Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier, pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques, et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh mes soeurs, et bienvenue dans l'épisode 5 du podcast Musulmane en chemin. Et dans cet épisode, vous l'avez vu, on va parler de Tawakkol, qu'on traduit généralement par confiance en Allah. C'est un sujet fondamental dont on parle beaucoup et à raison, parce que c'est un sujet central, récurrent, qui touche notre relation la plus intime avec notre Créateur. Et donc aujourd'hui, on va explorer ce que ça signifie réellement, en quoi est-ce que c'est indispensable, quels sont les bienfaits du Tawakkol, quelles sont les erreurs communes qu'on fait tous et toutes, et comment l'appliquer dans notre vie quotidienne. développer et augmenter notre tawakul, Inch'Allah. Et pour info, je suis en train de réfléchir à comment rendre le contenu du podcast applicable, parce que souvent, ce que j'ai remarqué, c'est que beaucoup écoutent plein de podcasts, regardent plein de vidéos YouTube, apprennent plein de choses, et c'est très bien. Par contre, le passage à l'action, l'application n'est pas aussi évidente. Et on le sait, on a un devoir d'apprentissage, donc ça c'est OK, Alhamdoulilah. Mais on a aussi un devoir d'appliquer ce qu'on apprend, ce qu'on connaît. Sinon, nos connaissances ne sont pas utiles, et elles viendront même témoigner contre nous le jour de la résurrection. Et quand je vous dis ça, mon objectif, ce n'est pas du tout de vous faire peur. On y va à notre rythme, un pas après l'autre. L'important, c'est d'avancer. Ce n'est absolument pas d'avancer vite, mais juste d'avancer et de cheminer, incha'Allah. On n'est pas sur le musulman le chemin pour rien. Donc, je réfléchis à plusieurs choses, à plusieurs... thématique potentiellement mensuelle, je vous le disais dans l'épisode d'introduction à ce podcast, avec du coup une thématique mensuelle avec le podcast et ensuite un atelier d'application. Et du coup, je vais en parler et donner les infos dans la lettre des musulmans à l'enchemin, donc c'est la newsletter que j'envoie presque tous les mardis, je dis presque parce que je suis humaine et qu'il va y avoir des mardis où je ne vais pas l'envoyer. Et du coup, inscrivez-vous, c'est gratuit bien sûr, je vous partage énormément d'informations que je juge utiles, que j'espère utiles Inch'Allah Je vous partage pas mal de notions pour vous améliorer. Il y a pas mal de notions qui sont complémentaires au podcast. Et bien entendu, je vous donne toutes les infos des nouveautés. Donc notamment cet atelier, cet accompagnement. Je ne vous en dis pas plus. Et d'ailleurs, si je ne vous en dis pas plus, c'est parce que je n'ai pas totalement fini d'élaborer et de voir exactement ce que j'ai envie de vous proposer. Donc pour vous inscrire, c'est simple. C'est directement sur mon site. Je vous mettrai également le lien dans les notes de cet épisode. Et si vous voulez y aller directement, vous cliquez sur les notes de l'épisode. Ou alors... vous tapez tout simplement musulmanachemin.com slash newsletter. Pour en revenir au sujet du jour, donc le tawakul. En fait, j'entends beaucoup de sœurs qui se rendent compte qu'elles n'ont pas confiance en Allah, et qui se sentent très mal en s'en rendant compte. Des sœurs souvent perfectionnistes, qui aiment bien tout contrôler, et on leur parlera, incha'Allah, du sujet du perfectionnisme, parce que c'est un sujet que je connais personnellement très très bien. Je faisais partie de ces sœurs, et pour être honnête, je fais encore partie de temps en temps de ces sœurs. C'est un sujet que je connais bien parce que je l'ai étudié