- Speaker #0
Bienvenue dans Nomadness, le podcast dédié à celles et ceux qui veulent faire du voyage leur mode de vie. Je suis Chloé, je suis nomade depuis 2023, je suis freelance en communication et j'aide les acteurs du voyage dans le développement de leur stratégie de contenu. Dans le podcast Nomadness, on se retrouve chaque semaine pour découvrir un nouvel aspect du mode de vie nomade en solo. à travers un partage de réflexions, des conseils pratiques, une rencontre ou encore la découverte d'une destination. Ensemble, on explore les voies pour créer un mode de vie nomade en solo sur mesure et lever toutes les barrières mentales, sociales et logistiques qui freinent notre passage à l'action. Au moment où vous écoutez cet épisode, ça fait maintenant un peu plus de huit mois que je suis installée à Valence, en Espagne. Mais l'échange que vous allez écouter, en fait, il a été enregistré bien avant mon départ, à la période où j'étais en plein dans les préparatifs de mon immigration, justement. Et c'est de ça dont on va parler aujourd'hui, de l'expatriation ou émigration. Donc c'est un gros morceau. Souvent, quand on en parle, on pense à l'administratif, au visa, à la fiscalité. tout ça, mais on oublie un plan qui est essentiel, c'est la santé. Et donc, pour en parler, j'ai eu le plaisir de recevoir Margot, que vous connaissez peut-être via son compte Instagram, qui s'appelle Expatez-vous. Elle est infirmière de formation et aujourd'hui, elle est experte en expatriation. Et donc, elle aide les Français à préparer leur départ à l'étranger ou leur retour en France avec une vision vraiment 360 degrés du bien-être. Les trois aspects de la santé dont elle parlera, santé mentale, santé physique et santé sociale. Donc avec elle, on va aborder toutes les coulisses d'un départ bien préparé, les questions qu'il faut se poser, les pièges à éviter, les ressources à connaître aussi pour une expatriation sereine et alignée. Allez, bonne écoute ! Hello Margot, je suis ravie de t'avoir avec moi sur le podcast de Nomadness. pour parler aujourd'hui d'expatriation, qui est un sujet phare. Est-ce que tu peux peut-être, pour commencer, te présenter, expliquer un peu ce que tu fais pour les éditeurs ou auditrices qui ne te connaîtraient pas ?
- Speaker #1
Bonjour Chloé ! Avec plaisir ! Moi, c'est Margot Vapreau, je suis la fondatrice de Expat'z-vous. À la base, je suis infirmière et humanitaire de formation. J'ai fait mes études d'infirmière, j'ai travaillé trois ans à l'hôpital aux urgences. J'ai ensuite repris mes études. pour faire un master en gestion de projet et management dans l'humanitaire et le social puisque mon rêve, c'était de travailler dans une ONG. Et ensuite, grâce à ce master, je suis partie en mission plusieurs fois avec une ONG française et j'ai fait une mission en Irak pendant plus d'un an, une mission au Nigeria pendant un an. Ensuite, je suis revenue en France, j'ai travaillé dans les bidonvilles en Ile-de-France pendant un an et ma dernière mission, c'était la... à Colombie, juste avant le Covid. Ça a duré un mois. Et je suis revenue avec une envie de ne plus partir. Mais je suis revenue avec une idée de m'occuper d'abord des humanitaires qui revenaient parce que pas grand-chose était mis en place pour ça. Et en fait, en discutant avec des expats au sens très large du terme, donc famille, salariés, étudiants, bénévoles, volontaires, retraités, que sais-je encore, tous les gens qui partent. vivre à l'étranger ou qui en reviennent, je me suis dit qu'il y avait quelque chose à faire. Et en poussant ma réflexion encore plus, je me suis dit que le retour se préparait dès le départ. Et donc, je me suis focalisée sur les deux transitions. En y amenant ma patte à moi, qui est la santé, puisque j'aime ça depuis 15 ans et c'est vraiment ce qui m'anime. Et je me suis rendue compte souvent aussi qu'on avait tendance à s'oublier un peu dans cette transition, à ne pas s'occuper de soi. Parce qu'il y a toute la liste des choses à faire, mais sur cette liste, il y a rarement prendre soin de soi et les gens ne savent pas vraiment ce que ça veut dire. Donc j'allie l'organisation des préparatifs, de départ au retour, à une réflexion, une anticipation de tout ce qui pourrait représenter un obstacle personnel, donc fait de la préparation personnelle et émotionnelle, sur toute cette période de transition. Voilà. C'est ce que fait chez Expat et vous.
- Speaker #0
Ok, super intéressant. Donc, tu disais que tu avais vraiment une approche globale de la santé. Et la dernière fois, quand on avait échangé, tu m'as parlé du trépied de la santé. mental, physique et social. C'est une image qui m'a beaucoup marquée. Est-ce que tu pourrais développer un peu plus sur cette question-là et nous expliquer tout ce qu'il y a à l'intérieur ?
