Marc-André RizkBonjour et bienvenue à la bonne nouvelle du jour. Aujourd'hui, on regarde à entrer dans le courant en sèment dépendant. La bonne nouvelle, c'est qu'en sèment dépendant, on embarque dans le courant divin. Le courant de la nouvelle ère, c'est celui du lâcher-prise. Une des choses qui effraie, qui ralentit ou qui fait que les gens résistent à ce courant, c'est qu'ils associent lâcher-prise avec rien faire. Eh bien, lâcher-prise ne veut pas dire ne rien faire. En dirais-tu dans la bonne nouvelle d'hier, dans l'histoire de Ludivine, qu'elle n'a rien fait ? Je ne sais pas pour toi, mais je ne serais pas prêt à lui dire qu'après ses 200 kilomètres en 24 heures, elle n'a pas fait grand-chose. Et pourtant, son histoire regorge d'exemples de lâcher prise, de redonner les clés pour les commandes de notre voiture, de notre vie, à plus grand, à l'univers, comme elle aime le dire. Que ce soit cette intuition de partir en Corse qu'elle ne pouvait s'expliquer autre qu'un fort sentiment. Qu'elle devait y aller, sa décision de vendre ses biens qui allaient lui servir pour sa retraite, de partir sans logement et travail fixe, de faire du stop pour se rendre à sa course, ou de participer à sa course en conservant son objectif bien en tête malgré très peu de repos. Ce sont tous des moments où elle a fait preuve de lâcher prise. Et c'est le courant de la nouvelle ère. Ce courant nous mène à sortir du contrôle de l'ego et à s'en remettre à plus grand. Il nous mène à agir avec davantage de paix d'esprit. Il nous mène à remettre notre sécurité dans les mains de la source. Et il nous ouvre les portes de l'abondance puisqu'il nous met en position pour recevoir, recevoir le meilleur de ce que la vie a à nous offrir. Alors, il est où le problème ? C'est quoi l'obstacle à entrer dans ce courant ? Bingo Le manque d'amour envers nous-mêmes, de notre côté dépendant. Ben ouais, on est en train de voir que pour lâcher prise, il faut s'en remettre à plus grand. On parle donc d'accepter qu'on n'est pas en contrôle de tout. Ça veut dire que quelqu'un d'autre, quelque chose d'autre, l'est en contrôle. Alors pour bien vivre avec cette idée, Il me paraît évident qu'on doit accepter notre dépendance à un mouvement plus grand que soi. Clairement dit qu'on doit accepter d'être dépendant. On est mal parti quand on constate qu'on essaie depuis jeune de devenir indépendant. Mais c'est le travail réel. C'est pas de devenir indépendant, mais en paix avec être dépendant. Et si notre travail était de passer d'une dépendance à nos parents terrestres, une dépendance qui se transpose quand on la vit mal à l'enfance, en dépendance affective aux gens de notre entourage à l'âge adulte, et donc si notre travail était de passer d'une dépendance à nos parents terrestres à une dépendance à notre parent céleste. Une difficulté qu'on ne vit pas bien dans notre quotidien reflète notre manque d'acceptation de notre dépendance en plus grand. À la base de nos émotions, il y a ce manque d'acceptation. Parce qu'une émotion démontre qu'on résiste à lâcher prise. Une émotion naît quand ça ne se passe pas comme on veut, comme anticipé selon nos attentes, et qu'on ne l'accepte pas. Et une difficulté à lâcher prise démontre... qu'on ne veut pas faire confiance à plus grand, ou qu'on ne sait pas comment faire. Donc toute émotion tire sa source dans l'ego, dans la peur, la peur imaginaire qui prend le dessus. Cette peur imaginaire, c'est une preuve que l'ego vient de s'emparer des commandes de notre véhicule. C'est ce qui provoque ce qu'on va appeler une émotion, un sentiment fabriqué de toutes pièces par l'ego. À ne pas mélanger avec des sentiments qu'on peut vivre qui sont un aspect naturel de l'être humain, qui est doté d'une faculté pour sentir les choses. L'être humain n'est donc pas fait pour vivre des émotions, que des sentiments. On peut vivre des sentiments qui sont désagréables sans être dans les émotions, sans se laisser envahir par nos peurs. Et je le répète, nos peurs imaginaires. Je vous donne un exemple tiré de ma journée