Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Et bienvenue dans l'épisode 35 du podcast Musulmane en chemin. Aujourd'hui, vous l'avez lu, on va parler de l'importance du travail sur soi et de la purification de son âme en tant que femme musulmane. Je suis vraiment ravie, extrêmement contente même, de vous parler de ce sujet qui me touche beaucoup, qui me passionne également en ce moment à plusieurs égards. Et pour cause, pour info, c'est un sujet qu'on a abordé lors d'une assise que j'ai organisée durant ce mois de ramadan chez moi, le week-end dernier en tout cas, au moment où je vous enregistre cet épisode, avec plusieurs sœurs. certaines de mes proches, mais aussi d'autres sœurs que je connaissais un peu moins, et qu'on rejoint en ce moment d'échange. Et en fait, c'est la deuxième année consécutive qu'on fait cette assise-là, ce type d'assise-là pendant Ramadan. Et Inch'Allah, j'aimerais bien continuer ces assises chaque Ramadan, et pourquoi pas même en organiser en dehors de ce mois béni. Mais bon, chaque chose son temps, n'est-ce pas ? Un pas après l'autre. Et donc, la thématique de cette année, c'était la Syrah du Prophète Salah Salam. Vous allez me dire, ok, est-ce que tu n'es pas en train de nous parler de ce qui est tout neuf ? De purification d'âme. Si, bien sûr. Mais je vous allais voir en quoi les deux sont liés. L'objectif, en fait, déjà de cette assise, juste pour vous mettre dans le contexte, c'était que chacune fasse ses propres recherches sur la Syrile du Prophète, et vienne partager un élément précis de la vie du Prophète, qui l'a marqué, mais surtout qu'elle nous explique pourquoi ça la touche personnellement, et quelles leçons elle en retire aujourd'hui. Parce que la Syrile, l'objectif de la Syrile, c'est pas juste de raconter une histoire, Ah ! C'est pas juste raconter un récit passé, c'est vraiment un mode d'emploi pour nos vies aujourd'hui. Le prophète sallallahu alayhi wa sallam a été envoyé pour l'humanité, et ce jusqu'à la fin des temps, l'islam a été révélé en ce sens, et donc chaque moment de sa vie est porteur de leçons, d'apprentissages, qui nous concernent directement, nous, toi, moi, ma sœur, et donc l'objectif c'est de faire le lien avec nos vies aujourd'hui. En tout cas, c'est le thème que j'ai proposé pour cette année. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Pourquoi est-ce que je vous parle de cette assise ? Déjà, pour faire un petit clin d'œil aux sœurs avec qui j'ai partagé ce moment précieux, franchement c'était une assise pleine de baraka, alhamdoulilah, un moment où on est toutes ressorties enrichies avec des apprentissages, des réflexions, des rappels, mais aussi beaucoup de rire et de joie, alhamdoulilah, vraiment. Et c'est hyper important, je trouve, de se retrouver dans des assemblées où on mentionne le nom d'Allah, où on parle de lui, où on nourrit notre foi ensemble. Allah nous dit d'ailleurs que les anges... entourent ces assemblées, donc c'est quand même incroyable. Et en fait, on manque cruellement de moments comme ça aujourd'hui. Et plutôt que de se retrouver entre sœurs pour discuter de sujets parfois futiles, voire avoir des discussions qui déplaisent Allah, bonjour à mes disances parfois, n'est-ce pas, prenons le temps de remettre Allah au centre de nos échanges et franchement, on s'en portera toutes mieux. Et je vous dis tout ça, non pas pour vous dire, regardez, j'ai organisé une assise spirituelle, non pas du tout. Au contraire, j'essaye de préserver mon intention, et on va parler d'ailleurs d'intention dans cet épisode, mais je vous en parle surtout pour vous inspirer, vous aussi, à faire de même, Inch'Allah. Parce que moi-même, j'ai été inspirée par d'autres sœurs qui font ce type d'événements, régulièrement d'ailleurs, et encore une fois, ces moments, ils sont précieux, et on en a extrêmement besoin. Donc, si vous en avez la possibilité, n'hésitez pas à créer ces événements, ces environnements, entourez-vous de sœurs qui vous rappellent Allah. Soyez aussi cette personne qui initie des moments de rappel, de spiritualité, où on remet Allah au centre, parce que si on attend toujours que ce soit les autres qui initient ces moments, on ne fait rien en fait. Et au final, c'est dans ces moments-là qu'on se sent réellement nourri, qu'on avance et qu'on renforce notre lien à Allah. Ceci étant dit, j'espère déjà gratter des hassanettes, via celles qui vont, incha'Allah, mettre en place des assemblées pour parler d'Allah. Tout comme celles qui vraiment m'ont permis de le faire, et donc en choppe certainement au passage, et el hadou il est vraiment cercle vertueux. Et du coup, tout comme je l'ai fait ce week-end, avant de vous parler de l'épisode de la Syrile du Prophète sallallahu alayhi wa sallam que j'ai choisi, j'ai envie de poser le cadre, de vous expliquer pourquoi est-ce que j'ai choisi ce sujet, et en quoi il est essentiel pour notre cheminement. Donc oui, je pense que vous l'avez compris, on va