Marc-André RizkLa bonne nouvelle, c'est que pour prendre sa responsabilité, ça demande de comprendre ce qu'est un humain. Dans les derniers jours, je prends en exemple les animaux, et il y en a peut-être qui se disent « Ouais, mais Marc, c'est le monde animal, ça. » Je me suis donc dit qu'aujourd'hui, je rendrais la responsabilité concrète dans notre réalité d'humain d'aujourd'hui. Pour y arriver, on doit s'entendre sur ce qu'est un humain. On est bien plus qu'un corps physique avec des cellules dedans. Mais prenez pas trop à la légère ce que je viens de dire. Pour certains et certains, ça pourrait être une révélation. Un être humain est quelqu'un avec des forces et des faiblesses, des désirs et des besoins, des peurs, des blessures intérieures, des croyances et des façons de penser différentes de son voisin humain. Si l'amour est conditionnel, c'est se donner le droit, et donner le droit à l'autre de... ce que je viens de mentionner, d'être humain de cette façon-là, avec tout ce que ça comporte, la responsabilité, elle, c'est d'assumer ça. Ça veut dire assumer ce qu'on fait avec ses forces et ses faiblesses, ses désirs et besoins, ses peurs, ses blessures, ses croyances, ses façons de penser qui nous animent et qui sont différentes de notre voisin d'humain. Ça veut dire, avec tout ce que nous sommes, que nous en soyons conscientes, conscients, Ou pas. Être responsable, c'est assumer ce qu'on fait des situations qui se présentent à nous. C'est assumer ce qui sort de nous, peu importe ce qui arrive à l'extérieur. Personne d'autre que nous ne peut en être responsable. On peut les tenir responsables, et là bien souvent lire « on peut les tenir coupables » , mais c'est bel et bien à nous d'assumer notre existence. À partir du moment que nous nageons vers cet œuf appelé ovule. Même que, on doit assumer notre existence bien avant cette nage vers le ventre de maman. Une des façons que j'ai entendues qui est la plus facile pour comprendre la responsabilité est la suivante. Quand on squeeze une orange, qu'on la presse, qu'est-ce qui en sort ? Ah, c'est bien ce que je pensais. J'ai un groupe qui écoute ces épisodes assez fort quand même, chaque jour. Non ? Vous avez bien raison, c'est du jus d'orange. Pas du jus de pomme ou du jus d'un autre fruit. Si on presse une orange, on obtient du jus d'orange. Et bien si on presse un humain, on obtiendra donc, ben ouais, du jus d'humain. Psst, ça veut dire des forces et des faiblesses, des désirs et des besoins, des peurs et des blessures, des croyances et des façons de penser qui seront différentes d'un humain à un autre. vont ressortir. Pourquoi est-ce qu'on est si surprise et surpris quand quelqu'un, nous y compris, exhibe ça ? Est-ce qu'on est surprise et surpris d'avoir du jus d'orange d'une orange ? Pourquoi est-ce qu'on serait surpris de recevoir du jus d'humain d'un humain ? Est-ce qu'on est devenu si dur de cœur ? Si la pression à l'extérieur, le stress... Le comportement de quelqu'un d'autre, ses mots, ses actions, nous fait agir ou réagir d'une certaine façon. Ce qui est à l'extérieur de nous ne peut être tenu responsable pour comment nous avons décidé d'être. Je le répète, la notion de responsabilité est parfois difficile à assumer parce que nous manquons de conscience. On n'est pas conscient et conscient de tout ce qui se passe en nous avant qu'on réagisse d'une certaine façon vers l'extérieur. Est-ce que parce qu'on n'en est pas consciente et conscient, c'est plus notre responsabilité ? Comme ce jeune éléphant et cette jeune girafe mentionnées hier. Ça doit pas être évident pour un humain non plus de perdre un parent en jeune âge, par exemple. Quelle est notre responsabilité si ça arrive ? Est-ce que c'est