Speaker #0Vous cherchez des conseils marketing concrets, pragmatiques et actionnables pour développer votre entreprise dans la durée ? Bienvenue sur My Marketing Podcast. C'est Laurie et Sandy Giacobi. On est spécialistes en marketing et entrepreneurs depuis 2010. Ici, vous trouverez les méthodes, les outils et les retours d'expérience de nos invités ainsi que les nôtres. Tout pour vous inspirer et passer à l'action. Ça dure depuis... des mois. Vos vues s'effondrent sur LinkedIn, la portée est en chute libre. Vous vous demandez peut-être que vous avez fait de mal, pourquoi ça ne fonctionne plus, ou du moins ça n'a plus l'air de fonctionner. En réalité, ce sont les règles du jeu qui ont changé et je vais vous expliquer ce qui a changé, justement, mais pourquoi ça peut aussi, on peut aussi le voir comme une opportunité et elle ne se trouve pas forcément là où la plupart des personnes cherchent. Alors, ce qu'il faut comprendre, c'est que le changement a débuté on va dire en 2024, mais que ça s'est vraiment accéléré en 2025 Pourquoi ? poser quelques chiffres. Sur les 12 derniers mois à peu près, la portée organique sur LinkedIn a vraiment drastiquement chuté. On va dire entre 11 et 20% en moyenne, mais il y a eu des cas où on a pu observer des chutes beaucoup plus importantes, notamment sur les pages entreprises qui, elles, sont les plus touchées. Aujourd'hui, les pages entreprises ne représentent plus que 1 à 2% du fil d'actualité quand elles étaient à environ encore 7% en 2021. Et en parallèle, durant cette période, notamment avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, le volume de contenu, lui, a augmenté de 20%. Donc, il y a plus d'émetteurs d'un côté, moins de visibilité des postes. Ce n'est pas forcément une mauvaise passe. En fait, c'est structurel. Maintenant, il y a deux réactions face à ça. La première réaction, c'est très fataliste. C'est la faute de l'algo. LinkedIn, c'est trop injuste. En mode un peu caliméro. Ou alors, il y a la deuxième réaction, c'est « Ah ben, c'est super maintenant, il faut payer pour être vu. » Honnêtement, il y a une part de vérité des deux côtés. C'est sûr que l'algorithme, aujourd'hui, pousse moins les postes de manière organique et que pour vraiment augmenter significativement les vues, on pourrait en tout cas payer pour ça, c'est-à-dire sponsoriser les publications. Mais au final, il faut surtout voir un petit peu plus loin que ça. La première réalisée qu'il faut bien comprendre, c'est que LinkedIn n'est pas une association à but non lucratif. C'est une entreprise et comme toutes les plateformes avant elle, que ce soit Facebook, Instagram, on va dire plus généralement Meta, Son modèle économique repose... aussi sur la publicité. Oui, LinkedIn, il faut bien qu'il fasse des sous. Donc oui, pour augmenter quand votre portée organique elle baisse, LinkedIn vous pousse mécaniquement à sponsoriser votre contenu pour qu'il soit plus vu. C'est comme ça que la plateforme gagne sa vie. C'est assumé, c'est logique, il n'y a pas de trou dans la raquette, il n'y a pas de piège non plus, mais c'est utile de le garder en tête. Donc maintenant, est-ce que c'est la seule explication ? Pas tout à fait. La vraie raison de fond, c'est la saturation. LinkedIn croule sous les contenus. et pas n'importe lesquels, les contenus qui se ressemblent. Parce qu'avec l'arrivée de l'IA générative et même d'outils pour générer des publications avec l'IA générative, tout le monde peut produire des posts en deux minutes. Des carousels qui vont être bien formatés, des leads avec des petits bullet points, les trois conseils pour du contenu qui va être propre, du contenu qui va être correct, mais finalement totalement interchangeable. Si on ajoute certains commentaires générés par l'IA, « Super insight » , « J'adore ton post » , qui fleurissent sous chaque post, En fait, c'est de pire en pire puisque c'est des... publication générée par l'IA, commentée par des commentaires générés par l'IA. Finalement, le signal se noie dans le bruit. Normalement, c'est juste du gros bruit, c'est du vent qui répond à du vent. Résultat, tout le monde publie la même chose, personne ne se démarque et la plateforme, en fait, elle ne sait plus trop quoi mettre en avant, puisque tout se ressemble. Donc, pour le dire crûment, aujourd'hui, vote au post photo de vacances ou les trois leçons apprises