- Speaker #0
Bonjour et bienvenue, aujourd'hui on s'attaque à une histoire absolument fascinante, celle de Carlos Ghos.
- Speaker #1
Oui, une figure incroyable.
- Speaker #0
D'icône mondiale de l'automobile, vous savez le grand patron de Renault, Nissan, Mitsubishi, à fugitif international, aujourd'hui réfugié au Liban.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et pour notre exploration, on a une source principale assez exceptionnelle. Un long, très long entretien où il donne sa version des faits, son histoire.
- Speaker #1
Tout à fait. Sa perspective sur son ascension et puis sa chute.
- Speaker #0
Exactement. Notre but ici, c'est vraiment de décortiquer ce parcours. Comment il a pu monter si haut ? Quelles controverses aussi ont marqué son règne ?
- Speaker #1
Parce qu'il y en a eu.
- Speaker #0
Ah oui. Et puis bien sûr, comprendre la chute brutale et les détails complètement fous de son évasion du Japon. On va vraiment plonger dans ce qu'il raconte.
- Speaker #1
C'est important, oui. Il faut voir que l'affaire Ghosn, ça va bien au-delà du fait divers, même si l'évasion, c'est rocambolesque.
- Speaker #0
C'est le moins qu'on puisse dire.
- Speaker #1
Ça pose de vraies questions sur le pouvoir des grands patrons, les chocs culturels dans le business mondial et peut-être, oui, les limites de la justice face à des personnages comme ça.
- Speaker #0
C'est toute cette complexité qu'on va essayer d'éclairer en se basant sur ce qu'il nous dit.
- Speaker #1
Voilà, sur son témoignage à lui.
- Speaker #0
Parfait. Alors, commençons par le début. L'ascension, elle est fulgurante. Déjà, son parcours initial, c'est l'international. Né au Brésil, enfance au Liban, étude en France. Polytechnique, les mines.
- Speaker #1
Un parcours d'élite, clairement.
- Speaker #0
Oui. Et dans son récit, il mentionne deux influences fortes. Sa mère, pour le désir d'autonomie, y compris pour les femmes, dit-il, et les jésuites pour la discipline, l'organisation, la compétition.
- Speaker #1
Une base solide.
- Speaker #0
Renforcée par les langues. Français, arabe, portugais très tôt. Puis l'anglais et le japonais plus tard. Ça aide, forcément.
- Speaker #1
Ah ça ouais.
- Speaker #0
Il commence chez Michelin. Première expérience forte au Brésil, l'hyperinflation. Ça lui apprend, il dit, la rapidité. Il faut agir vite.
- Speaker #1
Une leçon utile pour la suite, sans doute.
- Speaker #0
Probablement. Puis les Etats-Unis. Ils gèrent l'intégration d'Uniroyal Goodrich. Et là, elle retient la force de la concurrence et l'importance du profit. Ils gagnent, semble-t-il, assez vite la confiance de François Michelin.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant, c'est cette accumulation d'expériences très différentes. Brésil, Etats-Unis. Ça forge un profil très adaptable, capable d'agir vite.
- Speaker #0
Oui. Cette rapidité.
- Speaker #1
On la retrouve après, c'est sûr. Sa façon de trancher, parfois brutalement pour certains. Et c'est ce bagage qui l'amène chez Renault, en 96.
- Speaker #0
Recruté par Louis Schweitzer.
- Speaker #1
Exactement. Comme numéro 2. Mission, redresser les comptes. Le fameux plan 20 milliards.
- Speaker #0
D'économie, oui. En francs à l'époque.
- Speaker #1
Voilà. Réduction de coûts drastiques. La fermeture de Villevorde en Belgique, ça a marqué.
- Speaker #0
Ah oui, ça a fait beaucoup de bruit.
- Speaker #1
Mais il réussit. Et son mantra, il le répète dans l'entretien, c'est simple, la performance.
- Speaker #0
Performance, c'est très simple, dit-il.
