Speaker #0Tu vas coucher sans péridural, mais autour de toi, il y a plein de personnes qui te découragent, qui te disent que c'est débile de t'en passer vu que ça existe, que c'est inutile de souffrir pour rien et que tu vas pas y arriver. Aujourd'hui, on va parler de ça. Bienvenue dans ce podcast Naître Femme, Renaitre Mère. Déjà, il faut bien que tu comprennes une chose, c'est que ces personnes, elles te parlent de leur réalité. Leur réalité, ce n'est pas la tienne. Profile 1. Ce sont des femmes qui ont déjà accouché, qui n'avaient absolument pas de projet sans péridurale, et qui sont allées à leur accouchement avec du compte préparation plutôt basique, genre les cours de prépa, des livres, quelques contenus gratuits sur les réseaux sociaux. Et elles sont allées à leur accouchement comme ça. Donc forcément, elles sont plutôt traumatisées de la douleur. Elles n'ont pas non plus hyper bien vécu, ça s'est bien passé, mais elles se disent que c'est horrible la douleur. Heureusement qu'il y avait la péridurale. Pour elle, c'est complètement fou de ne pas vouloir prendre de péridurale et surtout de réussir à tenir aussi longtemps. Parce qu'elle, dans l'état dans lequel elle était, pour elle, c'est inimaginable. Ce n'est pas qu'elle veut être méchante, ça fait chier quand on entend ce genre de discours, mais c'est que pour elle, comment elle, elle en vécu, elle ne voyait pas comment c'est possible sans péridurale. Mais en même temps, elle ne s'était pas préparée à ça. Deuxième profil, c'est des femmes qui n'ont jamais accouché. Troisième profil, des hommes. Là, Hommes, femmes, femmes qui n'ont pas accouché, des gens ne les écoutent pas. On ne les écoute absolument pas parce qu'ils n'y connaissent rien. La femme qui n'a pas accouché, elle n'est pas encore passée par là. Donc elle ne se promène peut-être pas sur ce qu'elle veut. Elle écoute surtout la majorité des discours qu'on a en France. C'est horrible, c'est comme si on allait mourir, la souffrance est énorme. Heureusement qu'il y a la péridurale, on n'en voit que des discours comme ça. Donc forcément, qu'elle se dit, mais ceux qui veulent pas de péridurale sont complètement fous. Et un homme, il passera jamais par là, donc alors lui, on l'écoute encore moins, parce que bon, si on les écoutait, déjà, pour un rhume, il leur faudrait une péridurale. Donc, leur discours, tu le prends, tu te le mets dans les fesses, et ciao ! Mais aucun de ces profils peut se permettre de dire ça, enfin, ils le font parce que tout le monde donne son avis alors qu'on l'a pas demandé, mais... Ne te sens pas découragée dans ton projet. Ne doute pas de ta capacité à réussir à aller au bout de ton projet à cause surtout de femmes qui ont déjà coûté, qui te disent que la douleur est horrible, que c'est trop dur à gérer, que c'est la panique, que heureusement que le corps médical est là avec la péridurale, etc. Et tu peux te retrouver à douter. Te dire, mais en fait, est-ce que vraiment je vais arriver ? Moi, je sais que j'ai une cliente où on lui a énormément dit ça. Il dit, mais ça me fout le doute parce que j'entends que ça. C'est comme je lui ai dit exactement ce que je vous ai dit, ce que je viens de vous dire et ça l'a bien aidé, c'est est-ce que ces personnes sont des personnes qui ont accouché, qui avaient un projet sans péridural ou rien à voir ? Et non, c'était les trois profils que j'ai cités juste avant. Donc en fait, il ne faut pas les écouter parce que ces personnes, les hommes ne se prépareront pas à accoucher proprement parlé vu que ça ne sera pas le cas. les femmes qui sont même pas en train de se projeter à l'accouchement ne sont pas enceintes ni rien bon bah elles sont encore loin