- Speaker #0
Merci d'écouter Nellio's Talk, le podcast qui part à la rencontre des dirigeants de PME. Souvent sous-représentés, bien que leur importance économique soit indéniable, ces acteurs clés méritent d'être mis en lumière. Nellio's Talk est le podcast dédié à ces entrepreneurs devenus dirigeants de PME. Chacun et chacune partagera son expérience, ses conseils et son mindset pour vous aider à surmonter les défis et à contribuer à l'écosystème PME. Notre objectif est de vous offrir des conseils pratiques pour votre développement et ce podcast repose aussi sur l'envie d'apprendre, de tester, de nouvelles idées et de se challenger. Je suis Christophe Richevouto. cofondateur et CEO de Nalios et j'accompagne les PME dans leur développement digital. Je vous souhaite une bonne écoute. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast Nalios Talk. Je suis en compagnie aujourd'hui de Artus Debouzy, CEO de Bister et Natura. Bonjour Artus.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Alors Artus, est-ce que tu pourrais te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
- Speaker #1
Tu as bien fait l'introduction. Je suis donc CEO de Bister, les moutardes et Natura, les sauces. J'ai 42 ans. chez l'origine. flamande. Je travaille, la petite particularité, je travaille avec mon épouse. Donc, on a fait ce projet à deux. Depuis une quinzaine, un peu moins. Donc, on commence en 2012. Après avoir travaillé aussi quelques années dans l'agroalimentaire chez Dolphin, en tant que sales. Et puis, des études en Belgique, en France, en Angleterre. Pas les plus brillantes, mais je suis arrivé au bout. Et puis entrepris vers mes 29 ans. J'ai repris Natura quand j'avais 29 ans. Et oui, en pleine action depuis.
- Speaker #0
OK, trop bien. Est-ce que tu peux justement nous expliquer un peu ce qui t'a amené à entreprendre ? Est-ce que c'était vraiment une volonté de ta part ? Ou c'est quelque chose qui est venu sur le tas, on va dire ?
- Speaker #1
J'ai toujours voulu créer quelque chose, créer de la valeur, créer des chouettes projets. Non, non, voilà, tout ceci. tout ce que j'ai toujours fait et j'ai eu beaucoup d'idées et je voulais changer des choses et puis j'ai commencé à travailler en sales chez Dolphin et j'étais je crois très très très très chiant par rapport à mon ancien boss et je venais tout le temps lui dire pourquoi est-ce qu'on ne fait pas comme ça est-ce que tu peux acheter cette machine là est-ce que tu veux faire ça et on était constamment en débat euh sur la manière de faire les choses. Et puis à un moment, je me suis dit, en fait, arrête de l'emmerder et fais-le toi-même. Et c'est comme ça que j'ai commencé à chercher des boîtes. Et la première discussion que j'ai eue, c'est sur un salon avec Albert Zeni, qui travaille chez Bister aujourd'hui et qui travaillait à l'époque déjà chez Bister, qui m'a dit qu'il y avait une petite boîte à Bruxelles qui faisait la meilleure mayonnaise en pot qui était à vendre. et que je devais absolument aller voir. Quelques mois plus tard, j'ai été lancé.
- Speaker #0
Trop bien. Toujours la meilleure mayonnaise de Belgique, du coup.
- Speaker #1
Toujours. Faites au batteur avec les mêmes méthodes de fabrication, sans colorant, sans conservateur. Faites comme à la maison, mais en grand.
- Speaker #0
Trop bien. Alors justement, on est en train de parler de Natura ici. Donc, tu as d'abord repris Natura en 2012, qui produit effectivement mayonnaise, mais autre sauce froide. Et ensuite, il y a eu une entreprise qui fabriquait des confits.
- Speaker #1
Confits d'oignons.
- Speaker #0
C'est ça. À Gena,
- Speaker #1
2018. Et quelques mois avant ça, ça c'était en juin, et quelques mois avant ça, j'ai repris aux Pays-Bas une boîte qui faisait de la moutarde et de la mayonnaise. Et puis, quelques mois après encore, un an après, Bister.
- Speaker #0
C'est ça, en 2019. Oui. Et donc, du coup, un gros parcours de reprenoriats, si on peut dire ça comme ça. Qu'est-ce qui t'a donné justement envie de reprendre ces entreprises-là ?