de se voir en contrôle de tout et de se dire que c'est de notre faute si c'est arrivé ? Ne soyez pas si rapide à discréditer cette idée-là et vous dire que ça ne vous concerne pas parce que ça ne vous est pas arrivé, que vous ne vous faites pas cette réflexion. Je vous rappelle, la clé, c'est la conscience. Nous sommes toutes et tous concernés par cet exemple. Du moins à ce jour, dans ma vie personnelle et dans ce travail que je fais depuis plusieurs années, j'ai pas encore rencontré une personne qui n'a pas souffert de la première... grande souffrance intérieure, appelée le rejet, qui mène. à ce genre de réflexion que j'ai mentionné. Le rejet, c'est quand on associe la raison d'un événement extérieur au fait que nous ne sommes pas suffisamment aimables et l'entendre digne d'amour pour que ça se passe autrement. En quelque part, toute émotion vécue cache cette façon de penser-là. Aucun enfant ne passe pas par là, du moins que j'ai rencontré, que cet enfant-là ait eu trois ans au moment de notre rencontre, ou 43 ans ou 63 ans ou 93 ans. Voilà à quoi sert, à la base, une conversation sur la responsabilité, son importance et pourquoi nous voulons prendre la responsabilité de tout dans notre vie. Pour être en mesure de retrouver notre pouvoir, entre autres notre pouvoir décisionnel. Pour être en mesure, une fois ce pouvoir récupéré, et l'entendre quand j'en deviens conscient, Que je le sens entre mes mains, ce pouvoir, d'être en mesure de changer la décision prise jeune, celle d'avoir décidé de croire que quand des choses arrivent qui me sont au minimum désagréables, c'est parce que je ne mérite pas mieux. Le jour où non seulement on s'aperçoit que c'est la difficulté à la racine dans ce qu'on appelle un moment difficile, nous commençons déjà à retrouver une certaine paix d'esprit. Remarquez-vous le mot « paix » qui vient assurément en prenant sa responsabilité. On commence à vivre en paix grâce à cette nouvelle décision par rapport à ce qu'on fait de ce qui arrive à l'extérieur, qui peut et sera parfois hors de notre contrôle. Je peux décider ici et maintenant que je mérite l'amour, ça veut dire d'être aimé. pour qui je suis, et que peu importe ce qui arrivera dans le futur, ça n'aura aucun impact sur le fait que je demeure aimable. Je peux décider d'arrêter de croire que quand quelque chose de désagréable m'arrive, que c'est parce que je le mérite. Ces jeunes animaux n'ont pas mérité que leur maman se fasse manger par les lions. Et là, je souris en vous l'écrivant et en vous le disant, comme si je me voyais raconter ça à des enfants. et leur expliquer. Eh bien, en quelque part, nous le sommes, ces enfants. Nous n'avons pas mérité toutes les difficultés rencontrées au cours de notre vie. Elles se sont produites, certaines qu'on aurait pu éviter, c'est vrai, et d'autres non. Ce qui ne change pas, c'est que peu importe le scénario, aucune de ces difficultés n'est arrivée pour qu'on en vienne à la conclusion que nous ne méritions pas mieux. Si notre vie continue d'être difficile, c'est en quelque part pour nous montrer que nous avons encore cette croyance à cesser de nourrir, celle qui continue de nourrir la souffrance appelée rejet. À demain. Psst ! Je vous rappelle, le rejet est l'opposé de l'amour. L'amour, dans ses versions simples, c'est l'acceptation de nos défauts. Et diriger sa vie en fonction de ce qu'on veut. Plus on grandit en amour pour nous, plus on s'aperçoit qu'on se crée une réalité agréable à vivre. On doit prendre notre responsabilité pour y arriver. C'est la clé pour arriver à laisser entrer tout ce que Dieu, la source, a de bon à nous offrir dans cette vie. C'est ce qu'on entend par avoir le libre arbitre. Nous en sommes. Responsable.