également et parce que j'ai accompagné pas mal de sœurs dans cette situation. Et donc je vous disais, je fais encore partie de ces sœurs de temps en temps parce que, eh bien, avoir un taway cool à 100% tout le temps, c'est naturellement impossible. On est humain et donc par définition, on fait des erreurs et plus que ça, on fait des péchés. Et si on fait des péchés, c'est parce qu'on a des baisses de foi, des moments où on est moins connecté à l'âge, où on oublie sa présence, où on priorise. autre chose à lui. Et c'est dur à dire, je suis d'accord avec vous, c'est dur à dire, mais c'est vrai. Et c'est Allah qui nous a créés comme ça, contrairement aux anges qui, eux, obéissent toujours à Allah. Et du coup, ce que je vous propose, c'est qu'on explore un peu plus ce que signifie le Tawakkol. Donc, on va aller regarder la définition et vous allez me connaître, vous allez commencer à apprendre à me connaître. J'ai souvent cette démarche assez scientifique de commencer par là. On va essayer de comprendre son importance, également les erreurs qu'on fait. pour pouvoir ne plus les faire, bien entendu. On va aller voir les bénéfices du Tawakkol et comment faire pour développer et augmenter son Tawakkol, Inch'Allah. Et c'est un épisode qui a une importance assez particulière pour moi, et du coup j'ai envie de redire quelque chose que j'ai déjà dit dans l'épisode 1, mais ça me semble important de le redire. Je suis humaine, donc je suis amenée à faire des erreurs, et s'il y a une erreur, eh bien c'est à cause de moi, et si je dis quelque chose de juste, c'est grâce à Allah. Alhamdulillah. Donc on y va pour la définition. Le terme Tawakul au niveau de l'étymologie, ça provient de la racine arabe Waqela, qui signifie confier, déléguer ou remettre quelque chose à quelqu'un. Et du coup, le tabakul, ça consiste à confier toutes nos affaires et préoccupations à Allah et à lui demander son aide dans tous les aspects de notre vie. Et du coup, comme le mentionne la surah 3, verset 122, dans le sens « Car c'est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance. » Et dans le verset 159 de la même surah, donc surah 3, et donc je vous partage un extrait de cette ayah, de ce verset. Mais une fois la décision prise, place ta confiance en Allah, car Allah aime ceux qui lui font confiance. Et donc là, on est confronté à la notion de placer sa confiance en Allah. Donc c'est un acte volontaire qu'on fait. Et si on le fait, c'est du coup qu'on sait qu'il va protéger, préserver ceux avec quoi on lui fait confiance. On sait également qu'il a notre intérêt en considération, qu'il ne nous veut que du bien. Et pour comprendre qu'est-ce qui fait qu'on arrive ou pas, à placer sa confiance en Allah, on va aller regarder de plus près la notion de confiance. Et la confiance, c'est une émotion. C'est un sentiment profond qu'on ressent. Et comme on en a parlé dans l'épisode 2, que je vous invite à écouter ou réécouter tellement il est important, eh bien, la confiance, comme c'est une émotion, elle trouve son origine dans nos pensées et nos perceptions. Et du coup, ça va être très important qu'on se demande, eh bien, qu'est-ce que je pense d'Allah ? Est-ce que je pense qu'il me donne le meilleur, même quand ce n'est pas ce que je veux ? Ou est-ce que justement je ne lui fais pas confiance parce que je n'ai pas ce que je veux, malgré mes invocations ? Est-ce que je vois Allah comme un dieu châtieur ou comme un dieu bienveillant, miséricordieux ? Parce que, est-ce qu'on fait confiance à quelqu'un de malveillant ? C'est une question rhétorique, n'est-ce pas ? Et d'ailleurs, Allah nous dit dans un halit rotsi dont on a déjà parlé précédemment Je suis ce que mon