- Speaker #1
J'avais repris... Natura en 2012 qui faisait plus ou moins 600 000 euros de chiffre d'affaires et je voyais qu'on bossait beaucoup et on grandissait bien mais c'était lent. J'avais envie de changement, j'avais envie de croissance et ça n'allait pas assez vite à mon goût. je me suis dit, on va reprendre une autre boîte avec des produits qui se rapprochent de ce qu'on fait et essayer de... Et j'ai été assez gourmand, regardé dans tous les sens. D'abord, on a déménagé en 2014 vers Tubis, donc on est parti de Bruxelles, on a déménagé vers une nouvelle usine. On a grandi pas mal, on a réussi à tripler en 5-6 ans. Et puis, je ne trouvais pas de dossier. Et donc, j'étais un peu gourmand à un moment. Et puis, je me suis dit, le prochain qui passe, quoi qu'il arrive, on va le faire.
- Speaker #0
C'est ça, quand tu dis dossier, tu veux dire une entreprise.
- Speaker #1
Une entreprise, et il y en a le hollandais. et l'entreprise de confi se sont manifestés plus ou moins en même temps et la banque était enthousiaste et on a réussi à financer les deux ce qui était une très mauvaise idée parce que entre l'usine de Tubise, la nouvelle usine à Genap et l'usine aux Pays-Bas, ça faisait trois sites à gérer, avec à chaque fois des toutes petites équipes et le management qui ne restait pas en place, qui était de deuxième ou troisième génération et qui voulait vendre et quitter. Et le fait de ne pas avoir repris la culture, les personnes, etc. ont été des transitions très difficiles, on a perdu beaucoup de savoirs, voir on a Et on n'était pas sur place tous les jours. Donc, on a pas mal galéré au niveau des reprises. Et ces deux reprises-là sont avérées des échecs. On a maintenant arrêté les confits d'oignons. Et la boîte aux Pays-Bas, on a perdu de l'argent pendant cinq ans. Et on a fini par vendre la marque et fermer l'usine. Dans l'ensemble, le groupe se porte bien. Mais voilà, ça a été galère parce qu'en 2019, on a repris Bistère. Bisterre, c'est, tout le monde connaît en Belgique la grenade, mais il y a aussi une usine qui fabrique de la moutarde de Dijon en France, à Troyes. Donc, ça fait deux sites de plus. Donc, à un moment, on courait sur quatre sites, puis on a rationalisé à trois sites. Finalement, on en a heureusement plus que deux maintenant. Ça a été très compliqué, les différences de culture, les différences de législation, la distance tout simplement. ont créé pas mal de soucis.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on a tendance à penser les succès entrepreneuriaux, etc. Mais on n'a pas toujours que des réussites, forcément. Il y a parfois des échecs, mais qui nous permettent aussi de rebondir sur ça.
- Speaker #1
Le côté positif, je n'ai pas toujours d'accord avec ma femme sur qu'est-ce qu'on en a tiré de positif de la Hollande. Elle voit juste la ligne rouge dans les comptes parce qu'elle s'occupe des finances. On a appris beaucoup de choses. on a... On a appris à connaître des fournisseurs, des sous-traitants, des clients. Il y a plein de choses positives qu'on a retirées de ces expériences moins réussies aux Pays-Bas et à Genap. Et comme je disais au début, l'ensemble du groupe se porte bien. Donc, l'expérience a été positive. Qu'est-ce qui se serait passé si on n'avait pas repris ? On ne le saura jamais. Mais dans l'ensemble, on a beaucoup appris. Donc, voilà, nous, c'est l'heure. Moi, je dis toujours que c'est du learning money. Beaucoup de sous qu'on a perdus, mais c'était très enrichissant.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Justement, est-ce que tu peux revenir un tout petit peu sur comment se passe un parcours de reprise d'une entreprise qui est déjà implantée ? On a beaucoup parlé d'entrepreneuriat dans le podcast où on a des entreprises qui démarrent de zéro, mais projet de reprise, ça se passe comment ?