- Speaker #1
Tout ça fait... Alors, tout ce qu'il y a, ça va faire beaucoup, mais vous pouvez essayer de résumer. En fait, je pars du constat que les gens ne savent pas ce que c'est que la santé. Pas vraiment. Quand on pose la question « La santé, c'est quoi pour vous ? » Il y a peu de personnes qui ont la vraie définition. Il y a peu de personnes qui savent vraiment quoi mettre derrière. Et en fait... Ma première étape, c'est vraiment de remettre ça au centre pour faire prendre conscience aux gens de ce que ça représente. Et donc, je me base sur la définition de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, qui dit que la santé, c'est un état de complet bien-être physique, moral et social. Donc, trois parties. D'où cette image de trépied que j'utilise assez fréquemment pour dire que la santé, en fait, c'est un petit tabouret à trois pieds. Que si... Une de ces branches-là est un peu bancale et ne va pas bien. En fait, quand vous asseyez sur votre tabouret, vous vous cassez la figure. Et donc, le but de ça, c'est d'être assez vigilant au quotidien. Alors, l'idée n'est pas de se scanner de la tête aux pieds absolument à chaque minute de la journée, mais d'être vigilant à ce que ces trois parties de la santé, qui sont très interconnectées, soient adressées, soient prises en compte et réajustées si besoin pour ne pas... tomber de son tabouret. Et donc dans chaque partie, partie physique, mentale et sociale, il y a plein de sujets qui viennent se griffer là-dedans, qui sont ces sujets que moi j'aborde avec mes clients, parce qu'en fait on va retrouver aussi bien dans la partie physique toute la partie préparation du corps à un changement. Est-ce qu'on ne ferait pas un petit bilan avec le médecin avant de partir ? Est-ce qu'on ne ferait pas Est-ce qu'on se fait pas une trousse de secours qui tire un peu la route ? Comment est-ce qu'on se protège physiquement, mentalement, mais plutôt physiquement, des accidents avec une assurance ? Donc il y a tout ça dans la partie santé physique. Dans la partie santé mentale, qui est aussi morale, il y a tout le bien-être de soi à soi. Comment est-ce que je garde mon équilibre mental, psychologique, on va dire ? Est-ce que je sais de quoi j'ai besoin ? quand ça va moins bien ? Est-ce que je sais quelles sont mes ressources ? Comment je les mobilise ? Est-ce que je sais par quelles émotions je passe quand je change d'endroit avec ce fameux choc culturel ou choc culturel inversé ? Tout ça, c'est des choses, peut-être on le sait inconsciemment, mais tant qu'on n'a pas mis les mots dessus, c'est plus compliqué d'en prendre conscience. Et dans la partie sociale, on a souvent tendance à oublier parce qu'on la met, soit on la met dans la partie mentale, soit on l'oublie complètement. C'est tout notre rapport de nous aux autres. On ne peut pas vivre seul. Et donc, dans la partie sociale, il va y avoir tout ce qui est question de posture d'expatriés, tout ce qui est question de communication avec les gens qu'on rencontre, mais aussi avec les proches qui restent en arrière. Comment est-ce qu'on entretient cette relation ? Est-ce qu'on est capable de prendre en compte aussi les émotions de nos proches, sachant qu'ils ne partent pas avec nous, mais qu'il faut les intégrer dans le départ ? Voilà, tous ces sujets-là, c'est de la santé. le côté interculturel. On peut balayer une cinquantaine de sujets comme ça, très abstraits parfois, donc c'est aussi ça qui est compliqué d'en prendre conscience, que c'est une vraie partie du départ ou du retour. Et donc, comme j'utilise moi mon expérience infirmière au fil des ans pour guider sur ces sujets-là, on ne rentre pas en thérapie non plus, on évoque des sujets plutôt en surface. lancer une réflexion. Parce que je dis toujours, il vaut mieux partir conscient. Ça ne fera pas éviter les obstacles s'il y en a, mais plutôt que de prendre un mur en béton, on va prendre un mur en mousse. Ça fait moins mal. Et au moins, on a déjà réfléchi aux solutions et aux ressources qu'on peut déployer à ce moment-là.
- Speaker #0
Il y a énormément d'éléments dans ce que tu partages. Merci pour ça. Peut-être, toi, avec ton expérience terrain, parce que tu rencontres des expats, futurs expats, ou... un patrier, une personne qui rentre d'expatriation au quotidien, quelles sont les erreurs les plus courantes en expatriation ? Peut-être les points de vigilance ? Tu en as parlé un peu, tu as dit s'oublier soi-même. Est-ce qu'il y en a d'autres ?
