Marc-André RizkLa bonne nouvelle, c'est qu'on peut faire la paix. On peut vivre en paix. Pour autant qu'on prenne notre responsabilité. Beaucoup de gens disent vouloir la paix. Par contre, on n'entend généralement pas la même proportion de gens qui disent vouloir prendre leur responsabilité. On ne peut pas avoir l'un sans l'autre. Ça ne se fait pas. La paix vient quand la responsabilité est prise. Et avoir l'état du monde... C'est là qu'on constate qu'on ne vit pas dans un monde de responsabilité. Je parle à majorité. On vit dans un monde de culpabilité, c'est-à-dire dans un monde de peur. Quelqu'un me disait récemment « c'est pour mieux contrôler » . Pas fou que je me suis dit. Car regardez quand on a peur, comment on agit, comment on réagit. Si on n'apprend pas à apprivoiser nos peurs... C'est elle qui nous contrôle. Et la peur engendre, perpétue même le conflit parce qu'elle fait croire au manque, au passé, au « je dois me méfier » . Ce matin, j'étais en train de laver la vaisselle de la veille quand ça m'est venu. Et j'ai constaté que le chemin sur lequel on est dans ces messages sur la responsabilité, c'est pour faire de plus en plus la paix. La paix avec le fait que nous ne sommes pas en contrôle de tout. Certaines et certains riront à entendre ce que je viens de dire, ils me diront « longtemps que je sais ça mon Marc » Observez bien ce que j'ai dit et comment je l'ai dit. C'est comme ça que ça m'est monté d'ailleurs. Je n'ai pas dit que je réalisais. J'ai réalisé étape 1, la conscience. qu'on n'est pas en contrôle de tout. Et effectivement, je serais toute une autruche à croire ça. Et là, n'en profitez pas pour vous dérober du pouvoir qu'on a pour créer. C'est tout simplement pas le message du jour. Donc c'est pas la réalisation que j'ai eue, qu'on n'est pas en contrôle de tout, mais plutôt d'être en paix avec cette notion-là. Je vous rappelle un aspect négligé, trop peu entendu de la responsabilité, ou plutôt qui nous permet de reconnaître quelqu'un de responsable. C'est quelqu'un qui est en paix. En effet, on dit qu'on est responsable quand on est en paix à assumer les conséquences de notre vie. La paix est la conséquence de prendre sa responsabilité. Quand on n'est pas en paix, ça veut dire qu'on n'est pas responsable. Ça veut dire qu'en quelque part, on refuse de prendre notre responsabilité pour le moment. Pour faire la paix, pour vivre en paix dans ce monde, ça demande de prendre sa responsabilité. Ça veut dire, entre autres, de vivre constamment en présence de cette connaissance, celle-ci. Je ne contrôle pas tout, je fais de mon mieux, je lâche prise, je m'en remets à plus grand. Ça veut dire, j'ai un plan de vie et je le découvre au fur et à mesure. Si je le suis, ce plan de vie, si je reste sur le chemin tracé pour moi, qui est un chemin fort probablement hors des sentiers battus, puisqu'il est unique à nous, et bien c'est là que je serai bien, puisque je serai en paix. Pensez à quand vous voulez faire la paix avec quelqu'un après un conflit. Hey, pensez à quelqu'un avec qui vous n'êtes pas en paix en ce moment. Pensez à quelqu'un qui trouble votre paix intérieure en ce moment. Quelqu'un de connu ? Quelqu'un inconnu, c'est-à-dire un proche ou même quelqu'un que vous voyez à la télévision par exemple. La responsabilité, c'est renoncer à accuser et culpabiliser. C'est vivre sans ces deux jumeaux inséparables. Pour faire la paix avec quelqu'un, je dois lâcher les accusations. Même que je dois prendre la responsabilité de ces accusations en m'apercevant que si j'ai accusé, c'est parce que j'avais peur. J'y apostrophe moi. j'avais peur. On en arrive à réaliser que pour faire la paix, pour vivre en paix, je dois prendre ma responsabilité et que pour y arriver, je dois me donner le droit à un des droits les plus compliqués qui existent, le droit d'avoir peur. Ça fera partie de la charte des droits et libertés 2.0 de l'humain, à côté du droit à l'erreur. Et vous verrez, ça s'en vient. On est à bout d'un monde culpabilisant. Ça se voit, on n'est pas bien. Il n'y a plus de gens malades, j'ai l'impression qu'il y a des gens en santé. Signifiant qu'il y a un système à l'intérieur de nous, là je parle au niveau mental et émotionnel, au niveau psychologique, quelque chose qui existe