- Speaker #1
C'est ça. Et cette réputation de cost-killer efficace, ça lui ouvre les portes de Nissan.
- Speaker #0
Le grand défi Nissan, à partir de 1999. Ça, c'est vraiment là que sa légende se construit.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Renault prend des parts dans un Nissan qui est au bord du gouffre, non ?
- Speaker #1
Complètement. Des pertes depuis presque dix ans, une dette énorme. La survie était en jeu. Gosse n'est envoyé là-bas.
- Speaker #0
Et il décrit ça comme excitant, alors que tout le monde est sceptique.
- Speaker #1
Personne ne me donnait des chances, il dit.
- Speaker #0
Il défend aussi le choix de l'alliance, pas la fusion, pour respecter les cultures françaises et japonaises. C'est pragmatique.
- Speaker #1
Oui, une fusion aurait sans doute été plus compliquée à gérer culturellement.
- Speaker #0
Et là, la rapidité dont on parlait. En trois mois, il sort le Nissan Revival Plan.
- Speaker #1
Un électrochoc.
- Speaker #0
Ah oui, fermeture de cinq usines, 21 000 postes supprimés. C'est... énorme.
- Speaker #1
Environ 14% des effectifs.
- Speaker #0
Et il s'attaque aux piliers du système japonais. Fini le carré de sous, ces réseaux de fournisseurs un peu captifs.
- Speaker #1
Oui, il ouvre à la concurrence pour baisser les coûts. Ça a dû grincer des dents.
- Speaker #0
Et il remet en cause l'emploi à vie, la promotion à l'ancienneté, révolution culturelle.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Et pour montrer qu'il croit, il s'engage personnellement. Il dit « Je démissionne si on n'a pas de profit en un an, et si la dette n'est pas divisée par deux en trois ans. »
- Speaker #1
Un sacré pari. Et il le gagne. De façon spectaculaire.
- Speaker #0
Retour aux bénéfices en un an. Objectif tenu.
- Speaker #1
C'est le début de la gossmania au Japon. Il devient une star là-bas.
- Speaker #0
Une icône. Il y a même des mangas sur lui.
- Speaker #1
Oui, c'est incroyable. Et sa vision du management qui l'explique, c'est assez direct. C'est faire faire aux gens des choses qu'ils n'ont pas envie de faire, mais qu'ils finissent par faire et dont ils sont fiers à la fin.
- Speaker #0
Ça résume bien son approche. Objectif clair, décision dure, mais le résultat doit valider le tout.
- Speaker #1
C'est ça. Bon, après, cette remise en cause du kairetsu, même si ça a aidé Nissan... Ça a aussi été vu comme une rupture avec une certaine tradition japonaise. Ça a pu laisser des traces, des ressentiments.
- Speaker #0
Justement, est-ce que son récit parle de ça ? Des résistances internes, une fois le choc passé. Sous la gossmania, est-ce qu'il y avait autre chose ?
- Speaker #1
Dans cet entretien précis, il se concentre surtout sur le succès, sur l'adhésion grâce aux résultats. Il parle du scepticisme au début, mais il insiste sur la fierté retrouvée des employés. Il ne s'attarde pas vraiment sur d'éventuelles résistances structurelles ou culturelles qui auraient pu rester. C'est peut-être une vision un peu simplifiée, disons.
- Speaker #0
D'accord. Bon, alors, après les succès, viennent aussi les premières controverses. On entre dans la deuxième partie.
- Speaker #1
Effectivement. La question des salaires, d'abord. Goss ne devient un des patrons les mieux payés de France, et même du monde, en cumulant Renault, Nissan, puis Mitsubishi.
- Speaker #0
Ça fait débat, surtout en France.
- Speaker #1
Énormément. Lui justifie ça par le mérite. Les résultats exceptionnels, il se compare aux standards internationaux et il dit que tout était validé par les conseils d'administration.
- Speaker #0
Y compris avec l'état actionnaire français ?
