Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier, pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques, et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Esselamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh mes soeurs, et bienvenue dans l'épisode 37 du podcast Musulmane en chemin. Dans cet épisode, on va parler, vous l'avez vu, d'une pensée qui revient souvent, parfois même sans qu'on s'en rende compte, c'est ce fameux « ce n'est pas assez » . Et je suis vraiment ravie déjà de vous retrouver, ça fait longtemps que j'ai pas fait d'épisode de podcast, encore plus heureuse de vous retrouver aujourd'hui et d'aborder cette thématique durant le mois de Dhul-Qa'ada, qui est l'un des quatre mois sacrés mentionnés dans le Coran. Et son nom en arabe, ça vient de la racine Qa'ada. Je pense que celles qui ont des origines maghrébines, qui comprennent la Dalija, l'arabe de manière globale, vous voyez ce que ça veut dire globalement quand on dit « nuk'aïd » , donc « je m'assois » . Et en fait, « k'aïda » , ça signifie « s'asseoir » , « faire une pause » , « s'arrêter » . Et donc, c'est un mois, historiquement, où on suspend les conflits, où on fait des trêves. Mais au-delà du contexte historique, c'est un mois qui nous invite à ralentir, à prendre le temps et à revenir à. l'essentiel. Et j'en profite pour vous dire que personnellement, c'est un mois où j'en profite aujourd'hui, en tout cas, ce n'est pas le cas par le passé, mais aujourd'hui, j'en profite pour travailler moins, en fait. J'ai d'ailleurs fermé mes chronos de coaching, comme certaines l'ont remarqué et m'ont envoyé quelques mails par rapport à ça. Je vais faire une pause totale, in charla, au mois de juin. J'ai vraiment besoin de me ressourcer pour vous accompagner au mieux, en fait. J'ai besoin d'abord de penser à moi, en fait. Je suis ma première MNA. et plein d'autres priorités que j'ai, comme j'en parlais d'ailleurs dans l'épisode sur les priorités en tant que femme musulmane. Néanmoins, je ne vous oublie pas, je prépare des épisodes à l'avance pour les mois de mai et juin, et donc sachez que, incha'Allah, vous aurez bien deux épisodes par mois, un fait par mes soins, comme celui-ci, et deux interviews de femmes absolument exceptionnelles. Vraiment, je pense que vous allez être ravis d'écouter ces interviews et de découvrir sous un autre angle ces femmes. Et je vous dis ça parce que ces interviews, elles sont déjà enregistrées au moment où je fais cet épisode. Donc je sais que vous allez être, Inch'Allah, ravis et qu'il y a vraiment des pépites. Alhamdoulilah. Mais du coup, qui dit pause par rapport à moi, dit également pause réseaux sociaux. Parce que dans ce monde, on est vraiment hyper connectés. Imaginez, moi, ça fait aussi partie de mon métier. J'ai choisi que ça fasse partie de mon métier. C'est vraiment un choix et j'en suis reconnaissante. Ça permet plein de choses, les réseaux sociaux. Mais on ne va pas se mentir. C'est aussi... Assez difficile, on est hyper connecté, c'est une addiction, ça devient même une addiction. Et donc j'ai aussi besoin d'une petite détox digitale. Donc pendant ce temps-là, pendant le temps où je ne serai pas là, n'hésitez surtout pas à partager le podcast autour de vous, parce que du coup je ne serai pas là pour le partager. Et car là, je vous en récompense infiniment. Au-delà de ma pause, du coup je trouve que c'est un très beau cadre, ce mois de Dolréada, pour ce dont on va parler aujourd'hui, donc cette pensée. qui nous freine bien plus que ce qu'elle pourrait nous aider, cette pensée de « ce n'est pas assez » . Parce que si on prend le temps de s'asseoir un instant, n'est-ce pas ? J'aime bien les jeux de mots. De regarder notre parcours globalement avec honnêteté, et bien souvent on va réaliser que c'est