en nous, qui ne tourne pas rond pour donner un corps physique aussi malade. Et je vous ai fait une vidéo suivant celle que j'ai faite il y a quelques jours, pour celles et ceux qui veulent aller plus loin avec ce droit qui nous ouvre la porte à la responsabilité, et à la santé, oui. Je vous raconterai dans la vidéo deux histoires personnelles qui m'ont amené à prendre la responsabilité de mes parts. À demain. Et pssst J'ai eu quelquefois cette question au fil des années en accompagnement. Est-ce que je devrais regarder les nouvelles ? Au fond, on me posait la question parce que ces nouvelles du monde peuvent nous affecter de différentes façons, surtout parce qu'on cherche la paix. Leur question pointait donc à celle-ci. Est-ce que je peux et comment arriver à vivre en paix en regardant ce genre de choses ? À se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde ? Suite à la bonne nouvelle aujourd'hui, la réponse à cette question devient, si on prend notre responsabilité, on peut regarder ce qu'on veut. On ne vivra pas toutes ces émotions. Ça veut dire, en assumant que nous ne sommes pas en contrôle de tout. En étant en paix avec ça. Ça veut dire en reconnaissant que nous avons un plan de vie et que nous renonçons à accuser qui que ce soit. Ça veut dire en reconnaissant que nous sommes de Dieu, que God's got it, comme je dis en anglais. Que Dieu est en contrôle, que Dieu s'en occupe, que ça va aller. C'est bon, on n'a rien à redouter. On peut mettre notre sécurité dans la maison d'où nous venons. Il y a une histoire qui raconte la visite d'un sage dans un village au bord de la guerre. Ce sont les vieilles et les vieux du village qui appellent ce sage à venir les consulter afin d'éviter la catastrophe. Quand le sage arrive au village, il prend le temps d'écouter les villageoises et les villageois et les raisons pour lesquelles ces gens se retrouvent dans ce grave problème. Puis une fois qu'elle et qu'ils ont fini de parler, le sage leur dit « C'est bien, merci. Je vous ai bien entendu. Maintenant, est-ce qu'il y aurait un endroit où je pourrais aller me poser ? » Et là, les villageoises et villageois réunis ne comprennent pas trop, surtout que le sage vient d'arriver, que ces personnes viennent de lui raconter le grand risque qui court au village, et surtout qu'elles attendent maintenant sa solution. Alors le sage réitère sa demande, malgré les regards confondus. Et éventuellement, ces gens voient bien qu'il ne sert plus à rien d'insister. Découragé et très apeuré par la suite des événements à venir selon eux, il pointe au sage une maison au bout du village où il sera tranquille, seul, où il peut se rendre. Avant de poursuivre l'histoire, notez bien ce qui définit un sage à travers les âges, hein ? C'est sa paix d'esprit, pssst, qui vient de son grand pouvoir, pssst. qui vient du désir, du « je veux prendre l'entière responsabilité de ma vie » . Ça doit être un désir. C'est beaucoup plus puissant que dire « j'ai besoin de ça » . Non, on veut se rendre au cœur de la chose et dire « c'est ça que je veux prendre l'entière responsabilité de ma vie » . C'est ça qui est au cœur de la sagesse. Et le sage le fait prendre l'entière responsabilité de sa vie, même avec ce dont il n'est pas en contrôle. Ok, maintenant, poursuivons. Le sage restera dans cette maison au bout du village pendant des jours. Puis, il y sortira au bout de quelques temps et retournera au cœur du village rencontrer les gens qu'il avait vus à son arrivée. Et ces gens vont l'accueillir à bras ouverts, tout heureux, parce que le calme et la paix est revenu dans le village. Ils vont même dire au sage « C'est bon, on n'a plus besoin de toi » . « Tu ne nous as pas aidé à grand-chose, mais comme la paix est revenue au village, tu peux partir. » Et c'est donc ce que le sage fera. Il quittera de là où il était venu et en marchant, émerveillé à nouveau de la grandeur de la création, de comment tout est connecté. Il aura le cœur reconnaissant, puisque cette rencontre avec ses gens sur le bord de la guerre lui aura donné l'opportunité d'aller apaiser à l'intérieur de lui ce que lui montrait l'extérieur. Il aura quitté le village en sachant que son travail intérieur avait été fait, envoyant la paix à l'extérieur, au village. La fin.