Speaker #2Et bien au-delà de ça, l'univers dans lequel on vit est composé pas juste d'espace et de temps. Il y a plein de dimensions avec lesquelles vous faites affaire tous les jours, mais vous ne les considérez pas comme des dimensions. On va commencer par l'étymologie du mot dimension. Dimension vient du latin « dimensio » , action de mesurer. Une dimension, ça se mesure. Donc, les trois dimensions dans lesquelles on vit, la largeur, la hauteur, la profondeur, ça se mesure. Que ce soit en pied, en mètre, en pouce, peu importe en quoi, ça se mesure. Ce sont des dimensions. Le temps est une dimension, on le mesure. Ces dimensions-là n'existaient pas. Où est-ce qu'il y avait... Dieu, l'absolu, avant l'apparition du Big Bang, mais il n'y avait pas de « avant » , il n'y avait pas de temps. Le temps est apparu dans notre espace-temps. C'est une conséquence d'un phénomène qui, encore aujourd'hui, est difficilement expliqué par les plus grands cerveaux de la planète. Ces dimensions-là auxquelles nous, on est. attaché singulièrement parce qu'on a vu le jour de là, on ne connait que ça. Mais quand vous pensez à ce qui se mesure, si je vous parle de la masse, est-ce que ça se mesure la masse ? Oui. En kilogramme, en livres, en peu importe quoi. C'est une dimension ? Oui. Elle se situe dans l'espace. C'est vrai, mais elle a sa fonction parce que la même dimension, on pourrait dire en hélium et la même dimension en plomb, le même cube, si vous voulez, n'aura pas le même poids. La masse ne dépend pas de l'espace. La masse est une dimension à part entière. La luminosité se mesure. Oui, elle se propage en espace, la lumière. Mais sa luminosité, son indice, son intensité se mesure. Le son, c'est la même chose. Le son, oui, se propage dans l'espace. Et il a besoin de temps pour se propager, comme la lumière. C'est dans sa nature intrinsèque que c'est une dimension. Et donc, toutes ces dimensions-là, sauf une... sont dépendantes de celles qui restent. Chaque dimension dépend du temps. C'est particulier ici. Exemple. À prime abord, on pourrait dire la hauteur ne dépend pas du temps. Mais s'il y a un espace, Il n'y a aucune utilité s'il n'y a pas de déplacement. S'il y a un déplacement, il y a du temps. Tout est composé de temps dans notre univers. Donc, la vitesse dépend du temps. L'intensité du ton, ça va être l'amplitude. Elle va dépendre de l'espace qu'il y a pour s'étendre. Il y a surtout besoin de temps, le son, parce qu'il ne se propagera pas s'il n'y a pas de temps. Il va y avoir de l'espace. il ne pourra pas se propager. La lumière, même chose. La masse dépend d'une certaine façon, oui, de l'espace qu'elle va occuper, mais il y a un autre caractère intrinsèque qui est plus fin encore. Qu'est-ce qui va faire que la masse est plus grande ou moins grande ? Ça va être sa nature atomique. Or, je vous annonce quelque chose que peut-être vous ne savez pas, mais qui est un fait. Tout notre univers, on a beau nommer le fer, l'or, peu importe l'élément que vous allez nommer, l'oxygène, le chlore, whatever, toute la matière est composée d'hydrogène et de temps. C'est ainsi. Donc les fonctions de notre univers sont essentiellement assises sur le temps. dans le monde dans lequel on vit. On a toutes ces dimensions-là et qui vivent en combinaison. Exemple, prenez la pression atmosphérique. C'est en 3,5 kilopascal. Ah oui, il fait vraiment beau aujourd'hui. C'est fun. La pression atmosphérique, elle se mesure. Et elle se comporte en fait en quatre dimensions parce que nous, on la vit dans le temps. Cependant, elle existe à chaque instant. Ça, c'est intéressant. On ne parlera pas de détour, mais elle existe à chaque instant. Comme la vitesse existe à chaque instant, la luminosité existe à chaque instant. Je vous rappelle qu'un instant, ça ne peut pas se mesurer. Ça dure zéro seconde. Un instant, c'est un point sur une droite numérique. Ça n'a pas de dimension. Un point ne se mesure pas, même si on le zoome des milliards, de milliards, de milliards de fois, il ne peut pas grossir, il n'a pas de dimension. Un point, c'est zéro dimension. Si on prend un segment sur une droite, disons qu'entre 1 et 2, bon, il y a une mesure entre 1 et 2, il mesure 1 