- Speaker #1
Pour moi, la première erreur que font beaucoup de Français, c'est de sous-estimer la préparation au départ ou au retour. C'est de penser que, oui, peut-être les autres ont galéré, moi, ça va aller parce que je sais faire. En fait... c'est très compliqué d'anticiper quelque chose que vous ne connaissez pas. Donc, bien sûr, vous pouvez le faire. Bien sûr que si vous n'êtes pas accompagné, vous allez faire quand même la transition. Mais en fait, négliger certains sujets ou ne pas vouloir s'y arrêter... Ce n'est pas forcément mettre toutes les chances de votre côté pour que cette transition se passe bien. Et c'est une erreur très courante. J'ai des gens qui reviennent six mois après en me disant « Peut-être que j'aurais dû me faire accompagner parce que vraiment c'était dur. » Le retour est souvent bien plus dur que le départ en plus, parce que l'état d'esprit est différent. Il y a la partie où la charge mentale augmente, bien sûr. C'est une période très stressante, très chargée, et qui s'accélère au moment du départ. beaucoup, beaucoup de choses à penser. Et donc oui, s'oublier, c'est aussi un point important parce qu'on a une checklist de choses très concrètes et très pratiques à faire. Ça, c'est certain. Il y a plein de choses qu'il ne faut pas oublier. Mais aussi, il ne faut pas oublier de prendre des respirations et de s'octroyer du temps, même dans cette période chargée. Ce que j'essaie de faire comprendre régulièrement, c'est... En fait, il y a une vraie différence entre être focus sur son changement de pays H24 et faire une coupure en plein milieu qui permet d'aérer le cerveau et d'être plus efficace, plus productif, plus concentré. On n'est pas fait pour rester sur le même sujet pendant 12 heures ou même 6. Faites des pauses dans votre préparation, si vous le pouvez. En fait, on le peut, mais il faut les mettre dans l'agenda.
- Speaker #0
Ok, faire précieux comme conseil aussi. Et peut-être en pratique sur les trois domaines de la santé, la santé mentale ou morale, santé physique, santé sociale, est-ce qu'il y a, au cours de l'expatriation, même avant ou même après, des points clés, des choses à mettre en place, je ne sais pas, des routines, par exemple, pour être sûr d'aller bien sur ces trois piliers-là ?
- Speaker #1
En fait, ce qui est chouette avec la santé, c'est que c'est un sujet qui ne concerne pas que le changement de pays ou l'expatriation. C'est un sujet de tous les jours. C'est un sujet dans votre vie quotidienne, que ce soit en France, à l'étranger, avec ou sans projet de départ. C'est donc une question à se poser n'importe quand. Et c'est une histoire de connaissance de soi surtout, parce qu'on est des êtres d'émotion, on est des êtres... qui sont vivants, donc ils ressentent des choses. Il faut savoir identifier ça déjà, et c'est pas donné à tout le monde. Ok, pourquoi ça, ça met en colère ? Pourquoi je suis triste ? Comment est-ce que ça me déclenche ? Quelles sont mes réactions quand j'ai faim, quand je suis fatiguée ? Il y a plein de choses à savoir. Avant, pendant, après, en fait, c'est une question de de regard sur soi, et de savoir se faire une place. Ce que je dis toujours, Aux étudiants que je suis, parce que c'est une population qui est assez jeune et qui est en construction, on va dire, c'est que personne d'autre que vous ne pourra prendre soin de vous. En fait, si vous n'êtes pas acteur de votre propre santé, qui reste un des éléments de la pyramide de Maslow dans les besoins primaires, vraiment, au même titre que manger, boire, dormir, vraiment, prendre soin de soi, de sa santé, faire en sorte d'être en bonne santé, c'est un besoin primaire. de base. Donc, c'est quelque chose à regarder régulièrement. Et en fait, c'est à chaque instant, alors comme je disais, c'est pas toutes les minutes de toute la vie, mais c'est savoir identifier, ok, bah ça, ça provoque ça et donc j'ai besoin de ça. Ça demande un peu d'observation, ça demande peut-être une discussion avec d'autres, parce que parfois on n'a pas conscience de ses propres mécanismes. Ça demande d'accepter aussi sa vulnérabilité et ses émotions. quand on sait qu'il y a deux neuvièmes de la population qui sait ce que c'est qu'une émotion et qui sait vivre avec. Ça ne fait pas des masses. Donc, il y a du taf. Ne vous en faites pas. Il y en a pour tout le monde. Mais c'est quelque chose qu'on peut utiliser tous les jours. Et non, ça n'est pas égoïste de prendre soin de soi. Parce qu'en fait, si vous ne le faites pas vous, personne ne le fera. Donc, en fait, il vaut mieux être en bonne santé pour mieux s'occuper des autres. Je pense aux mamans dont c'est souvent le discours. Oui, mais je dois m'occuper de mes enfants. En fait, non. D'abord, tu dois t'occuper de toi pour que tes enfants, tu puisses t'en occuper correctement. Si toi, tu ne recharges jamais tes batteries, comment tu fais pour prendre soin de tes enfants ? Des enfants qui, en plus, sont des éponges et qui ressentent tout. Ça veut dire que tu lui apprends à ne pas prendre soin de lui, à ton enfant. Et ça veut dire que si toi, ta batterie est déchargée, tu ne vas pas pouvoir lui donner ton énergie. Donc, c'est parfois une... une recalibration parce qu'on n'a pas forcément appris à le faire et que ça peut paraître égoïste. Ça me dit, je pense trop à moi. C'est une question d'équilibre, comme toujours. Et en fait, cet équilibre, il faut qu'il soit maintenu à chaque étape. Avant, dans la vie quotidienne, pendant les préparatifs, parce qu'il y a pas mal de chamboulements qui arrivent, au moment de l'arrivée sur place, où on doit poser des nouveaux repères, un nouveau cadre, et donc on peut être un peu perdu. Et puis quand on revient, même principe, même combat.
