Speaker #0Il y a cinq choses que la plupart des futures mamans croient sur l'accouchement. Et ces cinq croyances, aussi logiques soient-elles, peuvent complètement t'empêcher de te préparer comme il faut. Aujourd'hui, je vais les casser une par une. Bienvenue dans le podcast Naître Femme, Renaitre Mère. Toutes les futures mamans espèrent bien sûr que leur accouchement se passera bien, normal. Donc, beaucoup vont énormément consommer de livres, de podcasts, de contenus sur les réseaux sociaux. toutes ces choses-là. Peut-être que toi aussi, tu as une catégorie sur Instagram où tu as enregistré plein de petits posts de réels pour te dire ok, ça, ça serait important, ça, il faut que je le prépare, ça, il faut que je le regarde, des positions, des mouvements à faire pour ton accouchement. Et toutes ces choses que tu regardes, que tu lis, etc., ça peut être très utile, ça, il n'y a pas à dire ok, mais est-ce que tu es en train de réellement préparer les outils qui seront nécessaires pour toi pour traverser l'accouchement, pour virer la douleur, pour rester... sereine, ne pas céder à la panique pour rester actrice de ce jour, pour que ton partenaire il soit à fond avec toi. Est-ce que c'est ça que tu es en train de préparer ? C'est ça qui va être important de regarder parce que c'est ça qui va être important. Moi je le vois énormément avec les futures mamans que j'accompagne quand on est qui viennent pour une deuxième grossesse et qui me disent en fait pour le premier j'avais fait tout ce que j'ai cité juste avant en me disant je suis super méga prête pour mon accouchement et en fait elles se sont rendues compte que non il leur manquait vraiment des choses, les vraies ressources sont vraiment utiles. Pour le jour J, pas juste de la théorie, pas juste tout ce savoir, mais réellement le savoir-faire. Et il y a un gros gap entre les deux. Donc on va commencer en explosant ces 5 croyances qui te permettront déjà de voir un peu plus vers quoi tu dois aller pour réellement te préparer comme il faut à cet accouchement. La première croyance, la plus grosse je crois, c'est Mon corps est fait pour accoucher, il saura quoi faire. Oui et non. C'est que oui, ton corps, il n'a pas besoin d'entraînement physique pour accoucher. Donc par exemple, le yoga prénatal, les mobilités de bassin, tout ça, c'est génial pendant la grossesse, mais ça n'a pas d'impact sur ton accouchement. Tous les discours de « fais cet exercice à partir de 37 SA et ton accouchement sera plus rapide et moins douloureux » , non, c'est faux, c'est du marketing pur et dur. Je trouve ça aberrant qu'on dise ça parce que c'est du mytho en boîte. Bien sûr que si tu arrives avec plein de blocages, bon, mais en fait, si tu sens que tu es un peu raide, que tu as des petits blocages en fin de grossesse, va faire un tour chez l'ostéo et ça ira très bien tu vois donc t'as pas besoin d'entraîner physiquement ton corps il sait faire bien sûr que oui il sait créer des contractions il sait faire des sampons bébés il sait ouvrir ton col, il sait faire tout ça par contre là où c'est une énorme erreur de penser que c'est suffisant, c'est parce qu'en fait ce qui se passe dans ta tête et autour de toi ça peut complètement impacter la physiologie de l'accouchement ton corps pour faire son taf, il a besoin que tu sois avec lui et pas contre lui, déjà. Donc il a besoin que tu sois dans un environnement sécurisant, où tu te sens bien, pas que tu sois dans un environnement où tu te sens mal à l'aise, angoissé, ces choses-là. Il faut vraiment que tu te sentes bien. Il faut ensuite que ton mental, il soit avec ton corps, et que tu ne sois pas là, dans de la panique, à te dire « Oh là là, mais là c'est dur, mais là on ne peut plus, mais là ça fait trop mal, mais qu'est-ce que je peux faire ? Comment je vais faire ? Est-ce qu'il faut que je bouge ? Est-ce qu'il faut que je fasse cette position ? » Là, en fait, t'es contre lui. Si à chacune de tes contractions, tu te crispes, à chaque fois, entre tes contractions, t'es en train d'appréhender la prochaine, c'est