lier purification de l'âme et Syrile du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, et vous allez voir plein d'autres choses. Si vous me connaissez un petit peu, que vous avez l'habitude d'écouter ce podcast, vous savez que j'accorde une grande importance au travail sur soi, à l'introspection. C'est d'ailleurs l'objectif de ce podcast, du coaching également, de vous accompagner dans votre introspection, votre connaissance de vous, pour atteindre vos objectifs en remettant Allah au centre. Et donc, on pourrait parler de développement personnel, mais dans une dimension spirituelle, où on remet encore une fois toujours Allah au centre. Et comme je le disais d'ailleurs dans l'épisode 1, où je parlais de def perso, le développement personnel n'a rien inventé, mais a surtout enlevé l'élément le plus essentiel dans l'équation, Allah. Et ça, c'est extrêmement problématique pour nous, n'est-ce pas ? Parce qu'en réalité, ce travail d'introspection rejoint totalement ce qu'Allah nous demande, c'est-à-dire nous élever vers El Ihsen. l'excellence nous améliorer intérieurement, mais également extérieurement, dans nos comportements, dans nos relations, etc. Et avant d'aller plus loin, je pense que c'est important et même essentiel de revenir à cette notion fondamentale en islam qui est l'ihsen, le plus haut degré de foi après l'islam et l'hymen. Et le prophète sallallahu alayhi wa sallam nous a permis d'avoir une définition de l'ihsen dans le célèbre hadith de Jibril, où Jibril alayhi salam est venu sur Terre sous forme humaine et a posé certaines questions au prophète et nous a permis d'apprendre notre religion. Je vous inviterai à le lire en entier. Là, je vais vous lire juste la partie où on a la définition de l'ihsen. Et donc, le prophète nous indique que l'ihsen, c'est d'adorer Allah comme si tu le voyais, car même si tu ne le vois pas, lui te voit. Donc je répète, parce que c'est super beau et important. L'ihsen, c'est d'adorer Allah comme si tu le voyais, car même si tu ne le vois pas, Lui te voit. N'hésite pas à faire pause et méditer sur cette incroyable définition, vraiment. Et donc, l'ihsen, c'est la recherche de l'excellence spirituelle, de l'excellence tout court, parce qu'on sait que tout est un axe d'adoration quand on y met l'intention. C'est l'effort de constamment purifier son cœur, d'améliorer son comportement, d'être sincère avec Allah. Et c'est là qu'intervient la tesquiette nefse, donc la p... purification de l'âme. Parce que atteindre l'Ihsen, l'excellence, c'est pas juste, encore une fois, une amélioration extérieure, donc ce n'est pas seulement prier plus, jeûner plus, faire plus de bonnes actions, etc. C'est un travail intérieur sur nos intentions, sur nos pensées, sur nos désirs, afin que tout ça, ça soit en accord avec ce qu'Allah attend de nous. Encore une fois, l'Ihsen, c'est adorer Allah comme si tu le voyais, car même si tu ne le vois pas, lui te voit. Et pour également donner une définition de la purification de l'âme, je vais reprendre la définition que donne Mohamed Binta dans le livre Cheminée vers Dieu, qui est un livre absolument incroyable que je vous recommande vivement. Et d'ailleurs, lui-même, c'est une définition qu'il a reprise de savant, parce qu'en fait, dans ce livre-là, il condense beaucoup d'apprentissages de beaucoup de savants qui sont à la base faits en langue arabe, et en fait, il a pas mal vulgarisé tout ça, et on a fait un livre qui est là pour nous, en fait. D'ailleurs, Mohamed Minta est un contemporain, donc c'est super intéressant de voir comment il nous apporte aussi toutes ces sciences au vu de notre monde d'aujourd'hui. Et donc, je vous disais, si je reprends la phrase de Mohamed Minta dans son livre, il nous indique qu'il s'agit de purifier l'âme des tendances au mal et au péché, et de développer en elle la tendance naturelle au bien, l'amenant ainsi à la vertu et la faisant parvenir au degré de l'excellence, elle y hsène. Donc vous voyez là, on voit bien déjà le lien entre purification de l'âme et l'ihsen. On voit aussi qu'il nous parle d'une âme qui a des tendances au mal, au péché, et aussi d'une tendance naturelle au bien. Et on va en parler justement des différents états de l'âme. Avant tout, j'ai envie de vous lire quelques versets du Coran, où Allah nous rappelle à quel point ce travail de purification de l'âme est important et même indispensable. En plus, c'est dans une surat qu'on a tendance à lire, si on a l'habitude de lire le Coran, parce que c'est une des petites surat, voire certaines la connaissent même déjà. Et pour autant, je vous avoue que moi, j'avais jamais tilté sur cette information très importante. Donc c'est surat Hachems, donc la surat 91. Et je vais vous lire les premiers versets, et vous allez voir, je vous le dis d'ailleurs en avance. Dans les premiers versets, Allah jure, d'accord ? Et quand Allah jure, c'est important. Déjà, si Allah jure une fois, c'est important. Et là, il va jurer, non