfois, je ne peux pas me prioriser. Parfois, ça va être ma famille que je vais faire passer en priorité. Et je prends toujours le même exemple, si je suis une jeune maman et que mon enfant est en train de pleurer la nuit et que je suis épuisée mais qu'il a faim, bien sûr que je vais lui donner à manger. On est d'accord ? Et donc, je vais faire passer mon enfant avant mon besoin de sommeil. Mais c'est un équilibre, parce que si je fais ça tout le temps, parfois, ça peut avoir des catastrophes. Et là, moi, ce qui me vient tout de suite en tête, c'est, je pense, à toutes ces mamans qui ont secoué leur bébé. vous savez, les bébés secoués qui finalement finissent par mourir ou avoir de gros handicaps, et bien c'est parce que ça a été déséquilibré. Parfois je fais passer l'autre et puis parfois c'est moi en fait. Il y a besoin d'un temps pour tout, justement. Et on le voit, quand on se fait en place à un dernier, ça crée des catastrophes. Parce que c'est en prenant soin de moi que je pourrais mieux donner aux autres. Si je suis épuisée, je ne sers à rien. On ne peut pas arroser des plantes avec un roseoir vide. Je dois d'abord me remplir. Et vraiment... Maintenant je vous dis ça en connaissance de cause parce que c'est vraiment ce que j'ai vécu dernièrement. Je me suis fait passer en dernier et vous l'avez vu de manière vraiment très graduelle. Je ne me suis même pas rendu compte en fait. Et vous savez ce qui s'est passé ? Toutes mes autres priorités, toutes mes autres responsabilités en ont pâti. Toutes ! Et j'insiste parce que c'est assez choquant, moi-même j'ai été choquée. En étant en dernière, en me faisant passer en dernière, en n'ayant plus de temps pour moi, du coup j'ai commencé à me fatiguer, j'ai commencé à ne plus avoir d'énergie, j'ai commencé à être épuisée. Et donc ma relation prioritaire en a pâti, ma relation avec Allah, c'est logique. Quand on est fatigué, par exemple, dans sa prière, on va être moins concentré. Quand on est fatigué, on va moins prendre le temps pour lire le Qur'an. Quand on est fatigué, on va avoir beaucoup plus de mal à se lever la nuit pour prier. Vraiment, on n'en parle même pas en fait, ça n'existe même plus. Donc, première priorité, relation avec un lard qui est en pâti. Ensuite, ma relation avec ma famille en a pâti également. Bah oui, parce que quand on est fatigué et qu'on ne prend plus de temps pour soi, on a moins de patience, on a moins envie de faire les choses comme cuisiner. On a moins l'énergie et l'envie de préparer des activités avec ses enfants, etc. Et subhanallah, mon travail que j'avais priorisé par rapport à moi, la communauté que j'avais priorisé par rapport à moi, et bien ça aussi c'est un apathie. La preuve, le podcast, qui n'est inexistant depuis plus d'un mois. Est-ce que vous voyez donc l'importance de respecter ces priorités ? Et vous savez, Chetan il est fort. Il y a une sœur qui disait, je rigole parce qu'il y a une sœur qui me disait, non mais Chetan en fait il a des milliers d'années de pratique donc bien sûr qu'il est fort, bien sûr qu'il sait comment faire pour nous détourner. Et là, subhanallah, il m'a même fait croire que je faisais plus de bien pour les autres en les faisant passer en priorité. Mais sur le long terme, pas bien sûr que tout le monde est perdant, parce que finalement je vais faire moins de bien parce que je ne serai plus présente du tout. Et vous savez, je le répète souvent, Chetan il vient par deux portes, par les extrêmes, le laxisme ou la dureté. Quand on s'en demande trop, même faire trop de bien pour les autres, ben c'est pas bon. On arrive finalement à moins. Subhanallah. Vous voyez, il nous fait passer d'un extrême à l'autre. Je fais trop et puis je fais plus rien. Et après pour remonter la pente, ben c'est dur. Et une petite métaphore que j'aime bien pour nous rappeler l'importance du juste milieu, quand je vous disais là par exemple, même trop de bien, c'est mauvais, ça devient mauvais, c'est rien qu'avec de l'eau par exemple. Subhanallah. Si je bois trop d'eau, l'eau qui est bonne pour moi, d'accord ? Eh bien, si je bois trop d'eau, je meurs. C'est vraiment pour dire l'importance de l'équilibre du juste milieu qui est tant rappelé dans notre