pareil, ça va pas du tout. Et pourquoi ? Tout simplement parce que ton corps, il a besoin de sécréter certaines hormones pour faire le taf. Donc il a besoin de sécréter de l'oxytocine. Sauf que toi, si tu te sens dans un environnement où tu te sens pas bien, si t'es dans de la panique, si tu perds pied... Si tu es dans la lutte de tes contractions, en fait, tu sécretes de l'adrénaline. Sauf que l'adrénaline, c'est l'ennemi de l'oxytocine. Donc forcément, ça réduit cette oxytocine. Et donc, ton corps, il peut moins faire le taf. Donc ton travail, il peut être plus long. Tu peux avoir un ressenti plus douloureux que si tu arrivais à sécréter absolument à fond cette oxytocine et mettre le plus loin possible de toi cette adrénaline. Là, en effet, tu laisses place à que ton corps fasse le taf. C'est pour ça que c'est une croyance. Il faut vraiment que tu apprennes à savoir quoi faire. de ton environnement, de ton mental, de la gestion de la douleur, pour que tu donnes toutes les clés à ton corps de faire son pas. Si tu ne vois pas le laisser faire, en disant, de toute façon il sait faire, il sera le jour J, des milliers de femmes l'ont fait avant, je ne vois pas pourquoi j'aurais autre chose à faire. Déjà, il faudrait voir comment toutes ces femmes l'ont vécu, et d'après tous les récits qu'on voit, pas forcément terribles, donc c'est qu'il manque quelque chose. Donc, première croyance, non, ton corps il sait faire, mais toi il faut que tu apprennes à l'accompagner. Deuxième croyance qui est, pareil, énorme, énorme, énorme et que je vois énormément, c'est je vais suivre mes cours de préparation avec ma sage-femme et ça suffira. Non, les cours de préparation avec les sages-femmes, oui, c'est bien, mais il y a plusieurs problèmes. Déjà, la majorité sont en groupe, donc... Ce n'est pas créé autour du projet que toi tu as. Deuxièmement, c'est très rapide. Tu n'as que quelques séances et ça reste très basique et très théorique. Et pas mal de choses tournées autour du médical. En fait, dans ces cours de prépa, on ne va pas te dire comment créer un environnement qui favorise la sécrétion d'oxytocine, comment préparer ton mental pour ne pas sombrer dans cette panique, comment gérer la douleur. Parce que oui, dans les cours de prépa, Il y a un cours qui s'appelle Apprendre à gérer la douleur des contractions. Mais en fait, on te dit juste qu'il faut respirer. On te montre comment respirer. On te montre des mouvements, des points d'appui si ton partenaire est là. Et ça, je te parle des meilleurs cours de prépa. Et là, on ne te parle pas du tout de tout ça, du tout. Mais ça, c'est insuffisant. C'est des choses que j'ai déjà expliquées plein de fois. La respiration, c'est bien au début du travail. Mais quand l'intensité va augmenter, c'est complètement insuffisant. Ça ne sert strictement plus à rien. Parce que tu respireras. comme tu pourras respirer. Et surtout, pour bien respirer, il faut d'autres outils pour gérer la douleur, pour réussir à canaliser tout ça et avoir une respiration qui est plutôt fluide, qui fonctionne bien. Sinon, tu vas juste crisper, tu n'arriveras pas du tout à respirer comme il faut. Et le mouvement, c'est super, c'est bien, mais ça ne sert à rien d'aller regarder tu peux faire telle position, telle position, parce que le jour J, ton corps se mettra dans la position dans laquelle il sent le mieux tout seul. Donc c'est pour ça, ne te fais pas chier à aller enregistrer 58 positions sur les réseaux, sur Pinterest, etc. À t'entraîner en disant je me prépare à mon accouchement, En connaissant toutes les positions que je peux faire le jour J, on s'en fout, ça sert à rien de ton corps. En fait, il va se mettre dans la position qu'il faut lui-même. Donc là, c'est lui le guide. Toi, tu écoutes comme ça, comme ça. Parce que tu peux regarder toutes les positions. S'il faut le jour J, tu vas prendre une position que tu as totalement inventée, que tu n'as jamais vue. Donc, tu ne te prends même pas la tête avec les positions. Ton corps, ça, il sait faire. Mais du coup, c'est pour ça