pas une fois, mais sept fois. Donc c'est vraiment très important, n'est-ce pas ? Je vous lis déjà les sept premiers versets, et ensuite on va faire un focus sur les deux versets suivants. Donc Bismillah ar-Rahman ar-Rahim. Par le soleil et son premier éclat. Par la lune quand elle lui succède. Par le jour quand il éclaire le monde. Par la nuit quand elle l'obscurcit. Par le ciel et son édification. Par la terre... et son nivellement par l'âme et celui qui l'a façonné harmonieusement. Donc là, j'ai lu les sept premières versets, donc dans le sens bien entendu, en arabe c'est encore beaucoup plus intéressant et beau. Et donc vous voyez, déjà Allah a juré sept fois, et il a même parlé déjà de l'âme et celui qui la façonnait harmonieusement, donc bien entendu Allah. Et maintenant je vais vous lire les trois versets suivants, en fait, le 8, 9 et 10, dans le sens. Et qui lui a inspiré son libertinage et sa piété. En vérité, l'homme qui purifie son âme sera sauvé. Et celui qui la corrompt sera réprouvé. Donc là, si je résume, cette première versée où Allah jure, d'accord ? Encore une fois, lorsqu'il jure une fois, c'est important, il faut qu'on soit attentif, d'accord ? On doit être attentif tout le temps. Quand on lit le Quran, mais vraiment, quand il jure, c'est que c'est important. Et là, il jure sept fois. Donc c'est très important. Et ensuite, qu'est-ce qu'il nous indique ? En vérité, l'homme qui purifie son âme sera sauvé, et celui qui la corrompt sera... réprouvé. Donc je pense que là c'est assez clair qu'il est absolument important et indispensable de purifier son âme. Et d'ailleurs juste avant il nous précise que là celui qui nous parle et qui nous dit que c'est important c'est lui, Allah. Qui nous a créé ? Qui a créé cette âme ? Qui a façonné cette âme harmonieusement ? Donc Allah il nous connaît. Il sait comment il nous a créé. Il sait comment il a créé cette âme harmonieusement. Et cette âme a donc une part de libertinage et de piété. Et ensuite, il nous indique, j'insiste un peu parce que c'est vraiment super beau, et ensuite, il nous indique qu'il est indispensable de la purifier, parce que c'est comme ça qu'on sera sauvé. Par contre, si on la corrompt, là, c'est pas très bon, n'est-ce pas ? D'où l'importance, encore une fois, de ce travail. Et en fait, une des missions du prophète Mohamed, sallallahu alayhi wa sallam, c'était justement de nous guider dans cette purification. Et dans le Coran, Allah nous parle d'ailleurs de trois... états de l'âme. On en a déjà parlé dans d'autres épisodes, mais je vous les rappelle. Déjà, il y a nefs el amara, l'âme qui ordonne le mal. Ensuite, on a l'âme qui se blâme, donc nefs el awem. Et enfin, on a l'âme apaisée, nefs el mutmain. Donc vous voyez, on a trois états de l'âme. Donc l'âme qui ordonne le mal, l'âme incitatrice au mal, l'âme qui se blâme et l'âme apaisée. Et notre objectif, vous l'imaginez bien, c'est de cheminer de l'âme qui est incitomale vers l'âme apaisée. Et en fait, ça, ça passe par un travail profond sur nous, nos pensées et notre discours intérieur. Vous allez le voir, le fameux discours intérieur dont je parle très souvent. Et en fait, c'est assez logique parce que plus on a conscience déjà de nos pensées, plus on apprend à les écouter comme on écouterait quelqu'un d'autre. Plus on apprend à y répondre, à les réorienter, le cas échéant, et plus ça impactera notre cœur et notre âme. D'ailleurs, Allah nous demande de travailler tout ça simplement par le travail sur l'intention. Et là, je vous rappelle un célèbre hadith rapporté par Al-Bukhari, un muslime, qui nous dit que les actions ne valent que par les intentions. Et pour cela, pour m'assurer que mes intentions sont bonnes, je dois être au courant de mes pensées. Et me questionner, me redemander, en fait, c'est quoi mon intention quand je fais telle action ? Par exemple, quand je donne une aumône ? Quand j'invite ma famille à manger ? Quand je mets en place une assise spirituelle, n'est-ce pas ? Quand je fais ce podcast ? Est-ce que c'est sincèrement pour Allah ? Ou est-ce qu'il y a le neuf qui rentre en jeu ? Est-ce que je fais ça pour être apprécié ? Est-ce que ça vient enfler mon égo ? Et je vous dis ça, en fait, ça a l'air simple comme ça, mais vraiment, c'est pas du tout simple. Parce que notre intention, elle change tout le temps. Par exemple, si je donne une aumône, au début je peux me dire « Ouais, je le fais pour Allah » , etc. Et ensuite, une fois que je donne l'aumône, je peux me sentir vraiment... Je peux me sentir assez fière et fière, c'est encore... C'est ok, mais mon égo peut s'enfler, gonfler, et je peux me dire « Waouh, t'as vu comment t'es quelqu'un de généreux ? » et tout. Et là, l'intention, elle est plus bonne, en fait. Donc vous voyez comment l'intention, elle peut vite changer. Et encore une fois, c'est pas un travail facile, et d'ailleurs, c'est pas moi qui le dis. Là encore, je vais reprendre mon petit livre « Cheminée vers Dieu » . où il y a la parole de plusieurs savants, de plusieurs anciens, qui parlent par rapport à l'intention. Et donc je vais vous parler, je vais vous lire un peu une partie de cette page avec les dires de certains anciens, certains savants. Donc on en a un qui nous dit « Je n'ai pas été confronté à plus grande difficulté que de perfectionner mon intention, car elle varie sans cesse. » Un autre qui nous dit « Il est plus difficile de purifier son intention que de fournir de longs efforts. » Un autre qui nous dit Rien n'est plus difficile pour l'âme que de se vouer sincèrement à Dieu, car cela n'apporte aucune satisfaction à ses passions. Et enfin, je vous en partage un quatrième, mais il y en a plein d'autres. La chose la plus ardue ici-bas est de vouer son intention à Dieu seul. Combien je lutte pour faire disparaître l'ostentation de mon cœur, elle semble toujours ressurgir sous une autre forme. Waouh ! Subhanallah ! Moi, c'est un passage de ce livre qui m'a profondément marquée, parce que déjà j'ai été marquée, touchée par l'honnêteté d'admettre ça. On est d'accord que c'est pas facile. C'est vraiment pas facile de se dire, en fait, mon intention, elle change tout le temps, je suis touchée par l'ossentation, etc. Mais en même temps, c'est nécessaire. Parce que comment est-ce que je peux m'améliorer si je l'admets pas ? Et dans une société qui prône le fait d'être parfait, ben là, ces personnes plus pieuses que nous, en fait, reprennent leurs conditions humaines, c'est-à-dire le fait d'être imparfait, et comme Allah les a créés. Et donc, je vous disais, ils l'admettent déjà à eux-mêmes, sinon compliqué de travailler sur quelque chose qu'on ne veut pas admettre. Et en plus, ils en parlent au monde, ils nous en parlent à nous. Je trouve ça vraiment très très beau. Et du coup, ça permet de nous rendre compte qu'on n'est pas seul, que c'est normal, et donc de nous inviter à juste faire le travail. Parce que ces personnes, elles avaient une conscience du coup de leurs pensées, d'accord ? Et on parlait déjà de l'importance des pensées dans l'épisode 2, l'importance du travail sur ses pensées, avec notamment le modèle d'Ibn Khayyim el-Jawziyah. Et ce lien entre les pensées, le bon comportement, la force relation à Dieu, je vous laisserai aller l'écouter ou le réécouter, parce que c'est vraiment un épisode qui est complémentaire à celui d'aujourd'hui, vraiment. Et vraiment, je trouve ça vraiment trop beau, parce que plus j'avance et plus j'essaie de vous partager les choses que j'apprends, et du coup ça se recoupe, ça s'entremêle, c'est vraiment super beau. Tout simplement, ça me fascine. Donc pour revenir à ce que je vous disais, ce parlement-là, aujourd'hui... On est déconnecté de nos pensées. On est d'ailleurs déconnecté de plein de choses. On est déconnecté de nos émotions, de notre corps également. Combien sommes-nous déjà, juste, vous savez, quand on est au boulot, on est assis sur notre bureau, on ne bouge pas pendant une heure, deux heures, peut-être trois heures, et en fait notre corps il a mal, il a envie de bouger, etc. On ne le ressent même pas, on le ressent quand on se lève de notre bureau, on se dit « waouh, purée, j'ai mal au dos » , par exemple. Vraiment, on est déconnecté de tout. Mais comment est-ce que je peux travailler sur moi ? Sur mon œuf, comment est-ce que je peux cheminer vers Dieu, avoir un bon comportement accompagné d'une bonne intention, si je ne regarde pas en moi, mes pensées, mes émotions, si je ne travaille pas sur ça, si je ne travaille pas sur mon dialogue intérieur, j'y reviens. J'ai plein de pensées, en fait, c'est ça qui est important de prendre conscience, c'est qu'on a plein de pensées dans la tête. Je crois qu'il y a des études qui montraient qu'on a à peu près 60 000 pensées par jour, donc vous imaginez, c'est beaucoup. Et donc, dans toutes ces pensées, j'ai des pensées qui ne sont pas les miennes. J'ai des pensées qui sont dues à mon éducation, dues à mon passé, ce que j'ai vécu, dues à la société. J'ai également les ouest-ouest de Chetan, n'est-ce pas ? J'ai mon neufs. Et du coup, si je n'ai pas confiance de tout ça, je les laisse faire, en fait. Donc, la question, c'est, est-ce que justement, je les laisse faire ? Ou est-ce que je dialogue avec moi-même ? Est-ce que je dis non à Chetan ? En lui disant, bien entendu, « A'adoubillah minash shaitan al-hajim » . Donc on cherche protection auprès d'Allah contre shaitan le maudit. Est-ce que j'écoute mes pensées et je me rends compte de moments où j'ai pas une bonne intention et donc je reclarifie mon intention ? Est-ce que je travaille à éduquer mon âme ? Est-ce que je m'écoute de manière générale, comme j'écouterais quelqu'un d'autre, comme j'écouterais une amie ? Et du coup, est-ce que je réponds à mes besoins ? Est-ce que j'ai même conscience de mes besoins ? D'accord ? Est-ce que quand je vois par exemple que je suis stressée, donc là on revient aux émotions, je suis stressée, est-ce