- Speaker #0
Carrément, ce que tu dis sur le cas de la maman, peut-être le papa aussi, mais généralement, on voit beaucoup chez les mamans, je pense. C'est hyper intéressant et ça amène à une question que je n'avais pas forcément préparée, mais qui me vient à l'esprit, c'est les challenges de l'expatriation quand on est solo. Dans Nomadness, on parle beaucoup de voyages en solo, parce que le constat de départ, c'est de dire qu'il y a beaucoup de ressources, des personnes qui voyagent à plusieurs, notamment en couple, et que quand on est tout seul, on a l'impression que ça va être deux fois plusieurs, parce qu'on va être deux fois moins de personnes à gérer. Est-ce qu'il y a des challenges en particulier sur l'expatriation en solo ? que tu as remarqué chez les personnes que tu accompagnes ?
- Speaker #1
En fait, en fonction du profil des voyageurs, on va dire comme tu dis, est-ce que tu es solo, est-ce que tu es en couple, est-ce que tu es en famille ? On est sur trois problématiques différentes. La première problématique qui ressort dans les familles, c'est oui, mais j'ai des enfants, donc je veux préparer. On a une conscience de la préparation qui est plus accrue quand on est en famille, parce que justement, il y a des enfants qui dépendent des adultes. En couple ou en solo, quand c'est que des adultes. qui sont dans le schéma, je dirais que les problématiques ne sont pas exactement les mêmes et on a plus une tendance à chanter un peu la préparation parce qu'on se dit « je suis tout seul, je ferai au talent, j'improvise, je suis flexible, c'est spontané, je n'ai pas envie de tout cadrer » . En fait, il y a cette peur derrière la préparation de trop cadrer et donc de ne plus avoir de liberté. Alors, ce n'est pas du tout ça. Pour moi, on peut vivre un voyage très libre, très spontané, très flexible, mais avoir en amont préparé pour anticiper au max si jamais ça se passe mal. Et quand je dis ça se passe mal, ça veut dire des coups de stress, des urgences médicales, des rebondissements qu'on n'avait pas prévus et qui nous mettent un peu dans des situations inconfortables. Le but de la préparation, c'est justement de mettre ce cadre pour pouvoir être flexible à l'intérieur. et de se protéger au max, parce que quand on change d'environnement, on change tout. On change ses repères, on change les fonctionnements, on change le système, on change même ses habitudes à soi, elles peuvent évoluer. Et donc, on a une part d'inconnue qui reste énorme. Donc, en solo, on a peut-être un peu plus ce côté tête brûlée de « non mais c'est bon, je vais gérer parce que je suis seule et de toute façon, personne dépend de moi » . Je le verrais bien à ce moment-là.
- Speaker #0
Et ça amène une nouvelle question, ce que tu dis, pour notamment les personnes qui sont nomades. Moi, je connais particulièrement bien ce secteur-là parce que c'est l'analyse éditoriale du podcast, mais l'expatriation arrive très souvent dans un parcours de nomades, mais sans forcément qu'un retour soit prévu, sans forcément savoir combien de temps on va rester, parce que beaucoup de nomades ont cette liberté géographique qui font qu'en fait, Ils peuvent choisir... Près du vent. Exactement. Ils peuvent choisir de partir vivre et de rester ensuite toute leur vie ou bien de changer au bout d'un an. Est-ce que dans la préparation, j'imagine que c'est différent, mais est-ce qu'il y a des difficultés particulières qui sont liées au fait qu'il n'y ait pas de perspective de retour ?