- Speaker #1
Il faut être deux pour... Pour faire un deal, il faut un vendeur qui a envie de céder son bébé, qui a en général une petite entreprise familiale, et il faut un repreneur qui fait un grand saut dans l'inconnu. Donc, il faut trouver les dossiers de reprise. Il faut essayer de les trouver avant qu'ils soient sur le marché, comme ce qui s'est passé avec Bister. Il faut donc essayer de manœuvrer délicatement pour ne pas que ça se cesse. Et puis le processus est très long parce qu'il y a un historique familial en général, il y a un capital humain, et puis il y a la perception financière de la valeur de la boîte du vendeur qui est souvent diamétralement opposée de l'acheteur qui est plus rationnel, etc. Donc il faut essayer de trouver un accord, c'est un processus qui est très long, qui souvent n'aboutit pas. qui est très usant avec des hauts et des bas, ces montagnes russes, émotionnellement, c'est très prenant, mais c'est très excitant aussi. Donc, moi, c'est un processus qui m'amuse beaucoup. Et puis, il y a la phase d'intégration, une fois que tout est signé. Et là, il faut vraiment tout analyser. Il y a l'aspect législation, l'aspect RH, qui est le plus compliqué en général, avec... Marier deux cultures d'entreprise, en général ce sont des boîtes qui n'ont pas beaucoup changé et là on amène tout à coup un nouvel ERP, une nouvelle façon de travailler, une nouvelle dynamique, un nouveau site internet, un truc et on bouscule les habitudes de l'équipe en place qui en général on n'apprécie pas tellement et souvent une bonne partie de l'équipe en place quitte le navire et du coup remplacée par... d'autres personnes, des nouveaux ou des fonctions qui sont reprises par des anciens de l'équipe. C'est un processus qui est assez long. Il y a toujours des surprises puisqu'on peut essayer de tout planifier avec les meilleurs avocats, les meilleurs comptables, les meilleurs... la meilleure due diligence possible et imaginable et il y a toujours plein d'imprévus et donc c'est vraiment un grand saut dans l'inconnu, c'est très excitant mais quand ça fonctionne c'est une manière de faire de la croissance très rapide ça peut créer pas mal de valeurs ouais tout à fait,
- Speaker #0
top alors j'ai cru comprendre que vous veniez de lancer votre nouvelle usine de production vous êtes sur Arles, du coup à Namur à Soirley même, près de Namur du coup comment est-ce que s'est décidé ce projet il y a quelles ambitions, quels impacts sur l'entreprise ?
- Speaker #1
C'était une décision quand on a décidé de fermer la Hollande on avait toute une série de machines et de process qu'on faisait en Hollande qu'on n'arrivait pas à faire dans l'usine de Sidney qui est l'usine historique de Bister et donc on a dit on va devoir construire parce qu'on ne peut pas produire tout ce qu'on a envie de produire à Hachenne, Sidney Merci. Et donc on avait un besoin aussi de place à Ciné, puisqu'on stockait plus ou moins 1000 palettes à l'extérieur. Donc on avait vraiment un manque cruel d'espace. On avait un vieux bâtiment qui n'était plus tout à fait au norme au niveau électrique, au niveau évacuation des eaux usées. Et donc on a décidé de construire une nouvelle usine au norme, trois fois plus grande que celle qu'on avait. pour internaliser tout ce qu'on fait. C'est ça. C'est un process qui met... La construction, ça a mis 18 mois. Ça s'est super bien passé. On a des top entrepreneurs, que des entrepreneurs belges, que des entreprises belges fantastiques. Ça s'est super bien passé. Et après, maintenant, on est en plein dans la phase du... On a déménagé toutes les machines, toutes les équipes et tout ça. Et maintenant, on doit faire tourner ce bâtiment.
- Speaker #0
Des Pays-Bas et de Hachène vers l'usine.
- Speaker #1
Oui, tout est... Tout est ici. Et les bureaux qui étaient à la HULP aussi. Donc, on avait une partie des équipes à la HULP, une partie aux Pays-Bas, une partie à Hachène. Et maintenant, tout le monde est au même endroit, ici à Namur.
- Speaker #0
Et quelles ambitions tu vois pour cette usine ?