du dessin de mon fils à la crèche. Pour lui, c'est du bruit. Votre analyse terrain. En revanche, votre retour d'expérience ou votre point de vue d'expert, pour lui, c'est un signal. La mauvaise nouvelle, c'est que votre égo va en prendre un coup. La bonne nouvelle, c'est que pour votre business, c'est la meilleure chose qui pouvait arriver. Donc la baisse de portée, c'est une combinaison de trois choses. Un modèle économique qui pousse naturellement vers de la publicité, donc vers du paid. Une saturation de contenu générique amplifiée par l'IA. Et une plateforme qui a tout intérêt aujourd'hui à mettre en avant des vrais experts parce que c'est ce qui retient les bons profils. et en même temps, c'est ce qui profite à son business publicitaire. Autrement dit, LinkedIn ne fait pas dans la philanthropie, mais ses intérêts sont alignés avec les vôtres si vous jouez le bon jeu. Ce qui nous emmène à la vraie question. Dans cet environnement, dans ce nouvel environnement, qu'est-ce qui fait la différence ? Alors la réponse, elle est à la fois simple et contre-intuitive, parce qu'aujourd'hui... La recommandation, c'est vraiment de faire moins, mais mieux. Alors ça va à l'encontre des conseils qu'on a pu voir fleurir il y a encore quelques mois, on va dire plutôt il y a 12 mois, on va dire il y a un an, où on disait que finalement, pour être plus vu, il fallait faire plus de posts. Donc on a vu des personnes poster deux fois par jour, trois fois par jour, voire même certains beaucoup plus encore. Et ça finalement, oui, c'est sûr que bout à bout, vous avez plus de vues. Mais est-ce que c'est plus de vues avec le bon message ? Là, on pourrait quand même se poser aussi la question, si ce n'est aussi de savoir si vous passez autant de temps à poster du contenu sur LinkedIn, comment vous pouvez aussi passer du temps à prendre soin de vos clients. Donc, moins de fréquence, mais plus de profondeur, c'est vraiment la recommandation aujourd'hui pour sortir du lot. Et l'idée, c'est aussi de déplacer le curseur, de ne plus forcément se focaliser sur les vues, mais sur d'autres indicateurs qu'on verra juste après. Moins de fréquence et plus de profondeur, ça veut dire quoi ? Ça veut dire moins de format copié-collé, plus de valeur de votre vraie valeur ajoutée. moins de postes, on va dire, pour exister, qui vont être très auto-centrés, mais plus de postes pour apporter vraiment quelque chose aux personnes qui vous lisent. Et ça, ça passe par trois choses concrètes. En tout premier lieu, publiez avant tout en votre nom plutôt que celui de votre entreprise. Aujourd'hui, si vous comptez uniquement sur votre entreprise pour créer de l'engagement, vous misez sur le mauvais cheval. Ne vous méprenez pas, les pages entreprises, elles ont encore leur place dans le paysage, mais pour la présence institutionnelle. pour vos offres, pour le recrutement, pour parler de l'actualité de l'entreprise. Mais ce n'est pas le bon endroit pour créer de la confiance, pour créer de la conversation, puisque, je le répète, aujourd'hui, c'est 1 à 2 % d'occupation sur le fil d'actualité contre 7 % auparavant. Donc, ça fait déjà un petit moment qu'on en parle, mais aujourd'hui, du fait de la baisse de cette portée, c'est vraiment nécessaire, voire même indispensable, de ne plus uniquement miser sur la page entreprise. Prendre la parole en votre propre nom. avec votre propre point de vue, votre expérience, votre façon de voir les choses. C'est ce qu'on appelle le stout leadership. C'est la prise de parole, on va dire, expert ou leader, je préfère dire d'ailleurs. Et ça, c'est exactement aujourd'hui ce que LinkedIn favorise dans la mise en avant des publications. Quand d'abord, on s'en annonce, c'est bien. Encore faut-il savoir sur quoi, sur quel sujet. Et finalement, c'est là que beaucoup de dirigeants se perdent. C'est là que beaucoup, pas par manque d'expertise d'ailleurs, mais plus par manque de clarté, ils ne savent pas forcément ce qu'ils veulent incarner. Ce qui m'amène au deuxième point. et qui est peut-être d'ailleurs le plus important des trois. Si votre contenu parle, par exemple, de RH le lundi, de management le mardi, et que vous parlez de votre week-end le vendredi, en fait, personne ne va vraiment savoir ce que vous faites. Et ça, c'est vraiment quelque chose qu'on voit encore trop souvent, c'est des personnes qui prennent la