belle religion et l'importance de voir aussi quand on va dans les extrêmes parce qu'on va tous et toutes dans les extrêmes, vous voyez. Et c'est comme ça que le shaitan nous fait glisser. Mais alhamdoulilah, parce que même si le shaitan est fort, Allah est le plus grand. Allahu Akbar. Et quand on revient à Allah et sa parole, tout rentre dans l'ordre grâce à lui. D'où l'importance d'ailleurs de nous entourer de personnes qui nous rappellent sa parole. Et c'est un petit peu mon intention avec cet épisode, de pouvoir vous rappeler ce qu'Allah attend de nous. Et je vous le disais, mon intention ce n'est pas du tout de parler de moi, mais de vous dire que ça arrive à tout le monde, surtout dans notre société actuelle, et que même quand on sait les choses, parce que franchement je le savais, et vous allez voir, je vais vous dire des choses, vous les savez encore. Mais même quand on sait les choses, on tombe. Et vous savez, je parle souvent de confiance en soi comme le fait d'être une personne de confiance pour soi. Et bien être une personne de confiance pour soi, c'est s'aider à se relever quand on tombe. Être une personne de confiance pour soi, c'est se reposer quand on a besoin de repos. Être une personne de confiance pour soi, c'est appliquer le mode d'emploi qu'Allah nous a donné avec nos priorités. Et oui... il y a un rythme différent à trouver quand on remet nos priorités en priorité. Et ça prend un peu de temps à mettre en place. Et moi, la première, vous voyez, là, je reprends le podcast après de longues semaines, quasiment deux mois d'absence. Et pourtant, je n'ai pas encore retrouvé un vrai rythme. Je suis encore en mode économie d'énergie parce que, vous voyez, je suis remontée. Je ne suis plus dans le rouge. Mais je ne suis pas à un niveau très élevé non plus d'énergie. Donc vraiment, je dépense et puis je regagne beaucoup. Je dépense et puis je regagne beaucoup. Et j'en rigole et puis ça me refait penser à un élément qu'une de mes coachées m'a dit. Elle me dit « Mais tu sais Amina, je vois beaucoup de femmes au boulot avec moi, elles sont à fond, elles ne sont pas fatiguées. Comment ça se fait que moi je suis fatiguée ? » Elle parlait d'elle et puis bon, je relate, je prends ça en considération moi la première. Mais en fait quand on voit les autres qui sont pleins d'énergie, déjà on ne sait pas ce qui se passe dans leur vie. Parfois c'est une façade. Combien d'entre nous monterons cette façade ? Donc déjà ça peut être une façade, on en voit l'homme. Mais si ça ne l'est pas, qui dit qu'elles ne seront pas fatiguées dans un mois ? Deux mois, un an, cinq ans. Et je vous dis ça parce que j'étais cette femme au début de ma carrière, notamment quand je bossais, quand j'étais encore salariée, où je bossais 40, 50, 60 heures semaine. Mais honnêtement, c'est impossible de garder ce rythme sur le long terme. Il y a tellement de choses qui ne vont pas avec ça. Et franchement, il y a juste un truc à voir dans nos sociétés aujourd'hui. Le nombre de burn-out qu'il y a aujourd'hui, qui explose, c'est impressionnant. Et c'est logique, parce qu'on ne respecte pas notre fitra. Comment Allah nous a créés ? Pourquoi il nous a créés ? On ne respecte pas le mode d'emploi. Et imaginez que vous essayiez d'utiliser un couteau à beurre, par exemple. Pour couper de la viande, on est d'accord que c'est pas fait pour ça. On est d'accord que ça marchera pas bien. Et peut-être que ça marchera un moment, mais franchement, un moment ça marchera plus, vous n'arriverez plus à couper votre viande avec. Et en plus, ça sera vraiment difficile. C'est pas fait pour ça. Bah c'est pareil avec nous et notre énergie. Si on n'utilise pas notre corps, notre énergie, comme Allah nous l'a demandé, bah ça peut marcher un temps, mais ça marchera pas sur le long terme. Et c'est ni bon pour nous, ni bon pour les autres. Maintenant, comment on fait pour remonter la pente ? quand on en arrive là. Et mes sœurs, si vous n'en êtes pas encore là, au moment où vous n'avez plus du tout d'énergie, c'est aussi le moment, on ne va pas attendre d'être dans le rouge pour remonter. Et c'est ça, le but ça va être de remonter et de recharger les batteries. Médicament numéro 1, mes sœurs, le