de réfléchir à ça, bien que Il y a des femmes qui se projettent déjà, qui savent déjà ce qu'elles veulent, etc. Et celles qui ont déjà accouché, bon ben voilà, elles font part de tout ça, mais elles, elles ne se sont pas préparées. Tu vois, la différence avec ces femmes, c'est ta préparation. Ça ne veut pas dire que tu es plus forte qu'elles, que tu as une plus grosse capacité à la douleur qu'elles, etc. En fait, c'est vraiment une histoire de préparation, l'accouchement en soi. Quand tu y vas comme ça, que tu consommes peu de choses, ou beaucoup mais pas les bonnes, oui, ça risque d'être un peu compliqué. Mais quand tu te prépares vraiment en profondeur, en fait, il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas. C'est toujours... On ne sait pas ce qui peut se passer ce jour-là, on ne sait pas combien de temps ça peut durer. Le projet peut changer, mais il faut l'accepter. Mais l'idée, en tout cas, c'est d'avoir ton creuset même pour réussir à le tenir le plus longtemps possible. Donc vraiment, tout ce genre de discours. Vraiment, ne l'écoute pas, ne les écoute pas parce que ça vient juste tuer ta confiance en toi, en ce que tu as envie qu'autre chose. Vraiment, ça rentre dans une oreille, ça ressort de l'autre. Consomme plutôt des contenus positifs, des récits d'accouchement positifs de projets physio pour voir à quel point c'est possible. Sur mon compte Insta, tu peux le retrouver dans les stories à la une, les stories épinglées, retour. Donc là, j'essaie de partager à max les récits d'accouchement de mes clientes et pour beaucoup, c'était des projets physio. et tu peux voir à quel point leurs retours sont beaux donc ça peut ça peut vous faire du bien et il ya aussi un livre qui est super c'est 40 récits d'accouchement positif vous pouvez le trouver sur amazon Et en fait, c'est que des récits d'accouchement positifs. Bon, il y en a péridural, pas péridural, à domicile, à domicile pas prévu, etc. Mais c'est que du positif. Et ça, je trouve que ça fait vraiment du bien parce que ça montre que oui, c'est possible. Maintenant, bien sûr, si tu vas à ton accouchement projet physio sans grande préparation, bon, il y a moins de chances que ça se passe comme tu l'espères. En effet, tout va être dans ta préparation. Pour faire la différence entre une préparation basique et une préparation vraiment profonde et vraiment utile, là écoutez bien parce que on se trompe souvent la différence c'est pas que tu vas juste dans une préparation profonde, tu vas pas juste consommer beaucoup de livres de podcasts, de contenus gratuits sur les réseaux sociaux en fait là tu vas juste en faisant ça consommer beaucoup d'infos théoriques tu as beaucoup d'éléments mais à aucun moment tu as du savoir-faire C'est la grande différence. Une préparation en profondeur, en fait, ça va vraiment te préparer ton mental. Il va y avoir des entraînements. C'est pas juste, bon, ok, je sais qu'il faut se mettre dans sa bulle. Je sais qu'il faut que je me sente en sécurité, que je me sente bien. Je sais qu'il ne faut pas que je s'écrète de l'adrénaline. Et maintenant, c'est comment toi, tu fais tout ça. C'est ça qui va t'apporter, en fait, une préparation en profondeur. A contrario des livres, des réseaux, des podcasts, etc. Parce que déjà, ça dépend aussi de qui tu es, ce qui fonctionne sur toi, etc. Donc, trouver ça toute seule sur du contenu gratuit, ça va être très compliqué. C'est pas possible, d'ailleurs. Donc, ça va être une préparation vraiment mentale. Et pas juste pour savoir ce qui marche chez toi pour te mettre dans ta bulle. C'est connaître les outils pour gérer la douleur. Mais t'entraîner à les utiliser. Pas juste avoir lu les sons graves, les