parole avec des sujets extrêmement diversifiés. Sauf que si vous faites ça, ni vos prospects, ni les plateformes, ni même les IA, les LLM, les intelligences artificielles, ne vont comprendre Sur quel territoire vous vous positionnez ? Et l'objectif, aujourd'hui, ce n'est pas d'être connu de tout le monde. Donc inutile de vouloir prendre la parole sur trop de sujets en même temps, puisque finalement aujourd'hui ça va plus brouiller les pistes qu'autre chose. Deux ou trois sujets d'expertise maximum, un angle qui vous est propre, de la régularité, c'est vraiment ce qui aujourd'hui va faire la différence. Et au-delà de ces deux ou trois angles et de votre régularité, et bien évidemment votre personnalité compte. la manière dont vous exprimez les choses, le ton que vous utilisez, c'est ce qui va faire qu'on vous suit et qu'on ne suivra pas forcément quelqu'un d'autre sur le même sujet. Maintenant, la vraie question opérationnelle et qui fait toute la différence, c'est comment savoir si ce que vous écrivez, c'est vraiment bon. Pas dans le sens où ça va vous plaire, parce que pour le coup, on a tendance à être un petit peu auto-centré, mais dans le sens, est-ce que ça va servir à quelqu'un ? Est-ce que ça va être utile pour la personne qui vous lit ? Avant de publier, posez-vous une question. Est-ce que quelqu'un... pourrait avoir envie de sauvegarder votre publication, pourrait avoir envie de la transmettre, de la partager autour d'elle. Parce qu'en fait, c'est vraiment ça qui va faire la différence aujourd'hui. C'est est-ce que votre publication est jugée utile ? Et ces deux indicateurs, donc la sauvegarde et le partage, c'est vraiment les indicateurs qui vont montrer, qui vont envoyer le signal à LinkedIn que votre publication, elle est utile. Ce n'est pas liker, c'est sauvegarder et partager. Une sauvegarde, c'est 5 à 10 fois plus de poids qu'un simple like. en termes de signal pour LinkedIn. Et qu'est-ce qui va convaincre, qu'est-ce qui va donner envie au lecteur de sauvegarder ou de transmettre ? Ça va être un retour d'expérience avec des vrais chiffres ou simplement des chiffres clés qui vont lui donner une meilleure compréhension de son marché. Ça peut être une analyse sectorielle, ça peut être un framework, c'est-à-dire une façon, une méthode que vous utilisez, que vous avez testée et qui fonctionne. Ça peut être un point de vue différents que vous apportez, un éclairage différent que vous apportez et sur lequel le lecteur voudra revenir un petit peu plus tard. Si vous voulez avoir conservé quand même de temps en temps un type de publication un petit peu plus légère, bien sûr que ce n'est pas interdit de le faire. Vous devez juste assumer que c'est pour entretenir un lien plus que pour générer des leads. Mais dans ce cas-là, les deux peuvent bien évidemment coexister, mais il faut garder à l'esprit que ce n'est plus ce type de publication que LinkedIn va pousser. Donc je le répète, publiez en votre nom, définissez un territoire clair, c'est-à-dire sur quel sujet précisément vous souhaitez... intervenir et avoir du contenu avec une vraie valeur de référence. C'est facile à énoncer, bien entendu. C'est parfois moins simple à tenir dans la durée. Et surtout, parfois, on va se dire, oui, finalement, pour quel résultat ? Donc, ça peut être un petit peu démotivant puisqu'on a été habitué à être évalué, à évaluer la pertinence, on va dire, de nos publications par rapport aux impressions de nos postes. Aujourd'hui, en fait, il faut déplacer le curseur et regarder combien on a généré d'engagement, combien on a généré de partage. Et ça va vraiment être ça, les indicateurs. En revanche, il y a aussi une opportunité qui est réelle. et qui est sous-jacente, on va dire, à cette nouvelle façon de structurer notre présence sur LinkedIn. Parce qu'en fait, il y en a une, et on va dire qu'elle va au-delà de LinkedIn, de la plateforme elle-même. Le vrai enjeu aujourd'hui pour faire la différence et de définir son territoire avec des angles spécifiques pour devenir une référence sur des sujets très particuliers. Non seulement, ça va vous permettre de mieux performer sur LinkedIn, donc il y a vraiment un enjeu business. Mais en réalité, il y a aussi un enjeu par rapport aux intelligences artificielles. Quand vos prospects posent une question à ChatGPT ou Perplexity ou Google AI, ces outils vont chercher