- Speaker #1
Alors, on a de la place pour faire beaucoup de choses, pour grandir. Aujourd'hui, on produit 20-25 tonnes par jour de moutarde. On a dimensionné le truc pour arriver à 100 tonnes par jour. On a un très, très bel outil. mais maintenant on doit le faire tourner parce que pour le moment on est plus, on a plus d'espace et on produit moins que dans l'ancienne usine parce qu'on est encore un peu perdu, on se cherche encore dans les couloirs, dans les petites pièces le stock est à l'autre bout de la production, on fait beaucoup d'allers-retours logistiques c'est encore un peu la galère pour le moment, petit à petit, tous les jours ça s'améliore mais on va d'abord faire tourner les choses ici convenablement et puis on verra pour les ambitions pour le futur évidemment mon parcours le pro j'aime bien le changement et etc. et j'ai envie de continuer soit reprendre une boîte qu'on pourra intégrer dans l'usine et tout ça en continuant la croissance organique et chercher des nouveaux clients à l'export en Belgique et voilà
- Speaker #0
et continuer à grandir et innover excellent c'est vrai que les projets de de déménagement sont souvent un peu compliqués, et souvent dans l'industrie manufacturière, de manière générale, c'est un vrai, vrai défi.
- Speaker #1
Oui, on a eu plein de défis, les machines, c'est compliqué, et puis c'est principalement les collègues qui ont dû s'habituer à tous ces changements. On voit de l'extérieur un nouveau bâtiment, tout plus confort, plus sympa, plus beau. Mais ça bouleverse le quotidien, tant au travail que des distances d'étrangers. Donc, on est encore vraiment dans une phase d'aménagement et d'amélioration quotidienne.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Je crois savoir que vous voulez également y intégrer un musée. Est-ce que tu peux nous parler de ça ?
- Speaker #1
Oui. Alors, historiquement, Bister avait à jambes, dans le bâtiment historique familial, avait un musée. Et puis, ce musée a déménagé à... ciné et on avait 10 000 visiteurs par an. Principalement des groupes de seniors ou des écoles qui venaient faire une visite de l'usine et déguster des produits. Il y avait un repas qui était organisé. Ça a marqué, je pense, ça a fait connaître la marque, ça a marqué les esprits et l'idée était de refaire ça dans la nouvelle usine en mieux. Donc on va travailler, on travaille actuellement au développement de tout le parcours muséal Merci. avec une chouette boîte belge qui a fabriqué, qui fait des musées, qui a fait le musée de l'Afrique, le musée du chocolat et plein d'autres boîtes comme ça. Donc, on va faire un vrai parcours muséal avec podcasts, des jeux, des ateliers de fabrication de moutarde, tout un chouette parcours avec des vues sur la production, sur le stock, sur le conditionnement. Et puis, une salle où on va écouter tous les produits. Donc, on va faire... On a tout ça qui est en cours de développement. On espère accueillir 30 000 visiteurs par an. Donc, on est ambitieux, comme toujours. Et on devrait ouvrir fin 2025.
- Speaker #0
Ah oui, c'est ça. Donc,
- Speaker #1
c'est un projet qui est dans le carton. Voilà. Être opérationnel pour nos 100 ans. Nos 100 ans, c'est en 26.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, on va avoir le musée. Et puis, c'est une belle fête pour nos 100 ans l'année prochaine.
- Speaker #0
C'est un super projet, en tout cas, je trouve. Je voudrais revenir un petit peu sur tout ce qui est aspect qualité de produit, bio, c'est des valeurs, c'est des choses qui sont assez importantes pour vous, Natura et Bister. Je sais que Natura produit des seaux 100% bio, Bister a également une gamme bio, tu peux nous parler un petit peu plus de cet aspect-là ?
- Speaker #1
Oui, alors le bio est en effet hyper important pour nous, c'était dans une vision globale, en fait quand on a repris la société. principalement au Bistet, on s'est rendu compte en 2019 qu'on achetait toutes nos matières premières à l'étranger, et au Canada, en Russie et en Ukraine. Et on s'est dit, en fait, on doit relocaliser, on doit essayer de ramener ces achats de matières premières en Belgique. Et on a commencé à travailler avec Farm for Good, qui relie des industriels et des agriculteurs pour créer des circuits courts. et payer au mieux les agriculteurs. On a commencé avec quelques hectares. Maintenant, 100% de nos produits bio, bistère, sont avec des produits locaux, Farm for Good. Et on est en train de pousser la transition pour à terme avoir des produits Natura qu'on vient de passer en bio et à terme, j'espère, 100% bio et belge. Donc, bio, c'est une chose, mais on peut encore acheter du miel bio en Chine. C'est possible. On n'a pas envie de ça. On veut... Du bio, mais du bio local aussi pour travailler en circuit court, diminuer l'empreinte carbone et toujours relocaliser. Relocaliser, relocaliser, relocaliser. C'est un retour aux sources pour Bister qui revient à Namur. Mais on continue, on a un champ de 10 hectares autour de l'usine qu'on va cultiver en bio. Pour y produire tournesol, moutarde et montrer qu'on est sérieux par rapport à notre partenariat. avec les agriculteurs, avec Farm for Good, et on va travailler ça comme parcelle des cultures test, des nouvelles variétés de moutard, des nouvelles variétés de tournesol, pour essayer d'apporter notre pierre à l'édifice, et d'améliorer cette connaissance, de rapatrier cette connaissance. C'est des cultures qui avaient disparu de Belgique, la moutarde et le tournesol. Et donc voilà, il y a beaucoup d'essais qui sont faits, et puis on va montrer ce qu'on fait en même temps de nos visites, s'il fait beau. Au printemps, on verra des beaux champs de moutarde et de tournesol un peu plus tard. Et donc, l'idée, c'est de faire une partie de la visite du musée à l'extérieur aussi pour montrer tout cet aspect local, bio, etc.