mantras, le mouvement. Tout ça, c'est super de le savoir. Mais si toi tu t'entraînes pas pour voir ok, ça j'utilise comme ça, ça comme ça, ça j'aime bien, le jour J tu peux oublier la moitié. Que le fait de t'entraîner à les utiliser dans des situations exprès, ton corps en fait il va apprendre ces outils, tu vas les ancrer dans ton corps, et à force de répéter vraiment il va connaître ça par cœur. Donc en fait le jour J quand tu seras dans l'intensité, t'auras plus à réfléchir, alors attends, qu'est-ce que c'est l'outil que j'ai lu dans le livre de machin ? Là, ce n'est pas possible. Tu oublies dans les contractions que ton corps, lui, quand tu t'es entraîné, il retient. Ok, ça, ça ne marche plus. Je passe au suivant. Ça, ça ne marche plus. Je passe au suivant. Là, ils sont tout le panel. Ils sont dans un projet physio. Parce que contrairement au début du travail, la respiration, le mouvement, ça peut suffire. Mais il y a un moment où la douleur va vraiment s'accentuer. La respiration et le mouvement, c'est de la décoration à ce moment-là. C'est vraiment de la déco. Ça sert à rien, enfin ça sert à rien. Si le mouvement c'est bien pour la gravité bébé, etc. Et la respiration, mais ça suffit plus pour ne pas te crisper. Parce que beaucoup me disent, moi je me prépare à respirer pour pas me crisper. Ouais, au début c'est bien, à un moment donné tu vas quand même te crisper, même si tu respires super bien, tu n'arriveras même plus à bien respirer, parce que tu seras trop crispé, et que tu n'auras rien d'autre pour le dire. C'est pour ça qu'il faut tout le panel et tout connaître bien, pour que quand justement il y a ce moment où ça augmente, toi tu n'as pas la période rurale, et même si tu... prends la péridurale, le temps que tu l'es, tu as le temps de passer par des étapes quand même bien compliquées. Donc même si tu veux prendre une péridurale, dans tous les cas, il vaut mieux te connaître parce qu'avant que tu l'aies, ou s'il faut, tu ne l'auras même pas parce que ce n'est pas possible ou elle ne fonctionnera pas. Bref, c'est important de connaître ça pour que quand ça ne marche plus, ok, mon corps il sait, je passe à ça. Et c'est ça qui va faire la grosse différence avec les femmes qui vont comme ça à leur accouchement, avec les cours de prépa basiques, des lectures, etc. Toi, tu encres vraiment dans ton corps. Tu passes du je sais qu'il faut ça au savoir-faire. C'est comme un exemple tout bête. Je te dis, je veux que tu fasses du bœuf bourguignon. Tu n'en as jamais fait ta vie, tu n'as jamais goûté, tu ne connais pas cette recette. Bon, tout le monde connaît, mais on va dire que tu ne connais pas. Et moi, je te donne tous les ingrédients que tu as besoin pour la recette. Par contre, je ne te dis pas la quantité, je ne te dis pas les étapes, je ne te dis pas le temps de puissance, je ne te dis rien. Je te dis juste qu'il te faut du bœuf, du machin, du bidule. Bon, je ne sais pas les ingrédients du bœuf bourguignon, mais le petit bœuf, c'est pas mal. Et tiens. Ok, est-ce que ça veut dire que tu sais faire un bœuf bruyant ? Pas du tout, pas du tout. T'as des éléments, tu sais qu'il te faut ça, Mais t'as aucun moment à savoir faire, tu sais pas ça, il faut que j'en mette combien ? À quel moment ? Là, quand c'est qu'il faut que j'arrête de faire ça ? Là, comment je touille ? Est-ce que là, il faut que j'aille plus vite ? Tu sais pas, donc en fait, tu vas faire un bœuf merdique. Ça sera pas un bœuf bruyant et ça sera dégueulasse, ça sera raté et ça sera poubelle. c'est pareil pour ta préparation à l'accouchement. Si tu as juste toute ta liste d'ingrédients, mais que tu ne sais pas comment les utiliser, à quel moment qu'on