- Speaker #1
On n'est pas du tout dans la même posture et dans le même état d'esprit quand on sait qu'il y a une date de fin et quand on sait qu'il n'y en a pas. C'est clair qu'un salarié qui part avec sa boîte, c'est qui sait qu'il en a pour trois ans. En fait, d'avoir une date de fin, tu vas prendre le max de ton séjour parce que tu sais que ça va s'arrêter. Donc tu ne vis pas du tout de la même façon. Et surtout, je pense que les difficultés que tu rencontres sont vécues un peu plus légèrement parce que tu sais que c'est transitoire. Tu ne vas pas faire ta vie là et en même temps, tu sais que tu es quand même là pour deux ans, donc il faut que tu en accommodes et que tu passes par toutes tes phases. Dans le côté nomade, il y a à la fois ce côté... J'ai cette grande liberté de changer quand je veux. Et ça, c'est très chouette. Les nomades qui partent, ils peuvent quand même se mettre une date de fin en se disant j'ai décidé de partir en mode nomade pendant cinq ans, mais sans avoir un planning préétabli de je vais être dans tel pays à tel moment, tant de temps. Ça laisse une grande liberté et ça laisse la possibilité de changer si jamais t'es pas bien. Et ça, c'est chouette parce que très souvent, il y a le côté échec. qui arrivent en disant « je ne suis pas bien dans ce pays, mais j'avais décidé d'y aller, je ne veux pas en partir parce que revenir, ce serait un échec » . Pour moi, il n'y a pas d'échec en expatriation, puisque c'est de l'expérience et du ressenti. Tant que tu ne l'as pas vécu, tu ne peux pas savoir si tu es bien dans ce pays-là ou pas. J'ai un témoignage d'une nana qui a préparé son voyage pendant deux ans pour partir à l'île Maurice. Elle n'a passé qu'un jour à l'île Maurice. Elle avait tout fait bien, l'école pour ses enfants, elle avait tout étudié en long, en large, en travers, avec des tableaux dans tous les sens. Elle a fait 15 jours à l'île Maurice et elle s'est rendue compte que c'était pas ça. Deux ans de préparation pour se dire, ah, finalement, je ne suis pas bien dans ce pays. Elle a changé, elle est partie en Thaïlande et là, elle vit sa meilleure vie depuis 10 ans en Thaïlande. Donc, en fait, c'est la partie théorique. Elle est là, elle doit exister, ce fameux cadre de préparation. Mais tant que vous n'avez pas vécu sur place... J'ai accompagné un retraité qui voulait vivre sa retraite à Madagascar. Il est parti trois mois et est revenu. Alors qu'en plus, le départ avait été compliqué dans le sens où il avait un chien, donc la fenêtre de tir est très petite pour partir, c'est toute une organisation. Il a fait trois mois et s'est dit, en fait, ce n'est pas pour moi. J'avais une vision un peu erronée de ce que j'allais y vivre. Je n'ai pas trouvé mon compte au bout de trois mois. J'ai décidé de rentrer parce que ça ne me correspond pas. Et en fait, c'est pour ça que... Déjà, moi, j'encourage à essayer au maximum, alors c'est un budget, de faire un voyage de pré-expatriation, ne serait-ce que pour aller ressentir. Est-ce que je me projette dans cette ville ? Est-ce que ce pays me plaît dans l'ambiance, dans les gens ? Quel est mon feeling ? Là, c'est une question de perception. Personne d'autre ne peut te dire « Ah ben moi, j'ai adoré, moi, j'ai pas aimé » . Chacun a ses ressentis. Donc, d'essayer de faire un max cette... ce voyage de pré-expatriation, et puis de se laisser l'opportunité d'avoir un plan B. Parce que si ça ne va pas, tu ne restes pas sur cet échec. Tu dis « je comptais partir là, mais du coup je ne sais plus où partir » . On n'est pas des arbres. Si ça ne va pas, on peut bouger. Non, mais ça fait sourire et les gens vivent ça comme un échec. Mais en fait, il n'y a pas d'échec. L'échec, c'est de ne pas y aller si tu as envie. Parce que... normalement, on ne devrait pas pouvoir... Déjà, on ne devrait pas reprocher à qui que ce soit, quoi que ce soit, parce que c'est l'avis personnel de chacun. Mais que tu aies fait ton essai, que tu sois partie, tu as mis toutes les choses en place et finalement, tu te rends compte que ce n'est pas ça, il n'y a pas d'échec. C'est une déception parce que tu te dis « j'aurais trop voulu vivre là » et finalement, ce n'est pas ce que j'avais imaginé. Il y a toujours un gap entre l'idéal qu'on a et la réalité. Donc... Il y a aussi tout ça à préparer. Qu'est-ce que je me fais comme représentation ? C'est une partie intégrante de mon accompagnement. C'est qu'est-ce que j'idéalise ? Comment je représente ça ? Et puis venir confronter la réalité en essayant d'avoir fait réduire la distance entre l'idéal et la réalité. Parce que parfois, tu tombes de très haut, ça fait mal.
- Speaker #0
Et comment on sait, quand on arrive en expat, et comme tu disais dans l'exemple hypercalant que tu donnes, « Ok, j'ai tout préparé, machin. » Et en fait, ça ne va pas, ça ne le fait pas. Comment je sais si ça ne le fait pas parce que j'ai besoin de temps pour m'adapter, ce qui est normal, mon change de vie, et si vraiment ça ne me plaît pas parce que ça ne me plaît pas et parce que ce n'est pas pour moi, que ce soit le pays, le cadre de vie, peu importe.