parce qu'on a fait des petits pas qu'on a réussi à en faire de grands par la suite. Et c'est lorsqu'on s'empêche de faire des petits pas, parce que c'est pas assez, Ou qu'on essaye directement de faire des gros pas, qu'on n'avance finalement pas. Et c'est assez fou, subhanallah, que je vous parle de ce sujet maintenant, alors que je viens tout juste de clôturer un accompagnement avec une sœur que j'ai suivie pendant plus de six mois. Et franchement déjà, voir le avant-après, c'est incroyable. Alhamdoulilah. Bien entendu, tout vient d'Allah, donc alhamdoulilah. Le coaching, ça a été une cause. Son travail sur elle-même, ça a été une cause aussi. Mais ce qui a rendu tout ça possible, c'est Allah. Et ce qui m'a marquée dans cet accompagnement, c'est que cette sœur... Selon ses mots à elle, moi je ne me permettrais pas de dire ça, selon ses mots, elle est partie de loin. Et elle me disait d'ailleurs, j'étais nulle part avec moi-même, nulle part avec Allah, j'étais nulle part. Elle était déconnectée de ses émotions, déconnectée de sa relation à Allah, déconnectée de sa relation à elle-même, et elle voyait le changement comme une montagne à gravir, avec un sac à dos lourd, trop lourd, et du coup elle voyait ça comme quasiment impossible. Et ce qui a vraiment tout changé pour elle, ce sont ses petits pas. quotidien, constant, sincère. Elle a appris à s'écouter, à se reconnecter avec Allah et avec elle-même. Un peu comme on en parle d'ailleurs dans les épisodes sur la confiance, donc l'épisode sur la confiance en soi et l'épisode sur la confiance en Allah. Et surtout, elle a appris à faire la paix avec cette pensée de « ce n'est pas assez » . Parce que vraiment, elle est là, la pensée bloquante. Cette pensée paralysante, limitante, on dirait également. Ce que je fais, ce n'est pas assez. Ce que j'ai envie de faire, là, ce que je pourrais faire, ce n'est pas assez. Et cette pensée, il ne faut pas croire, elle touche vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup d'entre nous. Peu importe où on en est dans notre cheminement, que ce soit au début ou même après plusieurs années de pratique, vraiment peu importe. Et je pense sincèrement que Chetan, il doit kiffer nous amener ces ouest-ouest comme ça. Parce que ça nous empêche clairement d'avancer. Et pour illustrer ça, ce que cette pensée va générer en nous, je vous propose un modèle de Brocastio. Je vous en ai déjà parlé dans l'épisode 2 sur le travail sur soi, l'importance du travail sur soi en tant que femme musulmane. Donc n'hésitez pas à aller réécouter cet épisode parce que là je vais aller très vite sur ce sujet. Mais globalement, Brocastio, c'est une coach américaine qui a modélisé un petit peu le fonctionnement de la... cognition, en sachant qu'elle n'a rien inventé parce que c'est globalement ce que dit la TCC, donc la thérapie cognitive et comportementale. Mais je trouve que la façon dont elle présente les choses, dont elle décrit ce modèle est plus parlant, plus simple en fait. Donc c'est pour ça que je l'utilise. Et pour info, ni elle, ni la TCC n'a rien inventé parce que c'est aussi et surtout ce qu'Allah nous dit, et je vous fais un petit topo dessus juste après, Inch'Allah. Mais globalement, qu'est-ce que nous dit ce modèle ? Ce modèle, il nous décrit la relation entre nos pensées, nos émotions, les actions qu'on va faire ou pas faire, et les résultats générés par ces actions. Et en fait, ça décrit le fait qu'une pensée vient générer en nous une émotion, et cette émotion, elle va driver une action ou une inaction, et chaque action ou inaction, ça crée inévitablement un résultat. Et ce qui est hyper intéressant en fait, c'est que ce résultat, qui va être créé par l'action qu'on aura fait, il vient confirmer notre pensée de départ. Et donc, je vais illustrer