serviteur pense de moi. Et on le voit bien. Si je pense qu'Allah n'est pas le tout miséricordieux, le très miséricordieux, le plus doux, etc. Donc là, je vous ai partagé quelques-uns de ces noms. Si je ne pense pas ça de lui, comment est-ce que je vais pouvoir lui faire confiance ? Donc, on voit bien que le Tawakkul est lié à ce qu'on pense d'Allah. Et ça me fait une super transition avec la partie suivante où on va parler des erreurs qu'on fait. Et en fait, la première erreur qu'on fait par rapport au Tawakkol, c'est justement sur la définition. On a une définition erronée, des attentes erronées d'Allah, de ce que devrait être notre relation à Allah. Et comme on a une définition erronée, eh bien on va avoir des actions erronées. Par exemple, une des erreurs qu'on fait, c'est de ne pas faire les causes. Se dire que la confiance en Allah, c'est savoir que tout vient de lui. Et c'est vrai. Mais qu'on n'a rien besoin de faire pour cela. Et donc que le tawakul, c'est de demander à Allah de pourvoir à nos besoins sans rien faire. Par exemple, chercher un travail sans postuler. En se disant que c'est Allah qui donne. Et oui, c'est Allah qui donne, on est d'accord. Mais on doit faire les causes. Et il y a plein de hadiths qui illustrent l'importance du tawakul et sa mise en pratique. Et l'un des plus célèbres, c'est celui qui est rapporté par Enes ibn al-Malik. Ou un homme dit au prophète sallallahu alayhi wa sallam, « Oh messager d'Allah, dois-je attacher mon chameau et avoir confiance en Allah ? Ou dois-je le laisser sans entrave et avoir confiance en Allah ? » Et le prophète sallallahu alayhi wa sallam, il répond, « Attache-le et fais confiance en Allah. » Et ce hadith, il montre bien que le tawhaikul ne signifie pas « abandonner nos responsabilités » . Ça montre bien qu'on doit prendre toutes les précautions nécessaires tout en mettant notre confiance en Allah pour le résultat. Là encore, parfaite transition, mais je vous dis ça, c'est parce que j'y ai réfléchi aussi. Eh bien, l'autre erreur dont j'ai envie de vous parler, c'est le fait de placer sa confiance, justement maintenant, uniquement en les causes. Et ça, ça peut être associé à du shirk, de l'association. Et subhanallah, on est beaucoup à le faire sans en prendre conscience. Moi la première. Mais khair inshallah, on apprend, et quand on prend conscience des choses, c'est là qu'on peut changer. Placer sa confiance uniquement en les causes, ça veut dire quoi ? Ça veut dire faire tout ce qui est dans notre pouvoir pour avoir un résultat. Et quand on n'a pas le résultat escompté, il vient d'être extrêmement déçu. Et on se dit que ce n'est pas normal parce qu'on a fait les causes. Et en plus, on a même invoqué Allah. Et pourtant, on n'a pas le résultat qu'on veut. Et en fait, ça se rapproche du shirk parce que je me dis, je fais les causes, donc je dois avoir le résultat. Et on oublie Allah ici en fait. On croit que celui qui pourvoit, c'est nous. On a confiance en les causes et pas en Allah. Et du coup, à ce moment-là, on peut être beaucoup à perdre confiance en Allah. Ce qui m'amène à l'erreur suivante. Pensez qu'on aura confiance en Allah seulement quand on obtiendra ce qu'on veut. Et du coup, ça serait attendre d'avoir ce travail ou cette chose spécifique qu'on a demandé pour enfin faire confiance en Allah. Mais en fait, à ce moment-là, on ne se rend pas compte que ne pas obtenir ce qu'on souhaite, c'est en fait une bénédiction d'Allah. Et par amour pour nous, il nous préserve ou nous donne meilleur. Et à ce sujet, autre hadith du prophète sallallahu alayhi wa sallam qui nous dit que « Nul musulman n'adresse à Allah, exalté soit-il, une invocation sans