que c'est court. Ça reste vraiment très en surface, très basique. Bah, vraiment des infos théoriques, des choses qui sont vraiment importantes. Faut pas se dire, bon, je vais pas au cours de prépa. Non, non, il y a plein de choses hyper importantes sur le côté médical. Donc, c'est important d'avoir ces informations. Mais par contre, sur l'aspect comment traverser ce jour pour bien le vivre, tu l'as pas. Parce que la HAS, c'est ceux qui décident de ce qui va être abordé dans les cours de prépa et non pas les sages-femmes. Donc, ce n'est absolument pas leur faute. Et beaucoup sont en colère, justement, de ce qu'on leur dit de proposer parce qu'elles ont envie d'aller bien plus loin. parce qu'il y a ça qui... pour la plupart, ça ne va pas du tout aider la femme à traverser ce jour. Eux, en fait, ils se disent que dans tous les cas, le plus important, c'est que bébé sorte. Comment la mère le vit, ils n'en ont rien à secouer. Sauf que toi, la manière dont tu vis ton accouchement, tu vas t'en rappeler toute ta vie. Même si bébé est sorti, bébé est en bonne santé, maman est en bonne santé, on dit tout le temps que c'est le principal, mais je t'assure que non. Oui, c'est important, bien sûr que oui, mais si tu l'as mal vécu, que tu l'as vécu comme un traumatisme, je t'assure que c'est très compliqué après, moi je le vois avec des femmes que je récupère pour une deuxième grossesse qui ont fait des dépressions postpartum qui partent de leur accouchement en pleurant et ça, ça peut durer des années, alors après, bah oui tu vas faire un travail, tu vas faire un travail avec un psychologue un psychiatre plutôt même mais c'est pour ça qu'autant limiter cet après très casse-bonbons et plutôt avoir les clés pour bien traverser cet accouchement mais c'est pas... pass-coff, les cours de prépa. Les cours de prépa, tu y vas pour des choses théoriques, oui, qu'il faut savoir, mais ça ne t'apporte pas comment traverser l'accouffement. Et je sais que beaucoup ont des questions en se disant, ben, je vais demander, peut-être qu'on parlera de ça aux cours de prépa, ça, ça serait important, mais je le verrai certainement aux cours de prépa. Et vu que les cours de prépa arrivent quand fin de grossesse, ben toi, t'as toutes tes interrogations tout le long de la grossesse et tu te dis que tu auras absolument tout quand les cours arriveront. Et tu finis déçu. Tu finis déçu en disant, ben, j'ai l'impression de pas vraiment tout savoir. sauf que c'est un peu tard après pour se retourner parce que l'accouchement est quasiment imminent ou tu penses que du coup c'est suffisant tu fais confiance en te disant ben voilà ils sont là pour ça ces cours de prépa c'est que j'ai tout pour le traverser comme il faut, c'est normal je peux pas t'en vouloir de penser ça c'est logique de se dire ça et c'est le jour de l'accouchement et là tu te rends compte que c'était mais clairement insuffisant, donc non les cours de prépa c'est complètement insuffisant pour se préparer à son accouchement C'est des infos théoriques, des choses importantes sur l'aspect médical, sur quelques petites choses sur l'accouchement, c'est bien de le savoir, mais il faut aller pousser bien bien plus loin, et surtout regarder qu'est-ce qu'on fait du mental et de la gestion de la douleur, c'est très important. Croyance numéro 3, j'ai beaucoup lu, j'ai beaucoup regardé des vidéos, j'ai consommé un max de contenu, je sais tout sur la physiologie de l'accouchement, je suis prête. Cette croyance elle est dure parce que c'est normal de penser ça. quand tu t'es démené aller acheter un max de livres à consommer un max de de contenu pour celles qui me regardent il y a mon chien juste à côté c'est très marrant et si vous me regardez pas vous manquez un magnifique Golden Retriever bref reprenons Et du coup, on peut se dire, ben voilà, j'ai tout, sauf que la théorie, et encore la théorie, ça n'apporte pas du savoir-faire, ça apporte du savoir. C'est très bien de savoir par quelle phase tu vas passer le jour de l'accouchement. C'est très bien de savoir que la panique, ça