que là je réponds à mon besoin qui est donc de me rassurer ? Est-ce que je vais me dire des choses qui me permettent de me rassurer ? Bref, est-ce que mon dialogue intérieur est constructif ? Et en ce sens, est-ce que mon dialogue intérieur est donc bienveillant ? Et là je vous renvoie d'ailleurs à l'épisode sur la bienveillance, où on parlait déjà un peu de tout ça, parce que la bienveillance est absolument indispensable pour cheminer vers l'Ihsen. Je ne peux pas atteindre un objectif, quel qu'il soit, en me tapant dessus. Imaginez accompagner un enfant en l'insultant, en le forçant, en ne l'écoutant pas, en ne le respectant pas. Est-ce que vous croyez qu'il va y arriver ? Est-ce que vous croyez qu'il va croire en lui ? Est-ce que vous croyez qu'il va faire les efforts pour ? Ou est-ce que plutôt il va procrastiner ? Et si jamais il les fait, ces efforts, est-ce que ça va être avec la bonne intention ? Pas vraiment, on est d'accord. c'est pareil avec nous-mêmes. Mais du coup, je vous renvoie vraiment à cet épisode sur la bienveillance pour aller plus loin sur le sujet Inch'Allah. Et donc... Si je reviens aux trois types de neufs, en fait, on cherche tous et toutes à aller vers neufs mutma inna, donc vers l'âme apaisée. Parce qu'on cherche tous et toutes à se sentir bien, en fait, à se sentir apaisée. Et donc chacun de nous recherche inconsciemment ou consciemment vraiment ce sentiment de paix, de satisfaction, de bonheur. Et on va essayer de combler ce besoin par différents moyens, par la réussite financière. par matériel, par les relations, par tout un tas de choses. Mais en réalité, le véritable apaisement ne peut venir que d'Allah. Et d'ailleurs, Allah nous le rappelle maintes et maintes fois dans le Coran. Il nous rappelle souvent que c'est par le souvenir d'Allah que les cœurs s'apaisent. Là, je vais vous partager un verset, mais il y en a plein d'autres. Dans surat al-Jarad, surat 13, verset 28. Dans le sens, et là je vous partage une partie du verset, en fait. N'est-ce pas que c'est... au souvenir de Dieu que ça pèse les cœurs. Et vous savez, lorsque c'est pas le cas, lorsque on se rappelle d'Allah et que ça nous apaise pas, c'est justement qu'on a besoin de se rapprocher d'Allah. Et bon, je pourrais développer grandement cette partie, mais l'objectif c'est juste de se dire que plus on va se rapprocher d'Allah, Inch'Allah, et plus on va trouver la paix intérieure. Et cette paix intérieure, attention, ça signifie pas qu'on est au paradis, d'accord ? Ça signifie pas l'absence d'épreuve, mais plutôt la... capacité à affronter ces épreuves avec sérénité, en plaçant notre confiance totale en Allah. Et juste pour rassurer mes sœurs qui se disent peut-être qu'elles en sont loin de cet état apaisé, qu'elles ne sont pas encore dans cette phase où elles font sincèrement confiance en Allah, sachez que la confiance, ça se crée, d'accord ? Ça prend du temps à se créer. On en parlait d'ailleurs dans les épisodes sur la confiance, donc c'est les épisodes 5 et 6 de mémoire. Donc n'hésitez pas à prendre le temps, mes sœurs. Un pas après l'autre, Inch'Allah. Et maintenant que je vous ai partagé tout ça, et je pense que c'était déjà assez dense, en vrai, ça pourrait être suffisant pour l'épisode, eh bien j'ai envie qu'on aille un cran plus loin, parce que j'ai envie de vous montrer l'illustration de tout ça, finalement, dans la Sierra du Prophète Sallallahu Alaihi Wasallam. Donc c'est là qu'intervient l'épisode de la Sierra du Prophète Sallallahu Alaihi Wasallam que je voulais vous partager pour illustrer ce combat intérieur, d'accord, avec son neuf. Et donc j'ai envie de vous parler de la bataille de Mouta. C'est une bataille cruciale où le prophète Salam avait envoyé des hommes pour régler une injustice. Donc bon, je n'ai pas envie de rentrer dans les détails parce que sinon je pourrais faire un épisode entier sur cette bataille. Mais du coup, un de leurs émissaires a été tué. Alors qu'on ne tue pas les émissaires, d'accord, on ne tue pas les diplomates. Même dans notre monde d'aujourd'hui, on le sait, on ne tue pas les diplomates. Grosse pensée à des événements qui se passent aujourd'hui où il n'y a plus rien qui est respecté par certaines personnes, n'est-ce pas ? Il y a quand même vraiment facilité à tous les peuples opprimés. Je n'avais pas pensé à parler de ça, mais c'est du tout seul. Et donc vous voyez qu'à ce moment-là, je reviens à la bataille de Mouta, juste avant, il y a un diplomate, un émissaire qui a été tué. Et donc justice devait être faite. Parce qu'en tant que Khalifa sur terre, je vous renvoie aux épisodes aussi sur... qu'est-ce qu'on vient faire sur Terre, quel est notre rôle sur Terre. C'est un des premiers épisodes que j'ai fait, je crois. Mais du coup, en tant que représentant de la sur Terre, on se doit de tout faire pour faire régner la justice. Et donc, le prophète sallallahu alayhi wa sallam est choqué de cet émissaire qui a été tué et ordonne qu'une