- Speaker #1
Oui, et même parfois les syndicats, selon lui. Il dénonce ce qu'il appelle une exploitation populiste et injuste du sujet. Pour lui, c'est déconnecté de la réalité de la compétition mondiale pour les top managers.
- Speaker #0
Il insiste, tout était transparent, approuvé. Bon, autre affaire marquante, l'espionnage présumé chez Renault en 2010.
- Speaker #1
Ah oui, cette histoire de lettres anonymes.
- Speaker #0
C'est ça. Trois cadres accusés de vendre des secrets sur la voiture électrique. Peut-être aux Chinois.
- Speaker #1
Très sensible comme sujet.
- Speaker #0
Donc Goss ne dit qu'il a dû agir vite. Mesures conservatoires, licenciements. Mais après, on découvre que c'était une fausse accusation. Une manipulation interne.
- Speaker #1
Une affaire dans l'affaire, en quelque sorte.
- Speaker #0
Il souligne qu'il a reconnu l'erreur, que les cadres ont été réintégrés ou dédommagés. Et il en profite pour dire que le vrai espionnage industriel, c'est plus souvent le débauchage de talents ... que le vol de papier.
- Speaker #1
C'est un point intéressant. Et puis, il y a la fête à Versailles, 2014.
- Speaker #0
Pour les 15 ans de l'alliance Renault-Nissan. Un événement fastueux.
- Speaker #1
Oui, et le coût, environ 630 000 euros, a fait polémique. Mais bien plus tard, après son arrestation.
- Speaker #0
C'est ça le truc.
- Speaker #1
Lui, il replace ça dans le contexte. C'était pour remercier, dit-il, 200 partenaires externes importants. Fournisseurs, banquiers. Et ça faisait écho à un événement interne à Tokyo.
- Speaker #0
Et sa famille était là.
- Speaker #1
Oui, il justifie leur présence en disant qu'il l'avait soutenu pendant toutes ces années, qu'ils avaient aidé l'Alliance par leur soutien. Il minimise le coût par rapport à d'autres événements d'entreprise et il voit la polémique comme une tentative de le noyer une fois qu'il était à terre.
- Speaker #0
Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de l'arrache, c'est l'expression qu'il utilise.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
L'arrestation, 19 novembre 2018. Son récit est différent des images qu'on a vues.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #0
Il dit qu'il n'a pas été arrêté dans l'avion. Mais après être descendu au contrôle des passeports à Tokyo. Surprise totale, dit-il.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et il comprend vite, selon lui, que c'est un complot. Nissan, le procureur, le gouvernement japonais peut-être, quand on lui dit que Nissan est à charge, il réalise.
- Speaker #1
Il dit qu'il est tombé de sa chaise ?
- Speaker #0
C'est l'expression. Et là commence ce qu'il appelle sa captivité. 130 jours en prison à Kosuge.
- Speaker #1
Une période très dure, d'après ce qu'il raconte.
- Speaker #0
Extrêmement. Il parle de justice de l'otage, isolement quasi total, lumière 24h sur 24, règles très strictes.
- Speaker #1
Et les interrogatoires ?
- Speaker #0
Incessants, jusqu'à 10h par jour, sans avocat présent, pression constante pour avouer. « Si vous confessez, ça s'arrête » , on lui aurait dit.
- Speaker #1
Une violence psychologique donc ?
- Speaker #0
Oui, il parle de violence aseptisée, pour le faire craquer. Communication très limitée, avocat, quelques visites des ambassadeurs.
- Speaker #1
Cette idée de justice de l'otage ? Ça fait écho à des critiques qui existent déjà sur le système pénal japonais. Les longues détentions préventives, le rôle des aveux.
- Speaker #0
Le taux de condamnation de 99%.
- Speaker #1
Voilà, son cas a mis une lumière crue là-dessus. Sans juger le fond, son récit illustre des aspects qui peuvent paraître rudes vus de nos systèmes occidentaux.
- Speaker #0
Et il est déçu par la France dans cette période.