- Speaker #1
Alors là, je dirais que tu fais confiance à ton intuition et à ton ressenti. Ça aussi, c'est pareil, c'est comme les émotions. Il y a peu de gens qui font vraiment attention. Tu le sens au fond de toi. Derrière ta question, je sais qu'il y a le côté choc culturel, qui sont les différentes étapes. Et la deuxième étape, c'est une étape qui est un peu plus compliquée, qui est obligatoire. C'est une étape par laquelle on passe forcément, cette étape de confrontation, qui réveille de la colère, qui réveille de l'agressivité, éventuellement même une petite déprime ou une dépression, parfois. Mais comme c'est passager, c'est aussi de se dire... Quand on le sait, c'est cool, parce qu'on se dit, ok, laissons-nous du temps. Quand on ne sait pas que ça existe, on peut se baser sur cet unique ressenti de « je ne suis pas bien, je ne suis pas bien, je ne suis pas bien » , et donc vouloir partir. Mais en général, tu le sens très vite, si ça va le faire ou pas, c'est comme tout. Tu sens la vibration, tu sens ce que ça te fait. Et puis même, tu peux avoir des effets physiques, perte d'appétit, isolement. Ça, c'est des choses, il faut... Il faut regarder ça d'un peu près, il faut être capable de s'auto-analyser aussi. Je dirais que c'est... C'est très intuitif si tu sais que tu dois partir ou rester, si tu sais que tu dois te donner une chance ou pas, parce qu'il y a aussi la période où ça redescend avec la fatigue. La fatigue, elle te fait voir tout différemment. Mais quand tu es, par exemple, en famille et qu'en fait tous les membres ont le même ressenti, c'est un point qui te fait dire que peut-être il faut changer. Pensez-toi tout seul. C'est là où travailler ses ressources, c'est travailler... la préparation, c'est hyper important parce que tu vas être le seul maître et le seul juge de « est-ce que je suis bien là ou pas ? » Et donc, quel laps de temps je me laisse pour essayer vraiment ou pas ?
- Speaker #0
C'est hyper pertinent ce que tu dis. Le sujet de l'intuition, il revient beaucoup, notamment lié au voyage. Et je pense que si on a beaucoup voyagé, on l'a développé, cette intuition, notamment quand on est seul. Enfin voilà, moi je pense encore aux nomades. C'est vrai que quand on a l'habitude d'arriver régulièrement dans un nouveau pays, Ce côté de choc culturel, on le connaît déjà, on a développé cette intuition, on est familier aux différentes cultures, donc on voit peut-être plus vite, effectivement, je suis en atout, voir plus vite, est-ce que vraiment ce n'est pas pour moi ou alors est-ce que j'ai besoin de m'adapter ? Et peut-être, est-ce que tu aurais une histoire ou des histoires marquantes à partager sur un peu tout ce dont on a parlé, donc les différents piliers de la santé ?
- Speaker #1
En fait, quand on s'en va quelque part ou quand on revient de l'étranger, tout notre système, il est mis à rude épreuve. Quand je dis système, je parle de notre corps, parce qu'il y a des changements corporels, des changements de climat, des changements de système qui font que ça a un impact sur nous. Et comme je disais, les trois sont liés. Donc en fait, si on ne se connaît pas bien et si on ne sait pas quels sont... Quel est son état de base ? C'est assez complexe de dire là ça a changé et est-ce que je dois m'inquiéter ? Par exemple, je suis partie en mission au Nigeria, comme je te disais au début là, et c'est une mission qui a été très dure pour moi parce que des conditions de vie, on était 16 sur une base à vivre tous ensemble, 16 personnes que tu ne choisis pas. Dans un endroit, alors certes, on avait chacun notre chambre, notre salle de bain, et on avait pas mal d'espace dans notre résidence, Il n'empêche que quand tu es enfermé, tu es quand même enfermé. Et donc, privé de liberté beaucoup, de déplacement, de mouvement et tout. Et dès le début, cette mission, je ne l'ai pas sentie. Pour plein de raisons. Je me suis posé plein de questions sur pourquoi j'étais là, qu'est-ce que je faisais, est-ce que c'était bien, est-ce que ce n'était pas bien. Le contact avec certains collègues était compliqué. Donc, ça rajoute aussi. Et puis, je me suis rendue compte au fur et à mesure du temps que tous les week-ends, je faisais la fête et j'étais boite. Et en fait, pour moi, ça a été long à prendre conscience de ça. En France, ça m'arrive deux fois par an à l'occasion d'un mariage d'être un peu, tu vois, un peu éméchée, mais jamais, jamais régulièrement comme ça. Et en fait... J'ai pris conscience que l'alcool, justement, et ce côté tous les week-ends dans cet état, traduisait un mal-être, parce que t'as envie de penser autre chose, t'as envie de sortir un peu de ta réalité, et qu'en fait l'alcool est pour moi un mécanisme de compensation. Ces fameux coping mechanisms dont on parle, ou dont il faut parler en tout cas, moi j'ai mis du temps avant de me rendre compte que mon habitude avait changé et que c'était un signal d'alarme. Et en fait... Au bout de 11 mois, je me suis effondrée en réunion et je suis rentrée plus tôt que prévu de mon contrat parce que j'étais épuisée, j'allais mal et que ça faisait quelques temps que j'essayais de le dire, mais que je n'étais pas entendue. Donc, fameux triptyque de la santé sur tous les plans, il y a le côté social où tu ne vis qu'avec les mêmes personnes et donc connecter avec d'autres gens ou entretenir des relations sociales, ça peut paraître compliqué. quand t'es enfermé, le manque de liberté quand tu viens d'un pays où t'es très libre de faire beaucoup de choses, bah en fait être enfermé, pas pouvoir se déplacer, marcher dans la rue, c'est compliqué et puis 40°C tous les jours les moustiques la nourriture qui est pas aussi variée que celle que tu peux avoir chez toi voilà l'hydratation, la déshydratation tout ça fait que c'est très lié ensemble et que l'un peut jouer sur l'autre et te donner ces signaux d'alerte.
