Speaker #2a une action directe sur votre esprit. Personne ne comprend réellement les mots qu'ils utilisent. Exemple, moi quand j'entends aujourd'hui homophobe, dans votre esprit c'est quelqu'un qui aime pas les homosexuels ou que peu importe. Je m'excuse, j'aimerais ça rencontrer... le guignol qui a sorti ce mot-là, j'y paierais une sale traite. Étymologiquement, homophobe, ça vient de homo, homme ou semblable, et phobos en grec qui veut dire peur. Donc un homophobe a peur des hommes ou de ses semblables. Et c'est là qu'on est aujourd'hui. Dans un monde dans lequel les woke, ou appelez-les comme vous voulez, utilisent à mauvais escient toutes sortes d'expressions qui polluent votre esprit. Les sidéens. Avant, on disait les sidétiques. Mais là, il y a quelqu'un qui a décidé que c'était mal de dire sidétiques. Les sidéens. Est-ce que ce sont les habitants de la planète Sida ou du pays Sida ? Parce que dans l'étymologie de « in » ou « éin » , on parle des habitants de, les originaires de, donc les sidéens. sont originaires du sida. Il y a eu le sida, pis ces gens-là sont épergus. On est mal embarqués. Vraiment. Et là, je reviens à mon premier sujet, la perfection. La perfection, on l'a dans le même bateau. Dictionnaire actuel. Perfection. État de plénitude dans la possession de toutes les qualités et l'absence de défauts. Quelle connerie. Mais de sa racine latine, perfection vient de perfectio, qui signifie complet ou achèvement. Je vais vous citer un homme que j'admire beaucoup, un artiste qui s'appelle John Bon Jovi. Dans une de ses chansons, il dit « When you want to give up and your heart's about to break, remember that you're perfect, God makes no mistakes. » En français, quand tu veux abandonner et que ton cœur reste au point de se briser, souviens-toi que tu es parfait, Dieu ne fait pas d'erreur. Cette phrase-là m'a marqué. Et pour moi, comme vous savez, Dieu, c'est l'absolu, le tout de tout, tout. tout. Et l'univers, ben, c'est un bout du tout. Donc, on peut dire, l'univers ne fait pas d'erreur. Il n'y a que des faits. Si un enfant vient au monde, il manque un bras, c'est un fait. C'est pas une erreur, c'est un fait. Dans notre livre, à nous, c'est une erreur. C'est une absence de perfection. pour toutes sortes de raisons, lesquelles peuvent être bonnes ou mauvaises, mais dans son essence, le fait que cet enfant-là n'a qu'un bras va peut-être l'amener à faire des choses qui vont être merveilleuses, qu'il n'aurait probablement jamais faites avec ses deux bras. Oh ben là, c'est les épreuves qui nous amènent ici ou à ça. Non, L'univers ne fait pas d'erreur. Il n'y a que des faits. Tout est parfait. L'absolu ne peut pas se tromper. Il est absolu. Vous croyez en Dieu ? Vous croyez en l'absolu ? Il ne peut pas se tromper. C'est impossible. C'est contre sa nature. On l'utilise et on est dans un langage par concept. On constate des choses qui existent et ce qui n'existe pas, mais qui pourtant sont bien réelles dans notre esprit. Comme je vous l'ai dit, le bien et le mal n'existent pas, c'est les concepts. La notion de perfection, c'est l'achèvement, c'est la complétude. « Oh, ben là, enfin, qu'il manque un bras, il n'est pas complet. » Mais il n'est pas complet de quel point de vue ? D'un point de vue que ça nous prendrait quatre bras ? Deux bras, six bras. Non, moi, j'ajouterais à ça, c'est mon discours à moi, tout est parfait, mais il n'y a rien d'idéal. Votre conjoint, il est probablement parfait pour vous. Oh, mais il y a des défauts ici et ça. Elle fait ci, elle fait ça, elle fait pas ça, blablabla. Non, c'est ça. Pas idéal. Il est pas idéal. Il est très possible qu'il soit parfait et que vous n'ayez pas eu la chance de le réaliser, ce qui est très dommage. C'est le défaut de notre langage par concept qui, nous, on le place dans un système temporisé, avec un avant, un après, un