- Speaker #1
Très déçu. Il parle d'un soutien au début, puis d'un abandon. Non seulement ils ne m'ont pas aidé, mais ils m'ont enfoncé, c'est ce qu'il dit. C'est fort.
- Speaker #0
Après ses 130 jours, il est libéré sous caution. Une grosse somme déjà. Mais liberté de courte durée.
- Speaker #1
Et très surveillée, j'imagine.
- Speaker #0
Oui. Un mois après, nouvelle arrestation. Nouvelles accusations. Juste avant une conférence de presse qu'il préparait.
- Speaker #1
Ah oui, où il voulait dénoncer le complot, selon lui.
- Speaker #0
C'est ça. Finalement, seconde libération. Caution encore plus énorme. 15 millions de dollars en tout. Mais là, il y a une condition qui le marque terriblement.
- Speaker #1
Laquelle ?
- Speaker #0
Interdiction totale de contacter sa femme, Carole. Même pas un appel. Elle aussi était soupçonnée par les Japonais. Il voit ça comme une punition, une pression insupportable.
- Speaker #1
Et c'est ça, d'après lui, qui déclenche tout, le point de bascule vers l'évasion.
- Speaker #0
Oui. Cette interdiction plus le sentiment d'un procès perdu d'avance, pas équilibré, dit-il.
- Speaker #1
Il sent qu'on veut le liquider.
- Speaker #0
Voilà. Ce n'est plus une question de justice pour lui. La décision de fuir est prise quelques mois avant.
- Speaker #1
C'est sa justification pour une action aussi radicale.
- Speaker #0
Et alors là, on entre dans le film d'espionnage. Les préparatifs. Comment il fait alors qu'il est surveillé ?
- Speaker #1
Bonne question.
- Speaker #0
Il dit avoir eu un téléphone secret. Communication hyper prudente. Il dit même avoir appelé sous la douche, de peur des micros.
- Speaker #1
Incroyable !
- Speaker #0
Ils contactent des spécialistes via une connaissance. Des anciens militaires, dit-il. Experts en extraction, sans doute.
- Speaker #1
Une équipe pro ?
- Speaker #0
Le plan se dessine. Aéroport d'Osaka, moins surveillé que Tokyo. Date, 29 décembre 2019. Pendant les fêtes, moins de vigilance, espère-t-il.
- Speaker #1
Logique.
- Speaker #0
Ils écartent le bateau, trop lent, trop risqué.
- Speaker #1
Donc, ce sera l'avion ?
- Speaker #0
Oui. Le 29 décembre. Exécution millimétrée. Il sort de chez lui à pied, tout simplement. Change d'apparence dans un hôtel. Autres vêtements, masques, lunettes.
- Speaker #1
Pour passer inaperçu.
- Speaker #0
Puis le Shinkensen, le TGV japonais, jusqu'à Osaka. Sans dire un mot.
- Speaker #1
Le stress a dû être énorme.
- Speaker #0
J'imagine. Près de l'aéroport d'Osaka, dans un autre hôtel, il se glisse dans une grosse malle noire.
- Speaker #1
La fameuse caisse de matériel audio.
- Speaker #0
C'est ça. Et c'est là-dedans qu'il passe la sécurité. La caisse est trop grosse pour les scanners. L'équipe dit que c'est du matériel fragile et cher. Ça passe.
- Speaker #1
Sans être fouillé.
- Speaker #0
apparemment pas en profondeur. Il raconte l'angoisse dans le noir. On entendait des barrages de conversation en japonais et en anglais. Le soulagement, c'est le bruit du décollage.
- Speaker #1
C'est un scénario inimaginable. Le niveau de préparation, les risques à chaque étape.
- Speaker #0
Complètement fou.
- Speaker #1
Et donc, il sort de la caisse une fois sorti de l'espace aérien japonais, escale en Turquie, Istanbul, changement d'avion rapide, et hop, direction Beyrouth.
- Speaker #0
Il confirme que ça a coûté très cher, des millions. Le prix de la liberté pour lui.
