Speaker #0Et bienvenue sur ce deuxième épisode de Nightscan, le podcast. Pour tout vous dire, on est la même journée, la même soirée plutôt, que quand j'ai enregistré le premier. Je suis toujours en pleine nature. Le soleil s'est couché, il n'y a pas deux minutes, une biche est venue me courir contre et elle est partie dans la forêt quand elle a vu que j'étais là, elle s'est demandé ce que je foutais là. Et je suis toujours en train d'attendre les renards qui devraient arriver. Couché du soleil, donc normalement d'ici à peu près 22 minutes. Les oiseaux, comme vous entendez, sont encore en train de chanter, mais de moins en moins, les rapaces et les mouettes ont quitté le ciel. Il y a encore quelques hirondelles en train de voler, donc tout va bien dans un endroit plutôt cool. La dernière fois, on avait parlé un peu de l'intelligence artificielle et de comment je l'utilisais dans mon boulot et comment ça avait aidé aussi ma femme par rapport à ses petits soucis. dans cet épisode j'aimerais commencer à vous parler de Nightscan donc mon projet et de pourquoi Pourquoi ? Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui m'a amené à débuter ce projet ? Donc je fais de la photo, j'en ai fait déjà il y a très longtemps. Essentiellement pour la nature, je ne fais pas de portrait, je n'aime pas trop ça. Paysage, je ne fais pas trop ça non plus, même si je trouve que les paysages sont jolis. J'ai toujours aimé l'animalier parce que j'ai toujours pensé que ça permettait de m'approcher des animaux parce qu'on va faire de la fue. On va rester tranquillement longtemps en espérant qu'il y a quelque chose qui passe. Et puis à travers l'objectif, on les voit d'une façon beaucoup plus nette que si on les voit à l'œil nu. Bien sûr, des bonnes jumelles, ça marche aussi, mais j'aime bien voir ce que j'ai de photographié ensuite. Et puis il y a le côté technique de la photographie que je trouve intéressant. Comment figer un mouvement d'un oiseau en vol ? Comment bien zoomer ? Comment bien regarder la lumière ? Et même si je fais ça en total amateur... Je ne fais pas des photos extraordinaires, il y en a beaucoup qui font beaucoup mieux. J'aime ça. Accessoirement, ça m'a permis aussi de sortir de chez moi, ce qui, en tant que geek, est plutôt une réussite. Et ça me permet d'explorer les environs. Je trouve que la Suisse, forcément, c'est un très beau pays. Mais des fois, je me dis, mais pourquoi est-ce que j'irais dans cet endroit-là, dans la campagne ? Il n'y a pas beaucoup de raisons. Or, s'il y a un endroit où on peut aller voir des oiseaux, tout d'un coup, je trouve ça beaucoup plus marrant. Et du coup, j'ai pu aller dans des endroits où j'aurais jamais mis les pieds s'il n'y avait pas justement des oiseaux à voir. Je trouve aussi pas mal parce que ça permet d'être beaucoup plus attentif à ce qui nous entoure, que ce soit justement en regardant, tiens, là, peut-être, ah, et bien vous voyez, dans le premier épisode, je vous disais, je suis dans un endroit à 100 mètres où il y a un renard qui va arriver. Et je suis là et il y a un renard qui arrive. Alors il est... peut-être à 150 mètres. Pour faire la description, parce qu'on a un podcast audio, mais je vais quand même le faire, et puis il est assez loin, même s'il pouvait m'entendre, il s'en fiche complètement de moi. Je suis sur une petite butte, sur une petite butte qui fait clairière. En bas, c'est-à-dire à 10 mètres en bas, il y a un champ, qui n'est pas un champ cultivé, c'est juste de l'herbe, quoi, pour faire les foins pour les vaches, j'imagine. En face de moi, après cette petite vallée, Il y a une petite forêt où il y a une maison qui n'est pas habitée à l'intérieur et il y a un champ où il y a normalement, enfin de temps en temps, des moutons. Quand j'ai commencé à faire mes recherches, justement parce que c'est une forêt qui est à 5 minutes de vélo de chez moi, je me suis dit tiens où est-ce que je pourrais voir des renards. Et je me suis dit tiens ça pourrait être un endroit pas mal parce qu'ils vont sortir de la forêt probablement ils vont descendre pour aller chasser et donc c'est un endroit où je suis susceptible de les voir. Et j'ai eu de la chance parce que du coup je les ai vus. Pour ceux qui se demandent, je ne suis pas du tout un expert