crée de l'adrénaline, que ça bloque l'oxytocine, que c'est important d'avoir un environnement où on sent bien. Toutes ces choses-là, c'est hyper important de le savoir. Maintenant, ce que ces contenus n'apportent pas, c'est qu'est-ce que je fais de cette info ? Qu'est-ce que je fais, moi ? de mon mental, de mes ressources, de mon corps, qu'est-ce que j'en fais ? Je sais que c'est important, tous ces points, mais maintenant, qu'est-ce que je dois faire à chacun de ces points ? Et c'est ça qui fait cette erreur, c'est que tu sais, maintenant il faut passer au savoir-faire. Et ça, je l'ai vu avec une cliente à moi qui a eu un premier accouchement, où c'était le cas, en fait, elle avait consommé tout ce qu'elle pouvait consommer. Et elle allait vraiment à son accouchement, la fleur au fusil, en se disant « Je suis sacrément préparée là. Je connais tout. Je suis au taquet. » Et elle n'a absolument pas bien vécu son accouchement. C'était traumatisant. La nuit du temps, elle a réussi à en parler sans plus trop pleurer. Et quand elle a voulu travailler avec moi pour son deuxième accouchement, c'est vraiment ce qu'elle m'a dit. Elle m'a dit « En fait, oui, je connais beaucoup de choses. Je connais toute la physiologie de l'accouchement, etc. Mais je n'ai aucune idée de ce que je dois faire. Pour que ces points soient validés. Ok, il faut un environnement où je me sens en sécurité. Comment je fais pour créer cet environnement ? Ok, c'est hyper important de lâcher le mental, d'aller dans sa bulle, de se sentir bien. Mais comment je fais pour faire ça ? Ok, je connais les phases du travail. Mais concrètement, qu'est-ce que je fais à chacune de ces phases pour que ça avance bien ? Ok, je sais que c'est important de gérer la douleur. Qu'il y a les mantras, qu'il y a les vocalises, qu'il y a tout plein de choses. comment je les utilise, ces outils, comment je les actionne, comment mon corps est fait pour les retenir. Parce que dans l'intensité, je peux te dire que tu vas oublier la majorité des choses que tu auras juste lues. Ce qui est important, c'est vraiment d'ancrer ces choses dans ton corps, vraiment de t'entraîner pendant ta grossesse pour que le jour J, quand ton cerveau ne sait plus, il ne saura pas réfléchir à ce moment-là, c'est que ton corps ressort toutes ces ressources tout seul, sans que tu aies besoin de réfléchir. Et c'est là la différence entre le savoir et le savoir-faire. C'est que ok t'as des infos, maintenant ces infos comment je les transforme en quelque chose d'utile pour moi, pour le réutiliser le jour J et pour que ça se fasse bien. Parce que déjà d'une femme à l'autre, ça va pas être les mêmes outils, les mêmes ressources. C'est pour ça que c'est important de le regarder pendant la grossesse et de t'entraîner. C'est pour se dire ok ça, ça me parle, il faut que j'approfondisse absolument cette piste parce que ça, ça va m'être d'une utilité phénoménale. Que si tu sais pas, tu vas juste avec ton petit bagage, avec ta petite valise, ok j'ai mon petit... paye, ma petite playlist, je sais qu'il faut faire les vocalises, les mantras, mais que tu ne sais pas utiliser et comment utiliser et que ton corps, lui, ne le connaît pas, le jour J, en fait, t'es juste paumé, t'es juste là, je sais plus, je sais pas, j'y arrive plus, je sais pas quoi faire. Et en plus, tout ça, les livres, etc., ça ne prépare pas la chose la plus importante qu'il y a à préparer, c'est ton mental, parce que c'est bien de connaître toutes ces choses, comment être dans un bon environnement, comment gérer la douleur. Mais par contre, le mental, ça se prépare en profondeur et c'est le plus important parce que tu peux savoir tout ça. Mais si ton mental, il n'est pas avec toi, qu'il est contre toi, ça ne sert à rien. Ça ne fonctionnera pas. Tu sécrèteras quand même de l'adrénaline. Donc, l'idée, c'est de préparer surtout ton mental pendant toute ta grossesse pour qu'il soit mais en béton armé de l'orgie et que tu ne te retrouves pas déstabilisé au bout de trois heures de travail. Ou dès qu'on te parle d'une