- Speaker #0
Si tu n'as pas pris le temps de te mettre une base au début, c'est ce que je pousse mes clients à faire, c'est observez-vous dans la vie de tous les jours, mettez-vous une norme qui est la vôtre, une habitude qui est la vôtre. Comment je me comporte habituellement par rapport à ça, La consommation d'alcool, les écrans, le sport, le sucre, j'en passe et des meilleurs. Et en fait, qu'il y ait une base d'observation. Parce qu'on a des habitudes qui peuvent changer, et c'est très bien. Et de se dire, ok, j'ai adopté une nouvelle habitude qui me plaît, qui est bonne pour moi, mais à partir du moment où on passe dans un extrême positif ou négatif, les deux fonctionnent. Faire du sport à outrance, certes le sport c'est bon pour la santé, mais c'est aussi un signal d'alerte. Ça doit réveiller quelque chose et dire, qu'est-ce que ça dit de moi ? Et après, il y a aussi tous les incidents, je dirais, les événements extérieurs qui viennent jouer sur ta santé, que ce soit ta santé physique, mais aussi le côté financier, parce qu'avoir un accident, en fonction de la gravité de l'accident, de la teneur de l'accident, des conséquences de l'accident... Là, je discutais avec un expat qui avait pris une assurance. Il part au Panama. Et il se trouve qu'il fait un arrêt cardiaque. Donc il passe une semaine en soins intensifs. Et en fait, il n'avait pas eu que dans son assurance. C'était franchisé. Donc en fait, toutes les dépenses entre 0 et 150 000 dollars, c'était pour lui. Et au-dessus, c'était pris en charge. Il a dû hypothéquer sa maison parce qu'il ne pouvait pas couvrir tous les frais. Aujourd'hui, il paye une assurance santé au premier euro, mais il sait pourquoi. Et ça, ça a eu un impact sur sa santé à lui, mais aussi celle de sa famille, des gens qui s'inquiètent, sa santé mentale. Voilà, tout ça qui est toujours très lié, quelle que soit la situation. Écoute,
- Speaker #1
merci beaucoup pour tes partages hyper transparents et vivants, incarnés, qui permettent de se projeter et de donner un peu de concret à tout ce que tu avais dit avant. Peut-être... Comme dernière partie de l'échange, j'aimerais bien te demander des conseils un peu concrets. Notamment, je sais que tu travailles beaucoup en réseau avec d'autres professionnels dans le secteur de l'expatriation. Est-ce qu'il y a des acteurs utiles à connaître que tu aimerais bien mentionner, quel que soit le secteur d'ailleurs, que ce soit dans les assurances, tout ce qui est administratif, tout ce qui est psychologie et accompagnement autour de la santé mentale ?
- Speaker #0
La difficulté quand on prépare un départ ? ou un retour, c'est de savoir tout ce qui existe. Par exemple, Exploitez-vous, c'est un nouveau métier. Ce n'est pas du coaching, c'est de l'accompagnement, c'est sur la partie organisation et réflexion. Donc, on n'a pas forcément l'idée de chercher un accompagnement comme ça. En fait, quand on démarre un projet, il y a énormément de choses qui existent. Il y a plein de plateformes à disposition, que ce soit des forums. Ou des plateformes où vous allez trouver des services différents. Je pense à expat.com, expatpro, qui est un réseau professionnel justement de l'expatriation. Vous avez des coachs dans tous les sens. Voilà, en fonction de vos besoins, vous n'allez pas chercher les mêmes choses. En fonction de votre expérience, est-ce que c'est la première, est-ce que c'est la quinzième, il n'y a pas non plus les mêmes besoins. Il y a des sujets qu'on a tendance à oublier aussi, ou qui nous paraissent très loin, parce que... Quand c'est un peu flou pour nous, on ne sait pas trop à quoi ça va servir. Mais tout ce qui est, par exemple, droit de la famille, quand on prépare une expatriation, c'est important de savoir que si vous arrive quelque chose sur place et que vous n'avez rien dit en amont, c'est la loi du pays dans lequel vous êtes qui fait foi. C'est-à-dire que si jamais vous avez un accident, qu'il faut prendre une décision, qu'il y a un décès, qu'il y a une succession, des choses comme ça, Si vous ne vous êtes pas exprimé auprès du gouvernement français et que vous n'avez pas fait des voeux français, c'est la loi du pays dans lequel vous habitez qui va être appliquée. Et parfois, ce n'est pas en notre faveur. Donc, il faut mieux regarder ça de près, réfléchir. Ça, c'est l'exercice pour moi le plus compliqué à faire. Aux événements qui pourraient arriver pendant qu'on est loin, et comment est-ce qu'on réagirait ? Alors, ça demande de hiérarchiser, de prioriser. de faire un peu les scénarios catastrophes dans sa tête, c'est