maintenant, avec des objectifs, des buts. Pourquoi faudrait-il avoir des buts ? Pourquoi ne pas simplement vivre ? Faire ce en quoi on croit, c'est tout. Je ne veux pas dire de ne pas penser à demain, de tout gaspiller d'argent aujourd'hui et on s'en fout. Ce n'est pas ça que je suis en train de dire. Est-ce qu'on pourrait simplement vivre ? accepter la perfection de l'univers. C'est pas évident. Pour moi, la perfection, c'est donc un concept. Ça n'existe pas dans l'espace-temps. Du moins, pas comment on le définit à tort. Et encore une fois, je vous affirme sans aucun iota de doute, rien n'est idéal. tout est parfait. Notre langage par concept, il est limité dans le fait qu'on s'accroche à des certitudes qui, somme toute, ne sont pas vérifiées, mais surtout pas vérifiables. La notion de concept. Exemple, le bois. Est-ce que vous savez que le bois, ça n'existe pas ? « Ah oui, le bois, ça existe, moi, j'en ai chez nous du bois. » Non, T'as pas de bois chez vous. T'as de l'érable. T'as du frêne. T'as de l'être. T'as pas du bois. Oh, mais là, c'est une famille. C'est ça. C'est une famille. C'est un concept. Le bois n'existe pas. Il peut pas exister. C'est... L'érable existe. Le métal, ça n'existe pas. Le fer, ça existe. L'aluminium, ça existe. L'or, ça existe. L'acier, ça existe. Le métal, c'est un concept. C'est une famille. Ça n'existe pas. Il n'y a personne qui a de métal isolé chez eux. Vous avez de l'acier, vous avez du chrome. Vous n'avez pas de métal, ce n'est pas vrai. Comprenez-vous que c'est toujours là-dessus qu'on s'accroche dans les langages par concept. Il y a des choses qui existent, d'autres choses qui n'existent pas. Si on parle de chaleur, par exemple, en physique, la chaleur est mesurable. Elle est perceptible. Ça, c'est intéressant. C'est une quantité qu'on peut mesurer. La luminosité. Oui, personne n'a mis de lumière dans une bouteille. La luminosité se mesure. La vitesse. Je n'ai jamais touché, jamais vu la vitesse de ma vie. La vitesse se mesure. Le bois. Qui a déjà mesuré, quantifié le bois ? Oh ben là J'avais telle quantité de bois. Non, non. T'avais telle quantité d'érable, de pommier. Tu peux pas avoir vu du bois. T'as vu de l'érable. T'as pas vu du bois. Il faut nettoyer votre esprit. Il faut dégager le pouvoir des concepts sur vos pensées. Le langage par concept a ses limites. Ces limites font que votre esprit interprète des choses à temps, comme le bien et le mal. Le bien est défini par quoi ? Par des règles que nous avons créées. Pensez-vous guider la nature ? Oui. Le mal se définit par quoi ? Par des règles que nous avons créées, qui n'étaient pas dans la nature. Alors la perfection se définit par quoi ? Par des règles que nous avons créées, qui n'étaient pas dans la nature. C'est un concept. L'univers fonctionne. depuis des millénaires, en fait des milliers de millénaires, l'univers qu'on connaît, notre univers en trois dimensions, aurait 15 milliards d'années et jamais il a arrêté de fonctionner. Non, tout est parfait. Et là, nous les êtres humains, on nous a apparu à peu près 300 000 ans. Peut-être des coups de zafal qui marchent pas. Aïe, on est big ! Wow Quel gros nombril On a défini ce qui était parfait et ce qui ne l'était pas. Avant nous autres, tout allait bien. Ça ne vous fait pas vous poser des questions, ça, sur la nature de vos pensées, de votre philosophie, de vos valeurs ? Je le dis à chaque fois. Arrêtez de croire au Père Noël. Regardez les faits tels qu'ils sont. Les faits. Arrêtez de mesurer en termes de « ça vaut ci » ou « ça vaut ça » . Vivez votre vie. Vous croyez à des choses, c'est correct, c'est bien. Mais il faut se questionner à la valeur à leur accorder. La perfection est ce monde. Tout est parfait, mais rien n'est idéal. Je vous laisse là-dessus. Je pense que c'est déjà pas mal en masse. Je comprends que ça fait beaucoup de remaniement.