intervention médicale ou quoi que ce soit, que tu sois armé, que tu saches comment réagir et pas sombrer dans cette panique que tu te sens bien. C'est comme ça que ton travail va bien avancer. Et ça, ça ne se prépare absolument pas dans les livres ou dans les vidéos sur les réseaux YouTube, etc. C'est quelque chose qu'on approfondit. C'est un travail hyper personnalisé autour de toi. Tu ne peux pas le retrouver comme ça, en fait. Ce n'est pas possible. C'est pour ça que beaucoup me disent, moi, je veux prendre un accompagnement ou je vais suivre un programme en ligne. Et voilà, comme beaucoup vendent des petits programmes hyper accessibles en ligne, moi, je leur dis toujours, oui, mais c'est bien, mais en fait, un programme en ligne, c'est impersonnel. sauf que ce qu'il y a dans ta tête, ce n'est pas dans la tête d'une autre femme. C'est ça qu'il faut comprendre. Pour vraiment être bien préparé, il faut quand même quelque chose de personnalisé autour de toi pour savoir qu'est-ce qui te fait du bien, qu'est-ce qui ne te fait pas du bien, comment toi tu réagis à telle situation pour préparer ton mental en fonction de toi qui tu es. Ça c'est hyper important, il faut vraiment bien le retenir. Donc ne te contente pas de juste consommer des choses. autant impersonnel que les livres, les vidéos généralistes, etc. Mais d'aller plutôt sur quelque chose qui est vraiment personnalisé autour de toi pour créer vraiment des ressources qui n'existent que pour toi. Pour que ça fonctionne vraiment de jour au jour. Parce que la ressource de la copine, elle peut ne pas fonctionner sur toi. sauf que ça si tu te rends compte le jour J c'est un peu dommage c'est trop tard donc faut pas compter sur le jour J pour se dire je verrai le jour J comment je réagirai non parce qu'en fait ton mental il sera vraiment en panique totale tu es en train de gérer une intensité énormissime donc tu n'es absolument pas apte à aller chercher ce qui peut t'aider à ce moment là ça c'est vraiment des choses qui se préparent avant justement la croyance numéro 4 c'est je verrai bien comment ça se passera le jour J et ça c'est comme je disais juste avant tu seras pas en état de trouver des choses pour t'aider le jour J quand t'es dans l'intensité en fait c'est pas possible, t'es juste en train de subir le moment si t'as rien entre tes mains donc faut pas attendre le jour J pour dire ok bah je vais voir comment je vais faire et de toute façon il y aura aussi le personnel médical pour me guider, bah eux ils sont pas vraiment là pour ça enfin oui on se dit bah les sages-femmes elles vont m'aider mais déjà les sages-femmes elles ont plein d'autres femmes à gérer, elles ont des urgences, elles ont pas le temps d'être à son chevet pour te dire ok bah tu peux gérer la douleur comme ça, comme ça, sachant que bah beaucoup ont juste un cursus basique Et donc à part te parler de respiration et de bouger, elles ne vont pas t'apporter d'autres choses, tu vois. Il y en a dans leur cursus où elles ont des petites branches pour aller creuser un peu plus sur d'autres aspects, un peu plus dans la physiologie, etc., qui ont d'autres outils pour gérer la douleur. Mais en fait, déjà, il faut qu'elles soient disponibles à ce moment-là pour te le partager, que tu tombes sur cette sage-femme-là et surtout que tu arrives à entendre et à faire les choses parce que dans l'intensité, c'est compliqué d'apprendre un nouveau truc. C'est comme si tu dois aller à ton exam de maths. Bon, vous n'êtes plus à l'école, mais je ne sais pas pourquoi c'est le premier exemple qui me vient. Mais qu'au moment de ton exam de maths, on te file la fiche de ton évaluation. Et en même temps, on est en train de te mettre des coups de marteau hyper fort pour te péter la cheville. Je ne dis pas que la douleur des contractions est comparable avec ça. Je préfère accoucher dix fois qu'on me mette des coups de marteau dans la cheville. On est bien d'accord ? Mais c'est pour te dire que... quand tu es dans l'intensité, comment tu veux réfléchir à résoudre ton équation. C'est pareil