vraiment mes propos par un exemple concret, vous allez voir, mais en fait, ce que je viens de vous dire là, c'est que nos pensées, elles ont un impact sur ce qu'on va créer dans notre vie, via nos actions. Et ça, moi, ça me fait immédiatement penser au hadith Qudsi, où Allah nous dit « Je suis ce que mon serviteur pense de moi » . Mais vraiment, tout ça, je l'ai parlé en détail dans l'épisode 2 du podcast, donc je vous y renvoie. Et donc, si je vous fais un petit modèle de Beau Castillo avec la pensée « ce n'est pas assez » , je vais avoir cette pensée, ce n'est pas assez. Quand je pense ça, ça va venir créer en moi une certaine émotion. Donc si je me dis que ce n'est pas assez, je vais probablement ressentir de la culpabilité, également du découragement. Et du coup, qu'est-ce que je vais faire ? Rien, ou alors quasiment rien, sans conviction aucune. Et le résultat de cette action, c'est quoi ? C'est que je n'avance pas. Et donc je vais venir effectivement renforcer l'idée de départ que ce n'est pas assez. Donc je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais... Ça démontre bien l'importance déjà de prendre conscience de ses pensées, des pensées qu'on a, parce que clairement elles ont un impact sur ce qu'on va faire ou non, et également de travailler dessus. Nos pensées ont un impact sur comment on va se sentir et sur nos actions. Et c'est bien l'objectif de Shaitan avec les Wesswess, parce que les Wesswess ce sont des pensées qui nous susurrent, et à nous de l'écouter ou non. Maintenant c'est aussi important de prendre conscience que cette pensée là de c'est pas assez, c'est une pensée qui est... ancrée par la société actuelle, clairement. Parce qu'on vit dans un monde qui pousse à la comparaison, à la performance. On voit des bribes de vie sur les réseaux, des personnes qui semblent faire beaucoup, être très régulières, etc. On ne voit pas tout, déjà, ça c'est clair. Et on oublie que chacun et chacune a son parcours de vie, ses défis, ses épreuves, ses changements de vie également. Et donc, on oublie de se comparer à soi-même et, au-delà de juste se comparer à soi, à notre propre... contexte et à notre propre progression. Parce que clairement, quand je suis célibataire sans enfant, ça va être différent de quand je suis mariée, voire maman, et même les premiers moments de vie de maman, parce que pour celles qui sont mamans, quand tu viens d'avoir un nourrisson, c'est pas forcément évident. Et pareil, ça va être différent selon les moments où je suis en bonne santé et les moments où je suis malade, etc. Et en fait, tout ça, c'est des réalités de vie qu'on doit prendre en compte. Même si, subhanallah, petite désiretion ici, parfois je me rends compte par exemple que lorsque je n'avais pas encore d'enfant, je travaillais énormément, mais le travail que j'accomplissais avait moins d'impact qu'aujourd'hui, alors même que je travaillais moins. Parce que ça ne dépend pas que des causes déjà qu'on va faire, ça va dépendre aussi de comment j'utilise mon temps, est-ce que je l'utilise à bon escient, est-ce que je mets mon énergie sur les bonnes choses, et ça dépend aussi bien entendu de la baraka qu'on arrive à avoir dans notre temps, ça dépend de ce qu'Allah nous permet de faire, ça dépend d'énormément de choses. Bref. Donc, ce n'est pas si simple. Et justement... On est la seule à savoir et à pouvoir se comparer à soi en prenant en compte toute notre réalité de vie, ou plutôt un maximum d'éléments en tout cas, en sachant que la progression n'est pas linéaire, qu'on vit des hauts et des bas, des hausses de foie, des baisses de foie, des moments où on a la santé, d'autres moments où ce n'est pas le cas, etc. Et donc, dire « ce n'est pas assez » comme ça, de but en blanc, ça n'a pas vraiment de sens. Parce que, par rapport