sommeil. Est-ce que je dors suffisamment ? On nous indique d'ailleurs que généralement on doit dormir 8-9 heures, sieste incluse bien sûr. Donc est-ce que je dors suffisamment ? Médicament numéro 2. Mettre son corps en mouvement, donc faire du sport, marcher. Est-ce que je marche suffisamment dans notre société où on est vraiment très sédentaire ? Est-ce que j'ai également une bonne alimentation, une bonne hydratation ? Est-ce que je prends le temps de respirer ? Et je dis ça, je souris parce que c'est quelque chose qui est naturel. On ne pense même pas à respirer. Et pourtant, souvent, on ne prend pas le temps de vraiment respirer avec des respirations profondes. Et je me souviens qu'une de mes coachées m'a dit « En fait, quand tu dis ça, je me rends compte que parfois je suis en apnée. » Mais ouais, subhanallah, on va jusqu'à oublier de respirer. Et un exercice, incha'Allah, je pense que je le ferai en épisode de podcast bonus, un petit exercice de respiration. Et quand on prend le temps vraiment de respirer, vous savez, aujourd'hui on parle beaucoup de cohérence cardiaque par exemple, on se rend compte qu'on est déconnecté à notre corps. Et vous voyez, c'est des choses simples dont je suis en train de vous parler. Vraiment, et c'est ça qui est le plus fou, c'est que je suis en train de vous parler de choses très simples. basiques même, essentielles, que vous connaissez déjà. Et malgré cela, on ne le fait pas. On ne le fait pas correctement. Et ça nous arrive encore de tomber. Et ça nous arrivera encore. J'en suis l'exemple, parce qu'on est imparfaits. Et Chetan est fort pour nous faire tomber aussi. On ne va pas se mentir. Et du coup, c'est hyper important de revenir sur ces basiques. Et bien entendu, on revient sur ces basiques et on remet les priorités en priorité. C'est-à-dire... Allah, nous, nos familles, et ensuite les autres, le travail, la communauté, etc. Et ce qui va être très important à se rappeler, c'est de ne pas oublier qu'on a besoin de remettre les priorités en priorité tous les jours de notre vie. C'est-à-dire, tous les jours de ma vie, j'ai besoin de mon temps en tête à tête avec Allah. Tous les jours de ma vie, j'ai besoin d'avoir du temps pour moi. Et je sais que celui-là, il est difficile. D'ailleurs, je vais m'attarder quelques temps sur cette deuxième priorité, qui est nous-mêmes. Et je m'attarde sur un point particulier, c'est qu'il va être très important de prendre du temps pour nous tous les jours, pour justement ne pas arriver en fin de journée complètement épuisé, à plat, lessivé, en voulant juste une chose, déconnecter. Et qu'est-ce qu'on fait dans notre société actuelle pour déconnecter à la fin de la journée ? Nourriture, réseaux sociaux, séries télé, etc. Et en fait c'est vraiment la soupape de notre cerveau, notre cerveau il n'en peut plus, il est épuisé, il veut juste déconnecter, débrancher. Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas répondu à son besoin dans la journée, tout simplement. Dans la journée, on a besoin d'avoir des temps de pause. On a besoin d'avoir du temps pour nous. On a besoin d'avoir des moments de plaisir. Et c'est très important, vraiment, je vous dis ça et je me le dis à moi avant tout. Et on a l'impression de ne pas avoir le temps. Coucou l'épisode de Podcast 23, où je parle du fameux « j'ai pas le temps » . Et attention avec cette phrase, parce que Allah est le temps, et nous le disons dans la Hadith aussi, et je vous renvoie d'ailleurs à cet épisode, parce que l'objectif c'est de se demander « qu'est-ce que je fais du temps qu'Allah m'a donné ? » Et donc je reviens au temps pour soi, et notamment au moment de plaisir. Et j'ai un petit outil à vous proposer par rapport à ça, c'est un outil que moi-même je suis en train de mettre en place, je n'ai pas du tout atteint cet objectif, mais je suis en train de le mettre en place, un pas après l'autre, incha'Allah. C'est d'avoir une liste des plaisirs, d'accord ? Une liste de nos plaisirs, des choses qui nous font plaisir. Et vraiment, à vous de voir ce que vous voulez mettre sur cette liste, mais ça peut être tout et n'importe quoi, ça peut être lire, ça peut être prendre un bain, ça peut être faire un masque, ça peut être