animalier, il ne faut pas non plus faire tout ce que je dis ou des choses comme ça, je suis vraiment un pur amateur. Mais ce que je sais, ce que j'ai appris plus tôt, c'est que les renards ont tendance à sortir à peu près une demi-heure avant le coucher du soleil. Donc il faut que... vous regardiez sur vos trappes une demi-heure avant le cocher du soleil et à peu près une demi-heure après, alors je les ai vus encore plus tard mais ça dépend vraiment des endroits si c'est dans un endroit plus naturel, ils ont parfois tendance à sortir plus longtemps parce qu'ils savent qu'ils ne vont pas être embêtés si par contre c'est dans un endroit où il y a des promeneurs, des chiens, des pêcheurs par exemple ils vont plutôt avoir tendance à rentrer plus tôt en tout cas c'est ce que j'ai vu dans ma région Donc il y a vraiment deux aspects différents. Le premier, c'est si vous voulez faire de la simple observation. Faire de la simple observation, c'est beaucoup plus simple que la photographie, parce que globalement, vous vous en fichez un peu de la lumière. Votre but, c'est de voir les animaux, de voir le comportement, les voir jouer, et puis vous avez des jumelles qui sont parfois très claires, donc vous pouvez les voir alors que le soleil est couché. Quand vous faites de la photo, c'est plus problématique, vous devez avoir de la lumière. Sans lumière, pas de couleur, sans couleur, photo un peu fade, sans lumière. Ça veut dire que vous devez avoir un temps de pause plus élevé pour récolter le peu de lumière qu'il y a. Ça veut dire que les mouvements vont moins être figés. Ça veut dire qu'il va y avoir du bruit dans l'image, etc. Est-ce qu'il y a des gens qui arrivent à faire des trucs fabuleux, même en pénombre ? Oui, je ne fais pas partie de ces gens-là. Donc, mon but, en fait, pour faire une photo de renard, parce que c'était mon but, c'était déjà de trouver où est-ce qu'il y a des renards. où est-ce qu'ils passent, où est-ce qu'ils sortent. Et du coup, je peux savoir, puisque c'est en soirée ou en matinée, je peux savoir à peu près où le soleil sera. Et donc, je peux savoir comment me placer pour avoir le soleil derrière moi et donc avoir la lumière qui touche le renard. Ça, c'est vraiment, vraiment l'idéal. Et donc, ce que vous allez faire, par exemple, Voilà, c'est ce que... Ce que j'ai fait finalement, c'est qu'il y a un bois juste derrière moi. J'imagine qu'il peut y avoir des bestioles dedans. D'ailleurs, il doit y avoir la biche de tout à l'heure. Mais j'ai un bois derrière moi, ce qui fait qu'on ne voit pas mon ombre se détacher trop. Je ne suis même pas habillé en camouflage. Je suis en t-shirt normal, en sandalette. J'ai mon vélo couché à côté de moi pour qu'on ne voit pas trop les reflets. Et puis, je suis simplement en train d'attendre que le renard descende. Comment est-ce que je les ai vus la première fois ? Tout simplement, j'ai fait le tour de la forêt en vélo à partir de 8h du soir. Les premiers animaux que j'ai vus, c'était les biches. Et ensuite, j'ai commencé à voir les renards. Je me suis dit, tiens, s'ils sont là, ils sont trois, probablement une famille. Il y en a un qui paraissait plus jeune que les autres. Ils jouaient ensemble. Donc je me suis dit, la prochaine fois, je vais me poser là. J'y suis allé le lendemain matin suivant. J'ai pas vu de renards, on est arrivé 45 minutes, une heure après le lever du soleil, parce que c'était dimanche matin et que c'était très tôt, on est en été, donc il faut se lever très tôt pour arriver avec la lumière, donc j'imagine qu'ils étaient déjà plus là. Et donc du coup je me suis dit, ce soir, hop, je vais aller regarder mes renards, et effectivement j'en ai vu un, je ne le vois plus maintenant, il est sûrement en train de descendre le long, et normalement il devrait s'approcher. C'est plus simple, surtout pour les renards qui sont un peu... peu méfiant de les laisser s'approcher c'est à dire d'être là tranquille avec votre appareil ou vos jumelles ou rien du tout si vous ça vous fait juste plaisir de les voir comme ça et de les voir se rapprocher ils vont voir que vous bougez pas ils vont voir vous faites pas trop de bruit ils vont passer à une distance respectueuse pour eux ils vont pas se faire trop de soucis la dernière fois j'étais