des sources fiables pour fournir des résultats aux requêtes. Ils vont chercher des experts identifiables avec une présence cohérente sur le sujet. Et LinkedIn occupe une part de plus en plus importante dans cet écosystème. Pourquoi est-ce que les IA adorent LinkedIn ? Parce que c'est l'un des seuls endroits sur le web où le contenu est rattaché à une personne dont on peut vérifier l'identité. On a une identité vérifiée qui a une fonction, qui a un rôle dans une entreprise, qui a un parcours qui est réel. Quand ChatGPT ou Perplexity va chercher des réponses par rapport à une requête d'un utilisateur, une publication LinkedIn sur un sujet très précis, rédigée par une personne à l'identité vérifiable sur la plateforme, va avoir beaucoup plus de poids qu'une réponse trouvée par une personne anonyme sur un forum. Aujourd'hui, il y a une étude notamment de SEMrush, Avec 230 000... prompte analysée, donc c'est pas rien, qui montre que LinkedIn est cité 4 à 5 fois plus qu'auparavant dans les résultats des chatbots. Donc finalement, vous voyez que l'enjeu, il est au-delà de LinkedIn. Et c'est ce qui rend ce changement de paradigme vraiment intéressant pour nous. En acceptant de faire moins mais mieux, en construisant une présence experte, cohérente et utile, vous ne travaillez plus juste pour l'algorithme LinkedIn, vous construisez un actif qui sert tout l'ensemble de votre business. Finalement, avec un seul effort, bien fait, c'est tout votre écosystème qui en profite. Alors bien évidemment, apporter plus de clarté et bien définir son territoire, ça nécessite de bien faire le travail en amont, de bien connaître le territoire sur lequel on veut s'exprimer et ça fait partie de votre positionnement, de le territoire que vous souhaitez occuper dans l'esprit de vos clients, des sujets clés sur lesquels vous intervenez, mais également de quelle manière vous vous différenciez, quels sont vos axes de différenciation, puisque c'est ça qui va venir faire la différence, montrer en quoi vous êtes différent de vos concurrents. en quoi votre point de vue peut aussi être différent de celui de la masse, on va dire, de manière générale. Et c'est certain que c'est là que la plupart des entreprises, notamment en B2B, vont coincer. Ça peut être bloquant quand on n'a pas fait ce travail au préalable. Ce n'est pas par manque de compétences, en fait, c'est par manque de ce qu'on appelle, nous, de fondation marketing claire. Et c'est le cœur de ce qu'on fait chez My Marketing Experience. On travaille avec des dirigeants et des équipes en B2B. des équipes B2B sur ce qu'on appelle les fondations marketing, définir un positionnement clair, structurer une offre qui va se différencier et des axes de différenciation pour définir un territoire d'expertise sur lequel vous avez une légitimité réelle. Et ce travail de fond, il sert pour tout, que ce soit pour LinkedIn, mais aussi pour votre site internet, pour votre discours commercial, pour vos prises de parole. Ça sert à vous rendre lisible sur les LLM, sur les intelligences artificielles, parce qu'une machine, elle ne peut pas vous citer si elle ne sait pas où est-ce que vous faites autorité. Donc finalement, on en revient. toujours au même point, capitaliser sur vos fondations marketing pour pouvoir ensuite prendre la parole plus efficacement et que ça puisse profiter à tout votre écosystème. Donc oui, LinkedIn a changé, ce n'est pas nouveau, on l'a tous observé, c'est documenté, c'est structurel, il n'y a pas de raison de s'apitoyer puisque de toute façon, on ne pourra rien y changer. Donc autant s'adapter et jouer le jeu. Aujourd'hui, ce qui va vraiment faire la différence, c'est la qualité de ce que vous allez fournir. Donc ça va être aussi la clarté de vos fondations marketing, Merci. clarté la pertinence de votre différenciation et de votre positionnement pour pouvoir justement parler de manière beaucoup plus structurée et générer une véritable valeur ajoutée sur LinkedIn mais comme on l'a vu, pas uniquement que sur LinkedIn puisque la véritable opportunité derrière, c'est de pouvoir aussi profiter de la confiance accordée à LinkedIn par les LLM, par les intelligences artificielles, pour remonter sur les résultats de recherche. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner à la chaîne si vous nous regardez. 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