faire une balade, enfin vraiment, ce que vous voulez. Et l'objectif, ça va être de venir piocher chaque jour une chose pour avoir sa dose de plaisir. Et ne pas aller vers... Ces autres plaisirs qu'on ne veut pas forcément dans notre vie, je pense qu'aucune d'entre nous n'a envie de passer des heures sur les réseaux sociaux, de perdre encore plus de temps, de perdre encore plus d'énergie finalement, etc. Et pour autant, c'est un peu la facilité qu'on a eue, c'est l'habitude qu'on a aujourd'hui pour déconnecter, c'est quelque chose qui est facile pour notre cerveau, alors même que c'est contre-productif. Mais si on le fait, c'est parce qu'en fin de journée, ok j'ai besoin de repos, mais j'ai aussi besoin de plaisir. Et c'est pas... En fait, normalement, j'ai besoin de robots, donc je devrais juste aller dormir. Oui, mais ce n'est pas si évident que ça, parce qu'on a aussi besoin de plaisir, vous voyez. Et c'est aussi important, parce qu'on n'est pas des robots, en fait. Ça semble évident dit comme ça, mais on n'est pas des robots. On ne peut pas être juste dans l'action et le faire, faire, faire, et je ne fais pas tout doux. Étape 1, amener les enfants à l'école. Étape 2, ceci, cela. Et moi, je vis quand, en fait ? On n'est pas des robots, tout simplement. D'où le fait de prendre en compte ses besoins et d'y répondre, incha'Allah. Et quand je vous dis ça, tout de suite, moi, ça me fait penser également au fait de reprendre notre place de femme dans la société. Parce qu'on essaye souvent de prendre une place d'homme. On essaye d'être dans l'action tout le temps, On essaye d'être productif plus, plus, plus, tout le temps, Mais en fait, on n'est pas faite comme ça en tant que femme. On n'est pas des hommes, déjà. Bon, je pense que physiquement, ça se voit. Ça se voit également au niveau hormonal. On a un cycle menstruel. Au niveau du moi. Ça fluctue, notre énergie fluctue. Donc, on ne peut pas attendre de nous d'être des hommes, d'accord ? D'être des personnes constantes, avec toujours, toujours le même niveau d'énergie, le même niveau de besoin. On ne peut pas. On a besoin aussi de prendre des temps pour nous, de cultiver notre relation à Allah, de prendre soin de nous physiquement, émotionnellement, à tous ces niveaux-là. Et c'est vraiment, c'est dans notre fitra de femme, d'accord ? Donc, c'est hyper important. Et je vous le disais tout à l'heure, On juge ces moments-là qui ne sont pas forcément utiles parce que pas productifs dans le sens où je produis quelque chose. Mais en fait, c'est important parce que c'est comme ça que je réussis à gérer mon énergie. C'est comme ça que je pourrais être plus productive par la suite, si je prends ces temps-là aussi pour moi. Et honnêtement, quand je vous dis tout ça, déjà, c'est pas forcément évident pour moi de mettre tout ça en place, ça c'est la première chose. C'est pas forcément évident aussi pour moi de vous avouer mes faiblesses. Et en même temps... J'ai clairement pas envie de contribuer au mythe de Wonder Woman, d'accord ? Mon intention première, et j'essaie de la reformuler régulièrement, c'est de m'aligner avec ce qu'Allah attend de nous. Et on va tous tomber. On va tous continuer à tomber. L'important, ça va être de voir les signes et de pas attendre que l'énergie soit vraiment trop basse pour prendre la décision de rééquilibrer les choses. Et franchement, moi la première, je sais très bien que j'aurais pu prendre cette décision plus tôt. Mais je me suis obstinée. Et un de mes défauts, honnêtement, c'est d'être têtu. C'est bien de connaître ses défauts parce qu'on peut travailler dessus. Et je sais très bien que si je m'étais écoutée plus tôt, je n'aurais pas eu besoin de faire cette pause de cette manière, par exemple. Mais il y a une sagesse dans toute chose. Et quand on tombe, on comprend certaines choses. Et la première chose, je vais me permettre de vous partager ça un peu en bonus là, c'est que je n'aurais jamais cru tomber si bas. Je n'aurais jamais cru tomber de cette manière. Vraiment, je n'aurais jamais pensé que ça allait être une épreuve pour moi, que j'allais vivre. Que j'allais avoir une baisse de foi et vivre cette baisse de foi de cette manière. Vraiment, je vous épargne