qu'Allah... » exalté soit-il, ne lui accorde l'une de ces trois choses. Soit il hâtera l'exhaussement de son invocation dans ce bas monde. Soit il lui en réservera la récompense dans l'au-delà. Soit il détournera de lui un mal équivalent à son invocation. Et souvent, ne pas recevoir ce qu'on veut, ça peut être extrêmement difficile à accepter. Et on consacrera Inch'Allah un épisode entier à ce sujet parce que ça mérite une discussion approfondie. Mais juste le temps que je fasse cet épisode, je vous donne quelques clés déjà. Et je vous invite à réfléchir à la relation parent-enfant. Est-ce qu'un parent bienveillant donne tout ce que son enfant demande, même si c'est mauvais pour lui ? Question rhétorique, n'est-ce pas ? Est-ce que ce parent fait les devoirs de l'enfant à sa place ? Ou bien est-ce qu'il le laisse faire, apprendre, échouer, être en difficulté et finalement comprendre par lui-même ? Est-ce qu'il est là pour lui pendant ce temps ? Est-ce qu'il l'accompagne dans son cheminement, dans ses hauts comme ses bas ? Un parent bienveillant, vous le voyez bien, ça ne doit pas être confondu avec un parent permissif. La bienveillance, ça ne doit pas être confondu avec l'autocomplaisance, avec le fait de permettre sans condition, ni d'avoir une indulgence excessive. Et du coup, vraiment, je pense que vous le voyez, c'est une erreur de penser que si Allah ne nous donne pas ce qu'on veut, c'est qu'on ne peut pas avoir confiance en lui. Parce que c'est beaucoup plus intéressant d'aller chercher la sagesse divine derrière. Et pareil, c'est une erreur de penser que si on lui fait confiance, alors il nous donnera tout ce qu'on veut. Non. Si on lui fait confiance, il nous donnera tout ce dont on a besoin. Et je trouve ça vraiment... Waouh ! J'ai pas les mots. Ça me fait penser à la doa de Moussa alayhi salam, qui dit dans le surat al-qassas, donc la surat 28, et il y a 24, et en fait à ce moment-là, Moussa alayhi salam était dans un état de besoin après avoir quitté l'Egypte, et je vous laisse aller explorer cette magnifique surat. Et donc à ce moment-là, Moussa, alayhi salam, est vraiment dans le besoin. Et qu'est-ce qu'il demande à Allah ? Il invoque Allah et il dit « Rabbi, Seigneur, j'ai grand besoin du bien que tu as fait descendre sur moi, ou que tu as fait descendre vers moi. » Et donc là, ce qui est magnifique, on pourrait faire des épisodes complets dessus. D'ailleurs, Zayneb du podcast « Coran de mon cœur » a fait des épisodes complets dessus. Enfin, complets, je pense qu'on peut toujours aller plus loin. Mais elle a fait des épisodes machin là-dessus. D'ailleurs, elle a fait toute une série sur Surat al-Qassas, donc n'hésitez pas à aller l'écouter. Je lui fais une petite promotion à mon échelle. Et puis, il y a d'autres épisodes où elle parle de ce passage. En tout cas, brièvement, juste pour vous donner quelques éléments par rapport à cette ayah. Déjà, quand on entend ça, « Rabbi, j'ai grand besoin du bien que tu as fait descendre vers moi » , eh bien, Moussa alayhi salam, il se rend compte de plusieurs choses. La première, c'est qu'on peut remarquer le tawakul incroyable de Moussa alayhi salam. Parce que, si vous remarquez bien, la formule, l'invocation, est au passé. J'ai grand besoin du bien que tu as fait descendre vers moi. Donc, Moussa, il sait qu'Allah ne lui veut que du bien, déjà, ça c'est clair. Et il sait qu'Allah a déjà tout prévu. Et donc, il l'invoque, parce qu'il sait qu'en l'invoquant, il l'exaucera. La deuxième chose qui est intéressante, également, il y en a plein d'autres, mais je vous en partage deux, C'est que... Allah sait mieux que lui ce dont il a besoin. Vous avez remarqué, il n'a pas demandé