même sur mon vélo donc vraiment pas dans une position où ça se voit pas que je suis un humain quoi. et ils étaient à 15 mètres, ils n'avaient pas de problème non plus. Ce n'est pas non plus des animaux extrêmement sauvages, vu qu'on est dans la campagne, vous l'entendez peut-être, il y a des vaches qui ne sont pas loin, vous entendez les cloches, donc ce sont des animaux sauvages, mais qui ne sont pas non plus en plein milieu de la savane africaine. Donc voilà, pour revenir au truc, en tant que photographe, on a entre guillemets deux problèmes. Le premier, c'est de savoir où les animaux sont. et ensuite de savoir comment se placer. Et si c'est dans des régions où, comme moi, vous êtes à 5 minutes en vélo, le problème n'est pas très grand, vous faites le tour de la forêt, en une ou deux semaines, vous arrivez à avoir possiblement une ou deux photos rigolotes pour faire des photos excellentes. Comme d'habitude, ça prend plus de temps, mais en tout cas pour faire des photos sympas, ça ne pose pas tellement de problèmes, en tout cas pour les renards ou les biches par exemple. Le projet Nightscan est venu juste après le renard. Je me suis dit ok maintenant j'ai réussi à faire une photo de renard, c'est hyper cool, je continuerai à aller les voir parce que c'est des animaux que je trouve très mignons. Et du coup je me suis dit un peu le next step pour les oiseaux c'est d'aller photographier des rapaces nocturnes. Ça veut dire hibou et chouette. Là c'est plus compliqué. Pour tout vous dire, en liberté j'en ai jamais vu. Bon ça fait pas longtemps que je me suis remis à la photo non plus, ça fait depuis le début de l'année donc... Il n'y a pas d'excitation, tout va bien, je n'ai pas de problème. Mais effectivement, j'aimerais bien en voir et possiblement, éventuellement, en photographier. Mais ça, c'est comme je disais avant. Les voir, c'est un truc, les photographier, c'est un peu plus compliqué, surtout que là, sur les rapaces nocturnes, on est souvent dans des endroits où il n'y a pas de lumière, souvent ils sont en vol, donc il faut photographier très très très vite, il faut savoir où ils vont, etc. Puis quant à faire une bonne photo, c'est-à-dire pas seulement de voir une ombre dessus où on dit « hé, j'ai vu un hibou » , c'est encore plus compliqué, même s'il y a effectivement des gens qui arrivent à le faire. Mon premier contact avec une chouette... que je n'ai pas vu, je l'ai entendu. Donc c'est dans une réserve qui est à 25 minutes en vélo de chez moi, où il y a pas mal d'oiseaux qui passent, et où j'étais là pas du tout pour voir un rapace nocturne, mais j'y étais en fin de journée, ou en début de journée, je ne me rappelle plus, et j'utilisais l'application, si vous n'avez jamais essayé, il faut vraiment le faire, qui s'appelle Merlin ID, donc M-E-R-L-I-N, espace, I-D. Donc ça, ça permet d'écouter en live. les oiseaux qu'il y a autour et de vous faire des identifications directes. Il y a à peu près 1600 espèces d'oiseaux qui sont comme ça détectables par votre téléphone directement en live. Et ça c'est hyper cool quand vous faites de la photo, quand vous commencez à faire de l'ornitho aussi parce que honnêtement je ne suis pas le genre de gars à écouter des sons d'oiseaux sur l'ordinateur, à ne plus savoir qu'en faire. Je suis assez individualiste quand même donc je suis plutôt avec ma femme, j'ai pas vraiment envie de faire des sorties ornitho avec 30 personnes pour ça c'est un machin ça c'est un truc même si je respecte totalement et c'est cool mais c'est pas cool pour moi et du coup je préfère le côté un peu autodidacte moyen moyen c'est à dire m'opposer avec mon application et j'écoute les oiseaux et je vois ce qu'il y a et puis on arrive très gentiment On va dire, ah ben tiens, cet oiseau, je l'ai déjà entendu, cet oiseau, j'ai déjà entendu, cet oiseau, c'est ici, c'est ça. On identifie aussi quand, ah tiens, du coup, ce son-là, je ne l'ai jamais entendu. Donc du coup, hop, je vais à l'application. Ah, c'est ce truc-là, OK. Et puis pour la photo, comme je vous disais, c'est un autre délire parce qu'entendre des oiseaux, c'est cool. Les voir, c'est beaucoup plus compliqué. Même si là, on est dans une réserve d'oiseaux. il y a, je ne me rappelle plus comment il s'appelle maintenant mais