certains détails personnels, mais j'aurais pu m'attendre à tout sauf ça, subhanallah. Et du coup, quand ça arrive, ça permet de gagner en humilité. Ça permet vraiment de se rendre compte que c'est Allah qui contrôle tout. Et même par rapport à notre foi, nos baisses de foi, les moments où on est le plus haut en termes de foi, en fait, c'est grâce à Allah. C'est parce qu'Allah l'a décidé. Bien sûr, on a fait des causes aussi, mais c'est parce qu'Allah l'a décidé. C'est vraiment incroyable. De se rendre compte d'où combien également cet équilibre est important. Ses priorités sont importantes. Encore une fois, c'est Allah qui nous a créés. Il nous a donné notre mode d'emploi. Donc c'est logique que si on n'utilise pas le mode d'emploi, ça ne marche pas. Et honnêtement, ça m'a également permis de me canaliser. Et d'arrêter de vouloir aller trop vite. Et vous voyez, le temps que j'ai pris avant de faire cet épisode, j'ai pu aussi me réquestionner sur le podcast. Sur mon intention avec ce podcast. Parce que l'intention, elle change. Et ce podcast, c'est beaucoup de travail. Aujourd'hui, faire un épisode par semaine, ça me demande une journée de travail par semaine. Je ne sais pas si vous imaginez et si vous vous rendez compte, mais c'est énorme en termes de temps. Et c'est actuellement pas en accord avec mes priorités. Peut-être que plus tard, ça le sera, et peut-être que ça me demandera moins de temps. Mais là, c'est pas le cas. Et du coup, une décision que je vous partage également, c'est que le podcast revient, incha'Allah, mais avec deux épisodes par mois, et non pas un épisode par semaine. On va avoir sur ces deux épisodes un épisode solo, où je vais aborder une thématique en profondeur. Si vous avez l'habitude de m'écouter, vous savez que je suis assez structurée, que j'aime bien aller en profondeur. Et du coup, ça c'est pas quelque chose que j'ai envie de diminuer, voyez, parce que j'aurais pu prendre la décision de continuer un épisode par semaine, mais de diminuer la profondeur, et ça c'est pas quelque chose d'envisageable pour moi. C'est pas quelque chose que je veux. Donc un épisode solo par semaine, où on va aller en profondeur, incha'Allah. Et un épisode d'interview d'une musée mal en chemin, parce que je trouve que c'est des épisodes qui sont... tellement, tellement, tellement importants de montrer qu'on est tous en chemin. Et franchement, j'ai des pépites qu'on a enregistrées là, ces dernières semaines, donc vous voyez, j'ai pas non plus chômé. Et j'ai vraiment trop hâte de vous les partager, Inch'Allah. Et sachez également que j'ai une certaine frustration avec le fait de diminuer des épisodes. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai pas pris la décision tout de suite, j'ai mis le temps de gérer cette frustration, parce que la frustration fait partie de la vie, parce que je peux avoir envie de faire quelque chose, et ne pas pouvoir le faire tout de suite, ou comme je le veux moi. D'ailleurs, c'est aussi à ça que nous sert la religion. Ça nous donne un cadre, parce que parfois on veut quelque chose qui n'est pas bon pour nous, et inversement, et Allah nous dit dans le Coran, j'ai pu les verser en tête, mais je suis sûre que ça va vous faire penser à certaines ayyettes. Et vous savez, il y a une chose qui nous aide à dominer ça, à travailler sur notre frustration. C'est Ramadan. Ramadan qui arrive très vite, incha'Allah, car Allah nous permet de vivre ce Ramadan de la meilleure des manières. Durant Ramadan, quand on jeûne, on a envie de boire, on a envie de manger. On a envie d'avoir des relations avec son mari, par exemple. Et ce sont aussi des besoins, physiologiques, physiques, des besoins qu'on prend en considération, d'accord ? On prend en considération ses envies et ses besoins, mais par contre, on se dit non, plus tard. Et quand on fait ça, on travaille à éduquer son neuf, donc son égo. Vous voyez à quel point notre religion est parfaite, elle nous fait travailler sur tous les points de notre vie. Et franchement, en réfléchissant à tout ça, et aux raisons de ma frustration, à diminuer le nombre d'épisodes, J'ai appris aussi beaucoup de choses, d'où l'importance de l'interprétation et de travailler sur soi. Je