à quoi ? À qui ? Quelles conditions ? Donc la première chose, vraiment, c'est d'être honnête envers soi-même. Et de se demander, par rapport à cet élément où je me dis que ce n'est pas assez, déjà, est-ce que c'est plus que ce que j'ai l'habitude de faire ? Est-ce que c'est quelque chose qui est possible pour moi, qui est faisable, envisageable aujourd'hui ? Ou est-ce que je vois déjà ça comme une montagne et que ça me semble déjà trop difficile ? Et il n'y a aucune honte à ça. Je commence par être honnête envers moi-même. Et je vous dis ça parce que là, comme ça, je pense à une sœur que j'ai accompagnée et qui ne faisait pas sa prière, et qui voyait les cinq prières comme une montagne. D'ailleurs, pour info, il y a plusieurs sœurs, c'est pas la majorité des sœurs que j'accompagne, mais il y a plusieurs sœurs que j'ai accompagnées en ce sens. Et donc si je parle de cette sœur spécifiquement, elle voyait ses cinq prières comme une montagne, et en même temps elle se disait, mais faire moins que cinq prières, c'est pas assez. Faire juste une prière, c'est pas assez. Et du coup, qu'est-ce qu'elle faisait ? Ben rien. Alors qu'on est d'accord. Faire déjà une prière sur cinq, c'est mieux que rien, c'est mieux que zéro. Et dans d'autres cas, je pense à une autre sœur là, qui prenait des cours tous les jours. Ses journées, elles étaient remplies de cours. Or-en-tej-oui-tafsir-istour. Enfin vraiment, ses journées, c'était rempli de cours, il n'y avait même pas de trou limite, tellement qu'elle n'en pouvait plus, tellement que l'intention n'était plus là. Et limite, elle faisait un burn-out. Mais ce qu'elle se disait, c'est que si elle enlevait... certaines choses, certains cours, parce que tout est important et urgent. Si on enlevait certains cours, ça ne serait pas assez. Et vous voyez comment cette même pensée de ce n'est pas assez peut créer des dégâts dans un sens ou dans l'autre. Rien qu'avec ces deux exemples que je vous donne. Et du coup, je reviens justement à l'honnêteté envers soi-même. Parce qu'on est la seule à savoir justement ce qui est trop pour nous. Ou ce qui est sincèrement peu, d'accord ? Et on est capable de faire plus. lorsqu'on ne sait pas d'ailleurs, parce que des fois on se dit je ne sais pas, je crois que je suis capable mais je ne suis pas forcément sûr que ce soit juste pour moi, on teste en fait. Test and learn. Essai, erreur, honnêteté. Et finalement, c'est quand je vais trouver cet équilibre de ok, c'est un peu plus que ce que je fais d'habitude, mais ça reste faisable. Vous voyez d'ailleurs, là ce que je suis en train de dire, ça fait penser aux fameux objectifs SMART, donc spécifique, mesurable, ambitieux, mais réaliste, réalisable et temporel. Bref. En gros, là, je suis en train de faire un focus sur un objectif qui est quand même ambitieux, donc ce n'est pas forcément un truc hyper facile pour moi. Et en même temps, c'est réaliste et réalisable. Hyper important. Et donc, c'est une fois que j'ai trouvé cet équilibre, que je peux lâcher cette pensée inutile de « ce n'est pas assez » . Ou plutôt, j'écoute cette pensée, mais je vais me répondre. Ben si, en fait. C'est déjà plus qu'hier. Un vaut mieux que zéro. C'est déjà plus que ce que je fais d'habitude. Ou au moins la même chose. Ou alors c'est déjà un minimum qui est en ma capacité. Encore une fois, un vaut mieux que zéro. Allah ne m'impose pas de charge supérieure à ma capacité. Alors moi non plus en fait, je ne vais pas m'imposer plus que ce que je suis capable de faire. Et une fois que j'ai ces pensées en tête, un vaut mieux que zéro, c'est déjà plus que d'habitude, c'est ce dont je suis capable, etc. Ben, je reviens au modèle de Brocastio. Ces pensées-là, elles vont venir générer quoi chez moi comme émotions ? Probablement de l'envie, de la