- Speaker #0
De super valeurs et un super projet à nouveau. C'est vraiment top. Justement, en termes de projet, est-ce que tu en as d'autres qui te viennent en tête ? Je sais que tu disais que tu bougeais beaucoup et que tu avais envie de beaucoup de changements. Tu as d'autres projets dans le futur ?
- Speaker #1
Alors, on lance maintenant... L'usine en France, on va aussi construire une nouvelle usine en France, on est aussi à l'étroit là-bas. On dessine le projet actuellement, on a réservé un terrain, et on espère bouger en 2027, donc on ne chôme pas. Et puis, comme je disais au début, il faut continuer à pousser en Belgique et développer les marques à l'export aussi, donc voilà, plein de choses.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Il faut bien l'occuper.
- Speaker #0
Trop bien. Donc dans ce podcast, on a beaucoup parlé d'entrepreneuriat et de développement d'une entreprise. Si toi, tu devais donner l'envie à d'autres personnes de se lancer, tu leur dirais quoi ?
- Speaker #1
D'y aller, qu'il faut tester, qu'il faut lancer. C'est pas quelque chose qui est... Je trouve l'entrepreneuriat, c'est pas pour tout le monde. C'est des caractères, il faut être un peu tête brûlée et pas imaginer le pire. tout le temps, c'est des gens qui, il faut avoir un mindset positif parce que si on imagine le pire dans des métiers comme le nôtre avec de la production alimentaire, avec des normes d'hygiène, des trucs, si on imagine le pire, on ne dort plus donc c'est toujours, il faut y aller il faut se lancer, on a besoin d'entrepreneurs on a besoin de se développer mais il faut bien dormir aussi et pour le faire sereinement il faut avoir un mindset très positif Merci. Et donc, moi, j'encourage très fortement aux personnes qui ont les capacités, qui ont l'envie et qui voient les choses positivement.
- Speaker #0
Trop bien. Dernière question pour terminer le podcast. Si tu devais redémarrer un projet entrepreneurial de zéro, tu ferais quoi ? Est-ce que tu redémarrerais ce que tu as fait jusque-là ? Est-ce que tu ferais d'autres choses ?
- Speaker #1
Je suis un passionné d'alimentaire et de production, etc. Donc, je recommencerais en tout cas, mais on n'a pas choisi le chemin le plus facile. on a hyper réglementé, on a des normes énormes, on a une paperasse colossale et des exigences qualité produits et administratives hyper lourdes. Donc c'est clairement un métier de centimes l'alimentaire, il faut qu'on mette des centimes sur des pots. C'est pas le plus facile donc je dirais oui je le referais mais je veux dire l'industrie lourde ça doit quand même être plus... Plus facile ou certains métiers de service, peut-être. Je ne sais pas. Non, je ne connais pas assez bien les autres métiers, pour en dire, mais j'aime beaucoup ce que je fais, donc je recommencerai sûrement.
- Speaker #0
Génial. Un grand merci à toi, Artus, pour ce podcast. Et merci à vous de nous avoir écoutés. Évidemment, si vous avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à liker, le partager un peu partout et écouter nos autres épisodes. Et évidemment, un grand merci au Cercle de Wallonie. et au studio Ecolis pour le prêt du studio podcast. Et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode. Merci beaucoup, Arthur.
- Speaker #1
Merci à toi.