un oiseau jaune qui est très joli qui n'est pas tout le temps jaune d'ailleurs si je m'abuse, en tout cas pas autant jaune que sur certaines photos, et bien je sais très bien où ils sont, mais je les ai jamais vus. Ils sont dans les arbres, comme c'est une réserve, on n'a pas envie d'aller secouer tous les arbres pour voir de ce qui sort, on les entend, mais les feuillages sont trop feuillus, et du coup on les voit pas. Ce qui est pas grave, mais une fois je les aurai. Et donc du coup pendant que j'étais en train d'enregistrer, j'entends au loin Et je me dis, ça c'est sûr que c'est un rapace nocturne, effectivement c'était une chouette extraordinaire, j'étais super content de l'entendre, je ne l'ai plus jamais entendu alors que je suis allé dans cet endroit là justement pour l'écouter. Et ben non. Je me suis dit, tiens si j'essaye d'aller après dans cette région, ben non, raté. Je sais qu'en Suisse, il y a des endroits où il y a des rapaces, je sais où il y a un hibou grand duc par exemple, enfin un couple, c'est pas réduit dans le journal etc. En tout cas, ils semblent, ils ont quand même une assez grande aire géographique, mais j'imagine qu'en y allant régulièrement, on peut le voir. J'ai discuté avec quelques ornithos amateurs, mais amateurs expérimentés, qui m'ont dit qu'on pouvait voir sur les arbres, et c'est un peu comme ça qu'il faut faire. On voit les traces sur les arbres des rapaces, que ce soit les déjections par exemple, les endroits où ils restent, et aussi au sol. C'est un nom scientifique, je me rappelais comment ça s'appelle, les régurgitations de poils, etc. Ça a des espèces de petites boules et on sait que ça vient d'un rapace. Et du coup, il faut aller se planquer dans cet endroit-là en espérant que c'est un endroit où il va régulièrement. C'est vraiment l'origine de Nightscan parce que je me suis dit, bon, je travaille, j'ai une femme, on sort régulièrement pour aller observer les oiseaux, les animaux, mais... Je sais qu'il y a sûrement des naturalistes, des ornithos et tout ça qui vont me dire « Ouais mais du coup, c'est pas du tout comme ça qu'il faut faire » . Mais moi, comme je suis un amateur, j'ai pas envie d'aller dans un endroit, d'attendre des plombes, alors qu'il n'y a pas un seul hibou ou une seule chouette à des kilomètres à la ronde. Ça me fait chier parce que du coup, je ne saurais jamais si je ne sais pas les entendre, je ne sais pas voir les traces de ces animaux ou tout simplement s'il n'y en a pas. Et comme c'est des animaux qu'il y a plus rarement que... Des renards par exemple, c'est embêtant. Et du coup ma réflexion c'est, mais il y a forcément un moyen, un petit peu technologique pour pouvoir le faire. Et pas d'invention, je vais pas faire l'inventeur, ça existe déjà. Mais attention, ce que je prévois de faire c'est mieux, mais ça existe déjà. Ce sont des pièges sonores, donc globalement des micros, que vous allez planquer en forêt, qui écoutent la nuit par exemple. Si c'est pour des chouettes et des hiboux, c'est... plutôt intelligent. Ça dépend des saisons. Là par exemple on est en juillet, je crois qu'il y a quand même assez peu de chances qu'il chante près des micros. Mais c'est toujours une possibilité, il faut plutôt le faire en début d'année, c'est à dire la saison juste avant le printemps ou au printemps et en automne. Je me rappelle plus pourquoi mais en automne paraît-il qu'il y en a plus. Et donc vous planquez un micro et après ça c'est la partie purement capture, c'est à dire vous allez capturer le son Après, il y a comment est-ce que vous allez savoir que vous avez enregistré une chouette ou un hibou. Et c'est là où vous avez une partie algorithme et AI. C'est-à-dire qu'il y a des programmes qui existent où vous allez envoyer vos données et ils vont faire passer ces données dans une intelligence artificielle, dans un algorithme, et ils vont vous dire, voilà, durant ces enregistrements, on a entendu tel oiseau, tel oiseau, tel oiseau, et on a entendu une chouette. éventuellement un hibou et là vous allez pouvoir vous dire ok là où j'ai posé mon enregistreur on a entendu x fois un hibou ça veut probablement dire qu'il est dans le coin qui passe régulièrement donc ça veut dire que je vais y aller ou alors vous avez rien enregistré enfin