confiance, de me sentir capable. Et du coup, qu'est-ce que je vais faire ? Je vais faire cette petite action, aussi petite soit-elle. Résultat des courses, qu'est-ce qui se passe ? J'avance, c'est déjà quelque chose que je fais, quelque chose de plus que d'habitude. Alhamdoulilah ! Et ça vient complètement confirmer mes pensées de base. Effectivement, je fais déjà plus que d'habitude, et c'est déjà très bien, alhamdoulilah. Et vous voyez, au fur et à mesure, je vais créer un cercle vertueux de confiance, de constance, de connexion à Allah. Et donc, la vraie question dans tout ça, c'est qu'est-ce qui est possible pour moi aujourd'hui, ici et maintenant ? Et donc, au lieu de me répéter constamment c'est pas assez, ce qui est plus intelligent et intéressant à se demander c'est quel est le premier petit pas que je puisse faire ? Et ça c'est vraiment une question, je pense que vous allez m'entendre la dire souvent, c'est hyper important, parce que c'est comme ça qu'on commence, on commence avec des petits pas, et c'est ça qui va nous amener, incha'Allah, à faire des gros pas. Je vais prendre des exemples concrets pour illustrer tout ça. Prenons l'exemple de la lecture de la Salat al-Kahf. Vous savez, tous les vendredis, il y a un hadith qui nous dit que celui qui lit la Salat al-Kahf le jour du vendredi, une lumière l'éclairera entre les deux vendredis, donc jusqu'au vendredi suivant. Qui ne veut pas, il n'a pas besoin de cette lumière. Clairement, je pense qu'on en a tous besoin. Néanmoins. Pour quelqu'un qui lit peu, qui débute l'arabe, ou qui lit pas beaucoup le Qur'an, lire la surah en entier, ça peut sembler énorme. Si je prends juste une vidéo YouTube avec un récitateur, qui a l'habitude de réciter, qui récite sur la telkaf, globalement, ça dure une demi-heure. Imaginez pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude, c'est énorme. Et donc, si je me mets ça comme objectif, je ne vais jamais la lire. Et si je suis quelqu'un, parce que des fois on peut être très dur avec moi-même, qui me force, peut-être qu'un jour je vais me forcer. Mais clairement, ça ne va pas être agréable et je n'aurai clairement pas envie de recommencer. Par contre, si je commence petit, si je commence par quelques petits versets, par un verset, peut-être même en français, ou alors si je commence en l'écoutant, en écoutant justement cette fameuse vidéo YouTube, en écoutant une partie peut-être, si je commence par ces petits pas chaque vendredi qui me sont agréables, faisables, potentiellement ça va devenir un rendez-vous en fait. Et petit à petit... On va avancer. On sait également qu'Allah fait fructifier les petits pas sincères. Le prophète sallallahu alayhi wa sallam nous a dit dans un hadith rapporté par Boukhari muslim, l'acte le plus aimé d'Allah est celui qui est constant même s'il est petit. Et je pense aussi à un hadith roussid, un hadith où c'est la parole d'Allah qui nous dit « Si mon serviteur s'approche de moi d'un enfant, je m'approche de lui d'une coudée. S'il s'approche de moi d'une coudée, je m'approche de lui d'une brasse. et s'il vient à moi en marchant, Je viens à lui en courant. J'aime trop ce hadith. Vraiment, j'aime trop ce hadith parce que Allah montre qu'on a juste besoin de faire un petit pas vers lui. Et c'est lui qui va faire le reste en fait. Nous, on a juste besoin de faire une petite cause, un petit pas vers lui. Et c'est lui qui fait le reste. Allah aime l'effort, pas la perfection. Il aime la sincérité et pas la performance. Et Allah, il nous connaît. Il nous a créés. Donc clairement, il nous connaît. Il connaît sa création. Et si... on suivait le mode d'emploi qu'il nous donne. Parce que vous savez, aujourd'hui, on découvre un peu tout ça, la mise en place des habitudes, avec des tout petits pas, constant, 