ne te montre pas, qu'on ne t'explique pas... ça va être compliqué. C'est ça que je me reproche aux livres. Enfin non, je ne le reproche pas parce que les livres, c'est super, ça t'apporte une théorie qui est géniale. Mais maintenant, pour un accouchement, le savoir-faire est trop important. Et entre les deux, il y a un écart énormissime. Et c'est quand même mieux quand tu as quelqu'un qui te guide pour te dire « Ok, là, attention, ça, tu ne le fais pas super bien, il vaut mieux faire ça. » Ok, ça, c'est mieux pour toi. Des fois, tout seul, tout démêlé. Ou comme les personnes qui vont me dire « Oui, moi, j'ai un projet philo, mais je me débrouille, je me forme toute seule, etc. » Là, le grand problème, et ça, je le vois avec mes clientes, je m'en suis rendue compte, c'est que souvent, on va rechercher des réponses à nos questions. Ok, j'ai vu qu'il faut que je me sente en sécurité. Je vais aller chercher sur Internet un peu comment faire, moi, par rapport à moi, pour me sentir en sécurité, etc. Ok, mais s'il y a des réponses hyper importantes que tu dois avoir, mais tu n'as pas la question. Mais c'est hyper important de le savoir comment on fait. Moi, c'est ça que je vois avec mes clientes, c'est souvent, elles me disent, mais je ne connaissais pas du tout ça. Ça, jamais je n'aurais pensé à ça. Mais jamais je pensais que ça existait. Jamais j'aurais eu la question sur ça. Et ça, le nombre de fois où on me le dit, je suis là, ben oui. Donc c'est bien beau pour les personnes qui veulent faire leur truc toute seule. Mais il y a des questions que tu n'as même pas. Parce que tu ne sais même pas que ça existe. Tu ne sais même pas qu'il y a cette possibilité. Donc c'est un peu compliqué, tu vois. C'est comme si tu veux devenir avocate. Et que tu cherches, tu te formes toute seule sur Internet. Bon, alors comment répondre à une objection, machin. Je ne connais pas le métier d'avocate. et que tu dis ça y est je suis formée bah non pas du tout c'est comme tout métier et en fait l'accouchement c'est presque un métier à part entière c'est juste pas un métier ton corps il sait faire le taf tu vois ça je le répète ton corps il sait faire le taf ça sert à rien de dire je vais faire des exercices de mobilité pour mon travail aller plus vite non c'est bien pendant ta grossesse ça aura pas d'impact pour le jour J ce qui est important c'est préparer ce qu'il y a dans ta tête ça c'est hyper utile parce que ton corps il saura faire le taf par contre ce qui se passe dans ta tête peut ralentir ce que fait ton corps et accentuer la douleur donc t'apprends quelque chose de complet tu vois c'est pour ça sur un projet physio et même en fait n'importe quel projet je te dirais toujours de te préparer en profondeur parce qu'on sait jamais ce qui peut se passer le jour J ton projet il peut changer tu peux passer d'un projet physio à devoir prendre une péridurale ou à une césarienne ou un projet péridural et en fait tu te retrouves à pas pouvoir prendre de péridural on sait pas ce qui peut se passer le jour J on a pas de boule de cristal donc autant être armé pour faire face à n'importe quelle situation, pour bien la vivre. Et pas juste se dire, moi je me prépare coûte que coûte à un projet physio, j'ai échangé avec une future maman qui me disait ça, ça m'avait profondément énervée. Moi, je me préparais physio et c'est tout. Juste traverser ça. Je me dis, ok, mais moi si je t'accompagne, je ne vais pas t'accompagner que sur ça. Moi je vais te préparer aussi à faire face à n'importe quelle situation. Que tu comprennes, si tu dois prendre une période durale, OK, comment faire ? les choses après la pause de péridurale pour que ton travail continue bien