vous partage encore des deux petites petites pistes bonus. La première chose, vous savez, je vous ai dit que ça m'a fait requestionner mon intention. Une des choses dont je me suis rendu compte, une des pensées que j'avais, c'est en fait, si je ne fais pas un épisode par semaine, musulman en chemin ne pourrait pas fonctionner. Et bien, vous savez quoi ? Allah m'a forcé à ne pas faire d'épisode pendant plus d'un mois. Et pour autant, j'ai pas mal de personnes qui ont pris des coachings avec moi, alors même que je ne postais pas d'épisode. alors même que j'étais très peu présente sur les réseaux, etc. Et je me suis rappelée d'une période de ma vie, donc dans mon ancien business de coaching, quand je ne parlais pas encore d'Allah, ça me fait vraiment bizarre de repenser à ça, mais je me suis rappelée qu'à ce moment-là de ma vie, j'avais aussi un podcast avec un épisode par semaine. Et pour autant, il y a des moments où j'avais très peu de clientes, voire pas du tout. Et ça, c'est un excellent rappel. C'est un excellent rappel que le risque vient d'Allah. Et que ce n'est pas parce que je fais un épisode par semaine que je vais avoir des clientes. C'est Allah. qui met ses clientes sur mon chemin. Et Allah gère pour moi. Franchement, je suis très heureuse de déléguer ça à Allah parce qu'il sait mieux que moi quelles sont les bonnes personnes à accompagner. Alhamdoulilah. Donc ouais, vraiment, premier gros apprentissage, le risque revient d'Allah. Et qu'est-ce qu'Allah attend de moi ? Est-ce qu'il attend vraiment de moi que je fasse un épisode par semaine ? Et bien entendu, quelle est mon intention quand je fais un épisode ? Je ne veux absolument pas que mon intention, ce soit juste d'avoir des clientes. Mais vraiment, c'est... Vous voyez, l'intention, elle est changeante, je vous le disais. C'est pas forcément facile d'avouer ça, mais je pense que c'est important qu'on soit honnête, n'est-ce pas ? Et montrer qu'on est tous faibles et faillibles. Mais notre intention, elle change. Donc à nous de renouveler constamment notre intention. Et c'est une chose que je compte faire, en reprenant le podcast, et que je compte me rappeler tous les jours, jusqu'à ce que je retombe, et ainsi de suite. Une autre prise de conscience, ça a été la société de consommation dans laquelle on est. Je sais pas si vous vous rendez compte, mais cette pression consommée à produire toujours plus, consommer toujours plus et ce, même dans l'apprentissage. Mais quand on est dans cette frénésie-là, que ce soit en produisant plus, que ce soit en consommant plus, en habituant aussi les autres à consommer beaucoup de contenu, à avoir une notification toutes les semaines, à écouter, non pas un, mais deux, mais trois, quatre épisodes de podcast avec tous les podcasts qui existent, et c'est très bien, c'est très bien. Mais quand on consomme du contenu, quand on apprend des choses, la pratique elle est où après ? Parce que ce que j'apprends, je dois le mettre en pratique. Et moi la première, d'accord ? Et d'ailleurs, si je suis que dans le mode production, j'ai ni le temps de mettre les choses en pratique, ni le temps d'apprendre de nouvelles choses. Parce que oui, une des choses que j'ai délaissées ce printemps-là, c'est mes cours de sciences islamiques. Et ça, je ne suis pas du tout ok avec ça. Je ne suis pas du tout ok avec ça, vous voyez ? Donc, je suis beaucoup plus à l'aise avec cette décision de produire moins. Parce que c'est hors de question pour moi, d'une part, d'être le corps d'un animal chaussé, Je vous le dis souvent, mais est-ce que vous avez envie d'acheter des chaussures à un coordonnier qui a les chaussures trouées ? Moi personnellement, non. D'autre part, il est hors de question pour moi de contribuer à une société de consommation du toujours plus. Bien entendu, oui, on avance, incha'Allah, vers l'ihsen, mais tranquillement, un pas après l'autre. Et on prend le temps de se nourrir, on priorise les priorités, parce qu'on ne peut pas arroser des plantes avec un arrosoir vide. Et sur cette belle métaphore, je pense qu'on est beaucoup à être fatigué en ce moment. Je l'ai vu autour de moi. On est beaucoup à être fatigué. Et en même temps... Un élément qui va nous