jamais très agréable de faire ça. Surtout pour en parler derrière à ses proches, en termes de communication, vraiment le... le pompon du gâteau du sommet de je sais pas quoi. Mais en tout cas, c'est hyper important parce que les périodes de stress comme ça, d'apprendre qu'il y a un événement marquant dans sa vie, un décès, en termes de communication et en termes derrière de deuil, en termes de changement, c'est bien de l'avoir un minima anticipé. Et derrière ça, il y a aussi le côté budgétaire. C'est-à-dire que si on n'a pas réfléchi à ça et qu'on n'a pas une petite enveloppe de secours de côté, on se retrouve le bec dans l'eau, à ne pas pouvoir agir et donc à manquer des moments importants, à avoir des regrets derrière et à ne pas clôturer un schéma de changement. Donc, il y a plein de conseils, il y a plein de choses à faire, à dire, à voir. Les forums, c'est grosse méfiade, comme on dirait chez moi. parce qu'on peut avoir l'impression d'avoir une situation qui est très similaire à quelqu'un qui s'est déjà exprimé. Et il suffit qu'il y ait un critère qui change pour que votre situation change totalement. Donc ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui est dit sur les forums, ce qui reste quand même une très bonne source d'informations. Mais n'hésitez pas à aller chercher des professionnels qui savent de quoi ils parlent. Pareil, ChatGPT ne dit pas que des bonnes choses. Donc c'est bien l'IA. mais c'est un complément, c'est un outil. Ça ne remplacera pas un humain qui a fait des recherches pour ça. Par contre, ça peut vous aider à calibrer, à ceci, à cela. Donc, faites vos recherches mais faites aussi appel aux professionnels qui sont là pour vous et qui savent de quoi ils parlent. Mais ça reste le choix de chacun, les besoins de chacun. On n'a pas tous les mêmes besoins aussi. Soyez curieux.
- Speaker #1
Ah, c'est ça, un beau conseil. Et justement, si on veut être curieux, est-ce que tu as des ressources, des médias à recommander sur ce thème-là d'expatriation ?
- Speaker #0
Ouais, il y a le petitjournal.com, qui est un média phare de l'expatriation, qui traite pas mal de sujets d'expatriation. Qu'est-ce que je peux vous dire d'autre ? Il y a le site d'Expatévon, bien évidemment. Il y a pas mal d'articles, de blogs sur différentes situations. et puis... On va voir. En fait, le monde de l'expatriation est très petit. Donc, suivez que vous mettiez le doigt dedans et après, ça déroule. Vous allez retomber toujours sur les mêmes personnes, les mêmes plateformes, les mêmes professionnels. Donc, pas d'inquiétude. Mais soyez curieux de ça. Et il faut trouver la porte d'entrée.
- Speaker #1
Ça marche. Merci pour ce conseil. Je mettrai les ressources que tu as mentionnées en description, bien sûr. Et peut-être dernière question. Ton conseil, si tu en avais un ? pour quelqu'un qui envisage de partir à l'étranger mais qui n'a pas encore franchi le cap ?
- Speaker #0
Pour moi, la première étape de concrétisation de cette envie, on va dire, c'est de pouvoir répondre à ces trois questions de pourquoi je pars, où est-ce que j'ai envie de partir et combien de temps. Si vous n'êtes pas encore capable de répondre à ces trois questions, c'est que vous n'êtes pas encore prêt. Après, que vous ne soyez pas encore lancé, à demi-lancé ou très lancé. vous pourrez venir me voir, il n'y a pas de problème. On peut en discuter pour essayer de concrétiser ça, parce que c'est quand même un très chouette projet et une belle expérience à vivre.
- Speaker #1
Je ne peux qu'approuver. Merci beaucoup. Margot, est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais rajouter dont on n'aurait pas parlé ?
- Speaker #0
Non, n'oubliez pas de prendre soin de vous, parce que, comme je le dis, on néglige beaucoup trop souvent. C'est une partie, même dans la vie quotidienne, qu'on oublie. Et en fait, de la part... tout le reste. Si vous êtes bien dans vos pompes et dans votre tête, tout le reste découle assez facilement en général.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Margot. Avec plaisir, merci à toi, Chloé. Voilà, c'est la fin de l'épisode du jour. J'espère qu'il vous a plu et si c'est le cas, surtout abonnez-vous et donnez 5 étoiles au podcast, ça vous prend 5 secondes à tout casser et ça soutient vraiment mon travail puisque ça donne de la visibilité aux médias. Et puis si vous voulez suivre mes aventures nomades, ça se passe sur mon compte Instagram qui est en description. Et vous pouvez aussi m'envoyer des messages pour me poser vos questions, me faire vos retours ou partager vos idées. Allez, à très vite !