avancé, pour que tu tombes bien. Si on parle d'un déclenchement, comment faire ton projet ? Bon, ça ne s'appellera pas projet physio, mais un projet sans péridurale, par rapport à l'intensité, par rapport à l'environnement d'un déclenchement. Sans cours de route, il y a une césarienne. Parce que moi, je ne vais pas faire payer une femme qui veut se faire accompagner en lui disant, ouais, je te prépare à ça. Et si le plan change, ça ne va servir à rien. Donc elle, elle va juste dire, non mais attends, j'ai payé. Elisa. Et en fait, ça ne sert à rien parce que tout ce qu'elle m'a appris, c'est génial. Et là, je me retrouve avec une césarienne. Ah ben, je la subis complètement. Et 80% des femmes subissent leur césarienne. Moi, c'est hors de question. Moi, c'est que les personnes, les femmes que j'accompagne, elles vivent bien leur accouchement, en fait. Que ce soit une césarienne, un projet physio, peu importe, tu vois. Donc, c'est pour ça que c'est hyper important de se préparer peu importe le projet qu'on a. Parce qu'en fait, il peut changer. On a un plan A. Maintenant, il faut un plan B, C, D. Et là, on est bien. Parce que la manière dont on va vivre son accouchement, ça va aussi faire tout notre postpartum. Comment on arrive dans notre postpartum ? Est-ce qu'on arrive déjà complètement essoufflé, traumatisé, etc. ? Ou est-ce qu'on arrive dedans avec de la douceur, en se sentant bien ? Parce que ça, c'est hyper important pour après l'attachement avec son bébé, le lien d'attachement. Si t'arrives que t'es déjà pas bien, que t'as un goût amer de ton accouchement, que t'as des regrets, que t'as un trauma, c'est beaucoup plus compliqué après de pouvoir créer ce lien avec son bébé parce que nous on ne va pas bien. Et si nous on ne va pas bien, notre bébé ne va pas bien. Un bébé il régule ses émotions par rapport au nôtre. Donc c'est là où on oublie l'importance de l'impact qu'a un accouchement en fait. A quel point c'est important de pouvoir bien le vivre. Et ce n'est pas si simple. Donc ne vous cantonnez pas juste au livre. au podcast, même si celui-là est merveilleux, mais il est général parce que je te connais pas, toi qui es derrière la caméra, tu peux être différente de ta collègue, tu vois, donc c'est un peu compliqué, et ça serait très long. Et pareil, sur les réseaux sociaux, c'est très basique, c'est pareil que les livres, on te donne toujours ben, il faudra que tu fasses ça, ça, ça, enfin que tu te sens en sécurité, que tu te mets dans ta bulle, etc. Mais on t'expliquera pas comment le faire, mais c'est normal, ça, ben, si tu vas aller plus loin, ben, tu te fais accompagner. C'est comme tout métier. On te dit, pour ça, on te donne les ingrédients pour ta recette, mais maintenant, si tu veux savoir la faire, viens, achète la recette, tu vois, c'est pareil. C'est comme ça pour tout, en fait. Enfin bref, je voulais donner l'exemple d'une cliente à moi qui vient d'entrer dans mon accompagnement. Donc elle, elle vient pour sa deuxième grossesse. Projet physio. Elle a déjà eu un accouchement qui était un projet physio et elle a extrêmement mal vécu. Elle et son conjoint, les deux, puisque je les ai eus les deux en consultation. Les deux ont se ressorti un peu traumatisés. Vraiment, c'est très dur pour eux d'en parler. Elle, maintenant, elle arrive à en parler sans pleurer, à peu près. Donc, un peu compliqué. Et pourtant, de ce qu'elle m'a expliqué, elle me dit, moi j'allais la fleur au fusil. Enfin, franchement, j'avais lu tous les livres possibles à lire, toutes les vidéos, les podcasts, les... les postes sur Instagram, tout, Et pourtant, elle a subi. Elle a complètement subi. Elle pensait qu'elle était hyper bien armée, qu'elle