le jour de l'accouchement, quand tu es dans l'intensité, à quel moment tu es apte à aller chercher ce qui peut t'aider à gérer la douleur et à ne pas paniquer, tu es déjà dans la panique en fait, donc c'est un petit peu compliqué. C'est pour ça que se dire je verrai le jour J, c'est vraiment faire l'autruche, c'est te dire je ne veux pas y penser, je ne veux pas m'angoisser avec l'accouchement, je verrai bien, plein d'autres femmes l'ont fait, etc. C'est toujours la même chose, plein d'autres femmes l'ont fait, mais comment elles l'ont vécu ? Il ne faut vraiment pas minimiser le vécu d'un accouchement. Parce que tant qu'on n'y passe pas, on se dit, de toute façon, une fois que j'aurai mon bébé sur moi, je vous lirai tout. Et cette phrase, elle est super fausse. En fait, oublie la douleur des contractions. Vraiment, c'est quelque chose avec le temps que ton cerveau, il efface un peu. Je pense que peut-être sinon, on ne ferait pas de deuxième bébé. Enfin, pour celles qui ne le vivent pas bien, pour toutes celles justement qui se préparent à fond, par exemple, qui ont des projets physios, ou même qui prennent une période duale, peu importe. qui passe un temps à savoir les gérer, elle n'a rien de traumatisant, cette douleur, donc, enfin, moi, là, tu me dis, il faut que tu prennes 10 heures de contraction pour que ta clientèle n'en ait pas, bah, écoute, let's go, c'est parti. Bon, enfin, je n'ai pas de récompense, parce que je n'ai pas de mon bébé, mais plutôt, c'est moi, du coup, je devais le revivre, voilà, je ne suis pas inquiète à l'idée de traverser les contractions, pas du tout. Mais voilà, c'est plutôt ça que tu oublies de l'accouchement, c'est vraiment un petit peu l'intensité de la contraction, tu te rappelles de sa douleur, mais peut-être pas de son intensité, tu oublies des petites choses comme ça. Par contre, si tu l'as mal vécu, si tu as été dans de la panique, si chaque contraction t'a bouffé, vraiment bouffé, si un acte médical, sur le moment, t'a semblé ok, mais qu'après tu comprends tout, c'est ça en fait que tu n'oublies pas et que tu peux difficilement vivre après. J'ai une cliente qui était venue par elle, c'était pour son deuxième accouchement qu'elle est venue me voir, parce que pour le premier, elle est ressortie complètement traumatisée de la douleur. Pour le coup, oui, elle oublie. à quel point l'intensité, comment elle était. Mais par contre, elle n'a pas oublié qu'elle a très très mal vécu. Et que pour elle, c'était horrible. Qu'elle avait l'impression qu'elle allait mourir, etc. Et c'était très dur, du coup, de lui faire reprendre confiance en elle et ses capacités pour ce deuxième accouchement. Mais bon, mission réussie, heureusement. De toute façon, j'ai tout donné. Et le deuxième accouchement, elle a super bien vécu. C'est magnifique. Elle en parle d'une fierté. Waouh ! Elle et son conjoint. Donc, c'est pour ça qu'il ne faut pas se dire, je verrai le jour J. J'ai eu mes cours de prépa, j'ai lu des trucs, on verra bien. Non, le on verra bien, c'est vraiment pas un plan. C'est comme si tu vas pas à ton bac sans jamais avoir ouvert un livre, sans jamais être allé une seule fois à l'école en disant je verrai bien le jour J. Il vaut mieux réviser un peu avant quand même, c'est mieux. Et aussi, tu peux vivre des imprévus le jour J. Du coup, t'as pas du tout préparé anticipé. Tu te dis bon, je verrai bien comment je vais gérer la douleur. Souvent, c'est juste ça. C'est je verrai bien comment je vais gérer la douleur. Mais le jour d'un accouchement, il n'y a pas. Pas que la douleur à prendre en compte, il y a plein d'autres éléments. Imagine, on te parle de déclenchement. et toi t'es pas à fond à l'idée d'avoir un déclenchement mais tu sais pas ce qui peut être possible, ce qui peut être négocié ou si tu le traverses, tu sais pas dans quelles conditions te mettre pour le traverser parce que c'est complètement différent d'un accouchement où le travail se manque naturellement si on parle de césarienne, il doit y avoir une césarienne en corde de route t'es juste