- Speaker #1
Avec des risques fous. Au Japon, en Turquie, partout.
- Speaker #0
Atterrissage à Beyrouth. Fin de la cavale. Accueil sobre à l'aéroport privé. Bonjour monsieur Gozne, ça fait longtemps qu'on ne vous a pas vu.
- Speaker #1
Ça doit faire un choc d'entendre ça après des mois comme ça.
- Speaker #0
Retrouvaille émouvante avec sa femme Carole. Il dit l'avoir tenue à l'écart des détails jusqu'au bout pour la protéger.
- Speaker #1
Et pour le secret de l'opération ?
- Speaker #0
Il prévient le président libanais. Mais sa situation reste bloquée. Le Liban n'extrata... pas assez ressortissant, mais il y a les notices rouges d'Interpol. Japon et France aussi. Il insiste là-dessus.
- Speaker #1
Pour d'autres enquêtes en France.
- Speaker #0
Oui. Et sa femme Carole est aussi visée par Interpol Japon. Donc, impossible de quitter le Liban.
- Speaker #1
Et depuis le Liban, il regarde l'industrie auto évoluer avec une certaine...
- Speaker #0
Tristesse.
- Speaker #1
Oui. Il dit, ça me fend le cœur de voir l'alliance Renault-Nissan Mitsubishi. Moins de volume, moins d'ambition selon lui. Et il s'inquiète beaucoup des Chinois.
- Speaker #0
Ah oui ? BID, Xpeng, il dit que leur développement est extraordinaire, un véritable danger pour les constructeurs historiques si leur leadership n'est pas à la hauteur. C'est une analyse qu'on entend souvent d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, c'est une préoccupation majeure dans le secteur aujourd'hui.
- Speaker #0
Alors quelle leçon il tire de tout ça, personnellement ? Il dit que l'épreuve a permis de faire le tri entre les vrais amis et les autres.
- Speaker #1
Classique, mais sans doute vrai dans ses calens.
- Speaker #0
Il souligne l'importance énorme de la famille. Enfants, épouses, sœurs. Et il parle de redécouvrir la valeur du temps, de la possibilité de la joie, après avoir touché le malheur le plus total en prison.
- Speaker #1
Une prise de conscience.
- Speaker #0
Et il dit transmettre à ses enfants l'importance de l'autonomie.
- Speaker #1
Et il a des regrets aussi ?
- Speaker #0
Oui, deux principaux qu'il mentionne. Ne pas avoir accepté l'offre de General Motors en 2008, il pense que ça lui aurait évité toute l'affaire japonaise.
- Speaker #1
Un tournant manqué, selon lui.
- Speaker #0
Et l'autre regret, ne pas avoir pris sa retraite en 2018, comme ses enfants le lui conseillaient. Il admet qu'ils avaient raison.
- Speaker #1
Des réflexions assez personnelles, oui. Sur ce qu'il aurait pu être.
- Speaker #0
Bon, alors qu'est-ce qu'on retient de tout ça ? Le récit de Ghosn, c'est captivant. Il n'y a pas d'autre mot. Une plongée dans les coulisses du pouvoir mondial, une vision de la justice internationale de l'intérieur, et puis cette détermination folle.
- Speaker #1
Une histoire de succès immense, de chute brutale et d'évasion de film.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et ça nous laisse avec une question de fond, je crois. Sans trancher ici sur sa culpabilité ou son innocence, ça, c'est pour les tribunats ou l'histoire.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
même les plus grands, sur les tensions entre Etats et multinationales. Et puis, sur ce qu'un individu avec des moyens et une volonté hors normes est prêt à faire pour échapper à un système qu'il juge injuste et retrouver une liberté, même limitée à un seul pays.
- Speaker #0
C'est une bonne question pour finir. Ça invite à réfléchir à ces zones grises. Pouvoir, justice, culture, mondialisation, tout ça est très emmêlé dans cette affaire.
- Speaker #1
Exactement. Une matière à réflexion complexe.