avait vraiment tout pour bien le vivre. Elle était hyper confiante. Elle avait dit un peu à son chéri comment ça allait se passer, mais sans trop. Et lui, c'est pareil. Le jour J, en fait, il s'est senti vraiment, je reprends ces mots, inutile, impuissant. Il la voyait souffrir, il ne savait absolument pas quoi faire. Il était complètement paumé en fait. À part, ben voilà, si on leur avait montré des points d'appui, sauf qu'à ce moment-là, ça ne lui faisait pas effet, ça lui cassait juste... Donc il ne pouvait plus rien faire pour l'aider. Et il avait vraiment ce besoin de savoir comment il allait pouvoir l'accompagner là-dedans cette fois-ci et pas être spectateur de ce qui se passe. Et elle, cette fois-ci, elle a envie de prendre sa revanche sur ce premier accouchement en se disant, ben non, là je ne peux pas y aller. De nouveau comme ça, parce que j'ai bien vu que c'était insuffisant. Alors qu'elle pensait que c'était complètement ouf la comparaison qu'elle avait. Et je le comprends. Je te dis, mais attends, j'ai lu tous les livres que j'ai pu trouver. Tout ce que je peux consommer, je le consomme. Je suis au taquet. Et non. Parce que oui, elle savait plein de choses. Mais elle n'avait aucun savoir-faire. Je lui dis, en fait oui, je savais qu'il fallait se mettre dans sa bulle. Mais concrètement, comment je faisais ? J'arrivais un peu chez moi sur mon canapé. Mais après, je n'y arrivais pas. ben là tel outil, ben en fait je savais pas, là la respiration ben oui mais à un moment donné c'était plus ça, et plein de choses comme ça, pareil pour les interventions médicales, on connaissait pas trop donc on leur propose un truc, ben ouais je sais pas est-ce qu'on accepte, est-ce qu'on accepte pas, sauf que c'est un peu compliqué de réfléchir quand t'es dans l'intensité donc c'est bien de savoir aussi à quoi t'attendre pour, ben comme j'expliquais dans l'épisode précédent, préparer correctement ton projet naissance et le faire respecter au mieux. Et cette fois-ci, elle s'est dit, mais là, c'est mort, en fait, je ne revis pas un accouchement comme ça, il faut que je guérisse de ce premier accouchement, il faut que je comprenne notre revanche sur ce premier accouchement qui ne s'est pas bien passé. En soi, il s'est bien passé, il y a eu une péridurale parce que ce n'était pas possible pour elle, donc elle est dégoûtée, mais dégoûtée, enfin, subie parce que, en fait, cette douleur, elle ne la gérait pas du tout, c'était terrible. Et lui, c'est pareil, de la voir comme ça et ne pas savoir quoi faire, c'était terrible. Donc là, pour le coup, pour le deuxième, on va y aller à fond les ballons. Et c'est ce que je vois avec les mamans que j'accompagne qui ont un deuxième. Beaucoup me disent, ben voilà, moi je pensais vraiment avoir tout ce qu'il faut. En fait, pas du tout. Et la revanche est prise sur le deuxième, à chaque fois. Ou troisième. Il y en a une, c'est pour un troisième. Elle voulait son projet physio. Elle a pas réussi la première ni la deuxième. On met le troisième. Là, elle a dit, ok, là, je me fais accompagner. C'est bon, j'ai compris que ce que je faisais, que les cours de prépa, l'hypno, sofro, c'était pas suffisant. Bon, là, le troisième, je peux te dire, c'était chez elle. Donc, aucun souci sur ça. Donc, vraiment, ce qu'il faut que tu retiennes pour ton accouchement, que ce soit un projet physio ou autre, déjà, n'écoute pas les autres. Ils n'ont pas le même projet que toi. Ils ne se préparent pas comme toi. Tu te prépares ou, en tout cas, tu vas te préparer. Donc, ne les écoute pas. Fais ton truc dans ton coin. Par contre, comprends bien que la théorie et le savoir-faire, c'est deux choses différentes. Tu vois, c'est