je veux ci, je veux ça. Non, il lui a dit j'ai grand besoin du bien que tu as fait descendre vers moi. Et pour autant, il sait qu'Allah a déjà tout prévu et il l'invoque néanmoins en toute confiance. MashaAllah. Alors que nous, subhanallah, on demande. Et plus que ça, on exige. On exige presque qu'Allah nous donne ce qu'on veut. Tel en l'enfant ingrat. qui exigerait par exemple des bonbons à outrance alors que c'est mauvais pour lui. Mais il ne s'en rend pas compte. Et à ce moment-là, cet enfant, il ne se rend pas compte qu'en fait, si son parent lui dit non et si son parent lui donne plutôt une pomme, eh bien c'est parce qu'il veut son bien et que c'est meilleur pour lui. Eh bien c'est exactement pareil pour nous. Donc cette erreur, c'est vraiment une grosse erreur, c'est le fait de ne pas réellement accepter qu'un de là, c'est mieux que nous, ce dont on a besoin. Et attention, je ne blâme personne ici, parce que je pense qu'on fait tous cette erreur à un moment donné, et on est sûrement amené à la refaire. C'est juste important d'en prendre conscience, parce que sinon, comment agir dessus ? Dernière erreur que j'ai envie de partager, c'est le fait de penser que la confiance en Allah va venir tout seul. Eh bien non, la confiance ça se gagne, ça se travaille. Déjà on le voit avec d'autres êtres humains, on le voit avec soi aussi. Et ça on en reparlera, petit teaser dans l'épisode prochain, Inch'Allah. Et c'est également le cas avec Allah. Et vous allez voir, on va en parler juste après. Et avant de passer à la suite, j'aimerais bien qu'on regarde un peu les apprentissages qu'on peut tirer de ces erreurs. On peut se rendre compte qu'en fait, avoir confiance en Allah, ça signifie savoir au plus profond de nous qu'Allah nous aime et fait ce qu'il y a de mieux pour nous. Et parfois, ce qu'on désire ardemment n'est pas ce qu'il y a de mieux pour nous. Et en réfléchissant d'ailleurs à notre passé, on peut souvent voir des moments où ce qu'on voulait, ben ça s'est pas réalisé. Et finalement, mais... « Alhamdoulilah, c'était pour le mieux ! » Moi, je pense à plein de moments comme ça. Mais si ce n'est pas le cas pour vous, c'est que probablement vous n'avez pas encore assez cherché mes sœurs. Et je le dis en toute humilité, vraiment, et avec beaucoup d'empathie, parce que vraiment, il fut un temps où moi aussi, et mes clientes aussi, je ne parle pas juste pour moi comme un cas général, je n'oserais jamais faire ça, mais vraiment, on a besoin d'habituer son cerveau à se poser des questions, et d'ailleurs, c'est pour ça que je pense que vous commencez à le voir. Dans tous les épisodes, j'essaie de vous poser plein de questions. On a besoin d'apprendre à se questionner et l'introspection, ce n'est pas quelque chose qui est immédiat, ça se travaille. Donc vraiment, posez-vous les questions et pas de panique si vous n'avez pas forcément l'habitude. On y va, un pas après l'autre, on chemine, Inch'Allah. Et pendant ce cheminement, on peut bien entendu se documenter, apprendre, lire et quoi de mieux que de lire le Qur'an. Et là, ça me fait penser notamment à l'histoire de Moussa alayhi salam et du sage. qui est raconté par Allah dans la surat al-Kahf, versets 65 à 82, que je vous invite à lire, et qui nous montre bien la sagesse derrière les épreuves, et qu'on ne peut pas tout comprendre immédiatement. Encore une fois, on en reparlera, incha'Allah, dans un prochain épisode sur les épreuves, je pense que celui-là, il va être important, incha'Allah. Et donc maintenant, je vous propose de regarder les bénéfices du Tawakkol, les bénéfices de travailler son Tawakkol. Qu'est-ce que ça permet ? Eh bien la première chose, c'est que ça permet