Marc-André RizkBonjour et bienvenue à la bonne nouvelle du jour. Aujourd'hui, on regarde à « C'est ben normal » . La bonne nouvelle, c'est que c'est ben normal d'être mêlé. On a eu la foi en plus petit pendant longtemps, avec la conviction que ce plus petit nous ouvrirait les portes du paradis. Mais on se rend compte tôt ou tard, et on est de plus en plus nombreux à le faire, que nos efforts ont été vains. Jusqu'à maintenant. L'intention était bonne, mais notre foi était placée au mauvais endroit. Tout comme on ne peut s'attendre à ce qu'un enfant nous conduise à Miami Beach pour les vacances, on ne peut s'attendre à ce que l'ego nous soulage de nos maux et nous mène au bien-être. Et pssst, le paradis. Ce mois-ci, on apprend à mettre notre foi en plus grand, parce qu'on a besoin de repos. Besoin d'apprendre à cela à couler douce. On n'est pas conçu pour porter toute cette charge. On le sent, on ne le vit pas bien. Et pas besoin d'une réponse élaborée, on ne le vit pas bien. À tout coup, la solution est de reconnecter à la source. Plus grand nous aime tel qu'on est. Et quand on le sent, on peut enfin arrêter de travailler si fort pour devenir méchant. Ça ne veut pas dire qu'on ne cherche plus l'amélioration. Ça veut dire qu'on arrête de s'améliorer par peur de ne pas être aimé. Alors aujourd'hui, je me donne le triste rôle d'annoncer que la majorité de l'amélioration qu'on recherche naît de la peur. L'amélioration réelle, celle du cœur, commence au moment où on sait qu'on peut se permettre d'exister tel qu'on est. Tu me suis ? Ça veut dire le meilleur je peux l'obtenir ici et maintenant en reconnaissant que je suis créé à l'image de Dieu, parfaite, parfait, et donc digne de recevoir de la source. Comme je suis. C'est en plaçant ça dans notre cœur qu'on peut ensuite viser l'amélioration et l'excellence même. Rien de ce que je ferai ne me donnera plus de valeur demain. Et si je vaux autant aujourd'hui que je voudrais un jour, j'ai le droit au meilleur dès maintenant. Et voilà ce qui propulse vers l'avant. Tout le reste provient de la peur et finit par nous enchaîner. Je dois m'améliorer sinon. Ce qui nous élève réellement ne peut venir que d'en haut. Et ce qui est en haut nous habite ici bas. Je parle de ce qui ne demande pas de conditions avant de donner. Je parle de Dieu, du divin, de l'amour inconditionnel. Alors je le répète, c'est normal d'être mêlé. On est habitué à autre chose. On est habitué au costume du rigide qu'on porte depuis qu'on est jeune. Ce costume qui fait partie de notre égo. Il nous met sous tension constante. Il veut qu'on soit parfait, parfait dans tout ce qu'on fait, convaincu que comme ça, on méritera... enfin. Mais on méritera quoi au juste ? Qu'est-ce qu'on cherche toutes et tous, consciemment ou pas ? On cherche à ne plus vivre de froideur, d'indifférence, que plus personne soit injuste envers nous, ne plus vivre l'injustice de ne pas être aimé tel qu'on est. On cherche donc à affecter, on cherche l'affection. Encore ce matin, j'étais avec un client où ce costume était au cœur du problème. En commençant à sortir, apprendre à redevenir sensible à soi, se donner le droit à ses limites humaines. J'ai le droit d'être comme je suis. J'ai le droit de me sentir comme je me sens. Pas sur la défensive, par amour pour soi. Encore récemment, je vous donnais l'exemple de quelqu'un qui pointait mon côté colérique dernièrement. Me donner le droit d'être comme je suis, pas sur la défensive, mais par amour pour soi, ce n'est pas me réjouir de ça, mais c'est tout simplement d'avoir une voix intérieure qui dit « c'est correct, Marc » . En ayant la foi que non seulement on peut survivre comme ça, mais qu'on peut enfin vivre. en étant qui on est. Le problème, ce n'est pas les règles comme telles, c'est qu'elles sont au service de la mauvaise source. On a trop de règles internes, nées de la peur. Je dois être à l'heure, je ne devrais pas prendre de dessert et le lever. Levons nos mains plutôt, les dents sucrées dans la gang. Ou alors, dans mon exemple dernièrement, je ne devrais pas être colérique. C'est par manque de foi en plus grand qu'on croit que ces règles vont nous ouvrir les portes du paradis. Et là, avertissement, ne dis pas trop vite que ça ne te concerne pas parce que tu ne crois pas en Dieu ou au paradis. Le paradis qu'on cherche toutes et tous, c'est cet accueil inconditionnel de qui on est. Et l'ego et son costume de rigide ne peuvent pas nous amener là. Ces règles basées sur la peur sont vouées à l'échec. Alors si ce virage vers plus grand est mêlant au départ, c'est normal. Et si t'es perdu, rappelle-toi la méthode de l'accordéon qu'on parlait hier. Commence petit. 5 minutes cette semaine avec la source, c'est un excellent début. Hey, c'est une minute par jour du lundi au vendredi. Ça te donne même congé la fin de semaine, le week-end. Alors l'important, c'est de prendre la décision de mettre sa foi en plus grand. Le reste suivra. À demain. Et pssst Il me semble que ça faisait longtemps que je n'avais pas fait un pssst en fin de message. Pas besoin de prier compliqué. Tu peux t'asseoir tout simplement, en silence ou avec une petite musique, et dire intérieurement « je remets ça entre tes mains » . Et si tu ne sais pas quoi dire, ou tu ne te sens pas à l'aise de dire quelque chose, reste simplement là. La source, elle sait déjà.