comme... quand tu vas faire un marathon, je reprends souvent cet exemple parce qu'il est très parlant si on te donne juste un plan avec écrit voilà, là il y a 20 km il va y avoir des obstacles, des dénivelés et des stands avec des snacks et de l'eau C'est tout. Tu ne sais pas exactement où et si tu es quoi, qu'est-ce que tu fais pendant ce dénivelé, comment tu reprends bien ton souffle, à quel moment tu ralentis le rythme, à quel moment tu accélères, à quel moment tu fais ça, à quel moment il vaut mieux boire, à quel moment il vaut mieux manger, à quel moment... Tu sais juste que, ok, il y a une course, il va y avoir des obstacles, ça va être un peu galère, mais je sais que tu auras ça, je sais qu'il faut que je crois en moi, je sais qu'il faut que je cours, mais si tu y vas, déjà, tu n'as jamais couru. ta vie, bon je te dis pas que tu peux simuler des contractions mais en tout cas il y a de la pratique à faire si tu n'as jamais couru ta vie, tu ne t'es jamais entraîné, tu ne sais absolument pas, tu n'as pas un vrai plan d'attaque où tu sais exactement quand c'est qu'il faut reprendre ton souffle, comment quand ton cerveau lâche, qu'est-ce que tu fais pour rester concentré que tes jambes ne flanchent pas, c'est pas possible et l'accouchement c'est pareil, c'est vraiment ça la différence entre la théorie et la pratique oui l'accouchement tu ne vas pas pratiquer des contractions comme ça, c'est pas possible mais par contre il y a vraiment des choses qui peuvent être faites pour que tu encres tout ce dont tu as besoin pour pouvoir le ressortir le jour J. C'est ça qui est hyper important. Et ça se fait. Moi, c'est vraiment ce que je fais avec mes clientes. On bosse sur ça. Pas sur juste de la théorie. Oui, il y en a, bien sûr, parce qu'il faut comprendre les obstacles qu'il va y avoir. Mais c'est surtout ce que je vais leur donner. Mais qu'est-ce que tu fais à chacun de ces obstacles ? Qu'est-ce que tu fais quand ça, ça ne fonctionne plus ? Comment tu prépares ton mental ? Comment on ancre les outils ? Comment ton partenaire peut t'aider ? Comment il peut t'accompagner ? Comment faire face à l'équipe médicale ? Comment avoir un plan B ? C'est tout ça. Tout. C'est trop important en fait. Si t'as un projet physio ou un autre projet que tu veux regarder concrètement ce que toi tu as à bosser pour te préparer à ce jour, être sûr d'avoir toutes les armes, donc identifier ce qui est déjà super bon dans ta préparation et les angles manquants. et qui vont être hyper importants puisqu'il y a des choses, des fois on ne s'en rend pas compte que c'est important parce qu'on ne sait même pas que ça existe. On prend un temps toutes les deux, une consultation offerte, on fait connaissance, moi au moins j'en sais plus sur exactement ce que tu veux et où t'en es, et je te dirai exactement ce qui te manque et ce qu'il y a à travailler en priorité absolue pour être sûr que tu vives bien ce jour. Donc si t'as envie de faire ce point pour bien vivre ton accouchement, tu as le lien en description, tu cliques, tu réserves. on prend ce temps, toutes les deux, c'est pour toi, c'est pour ta grossesse, si tu veux, tu peux même faire participer ton conjoint si c'est important pour toi, mais voilà, prends ce moment pour toi et pour ton bébé, et pour maximiser tes chances de bien vivre ce jour. Et un dernier rappel, n'écoute personne d'autre que toi pendant ta grossesse et pendant toute ta maternité. J'espère que cet épisode t'aura plu et te permettra d'envoyer plus facilement chez les personnes qui te disent que t'as pas envie d'attendre. En tout cas, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Naître Femme, Renaitre Mère. Bisous les Lyonnes !