armée de 3000 hommes soit mobilisée et envoyée. Il désigne trois commandants de cette armée. Et ce qui est vraiment impressionnant, il y a plusieurs choses qui sont impressionnantes dans le fait de désigner ces trois compagnons, ces trois commandants d'armée, c'est que déjà le premier qu'il désigne, c'est Zayd ibn Haritha, qui était son fils adoptif, et du coup c'est quelqu'un qu'il aimait beaucoup, et donc il a désigné un premier commandant, et s'il venait à être tué, il a désigné Ja'far ibn Abi Talib, et s'il lui-même venait à être tué, il désigne ensuite Abdallah ibn Rawaha. Donc déjà, ce qui est assez impressionnant, c'est que la première personne qu'il va désigner, c'est quelqu'un de très proche de lui. C'est son fils adoptif. Alors même, du coup, qu'il y a de très grandes chances qu'il soit tué. Sachant que, du coup, celui qui mène la bataille porte l'étendard musulman, du coup. Et c'est important de savoir que celui qui porte l'étendard est souvent visé. Parce que, en gros, si je résume, si l'étendard n'est plus, si l'étendard tombe et est perdu, eh bien, la guerre est finie. Enfin, la bataille est finie, plutôt. Donc bien entendu que ce sont des cibles. Et donc, bien entendu qu'il y a de fortes chances en allant à cette bataille que Zaid ibn Khalita, Ja'far ibn Abid Ali et Abdallah ibn Rawaha soient tués. Et malgré tout, du coup, ils entendent ça et ils le savent en fait. Et du coup, bon, vient la bataille. Zaid ibn Khalita, encore une fois, l'être le plus cher au corps du Ressasallam, parmi ses combattants musulmans, commence à combattre, assume la direction de l'armée et est effectivement tué. Donc ensuite... Jafar ibn Abid Alib saisit la bannière, donc je vous disais l'étendard et combat à son tour prend la tête de l'armée à son tour et là, attention aux âmes sensibles mais je me permets de le partager parce que c'est quand même vraiment incroyable, mais donc il a un bras qui est d'abord coupé, donc il prend l'étendard avec l'autre bras le deuxième bras qui est coupé et ensuite il continue à garder l'étendard en lui il la serre entre ses bras malgré tout il continue à être présent là et il finit par mourir et en fait ce qui est incroyable c'est que finalement on découvre qu'il a été touché par plus de 50 coups et le tout sur l'avant du corps, donc ça veut dire qu'il n'a jamais tourné le doigt à la bataille, donc absolument incroyable n'est-ce pas et donc enfin c'est Abdallah ibn al-Awaha qui s'avance pour reprendre l'étendard et là ça devient intéressant enfin ça devient intéressant mais là ça devient intéressant dans notre contexte parce que lorsque Abdallah ibn al-Awaha se retrouve dans cette posture et il doit aller reprendre l'étendard, eh bien il a un bref moment d'hésitation. Une demi-seconde sûrement, quelque chose comme ça. Et du coup, qu'est-ce que ça veut dire ce moment d'hésitation ? Ça veut dire qu'il y a un truc qui le bloque, n'est-ce pas ? Il hésite parce qu'en fait, il n'a pas envie de se faire tuer, tout simplement. Il n'a pas envie, il a peur. Son âme n'a pas envie. Son œuf n'a pas envie. Alors même qu'il savait en venant qu'il y avait de fortes chances qu'il meure, et que l'objectif c'était de combattre, et de combattre pour Allah, pour la justice, et soit de vaincre, soit de mourir en martyr en fait. Il n'y avait pas d'autre possibilité, en tout cas ils sont venus avec cette intention-là. Ils n'avaient pas l'intention de rebrousser chemin. Et pour autant, il n'avait pas envie de mourir tout simplement. Et donc, qu'est-ce qu'il fait ? Eh bien, il va se lancer dans le combat. en récitant des vers enthousiastes, motivants. Il va se motiver en fait lui-même. Vous savez, les arabes, c'était des grands poètes. Et donc, je vais vous partager. Alors bon, ça ne sera que la traduction en français, mais c'est quand même très beau ce qu'il dit. Donc, qu'est-ce qu'il dit ? Il va dire, « Mon âme, par Dieu tu avanceras, de gré ou de force. Excité par les cris, les chevaux marchent sur l'ennemi, et au départ des flèches, les arcs gémissent. Refuserais-tu le paradis ? » Donc, vous voyez qu'il va se motiver lui-même. Et ce qu'on entend avec ces quelques mots, c'est son combat intérieur en fait. Son combat intérieur entre lui et lui, entre lui et son neuf. Et bien entendu, après avoir combattu, lui aussi meurt. L'étendard est ensuite repris par quelqu'un d'autre. Mais nous, on va rester focus sur Abdallah ibn al-Awaha et son hésitation. Et je sais pas, juste là, je suis en train de me rendre compte en vous faisant cet épisode que là, en gros, tout mon épisode, il a été motivé par quoi ? par cette hésitation. Donc est-ce que vous vous rendez compte tout ce qu'on peut apprendre de la sierre du prophète sallallahu alayhi wa sallam et même pas que du prophète sallallahu alayhi wa sallam mais aussi des gens qui l'entourent. Et justement donc avec ces trois combattants qui ont été tués à la bataille de Mouta, ce qui est intéressant de voir c'est que bien entendu