de long. Entre 0 et 1, il mesure 1. Ça se mesure. Il y a une dimension seulement parce qu'on mesure juste une longueur. Si ensuite, on décide qu'on prend un plan, donc une profondeur et une largeur. On a deux dimensions. Donc, quand c'est plat, c'est deux dimensions. On pourrait faire un plan aussi vertical. Hauteur, largeur. On aurait deux dimensions. Ou on pourrait faire un plan, hauteur, profondeur. Il y aurait seulement deux dimensions, il serait plat. Aucune épaisseur, il mesure zéro d'épais. Il y a zéro dimension d'épais. Notre espace, hauteur, largeur, profondeur, on a trois dimensions mesurables. Et c'est là que c'est plus qu'intéressant. On a trois dimensions mesurables. C'est à cause de ces dimensions-là que nous existons. Et il y a un temps, on fait des actions dans cet espace-là qu'on juge bonne ou mauvaise. On peut juger de bien ou de mal, mais il faut être très prudent. Ça dépend essentiellement de l'espace-temps. Parce que ça prend une action pour juger bien ou juger mal. En deçà de notre univers, avant le Big Bang, il n'y a pas de temps. Il ne peut pas y avoir de bien ou de mal. Ça n'existe pas de base dans l'univers. Or, c'est le temps qui fait qu'on fait bien ou qu'on fait mal. Et avant que nous apparassions, il y a 300 000 ans, il n'y avait pas de bien et de mal. L'univers a 15 milliards d'années, mais le bien et le mal existent seulement depuis 300 000 ans. Ouf Moi, personnellement, c'est comme, oh là là, il faut faire attention. Le bien, le mal, nécessite une action, une pensée. C'est toujours tributaire d'un jugement. Et là, je vais vous décevoir, mais vous allez constater par des faits avérés que l'univers, il est bien plus que ce que vous percevez. Parce que tous les jours, vous le vivez. La chaleur, l'intensité lumineuse, la vitesse, la masse. Ce n'est pas juste autant d'agents profondeurs. Maintenant, le bien et le mal, on le caractérise de façon émotive. Toujours. Même sentimentale à la limite aussi. Et comme j'ai déjà dit, on fait la distinction entre les émotions et les sentiments. Ce n'est pas, mais pas du tout la même chose. Un jour, j'expliquais à mon enfant cette notion-là. Et au lieu de me répéter, je vais vous redire la même histoire qui m'a comme un peu ouvert les yeux à la façon de l'expliquer. C'est grâce à mon enfant. J'expliquais la différence, la valeur des sentiments et la non-valeur des émotions. Si l'émotion brûle, les sentiments demeurent. Et là, mon enfant me dit, OK, j'ai bien compris. La rage, c'est une émotion. La haine, c'est un sentiment, j'ai dit, c'est un bel exemple que tu me donnes, c'est exactement ça, la rage, ça passe. La haine, là, tu pourris de l'intérieur. La rage, c'est un feu de paille. Mais ces sentiments-là, ces émotions-là, ben, bon ou pas bon, exemple, on a gagné à goûter Stanley, ben, je pense qu'on serait très, très, très content, très, très high, mais qu'est-ce qui fait qu'on ressent des émotions ? Ce sont des hormones dans notre sang. Si on se fâche contre quelqu'un, on a un niveau d'adrénaline qui monte très haut. Et quand on est super heureux de gagner un tournoi, on a un niveau d'adrénaline qui monte très haut. Ce niveau-là, il se mesure. La quantité, disons par litre, peu importe comment on peut le mesurer, se mesure. Les émotions peuvent être considérées comme des dimensions. Mais elles sont tributaires donc de se situer dans un espace-temps. Elles ne peuvent pas être dans un moment qui est juste un état. C'est impossible. Le bien et le mal, essentiellement, est une histoire de sentiments et d'émotions. Donc, il est dans le monde mesurable. Il n'existe pas dans l'univers de Bats. C'était juste pour donner une expression beaucoup plus pragmatique de ce que moi j'appelle ma vision, mais qui est quand même appuyée sur uniquement des faits avérés, il n'y a aucune interprétation dans ce que je viens de vous dire. Pensez-y bien avant de faire vos choix d'agir. Est-ce que c'est vraiment bien ce que vous allez faire ? Est-ce que c'est vraiment mal ce que vous allez faire ? Ni Dieu ni diable ne vont vous condamner. En fait, c'est vous qui allez vous condamner. C'est d'ailleurs à cause de ces émotions-là, de ces sentiments-là, qu'on devient notre pire ennemi.