prise au dépourvu à ce moment là parce que c'est des choses que t'en fouilles loin mais ça je peux pas y penser, ça arrive qu'aux autres mais quand ça nous arrive, on regrette un peu de ne pas avoir été mieux informé parce que par exemple La césarienne, je sais que ça en angoisse beaucoup, mais quand tu connais un peu plus comment ça peut se passer, ce que tu peux mettre en place pour essayer de mieux le vivre, surtout après pour le postpartum, ça peut te permettre de vivre une césarienne beaucoup plus douce que ce moment violent qu'on peut avoir à l'idée. moi j'ai une cliente c'est pareil elle a une césarienne programmée on avait bossé à fond sur ça et elle a super bien vécu enfin ces mots vraiment si je les reprends c'est qu'elle a vécu une expérience de la césarienne euh non merveilleuses, magnifiques, magiques. Je ne pensais pas pouvoir entendre des mots aussi forts pour une césarienne, mais en fait, c'est complètement possible. C'est pour ça qu'on verra bien le jour J. Mais quand même, anticipe un petit peu ton plan B, ton plan C pour que tu puisses bien vivre ce jour, qu'importe ce qui puisse se passer. Parce que moi, je ne vous promettrai jamais d'accouchement parfait, magique, que votre plan initial, ça va être ça, parce que ce n'est pas possible. Je n'ai pas de boule de cristal, j'aimerais bien. Mais moi, ce qui est important pour moi, c'est de préparer les femmes à bien vivre leur accouchement, qu'importe la situation dans laquelle elles se retrouvent, pour que vraiment, il n'y ait aucun regret derrière. Parce que c'est ça qui ronge, c'est vraiment les regrets. Et d'ailleurs, ça va complètement en lien, j'ai spoilé un peu finalement la croyance numéro 5, je parle trop, c'est si mon accouchement ne se passe pas bien, que ça prend une autre direction, toute ma préparation n'aura servi à rien. Donc s'il y a un déclenchement, si... il n'y a pas de péridurale parce que tu ne peux pas l'avoir, s'il y a une péridurale alors tu avais un projet physio, s'il y a une césarienne programmée, une césarienne en cours de route, une césarienne en urgence, etc., tu te dis que ta préparation ne sert à rien. Bon, du coup, je ne vais pas reprendre tout ce que j'ai dit avant, parce qu'en fait j'ai parlé de cette croyance un peu dans celle d'avant, parce qu'elles ont quand même un gros lien, mais c'est justement là où une vraie préparation prend son sens, c'est quand tu as plusieurs plans devant toi, c'est que tu ne dis pas moi je veux un projet euh physio, moi j'ai un projet péridural et voilà donc il faut avoir conscience des autres options qui peuvent arriver et comment tu peux les gérer, chacune d'entre elles, pour avoir des ressources pour chacune de ces options, pour être sûre de bien le vivre comme je le disais avant et dans tout ça il va y avoir aussi l'énorme préparation enfin l'énorme, non, pas aussi énorme que la tienne mais la préparation quand même du coup par an pour qu'ils puissent t'accompagner, t'épauler dans chacune des phases du travail, pour te guider des fois quand peut-être tu peux perdre un peu pied, te ramener dans cette bulle, c'est à gérer la douleur, si le scénario change, c'est pareil, c'est un énorme soutien, mais quand il sait quoi faire, quoi dire, et qu'il comprend aussi ce qui se passe, que t'es pas géré, son stress, le tien si t'en as, c'est un véritable soutien. Donc d'ailleurs, faut vraiment pas minimiser sa préparation. Si je devais mettre une sixième croyance comme ça bonus, c'est vraiment... mon partenaire à part me tenir la main et me dire que ça va aller, il servira pas à grand chose le jour de l'accouchement, ça c'est totalement faux le partenaire quand il est vraiment bien préparé, qu'il comprend lui aussi les choses bah déjà ça lui permet d'être plus détendu quand ça arrive parce qu'il se stresse pas forcément pour l'accouchement mais parce que pour eux c'est tellement abstrait mais quand ils sont dedans bah ça a pu être un peu compliqué pour eux de voir leur femme qui est là avec ses contractions etc et pas savoir quoi faire être démunie ça peut