d'hier pour voir plus facilement les émotions vécues qui viennent de la difficulté à lâcher prise, donc de la difficulté à s'accepter dépendant. Dépendant à la source. En ce matin, je repassais en tête ma journée d'hier. Et en observant mentalement comment la matinée d'hier s'est déroulée, je me suis rendu compte que je n'avais pas lâché prise la veille. Hier matin, très tôt, je partais pour un voyage d'une semaine en Arizona, où j'ai des frères qui y habitent. Et mon vol avait une connexion, une correspondance, à New York. Le temps entre mes deux vols était de seulement 42 minutes. Ce qui veut dire que mon premier vol devait partir à l'heure et que la porte d'embarquement de mon deuxième vol devait être proche de celle où j'arrivais à New York. C'était peut-être un peu serré dans le timing, mais s'ils l'ont offert, c'est que ça devait être potentiellement possible d'arriver à le faire. Peux-tu croire que mon premier vol est parti avec 30 minutes de retard et que ma porte d'embarquement pour mon deuxième vol était tellement loin d'où j'arrivais à New York qu'il fallait prendre un autobus pour se rendre à un autre terminal. En regardant ça avec recul ce matin, j'ai souri quand j'ai vu ma réaction intérieure à partir du moment où l'annonce du retard qu'on allait avoir a été faite. Annonce que j'ai entendue dans l'avion avant le départ de mon premier vol. C'est à partir de ce moment-là que j'ai constaté hier mon manque d'acceptation d'être dépendant à la source. Adieu de m'en remettre dans ses mains pleinement pour profiter. de ce que la vie m'offrait. C'est à partir de ce moment-là que j'ai senti le stress monter en moi à l'idée de manquer mon deuxième vol à New York. Mathématiquement, ça ne marchait plus dans ma tête. À mon arrivée à New York, à constater que je devais marcher pour aller prendre l'autobus, quand je suis monté dans cet autobus, quand je me suis aperçu que ce serait la ride en autobus la plus lente de l'histoire pour se rendre à l'autre terminale parce que la personne au volant était soit nouvelle à son poste, ou alors extrêmement prudente sur le tarmac, je te laisse deviner mon niveau de stress en était rendu. J'essayais de la jouer cool en apparence, je respirais, mais je peux vous dire en regardant en arrière ce matin que je n'étais pas en paix. Je n'ai pas su lâcher prise hier et me laisser porter par plus grand. Je ne me juge pas en le découvrant ou en le partageant aujourd'hui. Au contraire, j'ai commencé mon exemple en vous disant que j'observais ce matin ma réaction de la veille. Ça me permet d'apprendre où je suis dans l'acceptation de ce côté dépendant à la source. Je découvre où j'en suis dans entrer dans la danse, entrer dans le courant moderne, le courant de la nouvelle ère. En faisant confiance à l'univers, en lâchant prise, j'aurais quand même fait les mêmes étapes, mais avec le cœur léger, l'esprit calme, la... paix intérieure. Alors, est-ce que tu vises la même chose au quotidien ? Bien, si oui, pour y arriver, on doit apprivoiser cette peur d'être dépendante ou dépendant qui vient d'un manque d'amour de soi. Notre résistance aux lâches et prises nous montre qu'on s'aime encore conditionnellement, à condition de ne pas être dépendant, à condition d'être seulement indépendant pleinement, grand et fort, ne comptant sur personne d'autre que soi. Les pays ont chaque année une journée soulignant l'indépendance de la patrie. Et bien aujourd'hui, célébrons notre dépendance à Dieu, à la vie avec un grand V, à la source, à l'univers. Il en va de notre paix intérieure. Cette paix vient d'un puits d'amour rempli. Et ce puits se remplit en se donnant le droit d'être enfant de Dieu. Ça veut dire dépendant. À demain. Et pssst Je suis arrivé à temps pour mon deuxième vol, dans les dernières personnes embarquées, mais tout de même à l'heure pour décoller vers Phoenix, où je pourrai cette semaine célébrer le 40e anniversaire d'un de mes frères. Comme quoi, God's got our back, but he works in mysterious ways. Dieu nous soutient, mais il emprunte des voies mystérieuses.