40 jours, tout ça, tout ça. Mais en fait, les règles, ces règles-là, Allah nous les a déjà données. D'accord ? Il nous a dit, faites un petit pas, constant. Et j'aime bien aussi me rappeler, et rappeler également, que la révélation a pris 23 ans. D'accord ? Le Qur'an, il n'est pas arrivé d'une traite d'un coup, ça a pris 23 ans. D'accord ? Ça n'a pas pris deux jours et demi. Alors prenons le temps, commençons petit. Bien entendu, sans être dans l'autocomplaisance, d'accord ? Donc l'inverse, sans se trouver des excuses, parce que bon, encore une fois, ça c'est le problème inverse. Mais commençons petit, arrêtons de nous dire que ce n'est pas assez. Vous voyez bien que ça c'est un piège, clairement, de Chetan, moi je me dis. Et vous savez, ça c'est pareil pour plein d'autres choses. Là je vous ai donné l'exemple de Solatelkaf, mais je pense aussi par exemple aux invocations du matin et du soir. Personnellement, il y a quelques années, je ne connaissais même pas les invocations du soir et du matin. Et donc je ne les lisais pas, bien entendu. Et puis un jour je découvre et je me dis, waouh, mais c'est énorme en fait, tout ce qu'il faut faire, tout ce qu'il faut dire. Du coup, qu'est-ce que je me dis ? Je ne fais rien si je me dis que c'est énorme, si je me dis que c'est trop. Et puis un jour je me dis, non en fait, un vaut mieux que zéro. Donc selon les fois, il y avait des moments où je lisais une partie, des moments où j'écoutais, etc. Et en fait, au fur et à mesure, sans faire exprès, d'accord ? tu finis par les apprendre. Parce qu'en lisant, en écoutant, qu'est-ce qu'on fait ? On utilise nos cinq sens qui sont là pour ça. Et on sait que la clé d'apprentissage, c'est la répétition. D'ailleurs, 80% de la population est auditive et visuelle. Donc c'est nos sens principaux qui sont développés. Et donc c'est logique qu'en lisant et en écoutant régulièrement, on apprenne. Et là, on comprend aussi tout ce qu'Allah nous dit. L'acte que le plus aimé est celui qui est constant, même s'il est petit. Et on le voit bien à quel point, vraiment, continuer un acte constant, c'est ça qui nous fait progresser énormément, sans même qu'on s'en rende compte, subhanallah. Donc vraiment, là moi ce qui me vient c'est, quand est-ce qu'on va utiliser le mode d'emploi qu'Allah nous a donné ? Ou est-ce qu'on va vraiment penser qu'en fait, starfarallah, je dis starfarallah d'avance, mais qu'on sait mieux qu'Allah, en se disant que c'est pas assez ? Vraiment, utilisons le mode d'emploi qu'Allah nous a donné. En sachant d'ailleurs, disclaimer important, j'aurais peut-être dû même commencer par ça. par là, on est imparfait. Ça ne sera jamais assez. De toute façon, quoi qu'on fasse, tout ce qu'on fait ne sera jamais assez. Même si on est le meilleur musulman, la meilleure musulmane du monde, ça ne sera jamais assez. Ça ne sera jamais à la hauteur de tout ce qu'Allah fait pour nous. Donc, oui, ça ne sera jamais assez, mais penser comme ça et s'arrêter là, c'est clairement pas utile. C'est quoi notre objectif ? On est d'accord, c'est d'avancer, c'est d'aller au paradis, au Firdaouis même, c'est... de progresser, d'évoluer vers l'ihsan Inch'Allah. Et pour ça, j'ai besoin de commencer. de commencer petit. Et ce petit pas va devenir grand, Inch'Allah, par la grâce d'Allah. Encore une fois, on se rappelle du hadith aussi, si mon serviteur vient à moi en marchant, je viens à lui en courant. Et je ne peux pas ne pas compléter par ça, on se rappelle également que le résultat ne dépend que d'Allah. Le résultat ne dépend que d'Allah. D'accord ? Allah ne nous récompense pas en fonction de notre résultat, parce que ça dépend de lui encore une fois, il nous récompense selon nos efforts. Donc, pas besoin d'être parfaite, on a juste besoin d'être sincère et de