de gagner en sérénité. de se sentir apaisé, en sachant qu'on est entre de bonnes mains. Ça permet de lâcher prise, le fameux lâcher prise. Et bien pour lâcher prise, on a besoin d'avoir confiance en Allah, le Tout-Puissant, d'avoir confiance en l'avenir qu'il nous réserve. Ça permet également de gagner en humilité, et de savoir que lui seul sait ce qu'il y a de mieux pour nous. C'est également une force, parce qu'on sait que tout vient de lui, et que tout est possible avec Allah. Donc bismillah, on y va ! Ça permet de gagner la satisfaction d'Allah. Je vous le disais en début d'épisode, je vous avais partagé une ayah, donc un verset de la surah 3, c'est le verset 159, un extrait du verset en tout cas, où dans le sens, il nous dit « Mais une fois la décision prise, place ta confiance en Allah, car Allah aime ceux qui lui font confiance. » Donc ça permet de gagner la satisfaction d'Allah, l'amour d'Allah. Et ça permet également d'aimer Allah. Parce que comment ne pas aimer quelqu'un qui prend soin de nous, qui nous aime plus qu'une mère aime son enfant. Et donc, bien entendu, ça permet de gagner en proximité avec Allah. Et pour finir, même s'il y aurait encore plein de choses à dire, la liste est longue, alhamdoulilah. Ça permet de gagner en sagesse, tel le sage dans l'histoire de Moussa alayhi salam, et le sage dans Surat al-Kahf. J'espère que ces bénéfices vous ont motivés. Moi, ça me motive à bloc. Et du coup, on peut enchaîner avec le comment on fait pour développer et augmenter sa confiance en Allah. Eh bien, la première chose, c'est de reconnaître que notre confiance en Allah n'est pas au maximum. Et c'est déjà un énorme pas en avant. Parce que comment travailler sur quelque chose dont on n'a pas conscience ? Comment travailler sur quelque chose qu'on ne reconnaît pas, qu'on n'accepte pas ? Donc, on met son ego de côté et on reconnaît qu'on a... pas encore une confiance en Allah assez élevée. Et honnêtement, elle ne sera jamais assez élevée. Et c'est normal, il y a des baisses de foi. Donc, il y aura toujours des moments où notre talakul sera un peu moins, un peu plus bas. L'essentiel, c'est que vous voyez la tendance globale, elle soit croissante. Et dans cette tendance globale, il y a des hauts et des bas. Et s'il y a des bas, c'est parce qu'Allah a décidé comme ça. Et ça nous permet d'avoir des hauts encore plus hauts, Inch'Allah. Donc, tout est très bien fait, Alhamdoulilah. Mais donc déjà, on reconnaît que notre confiance en Allah n'est pas... au maximum. Deuxième étape, on invoque Allah. On lui demande son aide. pour travailler sur son tabacol. Donc, on clarifie son intention, on essaye d'être la plus honnête possible envers soi et envers Allah, et on fait ça pour se rapprocher de lui. Et ensuite, bien sûr, on va pouvoir faire les causes. Et les causes que je vous propose de faire ensemble, eh bien, pas de surprise, c'est déjà de se questionner. Déjà, on va essayer de se questionner sur qu'est-ce qui fait qu'on a confiance en quelqu'un ? Et qu'est-ce qui fait qu'on n'a pas confiance en quelqu'un ? Et là, si je vous avais demandé, je vous laisserais... réfléchir et répondre à cette question. Et d'ailleurs, n'hésitez pas à faire pause dans le podcast si vous avez envie de prendre un temps pour réfléchir, c'est vraiment super intéressant. Mais comme là, vous n'êtes pas devant moi, eh bien, je vais répondre, n'est-ce pas ? Eh bien, la première chose qui fait qu'on a confiance en nous, en quelqu'un, c'est déjà qu'on apprend à la connaître, en fait, cette personne. Et du coup, on peut se demander, qu'est-ce que je connais d'Allah ? Et en fait, souvent, on connaît avant tout ce que d'autres personnes nous ont