ces trois combattants sont destinés au paradis, ils sont morts martyrs ils sont destinés au paradis. Néanmoins là il y a un truc qui était assez intéressant c'est que le prophète sallallahu alayhi wa sallam a indiqué que le dernier, donc Abdallah ibn al-Wahha est à un degré inférieur par rapport aux deux autres. Pourquoi ? Parce qu'il a hésité. Est-ce que vous imaginez ? Moi, ça me touche beaucoup parce que je me dis, mais mon Dieu, on a du taf ! On a du taf, d'accord ? Parce que nous, clairement, dans cette situation, je pense que ce n'est même pas une hésitation qu'on aurait eue, on aurait fait demi-tour. Et en même temps, c'est vraiment très intéressant de se rendre compte de tout ça parce que... En fait, s'il a hésité, c'est parce que son travail avec son neufs n'a pas été assez fait. Les deux premiers ont sûrement plus travaillé leur neufs, et donc n'ont pas hésité. Le dernier, lui, son neufs était un peu plus là. Vous voyez, il a été tiraillé. Et je pense qu'on ne peut que se reconnaître en Abdullah ibn al-Waha. Et ça me fait penser à une intervention de Nouman Ali Khan, que j'ai été voir l'année dernière. Il a fait une intervention sur Paris qui était vraiment très bien. Donc n'hésitez pas à vous tenir. informé de ses prochaines interventions, Inch'Allah. Et du coup, il a fait l'intervention sur Yousuf, alayhi salam. où il nous parlait du fait que lui, Noam, du coup, se sentait plus proche des frères de Yousuf, alayhi salam, donc de ses frères jaloux, que de Yousuf, avec son comportement exemplaire. Et en fait, ça m'a marqué ce qu'il a dit à ce moment-là, parce que je me dis, ben oui, c'est vrai que les prophètes, bien entendu, ce sont nos modèles, et eux-mêmes ont des défauts d'ailleurs, et c'est très intéressant, ça nous permet aussi de nous rapprocher d'eux, ils ont aussi des familles particulières. Ils ont tout un tas de choses qui font qu'on peut se reconnaître en eux, mais on peut aussi se reconnaître en leur entourage, d'accord ? Et là, si je reviens à la bataille de Mouza, clairement, moi je me reconnais beaucoup plus en Abdallah ibn al-Awaha que dans les deux autres compagnons qui ont eu du coup ce comportement exemplaire sans aucune hésitation. Sachant qu'on n'est même pas au niveau d'Abdallah ibn al-Awaha, d'accord ? Je vous le disais juste avant, d'accord ? Mais, ce qui est intéressant, encore une fois, je reviens sur ça, il a hésité. Son nefs lui disait de ne pas y aller. Il ne voulait pas mourir. Et on le comprend. Il voulait profiter de la vie, en fait. On ne peut que le comprendre. Il y a tellement de choses de la vie d'ici-bas qu'on priorise par rapport à l'au-delà. Et ça me fait penser, par exemple, et je pense que certaines vont se reconnaître, quand je ne portais pas encore le hijab, ben ouais, je priorisais moi, ma vie d'ici-bas, à Allah. Et si je prends d'autres exemples encore, si j'ai du mal à me lever pour le fajr, J'ai des moments d'hésitation, quand il y a de la médisance, et que je ne dis pas stop par peur du regard des autres, etc. Et en fait, on ressent tout ce conflit intérieur à ce moment-là. D'ailleurs, c'est très bon signe, parce que déjà, ça veut dire qu'on est dans l'âme qui se blâme, et non pas dans l'âme incitatrice au mal. Parce que je pourrais aussi me dire, ben non, c'est normal de parler sur les autres, de médire, il n'y a pas de problème. Et en fait, si je me dis ça, c'est là qu'il y a un problème, finalement. Vous voyez ce que je veux dire ? Et en fait, son âme... on se doit de l'éduquer. Et durant Ramadan, c'est exactement ce qu'on fait. Parce que, en se privant de nourriture, de boire, de relations avec son conjoint, etc., durant la journée, ben en fait, je me dis, ouais, j'ai envie de boire, par exemple. J'ai envie de boire, j'ai envie de manger. Mais je ne le fais pas. Pour Allah et personne d'autre. Parce qu'on est d'accord que seul Allah voit si, effectivement, je ne bois pas et je ne mange pas. On pourrait boire et manger en cachette, mais on sait qu'Allah nous voit. Donc on le fait pour Allah. Et le jeûne du mois de Ramadan, c'est vraiment un jeûne et un mois qui nous facilite, qui nous montre qu'on peut travailler sur nous, sur la purification de notre âme. Il nous montre également de quoi on est capable. Parce que durant ce mois, on entraîne son neuf à dire non, à l'éduquer, à être discipliné pour s'orienter. vers Allah et non vers nos propres désirs. Parce que là, si j'arrive à dire non, pas maintenant, à des choses halal, d'accord, boire, manger, relation sexuelle avec son conjoint, c'est des choses halal, on a le droit. Mais si j'arrive à lui dire non, j'entends, je t'écoute, j'entends mes besoins, par contre on le fera après le marab, du coup, si j'arrive encore une fois à dire non à ces choses halal, alors je devrais pouvoir dire non à des choses haram. Vous voyez ce que je veux dire ? Et ça c'est très fort, vraiment. c'est quelque chose de très fort et moi depuis que j'ai compris cette fonction de mois de