être dur à vivre pour eux. Moi, je le vois encore une fois avec les mamans que j'accompagne et qui sont là pour un deuxième accouchement. J'accompagne aussi leurs partenaires, enfin, tous ensemble, pour ceux qui le souhaitent en tout cas. Et quand j'échangeais avec ces messieurs sur leur vécu du premier accouchement, tous, ça ressort toujours la même chose, c'est vraiment ce sentiment d'être inutile, en fait, d'être dépassé par ce qui se passe. Et c'est frustrant, c'est énormément frustrant. T'as envie d'aider, mais tu sais pas quoi faire. C'est pour ça que c'est important que lui aussi puisse comprendre, qu'il puisse savoir comment t'épauler, comment t'aider, ce qui te fait du bien, comment être ton bodyguard aussi face à tes choix par rapport au personnel médical. Quand toi, t'es plus en état de dire « Ah ben non, moi je veux pas une poussée contrôlée, je veux laisser faire la physio, non, moi je veux pas accoucher sur le dos. » Là, t'es plus forcément en état de discuter avec eux au moment où t'arrives par exemple à la pousser. mais c'est que lui il est qu'il sache tout ça et qu'il puisse le faire à ta place. Toi, dans ces moments-là, ce n'est pas le moment de réfléchir à dialoguer avec l'équipe. C'est vraiment son rôle. Donc, c'est pour ça que c'est important qu'il connaisse tout ça. Donc, si je pouvais rajouter une croyance bonus, c'est celle-là. Ne délaisse pas ton partenaire. Il fait autant... Enfin, on va dire qu'il fait autant partie que toi de ce jour parce qu'il est là, tu vois. Alors oui, c'est toi qui fais tout le taf, mais lui, il peut grandement t'aider toi et ça aidera aussi le corps à faire son taf parce qu'il se sentira soutenu et aidé. Donc si tu devais retenir une chose de toutes ces croyances, c'est que s'informer, c'est pas la même chose que s'entraîner, que le savoir-faire. Le but aussi, ce n'est absolument pas d'essayer de contrôler son accouchement, bien au contraire, c'est plutôt d'avoir un maximum de ressources pour savoir faire face à n'importe quelle situation, pour le vivre au mieux. Savoir au mieux comment t'adapter. Et un accouchement mérite une préparation à la hauteur de son importance. vraiment mesdames, c'est important un accouchement vous n'allez pas en avoir 36 vous voulez monter une équipe de foot ou plusieurs équipes de foot, je ne pense pas de toute façon dans une vie de 36 ça va être compliqué mais voilà, vous allez peut-être avoir un accouchement peut-être deux, peut-être trois bien qu'en France on voit plutôt sur un voire même moins de un mais essayez de faire en sorte d'avoir tout entre vos mains pour vous dire ce jour-là Camp ! n'importe ce qui puisse se passer, moi je suis armée pour m'adapter et bien le vivre, pour ressortir derrière avec aucun regret, sans avoir la sensation de l'avoir subi, en me disant ok, ça s'est passé comme ça, peut-être que ça s'est pas passé comme vous l'aurez espéré, mais j'ai su quoi faire, j'ai su rebondir, et franchement je l'ai bien vécu, je suis contente avec mon conjoint, ma conjointe, on a formé une équipe, bébé t'es arrivé dans la douceur, et ça sera aussi beaucoup plus facile dans la continuité du postpartum. Donc si je devais te poser une seule question, aujourd'hui est-ce que tu es en train d'accumuler des connaissances ? ton accouchement ou est-ce que t'es en train de te préparer à le vivre ? Parce que c'est deux choses vraiment différentes. Et si cet épisode t'a fait réfléchir à ta propre préparation à l'accouchement, j'aimerais te proposer quelque chose. Je t'offre 15 minutes en tête à tête avec moi, on parle de ton accouchement à toi, de ton projet, de tes peurs, de ce que tu aimerais vivre et on regarde du coup tout ce qui te reste à mettre en place pour toi, par rapport à qui tu es. pour essayer d'aller vers cet accouchement le mieux préparé possible pour bien le vivre. Tu peux retrouver dans la description le lien pour réserver ta consultation offerte et qu'on fasse ce petit point ensemble. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Naître Femme, Renaitre Mère. Bisous les lionnes !