dit de lui. Et donc là, ça peut être notamment notre famille, la société, etc. Mais est-ce que c'est comme ça qu'on apprend à connaître quelqu'un ? Imaginez avec un simple être humain, ok ? Selon qui nous parle d'une personne, on peut avoir un avis très positif sur la personne ou un avis extrêmement négatif. Alors même qu'on ne connaît pas la personne, hein ? Eh bien pour le coup, c'est exactement pareil avec Allah. On ne peut réellement le connaître que si on apprend à le connaître directement. Comment on fait, me direz-vous ? Eh bien, il nous a quand même laissé un livre, pour nous, pour toi ma sœur, pour moi, pour l'humanité, pour chacun et chacune d'entre nous. Et donc, ça va être crucial d'apprendre à connaître Allah directement à travers le Coran et les enseignements du prophète Mohamed sallallahu alayhi wa sallam et de tous les prophètes qui l'ont précédé, bien entendu. Et du coup, comment on fait ? Eh bien, on lit, on apprend et on prend le temps de se familiariser. On prend le temps d'apprendre à le connaître. On dit souvent que le Qur'an déverse ses secrets à son ami intime. Et du coup, est-ce que c'est ton ami intime le Qur'an ? Et ça paraît logique en fait, parce que comme toute relation, instaurer la confiance, eh bien ça prend du temps. Et souvent, on s'attend, comme c'est Allah, ben juste en faisant un effort, une prière, une invocation, Que ce soit un truc incroyable. Et on est déçu. On est déçu parce qu'on ne va pas ressentir grand-chose à ce moment-là. Bon, parfois c'est le cas, et c'est Allah qui l'a décidé. Mais juste imagine, tu vas parler à une personne une fois ou deux fois, et tu te demandes pourquoi elle ne te raconte pas toute sa vie. Mais c'est logique en fait. Ça prend du temps. Ça demande des efforts. Ça demande de la patience. La confiance, ça se construit, ça se gagne. Et donc apprendre à connaître quelqu'un, c'est pas immédiat. Ça prend du temps. Et je sais qu'on a du mal avec ça, surtout dans notre société actuelle qui va très très vite. On en a parlé déjà dans l'épisode 1, que je vous invite à écouter, parce que je vous donne pas mal d'informations pour mieux comprendre notre société actuelle. Mais du coup, je me répète, la confiance, ça se construit et ça demande du temps. Et bien entendu, des efforts. Ensuite, une autre façon d'apprendre à connaître Allah, c'est par sa création. Donc, regardez, contemplez la création, la planète, les cieux. les animaux, etc. Mais également soi-même, parce qu'on fait partie de la création. On peut apprendre à connaître Allah également par ses noms, et pas simplement en les lisant, mais en les étudiant. Et je vous dis ça, mais moi-même, je suis encore loin à ce niveau-là, et vraiment qu'Allah nous facilite. On peut également apprendre à le connaître par l'application concrète de sa parole sur terre, avec le prophète Mohammed, qui était un courant vivant, comme le disait Aïcha, donc l'épouse du prophète. Et vous le voyez, il y a plein de façons d'apprendre à le connaître. Et on a juste besoin de commencer quelque part. Parce qu'on va apprendre jusqu'à la fin de nos jours, alhamdoulilah. Et l'essentiel, c'est de commencer. On commence un pas après l'autre avec ce qui nous paraît le plus facile, le plus simple, le plus approprié à nous. Et avec l'aide d'Allah, on va pouvoir butiner et apprendre de tous les côtés, incha'Allah. Vraiment, c'est tout ce que je nous souhaite, c'est ce que je me souhaite en priorité. Parce que la connaissance, j'ai envie de dire, elle est illimitée, surtout avec le Qur'an. On peut toujours plus apprendre et plus comprendre. Et bien sûr, je finis par quelque chose d'essentiel, que j'ai déjà évoqué, mais on n'oublie pas de