commencer, recommencer encore et encore. Et pour finir, ce que je vous dis là, j'ai donné des exemples pour notre évolution spirituelle, mais bien sûr que ça vaut pour tout. Ça vaut pour le professionnel, le personnel, l'éducation de nos enfants, qui est d'ailleurs une grande éducation pour nous-mêmes. Et c'est logique d'ailleurs que ce qui vaut pour le spirituel vaut pour le reste, parce qu'en fait, tout ce qu'Alain nous demande... C'est pour nous aider à nous élever ici-bas et dans le delà. D'accord ? Tout ce qu'il nous demande de faire, c'est la meilleure chose pour nous. Donc vraiment, ne vous arrêtez pas à cette pensée. Requestionnez cette pensée. Répondez à cette pensée, d'accord ? Comme vous répondriez à quelqu'un qui vous dit « Non mais ce que tu fais c'est pas assez. » Comment ça c'est pas assez ? C'est déjà pas mal. Enfin, regarde-toi où t'en es, tu vois. On a envie de répondre à une personne qui nous fait une critique comme ça. Eh bien répondez-vous aussi, de manière bienveillante, bien entendu. Mais répondez à cette pensée et... changez-la avec notamment les outils que je vous ai proposés, si jamais ça vous parle en tout cas. Et donc, la question que j'aime beaucoup, que je vous répète, c'est c'est quoi le premier petit pas que je puisse faire ? Et commencez par ce premier petit pas. Parce que, vous l'avez vu, quand on se dit que ce n'est pas assez, on voit la montagne, pour reprendre d'ailleurs l'exemple de ma cliente tout à l'heure. Et là, vous ne me voyez pas, mais avec les mains, je suis en train de vous illustrer une montagne. Vous voyez, je fais un genre de triangle avec mes mains. Et une montagne, on est d'accord qu'on la gravit un pas après l'autre, tout doucement, on fait le tour, d'accord ? On ne la gravit pas d'un coup, tout droit, on ne monte pas sur une montagne de manière tout droite, c'est dangereux, on retomberait. Par contre, on y va en collimation, vous voyez ? C'est comme ça qu'on dit, collimation je crois. Bref, on fait le tour, vous voyez ? Et donc, on commence vraiment tout petit à petit. Donc, je finis par ça. Quand on a envie d'avancer quelque part, on clarifie son intention, n'est-ce pas ? On se demande quel est le premier petit pas que je puisse faire, et bismillah. Voilà un peu pour cet épisode, j'espère qu'il vous aura un peu dégommé cette pensée de « ce n'est pas assez » . Et si vous a plu, déjà, n'hésitez pas à le partager autour de vous, mes sœurs, vraiment, parce que si ça vous a aidé, ça peut aider d'autres sœurs, on est vraiment très nombreux, surtout les femmes, à penser comme ça, et c'est très important de changer ça, et vraiment, je le vois au quotidien, lorsqu'une femme change. C'est tout son foyer qui change, et c'est la communauté qui change, et c'est le monde qui change. Et je ne dis pas ça à la légère, en mode féministe et tout, pas du tout vraiment, c'est pas du tout mon style. Mais vraiment, une femme, vous voyez l'impact qu'elle peut avoir sur son foyer. Alors n'hésitez vraiment pas à partager cet épisode autour de vous. Et bien entendu, si vous avez envie de soutenir le podcast, vous l'aurez dit, je ne serai pas trop présente ces prochaines semaines, mois. Donc n'hésitez pas à diffuser ça au maximum. N'hésitez pas à laisser un avis, 5 étoiles, tout ça, tout ça, vous savez. Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée, soirée, semaine, selon le moment où vous m'écoutez, et je vous dis à très vite Inch'Allah. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout, si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté, et dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi, c'est un vrai cercle vertueux de Hesenet, et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix, car l'art te préserve ma sœur et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.