Marc-André RizkLa bonne nouvelle, c'est que quand on dit qu'on est responsable de tout, ça ne veut pas dire que ce qui arrive est de notre faute. Il y a plutôt là une invitation pour prendre la responsabilité de ce qui se passe afin de retrouver notre pouvoir, pour faire ce qui est dans notre pouvoir de faire et lâcher prise ensuite, ce qui revient à dire s'en remettre à plus grand. S'en remettre à plus grand fait partie de la notion de responsabilité. L'oublier ouvre la porte pour que la notion de faute refasse surface dans nos vies, ce qui revient à dire pour vivre à partir d'un espace restreint, non pas expansif comme la vie, l'espace de la culpabilité. Je suis rappelé de cette distinction aujourd'hui par deux sources et je vous les mets les deux en lien dans la description de l'épisode. Dans la première source... De par sa nature que certaines et certains diront religieuses, ça ne pourrait ou ça pourrait ne pas rejoindre tout le monde. C'est également en anglais mais je vous mets cette source ici quand même au cas où ça pourrait vous intéresser d'entendre ce que je discute dit différemment. Ce que j'aime de cet article c'est qu'il fait référence à la paix d'esprit et comment l'atteindre. La paix qui est un aspect rarement mentionné dans la quête d'être responsable de sa vie. Pourtant, la paix est le by-product, la conséquence de vivre responsable, et aussi la façon de savoir que nous vivons en étant responsables. Quand on vit de cette façon, nous sommes en paix. Et la seconde source, c'est la nouvelle newsletter du mois du Sheldrick Wildlife Trust, qui s'occupe entre autres de la rescousse d'animaux comme les éléphants et les girafes, L'organisation auquel je me référais il y a quelques jours en vous citant le passage de Henry Beston sur la sagesse des animaux. En ce mois-ci, le Sheldrick nous présente ses deux nouveaux orphelins. Daba, un jeune éléphant, et Pips, une jeune girafe, qui, croit-il, ont perdu leur mère par une attaque de lions. Et oui, si vous vous demandiez, comme ils sont orphelins, c'est possible pour vous de les adopter, de les parrainer et je mettrai le lien dans la description de l'épisode également. C'est même quelque chose que vous pouvez offrir en cadeau des adoptions. Alors tournons-nous à nouveau vers le règne animal pour comprendre la notion de responsabilité. Est-ce que nous dirions que c'est la faute de ces deux jeunes animaux s'ils ont perdu leur mère ? Je suis assez sûr qu'à cette question, vous répondrez comme moi que ce n'est pas de leur faute. Alors si c'est possible d'avoir ce regard sur les animaux, pourquoi ne le portons-nous pas sur nous ? Pourquoi maintenons-nous en place un système qui assurément nous rend malheureux ? Je parle ici du système appelé culpabilité, celui-là même qui nous rend coupables ou nous amène à se contrôler pour éviter de se sentir coupable. Dans les deux cas, c'est le système qui nous empêche d'être bien dans notre peau, d'être naturel, de respirer à plein poumon et de se donner le droit de vivre pleinement naturellement. Aujourd'hui. Si je retourne à ces animaux un instant, pouvez-vous voir qu'ils n'ont eu d'autre choix que de se tourner vers plus grand pour la suite de leur existence ? Et là, je parle dans l'invisible, puisque les grands autour d'eux avaient disparu. Je les imagine avoir fait leur possible pour survivre après cette attaque, jusqu'au jour où se sont présentés les secouristes du Sheldrick. Et je suis à peu près sûr que cet éléphant et cette girafe ne connaissaient pas l'existence de l'organisation du Sheldrick. C'est donc dire que, de façon innée, ces deux jeunes animaux ont eu une attitude responsable. Ce qui veut dire, vous l'aurez compris, que nous avons la responsabilité innée en nous. Et évidemment, nous venons de la source. Et elle est une énergie responsable dans toute sa masculinité. Ce qui veut dire, la culpabilité est apprise. Il y a un livre que j'aime beaucoup et que je recommande souvent, une lecture rapide, une histoire d'une simplicité, d'une beauté et d'une profondeur qui nous marque, j'oserais dire à vie. Du moins cette histoire ne laisse habituellement personne indifférente. Et dans cette histoire, il y a un passage où les personnages sont justement amenés à se protéger contre une attaque potentielle de lion. Ils sont dans le genre de safari en Afrique et traversent un endroit où ils se retrouvent traqués par les animaux. Le jeune homme se tourne vers sa guide beaucoup plus âgée qui connaît le continent pour savoir quoi faire. Elle lui dit qu'ils doivent construire un abri de protection du mieux qu'ils le peuvent avec les matériaux qu'ils trouveront autour d'eux. Alors c'est ce qu'ils font et après qu'ils terminent, ils entrent à l'intérieur. C'est un abri assez rudimentaire qui ne rassure pas le jeune homme. La vieille dame répondra quelque chose dans le genre « Nous avons fait ce que nous pouvions, maintenant on s'en remet à l'univers. » Et si l'abri ne tient pas, eh bien jeune Jack sait que c'était ainsi que ça devait se passer. Responsable. Pas de faute, pas d'accusation, pas de jugement. Seulement la possibilité de composer avec ce qui se présente du mieux qu'on peut et la confiance inébranlable en la source. Life, that's it and it is all good. Je vous invite donc à lire le livre pour découvrir la suite, surtout pour vous inspirer de la paix. qui anime cette guide, Mama Gambay. À demain. Et pssst On se met beaucoup trop de poids sur les épaules. Eh ouais, le poids de la culpabilité. On est responsable de tout, mais c'est pas dit pour salaudir. Au contraire, la responsabilité allège quand on la comprend bien et qu'on commence à appliquer ses principes à notre vie. Il y a bien des affaires dont on n'est pas en contrôle. Et yep, vous pouvez méditer là-dessus ce soir. Si ça vous tente de le faire ensemble, je mettrai le lien dans la description de l'épisode. Je vous ai retrouvé à cet endroit, en ligne, à 19h30 ce soir, heure du Québec.