renouveler son intention. Sinon, j'aurais beau lire, si je n'ai pas une bonne intention, ça ne marchera pas. Et maintenant, on arrive à la partie pratique. Je pense que vous commencez à avoir l'habitude avec mes questions. en fin d'épisode. Mais du coup, pour renforcer votre confiance en Arla, je vous invite à réfléchir aux questions suivantes. Première question, qu'est-ce qui me fait penser que je n'ai pas confiance en Allah ? On l'a dit, la première étape c'est de reconnaître qu'on n'a pas confiance en Allah et d'aller comprendre ce qui nous fait dire ça. Parce que le but c'est d'aller régler le problème à la source. Deuxième question, qu'est-ce que je pense d'Allah ? Honnêtement. Et c'est vraiment important de faire un réel état des lieux et donc de ne pas se mentir à soi-même. Ok ? Troisième question, qu'est-ce que je fais... pour avoir confiance en lui. On l'a dit, la confiance, ça se gagne, ça se travaille, déjà avec d'autres êtres humains, mais également avec Allah. Donc pareil, on fait le max pour être honnête envers soi-même, incha'Allah. Quatrième question, comment est-ce que je me parle ? Est-ce que je me parle avec bienveillance, ou est-ce que j'ai des propos absolument horribles à mon égard que je n'oserais jamais dire à quelqu'un d'autre ? Et oui, ça peut paraître bizarre de se poser cette question alors qu'on parle de tawakul et de confiance en Allah. Mais c'est important de se rappeler que je suis la créature d'Allah. Donc, si je me parle mal, je dénigre la création d'Allah. Et vraiment, cette question, elle est très importante et intéressante parce que si j'ai confiance en Allah, alors je dois développer ma confiance en moi. Parce que je suis une créature d'Allah. Il m'a même insufflé de son roh, de son esprit. Il ne me donne pas de charge supérieure à ma capacité. Et justement, dans le prochain épisode, on va parler de confiance en soi. Et vous allez voir que les deux épisodes sont vraiment complémentaires. Voilà pour cet épisode, j'espère que ça vous aura apporté. Prenez vraiment le temps, prends vraiment le temps, toi ma sœur qui m'écoute, de travailler sur ces questions, vraiment, de faire ce premier état des lieux. Et j'insiste parce qu'il n'y a pas de hasard, et donc si tu m'écoutes ma sœur, c'est que t'en as besoin. Et moi, la première, je fais ce podcast, d'accord ? Je fais cet épisode et j'en ai besoin. Donc moi, la première, je vais répondre, incha'Allah, à ces questions. Et franchement, entre toi et moi, c'est un travail qu'on va faire à vie de se poser ces questions-là. Parce que, je l'ai dit, on l'a dit, les baisses de foi, elles seront toujours là. Et notre taouakoul, c'est quelque chose qu'on va devoir travailler jusqu'à la fin de nos jours. Khair, incha'Allah. Et alhamdoulilah, parce que vraiment, c'est une bénédiction de travailler sur son taouakoul pour pouvoir se rapprocher d'Allah. On ne se rend pas compte. mais c'est une bénédiction. Il y a plein de gens qui ne le font pas. Peut-être que toi, ma sœur, moi d'ailleurs, moi la première, il fut un temps où on ne le faisait pas. Donc vraiment, alhamdoulilah, soyons reconnaissants envers Allah qui nous permet de cheminer vers lui. Je vous le rappelle, inscrivez-vous à la lettre des musulmans en chemin, où je vous donnerai plus de détails, inshallah, sur ce que je vous prépare. Et sinon, on se retrouve dans le prochain épisode, inshallah, pour parler confiance en soi. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté. Dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi, c'est un vrai cercle vertueux de Hesénet. Et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve ma sœur et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.