plutôt vous avez enregistré des trucs qui n'ont produit aucune détection et du coup ça veut dire que ben ou votre appareil était mal configuré ou l'EA n'a pas réussi à détecter le hibou parce qu'il était trop loin ou tout simplement il n'y a pas de hibou et c'est plutôt ça qu'on va choisir quoi. Et donc du coup on va... Eh ! Je suis désolé de m'interrompre, alors je sais que c'est pas du tout visuel, on est dans un podcast audio mais... À 20 mètres de moi, une petite biche qui me regarde, qui a l'air de dire mais qu'est-ce qu'il fout ? C'est peut-être la même biche que j'ai vue tout à l'heure d'ailleurs, en tout cas elle a la même taille. Ouais c'est vraiment mignon, enfin c'est... Je sais que... Enfin je sais pas en fait, mais il y a peut-être des gens qui m'écoutent d'endroits où... où ils n'ont pas beaucoup de contact avec la nature. Moi, en l'occurrence, je me dis que c'est une chance incroyable d'être à 5 minutes en vélo de chez moi et de voir un animal sauvage, tranquillement, assis dans un pré. Enfin, je trouve ça hyper cool. C'est un mammifère. C'est génial de savoir qu'ils existent encore, même si, évidemment, ils vont dans les champs cultivés. Tout ça, c'est plus de la nature. Nature, quoi ! Mais c'est quand même de la nature assez pour moi, et c'est surtout extrêmement cool de voir ça. En tout cas, si vous écoutez ces podcasts, même si vous écoutez ça plus pour le côté, je sais pas, s'amuser à écouter un truc, intelligence artificielle, ou outils, ou je sais trop rien, si vous devez retenir un truc, c'est sortez, parce que je trouve ça cool de voir ça. Et je suis de ceux qui pensent que tant qu'il y a des gens qui sortiront pour regarder les animaux, il y a un peu plus de chances qu'ils soient préservés parce que c'est le moment où on les regardera plus, que tout le monde s'en foutra et que du coup ils disparaîtront. Avec ça j'ai perdu un peu le fil, il est encore en train de me regarder mais je vais continuer à enregistrer tranquillement, comme quoi elle me voit, elle m'entend probablement aussi, mais ça n'a pas l'air de lui faire trop de soucis, elle voit que je suis à la cool, je pense par contre que si je prends mon objectif, elle va se barrer parce qu'ils ont tendance à avoir un peu plus peur quand on fait des mouvements. Bref, je lui ai laissé vivre sa vie. Je vous parlais de ces pièges audios qui existent et qui sont fonctionnels. On doit avoir un énorme respect pour ces choses qui existent déjà. Pour ceux qui connaissent, par exemple, c'est BirdNet. Donc B-I-R-D-N-E-T. Ça a un peu été le début de Nightscan, ou le début de ma recherche de comment est-ce que je peux faire pour savoir S'il y a des chouettes ou des hiboux pas loin de chez moi, tout ça sans sortir de chez moi, ce qui contredit un peu à ce que je disais avant. Non mais vous avez compris le truc en fait. Je veux bien sortir de chez moi, je veux bien aller voir des trucs, mais j'ai quand même envie au bout d'un moment de savoir est-ce qu'il y a vraiment quelque chose ou pas. Est-ce que je suis en train de chercher un truc qui n'existe pas ? Si ça se trouve, dans la forêt qui est en face de moi, il n'y a vraiment ni hiboux ni chouettes. Et je ne sais pas, mais en même temps, je m'y promène souvent, je n'en ai jamais entendu. Donc si ça se trouve, il n'y en a vraiment pas. Du coup, c'est embêtant parce que j'aimerais bien qu'il y en ait et j'aimerais surtout avoir l'assurance qu'il n'y en ait pas. Et du coup, ça a été le début de ma recherche. Je vais arrêter là aussi pour ne pas que ça dure trop longtemps et puis que je ne divague pas trop. Mais la prochaine fois, je vais vous parler justement de Bernet P, qui est la première chose que j'ai essayé, et de Merlin Heide. et puis d'autres petites choses comme ça, donc d'outils qui existent déjà, qui fonctionnent déjà et qui sont déjà utilisés, non seulement par des amateurs comme moi pour savoir ce qu'il y a dans leur jardin, mais aussi et surtout, j'ai envie de dire, par la communauté scientifique qui peut s'en servir pour générer de la data, pour faire de l'observation. Et ça, c'est extrêmement intéressant et extrêmement utile. Donc, je vous dis bonne soirée. Moi, je vais rentrer gentiment. Je vais laisser les petits animaux vivre leur vie. Et puis, à la prochaine.