ramadan il y a quelques années, vraiment j'essaye de voir ça sur un autre angle et se dire vraiment encore une fois, si je dis non à des choses halal, alors je peux dire non à des choses haram, c'est logique, puisque ces choses haram ne sont même pas bonnes pour moi. Et bien entendu on est tous humains, et en tant qu'humains on est imparfaits, donc de un, on va faire des erreurs, de deux, même quand on arrive à ne pas faire l'erreur, on peut aussi hésiter comme Abdullah ibn Rawaha, d'accord ? Mais lui, il a hésité, il a repris le dessus sur son âme. Et tout comme nous, on a nos hésitations, on a nos moments de faiblesse, mais l'essentiel, c'est de ne pas abandonner, c'est de développer son discours intérieur comme il l'a fait, d'accord ? Il s'est parlé à lui-même. De se rappeler pourquoi est-ce qu'on fait ces efforts, d'échanger donc avec soi, et Inch'Allah, de faire ce qu'Allah attend de nous. Et du coup, là on est en plein mois de Ramadan, au moment où sortira Inch'Allah cet épisode, et du coup, déjà j'ai envie de vous inviter, si vous m'écoutez durant ce mois, à profiter de ce mois pour conscientiser un peu plus tout ça, conscientiser également les efforts que vous faites, déjà par exemple pour vous priver de ces choses halal, conscientiser un peu plus le fait que vous arrivez à vous dire non, et également vous poser une question supplémentaire. Et ne vous inquiétez pas, si vous m'écoutez hors Ramadan, il n'y a pas de soucis, bien au contraire, vous allez voir, ça va vous être utile. Mais du coup... si je peux ressortir avec une seule chose de ce mois de ramadan, améliorer une seule chose en moi, ce serait quoi ? Et donc même type de question si vous m'écoutez en dehors du mois de ramadan. Quel aspect de mon âme est-ce que j'ai besoin de purifier ? Sur quoi est-ce que je peux travailler aujourd'hui ? Et bien entendu, on y va un pas après l'autre, d'accord ? Parce qu'on ne peut pas tout changer. Mais rien que le fait de conscientiser ses défauts, je vous assure que c'est une grande bénédiction. Parce que ça veut dire qu'Allah nous permet de les voir, et donc de nous améliorer. Allah pourrait nous aveugler en fait, et du coup nous laisser faire et faire et faire encore plus de dégâts. Mais si on voit nos défauts, c'est qu'on peut commencer à travailler dessus. Donc vraiment, déjà, encore une fois, c'est un grand bienfait. Même si ça fait mal, franchement, ça fait mal. Pour l'anecdote, il y a une dua que j'ai faite et qui a été exaucée. En vrai, ça fait mal. C'est de demander à Allah de me permettre de voir mes péchés. Qu'est-ce que ça fait mal de voir à quel point on est imparfait, à quel point on fait des erreurs, je vous jure. C'est surprenant de là. Et en même temps, c'est absolument indispensable, parce que sans ça, comment est-ce que je peux commencer à changer ? Comment est-ce que je peux m'excuser aussi auprès des autres ? Parce que ça, c'est super important. Et on est aussi en ce mois de Ramadan. où on se doit de demander le pardon d'Allah en tout temps. Mais il y a une invocation qui est particulière aussi en ce mois de Ramadan, notamment dans les dix dernières nuits. Donc, oh Allah, tu es pardonneur, tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. Donc, c'est une très belle invocation. D'ailleurs, c'est la doua que le prophète sallallahu alayhi wa sallam a enseignée à Aïcha, lorsqu'elle lui a demandé quoi dire durant l'ailat al-Qadr. Donc c'est une très belle invocation d'ailleurs qu'on peut aussi dire en dehors, bien entendu, de ce moment. Mais du coup, comment est-ce que je peux demander le pardon, que ce soit pour moi, Allah directement, ou aux autres, si je ne sais pas, si je ne suis pas au courant de ce que je fais mal. Donc bref, j'ai dévié, désolée, je parle trop. En tout cas, j'espère que cet épisode vous aura apporté, que vous voyez en fait l'illustration pratique des choses avec notamment la scie à l'heure du prophète sallallahu alayhi wa sallam, mais vraiment... Une petite bribe de toute la sela. Vraiment, j'ai été sur un détail de la sela, mais moi, je trouve ça fascinant parce que je me rends compte à quel point c'est précieux, à quel point chaque détail est précieux, à quel point Allah fait les choses parfaitement. Vraiment, c'est impressionnant. C'est impressionnant. Alhamdoulilah, vraiment. Bref, vous voyez, je suis encore en train de repartir vers quelque chose d'autre. Je vais m'arrêter là. Donc, si jamais l'épisode vous a apporté, eh bien, n'hésitez pas à mettre un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de votre choix. et également à partager le podcast autour de vous, vraiment, n'hésitez pas. Soyons un bien les unes pour les autres. Salaam alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté. Et dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi. C'est un vrai cercle vertueux de Hesenet. Et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve, ma sœur, et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.