aider à recharger les batteries, c'est Ramadan. Ramadan qui arrive très vite. Et c'est logique qu'on soit fatigué si ça fait un long moment qu'on n'a pas vécu Ramadan. Ramadan, il est là pour nous donner de l'énergie, pour nous recharger les batteries. Et je reprends la métaphore de Zainab de Coran de mon cœur, qui nous dit que Ramadan, c'est la station d'essence qui arrive. Et franchement, je crois que c'est une des premières fois que je le ressens à ce point comme ça. Vraiment, j'ai besoin de recharger mes batteries et j'attends Ramadan avec impatience. Allahumma belirna Ramadan. Donc Allah nous permette d'accéder à ce Ramadan, Inch'Allah. Ah, j'ai pas la traduction, ma dame, voilà. Mais vous avez compris. Et donc, préparons-nous dès maintenant à accueillir Ramadan. Reposons-nous, écoutons-nous, devenons cette personne de confiance pour soi, grâce à Allah. Faisons confiance à Allah, notre Créateur, sur notre mode d'emploi. C'est logique. Et d'ailleurs, le programme Confiance, dont je vous ai déjà parlé plein de fois, revient, Inch'Allah, durant Ramadan. Vous voyez, à la base, je voulais le mettre en place avant Ramadan, mais après, Inch'Allah, c'est Allah qui décide, et je pense que c'est très bien de vivre ce programme durant Ramadan, parce que quel meilleur mois pour remettre Allah au centre de sa vie, pour travailler sur sa relation à Allah, sur sa relation à soi, parce qu'on est d'accord que Ramadan, je vous le donnais avec l'exemple de la frustration, c'est là bien plus pour juste nous priver de manger et de boire, on est d'accord. Et du coup, le programme Confiance démarre le 10 mars, Inch'Allah, 4 semaines pour travailler sa relation. à soi et à Allah. Et au moment où je vous parle, ça va être la troisième fois que je relance ce programme qui fonctionne bien dans le sens où mes clients ont de très bons résultats, alhamdoulilah, grâce à Allah vraiment. Je dis toujours que je suis une cause pour vous permettre d'avoir ce cadre et de travailler sur tout ça. Et c'est Allah qui donne les résultats, bien entendu. Et je vous laisse aller lire les avis des sœurs directement sur le site musulmanenchemin.com Et c'est un programme que j'améliore à chaque fois. Et clairement là, je vais ajouter des apprentissages avec nos priorités pour devenir cette personne de confiance pour soi. n'est-ce pas ? Parce que ça passe clairement par utiliser le mode d'emploi et ça passe clairement par nos priorités. J'ai vraiment hâte de vous accompagner durant ce programme. Il y a déjà des inscrits, je vous le disais, c'est incroyable parce que j'en ai pas parlé de ce programme, quasiment pas du coup, et pour autant il y a des gens qui sont inscrits, donc vraiment le risque vient d'Allah, ça c'est une chose. Et c'était une invocation que j'avais faite la première fois que j'ai lancé le programme, c'est que Allah choisisse pour moi les personnes qui vont participer au programme. Parce que qui C'est mieux que lui, ce qui est bon pour nous, que ce soit pour moi ou pour vous. Donc, elhamdoulilah. Sur ces belles paroles, j'espère que cet épisode vous aura été utile, d'ailleurs, que vous preniez ou pas le programme, vraiment ça n'a aucune importance par rapport à ça. J'espère que ça aura été un bon rappel pour vous de prioriser vos priorités. Et pour info, à chaque fois que l'on parle, c'est avant tout un bon rappel pour moi, donc elhamdoulilah. Je suis également ravie, en cette fin d'épisode, de pouvoir dire elhamdoulilah, j'ai enregistré l'épisode. J'y croyais plus. Non, c'est pas vrai. C'est pas que j'y croyais plus, mais je me mettais plus de date parce que franchement, j'ai essayé de l'enregistrer plein de fois, mais Allah sait mieux ce qu'il y a de bon pour nous. Donc, al-hajjulah. Je vous souhaite une très belle journée, soirée, au moment où vous m'écoutez et à très vite, incha'Allah. Bisséham al-koum, artoula wa barakato. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté. Et dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi. C'est un vrai cercle vertueux de Hassanet. Et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, N'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve ma sœur et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.